La France doit conserver son avance dans le nucléaire

La France est une référence mondiale dans le domaine de l’électricité produite par appel à l’énergie nucléaire. Son parc de centrales traditionnelles dites centrales à fission est le plus important du monde.

Ce parc est en cours de renouvellement progressif dans les 20 à 30 prochaines années. Par ailleurs la haute capacité des équipes de son maître d’oeuvre EDF a évité jusqu’à présent tout accident majeur d’exploitation.

La France tient  un rôle majeur dans la réalisation du projet International Iter dit de centrale à fusion. En cas de succès ce type de centrale s’imposera dans le monde entier à perspective d’une trentaine d’années.

Les difficultés et le coût de réalisation des parcs d’énergie renouvelable, solaire et éolienne, n’en feront jamais des concurrents sérieux au nucléaire. De plus, ils sont très polluants à divers titres.

Notes (référence Le nucléaire en France
https://theconversation.com/nucleaire-en-france-un-peu-beaucoup-passionnement-a-la-folie-175000)

1 Le nucléaire pèse peu dans le bilan énergétique mondial : 10 % de l’électricité utilisée dans le monde en 2020 (soit 2 % de la consommation finale d’énergie).

2.Il joue également un rôle subalterne dans les scénarios de décarbonation de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à l’horizon 2050.

3. L’ampleur des moyens (financiers et scientifiques) requis constitue une barrière à l’entrée pour la plupart des pays en développement. Et, dans les pays riches, les gros sous du nucléaire animent le débat politique.

4. L’Union européenne et le Royaume-Uni se divisent à parts égales entre ceux qui disposent de réacteurs et ceux qui n’en ont pas.

Parmi les pays sans nucléaire, certains ont renoncé à exploiter leurs centrales (Lituanie et Italie), d’autres n’en ont jamais construites. Dans le groupe des pays exploitant le nucléaire, l’Allemagne compte en sortir totalement dès 2022. À l’exception du Royaume-Uni, les pays d’Europe de l’Ouest visent une sortie à moyen terme, mais pas ceux d’Europe de l’Est. La Pologne, qui n’a pas de centrale en exploitation, vise même à y accéder.

5. La position de la France demeure singulière. Avec 56 réacteurs en service (après la fermeture de Fessenheim en 2020), la France dispose de plus de la moitié de la puissance nucléaire installée au sein de l’Union. Elle tire plus de 70 % de son électricité de l’atome (environ 17 % de la consommation finale d’énergie du pays).

6. La grande majorité des 56 réacteurs en activité (dits de seconde génération) ont été construits en un temps record durant la décennie 1980. Depuis 1990, la capacité installée reste sur un plateau tandis que les moyens de production vieillissent.

7. Si on déclassait ces équipements au terme d’une durée fixe d’utilisation, leur capacité de production s’affaisserait brutalement. Si l’on déclassait toutes les centrales ayant effectué 40 années de service – hypothèse de durée retenue lors de leur conception –, la chute interviendrait au cours de la décennie 2020. En France, les licences d’exploitation sont délivrées pour des périodes décennales, après les visites de contrôle de l’Autorité de sûreté (ASN). Pour pouvoir continuer à fonctionner au-delà de 40 ans, il faut donc remplacer une bonne partie des équipements initiaux. Cela coûterait de l’ordre de 50 milliards d’après EDF, si l’on voulait prolonger l’exploitation de l’ensemble du parc. 50 milliards, c’est une somme conséquente, mais qui permettrait de prolonger la production du parc existant de 10 à 20 ans. Par MWh (mégawatt-heure), cela laisse le coût du nucléaire « historique » compétitif.

7. Remplacer le parc existant par de nouveaux moyens de production nucléaire alourdit ainsi fortement la facture : la Cour des comptes a évalué à près de 20 milliards le coût total du réacteur EPR de 3° génération en cours de finition à Flamanville. Si la centrale, après un nouveau report, est bien mise en route en 2023, son coût de production sera de l’ordre de 110 à 120 €/MWh, plus de deux fois le coût du nucléaire « historique ».

8. En France, les licences d’exploitation sont délivrées pour des périodes décennales, après les visites de contrôle de l’Autorité de sûreté (ASN). Pour pouvoir continuer à fonctionner au-delà de 40 ans, il faut donc remplacer une bonne partie des équipements initiaux. Cela de l’ordre de 50 milliards d’après EDF, si l’on veut prolonger l’exploitation de l’ensemble du parc. Cette somme permettrait de prolonger la production du parc existant de 10 à 20 ans. Par MWh (mégawatt-heure), cela laisse le coût du nucléaire « historique » compétitif.

9 À l’instar de l’hydraulique, de l’éolien et du solaire, le nucléaire ne dégage aucune émission de CO2 lors de la production d’électricité. Nucléaire et renouvelable permettent ainsi de décarboner l’offre d’électricité.

C’est pourquoi les choix à opérer sur le nucléaire au début du prochain quinquennat conditionneront la stratégie de décarbonation du secteur électrique, au moins jusqu’en 2050. La récente étude Futurs énergétiques 2050 de RTE montre la multiplicité des chemins y conduisant, avec « un peu, beaucoup, passionnément… ou pas du tout » de nucléaire à l’arrivée.

Un moyen-porteur russe.

La Russie n’entend pas laisser à Airbus et Boeing le monopole du marché des moyens-porteurs indispensables pour les vols intérieurs. Aujourd’hui le gouvernement a officiellement présenté le prototype d’un appareil nommé Irkut MC-21.

Celui-ci vient de recevoir son « type certificate » l’autorisant à être produit en série. Diverses « sanctions » américaines avaient retardé sa fabrication, frappant notamment l’entreprise AeroComposite. Conçu à la fin des années 2000, l’avion vise à remplacer le TU-154 soviétique. Il fait largement appel à des matériaux composites plus résistants et plus légers que les alliages traditionnels.

On remarquera que ni Airbus ni Boeing n’ont produit des appareils de cette classe depuis des années. L’avion est présenté comme ne pouvant avoir le moindre rôle militaire.

Progressivement les moteurs américains Pratt and Whitney devraient être remplacés par des moteurs russes, ainsi que la plupart des instrumentations électroniques. Le ministre russe de l’industrie Denis Manturof voit dans le PD-14 un appareil capable de concurrencer avec succès ses concurrents Airbus et et Boeing sur un certain nombre de marchés mondiaux.

Promobot, des robots humanoides

La société russe Promobot développe des robots capables de s’insérer efficacement et discrètement dans les sociétés modernes.

Ils le doivent pour certains d’entre eux à leur aspect humanoïde. Mais ils le doivent surtout à leur capacité à remplir dans la vie sociale des fonctions souvent peu à portée des opérateurs humains.

C’est ainsi qu’un robot capable de détecter la présence d’armes sur des élèves, inventé par les scientifiques russes de Promobot en coopération avec leurs partenaires américains, commencera bientôt à exercer ses services dans l’une des écoles de Cleveland, Ohio, aux États-Unis. Le fondateur de l’entreprise, Oleg Kivokourtsev, assure que sa société mène des négociations avec la France. En effet, dans le contexte tendu autour de la décapitation du professeur français Samuel Paty, Paris s’est intéressé au développement de systèmes de détection d’armes. Toutefois, il attend les résultats des essais de la version pilote qui va démarrer aux États-Unis. Par la suite, Promobot pourra négocier avec la France, pour la réalisation d’autres robots capables de remplir discrètement des tâches de police préventive ou répressive.