17/04/2023 Un second mandat mal entamé…Que faire du reste ?

Le second mandat présidentiel d’Emmanuel Macron a commencé par des manifestations populaires dont l’étendue et la durée ont, si l’on en croit les médias internationaux, rappelé l’existence de la France dans des parties du monde qui l’ignoraient ou l’avaient oubliée.

A première vue, ce rappel n’était pas glorieux. Les manifestants se battaient pour que les régimes de retraite ne soient pas modifiés et pour que notamment certains des bénéficiaires de ces régimes ne soient pas obligés de travailler un ou deux ans de plus pour bénéficier des mêmes prestations. En d’autres termes, dans un monde affaibli par le sous-emploi et le chômage, les Français au lieu de se réjouir faisaient grève pour ne pas travailler davantage.

En fait, au delà des propos du secrétaire général de la CFDT Laurent Berger qui avait employé le terme de « crise démocratique » , le député socialiste Boris Vallaud avait parlé de « crise politique, institutionnelle et sociale. C’est bien le cumul de tout ça qui nous inquiète et qui nous désespère ». Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National, n’aurait pas dit les choses autrement.

Dans quelles conditions le second quinquennat d’Emmanuel Macron pourrait-il donc se poursuivre ? L’actualité sociale et politique permet de douter d’un déroulement politique serein au vu des nombreuses mobilisations, aussi bien sur le front social (mouvement contre la réforme des retraites) mais aussi écologique et politique, avec un fort bouleversement de la vie parlementaire et partisane.

Emmanuel Macron aurait pu rappeler aux Français qu’ils ont un rôle important à jouer, au delà des questions d’âge de la retraite, pour valoriser l’héritage politique et scientifique de la Nation.

Dans un monde menacé par l’affrontement militaire entre les Etats-Unis et la Russie, dans un monde qui à l’inverse est en face du plus grand changement de son histoire, établir durablement l’humanité dans l’espace orbital et interplanétaire, la France pourrait jouer un rôle déterminant. Si Emmanuel Macron et ses successeurs ne le disent pas, personne ne le rappellera aux Français.

16/04/2023 Découverte du plus ancien et du plus massif trou noir jamais observé

ll s’agit, selon les cosmologistes, d’une découverte exceptionnelle.

C’est de loin le plus vieux trou noir jamais découvert, il était déjà là, quelque 500 millions d’années après le Big Bang. Il est le plus grand jamais observé à ce jour (10 millions de fois la masse du Soleil) Normalement sa présence en ce lieu ne s’explique pas. Il va peut-être falloir réécrire l’histoire des premiers temps de l’ Univers

C’est le télescope spatial James Webb, dont les caméras lui permettent de remonter dans le temps jusqu’aux premiers stades de l’univers, qui a découvert ce trou noir supermassif. Il est situé au centre d’une petite galaxie créée 570 millions d’années après le début de l’univers.

Pour repérer le trou noir, les astronomes ont scanné le ciel avec deux caméras infrarouges — l’instrument à infrarouge moyen (MIRI) et la caméra à infrarouge proche du JWST — et ont utilisé les spectrographes intégrés des caméras pour décomposer la lumière en ses fréquences composantes.

En déconstruisant ces faibles lueurs ils ont trouvé un pic inattendu parmi les fréquences contenues dans la lumière : un signe clé que le matériau chaud autour d’un trou noir émettait de faibles traces de rayonnement à travers l’univers.

Les chercheurs ont publié leurs découvertes le 15 mars sur le serveur d’arXiv, mais la recherche n’a pas encore été évaluée par leurs pairs. Il s’agit, selon les cosmologistes, d’une découverte exceptionnelle. https://arxiv.org/abs/2303.08918

Les astronomes s’attendent à trouver beaucoup d’autres trous noirs de ce type dans les prochains mois et années. Ils espèrent également découvrir des trous noirs encore plus anciens, qui sont apparus très peu de temps après, ou, selon certaines théories, même avant le Big Bang.

Dans l’histoire de l’Univers telle que les astrophysiciens la reconstruisent, il faut du temps pour que se forment des trous noirs super massifs au centre d’une galaxie. Il faut d’abord que des étoiles naissent, puis qu’elles meurent, faute de carburant, qu’elles s’écroulent sous l’effet de leur propre poids, et que ces petits trous noirs se rapprochent, s’agglomèrent et fusionnent jusqu’à devenir un seul trou noir gigantesque. Mais ce processus ne marche pas ici : 570 millions d’années ne sont pas suffisantes pour former un trou noir aussi massif

 Des trous noirs, on en voit de plus en plus dans le ciel. Pas directement car ces astres sont si denses, que même la lumière ne peut en réchapper. Mais indirectement, on discerne de mieux en mieux l’effet de leur formidable attraction sur la matière aux alentours. Celui-ci est le plus vieux, jamais observé : il était déjà là, au cœur de sa galaxie, 570 millions d’années après le Big Bang.

Le télescope spatial Hubble avait déjà repéré cette très lointaine galaxie, une des plus brillantes de l’Univers primordial, mais il était incapable de discerner ce qu’il y a à l’intérieur. Le télescope James Webb, lui, a pu voir que cette galaxie cache un trou noir de 10 millions de fois la masse du Soleil, soit presque 3 fois plus que celui observé au centre de notre galaxie. Or, normalement,

Les astrophysiciens se réjouissent : avec le télescope Webb, ils espéraient justement voir des choses surprenantes, qui remettent en question leurs modèles. Ceci commence avec ce trou noir : il va falloir invoquer des processus exotiques pour expliquer sa formation. Un effondrement brutal d’un nuage de gaz sans passer par le stade étoile ? L’existence d’étoiles ultra-massives ?

Mais les astrophysiciens sont aussi en train d’étudier d’autres données bizarres sur les galaxies de l’Univers primordial. Elles paraissent trop grosses, trop brillantes, trop chargées en étoiles. James Webb a été conçu, entre autres, pour comprendre la genèse de l’Univers. Or, un an et demi après son lancement, il commence à entrer au cœur du sujet.

Référence

[Submitted on 15 Mar 2023]

A CEERS Discovery of an Accreting Supermassive Black Hole 570 Myr after the Big Bang: Identifying a Progenitor of Massive z > 6 Quasars

//arxiv.org/abs/2303.08918

We report the discovery of an accreting supermassive black hole at z=8.679, in CEERS_1019, a galaxy previously discovered via a Lyα-break by Hubble and with a Lyα redshift from Keck. As part of the Cosmic Evolution Early Release Science (CEERS) survey, we observed this source with JWST/NIRSpec spectroscopy, MIRI and NIRCam imaging, and NIRCam/WFSS slitless spectroscopy. The NIRSpec spectra uncover many emission lines, and the strong [O III] emission line confirms the ground-based Lyα redshift. We detect a significant broad (FWHM~1200 km/s) component in the Hβ emission line, which we conclude originates in the broad-line region of an active galactic nucleus (AGN), as the lack of a broad component in the forbidden lines rejects an outflow origin. This hypothesis is supported by the presence of high-ionization lines, as well as a spatial point-source component embedded within a smoother surface brightness profile. The mass of the black hole is log(MBH/M⊙)=6.95±0.37, and we estimate that it is accreting at 1.2 (±0.5) x the Eddington limit. The 1-8 μm photometric spectral energy distribution (SED) from NIRCam and MIRI shows a continuum dominated by starlight and constrains the host galaxy to be massive (log M/M⊙~9.5) and highly star-forming (SFR~30 M⊙ yr−1). Ratios of the strong emission lines show that the gas in this galaxy is metal-poor (Z/Z⊙~0.1), dense (ne~103 cm−3), and highly ionized (log U~-2.1), consistent with the general galaxy population observed with JWST at high redshifts. We use this presently highest-redshift AGN discovery to place constraints on black hole seeding models and find that a combination of either super-Eddington accretion from stellar seeds or Eddington accretion from massive black hole seeds is required to form this object by the observed epoch.

15/04/2023 Les dépenses militaires dans le Budget fédéral américain

Selon le site américain cato.org, les dépenses budgétaires dans le budget fédéral devraient atteindre $4.14 trillions cette année  jusqu’à $7.05 trillions en 2028. Un trillion équivaut à 1.000 milliards

Ces dépenses augmenteront chaque année, sauf opposition du Congrès, de 5,5 % par an, alors que le taux prévu de croissance de l ‘économie est de 4% par an.

Le déficit fédéral passera de $804 billions cette année à $1.53 trillion en 2028. La dette fédérale détenue par le public passera de $15.7 trillions cette année à $28.7 trillions en 2028.

Les dépenses militaires

Concernant les dépenses militaires fédérales des Etats-Unis, le site Les crises apporte les précisions suivantes :

Le Pentagone a publié aujourd’hui sa demande de budget pour l’année fiscale 2024. Le chiffre pour le seul Pentagone est un chiffre imposant de 842 milliards de dollars. C’est 69 milliards de dollars de plus que les 773 milliards de dollars demandés par le ministère pour l’année fiscale 2023.

Les dépenses totales pour la défense nationale – y compris les travaux sur les armes nucléaires du ministère de l’Energie – s’élèvent à 886 milliards de dollars. Si l’on ajoute l’aide militaire d’urgence qui sera probablement apportée à l’Ukraine dans le courant de l’année et les dizaines de milliards de dollars qui pourraient être ajoutés par le Congrès, les dépenses totales pour la défense nationale pourraient atteindre 950 milliards de dollars, voire plus, pour l’exercice 2024. Il pourrait s’agir du budget militaire le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale, bien plus élevé qu’au plus fort des guerres de Corée ou du Vietnam ou qu’au plus fort de la Guerre froide.

Le budget proposé est bien plus important que ce qui est nécessaire pour assurer une défense efficace des États-Unis et de leurs alliés.

Si l’on se fie à l’expérience passée, plus de la moitié du nouveau budget du Pentagone ira aux sous-traitants, la plus grande part revenant aux cinq principaux – Lockheed Martin, Boeing, Raytheon, General Dynamics et Northrop Grumman – qui construiront tout, des obusiers aux missiles balistiques intercontinentaux en passant par les chars d’assaut. Une grande partie du financement des sous-traitants proviendra des dépenses consacrées à l’achat, à la recherche et au développement d’armes, qui représentent 315 milliards de dollars de la nouvelle demande de budget.

Autres pays

On notera qu’ 2021, le budget de défense de la Russie s’élevait à 65,9 milliards de dollars, plaçant la Russie en cinquième place en termes de dépenses militaires derrière les États-Unis, la Chine, l’Inde et le Royaume-Uni. Rapporté au PIB du pays, le montant des dépenses est largement supérieur à la moyenne mondiale.

Le budget militaire de la France en 2019 était de 50 milliards de dollars.

Source Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) 

15/04/2023 Nous attendons la fin du monde. Pepe Escobar

Un article de Pepe Escobar. Version en russe ou en français au choix

Waiting for the end of the world, waiting for the end of the world
Dear Lord, I sincerely hope You’re coming
‘Cause You really started something

Elvis Costello , Waiting for the End of the World, 1977

Ce texte est le résumé en français d’un article de Pepe Escobar paru le 10 avril 2023

https://www.vedomosti.ru/opinion/columns/2023/04/10/970144-konets-sveta-dlya-gegemona

un tremblement de terre géopolitique aurait du secouer le monde lorsque Poutine et Xi Jinping à Moscou ont conjointement signé un document signalant la fin de la Pax Americana. Il s’agit en fait d’un partenariat stratégique entre deux superpuissances mondiales dotées d’une base industrielle massive, d’une abondance de ressources naturelles, avec la valeur ajoutée d’une industrie militaire russe hors pair.

De plus la Chine dispose de la plus grande parité de Pouvoir d’achat PPP (https://fr.wikipedia.org/wiki/Parit%C3%A9_de_pouvoir_d’achat et est la plus grande exportatrice, tandis que la Russie dispose d’ne économie semblable à celle de l’Allemagne sans être obligée d’exporter pour survivre

De plus, elles envisagent d’utilier le yuan chinois pour remplacer le dollar comme monnaie de change internationale en Asie, en Afrique et en Amérique Latine

Les élites occidentales n’avaient rien vu venir de tout cela.

Cependant la nouvelle politique extérieure russe, annoncée par Poutine le 31 mars, ne considère pas la Russie comme une ennemie de l’Occident et ne cherche pas à s’en isoler. Le problème est qu’aucun esprit raisonnable ne se trouve à l’Ouest pour en discuter, mais plutôt une bande de hyènes. Ceci a conduit Lavrov à prévenir que des mesures symétriques et asymétriques pourraient être utilisées contre ceux engagés dans des actions hostiles contre Moscou. Il a parlé de « guerre hybride »contre la Russie.

Les exigences russes sont simples : réaliser une intégration de l’Eurasie, établir des liens plus étroits avec des pays globalement amis, la Chine et l’Inde, accroitre l’aide à l’Afriqe, coopérer davantage avec l’Amérique Latine et les Caraïbes, comme avec les pays islamiques, Turquie, Iran, Arabie saoudite, Syrie, Egypte – comme avec l’ASEAN, Association des Nations de l’Asie du sud-est.

Ceci conduit à mentionner le BOAO Forum pour l’Asie, lancé par la Chine en 2001, sur le modèle de Davos. Le Forum Boao pour l’Asie, rassemblant 25 pays asiatiques et l’Australie, est une organisation à but non lucratif qui organise des forums de haut niveau pour les dirigeants des gouvernements et des entreprises https://en.wikipedia.org/wiki/Boao_Forum_for_Asia Boao est située dans la province chinoise d’Hainan et considéré comme un paradis touristique. Ban Ki-Moon, ancien secrétaire général de l’ONU, est le président du Forum.

NB. La suite de l’article de Pepe Escobar n’est pas traduite en Français ici. Le lecteur se référera à la version anglaise, reprise ci-dessous

The problem is these two initiatives are directly linked to the UN’s concept of peace and security and the extremely dodgy Agenda 2030 on “sustainable development” – which is not exactly about development and much less “sustainable”: it’s a Davos uber-corporate concoction. The UN for its part is basically a hostage of Washington’s whims. Beijing, for the moment, plays along.

Premier Li Qiang was more specific. Stressing the trademark concept of “community of shared future for mankind” as the basis for peace and development, he linked peaceful coexistence with the “Spirit of Bandung” – in direct continuity with the emergence of NAM in 1955: that should be the “Asian Way” of mutual respect and building consensus – in opposition to “the indiscriminate use of unilateral sanctions and long-reaching jurisdiction”, and the refusal of “a new Cold War”.

And that led Li Qiang to the emphasis on the Chinese drive to deepen the RCEP East Asian trade deal, and also advance the negotiations on the free trade agreement between China and ASEAN. And all that integrated with the new expansion of the Belt and Road Initiative (BRI), in contrast to trade protectionism.

So for the Chinese what matters, intertwined with business, is cultural interactions; inclusivity; mutual trust; and a stern refusal of “clash of civilizations” and ideological confrontation.

As much as Moscow easily subscribes to all of the above – and in fact practices it via diplomatic finesse – Washington is terrified by how compelling is this Chinese narrative for the whole Global South. After all, Exceptionalistan’s only offer in the market of ideas is unilateral domination; Divide an Rule; and “you’re with us or against us”. And in the latter case you will be sanctioned, harassed, bombed and/or regime-changed.

Is it 1848 all over again?

Meanwhile, in vassal territories, a possibility arises of a revival of 1848, when a big revolutionary wave hit all over Europe.

In 1848 these were liberal revolutions; today we have essentially popular anti-liberal (and anti-war) revolutions – from farmers in the Netherlands and Belgium to unreconstructed populists in Italy and Left and Right populists combined in France.

It may be too early to consider this a European Spring. Yet what’s certain in several latitudes is that average European citizens feel increasingly inclined to shed the yoke of Neoliberal Technocracy and its dictatorship of Capital and Surveillance. Not to mention NATO warmongering.

As virtually all European media is technocrat-controlled people won’t see this discussion in the MSM. Yet there’s a feeling in the air this may be heralding a Chinese-style end of a dynasty.

In the Chinese calendar this is how it always goes: their historical-societal clock always runs with periods of between 200 and 400 years per dynasty.

There are indeed intimations that Europe may be witnessing a rebirth.

The period of upheaval will be long and arduous – due to the hordes of anarco-liberals who are such useful idiots for the Western oligarchy – or it could all come to a head in a single day. The target is quite clear: the death of Neoliberal Technocracy.

That’s how the Xi-Putin view could make inroads across the collective West: show that this ersatz “modernity” (which incorporates rabid cancel culture) is essentially void compared to traditional, deeply rooted cultural values – be it Confucianism, Taoism or Eastern Orthodoxy. The Chinese and Russian concepts of civilization-state are much more appealing than they appear.

Well, the (cultural) revolution won’t be televised; but it may work its charms via countless Telegram channels. France, infatuated with rebellion throughout its history, may well be jump to the vanguard – again.

Yet nothing will change if the global financial casino is not subverted. Russia taught the world a lesson: it was preparing itself, in silence, for a long-term Total War. So much so that its calibrated counterpunch turned the Financial War upside down – completely destabilizing the casino. China, meanwhile, is re-balancing, and is on the way to be also prepared for Total War, hybrid and otherwise.

The inestimable Michael Hudson, fresh from his latest book, The Collapse of Antiquity, where he deftly analyzes the role of debt in Greece And Rome, the roots of Western civilization, succinctly explains our current state of play:

“America has pulled a color revolution at the top, in Germany, Holland, England, and France, essentially, where the foreign policy of Europe is not representing their own economic interests (…) America simply said, – We are committed to support a war of (what they call) democracy (by which they mean oligarchy, including the Nazism of Ukraine) against autocracy (…) Autocracy is any country strong enough to prevent the emergence of a creditor oligarchy, like China has prevented the creditor oligarchy.”

So “creditor oligarchy”, in fact, can be explained as the toxic intersection between globalist wet dreams of total control and militarized Full Spectrum Dominance.

The difference now is that Russia and China are showing to the Global South that what American strategists had in store for them – you’re going to “freeze in the dark” if you deviate from what we say – is no longer applicable. Most of the Global South is now in open geoeconomic revolt.

Globalist neoliberal totalitarianism of course won’t disappear under a sand storm. At least not yet. There’s still a maelstrom of toxicity ahead: suspension of constitutional rights; Orwellian propaganda; goon squads; censorship; cancel culture; ideological conformity; irrational curbs of freedom of movement; hatred and even persecution of – Slav – Untermenschen; segregation; criminalization of dissent; book burnings, show trials; fake arrest mandates by the kangaroo ICC; ISIS-style terror.

But the most important vector is that both China and Russia, each exhibiting their own complex particularities – and both dismissed by the West as unassimilable Others – are heavily invested in building workable economic models that are not connected, in several degrees, to the Western financial casino and/or supply chain networks. And that’s what’s driving the Exceptionalists berserk – even more berserk than they already are.

Pepe Escobar is a Eurasia-wide independent geopolitical analyst and author. His latest book is Raging Twenties (Nimble Books, 2021). Follow him on Telegram at @rocknrollgeopolitics

Accord Iran Arabie saoudite. Une défaite américaine majeure.

Au début du 21e siècle, on parlait d’un « Croissant chiite » unissant Iran, Irak, Syrie, Liban.  Ces quatre États avaient en commun la volonté de former un axe géopolitique cohérent. Celui-ci affirmait s’opposer à toutes formes d’hégémonisme sunnite ou occidental et vouloir unifier une branche minoritaire de l’islam face aux Etats et religions sunnites.

La Russie est alliée des chiites et plus particulièrement de l’Iran, ceci malgré l’oppression dont de nombreux Iraniens se souviennent avoir souffert de la part de l’Empire russe et de l’Union soviétique. Malgré également le fait qu’ils soient rivaux sur le plan énergétique ou économique.

Les sunnites sont pour leur part majoritaires en Égypte, aux Émirats arabes unis, la Jordanie, le Koweït, le Qatar, le Soudan, la Syrie et l’Arabie Saoudite. Vue la richesse de cette dernière en pétrole, elle joue un rôle essentiel chez les Sunnites. Les Etats-Unis sont traditionnellement allies des Sunnites et plus particulièrement de l’Arabie Saoudite.

Or l’on vient d’apprendre que l’Iran et l’Arabie saoudite viennent de conclure sous l’égide de la Chine un accord qui rétablit entre elles des relations diplomatiques suspendues à la suite de la guerre qui les oppose depuis sept ans au Yémen dans une région dominée par les États-Unis depuis des décennies.

La presse, les experts et les politiques américains ont exprimé ce qu’un observateur a appelé des « inquiétudes impériales » à propos de l’accord et de l’influence croissante de la Chine dans la régions.

Par contre, l’accord a été salué par Wang Yi, le chef de la diplomatie chinoise, comme « une victoire du dialogue et de la paix ». Les trois pays ont déclaré dans un communiqué commun que l’accord est une « affirmation du respect de la souveraineté des États et de la non-ingérence dans les affaires intérieures ».

L’Iran et l’Arabie saoudite « ont également exprimé leur satisfaction et leur gratitude auprès des dirigeants et envers le gouvernement de la République populaire de Chine pour avoir accueilli et organisé les pourparlers, ainsi que pour les efforts qu’ils ont déployés afin d’en assurer le succès »,selon le communiqué.

 Pour sa part, le porte-parole des Nations unies, Stéphane Dujarric, a remercié la Chine pour son rôle dans l’accord, affirmant dans un communiqué que « les relations de bon voisinage entre l’Iran et l’Arabie saoudite sont essentielles pour la stabilité de la région du Golfe ».

Par contre, Amy Hawthorne, directrice adjointe de recherche au sein du Project on Middle East Democracy, une ONG à but non lucratif située à Washington, a déclaré au New York Times : « La remarquable réussite de la Chine la fait entrer dans une nouvelle dimension diplomatique et éclipse tout ce que les États-Unis ont pu accomplir dans la région depuis l’entrée en fonction du président Joe Biden. »

13/04/2023 Sur la fin du nucléaire en Allemagne

Nous reprenons ici un article de  Isabelle Labeyrie que vient de publier France-info

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-monde-est-a-nous/l-allemagne-acte-la-fin-du-nucleaire-civil-en-debranchant-ses-trois-derniers-reacteurs_5740958.htm

L’arrêt des importations de gaz russe lié à la guerre en Ukraine n’a pas fait changer d’avis le gouvernement allemand actuel. Pourtant en 2022, le vent de l’opinion a commencé à tourner : avec l’augmentation des tarifs de l’énergie et la question du réchauffement climatique, des voix de plus en plus fortes ont réclamé la prolongation des centrales qui devaient initialement fermer le 31 décembre 2022.

6,3 % de la production d’électricité

Le gouvernement d’Olaf Scholz (dont font partie les Verts, radicalement opposés au nucléaire), a donc finalement accepté de repousser l’échéance. Les centrales ont eu trois mois et demi de sursis et comme l’hiver plutôt doux s’est finalement passé sans coupures de courant ni pénurie de gaz, le nouveau calendrier a été bien accepté. L’Allemagne ne dispose pas d’arme nucléaire et la dimension stratégique est absente des débats. La sortie du nucléaire est aussi liée à un changement de modèle énergétique plus global.

Surtout que les trois réacteurs en question ne sont pas non plus d’une importance vitale. Ils fournissent 6.3 % de l’énergie produite dans le pays (puissance installée nette de 4 gigawatts), autant dire rien du tout si on compare cette énergie à celle du charbon qui produit lui le tiers de l’électricité du pays. En 2022, le charbon a même progressé de 8 % pour compenser le manque de gaz. C’est là qu’est le vrai sujet.

Cap sur le renouvelable

Mais le charbon lui aussi va s’arrêter, en 2038, avec un grand nombre de fermetures de centrales dès 2030. Pour compenser à la fois la fin du nucléaire et la fin du charbon sans pour autant augmenter ses importations d’électricité, l’Allemagne veut promouvoir l’installation de centrales à gaz puis à hydrogène, et surtout d’accélérer sur le renouvelable. Un défi de taille pour Berlin, puisque le gouvernement espère que dès 2030, 80 % de la consommation allemande provienne des panneaux solaires et des éoliennes.

Cela veut dire qu’il va falloir installer chaque jour « quatre à cinq éoliennes » et « l’équivalent de plus de 40 terrains de football en panneaux solaires », comme le reconnaît le ministre de l’Énergie Robert Habeck. Objectif très ambitieux, mais le gouvernement en a vraiment fait sa priorité.  

L’enfouissement des déchets

Pour la fermeture des centrales, il n’y a pas de bouton on / off : le ralentissement est progressif. Les éléments combustibles du cœur du réacteur vont d’abord être immergés dans une piscine, ils vont y rester trois à cinq ans avant d’être placés dans des conteneurs. En parallèle, le démontage des autres éléments de la centrale va commencer dès 2024. Ça prendra à peu près 15 ans.

Il faut aussi trouver un site d’enfouissement pour les déchets qui resteront hautement radioactifs et ça, ça n’est pas du tout réglé. La phase de recherche a pris du retard, elle ne se terminera pas avant au moins 2046. Ensuite il faudra encore 20 ans pour pouvoir y déposer le premier colis radioactif. Ça paraît long, mais le site doit être hautement sécurisé pour pouvoir stocker les déchets pendant un million d’années. Bref, l’Allemagne n’en a pas terminé avec les polémiques liées au nucléaire.

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Pour notre part nous nous bornerons à rappeler ici ce que nous écrivons régulièrement

  • Contrairement aux affirmations gouvernementales, l’Allemagne continuera longtemps à utiliser des centrales à charbon voire au pétrole. Cela sera pour elle une solution de facilité qu’elle ne pourra pas refuser.
  • En abandonnant le nucléaire civil elle perdra des compétences précieuses dont elle aurait eu grand besoin dans une quinzaine d’années au moment où le nucléaire de fusion (projet Iter et ses suites) commenceront à entrer en production.
  • Dans l’immédiat, l’explosion du marché des véhicules électriques imposera pour la recharge des batteries des besoins en électricité qui dépasseront très largement les ressources du renouvelable. L’Allemagne remettra-t-elle en service ses centrales à charbon ?
  • L’expérience de la fermeture de la centrale nucléaire française de Fessenheim montre que conserver en activité sur 15 ans une centrale encore en service et susceptible d’être rajeunie coûte beaucoup moins que faire appel au renouvelable.
  • Enfin la production des éoliennes et des panneaux solaires sera longtemps un monopole des pays asiatiques. L’Allemagne ne pourra pas y échapper.

13/04/2023 Sur l’autonomie stratégique de l’Europe

Emmanuel Macron avait parfaitement raison en affirmant, lors de sa visite d’Etat en Chine, les 6 et 7 avril, au site américain Politico et au quotidien économique Les Echos que l’Europe ne devrait pas s’aligner sur les Etats-Unis ou sur la Chine en cas de conflit à propos de Taïwan.  En cas de conflit à Taïwan, « la pire des choses serait de penser que nous, Européens, devrions être suivistes » et « nous adapter au rythme américain et à une “surréaction” chinoise ». Il a plaidé pour une « autonomie stratégique » de l’Union Européenne.

Chacun sait que ces propos de bon sens avaient suscité un tollé dans les cercles européens. Publiés dimanche au moment où la Chine simulait des bombardements ciblés contre Taïwan, ils ont été vivement rejetés parmi les autres membres de l’OTAN. L’ancien président américain Donald Trump a même accusé Emmanuel Macron de « lécher le cul » de la Chine après sa visite à Pékin, lors d’un entretien à Fox News diffusé mardi (kissing his ass).

Emmanuel Macron sait parfaitement que l’Union européenne, comme l’Otan, avaient été mises en place sous l’influence directe des Etats-Unis, Etats-Unis qu’il vaudrait mieux qualifier d’Empire américain. Aujourd’hui en Asie-Pacifique, Washington cherche à renouveler le coup. Mais ce n’est plus la Russie, c’est la Chine qui est dans le viseur.

Le Président français, loin de chercher à s’excuser auprès des autres Etats européens de paraître « lécher le cul » de la Chine, devrait rappeler que l’autonomie stratégique de l’Union Européenne devrait permettre à cette dernière de négocier avec la Chine des partenariats scientifiques et techniques qui seraient indispensables aux deux partenaires pour affronter en commun les enjeux de cette fin de siècle. Jamais, inutile de le préciser, l’Empire américain ou ce qu’il en resterait n’accepterait de collaborer avec les Etats européens, et en premier lieu avec la France, pour faire face aux légitimes ambitions chinoises.

Nous citerons en premier lieu le domaine de l’espace. Loin de s’affronter dans le domaine des satellites et des applications en orbite basse, l’Agence Spatiale Nationale Chinoise ou CNSA 国家航天局, en partenariat équilibré avec l’ESA , Agence Spatiale Européenne, pourraient faire face à la domination actuelle de la NASA. A plus long terme, dans ce que l’on nomme mal à propos la conquête de Mars et de ses satellites, comme l’exploration de l’espace profond, des accords non exclusifs entre la Chine et l’Europe pourraient faire gagner à l’une et à l’autre des années de travail.

Dans le vaste domaine de la lutte contre le réchauffement climatique, la Chine dont une grande partie du territoire deviendra un désert si rien n’est fait d’ici l’an 3000, pourrait avoir besoin de l’expertise précieuse de la France. Il en sera de même de la santé et de la lutte contre les futures pandémies face auxquelles l’actuelle Covid 19 n’apparaîtra que comme une aimable grippe saisonnière.

Comme quoi, s’il devait avoir un « léchage de cul » entre la Chine et la France, se serait un léchage partagé.

12/04/2023 La Finlande est officiellement membre de l’Otan depuis le 4 avril 2023

Elle abandonne ainsi son statut de neutralité. Pourtant sa sécurité n’avait jamais été menacée jusque là par la Russie. Il s’agit d’une preuve ouverte d’hostilité à l’égard de cette dernière, à la source de laquelle se trouvent les Etats-Unis. Moscou l’a bien compris puisque le même jour le ministre russe des affaires étrangères avait répondu que la Russie allait étudier les réponses de toutes sortes à faire pour arrêter cette menace à sa sécurité.

L’entrée de la Finlande dans l’Otan étendra les frontières de celle-ci avec la Russie de 1.300 km. Derrière celles-ci l’Otan et plus précisément les Etats-Unis pourront déployer de nouvelles bases de missiles nucléaires tactiques menaçant directement la Russie et notamment Moscou. Inévitablement celle-ci fera de même, à commencer en Biélorussie. Les risques d’un conflit nucléaire majeure entre l’Ouest et la Russie augmenteront nécessairement. L’Europe sera la première à en souffrir.

Dans l’immédiat, les possibilités de Washington pour gagner la course aux réserves stratégiques de l’Arctique augmenteront considérablement avec la participation de la Finlande.

(voir « The 5 most important races for the Arctic » https://www.politico.eu/article/5-races-for-the-arctic-trade-resources-supremacy-tourism-salvation/)

12/04/2023 Les trous noirs primordiaux et l’hypothèse de l’univers cyclique

En 1915, la théorie de la relativité générale publiée par Albert Einstein prédisait l’existence de trous noirs, ces objets au champ gravitationnel si fort qu’aucun rayonnement ne peut s’en échapper. On en distingue quatre catégories, parmi lesquelles les trous noirs stellaires, qui résultent de l’effondrement d’une étoile massive sur elle-même.

Au centre de nombreuses galaxies, il existe aussi des trous noirs dits supermassifs, les plus grands de tous, qui contiennent entre 100.000 et 10 millions de fois la masse de notre Soleil. À deux reprises, les astronomes sont parvenus à en faire des images: une prise au cœur de la galaxie M87, et l’autre portant sur le trou noir Sagittarius A*, au sein même de notre Voie lactée.

Les plus intéressants sont les trous noirs primordiaux, ou primitifs (PBH). Leur origine est différente des autres, puisqu’ils se sont formés aux débuts de l’univers en raison de fluctuations de densité de la matière, et grâce à des températures et pressions extrêmement élevées.

En théorie, ces trous noirs primordiaux peuvent avoir n’importe quelle taille: ils peuvent être plus petits qu’une particule subatomique, ou bien s’étendre sur plusieurs centaines de kilomètres. Leur densité est pour le moins élevée: par exemple, un PBH peut très bien faire la taille d’un atome mais aussi avoir la même masse que l’Everest.

Ces trous noirs perdent de la masse à une vitesse très élevée et finissent par s’évaporer, émettant ce que l’on nomme un rayonnement de Hawking.

Comment ce seraient ils formés ? Une hypothèse actuelle repose sur la thèse de l’univers cyclique. Durant le cycle d’expansion du présent univers  de nombreux trous noirs, notamment stellaires, se seraient formés . Certains auraient pu être de taille quasi microscopique. Durant les phases de régression du cycle ayant précédé le cycle actuel ces trous noirs n’auraient pas tous pu se résorber. Ils auraient survécu et se seraient regroupés sous la forme d’un trou noir primordial présent dans le cycle suivant.

10/04/2023 Hawking. Pourquoi l’univers convient-il parfaitement à la vie

Dans un article du Newscientist daté du 25 mars 2023, Thomas Hertog, lui-même cosmologue et collaborateur pendant trente ans de Stephen Hawking, révèle que cette question «  why is the univers just right for life » avait captivé Stephen Hawking jusqu’à sa mort.

Pourquoi l’univers, malgré les multiples façons selon lesquelles il aurait pu évoluer après son apparition, a-t-il choisi celles qui étaient les plus favorables à l’apparition et au développement de la vie telle que nous la connaissons ?

Hawking ne voulait pas là évoquer le question d’un éventuel créateur, mais celle de l’organisation des lois physiques telles que nous découvrons tous les jours. Ainsi le boson de Higgs n’aurait pas eu le masse que l’on vient de lui attribuer, soit celle de 133 protons, si aucune autre particule n’avait eu la masse que nous leur connaissons. En particulier l’ADN, les protéines, les cellules, essentielles à la vie, ne se serait peut-être pas formées ou bien se seraient effondrées du fait des lois de la gravité. L’univers serait tout différent.

De même en serait-il de l’expansion de l’univers, découverte en 1998 et dont l’on constate aujourd’hui qu’elle a accéléré depuis 5 milliards d’années. Celle-ci serait due à une énergie du vide (vacuum energy) prédite pas la physique quantique. Mais si cette énergie était un tant soit peu différente, l’expansion serait plus rapide et les galaxies n’auraient pas eu le temps de se former, non plus que les étoiles, les planètes et la vie sur la Terre.

Il apparaît en fait que les lois de l’univers avaient été définies de telle sorte que la vie y apparaisse, sous la forme qu’elle a sur la Terre ou sous des formes plus ou moins voisines. L’univers est ce qu’il est parce qu’il n’avait pas d’autres choix

Mais parler ainsi n’était pas pour Hawking faire de la métaphysique. Dès les premiers instants ayant suivi le Big Bang, il est clair que l’Univers aurait pu se former et se développer de multiples autres façons. Peut-être, comme le pensent les théoriciens du Multivers, l’a-t-il déjà fait ou le fait il autrement. Ainsi trouverait-on des univers stériles ou d’autres foisonnant de vie, mais de vies pouvant être différentes de celle que nous connaissons.

Pour justifier cela, il faut abandonner la vue philosophique selon laquelle nous serions des observateurs de l’univers extérieur à celui-ci. Il faut adopter le point de vue de la physique quantique, selon lequel il n’existe pas de réalité tant qu’il ne se trouve pas d’observateur pour l’observer.

Or si le concept d’observation ne pose aucun problème en physique classique, il soulève de grandes difficultés en physique quantique. Elles conduisent à remettre en cause l’existence objective, en l’absence de tout observateur, de valeurs définies concernant les grandeurs caractérisant un système physique.

Plus généralement, c’est seulement lorsqu’un observateur prend conscience de sa mesure qu’une valeur bien définie de la grandeur mesurée émerge. Celle-ci n’implique aucun changement dans l’état physique du système, mais est relative à l’observateur lui-même.

Voir https://www.pourlascience.fr/sd/epistemologie/l-observateur-un-defi-pour-la-physique-quantique-18875.php

Bien évidemment le mot d’observation n’implique pas en physique quantique la présence d’un observateur humain. Il désigne la relation qui peut s’établir entre un système physique et un autre.

C’est alors, à ce niveau de réflexion, que s’introduitt le concept d’hologramme et d’holographie. Un hologramme encode toute l’information concernant un système en trois dimensions à la surface d’un système en deux dimensions. En un sens, la troisième dimension d’un hologramme n’apparaît que quand nous le regardons .

L’holographie suggère que tout ce que nous savons de l’intérieur d’un trou noir peut être encrypté sur l’horizon des évènements de ce trou noir.. En 1997 le physicien Juan Maldacena envisagea que l’univers entier puisse être semblable à un hologramme. Il montra qu’un système de particules quantiques intriquées présent sur une surface pourrait contenir toute l’information d’un cosmos de plus grande dimension découlant de la gravité et d’un espace temps-courbe

A première vue, un univers généré par une théorie holographique telle que celle suggérée par Hawking n’a que peu de ressemblance avec notre univers en expansion. Cependant ce type d’univers paraît intéressant dans la mesure où il décrit l’émergence du temps.

Le passé dépend du présent dans la cosmologie holographique et non l’inverse. L’holographie suggère que les lois physiques et le temps disparaissent en remontant vers le Big Bang, ce qui paraît bien être le cas.