09/12/22 Un nouvel idéal social, la manipulation métamatérielle

Depuis plusieurs années, la crainte des maladies contagieuses a conduit le commerce et la banque a privilégier les procédures sans contact, que ce soit concernant les commandes dans les supermarchés ou les paiements dans les banques. Mais il fallait aller plus loin. Il fallait permettre à chacun de déplacer des objets, sur les lieux de travail ou chez soi, sans avoir à les toucher.

L’objectif à cette fin sera est d’utiliser des ondes sonores. Couramment pratiquées dans les relations avec les animaux domestiques, cette méthode sera désormais étendue dans le cadre des relations avec les objets.

Le pilotage à la voix des automobiles se pratique déjà, mais elle fait un peu peur. Ce ne sera plus le cas dans l’industrie, le commerce ou la vie domestique. Des ordres tels que « placard ouvre toi » ou « perceuse fore un trou ici » deviendront la pratique courante. Il va de soi que lorsque l’utilisation des robots autonomes se généralisera, ce sera principalement vocalement que l’on communiquera avec eux.

Mais pourquoi s’arrêter là ? Les recherches actuelles dans le domaine dit de la physique métamatérielle montrent que pour déplacer des objets lourds il faut faire appel aux principes de cette physique. A cette fin les métamatériaux ou les métasurfaces de ces objets seront recouverts de petits motifs qui pourront renvoyer le son dans toutes les directions désirées. Il sera ainsi possible de contrôler les forces acoustiques qui s’exercent sur ces objets et de les proportionner aux objectifs recherchés

———————————————-

Référence

Shaping contactless radiation forces through anomalous acoustic scattering

 Nature Communications  13, Article number: 6533 (2022) 

Abstract

Waves impart momentum and exert force on obstacles in their path. The transfer of wave momentum is a fundamental mechanism for contactless manipulation, yet the rules of conventional scattering intrinsically limit the radiation force based on the shape and the size of the manipulated object. Here, we show that this intrinsic limit can be broken for acoustic waves with subwavelength-structured surfaces (metasurfaces), where the force becomes controllable by the arrangement of surface features, independent of the object’s overall shape and size. Harnessing such anomalous metasurface scattering, we demonstrate complex actuation phenomena: self-guidance, where a metasurface object is autonomously guided by an acoustic wave, and tractor beaming, where a metasurface object is pulled by the wave. Our results show that bringing the metasurface physics of acoustic waves, and its full arsenal of tools, to the domain of mechanical manipulation opens new frontiers in contactless actuation and enables diverse actuation mechanisms that are beyond the limits of traditional wave-matter interactions.

08/12/22 IBM a établi un nouveau record dans le calcul quantique

Il a été souvent dit que le premier pouvoir politique ou économique au monde qui maîtrisera le calcul quantique maîtrisera le monde. Ceci tient au fait que le calcul quantique est la clef de toutes les sciences et technologies qui permettent au cerveau humain, c’est-à-dire à l’espèce humaine, de comprendre l’univers et d’essayer de le transformer pour sa survie.

Il en résulte que depuis plus d’un siècle une rivalité de grande ampleur oppose les humains dans le but de réaliser les calculateurs quantiques les plus efficaces. Jusqu’à ce jour, c’est indiscutablement les Etats-Unis qui mènent la course. Et au sein des Etats-Unis cela a toujours été la firme IBM qui a réussi à s’imposer sur les autres entreprises engagées dans la course à la domination quantique.

La Chine essaie de rattraper les Etats-Unis mais chaque jour démontre qu’elle n’en est pas capable.

Aujourd’hui, ce diagnostic est confirmé. IBM vient d’annoncer avoir réalisé un record. Il s’agit d’un programme quantique réalisé par un ensemble de 127 bits quantiques (qubits) qui fait appel à 1.700 opérations quantiques simultanées.

Le responsable de l’équipe ayant réalisé cet exploit, un certain Youngseok Kim https://scholar.google.com/citations?user=RnNhlZsAAAAJ&hl=en a présenté ce résultat au dernier IBM Quantum Summit à New York le 9 novembre 2022

8/12/22. Un supercalculateur scientifique réalisé avec des empilements de portables (laptop) Apple

La nouvelle ne laissera pas indifférents tous les chercheurs qui forment aujourd’hui des files d’attente interminables dans les universités pour obtenir des temps de calculs sur les rares superordinateurs scientifiques disponibles.

Deux informaticiens de l’Université américaine du Massachussets, Etats-Unis, viennent d’annoncer (références ci-dessous) avoir réalisé l’équivalent d’un supercalculateur scientifique en empilant et connectant de simples ordinateurs portables vendus sur le marché par la firme Apple.

Il est vrai que les divers matériels portables Apple utilisent tous désormais des chips dites M1 et M1 ultra. Ceux-ci intègrent individuellement toutes les fonctions nécessaires à un ordinateur, plutôt que les proposer réparties dans un certain nombre de puces.

Ces divers composants cependant ne peuvent être acquis séparément, en fonction de la puissance recherchée. Ils obligent l’utilisateur à acheter des droits d’usage spécifiques . Le coût final s’avère très compétitif.

Référence

Apple Silicon Performance in Scientific Computing

Submitted on 1 Nov 2022

With the release of the Apple Silicon System-on-a-Chip processors, and the impressive performance shown in general use by both the M1 and M1 Ultra, the potential use for Apple Silicon processors in scientific computing is explored. Both the M1 and M1 Ultra are compared to current state-of-the-art data-center GPUs, including an NVIDIA V100 with PCIe, an NVIDIA V100 with NVLink, and an NVIDIA A100 with PCIe. The scientific performance is measured using the Scalable Heterogeneous Computing (SHOC) benchmark suite using OpenCL benchmarks. We find that both M1 processors outperform the GPUs in all benchmarks.

07/12/22 Nul n’a intérêt à la fin de la guerre en Ukraine.

Il faut être d’une naïveté exceptionnelle pour penser que les différents intérêts impliqués dans l’actuelle guerre en Ukraine, l’opération militaire spéciale de Vladimir Poutine, souhaitent voir le conflit s’arrêter. On peut supposer au contraire que les services spéciaux qui dans chaque pays décident à la place des gouvernements interviennent discrètement pour relancer le conflit là où il paraît lasser les opinions publiques.

Le MIC ou Complex militaro-industriel américain est le premier à trouver intérêt à cette guerre. Aux yeux des opinions publiques il lui paraissait difficile de justifier un budget militaire annuel de plus de 700 milliards de dollars. L’aide actuelle à l’Ukraine de quelques 15 milliards se traduit en grande partie par les dépenses d’armement bien supérieures qu’engagent les membres de l’Otan et dont profitent leurs industries militaires.

En Europe même, les Etats qui comme la Pologne ou les modestes Pays Baltes présentés par Poutine comme formant une ceinture militaire qui l’asphyxie n’ont pas perdu un instant pour relancer leurs mesures de défense avec l’aide du Pacte Atlantique.

En Russie même , comme le montre la lecture de certains articles de la presse dite Alternative (voir https://www.unz.com/) de nombreux intérêts civils et militaires tirent des avantages considérables de la guerre. C’est le cas de l’influent Groupe Wagner https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Wagner et de ses proliférations.

05/12/2022. Washington va dépenser en 2022/23 un budget militaire de 693 milliards US$, contre 4 milliards pour retourner sur la Lune.

Pour l’exercice fiscal 2019 (FY 2019), le budget total alloué au département de la Défense américain s’élève à environ 693 milliards US$.

Dans le même temps, le 1er décembre 2022, le véhicule Orion de la Nasa a entamé son voyage de retour vers la Terre. Ce jour-là marquait aussi le point moyen de la mission Artemis 1 lancée le 16 novembre et dont le retour sur Terre est prévu le 11 décembre. À cette date, la capsule Orion, débarrassée de son module de service, doit amerrir au large des côtes californiennes de San Diego, dans l’océan Pacifique nord.

Artemis I est la première mission du programme Artemis de l’agence spatiale civile américaine. Ce programme a pour objectif de retourner sur la surface lunaire et d’y maintenir à terme une présence humaine plus ou moins continue. 

Le programme Artemis est conçu comme la première étape d’un programme aller-retour d’un moins 5 ans visant à envoyer des cosmonautes américains vers la planète Mars ou l’un de ses satellites PHOBOS ou DEIMOS.

Mars dispose de ressources naturelles encore à découvrir. De plus, une installation durable sur Mars permettra à l’humanité de mieux connaître le système solaire voire la galaxie au cas ou dans un avenir encore hypothétique il deviendrait possible de s’y déplacer à des vitesses supérieures à celles de la lumière.

Quant au coût total estimé à ce jour du programme Artemis, il n’a cessé d’augmenter. A la suite à de nombreux problèmes techniques, remaniements logistiques et problèmes administratifs, il dépasse les 20 milliards de dollars, soit environ 4 milliards par an. Ceci a valu de nombreuses critiques aux promoteurs du projet.

Dans le même temps, le budget militaire chinois devait être de 250 milliards de dollars. Les dépenses spatiales sont mal connues

04/12/22 Nouvelles mises en garde de l’Organisation Météorologique Mondiale

L’Organisation Météorologique Mondiale WMO a consacré son rapport annuel du 11 Octobre 2022 à la question des impacts sur les besoins mondiaux en énergie des événements climatiques extrêmes tels que connus dans le monde ces derniers mois . Selon les rapporteurs, chaque pays, y compris les plus petits, doit préparer son secteur énergétique à la répétition et à l’aggravation de tels événements.

Ceci concernera la préparation de réserves énergétiques suffisantes, le renforcement des capacités et de la résilience des infrastructures, la régulation de la demande globalement et secteur par secteur. Les plus fragilisés seront ceux dont l’altitude moyenne se situe au niveau de la mer. C’est la cas de beaucoup de zones industrielles, y compris à New-York ou en Europe du Nord. D’ores et déjà il conviendrait de prévoir de nouvelles implantations.

Il faudra aussi que les réseaux se préparent à des périodes de black out ou ruptures d’alimentation de plus en plus fréquentes et longues. Le stockage et la redistribution périodiques de l’électricité s’imposeront. Mais les réseaux ne seront pas les seuls concernés. On cite en priorité le secteur hospitalier et celui de l’éducation nationale.

On peut craindre cependant que les mises en garde de la WMO n’aient que peu d’effets tant sur les gouvernements que sur les opinions. Qui se souvient encore des recommandations du rapport de Paris sur le climat daté de 2016.

Référence

High-level Launch of the 2022 State of Climate Services: Energy Report

11 October 2022

Energy is at the very heart of our response to 2030 Agenda for Sustainable Development and the Paris Agreement on climate change. Given that the energy sector contributes around three-quarters of global greenhouse gas emissions, switching to clean forms of energy generation, such as solar, wind and hydro – and improving energy efficiency – is vital if we are to survive and thrive in the 21st century.

The 2022 State of Climate Services Report, prepared by WMO and 25 partner organizations and initiatives, highlights progress made in climate services for energy globally and identifies where and how governments can invest in effective climate services to strengthen countries’ resilience to multiple weather, water, and climate-related hazards.

Bringing together both implementing and funding organizations, the launch event will present the report’s findings and lessons learned to help countries, funding agencies and development partners assess which are the steps needed to address gaps in the energy climate services value chain to achieve greater resilience, improve adaptation/mitigation and development outcomes. The event will also highlight examples of how climate services contribute to improved socio-economic outcomes, showcasing real-world climate services examples.

03/12/22 Du dioxyde de soufre dans l’atmosphère de l’Exoplanète WASP 39b.

Le Télescope Spatial James Ward JWST poursuit l’exploration des exoplanètes proches du Système solaire dans lesquelles pourraient se trouver des formes de de vie proches de la vie terrestre. Aujourd’hui l’attention est portée une nouvelle fois sur l’atmosphère de l’Exoplanète WASP 39b.

L’article de Nature dont nous publions ci-dessous l’abstract et les références présente les arguments en faveur de cette thèse.

Après avoir été la première exoplanète sur laquelle du CO2 a été détecté il y a quelques mois, WASP 39b est aujourd’hui la première dans laquelle on observe la présence de sodium, de potassium, de vapeur d’eau, de monoxyde de carbone, tous éléments compatibles avec la vie terrestre. De même on y constate l’absence de méthane et d’hydrogène  incompatibles avec cette dernière.

Par ailleurs l’atmosphère de la planète comporte des nuages fragmentés favorables à un ensoleillement intermittent et non une couverture uniforme défavorable à la vie.

C’est surtout c’est la présence de dioxyde de soufre (SO2) qui a intéressé les scientifiques, comme le précise à Sciences et Avenir Florian Debras CV – Florian DEBRAS, chargé de recherche au CNRS à l’IRAP (Toulouse), qui n’a pas participé à ces études : 

« A l’équilibre thermochimique, on ne s’attend pas à des quantités détectables de SO2 : l’oxygène va faire des molécules avec d’autres espèces (H2O, CO…). Si on détecte autant de SO2 – ce n’est qu’une détection à 2,7 sigma donc en réalité ce n’est pas non plus extrême -, cela veut dire que la photochimie, qui dissocie les molécules d’eau, entre en jeu. Et c’est probablement la première confirmation de cela pour une planète qui n’est pas ultra-chaude. On s’y attendait un peu, mais on ne l’avait jamais vu ! »

Référence

[Submitted on 18 Nov 2022]

Direct Evidence of Photochemistry in an Exoplanet Atmosphere

Photochemistry is a fundamental process of planetary atmospheres that is integral to habitability, atmospheric composition and stability, and aerosol formation. However, no unambiguous photochemical products have been detected in exoplanet atmospheres to date. Here we show that photochemically produced sulphur dioxide (SO2) is present in the atmosphere of the hot, giant exoplanet WASP-39b, as constrained by data from the JWST Transiting Exoplanet Early Release Science Program and informed by a suite of photochemical models. We find that SO2is produced by successive oxidation of sulphur radicals freed when hydrogen sulphide (H2S) is destroyed. The SO2distribution computed by the photochemical models robustly explains the 4.05 μm spectral feature seen in JWST transmission spectra [Rustamkulov et al.(submitted), Alderson et al.(submitted)] and leads to observable features at ultraviolet and thermal infrared wavelengths not available from the current observations. The sensitivity of the SO2feature to the enrichment of heavy elements in the atmosphere (« metallicity ») suggests that it can be used as a powerful tracer of atmospheric properties, with our results implying a metallicity of 10×solar for WASP-39b. Through providing improved constraints on bulk metallicity and sulphur abundance, the detection of SO2opens a new avenue for the investigation of giant-planet formation. Our work demonstrates that sulphur photochemistry may be readily observable for exoplanets with super-solar metallicity and equilibrium temperatures 750 K. The confirmation of photochemistry through the agreement between theoretical predictions and observational data is pivotal for further atmospheric characterisation studies.

https://arxiv.org/abs/2211.10490

Sur WASP-39b
https://fr.wikipedia.org/wiki/WASP-39_b

WASP-39 b, ou Bocaprins, est une planète extrasolaire de type Jupiter chaud découverte en février 2012 par le projet WASP, remarquable pour contenir une quantité substantielle d’eau dans son atmosphère. WASP-39 b se trouve dans la constellation de la Vierge, à environ 700 années-lumière de la Terre.

02/12/2022.. Avec le changement climatique, les méga-sécheresses deviendront la norme

Ce terme (megadroughts) désigne des périodes de plusieurs années où pratiquement aucune goutte de pluie ne tombe. Habituelles en Afrique saharienne, ces sécheresses risquent d’affecter avec le changement climatique des régions entières de l’hémisphère nord, en Russie, aux Etats-Unis ou en Europe continentale. La France pourrait en souffrir sur des périodes de plus en plus longues.

Même si le réchauffement séculaire des températures soit considéré par les climatologues comme un phénomène normal, nul ne nie qu’il ne soit précipité et aggravé par les activités humaines actuelles. Bien plus, beaucoup de spécialistes commencent à craindre qu’il ne devienne permanent.

Des chercheurs dirigés par Benjamin Cook de l’Université de Columbia à New-York ont étudié les traces laissées depuis 2.000 ans par les périodes de longue sécheresse. A chaque fois, ils ont constaté que tout redevenait normal avec le retour de la pluie. Mais selon leurs modélisations, ceci risque de ne plus se produire à l’avenir, y compris en Antarctique.

De plus les régions déjà sensibles aux méga-sécheresses pourraient ne jamais redevenir humides, du fait de la remontée des températures. Ils estiment que l’air plus chaud assèche la végétation naturelle de surface  Il en résulte que de moins en moins d’eau n’est disponible dans le sol.

Il y a pire. La persistance des causes de réchauffement risque de créer des zones durables de méga-sécheresses, dans lesquelles les pluies pourrait disparaître définitivement. Ceci serait le cas aux Etats-Unis du N.W. , en Australie Centrale, en Asie du Sud-est, en Méditerranée et en Amérique du Sud occidentale. L’Asie du Sud-est et la Chine du nord n’y échapperaient pas.

Autrement dit, selon les chercheurs,, il ne serait plus jamais possible de retrouver dans les 2.000 prochaines années des conditions semblables aux 2.000 années écoulées.

Certains astrophysiciens pensent que de telles catastrophes provoquées par les civilisations de l’époque ont pu faire de la planète Mars il y a quatre milliards d’années le désert qu’elle est devenue.

Référence

https://doi.org/10.1016/S0262-4079(22)01846-2


01/12/22 Maladie d’Alzheimer. Un espoir.

  1. La maladie d’Alzheimer. De quoi s’agit-il ?

Le ministère français solidarité-sante.gouv donne les précisions suivantes (extraits)

https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-neurodegeneratives/article/la-maladie-d-alzheimer#:~:text=La%20maladie%20d’Alzheimer%20est,activit%C3%A9s%20de%20la%20vie%20quotidienne.

Nous y lisons :

La maladie d’Alzheimer est une maladie neuro- dégénérative (c’est-à-dire une atteinte cérébrale progressive conduisant à la mort neuronale) caractérisée par une perte progressive de la mémoire et de certaines fonctions intellectuelles (cognitives) conduisant à des répercussions dans les activités de la vie quotidienne.

Les symptômes évoluent dans le temps. Cette évolution est variable d’un individu à l’autre.

Les troubles de la mémoire forment le symptôme le plus fréquent. Ils doivent être associés à un autre trouble des fonctions cognitives pour que le diagnostic de maladie d’Alzheimer puisse être évoqué. Il peut s’agir :

  • de troubles du langage (aphasie) ;
  • de difficultés à effectuer certains gestes (apraxie) ;
  • de la perte de la reconnaissance des objets ou des personnes (agnosie) ;
  • ou encore de la perte des fonctions exécutives, c’est-à-dire de la capacité à adapter son comportement à un contexte donné.

Les causes précises de la maladie ne sont pas identifiées, mais les travaux de recherche en cours sur le sujet permettent de mieux en connaître les mécanismes biologiques.


Sur le plan physiopathologique, la maladie d’Alzheimer est caractérisée par l’association de 2 lésions neuropathologiques cérébrales : les dépôts extracellulaires de protéine beta-amyloïde et les dépôts intracellulaires de protéine tau. Ces lésions vont progresser au fil du temps de la région hippocampique vers l’ensemble du cortex cérébral expliquant la progression des troubles avec l’apparition d’une aphasie, d’une apraxie, de troubles visuo-spatiaux et de troubles des fonctions exécutives.
__________________________


Actuellement, il n’existe pas de traitement médicamenteux permettant de guérir de la maladie d’Alzheimer. Les traitements actuels (inhibiteurs de l’Acétylcholine estérase) ont une efficacité très faible, inconstante et limitée dans le temps. Ils comportent un risque d’effets indésirables graves, augmentant avec la durée du traitement. Ils n’enrayent pas la progression de la maladie.

2) Un espoir de traitement

Locanemab. Un médicament de ce nom proposé par EISAI paraît offrir un nouvel espoir de traitement (sans traduction en français ici faute de temps)

Ce texte n’engage pas notre responsabilité

https://theconversation.com/new-alzheimers-drug-slows-cognitive-decline-and-may-be-available-as-early-as-next-year-191627

Lecanemab is the first drug to help improve the symptoms of Alzheimer’s by slowing the disease. These are very promising results, although the only data we have at the moment is from the drugmaker’s press release.

Lecanemab is an antibody that finds and removes a protein called amyloid that builds up and forms clumps in the brains of people with Alzheimer’s disease. By targeting amyloid, lecanemab is striking at the heart of the disease itself, rather than just treating symptoms by boosting brain chemicals in the cells that are still working (as is the case with drugs currently prescribed for Alzheimer’s).

Previous antibody drugs to remove amyloid have not worked, or have generated mixed results. As there are lots of other abnormal proteins in Alzheimer’s disease, the failure of the amyloid antibody trials led to a debate about whether amyloid really is an important problem in Alzheimer’s disease.

This debate is now over. Regardless of whether other biological processes are important in the development of Alzheimer’s, the data from the phase 3 lecanemab trial tells us that amyloid is a central problem in the disease. This will help focus future investment in clinical trials and laboratory research.

Eisai, the maker of lecanemab, has already filed for “accelerated approval” with the US Food and Drug Administration. If all goes to plan, the drug could be licensed as early as January 2023. But there are important questions still to be answered, even if the final published data is exactly as it is in the press release.

Hurdles still to overcome

There is a small risk of significant side-effects with lecanemab, including brain swelling and bleeding. Most people are unaware when this happens to them, but around 3% suffer small bleeds in the brain.

We do not yet know the severity of these bleeds. It may well be that doctors will be able to predict who is likely to develop them, but it will take a few years of giving the drug in clinical practice to better understand the side-effects and how best to manage them.

People who are prescribed the drug will need regular MRI scans to check for brain swelling or bleeding. These are enormous new healthcare costs, and we have no idea yet how much the drug itself will cost.

Another hurdle is identifying people with early-stage Alzheimer’s who might benefit from this drug. This means doctors need to ensure people are referred to memory clinics as early as possible. Many of these people with mild memory symptoms won’t have Alzheimer’s disease. (Who hasn’t had a mild memory lapse?)

To identify patients who actually have Alzheimer’s disease, doctors will need to use new blood tests. And, with recent advances, doctors are on the cusp of being able to do this.

The way the drug is currently given (intravenously via a cannula twice a month) could also be off-putting for many patients. However, Eisai is developing a formulation so that lecanemab can be injected into the fat layer under the skin – like an insulin injection – which may encourage more people to use the drug.

Cost v benefit

So is the benefit worth the risk and cost? Lecanemab slowed the rate of cognitive decline in people with mild cognitive impairment and early-stage Alzheimer’s disease by 27% over 18 months. This effect is similar to that seen with current drugs (cholinesterase inhibitors and memantine), but these drugs don’t affect the underlying causes of the disease.

If the effects of lecanemab remain stable for longer than 18 months, a patient with mild cognitive impairment who is destined to have six years of independent life, without treatment, could gain around 19 extra months of independent life. But will patients and regulators view this reward as worth the potential risk of side-effects?

We should have answers to these questions fairly soon. But, in the meantime, we can celebrate the fact that we finally have proof that amyloid is a causal factor in the most common form of dementia. And after many years of slow progress, that’s something to be excited about, as it shows that dementia researchers have been on the right track all along.

30/11/22 Enfants russes et occidentaux sont-ils condamnés à se haïr à mort ?

  • Ami, dit l’enfant grec, dit l’enfant aux yeux bleus,
    Je veux de la poudre et des balles.
  • V. Hugo. L’enfant. Les orientales 8-10 juillet 1828

Aujourd’hui, comme le montrent les séries documentaires russes diffusées sur Ruenet, l’internet russe, tout est fait par les autorités pour que dès l’Ecole primaire, les enfants, filles comme garçons, apprennent à haïr leurs voisins européens. Faudra-t-il les tuer, plutôt que jouer avec eux ? demandent naïvement certains d’entre eux à leurs institutrices ? Certainement, répondent les plus déterminées d’entre elles, en montrant aux enfants des photos de jeunes soldats russes tués lors de récents engagements avec l’armée ukrainienne.

Il va de soi que pour les autorités russes, les forces ukrainiennes ne doivent pas être distinguées de celles des Etats européens membres ou non de l’Otan. Il s’agit d’ennemis contre lesquelles il faudra apprendre à se battre durablement, le cas échéant pendant des générations. Il faut donc que les enfants le sachent et grandissent dans la haine de cet ennemi héréditaire. Il faut qu’ils soient prêts, un peu plus âgés, à s’engager et mourir si nécessairement.

Cette notion de haine n’est pas excessive, avec toutes les déformations pathologiques qu’elle entraîne. Ceux qui le peuvent accéderont aux numéros de la Semaine de Suzette des années 14/18. Ils y verront comment les fillettes françaises sont encouragées à haïr les petites filles allemandes.

Le même phénomène n’apparait pas dans la BD allemande du 19e siècle .
Voir cependant Max et Moritz de Wilhelm Busch 

Pour plus de détails voir https://www.goethe.de/ins/fr/fr/kul/dos/cad.html