L’Allemagne dépend du gaz russe, parait-il

L’Allemagne a depuis plusieurs années refusé de se doter de centrales électriques nucléaire sur le modèle français. Elle a toujours affirmé que ce seraient des centrales à pétrole et à gaz qui pourraient satisfaire ses besoins.
Mais ce choix la met sous la dépendance du gaz sibérien qui lui arrive par gazlines, du fait qu’elle n’a pas de ressources en gaz suffisantes.

De ce fait, lors de la crise actuelle avec la Russie concernant la question de l’Ukraine que Washington accuse Moscou de vouloir envahir militairement, l’Allemagne s’est montrée très réticente face à la perspective de sanctionner économiquement Moscou, notamment en cessant de lui acheter son gaz.

A Berlin, le 11 janvier dernier, le ministre de économie allemand a révélé que Berlin n’avait de réserve en gaz que pour 17 jours. Or les arrivées de gaz russe ont cessé depuis le 21 décembre et le fournisseur russe Gazprom a renoncé pour le moment à pomper du gaz vers l’Allemagne en utilisant le pipeline Yamal.

De fait, comment sanctionner un pays comme la Russie qui dispose de ressources minières et gazières considérables et des réserves en dollars dépassant 650 milliards.

Surévaluation de l’économie française

Dans un pays qui connaît des difficultés d’exportation et donc une baisse d’activité accompagnée de chômage, le remède traditionnel consiste à dévaluer la monnaie de ce pays.

Ainsi pour la même somme nominale, les acheteurs étrangers peuvent se procurer davantage des biens et services produits par ce pays. L’activité reprend et le chômage diminue ou disparaît.

Ceci est impossible aux Pays de la zone euro dont les parités de change sont bloquées à ce qu’elles étaient en 1999, lors de la création de la zone . Ainsi la France est aujourd’hui surévaluée d’environ 8% alors que l’Allemagne est sous-évaluée de -9,2% en moyenne

Voir IMF, External sector report, International Monetary Fund, Washington DC,2021. https://www.imf.org/en/Publications/ESR/Issues/2021/08/02/2021-external-sector-report).

L’écart entre les deux pays est donc de 17,2% en moyenne, avec un écart maximal pouvant aller à 24%.

Ceci signifie que pour une même somme dans une monnaie autre que l’euro, par exemple le dollar, un acheteur étranger peut se procurer le même bien en Allemagne à des prix inférieur en moyenne de 15% de ce qu’ils sont en France. Les succès des voitures allemandes à l’exportation, confrontées aux voitures françaises, peuvent s’expliquer en partie ainsi.

Aujourd’hui en France, si le gouvernement voulait renforcer la compétitivité de l’économie française, la première priorité serait de sortir de l’euro. Ceci serait plus facile à faire qu’augmenter la productivité des entreprises françaises.

Mais Washington ne laisserait pas faire. Il a besoin de rassembler le plus d’États européens que possible pour peser face à la Russie et la Chine

Voir Jacques Sapir https://francais.rt.com/opinions/94827-deficit-exterieur-indicateur-declassement-france

La France doit conserver son avance dans le nucléaire

La France est une référence mondiale dans le domaine de l’électricité produite par appel à l’énergie nucléaire. Son parc de centrales traditionnelles dites centrales à fission est le plus important du monde.

Ce parc est en cours de renouvellement progressif dans les 20 à 30 prochaines années. Par ailleurs la haute capacité des équipes de son maître d’oeuvre EDF a évité jusqu’à présent tout accident majeur d’exploitation.

La France tient  un rôle majeur dans la réalisation du projet International Iter dit de centrale à fusion. En cas de succès ce type de centrale s’imposera dans le monde entier à perspective d’une trentaine d’années.

Les difficultés et le coût de réalisation des parcs d’énergie renouvelable, solaire et éolienne, n’en feront jamais des concurrents sérieux au nucléaire. De plus, ils sont très polluants à divers titres.

Notes (référence Le nucléaire en France
https://theconversation.com/nucleaire-en-france-un-peu-beaucoup-passionnement-a-la-folie-175000)

1 Le nucléaire pèse peu dans le bilan énergétique mondial : 10 % de l’électricité utilisée dans le monde en 2020 (soit 2 % de la consommation finale d’énergie).

2.Il joue également un rôle subalterne dans les scénarios de décarbonation de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à l’horizon 2050.

3. L’ampleur des moyens (financiers et scientifiques) requis constitue une barrière à l’entrée pour la plupart des pays en développement. Et, dans les pays riches, les gros sous du nucléaire animent le débat politique.

4. L’Union européenne et le Royaume-Uni se divisent à parts égales entre ceux qui disposent de réacteurs et ceux qui n’en ont pas.

Parmi les pays sans nucléaire, certains ont renoncé à exploiter leurs centrales (Lituanie et Italie), d’autres n’en ont jamais construites. Dans le groupe des pays exploitant le nucléaire, l’Allemagne compte en sortir totalement dès 2022. À l’exception du Royaume-Uni, les pays d’Europe de l’Ouest visent une sortie à moyen terme, mais pas ceux d’Europe de l’Est. La Pologne, qui n’a pas de centrale en exploitation, vise même à y accéder.

5. La position de la France demeure singulière. Avec 56 réacteurs en service (après la fermeture de Fessenheim en 2020), la France dispose de plus de la moitié de la puissance nucléaire installée au sein de l’Union. Elle tire plus de 70 % de son électricité de l’atome (environ 17 % de la consommation finale d’énergie du pays).

6. La grande majorité des 56 réacteurs en activité (dits de seconde génération) ont été construits en un temps record durant la décennie 1980. Depuis 1990, la capacité installée reste sur un plateau tandis que les moyens de production vieillissent.

7. Si on déclassait ces équipements au terme d’une durée fixe d’utilisation, leur capacité de production s’affaisserait brutalement. Si l’on déclassait toutes les centrales ayant effectué 40 années de service – hypothèse de durée retenue lors de leur conception –, la chute interviendrait au cours de la décennie 2020. En France, les licences d’exploitation sont délivrées pour des périodes décennales, après les visites de contrôle de l’Autorité de sûreté (ASN). Pour pouvoir continuer à fonctionner au-delà de 40 ans, il faut donc remplacer une bonne partie des équipements initiaux. Cela coûterait de l’ordre de 50 milliards d’après EDF, si l’on voulait prolonger l’exploitation de l’ensemble du parc. 50 milliards, c’est une somme conséquente, mais qui permettrait de prolonger la production du parc existant de 10 à 20 ans. Par MWh (mégawatt-heure), cela laisse le coût du nucléaire « historique » compétitif.

7. Remplacer le parc existant par de nouveaux moyens de production nucléaire alourdit ainsi fortement la facture : la Cour des comptes a évalué à près de 20 milliards le coût total du réacteur EPR de 3° génération en cours de finition à Flamanville. Si la centrale, après un nouveau report, est bien mise en route en 2023, son coût de production sera de l’ordre de 110 à 120 €/MWh, plus de deux fois le coût du nucléaire « historique ».

8. En France, les licences d’exploitation sont délivrées pour des périodes décennales, après les visites de contrôle de l’Autorité de sûreté (ASN). Pour pouvoir continuer à fonctionner au-delà de 40 ans, il faut donc remplacer une bonne partie des équipements initiaux. Cela de l’ordre de 50 milliards d’après EDF, si l’on veut prolonger l’exploitation de l’ensemble du parc. Cette somme permettrait de prolonger la production du parc existant de 10 à 20 ans. Par MWh (mégawatt-heure), cela laisse le coût du nucléaire « historique » compétitif.

9 À l’instar de l’hydraulique, de l’éolien et du solaire, le nucléaire ne dégage aucune émission de CO2 lors de la production d’électricité. Nucléaire et renouvelable permettent ainsi de décarboner l’offre d’électricité.

C’est pourquoi les choix à opérer sur le nucléaire au début du prochain quinquennat conditionneront la stratégie de décarbonation du secteur électrique, au moins jusqu’en 2050. La récente étude Futurs énergétiques 2050 de RTE montre la multiplicité des chemins y conduisant, avec « un peu, beaucoup, passionnément… ou pas du tout » de nucléaire à l’arrivée.

Intensification de la guerre au Yemen

Le Yémen est plongé depuis 2014 dans une guerre entre forces progouvernementales sunnites dirigées par le prince saoudien.Mohammed bin Salmane MBS et rebelles Houthis.

Ceux-ci sont des insurgés chiites soutenus par l’Iran et qui ont pris le contrôle d’une grande partie du nord du pays dont la capitale Sanaa.  Malgré ses prétendions à être un grand chef de guerre, MBS a été incapable de les empêcher.

Ce conflit a fait 377 000 morts, selon l’ONU, et s’est intensifié ces dernières semaines avec une augmentation des raids de la coalition militaire Houtis et des contre-offensives au sol des forces gouvernementales

De leur côté, les rebelles ont multiplié les attaques de missiles et de drones contre l’Arabie saoudite, pays voisin du Yémen et grand rival régional de l’Iran. 

Rappelons que les Houthis sont en guerre depuis 2014 contre le gouvernement. Ils sont issus du zaïdisme, branche du chiisme qui représente plus de 30% de la population. Majoritaires dans le Nord du Yémen, les chiites sont minoritaires à l’échelle nationale.

Les gouvernements occidentaux  voudraient soutenir concrètement MBS, pour protéger leurs approvisionnent pétroliers . Mais faute de pouvoir intervenir militairement ils sont obligés de rester spectateurs. Ce n »est pas le cas de l’Iran, alliée de la Russie, qui pour le moment sort renforcée du conflit

Implications des Emirats

Les rebelles yéménites Houthis ont ciblé lundi des installations civiles aux Emirats arabes unis faisant trois morts, et menacé de lancer de nouvelles attaques en appelant les civils et les compagnies étrangères à éviter les « sites vitaux » dans ce pays.

L’attaque contre les Emirats, qui ont averti qu’elle ne resterait « pas impunie », a suscité des condamnations internationales de pays arabes et occidentaux en tête desquels les Etats-Unis, ainsi que de l’ONU.

Les Emirats sont membres d’une coalition militaire sous commandement saoudien qui soutient depuis 2015 au Yémen les forces gouvernementales en guerre contre les Houthis soutenus par l’Iran.

En riposte à l’attaque des Houthis, la première à faire des morts sur le sol émirati, cette coalition a annoncé avoir mené des raids aériens sur Sanaa, la capitale du Yémen aux mains des insurgés. Aucune indication n’a pu être obtenue dans l’immédiat sur d’éventuelles victimes.

Annonçant le lancement d’une opération militaire baptisée « Ouragan du Yémen », les Houthis ont affirmé sur leur chaîne Al-Massira avoir « ciblé des installations et site émiratis importants et sensibles » à l’aide de missiles balistiques et de drones.

La démocratie en Amérique est elle un mythe ?

Comparée avec la démocratie qui règne en Russie et en Chine, ce que l’on nomme la démocratie en Amérique, selon le terme de Tocqueville, n’est certainement pas un mythe.

Cependant, selon une enquête de l’université Quinnipiac, 58% des Américains pensent que la démocratie américaine ne résistera pas aux divisions du pays. Elle y est de plus en plus victime de la violence opposant Républicains et Conservateurs tant au niveau fédéral qu’à celui des Etats, elle y est plus que jamais victime des inégalités sociales ou raciales, des morts par overdose ou par arme à feu qui se répercutent dans la vie politique générale.

Un cas particulièrement intéressant est celui des accusations de fraude électorale à grande échelle qui auraient empêché en 2020 Donald Trump d’être élu et injustement favorisé son rival Joe Biden. Les partisans de Donald Trump ont pris d’assaut le Capitole le 6 janvier 2021 au prétexte d’une fraude électorale généralisée qui aurait privé le républicain de la victoire à la présidentielle de 2020. Un an plus tard, cette accusation se poursuit.

La généralisation de l’usage de l’internet ne facilite pas le jugement objectif. Ce que l’on nomme les réseaux sociaux désigne des échanges entre utilisateurs de grands comptes tels que Twitter. Or ces échanges peuvent être mis en place, après financement, par de puissants intérêts politiques ou économiques.

Les fausses informations concernant les élections ne datent pas d’hier. Donald Trump lui-même en avait propagé en 2016 avant de battre Hillary Clinton. Mais les réseaux sociaux facilitent leur propagation et permettent à ceux qui y croient de s’organiser pour mener des actions violentes.

Un autre point, rarement évoqué, est que le complexe militaro-industriel américain dépense, semble-t-il, des milliards de dollars pour convaincre les citoyens, via les réseaux sociaux, de la nécessité de doter le pays d’armes de plus en plus sophistiquées et coûteuses contre un danger chinois ou russe largement exagéré.

Confrontations entre l’Inde, le Pakistan et la Chine dans le Haut-Tibet

L’Inde et le Pakistan s’affrontent depuis longtemps pour le contrôle de leur frontière commune dans le Haut Tibet, province du Ladakh ( Chushul-Moldo border ). Cette frontière est aussi une frontière commune avec la Chine. Elle est traversée par la passe de Karakoram.

L’Inde et la Chine s’affrontent également depuis longtemps pour savoir qui contrôlera cette passe, dont l’importance stratégique est considérable, notamment en hiver, quand toutes les autres communications sont bloquées par les glaces.

Washington voudrait aujourd’hui que cette affrontement s’accentue. Ainsi l’Inde serait obligée de choisir son camp, entre l’ouest d’une part et le bloc russo-chinois d’autre part. Jusqu’à présent, Delhi avait refusé de faire ce choix, voulant préserver sa liberté d’action.

C’est la raison pour laquelle la récente rencontre entre les commandants militaires de l’Inde et de la Chine à Ladakh a été suivie attentivement. Le ministre chinois des affaires étrangères a exprimé le vœu que cette rencontre inaugure une période où les conflits frontaliers ne seraient plus traités dans l’urgence diplomatique mais dans une gestion de routine.

Les observateurs indiens ont fait valoir que cette rencontre n’apportait rien de nouveau dans la gestion commune de la frontière résultant des accords précédents. C’est exact mais ce qui nouveau c’est que les discussions relatives à la frontière se déroulent dorénavant dans un climat détendu.

Par ailleurs, malgré les tensions, le commerce bilatéral entre l’Inde et la Chine se développe régulièrement. Ainsi les industries pharmaceutiques indiennes importent de Chine près de 6o des composants dont elles ont besoin. En 2021, le commerce bilatéral a atteint $126 milliard, en hausse de 40% sur l’année précédente.

Il reste que l’Inde surveille avec inquiétude les relations de la Chine avec le Pakistan son grand rival régional. Ceci d’autant plus que le Pakistan rejette dans les glaciers  d’innombrables déchets industriels et urbains dont l’Inde est la victime. Tout laisse penser que des rejets chinois s’y ajouteront rapidement.

Les prochains affrontements ne seront pas militaires mais environnementaux

La révolution de couleur au Kazakhstan

Nous recevons ce document concernant la révolution de couleur au Kazakhstan. Il est intéressant mais doit être lu avec précaution

On rappellera que début janvier 2022, le Kazakhstan a connu des manifestations contre la hausse des prix du gaz de pétrole liquéfié qui se sont rapidement étendues à plusieurs villes du pays avant de dégénérer en émeutes.

Le président Kassym-Jomart Tokaiev a d’abord réagi en limogeant son gouvernement, accusé d’être responsable de la crise, puis a promis un gel des prix des carburants afin de calmer la colère des manifestants. Mais la situation s’est encore aggravée à Almaty, capitale économique et principal centre urbain du pays où les émeutiers ont pris d’assaut les bâtiments administratifs et l’aéroport international. Les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont fait plusieurs dizaines de morts, un millier de blessés et conduit à l’arrestation de plus de 8.000 personnes.

Craignant manifestement de perdre le contrôle de la situation malgré l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, le président kazakhstanais a fait appel à l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC)qui a envoyé des troupes majoritairement russes. « de maintien dans la paix » dans le pays.

Cette crise, qui s’est développée à grande vitesse fulgurante dans un pays pourtant considéré comme un pôle de stabilité en Asie centrale, remet en cause la politique d’autonomisation menée par le Kazakhstan depuis son indépendance. En effet, l’intervention au Kazakhstan de troupes majoritairement russes sous mandat de l’OTSC semble à première vue illustrer un renforcement important des positions stratégiques de Moscou en Eurasie.

Le Kazakhstan est l’un des principaux partenaires de la Russie : il s’agit d’un pays étendu (près de cinq fois la France), riche en matières premières (hydrocarbures, uranium, métaux non ferreux, etc.) et peuplé de 19 millions d’habitants, qui est membre à la fois de l’Union économique eurasiatique et de l’OTSC.

De plus, le pays compte encore près d’un cinquième de citoyens d’origine russe concentrés à la frontière avec la Russie. Moscou craint qu’en cas de renversement du régime, des forces nationalistes ne s’emparent du pouvoir et ne s’en prennent à cette minorité, ce qui pourrait par ailleurs réveiller des velléités séparatistes Russes.

Il était inévitable que les Etats-Unis veuillent séparer le Kazakhstan de l’influence politique russe et en faire d’une certaine façon un satellite américain. Mais la voie militaire directe était hors de postée. C’est en ce sens que le mécanismes dit des révolutions de couleurs, qui leur avait si bien réussi ailleurs, leur a paru opportun.

Le terme de révolutions de couleur (de color revolutions en anglais) ou révolutions des fleurs désignent une série de soulèvements populaires, pour a plupart pacifiques mais soutenus par les Etats-Unis ayant provoqué pour certains des changements de gouvernement entre 2003 et 2006

Ce fut le cas en Eurasie et au Moyen-Orient : la révolution des Roses en Géorgie en 2003, la révolution orange en Ukraine en 2004, la révolution des Tulipes au Kirghizistan, la révolution en jean en Biélorussie et la révolution du Cèdre au Liban en 2005.

Les révolutions de couleur ont été principalement pour les Etats-Unis un moyen de renverser les gouvernements hérités de l’ex-URSS sans intervenir militairement dans des régions où des interventions de l’armée russe étaient faciles.

Les troubles récents au Kazakhstan se sont inspirés de la même technique. Dauren Abaev, chef adjoint de l’administration présidentielle du Kazakhstan, a déclaré que les manifestations dans le pays avaient commencé pacifiquement et que tout était soudainement passé sous le contrôle de provocateurs financés par la CIA américaine. L’utilisation de canaux de communication secrète par les manifestants a été essentielle dans la coordination simultanée des actions violentes visant des objectifs préétablis. Il s’est agi de l’utilisation de stations de réception gérées par des serveurs situés à l’extérieur du Kazakhstan, communications que les services secrets kazakhs et l’armée nationale n’ont pas pu intercepter

Un centre de commandement unique a coordonné la préparation et l’orientation de toute l’opération. Le président kazakh Kassym Jomart Tokayev l’a reconnu, dans un discours à la nation le 7 janvier Il a déclaré que « les forces de l’ordre et l’armée n’ont pas tenu leurs promesses ». « Il est devenu clair que nous manquions de forces spéciales, d’équipements spéciaux et de moyens spéciaux ».

Les manifestants comptaient dans leurs rangs des spécialistes des PsyOps (opérations de guerre psychologique), capables de manipuler les attitudes des gens. Ils ont donné la priorité à la transmission en direct de désinformations déjà préparées depuis les studios de télévision. Heureusement pour les autorités, les terroristes qui ont occupé le bâtiment de la chaîne de télévision Mir n’ont pas été en mesure de contrôler la tour de télévision Koktobe à Almaty, où se trouve l’antenne de diffusion. De ce fait, l’incapacité à saisir les médias à Almaty a joué un rôle énorme dans l’échec du coup d’État.

Un groupe important (Alpha) composé de plusieurs sous-groupes a agi simultanément à Almaty et dans des villes du sud et de l’ouest du Kazakhstan, dans le but de terroriser la population civile, de la disperser et d’empêcher l’intervention des forces de l’ordre. La mission du groupe Alpha s’est traduite par l’occupation et l’incendie de bâtiments administratifs, le pillage de magasins et de banques, la mise en place de barricades dans tous les quartiers et une tentative d’occupation de l’aéroport d’Almaty.

L’objectif tactique du groupe Alpha était en fait une diversion sanglante pour couvrir le second groupe (Bravo), qui exécutait des attaques ciblées sur des dizaines de magasins d’armes, des dépôts d’armes et de munitions de l’armée et de la police.


Ce n’est qu’après 3 à 4 jours de chaos que l’ordre constitutionnel a été rétabli dans une certaine mesure dans toutes les régions, que les bâtiments administratifs et les infrastructures stratégiques ont été libérés et placés sous protection militaire. Les frontières ont été fermées et 70 barrages ont été mis en place dans le pays. De nombreux responsables d’administrations régionales et d’organismes chargés de faire respecter la loi ont été démis de leurs fonctions.

Cependant, le président kazakh Kassym Khomart Tokayev a déclaré que « les militants n’ont pas déposé les armes et continuent à commettre des crimes ou à s’y préparer. Il est indispensable de mettre fin à leurs agissements. L’opération de combat visant à débarrasser Almaty des terroristes est menée par les services spéciaux du Kazakhstan ».

Le ministère de l’Intérieur du Kazakhstan a annoncé que 3 811 participants violents aux émeutes ont été arrêtés, que 26 personnes ayant attaqué les forces de l’ordre avec des armes à feu ont été tuées et que 26 autres ont été blessées. RIA Novosti a cité des sources du bureau du procureur du Kazakhstan selon lesquelles « parmi les terroristes détenus au Kazakhstan, il y a beaucoup de citoyens étrangers, payés pour commettre des actes criminels ».

A la demande du président Kassym Khomart Tokayev, la Russie a envoyé 3 000 soldats au Kazakhstan, la Biélorussie 500, le Tadjikistan 200 et l’Arménie 70. Plus de 70 avions Il-76 et 5 An-124 ont transporté le contingent russe de maintien de la paix des forces de l’OTSC au Kazakhstan. Il s’agit de sous-unités de la 45e Brigade, de la 98e Division et de la 31e Brigade Spéciale, toutes appartenant aux forces aéroportées.

Le mandat donné par l’Organisation du Traité de Sécurité collective (OTSC) ne prévoit pas de participation à des opérations de combat au Kazakhstan, les tâches des forces de maintien de la paix sont essentiellement la protection des installations vitales. Des sous-unités de la 98e Division aéroportée contrôlent l’aéroport international à Nur-Sultan, le siège de l’État-Major général des forces armées et le bâtiment du centre de télévision Kazmedia.

Une sous-unité indépendante des forces d’opérations spéciales russes surveille le palais présidentiel de Nur-Sultan, la banque centrale et le comité de sécurité nationale du Kazakhstan. Des sous-unités de la 45e Brigade à vocation spéciale ont été déployées dans le sud-est du Kazakhstan, pour garder l’aéroport international d’Almaty, le centre opérationnel de défense aérienne conjoint Fédération de Russie-Kazakhstan à Almaty. D’autres sous-unités de la 45e Brigade ont été déployées à Shymkent, la troisième plus grande ville de 1,1 million d’habitants, où elles gardent la 602e base aérienne et d’autres objectifs administratifs de la ville. Des sous-unités de la 31e Brigade aéroportée ont été déployées dans la partie orientale du Kazakhstan, dans la ville d’Ust-Kamenogorsk, le centre administratif de la zone d’industrie extractive du Kazakhstan oriental. D’autres sous-unités de la 31e Brigade assurent la sécurité des installations de Kazatomprom dans le nord du pays, la compagnie nucléaire nationale du Kazakhstan.

Séparément, à l’appui des unités antiterroristes locales, de petites unités russes telles que des unités de neutralisation PsyOps, d’opérations de guerre psychologique et de reconnaissance peuvent également opérer. Par exemple, un groupe de reconnaissance aéroporté russe utilise le système RB-341V Lieer-3. Les drones (avions et hélicoptères de recherche sans pilote et silencieux) capturent et transmettent des images vidéo 24 heures sur 24 ou collectent des données sur une large gamme de fréquences – SIGINT (renseignement d’origine électromagnétique), et même les réseaux GSM. Lorsqu’un réseau suspect est découvert, seuls certains émetteurs du réseau sont brouillés. Cela empêche la transmission des ordres aux terroristes en aval de la chaîne de commandement. La zone de brouillage se concentre sur des objectifs ciblés dans un rayon de 6 km. Les plates-formes aéroportées russes servent également de relais radio pour les militaires kazakhs opérant dans les zones urbaines, où la transmission est protégée par les bâtiments. Les troupes aéroportées russes disposent également d’un autre système terrestre sur un véhicule 8×8 : le RP-377LA Lorandit, qui se compose de puissantes stations de recherche de sources de fréquences et de stations de brouillage sélectif, toutes dans la gamme 3 MHz-3 GHz.

Un autre groupe russe est spécialisé dans la reconnaissance spéciale, effectuée par du personnel militaire hautement qualifié. Dans ce cas, le personnel militaire russe est formé à l’infiltration secrète parmi les terroristes afin de recueillir des renseignements HUMINT human intelligence. . Ceci doit Permettre l’anticipation des actions futures, la détection des réseaux ou des moyens de transmission, le suivi des chefs terroristes et le placement de dispositifs de repérage permanents.


Comme le contingent en Syrie, le contingent kazakh est intégré aux réseaux du système centralisé MK VTR-016 du ministère russe de la Défense, qui utilise le système Auriga-1.2V. Des centaines de mini-stations vidéo mobiles portables dans les zones de responsabilité attribuées aux militaires russes au Kazakhstan transmettent des informations secrètes en temps réel à Moscou grâce aux satellites de communication militaires russes. Grâce au serveur de Huawei, le plus puissant du monde, ces transmissions sont difficiles à intercepter et à brouiller. Auriga-1.2V permet aux officiers très expérimentés d’optimiser les actions de leurs subordonnés sur le terrain à partir de la salle des opérations de l’état-major aéroporté russe, en l’absence de facteurs perturbateurs.

L’armée russe prouve ainsi qu’elle a tiré les leçons des innovations américaines dans la lutte contre les insurgés en Irak. Les spécialistes russes des opérations psychologiques sont arrivés à la conclusion qu’il est plus facile de tromper les cellules terroristes que de les rechercher pour les neutraliser. Ainsi, suivant le modèle américain, ils ont mis en place un faux « Front de libération du Kazakhstan » qui diffuse des vidéos sur les médias sociaux et incite les cellules terroristes qui ont participé au soulèvement du pays à le rejoindre.

La fraude à l’assurance maladie en France.

Les syndicats de fonctionnaires des finances en France estiment que la fraude fiscale annuelle est de 100 milliards. Par définition, cette fraude est difficile à connaître, les fraudeurs ne se déclarant évidemment pas. On rappellera que les recettes du budget général en France se sont établies en 2021 à quelques 230 milliards

Cette fraude fiscale est à rapprocher de celle que l’on nomme la fraude sociale, ou fraude aux prestations sociales. Ainsi un individu se déclare malade alors qu’il ne l’est et se fait rembourser des traitements réels ou fictifs auquel sinon il n’aurait pas droit.

Dans son récent ouvrage Cartel des Fraudes, le juge Charles Prats estime que, selon un récent sondage conduit par Harris Interactive, 40% des citoyens ne se livrant pas à la fraude estiment que la priorité dans la lutte contre la fraude aux finances publiques doit porter sur les prestations sociales. Il existerait 8,2 millions d’assurés fantômes en France inscrits à l’assurance maladie.

Charles Prats ne l’écrit pas. Mais les services de l’assurance maladie constaterai fréquemment que ces fraudeurs sont des immigrés récents, venus en France pour bénéficier de la générosité de ses régimes de sécurité sociale. Celle-ci est d’ailleurs vantée par les passeurs clandestins pour se donner des clients en vue de passages maritimes souvent risqués.

Le plus vite possible vacciner le monde entier

Face à la pandémie du Cov19 qui à ce jour ne faiblit pas, avec de nouveaux variants qui apparaissent régulièrement, la nécessité de vacciner n’est plus discutées, sauf par quelques idéologues.

Mais vacciner n’a de sens que si nul, dans un délai de temps raisonnable, n’échappe aux vaccins. Ce terme signifie le monde entier. Il ne suffit pas de vacciner les populations des pays riches si celles des pays pauvres échappent aux vaccins. Or si les problèmes, ne fut-ce que d’ intendance, sont déjà redoutables dans les premiers, ils paraissent presque insolubles dans les seconds.

Il en résulte que si prochainement toutes les populations vaccinables le seront dans les pays occidentaux ou dans certains pays asiatiques riches, ce ne sera pas le cas dans le reste du monde. On laissera les pays en développement produire des vaccins peu fiables au regard d’un virus agressif inédit, dont on ne sais toujours pas grand-chose.

Pourrait-on faire mieux dans les prochains mois. Il faudrait d’abord accélérer les recherches dans les pays riches. Dans ce cas, il faudrait mobiliser les moyens des laboratoires publics et ne pas laisser Big Pharma monopoliser les recherches.

Mais il faudra faire plus. Il faudra d’urgence que les laboratoires pharmaceutiques occidentaux effectuent non seulement un transfert de compétences pour aider le Sud, mais également dès à présent, trouvent des collaborateurs locaux qui permettent un développement du secteur en comprenant mieux les blocages sur place. L’OMS, elle-même, cherche désormais à constituer une coalition entre plusieurs pays, selon un axe Nord-Sud, pour accélérer la distribution.

Quant au long terme, le Sud patine en matière de production, distribution, mais également de détection. En tardant à identifier les variants, on se retrouve avec un Omicron partout. Certains laboratoires européens sont déjà en train d’implanter des laboratoires de «découverte», qui font de la recherche moléculaire afin d’aider les pays sous-développés à mieux anticiper les futures épidémies. L’objectif est de permettre ainsi aux laboratoires de ces pays une certaine autonomie. S’ils s’en sortent, comme en Inde notamment, ce ne pourra être que bénéfique pour tous. C’est cette stratégie globale de santé publique qu’il faut soutenir, la «global public health», qu’il faut dorénavant renforcer partout sur la planète. 


Sur ces points, on consultera RT-France :

https://francais.rt.com/opinions/94253-ecarts-vaccination-nord-sud-qui-doivent-etre-combles-urgence-sebastien-boussois

Les migrants sont des héros. Dans quel monde vit le pape?

Dans une interview publiée le 13 janvier, le pape François a rendu hommage aux parents fuyant les conflits pour sauver leurs enfants et que les Etats européens hésitent de plus en plus à recevoir.

« Je pense à de nombreux pères, à de nombreuses mères, à de nombreuses familles qui fuient les guerres, qui sont repoussées aux frontières de l’Europe et pas seulement, et qui vivent des situations de douleur, d’injustice et que personne ne prend au sérieux». Il les a qualifié de «héros». 

Le pape va ramener 50 migrants de Chypre en Italie, a-t-il déclaré dans une interview à l’Osservatore Romano, le quotidien du Vatican. Très vraisemblablement ces migrants ne seront pas accueilli au Vatican, où cependant les ressources ne manquent pas. Le pape va les remettre aux bons soins du gouvernement italien, comme si l’Italie ne croulait pas déjà sous le poids des migrations.

Faudrait-il rappeler au pape que les gouvernements islamiques qui sont en guerre avec l’occident ne se cachent pas de vouloir utiliser les millions de réfugiés provenant des conflits au Moyen Orient comme des moyens de chantage.

Plus généralement, le pape semble ignorer qu’avec le réchauffement climatique un bon pourcentage des quelques centaines de millions d’habitants actuels du continent africain migreront spontanément vers l’Europe. Il sera impossible de les arrêter aux frontières, même avec des mitrailleuses. S’ils forcent cependant le passage, comme prévisible, c’est là que le pape pourra parler légitimement parler de héros. L’héroïsme du désespoir.