24/01/2022 Une pandémie sans fin

Une pandémie sans fin

Comme nous l’avions indiqué dans un article précédent, il conviendrait dès maintenant d’adapter nos sociétés à la forte probabilité que l’actuelle pandémie due au Sars-Cov2 persiste pendant des années, sous sa forme actuelle ou sous d’autres formes.

Autrement dit il sera impossible d’éradiquer le virus ni sans doute le rendre moins offensif. Mutant régulièrement, il sera toujours présent, de façon plus ou moins pénalisantes.

Cela aura de nombreuses conséquences . En premier lieu les équipements hospitaliers, loin d’être constamment réduits, devront être renforcés et modernisés. De même les professions médicales et de santé, qui sont en première ligne de la lutte contre le virus, devront recruter à nouveau et être mieux rémunérées. La recherche sur les vaccins et traitements ne devra plus rester le monopole des grandes industries pharmaceutiques.

Un grand nombre d’activités économiques ou de loisirs, qui sont des foyers d’infection, devront être repensées. Selon l’expression à la mode, le distanciel devra chaque fois être préféré au présenciel. Quand celui s’imposera, il devra faire appel aux ressources de technologies adaptées.

Un point essentiel, encore insuffisamment souligné, est que des centaines de millions de citoyens provenant des pays dits pauvres ou fortement peuplés seront longtemps incapables de se protéger, à supposer qu’ils le veuillent vraiment.

Pour en savoir plus voir

https://www.liberation.fr/checknews/covid-19-quand-et-comment-lepidemie-peut-elle-finir-20220124_SMQKKCVPKNCPLLZXCXD3YLW63E/

24/01/2022 Sur l’informatique quantique

Il est dit que celui qui maitrisera l’informatique quantique maitrisera le monde. Ceci tant au point de vue civil que militaire.

Aujourd’hui les calculateurs quantique ne sont pas assez puissants pour répondre à toutes les questions que peuvent se poser les chercheurs. Mais associés aux supercalculateurs classiques, ils peuvent déjà résoudre beaucoup de problèmes.

C’est la constatation que font aujourd’hui les scientifiques utilisateurs de l’ordinateur quantique de 5.000 qubits installé en Allemagne au Jülich Supercomputing Centre (JSC), aux côtés des supercalculateurs dont dispose déjà le centre. On lira à ce sujet un communiqué de presse (en allemand) daté du 17 janvier 2022

https://www.fz-juelich.de/portal/DE/Presse/Pressemitteilungen/2022/2022-01-17-juniq-pm/_node.html

« L’association des technologies quantiques et de supercalcul est la clé de la réalisation de découvertes scientifiques avancées et ouvre les portes de nouveaux mondes au potentiel d’innovation considérable », a souligné dans un communiqué Mariya Gabriel, commissaire européenne. La mise en service de cet ordinateur est aussi l’occasion de placer l’Allemagne et l’Europe à la pointe de l’informatique quantique sur le plan international.

Le gouvernement allemand se réjouit de cette nouvelle étape. « Les ordinateurs quantiques offrent d’énormes opportunités pour notre avenir et pour l’Allemagne en tant que site de recherche. Ils ont le potentiel de changer notre quotidien pour le mieux »

Pour sa part Bettina Stark-Watzinger, ministre fédérale de la recherche, rappelle que la puissance de l’informatique quantique peut largement contribuer à optimiser l’usage du réseau électrique, les stratégies d’investissement ou encore la conception de médicaments.

L’irréalisme de Marine Le Pen

Institutions

Jugeant que Marine Le Pen est « la plus susceptible de se qualifier pour le second tour », Gérald Darmanin craint, dans les colonnes du JDD, que si la présidente du RN arrive au pouvoir , cela sera suivi de « la guerre civile ».

Il dénonce les intentions de la présidente du RN sur l’immigration zéro, « pas possible techniquement », ainsi que sur le fait d’ »obliger les juges à prendre des sanctions pénales obligatoires », puisque « ce serait mettre fin à un principe cardinal de la séparation des pouvoirs ».

Gerald Darmanin n’a pas tort dans le principe. Il oublie seulement qu’un président récemment élu n’a aucun pouvoir. Il doit s’appuyer sur un parti ou des partis majoritaires.

Or sur les point évoqués par Marine Le Pen, le Rassemblement National est dépourvu de toute intention révolutionnaire.

Eric Zemmour de son côté, en accumulant les propositions irréalisables dans le cadre des institutions actuelle, fait la même erreur.


Maia, Projet de lanceur réutilisable pour l’Europe

La société européenne Arianespace a multiplié ces dernières années les mises en orbite de satellites civils permettant tout aussi bien les télécommunications spatiales que l’observation de la Terre et du cosmos proches.

Le lanceur Ariane5 d’Arianeespace s’est fait mondialement connaître. Il sera sous peu remplacé sur le marché par un nouveau lanceur, Ariane 6.

Mais ces lanceurs sont constitués de plusieurs étages de fusées, grandes consommatrices d’énergie, qui se séparent et retombent sur Terre sans possibilité de réutilisation. Ariane6 risque d ‘être progressivement éliminé par le concurrence internationale.

Faute de connaître ce que prévoient en ce domaine la Chine et la Russie, ou le concurrent américain Rocketlab, l’on sait désormais que la société américaine SpaceX, dirigée par Eon Musk, a réalisé un lanceur nommé Falcon9 réutilisable. Il peut réemployer plusieurs fois ses éléments de lancement à condition qu’ils retombent sur Terre dans des conditions permettant leur récupération. Arianespace se devait de réagir. Elle veut développer d’ici 2026 un lanceur réutilisable nommé Maïa capable de figurer avec succès au plan mondial. Il pourra servir à la mise en place et à la maintenance des constellations de microsatellites qui se généraliseront prochainement.

On notera qu’il existe actuellement dans le monde une centaine de projets de microlanceurs.

Aujourd’hui, une guerre à partir ou pour l’Ukraine est inconcevable

Depuis quelques jours des accusations croisées s ‘échangent entre les Etats-Unis et la Russie. Les Etats-Unis et les plus anti-russes des membres de l’Otan accusent la Russie de vouloir envahir l’Ukraine, à l’aide de l’important contingent rassemblé du côté russe le long de la frontière commune. Kiev s’est dit préparé à repousser militairement une agression russe.

Moscou pour sa part affirme craindre une offensive de l’Ukraine, appuyée de contingents de l’Otan.

Avec un peu de recul, tout ceci n’a guère de sens. Il paraît évident que ni Washington ni Moscou ne voudraient s’engager dans des conflits qui nécessairement prendraient une forme nucléaire. Quant à l’Ukraine, elle sait très bien qu’en cas d’engagement avec la Russie, jamais les Etats-Unis, malgré leurs affirmations, ne les soutiendraient en risquant d’affronter très vite Moscou. Les membres de l’Otan, de leur côté, malgré leurs déclarations de bonne volonté, ont bien d’autres préoccupations aujourd’hui que se battre pour l’Ukraine.

Ajoutons que les chefs de la diplomatie américaine et russe se sont rencontrés à Genève (Suisse), vendredi 21 janvier, mais les espoirs de voir les tensions s’apaiser autour de la crise ukrainienne n’ont pas été encouragés.

Le COV19 : enrichir les riches, appauvrir les pauvres

Le rapport pour 2021 de l’ONG Oxfam-France vient d’être publié. Selon ce rapport, depuis le début de la pandémie, les premières fortunes de France ont doublé leur richesse. Quant au nombre de milliardaires, il a explosé.

Ainsi le nombre de jets privés en cours de commande n’a jamais été aussi élevé, sans parler de celui des superyachts (taille supérieure à 30 mètres), dont les chantiers navals spécialisés ont vu les carnets de commande se remplir pour les 5 prochaines années.

Dans le même temps, le nombre de précaires, et des « superpauvres » a lui aussi bondi .

Comme il fallait s’y attendre, ces chiffres ont été contestés, de même de l’objectivité d’Oxfam-France. Mais la question n’est pas là. La pandémie est une richesse pour les plus riches, qu’elle enrichit encore. A se demander si les efforts officiellement annoncés pour réduire son étendue et ses impacts ne sont pas eux-aussi du vent.

Pour accéder au rapport, faire : https://www.oxfamfrance.org/rapports/le-virus-des-inegalites/

L’Allemagne dépend du gaz russe, parait-il

L’Allemagne a depuis plusieurs années refusé de se doter de centrales électriques nucléaire sur le modèle français. Elle a toujours affirmé que ce seraient des centrales à pétrole et à gaz qui pourraient satisfaire ses besoins.
Mais ce choix la met sous la dépendance du gaz sibérien qui lui arrive par gazlines, du fait qu’elle n’a pas de ressources en gaz suffisantes.

De ce fait, lors de la crise actuelle avec la Russie concernant la question de l’Ukraine que Washington accuse Moscou de vouloir envahir militairement, l’Allemagne s’est montrée très réticente face à la perspective de sanctionner économiquement Moscou, notamment en cessant de lui acheter son gaz.

A Berlin, le 11 janvier dernier, le ministre de économie allemand a révélé que Berlin n’avait de réserve en gaz que pour 17 jours. Or les arrivées de gaz russe ont cessé depuis le 21 décembre et le fournisseur russe Gazprom a renoncé pour le moment à pomper du gaz vers l’Allemagne en utilisant le pipeline Yamal.

De fait, comment sanctionner un pays comme la Russie qui dispose de ressources minières et gazières considérables et des réserves en dollars dépassant 650 milliards.

Surévaluation de l’économie française

Dans un pays qui connaît des difficultés d’exportation et donc une baisse d’activité accompagnée de chômage, le remède traditionnel consiste à dévaluer la monnaie de ce pays.

Ainsi pour la même somme nominale, les acheteurs étrangers peuvent se procurer davantage des biens et services produits par ce pays. L’activité reprend et le chômage diminue ou disparaît.

Ceci est impossible aux Pays de la zone euro dont les parités de change sont bloquées à ce qu’elles étaient en 1999, lors de la création de la zone . Ainsi la France est aujourd’hui surévaluée d’environ 8% alors que l’Allemagne est sous-évaluée de -9,2% en moyenne

Voir IMF, External sector report, International Monetary Fund, Washington DC,2021. https://www.imf.org/en/Publications/ESR/Issues/2021/08/02/2021-external-sector-report).

L’écart entre les deux pays est donc de 17,2% en moyenne, avec un écart maximal pouvant aller à 24%.

Ceci signifie que pour une même somme dans une monnaie autre que l’euro, par exemple le dollar, un acheteur étranger peut se procurer le même bien en Allemagne à des prix inférieur en moyenne de 15% de ce qu’ils sont en France. Les succès des voitures allemandes à l’exportation, confrontées aux voitures françaises, peuvent s’expliquer en partie ainsi.

Aujourd’hui en France, si le gouvernement voulait renforcer la compétitivité de l’économie française, la première priorité serait de sortir de l’euro. Ceci serait plus facile à faire qu’augmenter la productivité des entreprises françaises.

Mais Washington ne laisserait pas faire. Il a besoin de rassembler le plus d’États européens que possible pour peser face à la Russie et la Chine

Voir Jacques Sapir https://francais.rt.com/opinions/94827-deficit-exterieur-indicateur-declassement-france

La France doit conserver son avance dans le nucléaire

La France est une référence mondiale dans le domaine de l’électricité produite par appel à l’énergie nucléaire. Son parc de centrales traditionnelles dites centrales à fission est le plus important du monde.

Ce parc est en cours de renouvellement progressif dans les 20 à 30 prochaines années. Par ailleurs la haute capacité des équipes de son maître d’oeuvre EDF a évité jusqu’à présent tout accident majeur d’exploitation.

La France tient  un rôle majeur dans la réalisation du projet International Iter dit de centrale à fusion. En cas de succès ce type de centrale s’imposera dans le monde entier à perspective d’une trentaine d’années.

Les difficultés et le coût de réalisation des parcs d’énergie renouvelable, solaire et éolienne, n’en feront jamais des concurrents sérieux au nucléaire. De plus, ils sont très polluants à divers titres.

Notes (référence Le nucléaire en France
https://theconversation.com/nucleaire-en-france-un-peu-beaucoup-passionnement-a-la-folie-175000)

1 Le nucléaire pèse peu dans le bilan énergétique mondial : 10 % de l’électricité utilisée dans le monde en 2020 (soit 2 % de la consommation finale d’énergie).

2.Il joue également un rôle subalterne dans les scénarios de décarbonation de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à l’horizon 2050.

3. L’ampleur des moyens (financiers et scientifiques) requis constitue une barrière à l’entrée pour la plupart des pays en développement. Et, dans les pays riches, les gros sous du nucléaire animent le débat politique.

4. L’Union européenne et le Royaume-Uni se divisent à parts égales entre ceux qui disposent de réacteurs et ceux qui n’en ont pas.

Parmi les pays sans nucléaire, certains ont renoncé à exploiter leurs centrales (Lituanie et Italie), d’autres n’en ont jamais construites. Dans le groupe des pays exploitant le nucléaire, l’Allemagne compte en sortir totalement dès 2022. À l’exception du Royaume-Uni, les pays d’Europe de l’Ouest visent une sortie à moyen terme, mais pas ceux d’Europe de l’Est. La Pologne, qui n’a pas de centrale en exploitation, vise même à y accéder.

5. La position de la France demeure singulière. Avec 56 réacteurs en service (après la fermeture de Fessenheim en 2020), la France dispose de plus de la moitié de la puissance nucléaire installée au sein de l’Union. Elle tire plus de 70 % de son électricité de l’atome (environ 17 % de la consommation finale d’énergie du pays).

6. La grande majorité des 56 réacteurs en activité (dits de seconde génération) ont été construits en un temps record durant la décennie 1980. Depuis 1990, la capacité installée reste sur un plateau tandis que les moyens de production vieillissent.

7. Si on déclassait ces équipements au terme d’une durée fixe d’utilisation, leur capacité de production s’affaisserait brutalement. Si l’on déclassait toutes les centrales ayant effectué 40 années de service – hypothèse de durée retenue lors de leur conception –, la chute interviendrait au cours de la décennie 2020. En France, les licences d’exploitation sont délivrées pour des périodes décennales, après les visites de contrôle de l’Autorité de sûreté (ASN). Pour pouvoir continuer à fonctionner au-delà de 40 ans, il faut donc remplacer une bonne partie des équipements initiaux. Cela coûterait de l’ordre de 50 milliards d’après EDF, si l’on voulait prolonger l’exploitation de l’ensemble du parc. 50 milliards, c’est une somme conséquente, mais qui permettrait de prolonger la production du parc existant de 10 à 20 ans. Par MWh (mégawatt-heure), cela laisse le coût du nucléaire « historique » compétitif.

7. Remplacer le parc existant par de nouveaux moyens de production nucléaire alourdit ainsi fortement la facture : la Cour des comptes a évalué à près de 20 milliards le coût total du réacteur EPR de 3° génération en cours de finition à Flamanville. Si la centrale, après un nouveau report, est bien mise en route en 2023, son coût de production sera de l’ordre de 110 à 120 €/MWh, plus de deux fois le coût du nucléaire « historique ».

8. En France, les licences d’exploitation sont délivrées pour des périodes décennales, après les visites de contrôle de l’Autorité de sûreté (ASN). Pour pouvoir continuer à fonctionner au-delà de 40 ans, il faut donc remplacer une bonne partie des équipements initiaux. Cela de l’ordre de 50 milliards d’après EDF, si l’on veut prolonger l’exploitation de l’ensemble du parc. Cette somme permettrait de prolonger la production du parc existant de 10 à 20 ans. Par MWh (mégawatt-heure), cela laisse le coût du nucléaire « historique » compétitif.

9 À l’instar de l’hydraulique, de l’éolien et du solaire, le nucléaire ne dégage aucune émission de CO2 lors de la production d’électricité. Nucléaire et renouvelable permettent ainsi de décarboner l’offre d’électricité.

C’est pourquoi les choix à opérer sur le nucléaire au début du prochain quinquennat conditionneront la stratégie de décarbonation du secteur électrique, au moins jusqu’en 2050. La récente étude Futurs énergétiques 2050 de RTE montre la multiplicité des chemins y conduisant, avec « un peu, beaucoup, passionnément… ou pas du tout » de nucléaire à l’arrivée.

Intensification de la guerre au Yemen

Le Yémen est plongé depuis 2014 dans une guerre entre forces progouvernementales sunnites dirigées par le prince saoudien.Mohammed bin Salmane MBS et rebelles Houthis.

Ceux-ci sont des insurgés chiites soutenus par l’Iran et qui ont pris le contrôle d’une grande partie du nord du pays dont la capitale Sanaa.  Malgré ses prétendions à être un grand chef de guerre, MBS a été incapable de les empêcher.

Ce conflit a fait 377 000 morts, selon l’ONU, et s’est intensifié ces dernières semaines avec une augmentation des raids de la coalition militaire Houtis et des contre-offensives au sol des forces gouvernementales

De leur côté, les rebelles ont multiplié les attaques de missiles et de drones contre l’Arabie saoudite, pays voisin du Yémen et grand rival régional de l’Iran. 

Rappelons que les Houthis sont en guerre depuis 2014 contre le gouvernement. Ils sont issus du zaïdisme, branche du chiisme qui représente plus de 30% de la population. Majoritaires dans le Nord du Yémen, les chiites sont minoritaires à l’échelle nationale.

Les gouvernements occidentaux  voudraient soutenir concrètement MBS, pour protéger leurs approvisionnent pétroliers . Mais faute de pouvoir intervenir militairement ils sont obligés de rester spectateurs. Ce n »est pas le cas de l’Iran, alliée de la Russie, qui pour le moment sort renforcée du conflit

Implications des Emirats

Les rebelles yéménites Houthis ont ciblé lundi des installations civiles aux Emirats arabes unis faisant trois morts, et menacé de lancer de nouvelles attaques en appelant les civils et les compagnies étrangères à éviter les « sites vitaux » dans ce pays.

L’attaque contre les Emirats, qui ont averti qu’elle ne resterait « pas impunie », a suscité des condamnations internationales de pays arabes et occidentaux en tête desquels les Etats-Unis, ainsi que de l’ONU.

Les Emirats sont membres d’une coalition militaire sous commandement saoudien qui soutient depuis 2015 au Yémen les forces gouvernementales en guerre contre les Houthis soutenus par l’Iran.

En riposte à l’attaque des Houthis, la première à faire des morts sur le sol émirati, cette coalition a annoncé avoir mené des raids aériens sur Sanaa, la capitale du Yémen aux mains des insurgés. Aucune indication n’a pu être obtenue dans l’immédiat sur d’éventuelles victimes.

Annonçant le lancement d’une opération militaire baptisée « Ouragan du Yémen », les Houthis ont affirmé sur leur chaîne Al-Massira avoir « ciblé des installations et site émiratis importants et sensibles » à l’aide de missiles balistiques et de drones.