16/08/2022… Sur la mission lunaire Artemis 1

La NASA a annoncé le 15 aout 2022 que les ingénieurs et techniciens du Centre spatial Kennedy, en Floride, ont terminé les derniers tests et les dernières vérifications de la fusée lunaire Artemis I. La nouvelle date de lancement prévue est donc fixée au 29 août.

L’Agence vient de publier un document pdf très complet sur cette mission que l’on trouve à l’adresse ci-dessous

https://www.nasa.gov/sites/default/files/atoms/files/artemis_plan-20200921.pdf

18/08/2022 L’hélium 3, carburant lunaire d’avenir

La « conquête de la Lune » reprend de plus belle. Près d’un demi-siècle après les derniers pas de l’Homme sur la Lune, le décollage d’Artemis 1, la première mission du programme de la Nasa de retour sur la Lune, est imminent (fixé à fin août). La Chine, de son côté, met plus que jamais le cap sur le satellite de la Terre, son agence spatiale ayant annoncé, début 2022, l’ambition de Pékin d’accéder au statut de « puissance spatiale » dans les cinq années à venir, envisageant notamment l’établissement d’une base lunaire.

Une compétition grandissante, à laquelle prennent part d’autres puissancescomme l’Union européenne, la Russie, l’Inde et plusieurs entreprises privées, porte en particulier sur la Lune, qui redevient un enjeu stratégique pour l’exploitation de ses ressources. Au cœur des convoitises : l’hélium-3, un gaz léger non-radioactif, présent en grande quantité sur l’astre. Présenté par certains scientifiques comme le « carburant de la Lune », l’Hélium 3 serait l’énergie du futur., et pas seulement sur la Lune

L’hélium est l’élément chimique de numéro atomique 2, de symbole He. C’est un gaz noble, pratiquement inerte, le premier de la famille des gaz nobles dans le tableau périodique des éléments. https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9lium

Son point d’ébullition est le plus bas parmi les corps connus, et il n’existe sous forme solide que s’il est soumis à une pression supérieure à 25 atmosphères. L’hélium est, après l’hydrogène, l’élément le plus abondant dans l’Univers. L’essentiel de cet hélium a été produit lors de la nucléosynthèse primordiale mais d’autres processus en produisent, notamment la radioactivité α . Sur la Terre, selon une estimation du Bureau of Land Management des Etats-Unis de 2006, les ressources d’hélium totalisent 52 milliards de mètres cubes. Néanmoins sa raréfaction devient inquiétante compte tenu des nombreux usages qui en sont faits.

Ce gaz suscite l’attention de la communauté scientifique depuis plusieurs années (un rapport de la Nasa le mentionnait dès 1988), en raison de son potentiel. Il a en effet la particularité d’être le carburant idéal pour la fusion nucléaire : un processus qui consiste à assembler deux noyaux atomiques légers pour produire des quantités considérables d’énergie, sans déchets radioactifs. cet isotope est utile pour d’autres applications telles que la cryogénie, les ordinateurs quantiques et l’imagerie pulmonaire par IRM ».

Depuis 1988, date de sa mise en service, l’installation de recherche Tore Supra est le plus grand tokamak à aimant supraconducteur du monde, portée par le partenariat de la Communauté Européenne de l’énergie Atomique (CEEA ou Euratom) et le CEA.

Dans cette machine, le confinement du plasma est obtenu par la superposition de deux champs magnétiques qui agissent comme des rails invisibles guidant les particules. C’est le fonctionnement quasi-ininterrompu de son aimant associé à des composants activement refroidis qui confère au tokamak la capacité de réaliser des plasmas performants et sur de longues durées. 

Pour atteindre ses objectifs scientifiques, le tokamak dispose de moyens de chauffage du plasma par micro-ondes pour une puissance totale disponible de l’ordre de 15 MWth. La paroi interne du tokamak est refroidie en permanence par un circuit d’eau à haute pression. 

En complément, un dispositif particulier appelé « limiteur plancher circulaire » permet d’évacuer une grande partie de la puissance cédée par le plasma ; c’est ce qui a permis à Tore Supra d’obtenir en 2003 le plasma record avec une décharge de plus de 6m30, pendant laquelle a été injectée et extraite une énergie de l’ordre de 300 kWh.

Les équipes du centre CEA de Cadarache et plus exactement celles de l’Institut de Recherche sur la Fusion Magnétique (IRFM), sont également impliquées dans les programmes conduits dans le tokamak Joint European Torus (JET) en Grande-Bretagne qui, quant à lui, a établi en 1997 le record mondial de puissance de fusion avec 16 Mw.

Voir aussi

https://www.esa.int/Enabling_Support/Preparing_for_the_Future/Space_for_Earth/Energy/Helium-3_mining_on_the_lunar_surface

15/08/2022 Faut-il prendre au sérieux la variole du singe (monkeypox) ?

Cette maladie émergente a longtemps été sous-estimée par l’Organisation Mondiale de la Santé WHO ou OMS. Ce n’est plus le cas depuis le 23 juillet 2022 comme le montre le long article qu’il vient de diffuser sous le titre intitulé Monkeypox que l’on trouve à l’adresse https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/monkeypox.

Plusieurs raisons peuvent expliquer cette prise de conscience tardive. La pandémie due au coronavirus COV19 monopolisait l’attention. Les cas de variole du singe dans le monde étaient relativement peu nombreux soit 16.000 cas reportés cette années dans 75 pays et 2.000 cas en Grande Bretagne selon le UK Security Health Agency. De plus, ce qui était moins dit, la maladie se transmettant entre humains par des contacts de muqueuse à muqueuse, les communautés d’homosexuels sont les principales vectrices.

Cependant la raison principale de l’indifférence initiale de l’OMS est que la variole du singe n’affecte pour le moment en majorité que des hommes noirs vivant en Afrique. Le silence serait aujourd’hui criminel car il semble que le vaccin dit lynneos utilisé contre la variole humaine soit également efficace contre la variole du singe.

On rappellera que les virologues prévoient que dans les prochaines décennies le réchauffement du permafrost libérera de nombreux virus dont certains ont disparu depuis des milliers d’années et pour lesquels n’existent pas d’anticorps.

15/06/2022 L’Initiative des Trois Mers I3M après le sommet de Sofia des 8 et 9 juillet 2022

Adaptation d’un article du Visegrad Post du 9 juillet 2022. Nous le remercions

Sur l’I3M, voyez Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Initiative_des_trois_mers


L’I3M est un forum de coopération réunissant douze pays d’Europe centrale, tous membres de l’UE. Du nord au sud et d’ouest en est, il s’agit de l’Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Pologne, de la Tchéquie, de la Slovaquie, de l’Autriche, de la Hongrie, de la Slovénie, de la Croatie, de la Roumanie et de la Bulgarie. Parmi ces pays, on trouve donc tous ceux du flanc oriental de l’OTAN.

Si, dès le mois de février, le Secrétaire d’État américain Tony Blinken a bien assuré les douze pays concernés du caractère intact du soutien américain à cette initiative qui ne plaisait pas beaucoup à Bruxelles, Berlin et Paris, dans les faits ce soutien semble devenu plus thorique, en particulier après l’annonce d’un accord entre Berlin et Washington sur le gazoduc Nord Stream 2.

Quand son prédécesseur Donald Trump parlait investissements et ventes de gaz américain, lors du sommet de l’I3M à Sofia, en Bulgarie, les 8 et 9 juillet, le président Joe Biden a assuré dans un message vidéo les pays de l’I3M de l’entier soutien des États-Unis et a parlé de la nécessité de développer l’économie de manière transparente, en renforçant la démocratie et en éradiquant la corruption, ce qu’il pourrait s’occuper de faire chez lui plutôt que de renouer avec la diplomatie donneuse de leçons de Barack Obama.

Le président américain a aussi précisé sa vision d’une Initiative des trois mers servant à « vous lier encore plus étroitement aux institutions européennes », ce qui n’est pas forcément la vision partagée par les pays membres de cette initiative mais qui correspond en revanche à la vision allemande.

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier, qui avait été invité au sommet de Sofia, a en effet regretté que l’Allemagne n’ait pas été initialement invitée à participer à ce forum de coopération régionale et a exprimé le désir que cette initiative devienne partie intégrante des politiques et des instruments de l’Union européennes et qu’elle soit fondée sur le respect des « valeurs européennes ».

Le problème, c’est que l’Initiative des trois mers a une finalité essentiellement économique et non idéologique, et elle a aussi pour but de faire contrepoids à l’axe franco-allemand qui pèse très lourds sur les décisions prises à Bruxelles, même si ses participants y voient d’abord et avant tout une organisation complémentaire de l’UE.

En mai 2021, le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki appelait plutôt à un accroissement de l’engagement américain dans l’Initiative des trois mers afin de contrer l’influence de la Russie et de la Chine dans la région. Il estimait que « l’Initiative des trois mers est encore sous-estimée par l’administration américaine ».

Il s’agit pour ces douze pays d’Europe centrale de développer les infrastructures régionales (routières, ferroviaires, gazières…) déficientes dans l’axe nord-sud et de favoriser le rattrapage économique de la partie occidentale du continent. Car s’ils représentent près de 30 % de la surface de l’UE et 25 % de sa population, avec 111 millions d’habitants, ils ne comptent que pour moins de 15 % de la richesse du bloc et attirent plus du tiers des fonds européens.

En juin 2019, au sommet de Ljubljana, en Slovénie, deux banques d’investissement, une polonaise et l’autre roumaine, ont annoncé la création d’un Fonds d’investissement de l’Initiative des trois mers. Aujourd’hui, 9 des 12 pays de l’I3M participent à ce fonds d’investissement dont les programmes viennent s’ajouter, à une échelle plus modeste, à ceux de l’UE. Ce fonds se monte aujourd’hui à un peu plus de 1,2 milliard d’euros (dont 750 millions apportés par la Pologne) et devrait atteindre à terme 5 milliards d’euros avec des contributions de pays membres de l’I3M, d’institutions financières internationales et d’investisseurs institutionnels privés.

En septembre 2019, les présidents des places financières des pays du Groupe de Visegrád (V4 : Pologne, Tchéquie, Slovaquie et Hongrie) ainsi que de trois autres pays de l’Initiative des 3 mers (Roumanie, Croatie et Slovénie) ont annoncé leur intention de créer un index boursier commun, le CEEplus.

En mai dernier, il a été annoncé que la coopération des douze pays participants allait désormais concerner également la connectivité numérique en plus des infrastructures de transport et du secteur énergétique déjà au menu depuis la création en 2015 de ce forum de coopération régionale à partir d’une initiative du président polonais Andrzej Duda et du président croate Kolinda Grabar-Kitarović.

 D’ici 2030, selon les estimations, les investissements dans les infrastructures de transport dans les douze pays de l’I3M devraient atteindre 290 milliards d’euros, tandis que le secteur énergétique devrait attirer 88 milliards d’euros et le numérique nécessitera 160 milliards d’euros. Les pays d’Europe centrale, en retard économiquement (à l’exception de l’Autriche, qui n’a pas eu à subir les décennies de dictature communiste), connaissent en revanche des taux de croissance plus dynamiques que ceux de l’ouest du continent, ce qui permet un rattrapage progressif.

Au sommet de Sofia les 8 et 9 juillet, la France, le Royaume-Uni, la Grèce et le Japon ont rejoint les États-Unis et l’Allemagne en tant que partenaires de l’I3M. La Lettonie a pris le relais de la présidence du groupe des mains de la Bulgarie.

Si ses objectifs restent modestes (mais utiles et concrets), l’Initiative des trois mers, qui est une simple plateforme de coopération inter-gouvernementale et inter-régionale, n’en constitue pas moins une éventuelle alternative utile pour l’avenir si l’UE devait mal finir. C’est aussi pourquoi il est improbable que ses membres acceptent un jour la proposition allemande de l’intégrer aux programmes de coopération gérés depuis Bruxelles😊😊

14/08/2022. France. Une urgence, remettre en place le service militaire universel.

La loi Jourdan-Delbrel adoptée le 5 septembre 1798 institue la « conscription universelle et obligatoire » pour tous les hommes français âgés de 20 à 25 ans, c’est-à-dire le service militaire obligatoire. Cette loi était destinée à faire face à la grande démobilisation consécutive à la chute de Robespierre en 1794. Ce service a été conservé jusqu’en 2002. A cette date, la conscription a été arrêtée au profit d’un « parcours citoyen » pour les jeunes, hommes et femmes, à partir de leur seizième anniversaire. Par ailleurs, le service national a été remplacé par un service volontaire pour une durée variant de un à cinq ans.

Le service militaire obligatoire était réputé avoir mauvaise réputation auprès de l’électorat. En fait il était très bien accepté et constitua un des piliers de la République française. Son coût avait paru excessif à une époque où, officiellement, la France n’avait plus d’ennemis. Mais aujourd’hui, avec la recrudescence du terrorisme islamique, il apparaît que ce qui reste des forces armées, complétées de la police, sont insuffisantes en hommes comme en armement pour assurer la sécurité.

Par ailleurs, la nouvelle guerre menée contre la France par l’Armée islamique en Irak ( al-jaysh al-islāmi fī’l-`irāq) et les nombreux groupes armés qui s’y rattachent s’appuiera de plus en plus sur les « jeunes » déjà en cours d’islamisation que l’on rencontrera non seulement dans les banlieues mais sur l’ensemble du territoire. Obliger ces jeunes à un service militaire de 18 mois ou plus leur fera entendre un autre discours.

Il faudra tenir compte du fait que l’islam de combat commence à pénétrer les forces armées française et le fera de plus en plus si le service militaire redevenait obligatoire.

13/08/2022. Salman Rushdie victime du fanatisme musulman

Nous empruntons à Wikipédia cette présentation des Versets Sataniques dont Salman Rushdie est l’auteur et qui lui a valu d’un fanatique musulman une agression au couteau le 11 aout 2022, le laissant entre la vie et la mort

Sur l’histoire

Le roman, d’environ 500 pages, est une œuvre complexe s’inspirant de faits réels (l’attentat contre un avion d’Air India en 1985, les émeutes de Brixton en 1981 et 1985, la ferveur populaire autour de l’acteur indien Amitabh Bachchan à la suite d’un accident de tournage en 1982, la noyade tragique en 1983 de plusieurs adeptes chiites d’un illuminé qui les avait convaincus que la mer allait s’ouvrir devant eux, la révolution iranienne de 1979), de références biographiques portant sur l’auteur lui-même ou son entourage, ainsi que de faits historiques inspirés de la vie du prophète Mahomet, légendaires (tel l’épisode dit des versets sataniques, expliqué plus bas, qui donne son titre au livre et qui n’occupe que trois paragraphes du roman3) ou imaginaires. Il repose sur un thème central qu’on retrouve dans d’autres ouvrages de l’auteur : le déracinement de l’immigré, déchiré entre sa culture d’origine dont il s’éloigne et la culture de son pays d’accueil qu’il souhaite ardemment acquérir, et la difficulté de cette métamorphose. Le roman établit des ponts entre Inde et Grande-Bretagne, passé et présent, imaginaire et réalité, et aborde de nombreux autres thèmes, la foi, la tentation, le fanatisme religieux, le racisme, les brutalités policières, les provocations politiques, la maladie, la mort, la vengeance, le pardon, etc.

Il est constitué de neuf chapitres. Les chapitres impairs décrivent les pérégrinations des deux personnages principaux, Gibreel Farishta et Saladin Chamcha. Les chapitres pairs sont les narrations des rêves et cauchemars de Gibreel Farishta. Ce dernier, un acteur renommé du cinéma indien, perd la foi à la suite d’une maladie et s’enfuit en Angleterre à la recherche d’une jeune femme qu’il a connue peu de temps auparavant. Saladin Chamcha est également d’origine indienne, mais est doté d’un passeport britannique, et dans toute son âme se veut britannique. Sa couleur de peau le fait se heurter aux préjugés et il gagne sa vie par le talent qu’il a de contrefaire sa voix. Se retrouvant tous deux dans un vol à destination de Londres, ils sont les seuls survivants d’un attentat terroriste. Arrivant indemnes sur une plage, ils sont confrontés à la police qui les soupçonne d’être des immigrés clandestins, mais seul Saladin Chamcha, pourtant le plus « britannique » des deux, considéré comme le plus suspect, est arrêté sans ménagement, sans que Gibreel Farishta esquisse le moindre geste de solidarité. Les deux hommes, désormais séparés, et se vouant réciproquement une animosité certaine, vont évoluer chacun de son côté au fil de la narration, avant de se confronter l’un à l’autre.

Gibreel Farishta, objet d’hallucinations, fait plusieurs rêves. Ceux-ci font référence aux débuts des prédications d’un prophète monothéiste, Mahound (en) (figurant Mahomet de manière comique4), dans la ville de Jahiliya (nommée ainsi en référence à la jâhilîya) et les pressions auxquelles il est soumis, à un imam exilé d’un pays où il revient à la suite d’une révolution pour y dévorer son peuple (allusion à l’ayatollah Khomeini, qui explique l’acharnement que l’Iran portera contre l’auteur), à une jeune fille qui convainc son village de se rendre à La Mecque en traversant à pied sec la mer d’Arabie. Ce sont certains passages de ces chapitres qui susciteront la colère d’une partie du monde musulman.

Origine du titre du roman

Le titre du roman fait référence à un épisode hypothétique de la vie de Mahomet, connu sous le nom de prédication des Versets sataniques. Au moment où Mahomet tenta d’établir le monothéisme à La Mecque, il se trouva en butte à l’hostilité des notables polythéistes de la ville. Selon cet épisode, raconté de manière fictive dans le chapitre II du roman, intitulé « Mahound », le prophète aurait d’abord énoncé des versets autorisant d’autres divinités que le seul Dieu et recommandé qu’on leur rendît un culte, avant de se rétracter. Ces versets auraient été inspirés par le diable4.

Cité par de nombreuses sources de la tradition musulmane5, cet épisode, perçu comme une concession au polythéisme et une remise en question de l’unicité divine et de la fiabilité de Mahomet, est fortement critiqué par certains courants de l’Islam qui ne reconnaissent pas son authenticité.

Réactions

Les plus rigoristes des musulmans considèrent le livre comme blasphématoire « du point de vue de l’islam »[pas clair], et ce de plusieurs façons :

  • en l’analysant comme une moquerie envers le Coran, et en l’accusant de présenter le Coran comme satanique en s’appuyant sur une tradition rapportée par al-Tabari, un commentateur du xe siècle sur les trois déesses (versets 19-22).
  • en estimant que le portrait que fait le roman du monde musulman primitif et de Mahomet est parodique.

En outre, en publiant ce livre, l’auteur d’origine indienne et de parents musulmans se voit accusé :

  • d’athéisme en raison de son interview au journal India Today : « Je ne crois en aucune entité surnaturelle, qu’elle soit chrétienne, juive, musulmane ou hindoue. »
  • d’apostasie car né musulman, il ne refuserait pas un islam qu’il ne connaîtrait pas, mais rejetterait l’islam tel qu’il lui aurait été enseigné.
  • de conspiration contre l’islam, en diffusant, avec la complicité de non-musulmans, des textes contre l’islam, hostiles à la « Vraie Religion ».

Les partisans les plus radicaux d’une interprétation de la charia au sens le plus archaïque considèrent que ces faits sont des crimes punissables de mort[réf. nécessaire].

Salman Rushdie s’est toujours défendu d’avoir écrit un livre blasphématoire, considérant que ses accusateurs n’avaient pas compris le sens du roman, ou n’avaient même pas pris la peine de lire le livre. Dans son autobiographie Joseph Anton6, il écrit qu’« il lui fallut plus de quatre ans pour écrire le livre. Après coup, lorsque des gens voulurent réduire ce livre à une insulte, il avait envie de répondre “je suis capable d’insulter les gens un peu plus vite que cela”. Mais ses adversaires ne trouvèrent pas étrange qu’un écrivain sérieux puisse consacrer un dixième de sa vie à créer quelque chose d’aussi vulgaire qu’une insulte ».


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13/08/2022 Quel est le nombre d’exoplanètes habitables dans l’univers visible ?

Ce terme d’exoplanète ou planète extrasolaire, désigne une planète située en dehors de notre système solaire et orbitant autour d’une étoile ou d’une naine brune. Les naines brunes forment une classe d’objets à mi-chemin entre les planètes géantes, comme Jupiter, et les étoiles.

Tous les objets dont la masse est supérieure à environ 75 fois celle de Jupiter (7 % de la masse du Soleil) sont des étoiles et brûlent surtout de l’hydrogène tout au long de leur vie. Une planète habitable se situe dans la zone habitable de son étoile, zone dans laquelle elle serait suffisamment chaude pour que l’eau puisse y être présente sous forme liquide. C’est seulement dans cette zone que peut apparaître la vie telle que nous la connaissons et y développer avec un peu de chance des cultures avec lesquelles nous pourrions communiquer, si du moins nous étions suffisamment proches pour le faire.

L’on vient pour la première fois de détecter de l’eau dans l’une d’entre elles (voir National Geographic https://www.nationalgeographic.fr/espace/2019/09/de-leau-detectee-sur-une-exoplanete-potentiellement-habitable

Les exoplanètes habitables orbitent semble-t-il au nombre de 1 à 10 autour de leur soleil. Ces soleils eux-mêmes, généralement qualifiés d’étoiles, se regroupent en galaxies et amas de galaxies souvent reliées entre eux, comme vient de le montrer le télescope Gaia, par des extensions de bras spiraux galactiques.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-bras-galactique-contenant-terre-serait-deux-fois-plus-vaste-prevu-93670/

Ainsi il y aurait environ 2 milliard (2 000 000 000 000) de galaxies dans notre Univers soit 1 200 000 000 000 000 000 000 000 étoiles ou en moyenne 10 200 000 000 000 000 000 000 000 planètes. Il serait surprenant que dans ce nombre ne se trouve pas une quantité raisonnable d’intelligences supérieures à la nôtre.

12/08/2022 Le paquet législatif sur les semi-conducteurs. L’Union européenne se réveille

Après avoir laissé à d’autres la domination sur les calculateurs et les logiciels, la Commission Européenne s’est semble-t-il réveillée .

Après de nombreux débats sur l’opportunité de la chose, un ensemble de lois européennes (paquet législatif)sur les Semiconducteurs et leurs applications vient d’être décidé. L’objectif est de renforcer la résistance et la compétitivité des laboratoires et des entreprises dans ces domaines.

Voir https://ec.europa.eu/info/strategy/priorities-2019-2024/europe-fit-digital-age/european-chips-act_fr

La demande en ces domaines devient exponentielle. De nouveaux besoins ne cessent d’apparaître. On citera les supercalculateurs, les véhicules autonomes, l’exploitation des nuages (clouds) de données, l’Internet des objets, les communications satellitaires civiles et militaires, les nouveaux systèmes d’armes où le facteur humain sera de plus en plus complété, sinon remplacé, par des automates dits intelligents. Les besoins européens sont exponentiels. 1 milliard de milliards de puces ont été manufacturés dans le monde en 2011, la part de l’Europe étant limitée à 10%, part réalisée en grande partie par des industriels asiatiques importés.

En portant le regard un peu plus loin, on commence à envisager des stations permanentes sur la Lune et Mars, peuplées d’humains largement composés de semi-conducteurs.

Un rapport dit Chips Survey, établi cette année à la demande de la Commission Européenne , montre que les besoins de l’industrie européenne vont doubler d’ici 2030. Pour sa part, dans son discours sur l’Etat de l’Union de 2021, 2021 State of the Union speech,, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a précisé sa vision d’une stratégie européenne sur les chips. Il s’agira de créer un véritable écosystème, associant la recherche scientifique, le design, la production et les modalités de tests. Le programme mobilisera 43 milliards de crédits publics et privés en faveur de composants de plus en plus petits et rapides..

11/08/2022 Des embryons synthétiques

Summary

In vitro cultured stem cells with distinct developmental capacities can contribute to embryonic or extra-embryonic tissues after microinjection into pre-implantation mammalian embryos. However, whether cultured stem cells can independently give rise to entire gastrulating embryo-like structures with embryonic and extra-embryonic compartments, remains unknown. Here we adapt a recently established platform for prolonged ex utero growth of natural embryos, to generate mouse post-gastrulation synthetic whole embryo models (sEmbryos), with both embryonic and extra-embryonic compartments, starting solely from naïve ESCs. This was achieved by co-aggregating non-transduced ESCs, with naïve ESCs transiently expressing Cdx2- and Gata4- to promote their priming towards trophectoderm and primitive endoderm lineages, respectively. sEmbryos adequately accomplish gastrulation, advance through key developmental milestones, and develop organ progenitors within complex extra-embryonic compartments similar to E8.5 stage mouse embryos. Our findings highlight the plastic potential of naïve pluripotent cells to self-organize and functionally reconstitute and model the entire mammalian embryo beyond gastrulation.

https://www.cell.com/cell/fulltext/S0092-8674(22)00981-3

Notre commentaire

Rappelons que le nom d’embryon est  donné à l’être humain lors de la première période de son développement. Celle-ci va de la fécondation à la 8e semaine de grossesse. L’embryon passe alors par plusieurs étapes : cellule-œuf ou zygote, morula, blastocyste… jusqu’à la 8e semaine où l’on parle désormais de fœtus.

Le développement de l’embryon de la plupart des animaux  multicellulaires ou métazoaires , tels l’humain et la souris, comprend successivement :

  1. Le clivage ou la segmentation qui correspond aux premières mitoses de l’embryon ;
  2. La gastrulation qui met en place les deux (ectodermeendoderme) ou trois (+ mésoderme) feuillets embryonnaires qui vont former les tissus et organes caractéristiques de l’espèce. L’organisation de l’embryon est souvent bouleversée au cours de ce processus qui implique de nombreuses migrations cellulaires ;
  3. La neurulation et l’organogénèse au cours desquels le système nerveux et les organes se forment à partir des feuillets.

Les embryons des métazoaires peuvent respirer soit par diffusion directe à travers le tégument (exemple : embryons d’amphibiens), soit à l’aide d’une annexe embryonnaire qui joue le rôle de « poumon » ou de « branchie » transitoire (embryons d’amniotes, pour la plupart des mammifères c’est le placenta qui assure ce rôle).

Les embryons des métazoaires peuvent se nourrir à partir des réserves contenues dans leurs cellules et déposés initialement dans l’ovocyte par leur mère (embryons d’arthropodes, d’amphibiens), ou se nourrissent à l’aide d’annexes embryonnaires (embryons d’amniotes, pour la plupart des mammifères c’est le placenta qui assure ce rôle).

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Or on vient d’apprendre ce qui est considéré comme une première mondiale, des biologistes ont développé des modèles d’embryons de souris en laboratoire sans avoir besoin d’ovules fécondés ou d’embryons de souris – en utilisant uniquement des cellules souches (qui peuvent se transformer en n’importe quel autre type de cellule) mises en suspension dans un incubateur spécial avec solution nutritive.

Cette réussite inéditepubliée dans la revue Cell  par une équipe dirigée par des chercheurs de l’Institut Weizmann des sciences (Israël), offre un modèle très précis de ce qui se passe au début du développement de l’embryon chez la souris – juste après l’implantation de l’ovule fécondé par un spermatozoïde à la paroi de l’utérus.

Il s’agit d’une étape cruciale : au sein de l’espèce humaine, de nombreuses grossesses s’interrompent à ce stade, sans que l’on sache vraiment pourquoi. Le fait de disposer de modèles va permettre de mieux comprendre ce qui peut mal se passer et, éventuellement, de découvrir dans ce second temps ce que nous pourrions faire pour y remédier.

L’expérience relatée par l’article montre la complexité de ces embryons de synthèse Les cellules souches ont pu s’y différencier et adopter une disposition rappelant ce qui s’observe dans l’embryon à un stade précoce – notamment pour les précurseurs du cœur, du sang, du cerveau et d’autres organes. De plus, une partie des cellules souches, spécifiquement traitées dans ce but, a pu s’orienter vers la formation de cellules de « soutien » comme celles que l’on trouve dans le placenta ou le sac vitellin, nécessaires pour établir et maintenir une grossesse.

Cependant, même si ces modèles constituent un outil de recherche puissant, il est important de comprendre qu’ils ne sont pas des embryons – d’où le terme d’embryoïde employé par certains chercheurs. Ils reproduisent bien certains aspects du développement, mais ni l’architecture cellulaire ni le potentiel de développement des « vrais » embryons dérivés de la fécondation d’ovules par des spermatozoïdes ne peut être actuellement observé . De plus il n’a pas été possible de développer ces modèles au-delà de huit jours, alors qu’une gestation normale chez la souris dure 20 jours.

Demain des « embryons synthétiques » humains ?

Le domaine de la modélisation de l’embryon progresse rapidement, et de nouvelles avancées apparaissent chaque année.

En 2021, plusieurs équipes ont réussi à faire en sorte que des cellules souches pluripotentes humaines s’autoagrègent dans une boîte de Pétri, imitant le « blastocyste » – soit un des premiers stades du développement embryonnaire, à moins de 100 cellules, juste avant le processus complexe de l’implantation.

Les chercheurs qui utilisent ces modèles d’embryons humains, souvent appelés blastoïdes, ont même pu commencer à explorer l’implantation dans une boite de Pétri, mais ce processus est beaucoup plus difficile chez la femme que chez la souris.

La production de modèles d’embryons humains d’une complexité équivalente à celle obtenue avec un modèle de souris reste une proposition lointaine, mais qui doit être envisagée.

Il est important que nous soyons conscients de ce que pourrait vraiment nous dire un tel modèle. Un embryon dit synthétique, cultivé en boîte de Pétri, aura ses limites quant à ce qu’il peut nous apprendre sur le développement humain.

Un autre point à considérer pour ce type particulier de recherche est celui du consentement. Nous devrions réfléchir davantage à la manière dont ce domaine de recherche sera régi, quand il devrait être utilisé et par qui.

Cependant, il est important de reconnaître qu’il existe déjà des lois et des directives internationales sur la recherche sur les cellules souches qui fournissent un cadre pour réglementer ce domaine de recherche.

En Australie, la recherche impliquant des modèles d’embryons de cellules souches humaines nécessiterait une autorisation, similaire à celle requise pour l’utilisation d’embryons humains naturels en vertu de la loi en vigueur depuis 2002. Cependant, contrairement à d’autres juridictions, la loi australienne dicte également la durée pendant laquelle les chercheurs peuvent faire croître des modèles d’embryons humains, une restriction que certains chercheurs souhaiteraient voir modifiée.

En France, les lois de bioéthiques encadrent la recherche autour des embryons.

Indépendamment des changements concernant la manière et le moment où la recherche sur les embryons humains est menée, il est nécessaire que la communauté discute davantage de ce sujet avant qu’une décision ne soit prise.

Il existe une distinction entre certaines technologies telles que le clonage humain à des fins de reproduction, qui sont interdites, et d’autres destinées à faire progresser notre compréhension du développement embryonnaire humain et de ses troubles, qui sont autorisées. Ces travaux sont parfois le seul moyen d’obtenir des informations.

Les chercheurs rappellent également que « cette méthode ouvre de nouvelles perspectives pour l’étude de l’auto-organisation des cellules souches en organes et pourrait, à l’avenir, contribuer à la production de tissus transplantables »

Source

https://theconversation.com/worlds-first-synthetic-embryo-why-this-research-is-more-important-than-you-think-188217

10/08/2022 L’univers peut-il avoir un début dans le temps mais pas de fin?

Depuis des siècles la plupart des religions enseignent que l’univers a été crée par Dieu à partir de rien. Mais elles sont généralement muettes sur la question de savoir ce que deviendra l’univers. Redisparaitra-t-il en se fondant dans le royaume de Dieu ?

Deux chercheurs américains,Anna Ijjas et Paul Steinhard,, ont publié des articles sur arXiv faisant intervenir un champ comme celui du boson de Higgs, et des équations gouvernant une interaction entre ce champ et l’expansion du cosmos observable. Ce champ scalaire, parfois dit de quintessence, peut servir à décrire la nature de l’énergie dite noire qui autorise l’accélération de l’expansion du cosmos jusqu’à se changer en décélération avec contraction.

Mais deux autres cosmologistes de l’université de Buffalo aux États-Unis, William  Kinney et Nina K. Stein, ne partagent pas ce point de vue. Comme ils l’expliquent dans une publication sur arXiv reprise ici, même l’univers cyclique de Ijjas et Steinhardt doit avoir un début dans le temps à partir d’une singularité initiale. Il ne s’agit pas de cycles ininterrompus

Référence 1

Entropy, Black holes, and the New Cyclic Universe

Anna IjjasPaul J. Steinhardt

. We track the evolution of entropy and black holes in a cyclic universe that undergoes repeated intervals of expansion followed by slow contraction and a smooth (non-singular) bounce. In this kind of cyclic scenario, there is no big crunch and no chaotic mixmaster behavior. We explain why the entropy following each bounce is naturally partitioned into near-maximal entropy in the matter-radiation sector and near-minimal in the gravitational sector, satisfying the Weyl curvature conditions conjectured to be essential for a cosmology consistent with observations. As a result, this kind of cyclic universe can undergo an unbounded number of cycles in the past and/or the future.
Comments:v2: minor amendments
Subjects:General Relativity and Quantum Cosmology (gr-qc); Cosmology and Nongalactic Astrophysics (astro-ph.CO); High Energy Physics – Theory (hep-th)
Cite as:arXiv:2108.07101 [gr-qc]
 (or arXiv:2108.07101v2 [gr-qc] for this version)
 https://doi.org/10.48550/arXiv.2108.07101 Focus to learn more
Related DOI:https://doi.org/10.1016/j.physletb.2021.136823 Focus to learn more

Référence 2
Cyclic Cosmology and Geodesic Completeness

William H. KinneyNina K. Stein (Univ. at Buffalo, SUNY)

We consider recently proposed bouncing cosmological models for which the Hubble parameter is periodic in time, but the scale factor grows from one cycle to the next as a mechanism for shedding entropy. Since the scale factor for a flat universe is equivalent to an overall conformal factor, it has been argued that this growth corresponds to a physically irrelevant rescaling, and such bouncing universes can be made perfectly cyclic, extending infinitely into the past and future. We show that any bouncing universe which uses growth of the scale factor to dissipate entropy must necessarily be geodesically past-incomplete, and therefore cannot be truly cyclic in time.
Comments:4 pages, 3 figures (V4: Version accepted by JCAP)
Subjects:General Relativity and Quantum Cosmology (gr-qc); Cosmology and Nongalactic Astrophysics (astro-ph.CO)
Cite as:arXiv:2110.15380 [gr-qc]
 (or arXiv:2110.15380v4 [gr-qc] for this version)
 https://doi.org/10.48550/arXiv.2110.15380 Focus to learn more