La démocratie en Amérique est elle un mythe ?

Comparée avec la démocratie qui règne en Russie et en Chine, ce que l’on nomme la démocratie en Amérique, selon le terme de Tocqueville, n’est certainement pas un mythe.

Cependant, selon une enquête de l’université Quinnipiac, 58% des Américains pensent que la démocratie américaine ne résistera pas aux divisions du pays. Elle y est de plus en plus victime de la violence opposant Républicains et Conservateurs tant au niveau fédéral qu’à celui des Etats, elle y est plus que jamais victime des inégalités sociales ou raciales, des morts par overdose ou par arme à feu qui se répercutent dans la vie politique générale.

Un cas particulièrement intéressant est celui des accusations de fraude électorale à grande échelle qui auraient empêché en 2020 Donald Trump d’être élu et injustement favorisé son rival Joe Biden. Les partisans de Donald Trump ont pris d’assaut le Capitole le 6 janvier 2021 au prétexte d’une fraude électorale généralisée qui aurait privé le républicain de la victoire à la présidentielle de 2020. Un an plus tard, cette accusation se poursuit.

La généralisation de l’usage de l’internet ne facilite pas le jugement objectif. Ce que l’on nomme les réseaux sociaux désigne des échanges entre utilisateurs de grands comptes tels que Twitter. Or ces échanges peuvent être mis en place, après financement, par de puissants intérêts politiques ou économiques.

Les fausses informations concernant les élections ne datent pas d’hier. Donald Trump lui-même en avait propagé en 2016 avant de battre Hillary Clinton. Mais les réseaux sociaux facilitent leur propagation et permettent à ceux qui y croient de s’organiser pour mener des actions violentes.

Un autre point, rarement évoqué, est que le complexe militaro-industriel américain dépense, semble-t-il, des milliards de dollars pour convaincre les citoyens, via les réseaux sociaux, de la nécessité de doter le pays d’armes de plus en plus sophistiquées et coûteuses contre un danger chinois ou russe largement exagéré.

La fraude à l’assurance maladie en France.

Les syndicats de fonctionnaires des finances en France estiment que la fraude fiscale annuelle est de 100 milliards. Par définition, cette fraude est difficile à connaître, les fraudeurs ne se déclarant évidemment pas. On rappellera que les recettes du budget général en France se sont établies en 2021 à quelques 230 milliards

Cette fraude fiscale est à rapprocher de celle que l’on nomme la fraude sociale, ou fraude aux prestations sociales. Ainsi un individu se déclare malade alors qu’il ne l’est et se fait rembourser des traitements réels ou fictifs auquel sinon il n’aurait pas droit.

Dans son récent ouvrage Cartel des Fraudes, le juge Charles Prats estime que, selon un récent sondage conduit par Harris Interactive, 40% des citoyens ne se livrant pas à la fraude estiment que la priorité dans la lutte contre la fraude aux finances publiques doit porter sur les prestations sociales. Il existerait 8,2 millions d’assurés fantômes en France inscrits à l’assurance maladie.

Charles Prats ne l’écrit pas. Mais les services de l’assurance maladie constaterai fréquemment que ces fraudeurs sont des immigrés récents, venus en France pour bénéficier de la générosité de ses régimes de sécurité sociale. Celle-ci est d’ailleurs vantée par les passeurs clandestins pour se donner des clients en vue de passages maritimes souvent risqués.

Le plus vite possible vacciner le monde entier

Face à la pandémie du Cov19 qui à ce jour ne faiblit pas, avec de nouveaux variants qui apparaissent régulièrement, la nécessité de vacciner n’est plus discutées, sauf par quelques idéologues.

Mais vacciner n’a de sens que si nul, dans un délai de temps raisonnable, n’échappe aux vaccins. Ce terme signifie le monde entier. Il ne suffit pas de vacciner les populations des pays riches si celles des pays pauvres échappent aux vaccins. Or si les problèmes, ne fut-ce que d’ intendance, sont déjà redoutables dans les premiers, ils paraissent presque insolubles dans les seconds.

Il en résulte que si prochainement toutes les populations vaccinables le seront dans les pays occidentaux ou dans certains pays asiatiques riches, ce ne sera pas le cas dans le reste du monde. On laissera les pays en développement produire des vaccins peu fiables au regard d’un virus agressif inédit, dont on ne sais toujours pas grand-chose.

Pourrait-on faire mieux dans les prochains mois. Il faudrait d’abord accélérer les recherches dans les pays riches. Dans ce cas, il faudrait mobiliser les moyens des laboratoires publics et ne pas laisser Big Pharma monopoliser les recherches.

Mais il faudra faire plus. Il faudra d’urgence que les laboratoires pharmaceutiques occidentaux effectuent non seulement un transfert de compétences pour aider le Sud, mais également dès à présent, trouvent des collaborateurs locaux qui permettent un développement du secteur en comprenant mieux les blocages sur place. L’OMS, elle-même, cherche désormais à constituer une coalition entre plusieurs pays, selon un axe Nord-Sud, pour accélérer la distribution.

Quant au long terme, le Sud patine en matière de production, distribution, mais également de détection. En tardant à identifier les variants, on se retrouve avec un Omicron partout. Certains laboratoires européens sont déjà en train d’implanter des laboratoires de «découverte», qui font de la recherche moléculaire afin d’aider les pays sous-développés à mieux anticiper les futures épidémies. L’objectif est de permettre ainsi aux laboratoires de ces pays une certaine autonomie. S’ils s’en sortent, comme en Inde notamment, ce ne pourra être que bénéfique pour tous. C’est cette stratégie globale de santé publique qu’il faut soutenir, la «global public health», qu’il faut dorénavant renforcer partout sur la planète. 


Sur ces points, on consultera RT-France :

https://francais.rt.com/opinions/94253-ecarts-vaccination-nord-sud-qui-doivent-etre-combles-urgence-sebastien-boussois