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Les nuages chimiques permettant de découvrir la vie extraterrestre

Les nuages chimiques permettant de découvrir la vie extraterrestre

Dans le silence glacé de l’espace, à plus de 1 300 années-lumière de notre planète bleue, se joue peut-être l’une des histoires les plus fascinantes de la science moderne. Au cœur de la constellation d’Orion, une jeune étoile baptisée V883 Orionis livre ses secrets les plus intimes aux télescopes terrestres, révélant un trésor chimique d’une importance capitale pour comprendre l’origine de la vie.

Une chimie complexe au berceau des étoiles

Ce que les chercheurs ont découvert défie l’entendement : pas moins de 17 molécules organiques complexes tourbillonnent dans le disque de matière qui entoure cette protoétoile naissante. Parmi elles, l’éthylène glycol et le glycolonitrile, deux composés chimiques que les biologistes connaissent bien puisqu’ils constituent les précurseurs directs des éléments fondamentaux de l’ADN et de l’ARN.

Cette découverte, fruit du travail minutieux d’une équipe dirigée par Abubakar Fadul de l’Institut Max Planck d’astronomie, représente bien plus qu’une simple curiosité scientifique. Elle bouleverse littéralement notre compréhension de la distribution de la matière organique dans le cosmos et ouvre des perspectives vertigineuses sur l’omniprésence potentielle de la vie.

La révolution d’une théorie établie

Jusqu’à présent, la communauté scientifique adhérait à un modèle relativement pessimiste concernant la survie des molécules organiques lors de la formation stellaire. Les astronomes considéraient que les processus violents accompagnant la naissance des étoiles – éruptions de plasma, radiations intenses, températures extrêmes – détruisaient inexorablement la plupart des composés organiques complexes accumulés dans les nuages interstellaires.

Cette vision impliquait que seuls de rares systèmes planétaires, dans des conditions exceptionnellement favorables, pouvaient reconstituer localement ces briques chimiques essentielles. La vie apparaissait alors comme un phénomène d’une rareté extraordinaire, fruit de circonstances quasi miraculeuses.

Kamber Schwarz, co-auteur de l’étude et astrochimiste réputé, résume parfaitement le paradigme qui vient de s’effondrer : « Il semble maintenant que ce soit le contraire de ce que nous pensions. Nos observations suggèrent que les disques protoplanétaires héritent directement de molécules complexes issues de phases antérieures, et que leur enrichissement chimique se poursuit même pendant la formation du système. »

L’œil perçant d’ALMA révèle l’invisible

Cette révolution conceptuelle n’aurait pas été possible sans les performances extraordinaires de l’Atacama Large Millimeter/submillimeter Array, plus connu sous l’acronyme ALMA. Ce réseau de 66 radiotélescopes, perché dans l’aridité du désert chilien, possède une sensibilité inégalée pour détecter les signatures radio des molécules organiques dans l’espace.

C’est grâce à cet instrument d’exception que les chercheurs ont pu identifier les raies d’émission caractéristiques de ces 17 molécules organiques. Un exploit technique remarquable, rendu possible par un phénomène naturel inattendu : les éruptions périodiques de V883 Orionis génèrent suffisamment de chaleur pour sublimer les glaces du disque protoplanétaire, libérant dans l’espace les composés organiques qui y étaient piégés.

Un continuum chimique de l’espace aux planètes

Les implications de cette découverte, rapportée dans he Astrophysical Journal Letters, dépassent largement le cadre de l’astronomie pure. Si ces résultats se confirment, ils établissent l’existence d’une continuité chimique directe entre les vastes nuages moléculaires interstellaires et les systèmes planétaires achevés. Cette « ligne droite d’enrichissement chimique », pour reprendre les termes de Fadul, transformerait radicalement notre perception de la probabilité d’émergence de la vie dans l’univers.

Au lieu d’être un accident cosmique rarissime, la vie pourrait représenter une conséquence quasi inévitable de l’évolution chimique naturelle de la matière interstellaire. Chaque nouveau système planétaire hériterait ainsi d’un patrimoine moléculaire déjà riche en précurseurs biologiques, multipliant exponentiellement les chances d’apparition de formes vivantes.

Vers de nouveaux horizons d’exploration

Prudents, les scientifiques insistent sur le caractère préliminaire de leurs conclusions. Des observations à plus haute résolution sont nécessaires pour confirmer définitivement la présence de ces molécules, et des études approfondies devront évaluer leur résistance aux conditions extrêmes de la formation stellaire.

Mais l’enthousiasme est palpable dans la communauté scientifique. Fadul évoque déjà les prochaines étapes : « Nous devrions explorer d’autres régions du spectre électromagnétique pour détecter des molécules encore plus évoluées. Qui sait ce que nous pourrions découvrir ?« 

Cette question résonne comme une invitation au rêve et à l’exploration, rappelant que l’univers n’a pas fini de nous surprendre et que la vie, peut-être, nous attend au détour de chaque étoile naissante.Dans le silence glacé de l’espace, à plus de 1 300 années-lumière de notre planète bleue, se joue peut-être l’une des histoires les plus fascinantes de la science moderne. Au cœur de la constellation d’Orion, une jeune étoile baptisée V883 Orionis livre ses secrets les plus intimes aux télescopes terrestres, révélant un trésor chimique d’une importance capitale pour comprendre l’origine de la vie.

Une chimie complexe au berceau des étoiles

Ce que les chercheurs ont découvert défie l’entendement : pas moins de 17 molécules organiques complexes tourbillonnent dans le disque de matière qui entoure cette protoétoile naissante. Parmi elles, l’éthylène glycol et le glycolonitrile, deux composés chimiques que les biologistes connaissent bien puisqu’ils constituent les précurseurs directs des éléments fondamentaux de l’ADN et de l’ARN.

Cette découverte, fruit du travail minutieux d’une équipe dirigée par Abubakar Fadul de l’Institut Max Planck d’astronomie, représente bien plus qu’une simple curiosité scientifique. Elle bouleverse littéralement notre compréhension de la distribution de la matière organique dans le cosmos et ouvre des perspectives vertigineuses sur l’omniprésence potentielle de la vie.

La révolution d’une théorie établie

Jusqu’à présent, la communauté scientifique adhérait à un modèle relativement pessimiste concernant la survie des molécules organiques lors de la formation stellaire. Les astronomes considéraient que les processus violents accompagnant la naissance des étoiles – éruptions de plasma, radiations intenses, températures extrêmes – détruisaient inexorablement la plupart des composés organiques complexes accumulés dans les nuages interstellaires.

Cette vision impliquait que seuls de rares systèmes planétaires, dans des conditions exceptionnellement favorables, pouvaient reconstituer localement ces briques chimiques essentielles. La vie apparaissait alors comme un phénomène d’une rareté extraordinaire, fruit de circonstances quasi miraculeuses.

Kamber Schwarz, co-auteur de l’étude et astrochimiste réputé, résume parfaitement le paradigme qui vient de s’effondrer : « Il semble maintenant que ce soit le contraire de ce que nous pensions. Nos observations suggèrent que les disques protoplanétaires héritent directement de molécules complexes issues de phases antérieures, et que leur enrichissement chimique se poursuit même pendant la formation du système. »

Les nuages chimiques permettant de découvrir la vie extraterrestre

Les nuages chimiques permettant de découvrir la vie extraterrestre

Dans le silence glacé de l’espace, à plus de 1 300 années-lumière de notre planète bleue, se joue peut-être l’une des histoires les plus fascinantes de la science moderne. Au cœur de la constellation d’Orion, une jeune étoile baptisée V883 Orionis livre ses secrets les plus intimes aux télescopes terrestres, révélant un trésor chimique d’une importance capitale pour comprendre l’origine de la vie.

Une chimie complexe au berceau des étoiles

Ce que les chercheurs ont découvert défie l’entendement : pas moins de 17 molécules organiques complexes tourbillonnent dans le disque de matière qui entoure cette protoétoile naissante. Parmi elles, l’éthylène glycol et le glycolonitrile, deux composés chimiques que les biologistes connaissent bien puisqu’ils constituent les précurseurs directs des éléments fondamentaux de l’ADN et de l’ARN.

Cette découverte, fruit du travail minutieux d’une équipe dirigée par Abubakar Fadul de l’Institut Max Planck d’astronomie, représente bien plus qu’une simple curiosité scientifique. Elle bouleverse littéralement notre compréhension de la distribution de la matière organique dans le cosmos et ouvre des perspectives vertigineuses sur l’omniprésence potentielle de la vie.

La révolution d’une théorie établie

Jusqu’à présent, la communauté scientifique adhérait à un modèle relativement pessimiste concernant la survie des molécules organiques lors de la formation stellaire. Les astronomes considéraient que les processus violents accompagnant la naissance des étoiles – éruptions de plasma, radiations intenses, températures extrêmes – détruisaient inexorablement la plupart des composés organiques complexes accumulés dans les nuages interstellaires.

Cette vision impliquait que seuls de rares systèmes planétaires, dans des conditions exceptionnellement favorables, pouvaient reconstituer localement ces briques chimiques essentielles. La vie apparaissait alors comme un phénomène d’une rareté extraordinaire, fruit de circonstances quasi miraculeuses.

Kamber Schwarz, co-auteur de l’étude et astrochimiste réputé, résume parfaitement le paradigme qui vient de s’effondrer : « Il semble maintenant que ce soit le contraire de ce que nous pensions. Nos observations suggèrent que les disques protoplanétaires héritent directement de molécules complexes issues de phases antérieures, et que leur enrichissement chimique se poursuit même pendant la formation du système. »

L’œil perçant d’ALMA révèle l’invisible

Cette révolution conceptuelle n’aurait pas été possible sans les performances extraordinaires de l’Atacama Large Millimeter/submillimeter Array, plus connu sous l’acronyme ALMA. Ce réseau de 66 radiotélescopes, perché dans l’aridité du désert chilien, possède une sensibilité inégalée pour détecter les signatures radio des molécules organiques dans l’espace.

C’est grâce à cet instrument d’exception que les chercheurs ont pu identifier les raies d’émission caractéristiques de ces 17 molécules organiques. Un exploit technique remarquable, rendu possible par un phénomène naturel inattendu : les éruptions périodiques de V883 Orionis génèrent suffisamment de chaleur pour sublimer les glaces du disque protoplanétaire, libérant dans l’espace les composés organiques qui y étaient piégés.

disque planètes vie
Cette vue d’artiste montre le disque planétaire autour de l’étoile V883 Orionis. Dans sa partie la plus externe, des gaz volatils sont gelés sous forme de glace, contenant des molécules organiques complexes. Une explosion d’énergie provenant de l’étoile chauffe le disque interne à une température qui évapore la glace et libère les molécules complexes, permettant ainsi aux astronomes de la détecter. L’image insérée montre la structure chimique des molécules organiques complexes détectées et présumées dans le disque protoplanétaire (de gauche à droite) : propionitrile (cyanure d’éthyle), glycolonitrile, alanine, glycine, éthylène glycol et acétonitrile (cyanure de méthyle). Crédit : ESO/L. Calçada/T. Müller (MPIA/HdA)

Un continuum chimique de l’espace aux planètes

Les implications de cette découverte, rapportée dans he Astrophysical Journal Letters, dépassent largement le cadre de l’astronomie pure. Si ces résultats se confirment, ils établissent l’existence d’une continuité chimique directe entre les vastes nuages moléculaires interstellaires et les systèmes planétaires achevés. Cette « ligne droite d’enrichissement chimique », pour reprendre les termes de Fadul, transformerait radicalement notre perception de la probabilité d’émergence de la vie dans l’univers.

Au lieu d’être un accident cosmique rarissime, la vie pourrait représenter une conséquence quasi inévitable de l’évolution chimique naturelle de la matière interstellaire. Chaque nouveau système planétaire hériterait ainsi d’un patrimoine moléculaire déjà riche en précurseurs biologiques, multipliant exponentiellement les chances d’apparition de formes vivantes.

Vers de nouveaux horizons d’exploration

Prudents, les scientifiques insistent sur le caractère préliminaire de leurs conclusions. Des observations à plus haute résolution sont nécessaires pour confirmer définitivement la présence de ces molécules, et des études approfondies devront évaluer leur résistance aux conditions extrêmes de la formation stellaire.

Mais l’enthousiasme est palpable dans la communauté scientifique. Fadul évoque déjà les prochaines étapes : « Nous devrions explorer d’autres régions du spectre électromagnétique pour détecter des molécules encore plus évoluées. Qui sait ce que nous pourrions découvrir ?« 

Cette question résonne comme une invitation au rêve et à l’exploration, rappelant que l’univers n’a pas fini de nous surprendre et que la vie, peut-être, nous attend au détour de chaque étoile naissante.Dans le silence glacé de l’espace, à plus de 1 300 années-lumière de notre planète bleue, se joue peut-être l’une des histoires les plus fascinantes de la science moderne. Au cœur de la constellation d’Orion, une jeune étoile baptisée V883 Orionis livre ses secrets les plus intimes aux télescopes terrestres, révélant un trésor chimique d’une importance capitale pour comprendre l’origine de la vie.

Une chimie complexe au berceau des étoiles

Ce que les chercheurs ont découvert défie l’entendement : pas moins de 17 molécules organiques complexes tourbillonnent dans le disque de matière qui entoure cette protoétoile naissante. Parmi elles, l’éthylène glycol et le glycolonitrile, deux composés chimiques que les biologistes connaissent bien puisqu’ils constituent les précurseurs directs des éléments fondamentaux de l’ADN et de l’ARN.

Cette découverte, fruit du travail minutieux d’une équipe dirigée par Abubakar Fadul de l’Institut Max Planck d’astronomie, représente bien plus qu’une simple curiosité scientifique. Elle bouleverse littéralement notre compréhension de la distribution de la matière organique dans le cosmos et ouvre des perspectives vertigineuses sur l’omniprésence potentielle de la vie.

La révolution d’une théorie établie

Jusqu’à présent, la communauté scientifique adhérait à un modèle relativement pessimiste concernant la survie des molécules organiques lors de la formation stellaire. Les astronomes considéraient que les processus violents accompagnant la naissance des étoiles – éruptions de plasma, radiations intenses, températures extrêmes – détruisaient inexorablement la plupart des composés organiques complexes accumulés dans les nuages interstellaires.

Cette vision impliquait que seuls de rares systèmes planétaires, dans des conditions exceptionnellement favorables, pouvaient reconstituer localement ces briques chimiques essentielles. La vie apparaissait alors comme un phénomène d’une rareté extraordinaire, fruit de circonstances quasi miraculeuses.

Kamber Schwarz, co-auteur de l’étude et astrochimiste réputé, résume parfaitement le paradigme qui vient de s’effondrer : « Il semble maintenant que ce soit le contraire de ce que nous pensions. Nos observations suggèrent que les disques protoplanétaires héritent directement de molécules complexes issues de phases antérieures, et que leur enrichissement chimique se poursuit même pendant la formation du système. »

L’œil perçant d’ALMA révèle l’invisible

Cette révolution conceptuelle n’aurait pas été possible sans les performances extraordinaires de l’Atacama Large Millimeter/submillimeter Array, plus connu sous l’acronyme ALMA. Ce réseau de 66 radiotélescopes, perché dans l’aridité du désert chilien, possède une sensibilité inégalée pour détecter les signatures radio des molécules organiques dans l’espace.

C’est grâce à cet instrument d’exception que les chercheurs ont pu identifier les raies d’émission caractéristiques de ces 17 molécules organiques. Un exploit technique remarquable, rendu possible par un phénomène naturel inattendu : les éruptions périodiques de V883 Orionis génèrent suffisamment de chaleur pour sublimer les glaces du disque protoplanétaire, libérant dans l’espace les composés organiques qui y étaient piégés.

disque planètes vie
Cette vue d’artiste montre le disque planétaire autour de l’étoile V883 Orionis. Dans sa partie la plus externe, des gaz volatils sont gelés sous forme de glace, contenant des molécules organiques complexes. Une explosion d’énergie provenant de l’étoile chauffe le disque interne à une température qui évapore la glace et libère les molécules complexes, permettant ainsi aux astronomes de la détecter. L’image insérée montre la structure chimique des molécules organiques complexes détectées et présumées dans le disque protoplanétaire (de gauche à droite) : propionitrile (cyanure d’éthyle), glycolonitrile, alanine, glycine, éthylène glycol et acétonitrile (cyanure de méthyle). Crédit : ESO/L. Calçada/T. Müller (MPIA/HdA)

Un continuum chimique de l’espace aux planètes

Les implications de cette découverte, rapportée dans he Astrophysical Journal Letters, dépassent largement le cadre de l’astronomie pure. Si ces résultats se confirment, ils établissent l’existence d’une continuité chimique directe entre les vastes nuages moléculaires interstellaires et les systèmes planétaires achevés. Cette « ligne droite d’enrichissement chimique », pour reprendre les termes de Fadul, transformerait radicalement notre perception de la probabilité d’émergence de la vie dans l’univers.

Au lieu d’être un accident cosmique rarissime, la vie pourrait représenter une conséquence quasi inévitable de l’évolution chimique naturelle de la matière interstellaire. Chaque nouveau système planétaire hériterait ainsi d’un patrimoine moléculaire déjà riche en précurseurs biologiques, multipliant exponentiellement les chances d’apparition de formes vivantes.

Vers de nouveaux horizons d’exploration

Prudents, les scientifiques insistent sur le caractère préliminaire de leurs conclusions. Des observations à plus haute résolution sont nécessaires pour confirmer définitivement la présence de ces molécules, et des études approfondies devront évaluer leur résistance aux conditions extrêmes de la formation stellaire.

Mais l’enthousiasme est palpable dans la communauté scientifique. Fadul évoque déjà les prochaines étapes : « Nous devrions explorer d’autres régions du spectre électromagnétique pour détecter des molécules encore plus évoluées. Qui sait ce que nous pourrions découvrir ?« 

Cette question résonne comme une invitation au rêve et à l’exploration, rappelant que l’univers n’a pas fini de nous surprendre et que la vie, peut-être, nous attend au détour de chaque étoile naissante.Dans le silence glacé de l’espace, à plus de 1 300 années-lumière de notre planète bleue, se joue peut-être l’une des histoires les plus fascinantes de la science moderne. Au cœur de la constellation d’Orion, une jeune étoile baptisée V883 Orionis livre ses secrets les plus intimes aux télescopes terrestres, révélant un trésor chimique d’une importance capitale pour comprendre l’origine de la vie.

Une chimie complexe au berceau des étoiles

Ce que les chercheurs ont découvert défie l’entendement : pas moins de 17 molécules organiques complexes tourbillonnent dans le disque de matière qui entoure cette protoétoile naissante. Parmi elles, l’éthylène glycol et le glycolonitrile, deux composés chimiques que les biologistes connaissent bien puisqu’ils constituent les précurseurs directs des éléments fondamentaux de l’ADN et de l’ARN.

Cette découverte, fruit du travail minutieux d’une équipe dirigée par Abubakar Fadul de l’Institut Max Planck d’astronomie, représente bien plus qu’une simple curiosité scientifique. Elle bouleverse littéralement notre compréhension de la distribution de la matière organique dans le cosmos et ouvre des perspectives vertigineuses sur l’omniprésence potentielle de la vie.

La révolution d’une théorie établie

Jusqu’à présent, la communauté scientifique adhérait à un modèle relativement pessimiste concernant la survie des molécules organiques lors de la formation stellaire. Les astronomes considéraient que les processus violents accompagnant la naissance des étoiles – éruptions de plasma, radiations intenses, températures extrêmes – détruisaient inexorablement la plupart des composés organiques complexes accumulés dans les nuages interstellaires.

Cette vision impliquait que seuls de rares systèmes planétaires, dans des conditions exceptionnellement favorables, pouvaient reconstituer localement ces briques chimiques essentielles. La vie apparaissait alors comme un phénomène d’une rareté extraordinaire, fruit de circonstances quasi miraculeuses.

Kamber Schwarz, co-auteur de l’étude et astrochimiste réputé, résume parfaitement le paradigme qui vient de s’effondrer : « Il semble maintenant que ce soit le contraire de ce que nous pensions. Nos observations suggèrent que les disques protoplanétaires héritent directement de molécules complexes issues de phases antérieures, et que leur enrichissement chimique se poursuit même pendant la formation du système. »

L’œil perçant d’ALMA révèle l’invisible

Cette révolution conceptuelle n’aurait pas été possible sans les performances extraordinaires de l’Atacama Large Millimeter/submillimeter Array, plus connu sous l’acronyme ALMA. Ce réseau de 66 radiotélescopes, perché dans l’aridité du désert chilien, possède une sensibilité inégalée pour détecter les signatures radio des molécules organiques dans l’espace.

C’est grâce à cet instrument d’exception que les chercheurs ont pu identifier les raies d’émission caractéristiques de ces 17 molécules organiques. Un exploit technique remarquable, rendu possible par un phénomène naturel inattendu : les éruptions périodiques de V883 Orionis génèrent suffisamment de chaleur pour sublimer les glaces du disque protoplanétaire, libérant dans l’espace les composés organiques qui y étaient piégés.

disque planètes vie
Cette vue d’artiste montre le disque planétaire autour de l’étoile V883 Orionis. Dans sa partie la plus externe, des gaz volatils sont gelés sous forme de glace, contenant des molécules organiques complexes. Une explosion d’énergie provenant de l’étoile chauffe le disque interne à une température qui évapore la glace et libère les molécules complexes, permettant ainsi aux astronomes de la détecter. L’image insérée montre la structure chimique des molécules organiques complexes détectées et présumées dans le disque protoplanétaire (de gauche à droite) : propionitrile (cyanure d’éthyle), glycolonitrile, alanine, glycine, éthylène glycol et acétonitrile (cyanure de méthyle). Crédit : ESO/L. Calçada/T. Müller (MPIA/HdA)

Un continuum chimique de l’espace aux planètes

Les implications de cette découverte, rapportée dans he Astrophysical Journal Letters, dépassent largement le cadre de l’astronomie pure. Si ces résultats se confirment, ils établissent l’existence d’une continuité chimique directe entre les vastes nuages moléculaires interstellaires et les systèmes planétaires achevés. Cette « ligne droite d’enrichissement chimique », pour reprendre les termes de Fadul, transformerait radicalement notre perception de la probabilité d’émergence de la vie dans l’univers.

Au lieu d’être un accident cosmique rarissime, la vie pourrait représenter une conséquence quasi inévitable de l’évolution chimique naturelle de la matière interstellaire. Chaque nouveau système planétaire hériterait ainsi d’un patrimoine moléculaire déjà riche en précurseurs biologiques, multipliant exponentiellement les chances d’apparition de formes vivantes.

Vers de nouveaux horizons d’exploration

Prudents, les scientifiques insistent sur le caractère préliminaire de leurs conclusions. Des observations à plus haute résolution sont nécessaires pour confirmer définitivement la présence de ces molécules, et des études approfondies devront évaluer leur résistance aux conditions extrêmes de la formation stellaire.

Mais l’enthousiasme est palpable dans la communauté scientifique. Fadul évoque déjà les prochaines étapes : « Nous devrions explorer d’autres régions du spectre électromagnétique pour détecter des molécules encore plus évoluées. Qui sait ce que nous pourrions découvrir ?« 

Cette question résonne comme une invitation au rêve et à l’exploration, rappelant que l’univers n’a pas fini de nous surprendre et que la vie, peut-être, nous attend au détour de chaque étoile naissante.

4 avril 2026 Pourquoi peu d’eaa sur Mars?

Pourquoi peu d’eau sur Mars ?

Mars est connue pour sa fine atmosphère, où le CO2 domine et fournit l’essentiel de la masse et de la pression atmosphériques, cette dernière comparable à celle que l’on trouve dans la stratosphère de la Terre à plus de 30 kilomètres au-dessus de la surface.

Mais quid de l’eau ? L’eau sur Mars s’observe actuellement à la surface sous la forme d’une couche de glace au pôle nord épaisse de plusieurs kilomètres, sous forme de givre saisonnier aux périodes de l’année les plus froides, et dans l’atmosphère, sous forme de vapeur et de glace dans les nuages. Néanmoins, l’atmosphère martienne est extrêmement sèche en comparaison de la Terre : en proportion, 100 fois moins d’eau est présente dans l’atmosphère de Mars que dans celle de la Terre. Alors que les précipitations sur Terre se traduisent par des pellicules d’eau de plusieurs centimètres, l’eau que l’on ferait précipiter sur Mars ne formerait qu’une fine pellicule inférieure au millimètre.

De nouvelles données permettent de mieux comprendre pourquoi il n’y a (presque) plus d’eau sur Mars alors qu’elle a dû être abondante par le passé.

L’eau s’échappe de l’atmosphère martienne

Car tout indique que Mars n’a pas toujours été la planète froide et aride que l’on connaît aujourd’hui. Mars expose de nombreux témoignages à sa surface d’un passé lointain – environ quatre milliards d’années en arrière, où l’eau liquide circulait à grands flots et stagnait sous forme de bassins ou de lacs, tels que dans le cratère Jezero que le rover Perseverance est en train d’explorer à la recherche de traces de vie passée.

Le cratère Jézéro, où a atterri Perseverance en février 2021, était un lac dans un passé lointain. NASA/JPL-Caltech

Pour que l’eau liquide circule autant et réside en surface suffisamment longtemps pour creuser toutes ces empreintes, il faut invoquer un climat radicalement différent de celui que l’on observe actuellement. Mars, Terre et Vénus ont sans doute été accrétées à partir des mêmes matériaux de base, ce qui signifie qu’elles ont dû connaître de grandes similitudes très tôt dans leur histoire. Mais alors que la Terre et Vénus ont conservé l’essentiel de leur atmosphère épaisse, Mars, de par sa faible taille et sa faible gravité, n’a pas pu retenir son atmosphère au cours du temps.



C’est en effet cette « théorie de l’échappement » qui permet d’expliquer la ténuité actuelle de l’atmosphère de Mars. Cet échappement se produ très haut dans l’atmosphère.

Les drones de combat

Parallèlement à des usages civils, tels que la répation des immeubles . ou le contrôle des récoltes, les drones sont de plus utisés dans les affrontements militaires.ou less activités terroristes.

A cet égard lls doivent avoir toutes les qualités militaro-industrielles que l’industrie propose aux forces armes.

Ils doivent être autonomes, pour ne pas exiger un contrôle permanent du commandemnt. Un bon drone se pilotera,lotera de lui-même en fontion des ordres généraus sreçus.

Ils doivent pouvoir embarquertous les instrumende localisation et d’intervention nécessaires à ses missions . Enfin ils doivent être évoltif pour tenir commte des progès de lindustriev

Historique Wikipedia

L’utilisation de drone de combat a débuté durant la Seconde Guerre mondiale. Le STAG-1 (Special Task Air Group One) de la United States Navy utilisa un total de 42 drones Interstate TDR-1[3], considéré comme l’un des premiers missiles de croisière[4], armé d’une bombe ou torpille d’une tonne au combat guidé par un avion mère Grumman TBF Avenger, 37 d’entre eux ont atteint leurs zones affectées cibles et au moins vingt-et-un ont réussi leur attaque[5]. La première mission de combat a eu lieu le 27 septembre 1944 contre des navires marchands japonais à l’ancre. Il organisa quatre missions en octobre 1944 utilisant quatre engins à chaque fois. Le 5, ils attaquent avec succès des installations antiaériennes à Rabaul lors de la campagne de Bougainville[6], deux autres missions le 9 et 15 sur Matupi furent des échecs et la quatrième le 26 sur Rabaul réussit[7].

Durant la guerre froide et la guerre du Vietnam, l’effort de reconnaissance et de guerre électronique voire de leurre pour la défense antiaérienne prime mais des tests de drones armés continuent ; en 1971, le premier missile air-sol AGM-65 Maverick lancé par un aéronef téléguidé Ryan Firebee[8] réussit à détruire une cible d’essai dans le désert de Mojave. Des versions améliorées furent testées par la suite mais leur développement fut stoppé en partie à cause de certains responsables de l’USAF, qui ont vu les drones de combat comme une « concurrence » à l’avion piloté conventionnel[9] et les négociations sur la limitation des armements stratégiques.

Durant la guerre Iran-Irak, les forces armées iraniennes équipent vers la fin du conflit des Ghods Mohajer-1, développés à l’origine à des fins de reconnaissance des lignes adverses et guidés à vue, de 6 roquettes de RPG-7 et les utilisent pour des frappes sur le champ de bataille contre l’armée irakienne[10].

En 1995, le Predator développé aux États-Unis commence à opérer des missions de surveillance durant la guerre de Bosnie. Durant la guerre du Kosovo début 1999, on décide d’en équiper en urgence de désignateur laser pour guider les frappes des avions de combat de l’OTAN mais le conflit se termine un jour après leur première mission de ce type. Il est décidé ensuite de combiner la fonction de « capteur » et de « tireur » pour réduire considérablement le temps de réaction.

Le 16 février 2001, un Predator tire avec succès pour la première fois un missile antichar AGM-114 Hellfire en vol lors d’essais. Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, les trois premiers Predator armés sont embarqués dans un McDonnell Douglas C-17 Globemaster III à destination du Moyen-Orient.

Le 23 décembre 2002 a lieu le premier combat aérien d’un drone lorsqu’un Predator en mission de reconnaissance en Irak tire deux missiles Stinger sans succès contre un MiG-25 irakien l’attaquant. Le MiG abat le Predator par un missile mais en démontrant une capacité d’autodéfense des drones, cela a évité que ceux-ci soient attaqués par la suite[11].

D’autres États utilisent depuis les années 2010 des drones de combat, ainsi le 7 septembre 2015, l’aviation pakistanaise annonce sa première frappe d’un camp terroriste depuis un drone de conception locale[12] tandis que des drones de combat d’origine chinoise tels le Wing Loong et le CH-4 Rainbow de CASC Rainbow sont opérés par l’Arabie Saoudite, l’Égypte, le Nigeria et l’Irak entre autres.

Dans le secteur des drones de combat, les États-UnisIsraël, la Turquie, la Chine et l’Iran sont les rares pays à produire en masse et exporter des drones militaires aux autres pays[13].

Le New York Times indique dans une enquête publiée en 2021 que le nombre de civils tués depuis 2014 par les drones américains est très supérieur aux 1 417 victimes officiellement reconnues par l’armée, le quotidien faisant état de milliers de morts dont beaucoup d’enfants[14].

Depuis la fin 2023, la Turquie a vendu à l’armée soudanaise des drones à hauteur de plus de 120 millions de dollars, selon un reportage du Washington Post. Le matériel inclut huit TB2 et des centaines d’ogives. Les drones turcs s’ajoutent aux drones iraniens Mohajer-6 que les FAS utilisent depuis la fin 2023. Les FSR ont riposté en accroissant leur emploi des drones, souvent contre des sites civils tels que les hôpitaux. Les analystes déclarent que l’emploi des drones, notamment les Bayraktar TB2, dans les zones urbaines à haute densité de population a conduit à une hausse du nombre de victimes civiles[15].

Trump et Cuba

MIAMI, 27 mars (Reuters) – Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que « Cuba (était) la suivante » lors d’un discours prononcé à Miami durant lequel il a vanté les succès de l’armée américaine au Venezuela et en Iran.

Bien que Donald Trump n’ait pas précisé ce qu’il prévoyait de faire à Cuba, il a fréquemment déclaré qu’il pensait que le gouvernement de La Havane était proche de l’effondrement.

« J’ai bâti cette grande armée. J’ai dit: ‘Vous n’aurez jamais besoin de l’utiliser.’ Mais parfois, vous devez l’utiliser. Et au fait, Cuba est la suivante », a dit le président américain vendredi.

« Mais faites comme si je n’avais rien dit. Faites comme si je n’avais rien dit. »

L’administration américaine a récemment ouvert des négociations avec certains dirigeants de Cuba. Donald Trump a exprimé à plusieurs reprises par le passé sa volonté de s' »occuper » de Cuba.

Dans le sillage de la capture par l’armée américaine du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas en janvier dernier, le locataire de la Maison blanche avait prévenu Cuba de conclure un accord « avant qu’il ne soit trop tard ».

(Ryan Patrick Jones; version française Camille Raynaud)

par Steve Holland et Gram Slattery

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Le paresseux géant

Le paresseux géant, ou Megatherium, était l’un des plus grands membres de la mégafaune du Pléistocène. Mesurant jusqu’à 6 mètres et pesant jusqu’à 4,5 tonnes, il était connu pour sa grande taille et sa capacité à vivre en groupe pour se protéger des prédateurs. Cependant, il a disparu il y a environ 10 000 ans, probablement en raison de la chasse par les premiers humains et des changements climatiques qui ont réduit la disponibilité de nourriture. 

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neutrinos cosmiques

Il s’agit du phénomène le plus violent que l’on connaisse

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Neutrinos cosmiques

Les neutrinos cosmiques sont des particules subatomiques presque sans masse et presque sans charge électrique, ce qui les rend presque invisibles. Ils agissent comme messagers des phénomènes cosmiques et proviennent d’événements énergétiques tels que les supernovae. Les neutrinos sont plus abondants que la matière noire et leur observation complémente les données obtenues par des instruments traditionnels. L’étude des neutrinos offre une perspective unique sur la structure et le fonctionnement de l’univers, en permettant aux chercheurs d’explorer des situations extrêmes et de mieux comprendre des concepts tels que la matière noire et les processus énergétiques se produisant aux confins du cosmos.

Sauropode

Les sauropodes (Sauropoda) sont un infra-ordre fossile de dinosaures quadrupèdes herbivores, appartenant au sous-ordre des sauropodomorphes. Ils vécurent du Jurassique moyen au Crétacé supérieur, succédant aux prosauropodes sur l’ensemble de la planète. On compte parmi les sauropodes les plus longs et les plus imposants dinosaures (brachiosaurediplodocussauroposeidon) et, par conséquent, les plus grands animaux qui aient vécu sur les continents, et parmi les plus grands ayant existé sur la planète Terre, avec la baleine bleue. Voici une liste partielle des familles :

C’est Othniel Charles Marsh qui forgea, en 1878, le mot sauropode soit « pied de lézard » en grec[1].

Les découvertes de fossiles complets de sauropodes sont rares. De nombreuses espèces, et plus spécialement les plus grandes, ne sont connues qu’à partir d’ossements isolés et désarticulés. Beaucoup de spécimens quasi complets n’ont pas de tête, d’appendices caudaux ou de membres. Ces animaux vivaient toutefois en troupeaux, et comme les troupeaux pouvaient connaître des mortalités de masse, on peut, avec des fossiles de plusieurs individus incomplets de même âge, reconstituer un squelette complet[2].

Étymologie

Le mot sauropod (transcrit sauropode en français) a été forgé en 1878 par Othniel Charles Marsh[3], à partir des racines grecques sauro- (σαῦρος / saüros, « lézard ») et -pod (πούς, ποδός / poüs, podos, « pied »).

Description

Les sauropodes étaient des quadrupèdes herbivores, habituellement avec un long cou et des dents en forme de spatule : base large, col étroit. Ils avaient une petite tête, un corps énorme et, en général, une longue queue. Leurs pattes épaisses se terminaient par de gros pieds à cinq orteils, bien que trois seulement fussent pourvus de griffes. Quelques-uns, tels les diplodocidés, avaient un port de tête bas, tandis que d’autres, comme le Camarasaurus, avaient un port de tête haut.

Dimensions

Squelette de Brachiosaurus brancai, le plus grand sauropode connu à partir de spécimens quasi complets (Musée d’histoire naturelle de Berlin).

La caractéristique la plus remarquable des sauropodes était leur taille. Même les sauropodes nains comme l’Europasaurus (peut-être cinq à six mètres) faisaient partie des plus gros animaux de leur écosystème. Leurs seuls véritables concurrents en termes de taille sont les rorquals. Mais, à la différence des baleines, les sauropodes vivaient tous sur la terre ferme.

Tailles comparées des plus grands sauropodes connus (selon les schémas de squelettes établis par Scott Hartman et Kenneth Carpenter) :
     Amphicoelias fragillimus
     Bruhathkayosaurus matleyi
     Sauroposeidon proteles
     Argentinosaurus huinculensis
     Diplodocus hallorum
     Supersaurus vivianae

Leur schéma corporel ne variait pas autant que celui des autres dinosaures, peut-être en raison de contraintes dimensionnelles, mais ils présentaient tout de même une grande variété. Certains, comme les diplodocidés, étaient extrêmement longs et possédaient une queue démesurément longue, qu’ils pouvaient peut-être faire claquer comme un fouet[4]. Le Supersaurus, avec 40 m, est probablement le plus long, mais d’autres, tels le Diplodocus (l’ancien détenteur du record), restent extrêmement longs. L’Amphicoelias fragillimus, dont on ne possède plus que l’esquisse d’une seule vertèbre, aurait eu une colonne vertébrale encore plus longue que celle de la baleine bleue. Le plus long des animaux terrestres en vie aujourd’hui, le python réticulé, n’atteint qu’une longueur de 10 m.

D’autres, comme les brachiosauridés, étaient de haute taille, avec de hautes épaules et un cou extrêmement long. Le Sauroposeidon avait probablement la plus haute stature, atteignant 18 mètres, le précédent record de hauteur étant détenu par le Mamenchisaurus. En comparaison, la girafe, l’animal le plus grand de nos jours, n’atteint que 4,80 m à 5,5 m de haut.

Certains étaient incroyablement massifs : l’Argentinosaurus est probablement le plus lourd avec 80 à 100 tonnes, bien que le Paralititan, l’Andesaurus, l’Antarctosaurus, et l’Argyrosaurus soient de dimensions comparables. Il existe un indice très mince d’un titanosaure encore plus massif, le Bruhathkayosaurus, qui pourrait avoir pesé entre 175 et 220 tonnes ! Le plus gros animal terrestre actuel, l’éléphant d’Afrique, ne pèse pas plus de 10 tonnes.

Parmi les plus petits des sauropodes, se trouvaient l’Ohmdenosaurus (4 m de long), le titanosaure nain Magyarosaurus (5,30 m) et le brachiosauridé nain Europasaurus, qui mesurait 6,20 mètres à l’âge adulte[5]. Sa petite stature résultait vraisemblablement du nanisme insulaire d’une harde de sauropodes isolés, sur une île qui correspond à l’Allemagne actuelle. Remarquable également est le sauropode diplodocoïdé Brachytrachelopan, qui était le plus petit membre du groupe en raison de son cou inhabituellement court. Contrairement aux autres sauropodes, dont le cou pouvait atteindre jusqu’à quatre fois la longueur du tronc, le cou des Brachytrachelopans était plus court que le tronc.

Membres et extrémités

Quadrupèdes massifs, les sauropodes développèrent des membres spécialement adaptés pour supporter un poids très élevé. Les membres postérieurs étaient larges, et possédaient trois griffes chez la plupart des espèces. Particulièrement inhabituels en comparaison des autres animaux, les membres antérieurs étaient très particuliers (manus). Les pieds des antérieurs des sauropodes étaient très différents de ceux des gros quadrupèdes modernes, comme l’éléphant. Au lieu d’être évasés pour créer un pied à large appui comme chez ces derniers, les os de la manus étaient arrangés en colonnes complètement verticales, avec des phalanges extrêmement diminuées (bien que les sauropodes les plus primitifs, comme le Vulcanodon et le Barapasaurus, eussent des pieds avant évasés comportant des doigts). Les pieds avant étaient tellement modifiés chez les eusauropodes que les doigts individuels ne devaient pas être discernables, avec une manus en forme de sabot[6].

La disposition des colonnes (métacarpales) du pied avant chez les eusauropodes était semi-circulaire, de sorte que les empreintes de pas des sauropodes sont en forme de fer à cheval. Contrairement aux éléphants, l’examen des empreintes montre que les sauropodes n’avaient pas de coussinets pour soutenir les pieds avant, ce qui les rendait concaves[7]. La seule griffe visible chez la plupart des sauropodes était la griffe du pouce, nettement distincte (associée avec le doigt 1). Presque tous les sauropodes possédaient une telle griffe, bien que son utilité soit inconnue. La griffe était très grande (mais également longue et latéralement plate) chez les diplodocidés, et très petite chez les brachiosauridés, dont certains paraissent avoir complètement perdu cette griffe, d’après l’examen des traces de pas[8].

Les titanosaures perdirent de même complètement la griffe du pouce (à l’exception de formes primitives telles que les Janenschia). Les titanosaures étaient presque insolites chez les sauropodes, car en plus de la griffe externe, ils perdirent complètement les doigts des pieds avant. Les titanosaures évolués n’avaient ni doigts ni phalanges, et marchaient seulement sur des « moignons » en forme de fer à cheval, composés des os en forme de colonne du métacarpe[9].

Des empreintes au Portugal montrent que, au moins chez quelques sauropodes (probablement des brachiosauridés), le bas et les côtés de la colonne du pied avant étaient vraisemblablement recouverts de petites écailles épineuses, qui ont laissé des entailles sur les empreintes[10]. Chez les titanosaures, les extrémités des métacarpes qui faisaient contact avec le sol était inhabituellement larges et carrées. Quelques spécimens conservent des tissus mous couvrant cette surface, ce qui permet de supposer que les pieds avant était entourés d’une sorte de coussinet chez ces espèces[9].

Sacs aériens

Comme d’autres dinosaures saurischiens (tels que les oiseaux et autres théropodes), les sauropodes possédaient un système de sacs aériens, dont l’existence est prouvée d’après les indentations et les cavités de la plupart de leur vertèbres. On appelle de telles ouvertures dans le dos, le cou et l’appendice caudal, pneumaticité, et des os creux, pneumatiques sont caractéristiques des sauropodes[11].

Le caractère creux des os des sauropodes, similaire à celui des oiseaux, fut mis en évidence tôt dans l’étude de ces animaux, et en fait, un spécimen de sauropode découvert au XIXe siècle, l’Ornithopsis, fut d’abord confondu avec un ptérosaure volant, précisément à cause de cette particularité[12].

Armure

Certains sauropodes avaient une armure. Il existait des genres dont le dos était couvert d’épines, tels que l’Agustinia, certains d’entre eux, comme le Shunosaurus, possédaient une petite massue, le Saltasaurus et l’Ampelosaurus avaient de minuscules ostéodermes recouvrant des portions de leurs corps.

Paléobiologie

Troupeaux et soins aux petits

Quelques sauropodes, tels que les Alamosaurus sanjuanensis, formaient des troupeaux regroupés selon l’âge.

De nombreux indices fossilisés, que ce soit les gisements d’ossements ou les empreintes de pas, indiquent que les sauropodes étaient des animaux grégaires. Cependant, la composition des troupeaux variait selon les espèces. Quelques gisements d’os, par exemple dans un site du Jurassique moyen en Argentine, semblent montrer des troupeaux composés d’individus de divers âges, mélangeant les jeunes et les adultes. Toutefois, quantité d’autres sites de fossiles et d’empreintes indiquent que de nombreuses espèces de sauropodes se déplaçaient en troupeaux formés selon l’âge, les jeunes formant des troupeaux séparés des adultes. De telles stratégies de regroupement ont été mises en évidence chez l’Alamosaurus, le Bellusaurus, et quelques diplodocidés[13].

Devant l’évidence de divers type de troupeaux, Myers et Fiorillo essayèrent d’expliquer pourquoi les sauropodes paraissent avoir souvent formé des troupeaux séparés par l’âge. Des études de l’usure des dents au microscope suggèrent que les sauropodes juvéniles avaient un régime alimentaire différent de celui des adultes. Par conséquent, se regrouper indistinctement n’aurait pas été aussi productif que le regroupement par âge, où des membres individuels pouvaient fourrager de manière coordonnée. L’énorme différence de taille entre les petits et les adultes a pu également jouer son rôle dans les différentes stratégies alimentaires et de regroupement[13].

Puisque la ségrégation entre petits et adultes devait se mettre en place peu après l’éclosion, Myers et Fiorillo conclurent que les espèces aux troupeaux séparés par l’âge ne devaient guère prendre soin de leurs petits, si ce n’est même pas du tout[13]. D’autre part, les scientifiques qui ont étudié les sauropodes aux troupeaux d’âge indistinct suggèrent que ces espèces devaient prendre soin de leurs petits sur une période étendue avant que les petits atteignissent l’âge adulte[14].

Savoir comment la répartition entre troupeaux séparés par l’âge et troupeaux indifférenciés variait selon les espèces est impossible. D’autres exemples de comportement grégaire devront être découverts à partir d’autres espèces de sauropodes pour parvenir à déterminer un éventuel schéma de répartition[13].

Position cabrée

Squelette monté d’un Barosaurus lentus, illustrant la station redressée tripodale.

Tôt dans l’histoire de leurs études, des scientifiques comme Osborn ont supposé que les sauropodes étaient capables de se redresser sur leurs membres postérieurs, utilisant la queue comme la troisième « patte » d’un trépied[15]. Un montage du squelette montrant le diplodocidé Barosaurus lentus se redressant sur ses pattes arrière à l’American Museum of Natural History est une illustration de cette hypothèse. Dans un article de 2005, Carpenter et Tidswell ont objecté que si les sauropodes avaient adopté occasionnellement une posture bipède, il y aurait des traces de fractures de fatigue sur les « mains » des membres supérieurs. Néanmoins, aucune ne fut découverte après qu’ils eurent examiné un grand nombre de squelettes de sauropodes[16].

Heinrich Mallison a été le premier, en 2009, à étudier la possibilité physique que divers sauropodes aient pu se cabrer dans une posture tripodale. Mallison a découvert que certaines caractéristiques reliées à l’adaptation au cabrage étaient, en fait, sans relation (comme des os larges de la hanche, chez les titanosaures) ou auraient rendu le cabrage très difficile. Par exemple, les titanosaures avaient une colonne vertébrale particulièrement souple, ce qui aurait réduit la stabilité de la posture tripodale et aurait exercé plus de tension sur les muscles. De même, il est improbable que les brachiosauridés aient pu se redresser sur leurs membres postérieurs, étant donné que leur centre de gravité se situait beaucoup plus en avant que chez les autres sauropodes, ce qui aurait rendu une telle posture instable[17].

À l’inverse, les diplodocidés semblent avoir été bien adaptés pour se cabrer en posture tripodale. Ceux-ci possédaient un centre de gravité directement au-dessus des hanches, ce qui leur procurait un plus grand équilibre sur deux pattes. Les diplodocidés avaient également le cou le plus mobile des sauropodes, une ceinture pelvienne bien musclée, et des vertèbres caudales à forme spécialisée qui permettait à la queue de supporter leur poids au point de contact avec le sol. Mallison en conclut que les diplodocidés étaient mieux adaptés pour se cabrer que les éléphants, qui le font occasionnellement dans la nature. Les diplodocidés semblent, toutefois, être les seuls sauropodes qui fussent aptes à cette posture[17].

Position du cou et de la tête

Il y a controverse pour savoir si les sauropodes portaient leur tête verticalement ou horizontalement. L’affirmation selon laquelle leur long cou permettait aux sauropodes de brouter dans les hauts arbres a été remise en cause sur la base d’un calcul de l’énergie nécessaire pour créer la pression artérielle nécessaire à la tête, si elle était maintenue verticalement. Ces calculs suggèrent que cela aurait exigé la moitié de sa ration alimentaire[18]. Qui plus est, pour irriguer la tête tenue verticalement, une pression sanguine de 700 mmHg aurait été nécessaire au niveau du cœur. Cela aurait requis que leur cœur fût 15 fois plus gros que celui des baleines de même taille[19],[20]. Ce qui donne à penser qu’il est plus probable que le long cou était tenu horizontalement et balancé de droite à gauche pour leur permettre de se nourrir de plantes sur une large étendue sans besoin de mouvoir leur corps — une économie d’énergie importante pour des animaux de trente à quarante tonnes. À l’appui de cette théorie, des reconstructions du cou du Diplodocus et de l’Apatosaurus montrent qu’il est droit à la base avec une légère inclinaison qui oriente leur tête dans une « position neutre et non-fléchie » quand elle est proche du sol[21].

Traces de pas et locomotion

Empreintes de sauropodes, Coisia, France

On sait que les sauropodes ont laissé de très nombreuses traces de pas avec des empreintes de pieds (qu’on appelle ichnites[22]) sur la plupart des continents. Les ichnites ont permis d’élaborer d’autres hypothèses biologiques concernant les sauropodes, y compris les pieds avant et arrière (cf. supra « Membres et extrémités »). Les empreintes des pieds de devant sont beaucoup plus petites que celles des pieds de derrière, et sont souvent en forme de croissant. Parfois, les ichnites conservent des traces de griffes et permettent de déterminer quels groupes de sauropodes ont perdu des griffes ou même des orteils de leurs pieds avant[23]. Les traces de pas des sauropodes se divisent généralement en trois catégories fondées sur la distance entre membres opposés : petit écartement, écartement moyen et grand écartement. L’écartement des traces de pas permet de déterminer l’écart entre membres de divers sauropodes, et comment cet écart influençait leur manière de marcher[23]. Une étude menée en 2004 par Day et ses collègues a établi qu’un schéma général se dégageait parmi les groupes de sauropodes évolués, dont chaque famille de sauropodes se caractérisait par un certain écartement visible sur les traces de pas. Ils ont découvert que la plupart des sauropodes autres que les titanosaures présentaient un écartement étroit, avec des empreintes profondes de la griffe du gros orteil des pieds de devant. Les traces à écartement moyen avec empreinte du pouce provenaient probablement de brachiosauridés et d’autres titanosauriformes primitifs, qui développaient des membres à écartement plus large mais retenaient leurs griffes. Les membres à écartement large étaient détenus par des titanosaures évolués, dont les traces de pas montrent un écartement large et l’absence de griffes ou d’orteils sur les pieds avant[24].

La plus longue piste de sauropode au monde (155 m) a été exhumée sur le site de Dinoplagne, dans l’Ain (France). Elle date d’environ 150 millions d’années[25],[26].

Évolution de la taille

Plusieurs scientifiques ont essayé d’aborder les raisons pour lesquelles les sauropodes atteignaient des tailles aussi énormes. Des tailles gigantesques furent atteintes tôt dans l’évolution des sauropodes, dès les premiers d’entre eux, au Trias supérieur. Selon Kenneth Carpenter, quelle que soit la pression évolutive qui ait entraîné une grosse taille, elle doit avoir été présente depuis les origines du groupe[27].

Des études sur les mammifères herbivores qui atteignent une grande taille, tels que les éléphants, ont établi qu’une taille plus grande chez les herbivores entraine une plus grande efficacité pour digérer la nourriture. Comme les animaux plus gros ont des systèmes digestifs plus longs, la nourriture est gardée sur des périodes nettement plus longues, ce qui permet aux gros animaux d’exploiter des sources de nourriture de moins bonne qualité. Cela est particulièrement vrai des animaux qui ont un grand nombre de chambres de fermentation le long des intestins, ce qui permet la prolifération microbienne et la fermentation de la matière végétale, favorisant ainsi la digestion.

Plusieurs innovations ont probablement joué un rôle clé dans l’évolution du gigantisme chez les sauropodes[28]. Parmi les causes révélant pourquoi ils sont devenus plus grands que les autres animaux terrestres en général, figurent[29] : leur petite tête en lien avec l’absence de mastication et donc de muscles masticateurs volumineux (les mâchoires des sauropodes servent uniquement à la prise de nourriture), la conservation de cette taille réduite étant un prérequis nécessaire au développement d’un long cou[30] ; leur long cou en lien probable avec un rôle de thermolyse privilégié[31] et en lien avec une spécialisation alimentaire en hauteur qui aboutit à une différenciation de niche ; l’absence de soins parentaux qui favorise la croissance plus rapide des petits ; leur corps rempli d’air, avec notamment un système complexe de sacs aériens à l’intérieur et autour de leurs os, qui les rendent plus légers et diminuent le risque de surchauffe.

Paléoécologie

Paléobiologie et paléoécologie d’un Sauropode (Alamosaurus).

À travers leur évolution, les dinosaures sauropodes vivaient principalement sous des climats présentant une longue saison sèche pendant laquelle la disponibilité et la qualité de la nourriture diminuaient. L’environnement de la plupart des sauropodes géants du Jurassique supérieur, tels que l’Amphicoelias, était essentiellement la savane plus ou moins arborée, semblable aux milieux où vivent les herbivores géants modernes, ce qui conforte l’hypothèse d’une nourriture de faible qualité en saison sèche, favorisant les herbivores géants. Carpenter a soutenu que les autres bénéfices d’une grande taille, tels qu’une relative immunité vis-à-vis des prédateurs, une plus faible dépense d’énergie et une plus grande longévité, étaient probablement des avantages secondaires et que les sauropodes atteignaient une grande taille principalement en raison d’une digestion plus efficace[27].

Histoire de la découverte

Les premiers restes fossiles fragmentaires, reconnus maintenant comme ceux de sauropodes, venaient tous d’Angleterre, et furent interprétés, au départ, de diverses manières. Leur lien avec les autres dinosaures ne fut reconnu que bien après leur découverte initiale.

Première reconstitution d’un sauropode, squelette de Camarasaurus supremus par John A. Ryder, 1877.
Squelette reconstitué moderne d’un Camarasaurus.

Le premier fossile de sauropode décrit scientifiquement était une unique dent, nommée par son descripteur (non-linnéen) Rutellum implicatum[32]. Ce fossile fut décrit par Edward Lhuyd en 1699, mais ne fut pas reconnu comme celui d’un reptile préhistorique géant, sur le moment[33]. Les dinosaures ne furent reconnus comme groupe que plus d’un siècle plus tard.

Richard Owen publia la première description scientifique moderne des sauropodes, dans son rapport nommant le Cetiosaurus et le Cardiodon. Le Cardiodon n’était connu qu’à partir de deux dents inhabituelles en forme de cœur (desquelles il tira son nom), qui ne pouvaient être identifiées au-delà du fait qu’elle provenaient d’un reptile inconnu jusqu’alors. Le Cetiosaurus était un peu mieux connu, mais avec des restes encore fragmentaires. Owen pensa, à l’époque, que le Cetiosaurus était un reptile marin géant apparenté aux crocodiles modernes, d’où son nom, qui signifie « lézard-baleine ». Un an plus tard, quand Owen forgea le mot Dinosauria, il n’inclut pas Cetiosaurus et Cardiodon dans le groupe[34].

En 1850, Gideon Mantell reconnut la nature « dinosaurienne » de plusieurs os attribués au Cetiosaurus par Owen. Mantell remarqua que les os cruraux contenaient une cavité médullaire propre aux animaux terrestres. Il classa les échantillons dans un nouveau genre, Pelorosaurus, qu’il rattacha aux dinosaures. Cependant, Mantell ne reconnaissait toujours pas le lien de parenté avec le Cetiosaurus[12].

La découverte suivante de sauropode également rattachée à quelque chose d’autre qu’un dinosaure, est un ensemble de vertèbres de la hanche, décrites par Harry Seeley en 1870. Seeley trouva que les vertèbres présentaient une structure très légère pour leur taille, et qu’elles contenaient des ouvertures pour des sacs aériens (pneumatisation). Des sacs aériens semblables n’étaient connus, à l’époque, que sur les oiseaux et les ptérosaures, et Seeley considéra les vertèbres comme appartenant à un ptérosaure. Il nomma le nouveau genre Ornithopsis, ou « face d’oiseau », pour cette raison[12].

Quand Phillips décrivit des échantillons plus précis du Cetiosaurus en 1871, il reconnut finalement l’animal comme un dinosaure apparenté au Pelorosaurus[35]. Néanmoins, ce n’est pas avant la description de nouveaux squelettes presque complets trouvés aux États-Unis (représentant l’Apatosaurus et le Camarasaurus), plus tard la même année, qu’une nouvelle image des sauropodes émergea. Une reconstitution approximative d’un squelette complet de sauropode fut réalisée par John A. Ryder, d’après les restes d’un Camarasaurus, bien que de nombreuses caractéristiques fussent encore inexactes ou incomplètes, selon les découvertes et études biomécaniques ultérieures[36]. De même, en 1877, Richard Lydekker nomma un autre parent du Cetiosaurus, le Titanosaurus, d’après une vertèbre isolée[12].

En 1878, le sauropode le plus complet jamais découvert fut décrit par Othniel Charles Marsh, qui le baptisa Diplodocus. Avec cette découverte, Marsh créa aussi un nouveau groupe pour accueillir les Diplodocus, les Cetiosaurus, afin de les différencier des autres grands groupes de dinosaures, car les listes de leurs parents étaient en augmentation. Marsh nomma ce groupe Sauropoda, ou « pieds de lézard »[12].

En 2000, une équipe de chercheurs de la société pétrolière Sonatrach, ont découvert près de Aïn Sefra au sud-est de Naâma en Algérie, 250 à 350 vertèbres caudales, dorsales, lombaires, cervicales, griffes, métapodes et côtes de cette espèce. Il mesure 12 mètres de longueur et il a un long cou et une longue queue. Il a quatre pattes et ressemble un peu au diplodocus. On la surnommé Chebsaurus algeriensis[37].

Classification

La classification des sauropodes s’est nettement stabilisée ces dernières années, bien qu’il y ait toujours des incertitudes, comme la position de l’Euhelopus, de l’Haplocanthosaurus, du Jobaria et des Nemegtosauridae. Ce qui suit sont deux récentes classifications alternatives (indiquant seulement les clades supra-génériques, dans le second exemple). Il ne s’y trouve en aucune manière de liste exhaustive des schémas de classification des sauropodes récents. En certains cas, des familles telles que les Vulcanodontidae, les Cetiosauridae et les Omeisauridae n’y sont pas incluses parce qu’elles sont considérées comme paraphyletiques, ou même (dans le cas des Camarasauridae), comme polyphyletiques.

Taxonomie

Cette taxonomie ci-après suit Wilson & Sereno 1998, Yates 2003, Galton 2001 [1] [archive] et Wilson 2002[38], avec rangs d’après Benton, 2004[39].

26 Mars 2026 Artemis 2. Comment la Nasa prépare son retour sur la Lune

Plus de 50 ans après la fin du programme Apollo et le dernier vol habité vers la Lune, trois hommes et une femme s’apprêtent à embarquer pour une épopée lunaire, qui débutera début avril, devant inaugurer une nouvelle page de la conquête spatiale américaine.

Avec plusieurs années de retard, la mission Artemis 2 de la NASA doit décoller de Floride à partir du 1er avril, et s’aventurer jusqu’au satellite naturel de la Terre pour en faire le tour sans s’y poser, comme Apollo 8 en 1968.

Les Américains Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch et pour la première fois un Canadien, Jeremy Hansen, prendront part à ce voyage d’environ dix jours, le premier vol habité de la nouvelle fusée lunaire de la Nasa, baptisée SLS.

Cette imposante fusée blanche et orange, haute de 98 mètres et non réutilisable, emmènera dans les années suivantes d’autres missions pour établir progressivement une base sur le sol lunaire, théoriquement pour s’en servir de tremplin pour aller plus loin.

« Nous allons retourner sur la Lune car il s’agit de la prochaine étape de notre voyage vers Mars« , résume le commandant d’Artémis 2, Reid Wiseman, dans un podcast de la Nasa.

Autres premières: ce vol lunaire sera le premier de l’Histoire à emmener une femme, une personne de couleur et un non-Américain.

Un pas de plus dans la course à l’espace

Les missions Artémis, nommées en l’honneur de la déesse jumelle d’Apollon (Apollo en anglais), se déroulent sous la pression implicite de la Chine, qui ambitionne de marcher sur la Lune d’ici 2030.

Washington ne rejoue pas pour autant la course à l’espace des années 1960 contre l’Union soviétique, estime Matthew Hersch, professeur d’histoire spatiale à Harvard,