Maia, Projet de lanceur réutilisable pour l’Europe

La société européenne Arianespace a multiplié ces dernières années les mises en orbite de satellites civils permettant tout aussi bien les télécommunications spatiales que l’observation de la Terre et du cosmos proches.

Le lanceur Ariane5 d’Arianeespace s’est fait mondialement connaître. Il sera sous peu remplacé sur le marché par un nouveau lanceur, Ariane 6.

Mais ces lanceurs sont constitués de plusieurs étages de fusées, grandes consommatrices d’énergie, qui se séparent et retombent sur Terre sans possibilité de réutilisation. Ariane6 risque d ‘être progressivement éliminé par le concurrence internationale.

Faute de connaître ce que prévoient en ce domaine la Chine et la Russie, ou le concurrent américain Rocketlab, l’on sait désormais que la société américaine SpaceX, dirigée par Eon Musk, a réalisé un lanceur nommé Falcon9 réutilisable. Il peut réemployer plusieurs fois ses éléments de lancement à condition qu’ils retombent sur Terre dans des conditions permettant leur récupération. Arianespace se devait de réagir. Elle veut développer d’ici 2026 un lanceur réutilisable nommé Maïa capable de figurer avec succès au plan mondial. Il pourra servir à la mise en place et à la maintenance des constellations de microsatellites qui se généraliseront prochainement.

On notera qu’il existe actuellement dans le monde une centaine de projets de microlanceurs.

L’échappement vaccinal

L’on désigne par ce terme la capacité qu’ont certains virus ou microbes de devenir insensibles aux vaccins jusqu’à présent efficaces à leur égard.

Il s’agit de la pire des hypothèses en période d ‘épidémie. Une personne vaccinée ayant jusqu’à présent constaté qu’elle échappait à la contamination se découvre contaminée et même, souvent, contaminante. Depuis que circulent des variants du SARS-CoV-2, une question cruciale se pose : les vaccins utilisés contre les souches « historiques » seront-ils aussi efficaces pour nous en protéger ?

Des études publiées dans la revue Cell suggèrent que certains variants du SARS-CoV-2 actuellement en circulation pourraient avoir la capacité d’échapper à l’immunité acquise, que ce soit lors d’une première infection par la souche « historique » du suite à la vaccination.

Si ces travaux indiquent que la vigilance est de mise, il est toutefois beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions quant aux conséquences cliniques éventuelles, notamment quant aux types de vaccins à préférer.

Par contre, rien n’indique que le SARS-CoV-2 ne va pas continuer à muter, produisant des variants susceptibles d’échapper à tous les vaccins actuels. Dans ce cas s’engagerait une course de vitesse entre les virologues du monde entier cherchant à mettre au point des vaccins efficaces et le SARS-CoV-2 produisant des variants de plus en plus nombreux et diversifiés.