Les anneaux de Saturne

    Anneaux de Saturne

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    Cet article concerne les anneaux de la planète Saturne. Pour le groupe américain de deathcore, voir Rings of Saturn.

    Les anneaux de Saturne.

    Les anneaux de Saturne sont les anneaux planétaires les plus importants du Système solaire, situés autour de la géante gazeuse Saturne. Bien qu’ils semblent continus vus depuis la Terre, ils sont en fait constitués d’innombrables morceaux de glace (95 à 99 % de glace d’eau pure selon les analyses spectroscopiques[a]) et de poussières dont la taille varie de quelques micromètres à quelques centaines de mètres[1] ; ils ont chacun une orbite différente. L’ensemble des anneaux forme un disque d’une largeur de 360 000 km (les anneaux principaux s’étendent de 7 000 à 72 000 km) comportant plusieurs divisions de largeurs diverses et d’une épaisseur de 2 à 10 mètres.

    Invisibles à l’œil nu depuis la Terre, les anneaux de Saturne ont cependant une brillance suffisante[b] pour être observés avec des jumelles.

    Ils ont été aperçus en 1610 par le savant italien Galilée grâce à une lunette astronomique de sa conception. Celui-ci a interprété ce qu’il voyait comme de mystérieux appendices. Bénéficiant d’une meilleure lunette que Galilée, le Hollandais Christiaan Huygens a découvert qu’il s’agit en fait d’un anneau entourant Saturne[2].

    La sonde Cassini de la NASA (dans ses derniers mois de service, publiés en 2017) a montré que la masse des anneaux est faible et qu’une suie micrométéorique pénètre abondamment le système saturnien, ce qui plaide pour une date de formation récente de ces anneaux : quelques centaines de millions d’années peut-être, alors qu’on admettait généralement qu’ils dataient de la formation du Système solaire[3].

    Observation

    Du XVIIe au XIXe siècle

    Galilée.

    Le savant italien Galilée a été le premier à observer les anneaux de Saturne, le 25 juillet 1610[4],[5], à l’aide d’une lunette de sa fabrication, mais il n’a pu en identifier la forme[c]. Il a vu ces « taches » comme « deux serviteurs aidant le vieux et lent Saturne à faire son chemin »[7]. Il a également décrit que Saturne semblait avoir des « oreilles » ou des « anses »[8],[9]. En 1612, le plan des anneaux était orienté directement vers la Terre, et les anneaux semblaient disparaître. Mystifié, Galilée s’était demandé : « comment Saturne a-t-il avalé ses enfants ? », en faisant référence au dieu de la mythologie romaine Saturne qui dévorait ses propres enfants pour éviter qu’ils ne le renversent[10]. Les anneaux ont été de nouveau visibles, en 1613, et Galilée n’a su qu’en déduire[11].

    Dans un dessin de 1666Robert Hooke a noté les ombres (a et b) projetées par la planète et les anneaux l’un sur l’autre.

    En 1655Christiaan Huygens a été le premier à suggérer que Saturne est entourée d’un anneau. Avec un télescope de qualité supérieure à la lunette de Galilée, Huygens a observé la planète et il a écrit, en 1659[12] qu’« il [Saturne] est entouré par un anneau mince et plat qui ne touche nulle part la planète et qui est incliné sur l’écliptique »[2]Robert Hooke a également observé les anneaux et il a noté les ombres projetées sur ces derniers[13].

    En 1675Jean-Dominique Cassini a découvert que l’anneau de Saturne est composé en fait d’un grand nombre d’anneaux concentriques distincts, et il a émis l’hypothèse qu’ils sont constitués de cailloux qui s’entrechoquent. La plus grande des séparations, large de 4 800 km et située entre les anneaux A et B, sera baptisée par la suite « division de Cassini »[14].

    En 1787Pierre-Simon de Laplace a montré que les anneaux ne peuvent pas être composés d’un grand nombre d’anneaux minces et solides[2]. Il en a conclu que « Les différents anneaux qui entourent le globe de Saturne sont par conséquent des solides irréguliers, d’une largeur inégale […] en sorte que leurs centres de gravité ne coïncident point avec leurs centres de figure. »

    En 1859James Clerk Maxwell a reçu le prix Adams après avoir démontré que les anneaux ne peuvent pas être solides, car ils seraient alors instables et ils se briseraient. Il a suggéré que les anneaux sont composés d’une multitude de morceaux, tous en orbite autour de Saturne[15]. L’hypothèse de Maxwell a été validée en 1895, à la suite des analyses spectroscopiques effectuées par James Edward Keeler depuis l’observatoire Lick.

    XXe et XXIe siècles

    Les anneaux de Saturne.

    En octobre 1969, l’astronome français Pierre Guérin a découvert, par des moyens photographiques (à partir de l’Observatoire du Pic du Midi) un quatrième anneau, le plus interne, dans le système des anneaux de Saturne ainsi qu’un espace obscur entre cet anneau et ceux que l’on avait déjà observés[16]. Cette découverte a été effectuée avec les moyens de l’astronomie classique, bien avant le repérage des mêmes structures par la sonde Voyager 1.

    En 1980, le passage de la sonde Voyager 1 près de Saturne a révélé des détails jusqu’alors invisibles depuis la Terre, comme les spokes.

    En 2004, la sonde Cassini-Huygens s’est placée en orbite autour de Saturne. Elle a apporté des précisions au sujet des spokes[17] et elle a traversé les anneaux à plusieurs reprises[18].

    En octobre 2009, grâce au télescope spatial Spitzer, des astronomes ont découvert un nouvel anneau sous l’orbite de la lune Phœbé, ne pouvant être mis en évidence qu’en infrarouge en raison de sa faible densité. Cet anneau s’étend très loin, jusqu’à 20 fois le diamètre de Saturne : son bord intérieur se situe à environ 6 millions de kilomètres de la surface de la planète tandis que son bord extérieur est à environ 12 millions de kilomètres[19]. Ce dernier et l’anneau qui l’entoure sont probablement à l’origine de l’aspect particulier du satellite de Saturne Japet, qui présente une face noire et l’autre très blanche.

    Photographies

    • Mosaïque de photos prises par la sonde Cassini de la partie intérieure de l’anneau B et de la partie extérieure de l’anneau C à une période proche de l’équinoxe de Saturne. La mosaïque montre l’ombre projetée par le satellite Mimas sur les anneaux. L’ombre est en partie effacée au niveau de l’anneau B (en haut) du fait de la lumière émise par la planète. La lacune de Maxwell est située un peu en dessous de la photo (partie noire).
    • Spokes sombres sur l’anneau B photo prise par la sonde Cassini du côté non éclairé des anneaux. À gauche de la partie centrale de la photo, deux lacunes sont visibles (la plus importante est la lacune de Huighens)
    • Photo de la division de Cassini prise en 2009 du côté éclairé des anneaux avec des spokes lumineux sur l’anneau B.
    • Division de Enke : le déplacement de la lune Pan génère des ondes spiralées dans les anneaux.
    • Gros plan sur Prométhée et l’anneau F[d].
    • Les lunes Prométhée et Pandore.
    • L’anneau F est déformé par de toutes petites lunes circulant très près ou à l’intérieur de l’anneau.
    • L’ombre de Saturne masque l’anneau G rétroéclairé et son arc intérieur particulièrement brillant[e].

    Caractéristiques physiques

    Agrégats de particules de glace qui constituent la partie solide des anneaux de Saturne. Ces formations allongées sont constamment en train de se former puis de se disperser. Les plus grandes d’entre elles ont quelques mètres de long (vision d’artiste de 2007).

    Les anneaux principaux s’étendent de 7 000 à 72 000 km à la hauteur de l’équateur de Saturne, avec une épaisseur moyenne estimée de 10 mètres[20].

    Les anneaux sont composés à 99,9 % de particules d’eau gelée avec quelques impuretés pouvant inclure du tholin et des silicates[21]. Les anneaux principaux sont, à la base, composés de particules dont la taille varie de 1 centimètre à 10 mètres[22]. Chaque particule décrit une orbite indépendante autour de Saturne.

    Masse

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    La sonde Cassini a permis d’estimer la masse totale des anneaux de Saturne (contenue essentiellement dans les anneaux AB et C) à (1,54 ± 0,49) × 1019 kg, ce qui représente 41% de la masse de Mimas[23].

    Anneaux distincts

    Carte du système saturnien : les anneaux de Saturne et ses satellites.

    La nomenclature des anneaux de Saturne est fixée par l’Union astronomique internationale et publiée par celle-ci sur Gazetteer of Planetary Nomenclature. L’Union recense sept « anneaux principaux » (en anglais : main ring, au singulier) dits simplement « anneaux » (ring, au singulier) et désignés par une lettre latine majuscule (de la lettre A à la lettre G), selon un ordre alphabétique correspondant à l’ordre chronologique de leurs découvertes. D’autre part, elle recense des « divisions » (division, au singulier), correspondant à de larges régions séparant deux anneaux principaux, telle la division de Cassini qui sépare les anneaux B et A. Enfin, elle recense des « lacunes » (gap, au singulier) au sein d’un anneau principal.

    Voici une liste des anneaux de Saturne, des divisions qui les séparent ainsi que des « lacunes » qu’ils comprennent, classés par rayon interne croissant.

    NomRayon interne
    (km)[f][réf. incomplète]
    Rayon interne
    (RS)[g]
    Rayon externe
    (km)
    Rayon externe
    (RS)
    Largeur
    (km)
    Épaisseur
    (m)
    Anneau D66 9001,11074 5101,2367 610
    Anneau C[h]74 6581,23992 0001,52717 3425
    • Lacune de Colombo77 800100
    • Lacune de Maxwell87 500270
    • Lacune de Bond[26]88 69088 72030
    • Lacune de Dawes[26]90 20090 22020
    Anneau B92 0001,527117 5801,95125 5803 – 4
    Division de Cassini[i]117 5001,95122 2002,034 700
    • Lacune de Huygens117 680285 – 440
    • Lacune de Herschel[26]118 183118 285102
    • Lacune de Russell[26]118 597118 63033
    • Lacune de Jeffreys[26]118 931118 96938
    • Lacune de Kuiper[26]119 403119 4063
    • Lacune de Laplace[26]119 848120 086238
    • Lacune de Bessel[26]120 236120 24610
    • Lacune de Barnard[26]120 305120 31813
    Anneau A122 1702,027136 7752,26914 60520 – 40
    • Lacune d’Encke[27],[j]133 5892,216325
    • Lacune de Keeler136 5302,265~ 35
    Division de Roche[28]
    (ex-division de Pioneer[29])
    136 770139 380~ 2 600
    • R/2004 S 1[30]137 6302,284?
    • R/2004 S 2[31]138 9002,305?
    Anneau F[29]140 1802,32630 – 500
    R/2006 S 1 (dit de Janus et Épiméthée)[32]~ 151 500
    Anneau G170 0002,82175 0002,905 000105
    Anneau E181 0003483 0008302 000
    • R/2006 S 5[33],[34] (dit de Méthone)~ 194 230
    • R/2007 S 1[34] (dit d’Anthée)~ 197 655
    Anneau de Phœbé~ 6 000 00050~12 000 0001006 000 0002,4 × 109

    Dynamique

    Le satellite berger Prométhée.

    Les lacunes entre les anneaux résultent des interactions gravitationnelles entre les nombreuses lunes de Saturne et les anneaux eux-mêmes. Les phénomènes de résonance jouent également un rôle : ceux-ci se produisent lorsque le rapport des périodes orbitales entre le satellite et les anneaux est un nombre entier. Ainsi, la division de Cassini résulte de l’influence de la lune Mimas. Certaines des plus petites lunes circulent dans les lacunes ou au bord des anneaux et stabilisent ainsi leur structure : on leur donne pour cette raison le nom de satellites bergers. Ainsi, Pandore et Prométhée confinent les particules de l’anneau F, Prométhée arrachant même périodiquement des filaments de matière à ce dernier[35]. Le survol rapproché par la sonde Cassini des satellites bergers a permis de montrer que ceux-ci accrètent de la matière en provenance des anneaux de façon non négligeable[36].

    La sonde spatiale Cassini a effectué des mesures et pris des photographies qui ont révélé que les bords des anneaux et la séparation entre les anneaux sont encore plus marqués qu’on ne l’avait estimé : on avait émis l’hypothèse qu’il subsistait dans les lacunes des morceaux de glace, mais ce n’est pas le cas.

    L’épaisseur extrêmement faible des anneaux est due aux collisions entre les particules. Chaque particule de glace tourne individuellement autour de Saturne. Ainsi, si un morceau de glace se situe au-dessus de la surface de l’anneau, il va à chaque orbite autour de Saturne traverser l’anneau : les collisions durant la traversée de l’anneau auront tendance à la longue à réduire la composante perpendiculaire de sa vitesse et de fait à réduire l’épaisseur de l’anneau.

    Agitation des anneaux

    « Vagues » verticales provoquées par Daphnis projetant leurs ombres dans les anneaux de Saturne.
    Instabilités provoquées par Daphnis dans les anneaux.

    Il règne dans les anneaux une agitation permanente : vagues, collisions, accumulations de matières.

    La vie agitée des anneaux de Saturne a commencé à être étudiée depuis les missions américaines « Voyager ». Les astronomes ont pu alors constater qu’ils étaient faits d’une multitude de sillons « à la manière d’un tissu en velours côtelé ».

    De juillet 2004 à septembre 2017, la sonde Cassini, en orbite autour de Saturne, a fourni des images de très grande qualité de la planète et de ses anneaux. Selon les théories actuelles, l’effervescence dans les anneaux serait due à la cinquantaine de satellites de Saturne :

    • certains sont situés à l’intérieur même des anneaux ;
    • d’autres sont situés à l’extérieur, mais créent à distance, et sur des temps très longs, des vagues à la surface des anneaux, selon le même principe que la vibration d’un tambour ;
    • quelques satellites sont situés entre les anneaux, et même s’ils ont pour la plupart des corps relativement petits — d’une centaine de kilomètres de long — ils seraient à l’origine de nombreuses perturbations qui déplacent les particules composant les anneaux.

    La sonde Cassini a permis d’améliorer de manière importante la connaissance du mécanisme des anneaux, en particulier pour tout ce qui concerne leur évolution. L’anneau F a fait l’objet d’une étude approfondie ; les effets de marée sont si forts qu’aucun satellite n’y survit et on n’y trouve que de fines particules. L’anneau F est entouré de deux satellites, Prométhée et Pandore, ses satellites bergers, qui sont à l’origine de sa finesse. Toutes les quinze heures, le satellite Prométhée se rapproche de l’anneau et y crée de véritables saignées, en attirant à lui de la matière par sa masse. Il brise l’anneau et l’ensemble de ces morceaux forme une spirale géante qui s’étale dans tout l’anneau. Phénomène encore plus curieux : la sonde Cassini a permis de mettre en évidence l’existence de satellites éphémères, toujours à l’intérieur de l’anneau F, qui disparaissent aussi rapidement qu’ils se forment[37].

    Spokes

    Durée : 8 secondes.0:08Photomontage d’images prises par la sonde Cassini : des spokes sombres sur l’anneau B éclairé par le Soleil avec une incidence rasante (vidéo faible définition (300 × 300 pixels))
    – Version haute définition (1 016 × 1 016 pixels ;
    – Version GIF (400 × 400 pixels, taille : 2,21 MB).

    Jusqu’en 1980, on pensait que la structure des anneaux de Saturne était uniquement liée à l’action des forces gravitationnelles. Mais, les images envoyées par la sonde spatiale Voyager 1 confirmèrent la présence de bandes sombres dans les anneaux perpendiculaires à ceux-ci appelés spokes (rayons de bicyclette) qui ne peuvent pas être expliqués par ces seules forces, car leur persistance et leur déplacement dans les anneaux ne sont pas compatibles avec les lois de la mécanique céleste[38]. Les rayons paraissent tantôt sombres, tantôt lumineux, selon l’incidence de la lumière (voir les images dans la galerie), la transition se produisant lorsque l’angle de phase est proche de 45°. Les spokes se déplacent de manière quasi synchrone avec la magnétosphère de Saturne, aussi la principale théorie est qu’ils sont constitués de particules de poussières microscopiques en suspension au-dessus de la surface de l’anneau principal maintenus à distance par les forces de répulsion électrostatiques. Le mécanisme précis de génération des spokes est encore inconnu, bien qu’il ait été suggéré que les perturbations électriques puissent être engendrées par des éclairs dans l’atmosphère de Saturne ou les impacts de micrométéorites sur les anneaux[17].

    Les spokes ne seront plus observés de près jusqu’à l’arrivée de la sonde spatiale Cassini vingt-cinq ans plus tard dans la banlieue de Saturne. Les photos prises par la sonde à son arrivée début 2004 ne font plus apparaître de spokes. Certains scientifiques émirent alors l’hypothèse que le phénomène ne serait plus visible avant 2007 en s’appuyant sur la théorie utilisée pour expliquer leur formation. Mais l’équipe de Cassini chargée de l’imagerie continua à rechercher leur présence dans les anneaux et les spokes furent détectés le 5 septembre 2005[39].

    Les spokes semblent être un phénomène saisonnier, qui disparaît au milieu de l’hiver saturnien ainsi qu’au milieu de l’été et réapparaît lorsque Saturne est proche de l’équinoxe. L’hypothèse selon laquelle les spokes constituent un phénomène saisonnier, lié à la durée d’une année orbitale de Saturne (29,7 ans), semble confirmée par leur réapparition progressive durant les dernières années de la mission Cassini[40].

    Origine et évolution

    Origine

    Le consensus scientifique a été jusqu’en 2017 que les anneaux remonteraient à la formation de Saturne elle-même, cependant des travaux récents tendent à indiquer que ceux-ci seraient en fait vieux de 100 millions d’années environ[3]. Une autre étude parue en janvier 2019 revoit cet âge à la baisse : entre 10 et 100 millions d’années[23]. La même année, une autre étude affirme que l’hypothèse des anneaux jeunes n’est pas totalement satisfaisante et que les observations de la sonde Cassini sont tout autant compatibles avec un âge voisin de celui du Système solaire[41]. Il existe deux théories dominantes concernant leur mode de formation.

    Selon une de ces deux théories, proposée initialement par Édouard Roche au XIXe siècle, les anneaux étaient autrefois une lune géante de Saturne dont l’orbite diminua jusqu’à ce que les forces de marée générées par la planète géante Saturne la pulvérisent (la limite de Roche est de 140 000 km pour Saturne, ce qui correspond au bord externe des anneaux[42])[43]. L’ancienne lune géante subit le phénomène de migration planétaire, les forces de marée disloquent ce satellite différencié, le manteau du satellite allant former les anneaux tandis que son noyau tombe sur Saturne[44]. Une variante de cette théorie, déjà esquissée en 1654 par Christiaan Huygens, est que la lune s’est désintégrée après avoir été heurtée par une grosse comète, un astéroïde (théorie analogue à celle de l’hypothèse de l’impact géant). Cette hypothèse est rendue difficile à défendre[pourquoi ?] par le fait que l’orbite synchrone de Saturne est de 10 h[45]. Selon la deuxième théorie, les anneaux ne sont pas les débris d’une lune mais les restes du disque d’accrétion de la nébuleuse à partir de laquelle Saturne s’est formée. La conservation du moment cinétique et la perte d’énergie due aux chocs entre les débris ont pour conséquence que cette perte est plus forte dans le plan vertical que le plan horizontal, d’où l’aplatissement des anneaux par la rotation képlérienne, aplatissement qui finirait par atteindre la limite de Roche, donnant naissance à des satellites. Certains astrophysiciens comme Sébastien Charnoz ou Julien Salmon[42] pensent même que les anneaux actuels ne sont pas les seuls que la géante gazeuse ait connus au cours de son histoire, les anneaux massifs originels disparaissant au profit des satellites qui redonnent naissance aux anneaux par migration planétaire.

    L’éclat et la pureté de la glace d’eau composant les anneaux de Saturne ont été cités pour appuyer une théorie selon laquelle ils seraient beaucoup plus jeunes que Saturne, peut-être de 100 millions d’années, car dans le cas contraire l’accumulation de poussières météoriques aurait conduit à un assombrissement des anneaux. Toutefois, de nouvelles recherches indiquent que l’anneau B pourrait être assez massif pour diluer le matériau météorique et éviter ainsi un assombrissement notable sur une durée s’étendant presque jusqu’à la naissance du Système solaire. Le matériau constituant l’anneau est recyclé : des agrégats se forment puis sont dispersés par les collisions. Ce cycle expliquerait l’apparente jeunesse de certains des agrégats observés au sein des anneaux[46]. Fin 2017, étant donné l’importance des entrées de suies micrométéoritiques dans le système des anneaux, l’hypothèse d’anneaux plus jeunes qu’attendus pourrait prévaloir[3].

    L’équipe de Cassini UVIS, dirigée par Larry Esposito, a utilisé l’occultation stellaire pour découvrir 13 objets, allant de 27 mètres à 10 km de diamètre, à l’intérieur de l’anneau F. Ils sont translucides, laissant penser que ce sont des agrégats temporaires de blocs de glace de quelques mètres de diamètre. Esposito est convaincu que c’est la structure de base des anneaux de Saturne : les particules s’agrègent entre elles avant se disperser[2]. En orbite à l’extérieur des anneaux, quoique certaines soient comprises dans la masse, se trouvent plusieurs petites lunes associées aux anneaux, ce qui est une configuration typique des anneaux de toutes les planètes géantes gazeuses du Système solaire. Toutefois, les trois autres systèmes d’anneaux ne représentent, ensemble, qu’une petite fraction[47] du volume des anneaux de Saturne. Les particules des anneaux de Saturne présentent également la particularité d’être bien plus lumineuses que celles des trois autres systèmes.

    Des anneaux de Saturne projettent leur ombre sur la planète (bandes noires). Photo publiée le 1er mars 2007.

    Depuis la Terre, trois anneaux sont visibles : deux anneaux principaux (A et B) et un anneau moins visible. L’espace entre A et B est connu sous le nom de « division de Cassini ». L’anneau A est divisé par une lacune moins visible, appelée division d’Encke (même s’il est probable que l’astronome Encke ne l’ait jamais observée). Les sondes Voyager ont détecté quatre autres anneaux nettement moins visibles. Les astronomes identifient dans les anneaux de Saturne 13 formations distinctes : les anneaux DCBA, la division d’Encke, la division de KeelerR/2004 S 1R/2004 S 2, les anneaux FGE, la division de Cassini et la division de Guérin.

    Les anneaux de Saturne s’étendent sur plus de 400 000 km, mais sont cependant très fins. À l’exception de l’anneau le plus externe, ils ne dépassent pas 1 km d’épaisseur. Si le matériau contenu dans les anneaux était rassemblé pour former une lune, celle-ci n’aurait pas plus de 100 km de diamètre.

    L’anneau F, l’un des plus externes, est une structure extrêmement complexe formée de plusieurs anneaux plus petits « noués » entre eux. L’origine de ces nœuds est inconnue mais est probablement gravitationnelle. L’anneau E, le plus externe, s’étend sur 240 000 km et s’épaissit progressivement jusqu’à l’orbite d’Encelade atteignant une épaisseur de 60 000 km.

    Les anneaux de Saturne entretiennent des relations complexes avec certains des satellites de Saturne. Il est établi que certains de ceux-ci, baptisés satellites bergers (AtlasProméthée et Pandore), sont indispensables pour la stabilité des anneaux, que Janus, Prométhée, Épiméthée, Pandore et Atlas se sont formés il y a 100 millions d’années à partir de l’étalement des anneaux dû à la rotation képlérienne qui les fait dépasser la limite de Roche[48]. Mimas semble responsable de la division de Cassini, Pan est situé à l’intérieur de la division d’Encke. Le système global des anneaux est complexe et encore mal connu en 2009.

    En 2023, une étude des mesures obtenues entre 2004 et 2017 par le Cosmic Dust Analyzer de la sonde Cassini permet d’établir le taux annuel de contamination des particules de glace des anneaux par des poussières interplanétaires (provenant de la ceinture de Kuiper, du nuage de Oort et certaines d’en dehors du Système solaire) ainsi que le pourcentage actuel de cette contamination. La comparaison des deux indique pour les anneaux un âge bien inférieur à celui de Saturne (de l’ordre de 4,5 Ga), seulement 100 à 400 Ma[49],[50].

    En 2024, cette évaluation est remise en question par le fait que cette contamination pourrait être compensée par une vaporisation des poussières en raison de la température très élevée atteinte lors de l’impact, ce qui rendrait plausible un âge de 4 milliards d’années[51],[52].

    Prévisions d’évolution

    Des simulations fondées sur la mécanique céleste avaient indiqué que les anneaux sont des structures stables à long terme malgré de nombreux changements de forme[53]. Cependant, en 2018, une étude a montré, via l’étude des ions H+ dans l’ionosphère de Saturne, que ses anneaux auront disparu dans environ 292 millions d’années (avec un intervalle de confiance de 942 millions d’années) et devaient probablement être plus majestueux à leur origine[54].

    Sous l’effet conjugué des rayons ultraviolets du Soleil et des nuages de plasma causé par les micrométéorites, les particules de glace d’eau des anneaux se chargent électriquement, puis sont attirés par le champ magnétique de Saturne et finissent par tomber à sa surface sous forme de pluie. La perte de volume d’eau et de matière est estimée entre 432 et 2 870 kg par seconde ; une quantité suffisante pour remplir une piscine olympique toutes les trente minutes[55],[56].

    Notes et ré

    24/02/2026 le héron de l’enfer

    Un surnom bien mérité pour ce nouveau reptile, qui était le roi des rivières du Niger il y a 95 millions d’années. Avec son arsenal anatomique unique, le Spinosaurus mirabilis était le cauchemar des poissons géants qui pullulaient dans les fleuves sahariens.?

    Son nom peut prêter à sourire, certes ; à moins que vous ne souffriez d’ornithophobie, il n’y a aucune raison d’avoir peur d’un héron. Toutefois, derrière leur silhouette gracile, ces échassiers cachent des tempéraments de tueurs impitoyables, capables d’engloutir poissons, rongeurs, batraciens, insectes ou oisillons sans la moindre hésitation. C’est précisément ce caractère de prédateur opportuniste qui a poussé Paul Sereno, figure de proue de la paléontologie à l’Université de Chicago, à baptiser ainsi sa dernière découverte. Le genre des spinosaures, rendu célèbre par son duel face au Tyrannosaurus rex dans Jurassic Park III, accueille aujourd’hui un nouveau membre : Spinosaurus mirabilis, qui sort enfin de l’ombre après des années de mutisme.

    Exhumé en 2019 dans le Sahara nigérien, ce spécimen unique a nécessité un long travail d’analyse avant de faire la une le 19 février de la revue Science. Il arpentait l’Afrique du Nord au Crétacé supérieur, une époque où le désert actuel laissait place à un biome tropical luxuriant, gorgé de bras de rivières et de forêts denses. Un écosystème où ce colosse se sentait comme chez lui, s’adaptant à la vie aquatique et terrestre avec une aisance qui manquait cruellement à ses cousins. « Cette découverte a été si soudaine et si incroyable que toute l’équipe a été submergée par l’émotion », avoue Paul Sereno. Le portrait de ce nouveau seigneur du Niger est désormais au complet !

    Un chasseur fluvial impitoyable

    Le premier élément anatomique qui saute aux yeux chez Spinosaurus mirabilis reste sans conteste son crâne, surmonté d’une grande crête osseuse. En forme de cimeterre, cet attribut de 50 centimètres de long lui servait probablement à communiquer. Les chercheurs de l’Université de Chicago estiment qu’elle arborait des couleurs éclatantes pour séduire des partenaires, marquer un territoire, impressionner des rivaux ou communiquer à distance dans la végétation dense du Niger.

    Sa gueule, quant à elle, n’a rien à voir avec celle des autres théropodes. Contrairement aux carnassiers dont la mâchoire supérieure recouvre l’inférieure, le « Héron de l’enfer » possédait une dentition dite interdigitée. Ses dents s’emboîtaient les unes dans les autres pour former une herse sans le moindre interstice. Une morphologie d’une efficacité redoutable, ne laissant aucune chance de survie à ses proies.Spécialisé dans la traque des grands vertébrés aquatiques, ce spinosaure pouvait complètement bloquer ses prises grâce à sa dentition. Une simple pression suffisait à immobiliser des proies de plusieurs mètres de long qui, autrement, auraient glissé hors de sa gueule à cause de leur mucus ou de leurs mouvements brusques C’est d’ailleurs la toute première fois qu’une telle anatomie est identifiée chez un dinosaure, une spécialité évolutive que l’on ne retrouvait jusqu’ici que chez les ptérosaures volants, les ichthyosaures marins ou les crocodiles contemporains.

    Le dinosaure qui n’aimait pas l’eau salée

    Jusqu’à présent, les paléontologues retrouvaient systématiquement les restes de spinosauridés dans des dépôts côtiers, suggérant que ces animaux ne s’éloignaient jamais des rivages marins. C’est ce qui rend la découverte de ce spécimen encore plus intéressante, puisqu’il a été retrouvé en plein cœur du Sahara nigérien, à une distance comprise entre 500 et 1 000 kilomètres des côtes les plus proches du Crétacé. Preuve que ces colosses avaient conquis l’intérieur des terres et s’étaient adaptés aux environnements forestiers et aux fleuves, délaissant la mer à d’autres espèces.

    Son nom peut prêter à sourire, certes ; à moins que vous ne souffriez d’ornithophobie, il n’y a aucune raison d’avoir peur d’un héron. Toutefois, derrière leur silhouette gracile, ces échassiers cachent des tempéraments de tueurs impitoyables, capables d’engloutir poissons, rongeurs, batraciens, insectes ou oisillons sans la moindre hésitation. C’est précisément ce caractère de prédateur opportuniste qui a poussé Paul Sereno, figure de proue de la paléontologie à l’Université de Chicago, à baptiser ainsi sa dernière découv

    04/02/2026 Un Rafale vendu par la France à l’Inde abattu par un Chengdu J-10 chinois .

    Le dernier incident militaire, un Rafale indien abattu par un Chengdu J-10 chinois, soulève des enjeux géopolitiques et technologiques qui intéressent toute personne qui suit l’actualité internationale et la défense. Survenu dans la nuit du 6 au 7 mai 2025, cet événement pose de nombreuses questions sur les capacités technologiques de la Chine et sur les conséquences pour les relations stratégiques dans une zone aussi tendue que le Cachemire.

    Politique et diplomatie : ce que çela change

    Emmanuel Macron doit s’estrendu en Inde ce mardi pour finaliser un contrat historique avec Dassault Aviation portant sur la vente de 114 avions Rafale. Ce marché, perçu comme une victoire majeure pour la France, arrive alors que les tensions entre l’Inde et le Pakistan restent vives. La controverse autour de l’incident du Rafale indien fait monter la pression diplomatique autour de ce déplacement présidentiel.

    Pendant ce temps, le Pakistan assure avoir détruit trois Rafale à l’aide de son chasseur Chengdu J-10, mettant en avant ses progrès dans l’intégration et l’utilisation de systèmes aéronautiques modernes. Selon Reuters, cette attaque a encore aggravé l’instabilité déjà présente dans la région.

    Que s’est-il passé pendant l’incident militaire

    La nuit du 6 au 7 mai 2025 marque un tournant pour le Rafale, l’un des appareils phares de Dassault : pour la première fois depuis son entrée en service en 2001, un Rafale est abattu. Le Pakistan revendique avoir touché le Rafale indien à une distance de 200 km avec un missile chinois PL-15, pointant ainsi une erreur d’estimation majeure des pilotes indiens, qui pensaient être hors de portée à 150 kilomètres. Islamabad annonce aussi avoir mené une attaque électronique réussie contre les systèmes de communication indiens, ce qui, selon eux, a fortement réduit la conscience situationnelle des pilotes indiens, révélant des erreurs tactiques indiennes.

    Pékin s’est réjoui de cette « première victoire au combat du J-10CE », y voyant une étape dans la montée en puissance technologique de ses équipements militaires. La situation se complique encore avec l’absence de communication officielle de New Delhi sur la perte de ses appareils, laissant planer la question du silence stratégique de New Delhi.

    23-02-2026 Découverte d’obus datant de la première guerre moniale

    La préfecture maritime de l’Atlantique a indiqué dans un communiqué, ce dimanche, l’intervention de l’équipe de plongeurs démineurs de Brest au Cap Ferret. Ils ont découvert 39 obus au total et les opérations de sécurisation du site se poursuivent

    Sous l’action de l’érosion un blockhaus s’est affaissé sur la plage de l’Horizon au Cap Ferret, en Gironde samedi. Mobilisé, le groupe de plongeurs démineurs de Brest y a découvert « 39 obus français de 75 mm, modèle 1917 », selon un communiqué de la préfecture maritime. La majorité des munitions était non amorcée et non tirée. Des douilles et quelques dispositifs d’amorçage (fusées) ont également été trouvées sur place. Bien qu’anciennes et vétustes, ces munitions conservent un caractère dangereux et nécessitent un traitement spécialisé.

    Une intervention sous la pression de la marée

    La zone d’intervention étant entièrement recouverte par l’eau à marée haute, deux opérations ont eu lieu pour détruire sur place 35 obus. Quatre autres obus restaient à traiter ce dimanche.

    Des recherches complémentaires laissent supposer la présence possible d’autres munitions dans la zone. « Les opérations de clarification et de sécurisation se poursuivront dimanche 22 février afin de neutraliser l’ensemble des engins encore présents », précise la préfecture maritime dans son communiqué.

    L’intervention s’est déroulée avec l’appui de la Gendarmerie nationale, de la police municipale et des services techniques de la commune.

    Note

    Le canon franciais de calibre 75 a été dit avoir gagné la première guerre mondiale du fait de sa péciosion et et de sa mobilité

    Canon de 75 mm modèle 1897 — Wikipédia Devenu un emblème de la puissance militaire française, connu bientôt comme le soixante quinze, voire notre glorieux soixante quinze, il fait l’objet d’un culte de la part des militaires et patriotes français, qui voient en lui une solution miracle à tout problème. Cet enthousiasme conduira à négliger entre autres la modernisation de l’artillerie lourde, erreur qui sera durement payée lors de la Première Guerre mondiale. En effet, si le 75 est le meilleur canon de campagne de son époque et s’est avéré très efficace dans la guerre de mouvement, et notamment dans la première bataille de la Marne, il est en revanche beaucoup moins à l’aise et efficace dans une guerre de position, où l’on a besoin d’artillerie lourde pour atteindre les troupes retranchées. Il se distinguera néanmoins en grande partie grâce à ses servants qui paieront un lourd tribut. Il est utilisé dans le char Saint-Chamond lors de la reprise du mouvement à la fin de la Grande guerre.

    Encore en service en grand nombre dans l’armée française de 1940, il se montra cette fois-ci dépassé dans la guerre de mouvement, car on avait tardé à le rendre apte à la traction automobile, désormais nécessaire. Il connaîtra toutefois une seconde jeunesse comme pièce antichar, lors de la bataille de France, aux mains de la Wehrmacht et des Forces françaises libres.

    La perception du temps

    Les issusions du temps

    La perception du temps est souvent considérée comme une illusion, mais des recherches récentes ont révélé des éléments qui la remettent en question. Des expériences sur les particules subatomiques montrent que le temps pourrait être bidirectionnel ou même circulaire, remettant en question notre conception classique du temps comme une progression linéaire. Des expériences au CERN avec le LHC ont révélé des particules qui semblent violer la causalité, voyageant potentiellement en arrière dans le temps. Ces découvertes soulignent que nous devons réviser notre compréhension du temps, non seulemen

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    Théories du Temps dans la Physique Contemporaine : Einstein à Hawking

    Depuis des décennies, les physiciens et philosophes débattent de la nature du temps. Albert Einstein a révolutionné notre compréhension avec sa théorie de la relativité, affirmant que le temps n’est pas absolu mais dépend de la vitesse de l’observateur et de la gravité. Ensuite, Stephen Hawking a approfondi cette réflexion dans « Une brève histoire du temps », expliquant comment des trous noirs et la théorie des cordes induisent des concepts encore plus complexes sur le temps.

    Pour nous, la notion classique que le temps s’écoule de manière linéaire pourrait être une simplification excessive. Des expériences récentes sur les particules subatomiques montrent que le temps pourrait effectivement être bidirectionnel ou même circulaire. Ceci nous permet d’envisager que notre conception du passé, du présent et du futur est limitée par notre perception humaine.

    Expériences Récentes : Déconstruire la Linéarité du Temps

    Des expériences cruciales menées au CERN avec le LHC ont révélé des particules qui semblent violer la causalité, voyageant potentiellement en arrière dans le temps. En parallèle, des expérimentations sur l’enchevêtrement quantique nous montrent que des particules peuvent instantanément partager des informations, indépendamment de la distance qui les sépare. Cela défie nos conceptions traditionnelles du temps comme une progression d’événements successifs.

    Ces découvertes soulignent que nous devons réviser notre compréhension du temps. Non seulement cela attire l’attention des physiciens, mais cela a également des implications pour notre quotidien, remettant en question des concepts de base comme la causalité et la simultanéité.

    Conséquences Métaphysiques : Redéfinir notre Perception de la Réalité

    Les implications de ces découvertes pour notre perception sont vertigineuses. Si le temps n’est pas linéaire, cela chamboule notre compréhension de la réalité elle-même. Nous pourrions devoir accepter que le passé, présent et futur coexistent simultanément, une idée déjà abordée dans des disciplines ésotériques et certaines philosophies orientales.

    Pour nous, les humains, cette notion est difficile à saisir, mais elle pourrait modifier radicalement notre façon de vivre et de percevoir le monde. L’école de pensée appelée « bloch universe theory » propose que tout événement temporel existe déjà dans un espace-temps immuable, rendant l’écoulement du temps une pure illusion de notre conscience.

    Éléments Factuels à l’Appui :

    • En 2008, des physiciens de l’Université de Griffith ont prouvé que des particules peuvent exister en plusieurs états simultanément.
    • Les recherches sur les oscillations de neutrinos montrent des comportements temporels non ordinaires.
    • En 2020, des chercheurs du MIT ont publié des résultats soutenant l’idée de superposition temporelle.

    Bref, ces révélations ne sont pas seulement théoriques mais trouvent leur base dans des données empiriques solides, justifiant une réévaluation profonde de nos croyances sur le temps.


    Le temps n’est peut-être pas ce que nous avons toujours pensé. Des avancées en physique moderne questionnent notre réalité quotidienne et notre place dans l’univers.

    les trous noirs sont-ils cryptés?

    Cette proposition,, si insolite et vertigineuse soit-elle, est précise : les trous noirs, ces étoiles mortes ultradenses, ces régions de notre espace-temps où la gravité est si forte que rien ne peut lui échapper, pas même la lumière, seraient l’implémentation physique d’objets mathématiques au cœur de la cryptologie – les “primitives cryptographiques” –, sur l’existence desquels repose l’efficacité de nombreux protocoles de sécurité numérique.  représente en quelque sorte l’extension spatiale du trou noir. À proximité de cette sphère, les effets gravitationnels sont observables et extrêmes.

    Le rayon d’un trou noir est proportionnel à sa masse : environ 3 km par masse solaire pour un trou noir de Schwarzschild. À une distance interstellaire (en millions de kilomètres), un trou noir n’exerce pas plus d’attraction que n’importe quel autre corps de même masse ; il ne s’agit donc pas d’un « aspirateur » irrésistible. Par exemple, si le Soleil se trouvait remplacé par un trou noir de même masse, les orbites des corps tournant autour (planètes et autres) resteraient pour l’essentiel inchangées (seuls les passages à proximité de l’horizon induiraient un changement notable). Il existe plusieurs sortes de trous noirs. Lorsqu’ils se forment à la suite de l’effondrement gravitationnel d’une étoile massive, on parle de trou noir stellaire, dont la masse équivaut à quelques masses solaires. Ceux qui se trouvent au centre des galaxies possèdent une masse bien plus importante pouvant atteindre plusieurs milliards de fois celle du Soleil ; on parle alors de trou noir supermassif (ou trou noir galactique). Entre ces deux échelles de masse, il existerait des trous noirs intermédiaires avec une masse de quelques milliers de masses solaires. Des trous noirs de masse bien plus faible, formés au début de l’histoire de l’Univers, peu après le Big Bang, sont aussi envisagés et sont appelés trous noirs primordiaux. Leur existence n’est, à l’heure actuelle, pas confirmée.

    Il est par définition impossible d’observer directement

    21/O2/2026 La Chine est-elle devenue la première puissance militaire au monde

    La Chine est en train de moderniser et de renforcer son armée pour réduire son écart avec les États-Unis et consolider son statut de grande puissance. Le budget officiel de la défense de la République populaire de Chine fait l’objet d’une hausse continue, et les forces sont modernisées de manière accélérée, notamment en matière navale, nucléaire et de missiles. La Chine est désormais parmi les premiers acteurs mondiaux en matière de dépenses militaires. 

    La Chine a également intensifié sa présence militaire à proximité de Taïwan, en envoyant des militaires et en multipliant les exercices. Le budget militaire de la Chine est quatre fois supérieur à celui de puissances militaires comme la France ou le Royaume-Uni. La Chine a lancé son troisième porte-avions, le plus puissant des deux précédents, et devient ainsi le deuxième pays avec le plus de porte-avions au monde. 

    Malgré ces efforts, la Chine ne s’est pas engagée dans une guerre depuis 1979 et ne s’est pas engagée dans des conflits militaires. Les États- Unis restent le pays avec le budget militaire le plus élevé au monde, avec près de 1 000 milliards de dollars dépensés chaque année pour leurs forces armées. 


    En résumé, bien que la Chine soit en train de devenir une puissance militaire, son expérience du combat et son manque de défense actuelle restent des inconvénients potentiels pour rivaliser avec les États-Unis. 

    Pour en savoir plus

    Nouveauté

    Chine, la revanche de l’empire

    La fin de l’Occident ?

    Alain Bauer

    • 18/02/2026

    « Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera », prédisait Alain Peyrefitte il y a un demi-siècle.

    La Chine s’est éveillée et le monde n’a rien vu, ni rien compris. Augmentation de la puissance militaire et de l’industrie de l’armement qui lui est nécessaire, contrôle des ressources et sécurisation des chaînes d’approvisionnement, montée en puissance technologique : Alain Bauer démontre, sources parfois inédites à l’appui, que la Chine ne se contente plus d’être l’« atelier du monde » qui inonde la planète de produits bon marché. Elle se hisse inexorablement au rang de superpuissance. Et bouleverse de fait tous les équilibres auxquels nous nous sommes habitués ces dernières décennies.

    Alain Bauer est professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers, fondateur du Pôle sécurité, défense, renseignement, criminologie, cybermenaces et crises (PSDR3C/ESDR3C). Il enseigne également à New York, Shanghai et dans les écoles spécialisées. Chine, la revanche de l’empire est le tome V d’une vaste analyse en sept volumes intitulée La globalisation piteuse.

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    19/02/2025 Les organoides cérébreux, bientôt de minicerveau dans une assiette

    Les organoïdes cérébraux, souvent appelés minicerveaux, sont des structures créées à partir de cellules souches pluripotentes. Ils miment la structure et les fonctions du cerveau humain et sont cultivés en laboratoire dans des plats de culture.







    19/02/2026 Notre sens du temps

    19/02/2025 Le sens du temps

    La question de le temps et de son existence réelle est complexe et débattue par des philosophes et des physiciens.

    Mais le temps eiste-il  vraiment ?

    Nous parlons du temps avec une facilité déconcertante. Nous disons qu’il « passe », qu’il « s’accélère », que « nous n’en avons pas ». Et pourtant, comme le rappelait Paul Valéry, cette aisance est trompeuse : « si nous comprenons ce que nous disons en employant le mot temps dans une phrase, c’est parce que nous parlons vite ». Dès qu’on isole le mot de son contexte, il se transforme en énigme.

    Le physicien et auteur Étienne Klein en fait le constat : « Le temps est désigné par un substantif, mais quelle est donc la substance qui mérite d’être appelée le temps ? Est-il une entité physique, une production de la conscience, un fleuve qui s’écoule ou encore une invention culturelle liée au langage ? »

    Les métaphores piégées

    notion comme d’un

    Nous parlons de cette notion comme d’un

    fleuve. Mais cette imafleuve. Mais cette image est paradoxale : un fleuve ne peut s’écouler que dans un lit qui, lui, ne s’écoule pas. Alors, dans quoi le temps s’écoule-t-il ? Étienne Klein souligne l’absurdité logique de certaines expressions : « Dire que le temps a une vitesse, c’est affirmer qu’il change son rythme d’écoulement par rapport à son propre rythme d’écoulement, ce qui n’a aucun sens. »
    La métaphore du fleuve conduit immédiatement à des impasses. Et si, finalement, ce n’était pas ce qui passe, mais ce qui fait passer la réalité ? « Dire que le temps passe revient à dire qu’un chemin chemine », ironise le physicien.

    Philosophes contre physiciens : qui a autorité sur ce sujet ?

    Depuis Aristote jusqu’à Heidegger, en passant par Saint Augustin, Kant ou Bergson, les philosophes ont élaboré des systèmes cohérents et séduisants. Mais tous divergent, et la question demeure : lequel dit vrai ?
    Les doctrines se divisent en deux grandes catégories. Celles qui voient le temps comme une chronologie indépendante de l’observateur, et celles qui le considèrent comme une production de la conscience. Étienne Klein met en garde contre le « paradoxe de l’ancestralité » : « Si le temps dépend de la conscience, comment a-t-il pu exister avant l’apparition des êtres conscients ? » Un problème d’autant plus grave que l’univers a existé pendant près de 10 milliards d’années avant l’homme.

    Le mystère du « moteur du temps »

    Et si le temps ne dépend pas de la conscience, doit-on le considérer comme une entité physique ? Là encore, un mystère surgit : qu’est-ce qui fait qu’un instant présent se renouvelle sans cesse ? Ce mécanisme, que Klein appelle le « moteur du temps », reste inconnu. « Nous ne savons toujours pas ce qui fait que l’instant présent est aussitôt remplacé par un autre », rappelle-t-il.
    Les physiciens tentent de répondre en cherchant à unifier la relativité générale et la mécanique quantique. Mais pour l’instant, ce moteur échappe à toute description rigoureuse.

    Le piège du langage

    Peut-on alors compter sur le langage ? L’expérience prouve le contraire. Le mot « temps » est d’une polysémie redoutable : il désigne la durée, la simultanéité, le changement, la vitesse, le devenir. Il peut dire une chose et son contraire. « L’intersection de tous les sens qu’on donne au mot temps est nulle », constate Étienne Klein.
    De surcroît, nous parlons de multiples « temps » : biologique, psychologique, cosmologique, géologique… comme si chaque domaine avait le sien. Mais une seconde reste une seconde, qu’elle soit mesurée dans un laboratoire ou vécue dans notre subjectivité. Ce ne sont pas plusieurs temps, mais des temporalités différentes inscrites dans le même cadre.

    Quand la physique mathématise tout

    La physique s’est emparée du problème en l’inscrivant dans les équations. Galilée fut le premier à introduire la variable t pour décrire la chute des corps. Newton en fit le socle de sa mécanique. Mais son temps, absolu et indifférent à ce qui se passe dans l’univers, ne ressemblait en rien à ce que nous expérimentons.
    Puis Einstein est venu bouleverser cette conception. En 1905, il démontra que le temps newtonien n’existait pas. « Il y a autant de temps propre qu’il y a d’observateurs », explique Klein. Nos montres ne marquent pas le même temps si nous voyageons à des vitesses proches de celle de la lumière. Cette idée n’est donc pas universelle, mais relative.

    temps

    19/02/2025 La vie pourrait être partout dans l’Univers, au moins sur les planètes dites habitables

    Des découvertes récentes par le rover Perseverance de la NASAugsuggèrent la possibilité de biosignatures, indiquant une vie microbienne passée sur Mars.

    Historique des Rcherches

    La question de la vie sur Mars a fasciné les scientifiques depuis des siècles. Les premières observations ont conduit à des hypothèses sur la présence d’eau et de conditions favorables à la vie. Cependant, les missions spatiales, notamment celles des sondes Mariner et Viking, ont montré que Mars est une planète aride, sans signes évidents de vie actuelle. Les analyses spectroscopiques ont révélé une atmosphère pauvre en oxygène et en eau, ce qui a conduit à des doutes sur la possibilité de vie. 

    Découvertes Récentes

    En juillet 2024, le rover Perseverance a fait une découverte significative en identifiant des biosignatures potentielles sur un rocher dans le cratère Jezero. Ces biosignatures, appelées « taches léopard », pourraient indiquer des réactions chimiques favorisées par une vie microbienne ancienne. Les analyses ont montré que les roches contiennent des éléments comme l’argile et le carbone organique, qui sont souvent associés à la vie sur Terre. 

    Implications des Découvertes

    Les résultats de Perseverance sont considérés comme les plus convaincants à ce jour concernant la vie passée sur Mars. Les scientifiques estiment que ces découvertes pourraient redéfinir notre compréhension de l’habitabilité de la planète rouge. Les échantillons prélevés contiennent des minéraux tels que la vivianite et la greigite, qui, sur Terre, sont souvent liés à des activités biologiques. 

    Conclusions

    Bien que la présence de vie sur Mars ne soit pas encore confirmée, les découvertes récentes ouvrent de nouvelles pistes de recherche et renforcent l’idée que Mars a pu abriter des formes de vie microbienne dans le passé. Les missions futures continueront d’explorer cette possibilité, avec l’espoir de trouver des preuves plus concrètes de la vie sur la planète rouge.

    Cette consion serait très importante. Elle permettrit de reopoer question de la vie dans notre Galaxie, sinon dans l’univers tout entier.

    Vue les distances entre la Terre et Mars, une vie microbienne d’origine terrestre n’aurait pas pu atteindre Mars, même à bord de météorites. Elle aurait été détruite Elle devait y exister depuis longtemps