Selon un article publié dans Nature Astronomy, un immense halo invisible de matière noire incliné pourrait expliquer les déformations des bords de la Voie lactée. Grâce à une modélisation informatique, l’équipe d’astronomes pense qu’une gigantesque collision de notre galaxie avec une autre aurait fait basculer ce halo, déformant ainsi la Galaxie.
Une déformation de la Voie lactée
La matière noire est une matière qui ne rayonne pas dansl’univers, qui ne réfléchit pas la lumière et qui n’en émet pas.Cette matière serait apparue en même temps que la matière ordinaireil y a 13,7 milliards d’années.
Notre univers se compose de matière ordinaire. Il s’agit de lamatière que nous pouvons observer et qui constitue tout ce quiexiste. Cette matière ordinaire nous constitue, tout comme elleentre dans la composition des planètes et des étoiles de l’univers.Les atomes composent cette matière ordinaire, eux-mêmes constituésd’électrons, de neutrons et de protons.
Le télescope spatial James Webb, avec ses instruments sensibles dans l’infrarouge proche, a permis aux astronomes de mesurer avec une précision jamais atteinte la distribution de la matière dans l’amas de la Balle. En observant des milliers de galaxies ainsi que des étoiles isolées, les chercheurs ont pu tracer une carte détaillée de la matière noire.
La méthode repose sur la déformation de la lumière causée par la gravité : plus la matière est dense, plus elle courbe l’espace-temps et dévie la lumière, comme une lentille naturelle. En analysant ces déformations, il devient possible de « voir » où se trouve la matière noire.
L’image complète du Bullet Cluster par JWST et Chandra. Crédit image : NASA, ESA, CSA, STScI, CXC, James Jee (Université Yonsei, UC Davis), Sangjun Cha (Université Yonsei), Kyle Finner (Caltech/IPAC)
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Une complexité cosmique révélée
Les nouvelles données suggèrent que les collisions dans l’amas de la Balle sont plus complexes qu’on ne le pensait. Le grand amas aurait subi plusieurs collisions mineures avant et après sa rencontre principale. Cette dynamique compliquée apporte des indices précieux sur le comportement de la matière noire dans des environnements extrêmes.
De plus, les chercheurs ont confirmé que la lumière intra-amas — provenant d’étoiles flottant entre les galaxies — est un excellent indicateur pour suivre la matière noire, même dans ces conditions turbulentes.
Pourquoi cette preuve est essentielle
Ces résultats, rapportés dans The Astrophysical Journal Letters, renforcent fortement l’hypothèse que la matière noire est une substance réelle, distincte et différente des théories alternatives qui cherchent à modifier la gravité pour expliquer les observations astronomiques. L’amas de la Balle devient ainsi un laboratoire naturel où les théories peuvent être confrontées à la réalité.
Les avancées du JWST illustrent aussi comment la technologie spatiale ouvre des perspectives inédites pour comprendre la structure de l’univers.JWST : une cartographie inédite
Le télescope spatial James Webb, avec ses instruments sensibles dans l’infrarouge proche, a permis aux astronomes de mesurer avec une précision jamais atteinte la distribution de la matière dans l’amas de la Balle. En observant des milliers de galaxies ainsi que des étoiles isolées, les chercheurs ont pu tracer une carte détaillée de la matière noire.
La méthode repose sur la déformation de la lumière causée par la gravité : plus la matière est dense, plus elle courbe l’espace-temps et dévie la lumière, comme une lentille naturelle. En analysant ces déformations, il devient possible de « voir » où se trouve la matière noire.
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Une complexité cosmique révélée
Les nouvelles données suggèrent que les collisions dans l’amas de la Balle sont plus complexes qu’on ne le pensait. Le grand amas aurait subi plusieurs collisions mineures avant et après sa rencontre principale. Cette dynamique compliquée apporte des indices précieux sur le comportement de la matière noire dans des environnements extrêmes.
De plus, les chercheurs ont confirmé que la lumière intra-amas — provenant d’étoiles flottant entre les galaxies — est un excellent indicateur pour suivre la matière noire, même dans ces conditions turbulentes.
Pourquoi cette preuve est essentielle
Ces résultats, rapportés dans The Astrophysical Journal Letters, renforcent fortement l’hypothèse que la matière noire est une substance réelle, distincte et différente des théories alternatives qui cherchent à modifier la gravité pour expliquer les observations astronomiques. L’amas de la Balle devient ainsi un laboratoire naturel où les théories peuvent être confrontées à la réalité.
Les avancées du JWST illustrent aussi comment la technologie spatiale ouvre des perspectives inédites pour comprendre la structure de l’univers.
12/03/2026 Makémaké, Eris, Quaoar, Sedna, Hauméa, Máni, mais aussi Gonggong, Orcus, Varuna, Salacia, Ixion, Alicanto, Achlys… Ces noms tirés de diverses mythologies semblent évoquer des exoplanètes de science-fiction ; ils désignent en réalité officiellement des mondes de notre Système solaire.
Des petites planètes de plusieurs centaines de kilomètres de diamètre, bien réelles, mais passées longtemps inaperçues en raison de leur orbite très lointaine, au-delà de la géante Neptune, au niveau de la ceinture de Kuiper. “Même avec les plus puissants télescopes actuels, elles n’apparaissent que sous la forme d’un pixel”, signale Jean-Marc Petit, qui les traque depuis un observatoire installé sur un sommet d’Hawaï. À ce jour, environ 5 000 objets transneptuniens de tailles variées ont été détectés. “L’ouverture de l’observatoire Vera Rubin au Chili devrait permettre d’en détecter 30 000 de plus, pour l’essentiel dès cette année”, s’enthousiasme Mike Alexandersen, du Centre des planètes mineures ; on peut même s’attendre à la découverte imminente de 5 000 planétoïdes de plus de 100 km de diamètre. Même si les plus grands et les plus sphériques d’entre eux n’auront droit qu’au titre assez peu reluisant de “planètes naines” – le terme “planète” étant réservé aux objets qui ont fait le vide sur leur orbite –, ces perspectives incitent à porter un nouveau regard sur la banlieue de notre Système.
Wikipedia
Un planétoïde est un petit corps céleste possédant certaines caractéristiques d’une planète.
Le terme a été introduit au XIXe siècle comme alternative au terme astéroïde. Il ne possède plus aujourd’hui d’usage scientifique formalisé mais reste parfois utilisé, soit dans son sens historique, soit dans des sens approchants.
On peut distinguer trois usages principaux :
dans son sens historique, planétoïde est un synonyme de planète mineure, terme d’usage plus courant dans le cadre scientifique mais rarement utilisé dans les textes de vulgarisation. Suivant le contexte, il peut notamment s’agir d’un astéroïde (ceinture principale ou géocroiseur) ou d’un objet transneptunien. Voir section Terminologie de l’article Planète mineure pour plus de détails ;
dans un sens plus restreint, le terme planétoïde est souvent utilisé pour parler de manière qualitative des « grosses » planètes mineures. Cet usage est concurrencé par le concept de planète naine introduit par l’Union astronomique internationale en 2006, mais permet un usage plus informel englobant les nombreuses « grosses » planètes mineures n’ayant pas acquis le statut de planète naine ;
on rencontre aussi le terme planétoïde utilisé comme synonyme de planétésimal ou de protoplanète, termes d’usages plus courant dans le cadre scientifique.
Dimanche 8 mars, aux alentours de 18 h 55, une boule de feu suivie d’une traînée lumineuse a traversé le ciel d’Europe. Se déplaçant du sud-ouest vers le nord-est, elle a été observée par de nombreuses personnes en Belgique, en France, en Allemagne, au Luxembourg et aux Pays-Bas.
14 juin 2025, village de Kamperland, aux Pays-Bas : alors que l’orage menace au bord de la mer du Nord, une vacancière voit apparaître à environ 5 mètres d’elle une lumière orange de la taille d’une balle de tennis durant 2 à 3 secondes.
Peu après le22 juin 2025, le tonnerre gronde au-dessus d’une zone résidentielle de Hambourg, quand soudain une habitante se retrouve face à un objet éblouissant flottant à environ 2,5 mètres du sol – il semble émettre un “bruit métallique”douloureux pour les oreilles.
Les journaux sont emplis de ces récits de foudre en boule, que l’on pourrait résumer ainsi : le surgissement pendant un orage – mais parfois aussi par temps clair – d’une boule lumineuse statique, ou se déplaçant à l’horizontale, bruyante ou pas, d’environ 10 à 20 centimètres de diamètre, émettant une lumière comparable à celle d’une ampoule à incandescence de 100 watts pendant plusieurs secondes.
Un phénomène qui se produit aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur des maisons ou des avions ; la boule de feu est susceptible de foudroyer des gens, mais aussi de traverser des fenêtres, laissant derrière elle des fissures circulaires. Des témoignages souvent sincères, mais difficilement exploitables par les scientifiques qui tentent de comprendre ce phénomène, réduits à analyser avec un œil suspicieux les photographies d’amateurs ou les clichés pris par les systèmes de détection de météorite.
“On dispose de très peu de vidéos de valeur scientifique sur ce phénomène par nature imprévisible et éphémère”, selon Alexander Keul, chercheur en psychologie environnementale à l’université de Salzbourg, en Autriche. “Je ne connais aucune photographie ou vidéo qui fasse consensus au sein de la communauté scientifique, déplore Karl Stephan, chercheur en physique atmosphérique à l’université d’État du Texas. J’ai récemment vu les images d’une caméra de vidéosurveillance dans le Montana, filmées en août 2023, qui semblaient bien montrer une foudre en boule, mais après analyse, cela ressemble à du métal en fusion provenant d’une ligne électrique. Nous aurions besoin de données objectives, d’analyses de spectres lumineux… Et les tentatives de reconstitution en laboratoire sont pour l’instant incomplètes.”
Les physiciens ont tenté toutes sortes d’explications de ces “foudres globulaires”, de l’oxydation des nanoparticules de silicium générées par les éclairs frappant le sol, jusqu’aux trous de vers spatiotemporels. “Plus de vingt théories différentes ont été proposées, mais aucune d’entre elles ne fonctionne complètement. Je penche actuellement pour la désintégration de particules subatomiques rares, qui libèrent spontanément une petite partie de leur masse sous forme d’énergie, confie Karl Stephan. Mais au cours de ma carrière, j’ai eu plusieurs hypothèsesprivilégiées… et cela pourrait encore changer.”
Les témoins du phénomène ont également entendu une déflagration, un peu comme un bang supersonique, comme le montrent de nombreuses publications sur les réseaux sociaux.
L’équipe Planetary Defence du programme de sécurité spatiale de l’ESA estime que le bolide à l’origine du météore (le phénomène lumineux observé) mesurait jusqu’à quelques mètres de diamètre. « Des objets de cette taille frappent la Terre à une fréquence variant de quelques semaines à quelques années », précise-t-elle.
L’objet a en tout cas échappé aux grands télescopes qui scrutent le ciel nocturne. Mais « ce n’est pas inhabituel », selon l’ESA. « À ce jour, seuls dix objets spatiaux naturels ont été détectés avec succès avant leur entrée dans l’atmosphère. Les petits objets qui s’approchent de la Terre depuis des régions du ciel plus lumineuses et visibles de jour (même au crépuscule, comme dans le cas présent) échappent à la plupart des observateurs ».
À son entrée dans notre atmosphère, le bolide s’est en tout cas fragmenté en plusieurs morceaux, des météorites, dont certaines se sont notamment écrasées sur le toit d’un immeuble dans la ville allemande de Coblence-Güls, selon Bild. Si aucun blessé n’est à déplorer, l’impact a laissé dans la toiture un trou de 30 centimètres.
D’après le réseau Meteorite Belgium, qui a pu photographier des fragments, ces derniers semblent caractéristiques des météorites HED (pour Howardites-Eucrites-Diogénites), des roches magmatiques assez similaires à celles que l’on peut trouver sur Terre.
Un petit nombre de start-up cherchent désormais à réaliser des calculateurs biologiques.
Les data Center classiqes consomment beaucoup d’énergie et de ressoures rares. Un petit nombre de start up cherchent aujourd’hui les remplacer par des data Center bioloique uilisant des neurones mumains. C’est le cas de la socié australienne Cortical Lab.
Mais ces centres sont difiles à construire et à maintenir comme l’explique Michael Barros University of Essex,Great Britain. Cortical Lab est le premier à y réussir.
A suivre, non traduit”
Although these systems can be trained for relatively simple tasks such as gaming Fatethe exact way these neurons work and how best to train them to perform tasks such as machine learning is still unclear, he says Reinhold Schereralso at the University of Essex. “Accessing this allows you to explore learning, training and programming,” he says. “You don’t program neurons like standard computers.”
Cortical Labs says its data centers will also require much less power than typical computing systems, saying each CL1 needs around 30 watts, rather than the thousands of watts required by a state-of-the-art conventional AI chip.
“If we scale it up and have them as whole rooms, like you have now with data servers, then there could be huge energy savings,” he says Paul Roach at Loughborough University in Great Britain. There are other resources that biological data centers may need, such as nutrients to nourish and keep neural chips alive, but it should require much less cooling than conventional computing, he says. “The amount of energy saved [Cortical Labs’s] the numbers are quite conservative.”
However, the technology is still in its early stages, he said Tjeerd old Scheper at Oxford Brookes University in the UK, who collaborated with a rival biocomputing company, FinalSpark. “Will it work as well as people might think? No, we’re still in the early days of this development.”
It’s hard to make a direct size comparison because the CL1 chips can’t perform conventional calculations like a regular silicon-based AI chip, but the proposed biological data center will have hundreds of biological chips compared to the hundreds of thousands of graphics processing units (GPUs) seen in the largest AI data centers.
“I think it’s a very long way from being production ready. It’s a very big step from a small network playing computer games to an LLM,” he says Steve Furber at the University of Manchester in the UK.
One of the remaining problems is that it is still not clear how to store the results of training these neurons in the form of memory, or how to run actual computational algorithms on them, rather than training them for specific uses such as video games.
Another challenge is how to retrain neurons once they have completed a specific task. “Everything they’re trained in is lost when the culture ends its life, so there needs to be proper retraining,” says Scherer. “Then it’s not an optimal solution to keep the technology going if you need to retrain every 30 days.”
Père des chasseurs franle, le français Dassault a dévoilé le Falcon 10X, son dernier jet privé, plus rare et plus cher que ses concurrents nord-américains, mais attendu pour ses performances issues de technologies militaires dans un marché en croissance..
Dans un hangar, devant un parterre de 400 personnes, l’avion est apparu dans une ambiance boîte de nuit avec sons et lumières en présence des équipes qui l’ont conçu, heureuses et émues.
Cet ultra long-courrier qualifié de « bureau volant » par le PDG de Dassault, pouvant voler 14.000 km, soit un Paris-Pékin ou un New York-Shanghai sans escale, est sorti de l’usine à Mérignac, près de Bordeaux.
Il doit désormais entamer ses essais en vol, puis la certification. Les premières livraisons, « 2 à 3 ans après le début des essais en vol », n’auront lieu qu' »à la fin de la décennie », a déclaré à la presse le PDG de Dassault Eric Trappier qui voyage à bord de 8X, son prédécesseur.
La portée du 10X atteint 14.000 km contre 12.000 pour le 8X, afin d’approcher celle des G700 et G800 de l’américain Gulfstream ou Global7500 et Global8000 du canadien Bombardier, lesquels peuvent voler en autonomie jusqu’à 14.800 km.
Avec un prix catalogue supérieur à 80 millions de dollars, revu à la hausse après le Covid, le Falcon est au-dessus des jets américains et canadiens, produits à grande échelle et sur plusieurs segments, tandis que Dassault joue sur le très haut de gamme.
En 2025, Gulfstream et Bombardier ont livré chacun plus de 150 jets contre seulement 37 Falcon pour Dassault, seul constructeur de jets long-courrier européen.
Outre le confort en cabine, le principal atout de Dassault réside dans son système de commandes de vol, issu du même bureau d’étude que celui des Rafale, et reconnu comme un pilier de la sécurité des appareils.
« Souvent, les pilotes influencent le patron sur l’achat des avions. Et dans l’aviation d’affaires, il y a des pilotes qui viennent de l’armée », explique à l’AFP Didier Bréchemier du cabinet de conseil Roland Berger.
Autre point fort: les avions de Dassault sont plus petits et maniables et peuvent atterrir sur tous terrains.
Fondé en 1916, Dassaut Aviation s’est lancé dans les jets dans les années 60 à l’époque où l’aviation d’affaires a commencé à émerger aux Etats-Unis.
Lorsque les commandes militaires se sont raréfiées durant la période des « dividendes de la paix » à partir des années 1990, l’aviation d’affaires est devenue un pilier de la croissance pour Dassault, dont 95 % des jets sont exportés, principalement vers les Etats-Unis.
Expertise européenne
Depuis quelques années les Rafale s’exportent très bien, mais ce modèle est intéressant pour maintenir « l’expertise européenne, voire française » sur les deux types d’avions et « éviter » d’avoir seulement des constructeurs nord-américains sur les avions d’affaires, souligne Didier Bréchemier.
Occuper les deux marchés permet de mutualiser les investissements de recherche et développement et les mécaniciens, ajoute-t-il.
« C’est un pilier de la croissance », a souligné Eric Trappier.
Si en Europe, les jets privés sont mal vus en raison de leur empreinte carbone et font l’objet en France d’une taxe dissuasive pouvant aller jusqu’à 2.100 euros par passager, le marché international est en croissance modérée, mais stable, après le boom pendant le Covid.
Il est estimé à 26,59 milliards de dollars en 2026 contre 25,69 en 2025, avec des projections à 31,58 milliards 2031, selon le cabinet d’études indien Mordor Intelligence.
Les avancées technologiques offrent « des mesures de sécurité inégalées » qui « propulsent » ce marché, selon The Business Research Company.
Organismes gouvernementaux et armées utilisent les jets d’affaires pour l’évacuation de blessés, la livraison rapide de colis et les surveillance et patrouille maritimes.
« Dans l’inconscient collectif, il y a le business jet avec le milliardaire qui descend et qui entre dans sa limousine. En réalité, près de 80% des vols sont pour des motifs professionnels », souligne Didier Bréchemier.
Dassault a d’ailleurs proposé une adaptation militarisée de Falcon 10X pour remplacer à horizon 2035-2050 son avion Atlantique 2 qui escorte les sous-marins nucléaires.
Mais à ce stade, la France privilégie une solution basée sur un avion de ligne Airbus A321.
11/03/2021 Dassault dévoile le Falcon 10X, jet d’affaires inspiré du Rafale
Père des chasseurs franle, le français Dassault a dévoilé le Falcon 10X, son dernier jet privé, plus rare et plus cher que ses concurrents nord-américains, mais attendu pour ses performances issues de technologies militaires dans un marché en croissance..
Dans un hangar, devant un parterre de 400 personnes, l’avion est apparu dans une ambiance boîte de nuit avec sons et lumières en présence des équipes qui l’ont conçu, heureuses et émues.
Cet ultra long-courrier qualifié de « bureau volant » par le PDG de Dassault, pouvant voler 14.000 km, soit un Paris-Pékin ou un New York-Shanghai sans escale, est sorti de l’usine à Mérignac, près de Bordeaux.
Il doit désormais entamer ses essais en vol, puis la certification. Les premières livraisons, « 2 à 3 ans après le début des essais en vol », n’auront lieu qu' »à la fin de la décennie », a déclaré à la presse le PDG de Dassault Eric Trappier qui voyage à bord de 8X, son prédécesseur.
La portée du 10X atteint 14.000 km contre 12.000 pour le 8X, afin d’approcher celle des G700 et G800 de l’américain Gulfstream ou Global7500 et Global8000 du canadien Bombardier, lesquels peuvent voler en autonomie jusqu’à 14.800 km.
Avec un prix catalogue supérieur à 80 millions de dollars, revu à la hausse après le Covid, le Falcon est au-dessus des jets américains et canadiens, produits à grande échelle et sur plusieurs segments, tandis que Dassault joue sur le très haut de gamme.
En 2025, Gulfstream et Bombardier ont livré chacun plus de 150 jets contre seulement 37 Falcon pour Dassault, seul constructeur de jets long-courrier européen.
Outre le confort en cabine, le principal atout de Dassault réside dans son système de commandes de vol, issu du même bureau d’étude que celui des Rafale, et reconnu comme un pilier de la sécurité des appareils.
« Souvent, les pilotes influencent le patron sur l’achat des avions. Et dans l’aviation d’affaires, il y a des pilotes qui viennent de l’armée », explique à l’AFP Didier Bréchemier du cabinet de conseil Roland Berger.
Autre point fort: les avions de Dassault sont plus petits et maniables et peuvent atterrir sur tous terrains.
Fondé en 1916, Dassaut Aviation s’est lancé dans les jets dans les années 60 à l’époque où l’aviation d’affaires a commencé à émerger aux Etats-Unis.
Lorsque les commandes militaires se sont raréfiées durant la période des « dividendes de la paix » à partir des années 1990, l’aviation d’affaires est devenue un pilier de la croissance pour Dassault, dont 95 % des jets sont exportés, principalement vers les Etats-Unis.
Expertise européenne
Depuis quelques années les Rafale s’exportent très bien, mais ce modèle est intéressant pour maintenir « l’expertise européenne, voire française » sur les deux types d’avions et « éviter » d’avoir seulement des constructeurs nord-américains sur les avions d’affaires, souligne Didier Bréchemier.
Occuper les deux marchés permet de mutualiser les investissements de recherche et développement et les mécaniciens, ajoute-t-il.
« C’est un pilier de la croissance », a souligné Eric Trappier.
Si en Europe, les jets privés sont mal vus en raison de leur empreinte carbone et font l’objet en France d’une taxe dissuasive pouvant aller jusqu’à 2.100 euros par passager, le marché international est en croissance modérée, mais stable, après le boom pendant le Covid.
Il est estimé à 26,59 milliards de dollars en 2026 contre 25,69 en 2025, avec des projections à 31,58 milliards 2031, selon le cabinet d’études indien Mordor Intelligence.
Les avancées technologiques offrent « des mesures de sécurité inégalées » qui « propulsent » ce marché, selon The Business Research Company.
Organismes gouvernementaux et armées utilisent les jets d’affaires pour l’évacuation de blessés, la livraison rapide de colis et les surveillance et patrouille maritimes.
« Dans l’inconscient collectif, il y a le business jet avec le milliardaire qui descend et qui entre dans sa limousine. En réalité, près de 80% des vols sont pour des motifs professionnels », souligne Didier Bréchemier.
Dassault a d’ailleurs proposé une adaptation militarisée de Falcon 10X pour remplacer à horizon 2035-2050 son avion Atlantique 2 qui escorte les sous-marins nucléaires.
Mais à ce stade, la France privilégie une solution basée sur un avion de ligne Airbus A321.
La diplomatie indienne n’avait pas prévu la tournure que la guerre au Moyen-Orient a pris avec des frappes iraniennes dans le Golfe en représailles aux attaques américaines et israéliennes.
L’Inde a été prise au dépourvu alors que près de dix millions d’Indiens vivent et travaillent dans cette région. Qu’est-ce que cette impréparation dit des relations que l’Inde entretient avec cette région ?
La question de l’impréparation ou plutôt le fait de subir les événements du Moyen-Orient est malheureusement une situation assez systématique et répétée pour l’Inde. Par le passé, l’Inde n’est pas parvenue à anticiper une crise régionale ou à l’empêcher et a dû réagir de manière improvisée et coûteuse, notamment en ce qui concerne l’affrètement d’avions et la négociation de corridors aériens pour évacuer sa diaspora sur place. On a vu cela à la suite de la crise de la guerre du Golfe en 1991, mais aussi lors des crises plus récentes du Yémen, du Covid, ou lors des tensions précédentes entre Israël et l’Iran en juin 2025.
Si l’Inde peut se targuer de posséder une certaine expérience en matière d’évacuation de ses ressortissants, facilitée aussi par de bonnes relations avec les Émirats arabes unis (EAU) ou l’Arabie saoudite aujourd’hui, elle est encore dans la réaction et n’a pas réussi à devenir un acteur influent dans la région malgré ses partenariats avec Israël, l’Iran, les EAU ou l’Arabie saoudite. Elle s’est pourtant posée comme possible médiatrice dans les crises régionales depuis trois ans, sans toutefois s’engager de manière très concrète.
Dé dépendante de cette région en matière de ressources et de commerce, avec 50% de ses importations de pétrole brut et 54% de gaz naturel liquéfié transitant par le détroit d’Ormuz. Quel impact le blocage de cette route maritime pourrait, à terme, avoir sur l’économie indienne ?
L’impact d’une crise régionale et la fermeture sur le long terme du détroit d’Ormuz pour l’Inde (et la Chine aussi par ailleurs) est considérable vu sa dépendance vis-à-vis des EAU, de l’Irak, de l’Arabie saoudite, et du Qatar pour son pétrole et son gaz naturel liquéfié. Si l’Inde est moins dépendante de l’Iran (par rapport notamment à la Chine) à laquelle elle achète moins de pétrole et de gaz, les pays du Golfe sont des fournisseurs d’énergie importants. De plus, l’Inde a été contrainte par les États-Unis à réduire ses importations de pétrole de Russie et a donc moins d’options de diversification de ses approvisionnements.
New Delhi s’inquiète aussi des violences qui ont éclaté dans les régions à majorité musulmane de l’Inde, notamment au Cachemire, avec des manifestants brandissant des portraits du guide suprême iranien tué par les Israéliens dès le premier jour du conflit. Comment s’expliquent ces manifestations pro-Khamenei au Cachemire ?
Les manifestations et violences dans certaines régions en Inde avec de fortes minorités chiites (Lucknow dans l’Uttar Pradesh, Cachemire) était à prévoir. Il y avait déjà eu des manifestations à la suite de l’assassinat en 2024 de Hassan Nasralla (chef du Hezbollah) au Liban en septembre 2024, peu de temps avant les élections régionales au Cachemire. Ces manifestations doivent être interprétées à la fois comme une solidarité exprimée par cette communauté, comme une critique de la politique indienne au Moyen-Orient vue comme étant trop alignée sur celle d’Israël et des États-Unis, mais aussi comme une forme de contestation de la politique du parti au pouvoir en Inde, le Bharatiya Janata Party (BJP), et de ses positions caractérisées par la discrimination et la marginalisation des minorités musulmanes.
L’Inde entretient traditionnellement des relations économiques et stratégiques étroites avec l’Iran. Dans quelle mesure cette guerre est susceptible de perturber ces relations ?
Depuis 10 ans, l’Inde de Narendra Modi a été l’une des rares puissances extérieures à avoir pu entretenir de bonnes relations avec tous les acteurs clés du Moyen-Orient, que ce soit Israël, l’Iran, la Palestine, l’Arabie saoudite, ou les EAU. Toutefois, depuis les accords d’Abraham de 2020, l’Inde semblait avoir penché plus vers Israël et les pays du Golfe, et avait drastiquement réduit ses relations avec l’Iran, notamment en ce qui concerne les importations de pétrole. Ceci fut un grand changement car l’Iran était l’un des plus importants fournisseurs de l’Inde depuis le début des années 1990, et, par ailleurs, l’Inde avait participé et investi dans la construction du port stratégique de Chabahar, qui donnerait un accès maritime et ferroviaire à l’Asie centrale à l’Inde.
Cependant, sous la pression des sanctions américaines contre l’Iran et en raison de l’instabilité interne en Iran depuis plusieurs mois, New Delhi avait déjà commencé à réduire ses investissements sur ce port. La visite de Modi en Israël à quelques heures des bombardement israéliens et américains en Iran, et la condamnation des frappes iraniennes (sans directement mentionner Téhéran, une stratégie diplomatique classique en Inde) en Israël et aux EAU semblent confirmer un positionnement plus clair en soutien d’Israël et des pays du Golfe.
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Utiliser la température du sous-sol de la Terre pour produire de la chaleur ou de l’électricité : c’est le principe de la géothermie. Moins connue que l’énergie solaire ou éolienne, c’est pourtant la troisième énergie renouvelable la plus utilisée dans l’hexagone. Voici comment elle fonctionne.
Le mot géothermie vient du grec gê (terre) et thermos (chaud). Il désigne les techniques permettant de récupérer la chaleur naturellement présente dans le sous-sol et les nappes d’eau souterraines (aquifères) pour l’utiliser comme source d’énergie. Cette chaleur provient, d’une part, des phénomènes à l’origine de la formation de la planète, il y a plusieurs milliards d’années et, d’autre part, de la radioactivité naturelle.
Profondeur = chaleur ! La température du sous-sol varie selon les endroits de la planète, mais aussi en fonction de la profondeur à laquelle on se situe : plus on descend profond vers le centre de la Terre, plus la température est élevée. Cette augmentation de la température en fonction de la profondeur s’appelle le gradient thermique. Sa valeur moyenne à l’échelle mondiale est de +3 °C tous les 100 m. Mais elle peut atteindre + 10 °C /100 m dans les régions volcaniques, où du magma est emprisonné sous la croûte terrestre.
Selon la température du sous-sol, les techniques de récupération de la chaleur et son exploitation varient. On distingue généralement deux types de géothermie.
La géothermie basse énergie (températures <90 °C)
C’est la plus facile d’accès, notamment pour les particuliers, car elle s’effectue au moyen d’une pompe à chaleur. Elle représente généralement une énergie d’appoint pour le chauffage des bâtiments :
géothermie très basse température (<30 °C) : elle concerne la chaleur du sol ou de l’eau du sous-sol à des profondeurs inférieures à 200 m. La température est assez faible, mais elle permet de récupérer de la chaleur pour le chauffage et la climatisation.
géothermie basse température (de 30 à 90 °C) : les gisements sont situés dans les aquifères profonds à des profondeurs de quelques centaines de mètres jusqu’à 2 500 m. La température, insuffisante pour produire de l’électricité, permet en revanche de générer de la chaleur par échange thermique direct. Cette solution est réservée aux bâtiments de grande taille.
La géothermie basse énergie est généralement utilisée pour le chauffage des bâtiments.
La géothermie haute énergie (températures >90 °C)
Les températures plus élevées permettent de récupérer plus d’énergie et de produire de l’électricité
géothermie haute température (de 90 à 150 °C) : à cette température, la chaleur est captée sous la forme de vapeur ou d’eau chaude comme à la centrale de Bouillante en Guadeloupe. Les réservoirs sont soit des zones ciblées à une profondeur inférieure à 1 000 m, soit des bassins sédimentaires à des profondeurs entre 2 000 et 4 000 m. La production d’électricité nécessite un fluide caloporteur : l’eau géothermale transfère sa chaleur à un autre liquide, qui se vaporise à basse température et actionne une turbine produisant de l’électricité ;
géothermie très haute température (>150 °C) : elle est associée à des réservoirs fracturés, c’est-à-dire des zones du sous-sol présentant des failles naturelles, comme celle exploitée dans la centrale de Rittershoffen, en Alsace. Des forages sont effectués (généralement à plus de 1 500 m de profondeur) pour faire circuler jusqu’en surface l’eau présente dans ces fractures et la faire remonter en profitant de la perméabilité et des circulations naturelles présentes dans le réseau de failles. Il est également possible d’injecter de l’eau sous pression pour faire jaillir de la vapeur. Une fois en surface, l’eau géothermale est valorisée en chaleur ou en électricité, via une centrale fonctionnant avec un cycle organique de Rankine (procédé permettant de produire de l’électricité à partir de chaleur grâce à un fluide organique).
LES ATOUTS DE LA GÉOTHERMIE
La géothermie offre de nombreux avantages :
c’est une source d’énergie propre, qui ne génère aucun déchet. Les seules consommations d’électricité nécessaires sont liées au fonctionnement des pompes à chaleur et/ou hydrauliques. La quantité moyenne de CO2 émise par une centrale électrique géothermique est ainsi en moyenne 10 fois moins élevée que celle d’une centrale fonctionnant au gaz naturel ;
c’est une énergie disponible de façon régulière, car elle ne dépend pas des conditions atmosphériques (soleil, pluie, vent), à la différence de l’énergie solaire ou éolienne, par exemple ;
elle est sans impact sur le paysage : une fois réalisés, les forages géothermiques ne sont plus visibles ;
elle est facilement exploitable à faible profondeur, ce qui la rend accessible aux particuliers ;
elle est renouvelable… à condition, bien entendu, de respecter des conditions raisonnables d’exploitation.
LES CONTRAINTES ET LES POINTS DE VIGILANCE
Comme toute source d’énergie exploitant des ressources naturelles, la géothermie dépend des conditions locales, en l’occurrence de la géologie du sous-sol. Les zones volcaniques sont ainsi les plus propices à la géothermie haute énergie.
La chaleur générée à partir de la géothermie doit être utilisée localement, car le transport sur de longues distances génère des pertes thermiques. Cette problématique ne se pose pas pour l’électricité, qui est acheminée via les lignes électriques.
Elle nécessite un investissement de départ élevé (forage, pompe à chaleur, etc.), qui est ensuite compensé par un prix du kilowattheure (kWh) très compétitif.
Enfin, les réservoirs peuvent s’épuiser au fur et à mesure de leur exploitation si on ne laisse pas le temps aux eaux souterraines de se réchauffer en circulant dans le sous-sol. Il est donc indispensable de plafonner les quantités de chaleur prélevées et de limiter l’exploitation des réservoirs dans le temps.
OÙ EN EST LA GÉOTHERMIE AUJOURD’HUI ?
À l’heure actuelle, 90 pays dans le monde utilisent la géothermie et certains y puisent plus de 20 % de leur production nationale. En France, la géothermie est la 3e énergie renouvelable la plus utilisée, derrière la biomasse et l’hydroélectricité.
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Utiliser la température du sous-sol de la Terre pour produire de la chaleur ou de l’électricité : c’est le principe de la géothermie. Moins connue que l’énergie solaire ou éolienne, c’est pourtant la troisième énergie renouvelable la plus utilisée dans l’hexagone. Voici comment elle fonctionne.
Le mot géothermie vient du grec gê (terre) et thermos (chaud). Il désigne les techniques permettant de récupérer la chaleur naturellement présente dans le sous-sol et les nappes d’eau souterraines (aquifères) pour l’utiliser comme source d’énergie. Cette chaleur provient, d’une part, des phénomènes à l’origine de la formation de la planète, il y a plusieurs milliards d’années et, d’autre part, de la radioactivité naturelle.
Profondeur = chaleur ! La température du sous-sol varie selon les endroits de la planète, mais aussi en fonction de la profondeur à laquelle on se situe : plus on descend profond vers le centre de la Terre, plus la température est élevée. Cette augmentation de la température en fonction de la profondeur s’appelle le gradient thermique. Sa valeur moyenne à l’échelle mondiale est de +3 °C tous les 100 m. Mais elle peut atteindre + 10 °C /100 m dans les régions volcaniques, où du magma est emprisonné sous la croûte terrestre.
Selon la température du sous-sol, les techniques de récupération de la chaleur et son exploitation varient. On distingue généralement deux types de géothermie.
La géothermie basse énergie (températures <90 °C)
C’est la plus facile d’accès, notamment pour les particuliers, car elle s’effectue au moyen d’une pompe à chaleur. Elle représente généralement une énergie d’appoint pour le chauffage des bâtiments :
géothermie très basse température (<30 °C) : elle concerne la chaleur du sol ou de l’eau du sous-sol à des profondeurs inférieures à 200 m. La température est assez faible, mais elle permet de récupérer de la chaleur pour le chauffage et la climatisation.
géothermie basse température (de 30 à 90 °C) : les gisements sont situés dans les aquifères profonds à des profondeurs de quelques centaines de mètres jusqu’à 2 500 m. La température, insuffisante pour produire de l’électricité, permet en revanche de générer de la chaleur par échange thermique direct. Cette solution est réservée aux bâtiments de grande taille.
La géothermie basse énergie est généralement utilisée pour le chauffage des bâtiments.
La géothermie haute énergie (températures >90 °C)
Les températures plus élevées permettent de récupérer plus d’énergie et de produire de l’électricité
géothermie haute température (de 90 à 150 °C) : à cette température, la chaleur est captée sous la forme de vapeur ou d’eau chaude comme à la centrale de Bouillante en Guadeloupe. Les réservoirs sont soit des zones ciblées à une profondeur inférieure à 1 000 m, soit des bassins sédimentaires à des profondeurs entre 2 000 et 4 000 m. La production d’électricité nécessite un fluide caloporteur : l’eau géothermale transfère sa chaleur à un autre liquide, qui se vaporise à basse température et actionne une turbine produisant de l’électricité ;
géothermie très haute température (>150 °C) : elle est associée à des réservoirs fracturés, c’est-à-dire des zones du sous-sol présentant des failles naturelles, comme celle exploitée dans la centrale de Rittershoffen, en Alsace. Des forages sont effectués (généralement à plus de 1 500 m de profondeur) pour faire circuler jusqu’en surface l’eau présente dans ces fractures et la faire remonter en profitant de la perméabilité et des circulations naturelles présentes dans le réseau de failles. Il est également possible d’injecter de l’eau sous pression pour faire jaillir de la vapeur. Une fois en surface, l’eau géothermale est valorisée en chaleur ou en électricité, via une centrale fonctionnant avec un cycle organique de Rankine (procédé permettant de produire de l’électricité à partir de chaleur grâce à un fluide organique).
LES ATOUTS DE LA GÉOTHERMIE
La géothermie offre de nombreux avantages :
c’est une source d’énergie propre, qui ne génère aucun déchet. Les seules consommations d’électricité nécessaires sont liées au fonctionnement des pompes à chaleur et/ou hydrauliques. La quantité moyenne de CO2 émise par une centrale électrique géothermique est ainsi en moyenne 10 fois moins élevée que celle d’une centrale fonctionnant au gaz naturel ;
c’est une énergie disponible de façon régulière, car elle ne dépend pas des conditions atmosphériques (soleil, pluie, vent), à la différence de l’énergie solaire ou éolienne, par exemple ;
elle est sans impact sur le paysage : une fois réalisés, les forages géothermiques ne sont plus visibles ;
elle est facilement exploitable à faible profondeur, ce qui la rend accessible aux particuliers ;
elle est renouvelable… à condition, bien entendu, de respecter des conditions raisonnables d’exploitation.
LES CONTRAINTES ET LES POINTS DE VIGILANCE
Comme toute source d’énergie exploitant des ressources naturelles, la géothermie dépend des conditions locales, en l’occurrence de la géologie du sous-sol. Les zones volcaniques sont ainsi les plus propices à la géothermie haute énergie.
La chaleur générée à partir de la géothermie doit être utilisée localement, car le transport sur de longues distances génère des pertes thermiques. Cette problématique ne se pose pas pour l’électricité, qui est acheminée via les lignes électriques.
Elle nécessite un investissement de départ élevé (forage, pompe à chaleur, etc.), qui est ensuite compensé par un prix du kilowattheure (kWh) très compétitif.
Enfin, les réservoirs peuvent s’épuiser au fur et à mesure de leur exploitation si on ne laisse pas le temps aux eaux souterraines de se réchauffer en circulant dans le sous-sol. Il est donc indispensable de plafonner les quantités de chaleur prélevées et de limiter l’exploitation des réservoirs dans le temps.
OÙ EN EST LA GÉOTHERMIE AUJOURD’HUI ?
À l’heure actuelle, 90 pays dans le monde utilisent la géothermie et certains y puisent plus de 20 % de leur production nationale. En France, la géothermie est la 3e énergie renouvelable la plus utilisée, derrière la biomasse et l’hydroélectricité.
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Utiliser la température du sous-sol de la Terre pour produire de la chaleur ou de l’électricité : c’est le principe de la géothermie. Moins connue que l’énergie solaire ou éolienne, c’est pourtant la troisième énergie renouvelable la plus utilisée dans l’hexagone. Voici comment elle fonctionne.
Le mot géothermie vient du grec gê (terre) et thermos (chaud). Il désigne les techniques permettant de récupérer la chaleur naturellement présente dans le sous-sol et les nappes d’eau souterraines (aquifères) pour l’utiliser comme source d’énergie. Cette chaleur provient, d’une part, des phénomènes à l’origine de la formation de la planète, il y a plusieurs milliards d’années et, d’autre part, de la radioactivité naturelle.
Profondeur = chaleur ! La température du sous-sol varie selon les endroits de la planète, mais aussi en fonction de la profondeur à laquelle on se situe : plus on descend profond vers le centre de la Terre, plus la température est élevée. Cette augmentation de la température en fonction de la profondeur s’appelle le gradient thermique. Sa valeur moyenne à l’échelle mondiale est de +3 °C tous les 100 m. Mais elle peut atteindre + 10 °C /100 m dans les régions volcaniques, où du magma est emprisonné sous la croûte terrestre.
Selon la température du sous-sol, les techniques de récupération de la chaleur et son exploitation varient. On distingue généralement deux types de géothermie.
La géothermie basse énergie (températures <90 °C)
C’est la plus facile d’accès, notamment pour les particuliers, car elle s’effectue au moyen d’une pompe à chaleur. Elle représente généralement une énergie d’appoint pour le chauffage des bâtiments :
géothermie très basse température (<30 °C) : elle concerne la chaleur du sol ou de l’eau du sous-sol à des profondeurs inférieures à 200 m. La température est assez faible, mais elle permet de récupérer de la chaleur pour le chauffage et la climatisation.
géothermie basse température (de 30 à 90 °C) : les gisements sont situés dans les aquifères profonds à des profondeurs de quelques centaines de mètres jusqu’à 2 500 m. La température, insuffisante pour produire de l’électricité, permet en revanche de générer de la chaleur par échange thermique direct. Cette solution est réservée aux bâtiments de grande taille.
La géothermie basse énergie est généralement utilisée pour le chauffage des bâtiments.
La géothermie haute énergie (températures >90 °C)
Les températures plus élevées permettent de récupérer plus d’énergie et de produire de l’électricité
géothermie haute température (de 90 à 150 °C) : à cette température, la chaleur est captée sous la forme de vapeur ou d’eau chaude comme à la centrale de Bouillante en Guadeloupe. Les réservoirs sont soit des zones ciblées à une profondeur inférieure à 1 000 m, soit des bassins sédimentaires à des profondeurs entre 2 000 et 4 000 m. La production d’électricité nécessite un fluide caloporteur : l’eau géothermale transfère sa chaleur à un autre liquide, qui se vaporise à basse température et actionne une turbine produisant de l’électricité ;
géothermie très haute température (>150 °C) : elle est associée à des réservoirs fracturés, c’est-à-dire des zones du sous-sol présentant des failles naturelles, comme celle exploitée dans la centrale de Rittershoffen, en Alsace. Des forages sont effectués (généralement à plus de 1 500 m de profondeur) pour faire circuler jusqu’en surface l’eau présente dans ces fractures et la faire remonter en profitant de la perméabilité et des circulations naturelles présentes dans le réseau de failles. Il est également possible d’injecter de l’eau sous pression pour faire jaillir de la vapeur. Une fois en surface, l’eau géothermale est valorisée en chaleur ou en électricité, via une centrale fonctionnant avec un cycle organique de Rankine (procédé permettant de produire de l’électricité à partir de chaleur grâce à un fluide organique).
LES ATOUTS DE LA GÉOTHERMIE
La géothermie offre de nombreux avantages :
c’est une source d’énergie propre, qui ne génère aucun déchet. Les seules consommations d’électricité nécessaires sont liées au fonctionnement des pompes à chaleur et/ou hydrauliques. La quantité moyenne de CO2 émise par une centrale électrique géothermique est ainsi en moyenne 10 fois moins élevée que celle d’une centrale fonctionnant au gaz naturel ;
c’est une énergie disponible de façon régulière, car elle ne dépend pas des conditions atmosphériques (soleil, pluie, vent), à la différence de l’énergie solaire ou éolienne, par exemple ;
elle est sans impact sur le paysage : une fois réalisés, les forages géothermiques ne sont plus visibles ;
elle est facilement exploitable à faible profondeur, ce qui la rend accessible aux particuliers ;
elle est renouvelable… à condition, bien entendu, de respecter des conditions raisonnables d’exploitation.
LES CONTRAINTES ET LES POINTS DE VIGILANCE
Comme toute source d’énergie exploitant des ressources naturelles, la géothermie dépend des conditions locales, en l’occurrence de la géologie du sous-sol. Les zones volcaniques sont ainsi les plus propices à la géothermie haute énergie.
La chaleur générée à partir de la géothermie doit être utilisée localement, car le transport sur de longues distances génère des pertes thermiques. Cette problématique ne se pose pas pour l’électricité, qui est acheminée via les lignes électriques.
Elle nécessite un investissement de départ élevé (forage, pompe à chaleur, etc.), qui est ensuite compensé par un prix du kilowattheure (kWh) très compétitif.
Enfin, les réservoirs peuvent s’épuiser au fur et à mesure de leur exploitation si on ne laisse pas le temps aux eaux souterraines de se réchauffer en circulant dans le sous-sol. Il est donc indispensable de plafonner les quantités de chaleur prélevées et de limiter l’exploitation des réservoirs dans le temps.
OÙ EN EST LA GÉOTHERMIE AUJOURD’HUI ?
À l’heure actuelle, 90 pays dans le monde utilisent la géothermie et certains y puisent plus de 20 % de leur production nationale. En France, la géothermie est la 3e énergie renouvelable la plus utilisée, derrière la biomasse et l’hydroélectricité.
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Utiliser la température du sous-sol de la Terre pour produire de la chaleur ou de l’électricité : c’est le principe de la géothermie. Moins connue que l’énergie solaire ou éolienne, c’est pourtant la troisième énergie renouvelable la plus utilisée dans l’hexagone. Voici comment elle fonctionne.
Le mot géothermie vient du grec gê (terre) et thermos (chaud). Il désigne les techniques permettant de récupérer la chaleur naturellement présente dans le sous-sol et les nappes d’eau souterraines (aquifères) pour l’utiliser comme source d’énergie. Cette chaleur provient, d’une part, des phénomènes à l’origine de la formation de la planète, il y a plusieurs milliards d’années et, d’autre part, de la radioactivité naturelle.
Profondeur = chaleur ! La température du sous-sol varie selon les endroits de la planète, mais aussi en fonction de la profondeur à laquelle on se situe : plus on descend profond vers le centre de la Terre, plus la température est élevée. Cette augmentation de la température en fonction de la profondeur s’appelle le gradient thermique. Sa valeur moyenne à l’échelle mondiale est de +3 °C tous les 100 m. Mais elle peut atteindre + 10 °C /100 m dans les régions volcaniques, où du magma est emprisonné sous la croûte terrestre.
Selon la température du sous-sol, les techniques de récupération de la chaleur et son exploitation varient. On distingue généralement deux types de géothermie.
La géothermie basse énergie (températures <90 °C)
C’est la plus facile d’accès, notamment pour les particuliers, car elle s’effectue au moyen d’une pompe à chaleur. Elle représente généralement une énergie d’appoint pour le chauffage des bâtiments :
géothermie très basse température (<30 °C) : elle concerne la chaleur du sol ou de l’eau du sous-sol à des profondeurs inférieures à 200 m. La température est assez faible, mais elle permet de récupérer de la chaleur pour le chauffage et la climatisation.
géothermie basse température (de 30 à 90 °C) : les gisements sont situés dans les aquifères profonds à des profondeurs de quelques centaines de mètres jusqu’à 2 500 m. La température, insuffisante pour produire de l’électricité, permet en revanche de générer de la chaleur par échange thermique direct. Cette solution est réservée aux bâtiments de grande taille.
La géothermie basse énergie est généralement utilisée pour le chauffage des bâtiments.
La géothermie haute énergie (températures >90 °C)
Les températures plus élevées permettent de récupérer plus d’énergie et de produire de l’électricité
géothermie haute température (de 90 à 150 °C) : à cette température, la chaleur est captée sous la forme de vapeur ou d’eau chaude comme à la centrale de Bouillante en Guadeloupe. Les réservoirs sont soit des zones ciblées à une profondeur inférieure à 1 000 m, soit des bassins sédimentaires à des profondeurs entre 2 000 et 4 000 m. La production d’électricité nécessite un fluide caloporteur : l’eau géothermale transfère sa chaleur à un autre liquide, qui se vaporise à basse température et actionne une turbine produisant de l’électricité ;
géothermie très haute température (>150 °C) : elle est associée à des réservoirs fracturés, c’est-à-dire des zones du sous-sol présentant des failles naturelles, comme celle exploitée dans la centrale de Rittershoffen, en Alsace. Des forages sont effectués (généralement à plus de 1 500 m de profondeur) pour faire circuler jusqu’en surface l’eau présente dans ces fractures et la faire remonter en profitant de la perméabilité et des circulations naturelles présentes dans le réseau de failles. Il est également possible d’injecter de l’eau sous pression pour faire jaillir de la vapeur. Une fois en surface, l’eau géothermale est valorisée en chaleur ou en électricité, via une centrale fonctionnant avec un cycle organique de Rankine (procédé permettant de produire de l’électricité à partir de chaleur grâce à un fluide organique).
LES ATOUTS DE LA GÉOTHERMIE
La géothermie offre de nombreux avantages :
c’est une source d’énergie propre, qui ne génère aucun déchet. Les seules consommations d’électricité nécessaires sont liées au fonctionnement des pompes à chaleur et/ou hydrauliques. La quantité moyenne de CO2 émise par une centrale électrique géothermique est ainsi en moyenne 10 fois moins élevée que celle d’une centrale fonctionnant au gaz naturel ;
c’est une énergie disponible de façon régulière, car elle ne dépend pas des conditions atmosphériques (soleil, pluie, vent), à la différence de l’énergie solaire ou éolienne, par exemple ;
elle est sans impact sur le paysage : une fois réalisés, les forages géothermiques ne sont plus visibles ;
elle est facilement exploitable à faible profondeur, ce qui la rend accessible aux particuliers ;
elle est renouvelable… à condition, bien entendu, de respecter des conditions raisonnables d’exploitation.
LES CONTRAINTES ET LES POINTS DE VIGILANCE
Comme toute source d’énergie exploitant des ressources naturelles, la géothermie dépend des conditions locales, en l’occurrence de la géologie du sous-sol. Les zones volcaniques sont ainsi les plus propices à la géothermie haute énergie.
La chaleur générée à partir de la géothermie doit être utilisée localement, car le transport sur de longues distances génère des pertes thermiques. Cette problématique ne se pose pas pour l’électricité, qui est acheminée via les lignes électriques.
Elle nécessite un investissement de départ élevé (forage, pompe à chaleur, etc.), qui est ensuite compensé par un prix du kilowattheure (kWh) très compétitif.
Enfin, les réservoirs peuvent s’épuiser au fur et à mesure de leur exploitation si on ne laisse pas le temps aux eaux souterraines de se réchauffer en circulant dans le sous-sol. Il est donc indispensable de plafonner les quantités de chaleur prélevées et de limiter l’exploitation des réservoirs dans le temps.
OÙ EN EST LA GÉOTHERMIE AUJOURD’HUI ?
À l’heure actuelle, 90 pays dans le monde utilisent la géothermie et certains y puisent plus de 20 % de leur production nationale. En France, la géothermie est la 3e énergie renouvelable la plus utilisée, derrière la biomasse et l’hydroélectricité.