Et si l’univers etait simple 14/3/2006

Et si l’Univers était simple ? Une nouvelle théorie quantique que le physicien Brian Cox trouve « exaltante »

Auteur: Mathieu Gagnon

2025-11-26 08:59:49

Le grand casse-tête de la physique moderne

credit : lanature.ca (image IA)

On a deux théories incroyables qui décrivent le monde. D’un côté, la mécanique quantique, qui explique le monde de l’infiniment petit, celui des particules. De l’autre, la relativité générale d’Einstein, qui nous parle de la gravité et de l’infiniment grand, comme les planètes et les galaxies. Chacune a été prouvée maintes et maintes fois. Le problème ? Elles ne s’entendent pas du tout. C’est un peu comme avoir deux manuels d’instructions géniaux, mais qui se contredisent.

Ce désaccord devient un vrai problème quand on regarde des objets extrêmes, comme les trous noirs ou le Big Bang. Là, les deux théories devraient fonctionner ensemble, mais c’est la pagaille. C’est pour ça que les physiciens du monde entier cherchent désespérément une « théorie du tout » qui pourrait enfin les réconcilier.

La quête du Graal : les grandes théories en lice

credit : lanature.ca (image IA)

Dans cette recherche, il y a quelques grandes pistes. Vous avez peut-être entendu parler de la théorie des cordes. L’idée, c’est que les particules les plus fondamentales ne sont pas des points, mais plutôt de minuscules cordes qui vibrent. La façon dont elles vibrent donnerait à chaque particule ses propriétés. C’est une image assez poétique, je trouve.

Une autre concurrente s’appelle la gravité quantique à boucles. Elle, elle imagine que l’espace n’est pas lisse et continu, mais qu’il est fait de tout petits morceaux indivisibles, des sortes d’atomes d’espace, qui s’assemblent pour former des boucles. Il y a plein d’autres idées, parfois très originales, comme celle où la gravité viendrait de l’entropie, c’est-à-dire du désordre. Bref, ça bouillonne d’idées, toutes basées sur des maths incroyablement complexes.

Une nouvelle idée qui bouscule tout

credit : lanature.ca (image IA)

Et c’est là qu’arrive ce nouvel article, qui n’a pas encore été validé par d’autres scientifiques mais qui fait déjà beaucoup de bruit. Écrit par une équipe du prestigieux MIT, il s’attaque à un concept mathématique appelé « l’espace de Hilbert ». Pour faire simple, c’est une façon de prolonger notre géométrie en 3D à un nombre infini de dimensions. Oui, ça donne le vertige.

Les chercheurs ont appliqué cet outil à un univers « fermé », c’est-à-dire un univers qui pourrait un jour finir par s’effondrer sur lui-même dans un « Big Crunch ». Et là, ils ont découvert quelque chose de totalement inattendu.

L’univers en une seule dimension ?

credit : lanature.ca (image IA)

Leur calcul montre que cet espace de Hilbert, avec toutes ses dimensions infinies, se réduit à… une seule dimension quand on parle de gravité quantique dans un univers fermé. C’est fou, non ? Une seule dimension. Pensez à une simple ligne droite.

La conséquence est énorme et assez philosophique : un tel univers ne peut pas avoir d’observateur extérieur. Personne ne peut le regarder « de dehors ». S’il est si simple, c’est peut-être nous, les observateurs à l’intérieur, qui créons l’illusion de la complexité. En fait, l’univers serait simple, et c’est nous qui serions compliqués.


Le célèbre physicien et présentateur britannique Brian Cox a qualifié l’article d’« exaltant », même s’il est très technique. Mais ce qui l’a vraiment amusé, c’est une petite note de bas de page. Juste après avoir expliqué qu’un tel univers ne pouvait avoir d’observateur externe, les auteurs ont écrit : « Nous laissons les implications théologiques de cette affirmation en exercice au lecteur ».

C’est une pirouette pleine d’humour. Bien sûr, l’article ne cherche ni à prouver ni à réfuter l’existence de Dieu. C’est un clin d’œil. D’ailleurs, dans un univers aussi simple, nous-mêmes n’existerions pas tels que nous sommes. Les auteurs explorent ensuite des pistes pour essayer de comprendre comment un observateur comme nous pourrait quand même y trouver sa place, en utilisant des principes comme l’holographie (l’idée qu’une surface plate peut contenir toute l’information d’un volume en 3D).

Un pas de plus, mais la route est encore longue

Soyons clairs, ce papier n’a pas résolu le grand mystère de l’unification de la physique. C’est une proposition, une nouvelle façon de voir les choses qui doit encore être débattue et vérifiée. Mais elle pourrait avoir des applications intéressantes, notamment pour mieux comprendre les trous noirs.

Ce qui est certain, c’est que cette approche est originale et donne à réfléchir. Et même si la théorie ne mène nulle part, sa fameuse note de bas de page, elle, est probablement déjà entrée dans les annales de la physique pour son esprit et son humour. La science, c’est aussi ça : des idées audacieuses et, parfois, un bon mot.

Voir aussi Our univers’s quantum secrta New scinteit 7 feb 2006

La longueur des segments d’ADN d’ascendance néandertalienne qui sont présents dans le génome des hommes modernes a fourni des indices sur le moment et la durée du flux génique, c’est-à-dire du passage de gènes des Néandertaliens aux hommes modernes. Compte tenu du fait que ces segments raccourcissent un peu à chaque génération en raison des recombinaisons du matériel génétique lors de la fécondation, les chercheurs ont déterminé que le flux génique aurait perduré pendant près de 7000 ans et serait survenu il y a entre 50 000 et 43 500 ans. Ce qui concorde avec les preuves archéologiques recueillies de la cohabitation d’Homo sapiens et d’Homo neanderthalensis en Europe.

Fevrier 2025 Une nouvelle carte de la matière noire dans l’univers

Depuis plus d’un siècle, les astronomes n’ont cessé d’étudier les galaxies, découvrant peu à peu la diversité de leurs formes et de leurs propriétés. Grâce aux progrès de nos instruments d’observation, nous avons pu cartographier la position de millions de galaxies dans l’Univers proche. De vastes régions de l’Univers se révèlent très vides, traversées par d’immenses filaments qui relient des régions où les galaxies se regroupent. Sous l’effet de la gravité, les galaxies sont entraînées inexorablement les unes vers les autres pour façonner ces immenses structures, qui grandissent au fil des milliards d’années de temps cosmique qui s’écoule.

L’étude d’une de ces structures, l’amas de Coma, par Fritz Zwicky en 1933 a mis au jour un des aspects les plus mystérieux de notre compréhension de l’Univers : la majeure partie de la masse de Coma ne peut pas être expliquée par la présence de matière ordinaire.

Les études cosmologiques les plus modernes confirment que le gaz et les étoiles ne représentent qu’environ un sixième de la masse totale de l’Univers. Le reste ? Une matière invisible, baptisée matière noire par les physiciens. L’une des plus grandes énigmes de la physique moderne reste entière : de quoi cette matière noire est-elle faite ? Comme interagit-elle avec la matière ordinaire ? Comment sa présence impacte-t-elle la formation et l’évolution des galaxies ?

Note explicative

Dans notre étude publiée dans Nature Astronomy, et dirigée par Diana Scognamiglio du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, nous présentons une carte détaillée de la distribution de la matière noire. Bien que notre étude ne puisse pas répondre directement à la question fondamentale sur la nature de la matière noire, elle apporte un outil puissant pour relier la matière ordinaire et la matière noire, sur un intervalle de temps cosmique couvrant les deux tiers de l’âge de l’Univers.

Notre nouvelle carte montre en particulier que la matière noire et la matière visible évoluent conjointement.

Comment cette découverte a-t-elle pu être réalisée ?

Dans cette étude, nous avons employé l’une des méthodes les plus puissantes pour révéler la présence de matière noire : le lentillage gravitationnel faible. La présence d’une grande structure de matière noire va entraîner une déformation de l’espace-temps. La lumière d’une galaxie qui se trouve en arrière-plan va être légèrement déviée en traversant la structure. La forme de cette galaxie d’arrière-plan va donc se trouver artificiellement étirée quand sa lumière atteindra nos télescopes

.En analysant de nombreuses images du télescope spatial James-Webb, on décèle l’effet de lentille gravitationnelle : l’image des galaxies en arrière-plan est déformée très faiblement par les objets massifs qui se trouvent entre nous et la galaxie.

La clé de notre méthode réside dans l’accumulation de données : en observant un grand nombre de galaxies dans une petite région du ciel, nous pouvons détecter une distorsion cohérente de la forme des galaxies d’arrière-plan et en déduire la masse de la structure en avant-plan.

Pour bâtir une carte de ces déformations de l’espace-temps, il est donc essentiel de mesurer la forme d’un grand nombre de galaxies.

Près de 255 heures d’observation sur le télescope spatial James-Webb ont permis de couvrir une zone beaucoup plus vaste que celles observées précédemment (environ la surface de trois pleines lunes), avec des détails sans précédent sur la forme des galaxies.

Le miroir de 6,5 mètres du télescope spatiale James-Webb lors d’un test en 2020, avant son lancement. Il est tellement grand qu’il a dû être plié pour entrer dans la fusée, puis déployé dans l’espace. © NASA/Chris Gunn

En analysant en détail 250 000 galaxies lointaines (distance, morphologie, masse), nous avons mesuré la densité de matière noire d’avant-plan et créé ainsi une carte de la matière noire dans cette région du ciel.

En effet, notre carte de lentille gravitationnelle faible retrace la distribution projetée de la matière totale, sombre et lumineuse, à travers les amas de galaxies, les filaments et les régions sous-denses. Les pics proéminents correspondent à des amas massifs.

En quoi cette recherche est-elle importante ?

Notre équipe étudie cette région du ciel, baptisée « COSMOS », depuis plus de vingt ans. En comparant cette nouvelle carte de matière noire avec les données accumulées sur les galaxies et le gaz chaud, nous voyons que la matière noire, le gaz chaud et les galaxies retracent souvent les mêmes structures.

En d’autres termes, cette carte nous montre que la matière noire et la matière visible évoluent conjointement.

De plus, COSMOS est aujourd’hui le champ de référence pour les études sur l’évolution des galaxies. Il fournit désormais un repère haute résolution à partir duquel les futures cartes de l’univers sombre pourront être calibrées et comparées.

Le champ de vue COSMOS dans la constellation du Sextant. © ESO, IAU et Sky & Telescope, CC BY

Quelles sont les suites de ces recherches ?

La prochaine étape consiste à étendre cette cartographie à des volumes beaucoup plus importants de l’Univers à l’aide de missions telles queEuclid de l’Agence spatiale européenne (ESA) et le télescope spatial Nancy-Grace-Roman de la Nasa qui couvriront jusqu’à un tiers du ciel. Tous ces télescopes utilisent COSMOS comme point d’étalonnage.

Référence


Tout savoir en trois minutes sur des résultats récents de recherches commentés et contextualisés par les chercheuses et les chercheurs qui les ont menées, c’est le principe de nos « Research Briefs ». Un format à retrouver ici.


Le projet instruire l’émergence des galaxies massives et leur évolution — iMAGE est soutenu par l’Agence nationale de la recherche (ANR), qui finance en France la recherche sur projets. L’ANR a pour mission de soutenir et de promouvoir le développement de recherches fondamentales et finalisées dans toutes les disciplines, et de renforcer le dialogue entre science et société. Pour en savoir plus, consultez le site de l’ANR.

Olivier Ilbert, Astronome au Laboratoire d’Astrophysique de Marseille / Aix-Marseille Université, spécialiste de la formation et de l’évolution des galaxies, Aix-Marseille Université (AMU)




Une nouvelle carte de la matière noire dans l’univers


Une nouvelle carte de la matière noire dans l’univers

Nouveau sondage

À un peu plus d’un an de l’échéance électorale, un nouveau sondage sur la présidentielle 2027 vient bousculer l’ensemble du paysage politique français.

L’étude réalisée par l’Ifop et Fiducial pour Sud Radio et Le Figaro révèle une tendance très nette : le Rassemblement national domine largement les intentions de vote, quelle que soit la configuration testée.

ans ce sondage, les deux figures majeures du parti, Jordan Bardella et Marine Le Pen, apparaissent en position de force face à leurs adversaires. Qu’il s’agisse de la droite traditionnelle, du bloc central ou de la gauche, aucun camp ne semble pour l’instant capable de rivaliser avec la dynamique du RN au premier tour.

Cette photographie de l’opinion publique, réalisée fin février auprès de près de 1400 électeurs inscrits sur les listes électorales, confirme une tendance déjà observée lors d’autres enquêtes : la progression constante du parti fondé par Jean-Marie Le Pen et désormais dirigé par Marine Le Pen et Jordan Bardella.

L’un des enseignements majeurs de ce sondage présidentielle 2027 concerne la performance de Jordan Bardella. Le président du Rassemblement national recueillerait 36 % des intentions de vote au premier tour.

Un score particulièrement élevé qui le placerait très largement en tête du scrutin dans la configuration testée. Il devancerait de loin ses principaux concurrents politiques, qu’ils soient issus du bloc central, de la droite ou de la gauche

Ce chiffre est d’autant plus notable que Jordan Bardella n’a jamais été candidat à l’élection présidentielle. À seulement une trentaine d’années, l’actuel président du RN incarne une nouvelle génération politique et bénéficie d’une forte visibilité médiatique depuis son arrivée à la tête du parti.

Pour les analystes politiques, ce résultat traduit plusieurs phénomènes : la normalisation progressive du Rassemblement national, la popularité personnelle de son président, mais aussi le manque de leadership clair dans les autres formations politiques.

Marine Le Pen reste elle aussi très haut dans les intentions de vote

Si Marine Le Pen était à nouveau candidate à la présidentielle 2027, les résultats seraient quasiment similaires. Selon les différentes configurations testées, la triple candidate à l’Élysée obtiendrait entre 34 % et 35 % des intentions de vote. Autrement dit, le RN conserverait une avance très importante au premier tour, quel que soit le nom de son candidat.

Cette situation montre que la dynamique électorale du parti dépasse désormais la seule figure de Marine Le Pen. Depuis plusieurs années, la stratégie de dédiabolisation et d’implantation locale menée par le RN semble porter ses fruits. En parallèle, la popularité de Jordan Bardella permet d’envisager une transition générationnelle qui ne fragiliserait pas le parti, bien au contraire.

Pour de nombreux observateurs, ce sondage confirme que le RN pourrait aborder l’élection présidentielle dans une position bien plus favorable qu’en 2017 ou en 2022.

Le bloc central très loin derrière dans les intentions de vote

Face à cette domination du Rassemblement national, les candidats potentiels du bloc central apparaissent nettement distancés. Dans l’hypothèse où Édouard Philippe serait le candidat unique du centre, l’ancien Premier ministre recueillerait 16 % des intentions de vote. Un score honorable mais très éloigné de celui attribué à Jordan Bardella ou Marine Le Pen.

Si c’était Gabriel Attal qui portait les couleurs de Renaissance, il obtiendrait entre 10 % et 11 % des intentions de vote. D’autres figures gouvernementales ont également été testées dans cette enquête. Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, régulièrement cités parmi les potentiels candidats, resteraient quant à eux sous la barre des 10 %.

Ces chiffres illustrent une difficulté persistante pour le bloc central : trouver un candidat capable de fédérer un électorat large dans la perspective de la présidentielle 2027.

La droite traditionnelle peine à se positionner

Du côté des Républicains, le sondage met en lumière une situation contrastée. Le ministre et figure montante de la droite, Bruno Retailleau, obtiendrait entre 10 % et 12 % des intentions de vote selon les scénarios testés. Dans une configuration où il serait le candidat unique d’une alliance entre la droite et le bloc central, son score pourrait toutefois grimper jusqu’à 17 %.

Dans cette hypothèse, Édouard Philippe atteindrait même 23 %, ce qui redistribuerait partiellement les cartes. Mais même dans ce scénario favorable, le Rassemblement national resterait largement en tête des intentions de vote présidentielle 2027.

Une gauche très fragmentée et en difficulté

Le sondage souligne également les difficultés rencontrées par les partis de gauche. Dans la configuration testée, Jean-Luc Mélenchon recueillerait entre 10 % et 11 % des intentions de vote. Un score qui reste inférieur à ses résultats obtenus lors des précédentes élections présidentielles. De son côté, Raphaël Glucksmann, représentant la famille sociale-démocrate, obtiendrait entre 10 % et 12 %.

Les autres forces politiques de gauche apparaissent encore plus fragilisées. Marine Tondelier, pour les écologistes, resterait sous la barre des 5 %, tandis que Fabien Roussel pour le Parti communiste se situerait sous les 3 %. Cette dispersion électorale rend particulièrement difficile l’émergence d’un candidat unique capable de rivaliser avec les autres blocs politiques.

François Hollande ou Olivier Faure : des scores limités pour le Parti socialiste

L’étude Ifop-Fiducial s’est également intéressée à d’autres personnalités susceptibles d’incarner la gauche. Si François Hollande était choisi comme candidat socialiste, il resterait sous la barre des 8 % des intentions de vote.

Quant à Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, il ne dépasserait pas les 5 %. Ces résultats témoignent d’une difficulté persistante pour le Parti socialiste à retrouver l’influence qu’il exerçait encore il y a une dizaine d’années sur la scène politique française.

Un sondage qui confirme la recomposition du paysage politique

Au-delà des chiffres bruts, ce sondage présidentielle 2027 illustre une transformation profonde du paysage politique français. Depuis plusieurs années, la vie politique semble structurée autour de trois grands blocs : le Rassemblement national, le bloc central, et un ensemble fragmenté de forces de gauche.

Dans cette configuration, le RN apparaît aujourd’hui comme la formation la plus solide électoralement, capable de rassembler un électorat large et fidèle.

Toutefois, comme le rappellent régulièrement les spécialistes de la vie politique, les sondages réalisés plusieurs mois avant une élection doivent être interprétés avec prudence. Les campagnes électorales, les alliances et les événements politiques peuvent encore profondément modifier les rapports de force d’ici la présidentielle 2027.



12/03/2026

Une gigantesque masse de matière noire serait en train de déformer la Voie lactée !

Publié le 04 Oct 2023 à 18H00 / modifié le 04 Oct 2023

Selon un article publié dans Nature Astronomy, un immense halo invisible de matière noire incliné pourrait expliquer les déformations des bords de la Voie lactée. Grâce à une modélisation informatique, l’équipe d’astronomes pense qu’une gigantesque collision de notre galaxie avec une autre aurait fait basculer ce halo, déformant ainsi la Galaxie.

Une déformation de la Voie lactée

La matière noire est une matière qui ne rayonne pas dansl’univers, qui ne réfléchit pas la lumière et qui n’en émet pas.Cette matière serait apparue en même temps que la matière ordinaireil y a 13,7 milliards d’années.

Notre univers se compose de matière ordinaire. Il s’agit de lamatière que nous pouvons observer et qui constitue tout ce quiexiste. Cette matière ordinaire nous constitue, tout comme elleentre dans la composition des planètes et des étoiles de l’univers.Les atomes composent cette matière ordinaire, eux-mêmes constituésd’électrons, de neutrons et de protons.

La matière noire

JWST : une cartographie inédite

Le télescope spatial James Webb, avec ses instruments sensibles dans l’infrarouge proche, a permis aux astronomes de mesurer avec une précision jamais atteinte la distribution de la matière dans l’amas de la Balle. En observant des milliers de galaxies ainsi que des étoiles isolées, les chercheurs ont pu tracer une carte détaillée de la matière noire.

La méthode repose sur la déformation de la lumière causée par la gravité : plus la matière est dense, plus elle courbe l’espace-temps et dévie la lumière, comme une lentille naturelle. En analysant ces déformations, il devient possible de « voir » où se trouve la matière noire.

matière noire james webb
L’image complète du Bullet Cluster par JWST et Chandra. Crédit image : NASA, ESA, CSA, STScI, CXC, James Jee (Université Yonsei, UC Davis), Sangjun Cha (Université Yonsei), Kyle Finner (Caltech/IPAC)

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Une complexité cosmique révélée

Les nouvelles données suggèrent que les collisions dans l’amas de la Balle sont plus complexes qu’on ne le pensait. Le grand amas aurait subi plusieurs collisions mineures avant et après sa rencontre principale. Cette dynamique compliquée apporte des indices précieux sur le comportement de la matière noire dans des environnements extrêmes.

De plus, les chercheurs ont confirmé que la lumière intra-amas — provenant d’étoiles flottant entre les galaxies — est un excellent indicateur pour suivre la matière noire, même dans ces conditions turbulentes.

Pourquoi cette preuve est essentielle

Ces résultats, rapportés dans The Astrophysical Journal Letters, renforcent fortement l’hypothèse que la matière noire est une substance réelle, distincte et différente des théories alternatives qui cherchent à modifier la gravité pour expliquer les observations astronomiques. L’amas de la Balle devient ainsi un laboratoire naturel où les théories peuvent être confrontées à la réalité.

Les avancées du JWST illustrent aussi comment la technologie spatiale ouvre des perspectives inédites pour comprendre la structure de l’univers.JWST : une cartographie inédite

Le télescope spatial James Webb, avec ses instruments sensibles dans l’infrarouge proche, a permis aux astronomes de mesurer avec une précision jamais atteinte la distribution de la matière dans l’amas de la Balle. En observant des milliers de galaxies ainsi que des étoiles isolées, les chercheurs ont pu tracer une carte détaillée de la matière noire.

La méthode repose sur la déformation de la lumière causée par la gravité : plus la matière est dense, plus elle courbe l’espace-temps et dévie la lumière, comme une lentille naturelle. En analysant ces déformations, il devient possible de « voir » où se trouve la matière noire.

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Une complexité cosmique révélée

Les nouvelles données suggèrent que les collisions dans l’amas de la Balle sont plus complexes qu’on ne le pensait. Le grand amas aurait subi plusieurs collisions mineures avant et après sa rencontre principale. Cette dynamique compliquée apporte des indices précieux sur le comportement de la matière noire dans des environnements extrêmes.

De plus, les chercheurs ont confirmé que la lumière intra-amas — provenant d’étoiles flottant entre les galaxies — est un excellent indicateur pour suivre la matière noire, même dans ces conditions turbulentes.

Pourquoi cette preuve est essentielle

Ces résultats, rapportés dans The Astrophysical Journal Letters, renforcent fortement l’hypothèse que la matière noire est une substance réelle, distincte et différente des théories alternatives qui cherchent à modifier la gravité pour expliquer les observations astronomiques. L’amas de la Balle devient ainsi un laboratoire naturel où les théories peuvent être confrontées à la réalité.

Les avancées du JWST illustrent aussi comment la technologie spatiale ouvre des perspectives inédites pour comprendre la structure de l’univers.

Les planétoïdes

12/03/2026 Makémaké, Eris, Quaoar, Sedna, Hauméa, Máni, mais aussi Gonggong, Orcus, Varuna, Salacia, Ixion, Alicanto, Achlys… Ces noms tirés de diverses mythologies semblent évoquer des exoplanètes de science-fiction ; ils désignent en réalité officiellement des mondes de notre Système solaire.

Des petites planètes de plusieurs centaines de kilomètres de diamètre, bien réelles, mais passées longtemps inaperçues en raison de leur orbite très lointaine, au-delà de la géante Neptune, au niveau de la ceinture de Kuiper. “Même avec les plus puissants télescopes actuels, elles n’apparaissent que sous la forme d’un pixel”, signale Jean-Marc Petit, qui les traque depuis un observatoire installé sur un sommet d’Hawaï. À ce jour, environ 5 000 objets transneptuniens de tailles variées ont été détectés. “L’ouverture de l’observatoire Vera Rubin au Chili devrait permettre d’en détecter 30 000 de plus, pour l’essentiel dès cette année”, s’enthousiasme Mike Alexandersen, du Centre des planètes mineures ; on peut même s’attendre à la découverte imminente de 5 000 planétoïdes de plus de 100 km de diamètre. Même si les plus grands et les plus sphériques d’entre eux n’auront droit qu’au titre assez peu reluisant de “planètes naines” – le terme “planète” étant réservé aux objets qui ont fait le vide sur leur orbite –, ces perspectives incitent à porter un nouveau regard sur la banlieue de notre Système.

Wikipedia

Un planétoïde est un petit corps céleste possédant certaines caractéristiques d’une planète.

Le terme a été introduit au XIXe siècle comme alternative au terme astéroïde. Il ne possède plus aujourd’hui d’usage scientifique formalisé mais reste parfois utilisé, soit dans son sens historique, soit dans des sens approchants.

On peut distinguer trois usages principaux :

  • dans son sens historique, planétoïde est un synonyme de planète mineure, terme d’usage plus courant dans le cadre scientifique mais rarement utilisé dans les textes de vulgarisation. Suivant le contexte, il peut notamment s’agir d’un astéroïde (ceinture principale ou géocroiseur) ou d’un objet transneptunien. Voir section Terminologie de l’article Planète mineure pour plus de détails ;
  • dans un sens plus restreint, le terme planétoïde est souvent utilisé pour parler de manière qualitative des « grosses » planètes mineures. Cet usage est concurrencé par le concept de planète naine introduit par l’Union astronomique internationale en 2006, mais permet un usage plus informel englobant les nombreuses « grosses » planètes mineures n’ayant pas acquis le statut de planète naine ;
  • on rencontre aussi le terme planétoïde utilisé comme synonyme de planétésimal ou de protoplanète, termes d’usages plus courant dans le cadre scientifique.

12/03/2026 Rencontre de la Terre avec une météorite interplanétaire

Dimanche 8 mars, aux alentours de 18 h 55, une boule de feu suivie d’une traînée lumineuse a traversé le ciel d’Europe. Se déplaçant du sud-ouest vers le nord-est, elle a été observée par de nombreuses personnes en Belgique, en France, en Allemagne, au Luxembourg et aux Pays-Bas.

14 juin 2025, village de Kamperland, aux Pays-Bas : alors que l’orage menace au bord de la mer du Nord, une vacancière voit apparaître à environ 5 mètres d’elle une lumière orange de la taille d’une balle de tennis durant 2 à 3 secondes.

Peu après le22 juin 2025, le tonnerre gronde au-dessus d’une zone résidentielle de Hambourg, quand soudain une habitante se retrouve face à un objet éblouissant flottant à environ 2,5 mètres du sol – il semble émettre un “bruit métallique”douloureux pour les oreilles.

Les journaux sont emplis de ces récits de foudre en boule, que l’on pourrait résumer ainsi : le surgissement pendant un orage – mais parfois aussi par temps clair – d’une boule lumineuse statique, ou se déplaçant à l’horizontale, bruyante ou pas, d’environ 10 à 20 centimètres de diamètre, émettant une lumière comparable à celle d’une ampoule à incandescence de 100 watts pendant plusieurs secondes.

Un phénomène qui se produit aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur des maisons ou des avions ; la boule de feu est susceptible de foudroyer des gens, mais aussi de traverser des fenêtres, laissant derrière elle des fissures circulaires. Des témoignages souvent sincères, mais difficilement exploitables par les scientifiques qui tentent de comprendre ce phénomène, réduits à analyser avec un œil suspicieux les photographies d’amateurs ou les clichés pris par les systèmes de détection de météorite.

On dispose de très peu de vidéos de valeur scientifique sur ce phénomène par nature imprévisible et éphémère”, selon Alexander Keul, chercheur en psychologie environnementale à l’université de Salzbourg, en Autriche. “Je ne connais aucune photographie ou vidéo qui fasse consensus au sein de la communauté scientifique,  déplore Karl Stephan, chercheur en physique atmosphérique à l’université d’État du Texas. J’ai récemment vu les images d’une caméra de vidéosurveillance dans le Montana, filmées en août 2023, qui semblaient bien montrer une foudre en boule, mais après analyse, cela ressemble à du métal en fusion provenant d’une ligne électrique. Nous aurions besoin de données objectives, d’analyses de spectres lumineux… Et les tentatives de reconstitution en laboratoire sont pour l’instant incomplètes.”

Les physiciens ont tenté toutes sortes d’explications de ces “foudres globulaires”, de l’oxydation des nanoparticules de silicium générées par les éclairs frappant le sol, jusqu’aux trous de vers spatio­temporels. “Plus de vingt théories différentes ont été proposées, mais aucune d’entre elles ne fonctionne complètement. Je penche actuellement pour la désintégration de particules subatomiques rares, qui libèrent spontanément une petite partie de leur masse sous forme d’énergie, confie Karl Stephan. Mais au cours de ma carrière, j’ai eu plusieurs hypothèses privilégiées… et cela pourrait encore changer.”

Les témoins du phénomène ont également entendu une déflagration, un peu comme un bang supersonique, comme le montrent de nombreuses publications sur les réseaux sociaux.

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Un objet lumineux d’une sorte d’« étoile filante très brillante »

Contrairement aux premières inquiétudes, contexte international oblige, il ne s’agissait ni d’un missile, ni de débris spatiaux, mais d’un météore, explique l’agence spatiale européenne (ESA), qui enquête sur le phénomène.

L’équipe Planetary Defence du programme de sécurité spatiale de l’ESA estime que le bolide à l’origine du météore (le phénomène lumineux observé) mesurait jusqu’à quelques mètres de diamètre. « Des objets de cette taille frappent la Terre à une fréquence variant de quelques semaines à quelques années », précise-t-elle.

L’objet a en tout cas échappé aux grands télescopes qui scrutent le ciel nocturne. Mais « ce n’est pas inhabituel », selon l’ESA. « À ce jour, seuls dix objets spatiaux naturels ont été détectés avec succès avant leur entrée dans l’atmosphère. Les petits objets qui s’approchent de la Terre depuis des régions du ciel plus lumineuses et visibles de jour (même au crépuscule, comme dans le cas présent) échappent à la plupart des observateurs ».

À son entrée dans notre atmosphère, le bolide s’est en tout cas fragmenté en plusieurs morceaux, des météorites, dont certaines se sont notamment écrasées sur le toit d’un immeuble dans la ville allemande de Coblence-Güls, selon Bild. Si aucun blessé n’est à déplorer, l’impact a laissé dans la toiture un trou de 30 centimètres.

D’après le réseau Meteorite Belgium, qui a pu photographier des fragments, ces derniers semblent caractéristiques des météorites HED (pour Howardites-Eucrites-Diogénites), des roches magmatiques assez similaires à celles que l’on peut trouver sur Terre.

La socité australienne Cortical Lab construit un centre de donnée en utilisant des neurones humains


March 10, 2026 Noah Conway Technology 0

Un petit nombre de start-up cherchent désormais à réaliser des calculateurs biologiques.

Les data Center classiqes consomment beaucoup d’énergie et de ressoures rares. Un petit nombre de start up cherchent aujourd’hui les remplacer par des data Center bioloique uilisant des neurones mumains. C’est le cas de la socié australienne Cortical Lab.

Mais ces centres sont difiles à construire et à maintenir comme l’explique Michael Barros University of Essex,Great Britain. Cortical Lab est le premier à y réussir.

A suivre, non traduit”

Although these systems can be trained for relatively simple tasks such as gaming Fatethe exact way these neurons work and how best to train them to perform tasks such as machine learning is still unclear, he says Reinhold Schereralso at the University of Essex. “Accessing this allows you to explore learning, training and programming,” he says. “You don’t program neurons like standard computers.”

Cortical Labs says its data centers will also require much less power than typical computing systems, saying each CL1 needs around 30 watts, rather than the thousands of watts required by a state-of-the-art conventional AI chip.

“If we scale it up and have them as whole rooms, like you have now with data servers, then there could be huge energy savings,” he says Paul Roach at Loughborough University in Great Britain. There are other resources that biological data centers may need, such as nutrients to nourish and keep neural chips alive, but it should require much less cooling than conventional computing, he says. “The amount of energy saved [Cortical Labs’s] the numbers are quite conservative.”

However, the technology is still in its early stages, he said Tjeerd old Scheper at Oxford Brookes University in the UK, who collaborated with a rival biocomputing company, FinalSpark. “Will it work as well as people might think? No, we’re still in the early days of this development.”

It’s hard to make a direct size comparison because the CL1 chips can’t perform conventional calculations like a regular silicon-based AI chip, but the proposed biological data center will have hundreds of biological chips compared to the hundreds of thousands of graphics processing units (GPUs) seen in the largest AI data centers.

“I think it’s a very long way from being production ready. It’s a very big step from a small network playing computer games to an LLM,” he says Steve Furber at the University of Manchester in the UK.

One of the remaining problems is that it is still not clear how to store the results of training these neurons in the form of memory, or how to run actual computational algorithms on them, rather than training them for specific uses such as video games.

Another challenge is how to retrain neurons once they have completed a specific task. “Everything they’re trained in is lost when the culture ends its life, so there needs to be proper retraining,” says Scherer. “Then it’s not an optimal solution to keep the technology going if you need to retrain every 30 days.”

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11/O3/2026 L’univers

L’univers est l’ensemble de tout ce qui existe, incluant la matière, l’énergie, l’espace et le temps, et il est régi par des lois physiques.

Définition et Composition

L’univers, au sens cosmologique, est défini comme l’ensemble de tout ce qui existe, visible ou invisible. Cela inclut les galaxies, les étoiles, les planètes, et même la matière noire et l’énergie sombre qui composent une grande partie de l’univers mais qui ne peuvent pas être observées directement. 

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Structure de l’Univers

L’univers s’étend de l’infiniment petit (comme les atomes) à l’infiniment grand (comme les galaxies). Par exemple, notre galaxie, la Voie lactée, contient environ 200 milliards d’étoiles et fait partie d’un univers observable qui pourrait contenir environ 350 milliards de galaxies

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Histoire de l’Univers

L’univers a commencé avec le Big Bang, qui a eu lieu il y a environ 13,8 milliards d’années. Depuis cet événement, l’univers a continué à s’étendre et à évoluer, formant des structures complexes comme les galaxies et les systèmes solaires. 

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Concepts Clés

Conclusion

L’univers est un sujet fascinant qui englobe des concepts complexes et variés. La cosmologie cherche à comprendre ces phénomènes à travers des observations scientifiques et des théories, tandis que la cosmogonie explore les origines de l’univers d’un point de vue philosophique ou religieux. 

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11/03/2021 Dassault dévoile le Falcon 10X, jet d’affaires inspiré du Rafale

Père des chasseurs franle, le français Dassault a dévoilé le Falcon 10X, son dernier jet privé, plus rare et plus cher que ses concurrents nord-américains, mais attendu pour ses performances issues de technologies militaires dans un marché en croissance..

Dans un hangar, devant un parterre de 400 personnes, l’avion est apparu dans une ambiance boîte de nuit avec sons et lumières en présence des équipes qui l’ont conçu, heureuses et émues.

Cet ultra long-courrier qualifié de « bureau volant » par le PDG de Dassault, pouvant voler 14.000 km, soit un Paris-Pékin ou un New York-Shanghai sans escale, est sorti de l’usine à Mérignac, près de Bordeaux.

Il doit désormais entamer ses essais en vol, puis la certification. Les premières livraisons, « 2 à 3 ans après le début des essais en vol », n’auront lieu qu' »à la fin de la décennie », a déclaré à la presse le PDG de Dassault Eric Trappier qui voyage à bord de 8X, son prédécesseur.

La portée du 10X atteint 14.000 km contre 12.000 pour le 8X, afin d’approcher celle des G700 et G800 de l’américain Gulfstream ou Global7500 et Global8000 du canadien Bombardier, lesquels peuvent voler en autonomie jusqu’à 14.800 km.

Avec un prix catalogue supérieur à 80 millions de dollars, revu à la hausse après le Covid, le Falcon est au-dessus des jets américains et canadiens, produits à grande échelle et sur plusieurs segments, tandis que Dassault joue sur le très haut de gamme.

En 2025, Gulfstream et Bombardier ont livré chacun plus de 150 jets contre seulement 37 Falcon pour Dassault, seul constructeur de jets long-courrier européen.

Sécurité et maniabilité

« Les acheteurs accordent une très grande importance aux performances. Ils placent le coût au deuxième rang », souligne le spécialiste américain de l’avionique Honeywell Global, dans sa récente note sur l’aviation d’affaires.Le PDG de Dassault Eric Trappeir présente le nouveau jet d’affaires Falcon 10X à M2rignac, dans le sud-ouest de la France, le 10 mars 2026 © Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Outre le confort en cabine, le principal atout de Dassault réside dans son système de commandes de vol, issu du même bureau d’étude que celui des Rafale, et reconnu comme un pilier de la sécurité des appareils.

« Souvent, les pilotes influencent le patron sur l’achat des avions. Et dans l’aviation d’affaires, il y a des pilotes qui viennent de l’armée », explique à l’AFP Didier Bréchemier du cabinet de conseil Roland Berger.

Autre point fort: les avions de Dassault sont plus petits et maniables et peuvent atterrir sur tous terrains.

Fondé en 1916, Dassaut Aviation s’est lancé dans les jets dans les années 60 à l’époque où l’aviation d’affaires a commencé à émerger aux Etats-Unis.

Lorsque les commandes militaires se sont raréfiées durant la période des « dividendes de la paix » à partir des années 1990, l’aviation d’affaires est devenue un pilier de la croissance pour Dassault, dont 95 % des jets sont exportés, principalement vers les Etats-Unis.

Expertise européenne

Depuis quelques années les Rafale s’exportent très bien, mais ce modèle est intéressant pour maintenir « l’expertise européenne, voire française » sur les deux types d’avions et « éviter » d’avoir seulement des constructeurs nord-américains sur les avions d’affaires, souligne Didier Bréchemier.

Occuper les deux marchés permet de mutualiser les investissements de recherche et développement et les mécaniciens, ajoute-t-il.

« C’est un pilier de la croissance », a souligné Eric Trappier.

Si en Europe, les jets privés sont mal vus en raison de leur empreinte carbone et font l’objet en France d’une taxe dissuasive pouvant aller jusqu’à 2.100 euros par passager, le marché international est en croissance modérée, mais stable, après le boom pendant le Covid.

Il est estimé à 26,59 milliards de dollars en 2026 contre 25,69 en 2025, avec des projections à 31,58 milliards 2031, selon le cabinet d’études indien Mordor Intelligence.

Les avancées technologiques offrent « des mesures de sécurité inégalées » qui « propulsent » ce marché, selon The Business Research Company.

Organismes gouvernementaux et armées utilisent les jets d’affaires pour l’évacuation de blessés, la livraison rapide de colis et les surveillance et patrouille maritimes.

« Dans l’inconscient collectif, il y a le business jet avec le milliardaire qui descend et qui entre dans sa limousine. En réalité, près de 80% des vols sont pour des motifs professionnels », souligne Didier Bréchemier.

Dassault a d’ailleurs proposé une adaptation militarisée de Falcon 10X pour remplacer à horizon 2035-2050 son avion Atlantique 2 qui escorte les sous-marins nucléaires.

Mais à ce stade, la France privilégie une solution basée sur un avion de ligne Airbus A321.