La lumière stratégique

France 2030 : le CEA et le CNRS lancent un
ambitieux programme de recherche pour
explorer la lumière de manière inédite
Un programme national de recherche, piloté par le CEA et le CNRS, vient d’être lancé à Bordeaux
afin d’amplifier les domaines d’utilisation de la lumière et d’accroître le rayonnement
international de la France dans ce domaine stratégique. Financé à hauteur de 40,38 millions
d’euros sur sept ans dans le cadre de France 2030, il vise à comprendre et exploiter les
propriétés uniques de la lumière pour explorer et contrôler de nombreux systèmes inédits et
ainsi ouvrir la voie à de nouvelles technologies vertes.
La lumière, omniprésente dans notre environnement naturel et technologique (panneaux solaires,
systèmes d’éclairage, etc.), est l’objet central du programme national de recherche LUMA qui vise à
étudier, comprendre et développer ses propriétés uniques pour explorer et contrôler de nombreux
systèmes aux interfaces entre la physique, la chimie, l’ingénierie, les sciences de la vie, la santé, les
sciences du patrimoine et de l’environnement.
Avec un budget de 40,38 millions d’euros sur sept ans, financé par le plan d’investissement France
2030, ce projet a pour objectif de consolider la structuration de la recherche française et faire émerger
au niveau national de nouvelles idées dans ce domaine sur des thématiques prioritaires à fort impact
sociétal.
Les applications attendues sont variées, notamment en lien avec les technologies optoélectroniques
(traitement et stockage de l’information), les matériaux durables (chimie verte, recyclage,
écoconception), l’exploitation énergétique (conversion d’énergie solaire, dispositifs photocatalytiques)
et les photomédicaments (méthodes non-invasives, thérapie photodynamique, traitement du cancer).
Leader européen et international dans la valorisation des interactions lumière-matière, avec cinq prix
Nobel depuis 20161, la France, par le biais du CEA et du CNRS, organismes de premier rang dans ces
domaines, entend ainsi consolider son positionnement académique et industriel au niveau international.
En partenariat avec plusieurs établissements d’enseignement supérieur, les ressources allouées seront
utilisées pour structurer les efforts de la communauté scientifique et renforcer les infrastructures de
recherche au plus haut niveau international.
1Dont le prix Nobel de Physique 2023 attribué à Anne L’Huillier et Pierre Agostini, présent à l’inauguration de LUMA
Trois grands défis scientifiques interdisciplinaires
Avec LUMA, le CEA et le CNRS ambitionnent de fédérer des collectifs de scientifiques autour de projets
interdisciplinaires englobant des aspects expérimentaux et théoriques liés aux interactions entre la
lumière et la matière. Le programme de recherche se concentre sur trois grands défis scientifiques : – vers une photoscience intelligente, – des photons pour les technologies vertes, – la lumière pour protéger.
Structuration autour de plusieurs actions clés
Le programme est structuré autour de plusieurs actions clés :

  • des actions ciblées de recherche thématique sélectionnées par un appel à manifestations
    d’intérêt, et déclinées autour de quatre axes : la chiralité, la photochimie et les matériaux, l’énergie
    et l’environnement, la santé.
  • des réseaux d’infrastructures visant la création d’un pôle national de plateformes distribuées,
    constitué de deux infrastructures : Ultrafast essentiellement dédiée à la photoscience ultrarapide et
    à la nano-structuration de la matière par laser, et Operando/Prototypage, qui rassemble des
    instruments de caractérisation et d’analyse, ainsi que des équipements permettant l’étude et le
    prototypage de matériaux photoactifs et la conversion de l’énergie solaire. Ils seront rapidement
    complétés grâce à un appel à manifestations d’intérêt spécifique qui permettra d’inclure des
    plateformes supplémentaires permettant d’enrichir l’offre des infrastructures.
  • des projets collaboratifs de recherche sélectionnés via des appels à projets.
    Ces actions ont pour but de structurer et canaliser les efforts de la communauté scientifique française
    vers des sujets à fort impact scientifique et socio-économique, de structurer le réseau d’infrastructures
    de recherche sur le territoire et d’accroître le rayonnement de la France dans ce domaine stratégique.
    L’Etat consacre 3 milliards d’euros de France 2030 pour la recherche à travers des programmes de
    recherche ambitieux, portés par les institutions de recherche pour consolider le leadership français
    dans des domaines clés, liés ou susceptibles d’être liés à une transformation technologique,
    économique, sociétale, sanitaire ou environnementale, et qui sont considérés comme prioritaires au
    niveau national ou européen.
    L’Agence nationale de la recherche (ANR) est l’opérateur pour le compte de l’Etat des programmes
    de recherche de France 2030.

Pas d’héritage néandertalien sur nos chromosomes X

Nous possédons ainsi, nous, Eurasiatiques, de nombreux gènes hérités de ces rencontres avec Néandertal, il y a plus de 40 000 ans.

Pourtant, au fil des études génétiques, les chercheurs ont mis en évidence une asymétrie dans cet héritage : sur nos chromosomes X, certaines portions d’ADN néandertaliens sont totalement absentes. « On appelle cela les déserts néandertaliens », explique Alexander Platt, chercheur à l’Université de Pennsylvanie, dans un communiqué.

Notre chromosome X porte les preuves d’une hybridation non homogène entre Néandertal et Sapiens.

Nous possédons ainsi, nous, Eurasiatiques, de nombreux gènes hérités de ces rencontres avec Néandertal, il y a plus de 40 000 ans.

Pourtant, au fil des études génétiques, les chercheurs ont mis en évidence une asymétrie dans cet héritage : sur nos chromosomes X, certaines portions d’ADN néandertaliens sont totalement absentes. « On appelle cela les déserts néandertaliens », explique Alexander Platt, chercheur à l’Université de Pennsylvanie, dans un communiqué.

Notre chromosome X porte les preuves d’une hybridation non homogène entre Néandertal et Sapiens.

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Pendant longtemps, les biologistes ont pensé que ces absences étaient liées à des « purges » naturelles de notre génome qui, via la sélection naturelle, supprime les gènes d’une autre espèce qui lui sont « toxiques ». Et l’on sait effectivement que tout n’était pas bon à prendre chez Néandertal ! Toutefois, une nouvelle étude révèle qu’en ce qui concerne le chromosome X, ces déserts néandertaliens seraient d’une tout autre origine.

Un accouplement préférentiel entre homme néandertalien et femme sapiens !

Il ne s’agirait en effet pas d’une incompatibilité génétique, mais d’une asymétrie dans le flux génétique, lié à un biais sexuel. L’étude publiée dans la revue Science suggère en effet que l’hybridation n’aurait pas été homogène entre les deux espèces, mais que les hommes néandertaliens se seraient plus souvent reproduits avec des femmes sapiens plutôt que l’inverse. Le chromosome X néandertalien n’aurait ainsi été que très peu transmis à la population sapiens.

Pendant longtemps, les biologistes ont pensé que ces absences étaient liées à des « purges » naturelles de notre génome qui, via la sélection naturelle, supprime les gènes d’une autre espèce qui lui sont « toxiques ». Et l’on sait effectivement que tout n’était pas bon à prendre chez Néandertal ! Toutefois, une nouvelle étude révèle qu’en ce qui concerne le chromosome X, ces déserts néandertaliens seraient d’une tout autre origine.

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Il ne s’agirait en effet pas d’une incompatibilité génétique, mais d’une asymétrie dans le flux génétique, lié à un biais sexuel. L’étude publiée dans la revue Science suggère en effet que l’hybridation n’aurait pas été homogène entre les deux espèces, mais que les hommes néandertaliens se seraient plus souvent reproduits avec des femmes sapiens plutôt que l’inverse. Le chromosome X néandertalien n’aurait ainsi été que très peu transmis à la population sapiens.

La Nasa a peut-être trouvé le moyen de protéger la Terre des astéroïdes

En précipitant délibérément un vaisseau spatial contre l’astéroïde Dimorphos en 2022, la Nasa n’a pas seulement modifié sa trajectoire, elle a aussi altéré son orbite autour du soleil, révèle une nouvelle étude. L’opération constituerait donc une technique clé pour protéger la Terre de toute collision cataclysmique.

En septembre 2022, la sonde DART de la Nasa s’était précipitée contre l’astéroïde Dimorphos à la vitesse vertigineuse de 24 000 km/h, pour l’une de ces collisions intersidérales dont l’univers a le secret. La mission “visait à déterminer si la Nasa pourrait un jour utiliser cette technique pour sauver la Terre d’un astéroïde menaçant”rappelle Gizmodo.

Une nouvelle étude, publiée le vendredi 6 mars dans la revue Science Advances, suggère que cette technique de “l’impacteur cinétique”, comme l’ont baptisée les scientifiques, pourrait bel et bien fonctionner.

Dimorphos – lui-même satellite d’un astéroïde plus grand, Didymos – ne présentait aucun danger pour la Terre, mais avec ses quelque 160 mètres de diamètre, il constituait une cible parfaite pour les scientifiques de la Nasa.

Orbite raccourcie de 0,15 seconde

Après la collision avec DART – une sonde d’une demi-tonne de la taille d’un fourgon –, les chercheurs avaient confirmé que l’opération avait modifié l’orbite de Dimorphos autour de Didymos, “prouvant ainsi que l’humanité pouvait délibérément modifier la trajectoire d’un corps céleste”, observe Gizmodo.

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Mais pour défendre la Terre, il ne suffit pas de modifier l’orbite d’un astéroïde autour d’un autre, il faut surtout parvenir à altérer son orbite autour du soleil. Et c’est précisément ce qu’a fait DART, révèle l’étude : “Incroyablement, l’impact n’a pas seulement modifié l’orbite de Dimorphos autour de Didymos, il a également légèrement modifié la trajectoire du couple autour du soleil”, écrit le site.

Concrètement, depuis l’impact avec DART, Dimorphos a ralenti de 11,7 micromètres par seconde, soit environ 4,3 cm par heure. “Bien que minime, cette modification a suffi à altérer l’orbite solaire de l’ensemble du système au fil du temps”, explique Gizmodo“La taille de l’orbite a diminué d’environ 360 mètres, ce qui signifie que sa période de révolution autour du Soleil, d’une durée de 2,1 ans, a été raccourcie d’environ 0,15 seconde”.

En attendant la mission Hera

Si la Terre avait été menacée par Dimorphos, cette altération de son orbite n’aurait sans doute pas été suffisante pour éviter l’impact. Mais l’étude “représente tout de même un progrès significatif dans nos capacités de défense planétaire en démontrant que la technique de l’impacteur cinétique peut modifier l’orbite solaire d’un objet”, un immense pas en avant.

La première carte du ciel au sortir de la Préhistoire ?

La première carte du ciel au sortir de la Préhistoire ?

Les universitaires ont tenté d’établir la date de production de l’œuvre. Celle-ci aurait été assemblée vers 1 600 avant J.-C., en Europe. Dès la découverte de la relique, les experts ont identifié les représentations célestes de la surface du disque.

Plusieurs astres se distinguent. Presque central, le Soleil prend la forme d’un cercle le plus important en dimension, la Lune est, quant à elle, sous une phase de croissant et des étoiles plus petites sont éparpillées sur le reste de la surface.

La plus avancée des cartes du ciel de l’Antiquité refait surface après avoir disparu 15 siècles

La théorie la plus probable concernant la disposition des étoiles est celle d’une reproduction de l’amas ouvert des Pléiades. Cet objet astronomique est repérable facilement en ce moment dans la constellation du Taureau.

Le disque représente différents éléments visibles dans le ciel nocturne et suscite l’interrogation. © J. Lipták, Nature

D’autres formes dorées restent énigmatiques. Forment-elles des sortes de repères cardinaux ? Le demi-cercle sur la partie inférieure serait hypothétiquement un navire. Celui sur le côté droit n’est pas identifié formellement.

Il est aujourd’hui difficile d’affirmer que le disque servait de carte du ciel durant l’âge de bronze. Il pouvait aussi avoir une utilité rituelle ou religieuse, voire une portée artistique. Sans sources primaires ni documents venant étayer la fonction du disque de Nebra, le mystère entourant son utilité risque bien de perdurer…

Une conception particulièrement technique et précise

Un récent article, publié dans Curiosmos, explique que le disque est passé au crible des analyses les plus modernes. Les spécialistes ont notamment procédé à des spectroscopies pour décomposer les diverses strates de l’artefact. Cela ne permet toutefois pas de confirmer l’âge exact du disque, qui reste source de spéculations.

Le métallurgiste Herbert Bauer s’est appliqué à reproduire le disque selon les contraintes de l’âge de bronze. © J. Lipták, Nature

Les historiens et archéologues continuent cependant de louer la qualité de l’artisanat. Une étude métallurgique, publiée dans Nature le 21 novembre dernier, démontrait l’extrême complexité du disque. Le processus de fabrication aurait imp

06/03/2026 Origine des primates

Les primates constituerait l’une des plus anciennes lignées de ordre, dont l’apparition daterait de 80 à 65 millions d’années. Issus d’un ancêtre vraisemblablement insectivore (dont aucun fossile n’atteste l’existence à l’heure actuelle) qui évoluait au Crétacé supérieur, les Primates ont connu une radiation évolutive importante tout au long du Cénozoïque. Plusieurs divergences successives ont conduit à la formation des cinq grands ensembles de primates actuels : les lémuriens, les loris et galagos, les tarsiers, les singes du Nouveau Monde (Platyrrhiniens), et ceux de l’Ancien Monde (Catarrhiniens).

Par une curieuse ironie du sort, il revient au naturaliste français Georges Cuvier l’honneur d’avoir découvert le premier primate fossile. En effet, adhérant au fixisme comme la majorité de ses contemporains, la thèse du transformisme ou théorie évolutionniste à peine naissante, avait déclaré en 1812 : « L’homme fossile n’existe pas ». En 1821, il décrit l’espèce Adapis parisiensis, un fossile extrait des carrières de gypse de Montmartre, qu’il prend par erreur pour un ongulé (Adapis signifie « vers Apis », le taureau sacré égyptien)[]. La véritable nature de ces ossements ne sera comprise que près de quatre-vingts ans plus tard.

Le premier fossile explicitement attribué à un primate fut découvert en 1836 dans les Siwaliks, en Inde, par deux ingénieurs de l’armée britannique, William E. Baker et Henry Marion Durand. Il s’agissait d’un demi-maxillaire d’un singe de la taille d’un orang-outan, mais dont la dentition était semblable à celle des semnopithèques. Ce fossile est désormais reconnu comme l’holotype de l’espèce Procynocephalus subhimalayanus, un ancêtre probable des macaques.

Un an plus tard, en 1837, le paléontologue Édouard Lartet découvre à Sansan (Gers) les restes d’un grand singe, proche des gibbons. Nommé par la suite Pliopithecus antiquus, ce fossile met la communauté scientifique en émoi puisqu’il semble à la fois confirmer l’idée d’évolution et indiquer que des singes primitifs évoluaient autrefois sous des latitudes tempérées. Devant l’Académie des SciencesIsidore Geoffroy Saint-Hilaire proclame que « la découverte de la mâchoire fossile du singe de M. Lartet […] parait appelée à commencer une ère nouvelle du savoir humanitaire »[2]. Lartet se permet d’affirmer que « l’existence paléontologique de l’homme est une supposition qui n’a rien d’invraisemblable », ouvrant ainsi la voie à l’acceptation de l’existence de l’homme fossile

06/03/2026 Qu’y avait-il avant le Big Bang ?

Le modèle cosmologique standard décrit le Big Bang comme une période extrêmement dense et chaude qu’aurait traversée l’Univers il y a environ 13.8 milliards d’années, pour ensuite déboucher sur le processus d’inflation et d’expansion que l’on observe aujourd’hui. Si pendant longtemps les mathématiques de la relativité générale ont écarté toute possibilité d’un avant Big Bang, depuis plusieurs années les cosmologistes savent que la théorie d’Einstein est incomplète et développent des modèles théoriques proposant des hypothèses concernant la physique pré-Big Bang.

La première chose à comprendre est ce qu’est réellement le Big Bang. « Le Big Bang est un moment dans le temps, pas un point dans l’espace », déclare Sean Carroll, physicien théoricien au California Institute of Technology. Ainsi, il est possible que l’univers du Big Bang soit minuscule ou infiniment grand, a déclaré Carroll, car il n’y a aucun moyen de revenir dans le temps à ce que nous ne pouvons même pas voir aujourd’hui. Tout ce que nous savons vraiment, c’est qu’il était très, très dense et que, très vite, il est devenu moins dense.

« Peu importe où vous vous trouvez dans l’univers, si vous remontez à 14 milliards d’années, vous arrivez à ce point où il faisait extrêmement chaud, dense et qui a enchaîné sur une expansion rapide », ajoute Carroll. Personne ne sait exactement ce qui se passait dans l’Univers jusqu’à 1 seconde après le Big Bang, lorsque l’univers s’est suffisamment refroidi pour que les protons et les neutrons entrent en collision et se lient.

De nombreux cosmologistes pensent que l’Univers est passé par un processus d’expansion exponentielle, appelé inflation, au cours de cette première seconde. Cela aurait lissé le tissu de l’espace-temps et pourrait expliquer pourquoi la matière est si uniformément répartie dans l’Univers aujourd’hui.

La nature de l’Univers avant le Big Bang

Il est possible qu’avant le Big Bang, l’Univers fût une étendue infinie d’un matériau ultra-chaud et dense, persistant dans un état stable jusqu’à ce que, pour une raison quelconque, le Big Bang se produise. Cet univers extradense a peut-être été régi par la mécanique quantique, selon Carroll. Le Big Bang aurait donc représenté le moment où la physique classique a pris le relais comme le principal moteur de l’évolution de l’Univers.

Pour Stephen Hawking, ce moment est sans importance : avant le Big Bang, les événements sont incommensurables, et donc indéfinis. Hawking a appelé cela la « proposition sans limites » : le temps et l’espace sont finis, mais ils n’ont pas de frontières, de points de départ ou de fin, de la même manière que la planète Terre est finie, mais n’a pas de bord. « Les événements avant le Big Bang n’ayant pas de conséquences observationnelles, autant les écarter de la théorie et dire que le temps a commencé au Big Bang », déclarait Hawking en 2018.

Ou peut-être qu’il y avait autre chose avant le Big Bang méritant l’attention des physiciens. Une hypothèse est que le Big Bang n’est pas le début du temps, mais plutôt un moment de symétrie. Dans cette idée, avant le Big Bang, il y avait un autre univers, identique à celui-ci, mais avec une entropie croissante vers le passé plutôt que vers le futur.

L’entropie croissante, ou le « désordre » croissant dans un système, est essentiellement la flèche du temps, donc dans cet univers miroir, le temps serait à l’opposé du temps dans l’univers moderne et notre univers serait dans le passé. Les partisans de cette théorie suggèrent également que d’autres propriétés de l’Univers seraient inversées dans cet univers miroir. Par exemple, le physicien David Sloan, physicien à l’Université d’Oxford, suggère que les asymétries dans les molécules et les ions (appelées chiralités) seraient dans des orientations opposées à ce qu’elles sont dans notre univers.

Du Big Bounce au multivers

Une théorie connexe soutient que le Big Bang n’était pas le début de tout, mais plutôt un moment dans le temps où l’Univers est passé d’une période de contraction à une période d’expansion. Cette notion de « Big Bounce » suggère qu’il pourrait y avoir des Big Bangs infinis alors que l’Univers se dilate, se contracte et se développe à nouveau. Le problème avec ces idées, d’après Carroll, est qu’il n’y a aucune explication sur le pourquoi ou le comment un univers en expansion se contracterait et reviendrait à un état de faible entropie.

Selon les théories branaires, notre univers est contenu dans une brane flottant aux côtés d’autres branes dans le « bulk » d’un super-univers à plus de 4 dimensions. Crédits : Princeton University

Pour les théories cosmologiques branaires, issues généralement de la théorie des cordes, le Big Bang, puis notre univers, seraient apparus suite à une collision branaire dans le bulk d’un univers à plus de quatre dimensions. Ce modèle d’univers, appelé univers ekpyrotique, implique comme hypothèse naturelle l’existence d’un multivers. D’autres théories comme l’inflation éternelle suggèrent que des bulles d’univers seraient créées dans un univers plus grand en inflation infinie.

Carroll et sa collègue Jennifer Chen ont leur propre vision d’avant le Big Bang. En 2004, les physiciens ont suggéré que, peut-être, l’univers tel que nous le connaissons est la progéniture d’un univers parent dont un peu d’espace-temps s’est détaché. « C’est comme un noyau radioactif en décomposition », explique Carroll : quand un noyau se désintègre, il émet une particule alpha ou bêta.

L’univers parent pourrait faire la même chose, sauf qu’au lieu de particules, il émet des « univers enfants », peut-être à l’infini. Cette génération de bébés univers se produirait par l’intermédiaire d’une fluctuation quantique dans l’univers parent. Ces univers nouveaux-nés sont « des univers littéralement parallèles », et n’interagissent pas ou ne s’influencent pas les uns les autres.

05/03/2026 Sur l’énergie dite noire

Plus les cosmologues découvrent l’espace profond grace aux observations du télescope en orbite Hershel, plus ils remettent en cause l’image qu’ils en avaient

Ce télescope fournit des images de millions de galaxies lointaine, telles qu’elles étaient à l’origine

Maintenant, il apparaît que l’ énergie noire responsable de l’expansion de l’univers n’est pas ce que l’on imaginait.

Ceci serait une véritable révolution, selon Adam Riess, astrophysicien à la Johns Hopkins University dans le Maryland, et titulaire d’un prix Nobel pour la découverte de l’énergie noire





03/03/2026 Hybrides : la nouvelle théorie de l’évolution

Grizzlis, oiseaux, crapauds, fourmis, baleines… Tous les animaux s’hybrident. Les biologistes révèlent l’ampleur de ce phénomène longtemps méprisé, qui remet en cause bien des idées reçues, et jusqu’à notre vision de l’évolution des espèces

L’histoire débute par un funeste coup de fusil. Nous sommes en avril 2006, un chasseur du nord-ouest canadien vient d’abattre un ours polaire au pelage constellé d’étranges taches brunes, au dos bizarrement voûté et aux griffes trop longues. L’analyse génétique est formelle : il s’agit d’un hybride entre un grizzly et un ours blanc. Depuis, sept autres hybrides de première et deuxième générations ont été repérés dans l’Arctique canadien. “Ils viennent tous de la même ourse polaire qui s’est accouplée avec deux grizzlys mâles différents”, indique Andrew Derocher, écologue à l’université d’Alberta ; on parle de “grolar” si le mâle est grizzly, et de “pizzly” si c’est un ours polaire. 

Rien de fondamentalement étonnant : ces deux espèces se sont déjà reproduites fortuitement en captivité, et ­plusieurs études génétiques ont révélé des traces de croisements très anciens entre ours blancs et ours bruns. Mais ce mélange détonant est sans doute amené à se multiplier avec le changement climatique en cours, raconte le chercheur canadien : “Il est fort probable que d’autres hybrides apparaissent, car le réchauffement améliore les conditions de vie des grizzlys en Arctique ; certains se trouvent déjà très au nord, à proximité de l’habitat des ours blancs. Les mâles grizzlys sortent de leur hibernation suffisamment tôt pour coïncider avec la saison des amours des ours polaires. Il suffit alors qu’il croise une femelle et après, comme on dit, l’amour est aveugle… Un grizzly mâle qui capte l’odeur d’une ourse polaire sait exactement ce que cela signifie. En plus, il est assez courant de voir des grizzlys très blonds, le mâle ne se soucierait donc pas beaucoup de l’apparence très pâle de l’ourse polaire – laquelle pourrait ne pas non plus se formaliser de l’allure du grizzly.”

05/03/2026 Le procès américain fait à l’Iran cache-il une affaire plus grave ?

Le résultat le plus notable des attaues iraniennes contre les Etats-uni n’est sde pas seulement le nombre de missiles qui sont passés, mais aussi la fragilité de la coalition américano-israélienne.

  • Israël n’est pas à l’abri de frappes directes.
  • Les systèmes de défense ne sont pas totalement imperméables aux tactiques modernes.
  • S’appuyer sur lesa technoloèmes américaines pour faire à faire face aux défis futurs n’est plus une garantie totale.
  • Les missiles iraniens sont devenus plus précis, plus rapides et plus efficaces.

Israël a connu une relative déception, en particulier dans son propre pays, où l’on a commencé à s’interroger sur la faisabilité des investissements considérables dans les systèmes de défense , et sur la capacité de ces systèmes.

Mais il y a plus grave.

On sait qu’une grande partie des élies américaines est compromise dans les enquêtes de police les suspectant de pédocrimination dans les accusations liées à l’affaire Epstein –Ainsi l‘ex-président américain Bill Clinton a du expliqué devant une commission parlementaire sur une photo de lui dans un jacuzzi publié parmi les documents du dossier du criminel sexuel Jeffrey Epstein .

Beaucoup pensent qu’évoquer un conflit atomique avec l’Iran, qui manifestemnt n’en veut pas vraiment, permet de jeter un voile discret sur la pédocriminaté courante chez ces élites.

Il est temps que la Frane sorte du pièga américano-israélien à propos de l’Iran

Les ayatollahs Iran iraniens n’étaient pas des anges. Nul ne regrettera la mort du guide suprêmes sous les coups de de l’aviation israélienne.

Mais la France doit elle s’embarquer servilement dans une guerre avec l’Iran?7; Une bonne partie de l’opinion iranienne a depuis De Gaulle considéré que la France était une alliée, sinon un modelé à suivre, ne fut ce que pour les femmes l’abandon du voile islamique. Nombreux sont d’ailleurs les étudiants iraniens en France (bien plus proches de la France que le reste monde arabe.

Il fallait évidemment décourager les atolls de prépare une bombe nucléaire. Mais il n’est pas sur que la politique actuelle américano-israliennne y parvienne

Pourquoi le Dôme de Fer Israëlien n’a pas intercepté tous les missiles iraniens

Le Dôme de fer est un système de défense antimissile spécialement conçu pour intercepter les roquettes, mortiers et pièces d’artillerie de courte portée (5-70 km) avant qu’ils n’atteignent leur cible. Il s’appuie sur des radars avancés pour détecter les missiles, déterminer leur degré de dangerosité, puis tirer un missile intercepteur pour les neutraliser dans les airs.

Graphique montrant les capacités et la portée du réseau de défense aérienne d’Israël. AP AP/AP

Toutefois, ce système, malgré sa sophistication, n’est pas conçu pour faire face aux missiles balistiques à grande vitesse qui sortent de l’atmosphère. Les missiles iraniens, tels que le Fateh-313 et le Qiam-1, présentent des caractéristiques techniques qui les rendent difficiles à intercepter :

  • 12 fois la vitesse du son
  • Très haute altitude hors de l’atmosphère
  • Temps d’arrivée très court (environ 12 minutes)
  • Trajectoire non linéaire et imprévisible.

Ces caractéristiques limitent l’efficacité de systèmes tels que le Dôme de Fer, surtout s’ils ne sont pas intégrés à des systèmes de défense de plus haut niveau tels que Arrow et Patriot.

La tactique iranienne : les tirs simultanés et massifs

Le facteur décisif dans la pénétration système de sécurité israélien n’était pas seulement la sophistication des missiles iraniens, mais aussi la tactique militaire utilisée par Téhéran :

  • Le lancement simultané d’un grand nombre de missiles et de drones a exercé une pression énorme sur le système de défense.
  • Le choix de l’heure et du moment exacts de l’attaque, afin que le système d’alerte précoce soit occupé par des cibles multiples.
  • Combiner des missiles rapides et des drones lents pour détourner l’attention et répartir les ressources de défense sur plusieurs fronts.

Limites de la capacité de défense

Tout système de défense a ses limites, et le Dôme de fer ne fait pas exception :

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Chaque batterie dispose d’un maximum de 60 intercepteurs .

  • Israël dispose d’une dizaine de batteries du système.
  • Cela signifie qu’il ne peut faire face qu’à un nombre limité de menaces en même temps.

Par conséquent, lorsque des dizaines de missiles sont lancés simultanément , le système de défense commence à prendre du retard en termes de traitement immédiat et des lacunes apparaissent.

L’équilibre des forces a-t-il changé ?

Le résultat le plus notable de cette attaque n’est pas seulement le nombre de missiles qui sont passés, mais aussi le message politique et militaire que l’Iran a envoyé :

  • Israël n’est pas à l’abri de frappes directes.
  • Les systèmes de défense ne sont pas totalement imperméables aux tactiques modernes.
  • S’appuyer sur la technologie seule n’est plus une garantie totale.
  • Les missiles iraniens sont devenus plus précis, plus rapides et plus efficaces.

D’autre part, Israël a connu une relative déception, en particulier dans son propre pays, où l’on a commencé à s’interroger sur la faisabilité des investissements considérables dans les systèmes de défense , et sur la capacité de ces systèmes à faire face aux défis futurs.