L’instabilité de l’univers visible

Lorsque par une nuit claire on jette un coup d’oeil sur le ciel peuplé d’un nombre – c’est le cas de le dire – astronomique d’étoiles, il arrive de se demander pourquoi certaines de ces étoiles ne se rencontrent pas, en provoquant la destruction des systèmes planétaires orbitant autour d’elles. Or ce phénomène se produit couramment, à l’échelle de l’univers

Il suffit d’une étoile pour déséquilibrer et détruire un système solaire tel que le notre. Une recherche menée par des scientifiques, et publiée dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, suggère qu’un « survol stellaire » – un événement qui se produit de manière très courante dans l’espace – pourrait mener à la catastrophe pour nos planètes.

En effet, les survols stellaires contribuent à façonner les systèmes planétaires. Lorsque les étoiles volent trop près d’un de ces systèmes, leur masse et leur attraction gravitationnelle peuvent avoir une influence et, par exemple, modifier les orbites des planètes. Ainsi, quand une planète se déplace, c’est toute la stabilité du système solaire qui est remise en cause. Ce changement est donc capable d’entraîner une collision entre toutes les planètes.

Garret Brown et Hanno Rein, deux chercheurs de l’Université de Toronto, ont étudié cette possibilité, en simulant environ 3000 survols stellaires différents. 26 se sont terminés avec des planètes qui se sont écrasées les unes contre les autres, ou avec l’éjection totale du système solaire d’Uranus, Neptune ou Mercure.

Selon la taille de l’étoile, et même si celle-ci est moins massive que le Soleil, l’orbite de Neptune peut être alors modifiée de 0,1 %, ce qui pourrait contribuer à détruire tout le système solaire. « Ces changements critiques pourraient multiplier par 10 la probabilité d’instabilité au cours de la durée de vie du système solaire. De plus, nous avons estimé qu’un survol stellaire critique comme celui-ci pourrait se produire une fois tous les 100 milliards d’années, dans la région où se trouve actuellement le système solaire », explique Garret Brown à Universe Today.

D’après les calculs des chercheurs, cette étoile destructrice devrait aussi se situer à moins de 23 milliards de kilomètres du Soleil. Actuellement, notre étoile voisine la plus proche, Proxima Centauri, se situe à 40 milliards de kilomètres, soit 4,22 années lumière.

En outre, une autre condition doit être remplie : si le périhélie de Mercure et Jupiter (le point de l’orbite le plus proche du Soleil) se produit au même moment, alors deux conséquences ont été calculées par les astrophysiciens. Soit Mercure sera « aspirée », ce qui l’éjectera du système solaire ; soit Mercure pourra entrer en collision avec Vénus, la Terre ou le Soleil.

Ces phénomènes ne se produiront pas de manière brutale et instantanée, mais provoqueront des changements et perturbations qui déstabiliseraient peu à peu le fonctionnement du système. Selon les chercheurs, ceux-ci se manifesteraient sur des millions d’années. Il ne s’agit donc pas d’un problème imminent auquel l’humanité actuelle devra faire face.

On lit dans Espace-Sciences.org

Les planètes sont des astres en perpétuel mouvement. Les grecs anciens les ont nommées ainsi. Planetes  : astre errant. Celles-ci se déplacent par rapport aux étoiles qui nous apparaissent immobiles. Ainsi, notre planète Terre tourne autour de notre étoile Soleil. Comme les huit autres planètes du système solaire : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton.

Dans notre galaxie appelée la Voie Lactée, 200 milliards d’étoiles dont le Soleil. Si nous voulions représenter la Voie Lactée sur une carte, il faudrait étaler notre carte sur tout le territoire de la France et y poser une pièce d’un centime d’euro pour dessiner le système solaire à l’échelle. Le soleil aurait la taille d’un point et les planètes dont la planète Terre une microscopique particule en mouvement autour de ce point.

Or l’Univers est constitué d’autres galaxies qui sont composées chacune de milliards d’étoiles. Soit des milliards d’autres galaxies en mouvement sur elles-mêmes et entre elles.

Référence

On the long-term stability of the Solar System in the presence of weak perturbations from stellar flybys
Garett Brown1, and Hanno Reinda

Draft version: 30 June 2022

ABSTRACT

The architecture and evolution of planetary systems are shaped in part by stellar flybys. Within this context, we look at stellar encounters which are too weak to immediately destabilize a planetary system but are nevertheless strong enough to measurably perturb the system’s dynamical state. We estimate the strength of such perturbations on secularly evolving systems using a simple analytic model and confirm those estimates with direct N-body simulations. We then run long-term integrations and show that even small perturbations from stellar flybys can influence the stability of planetary systems over their lifetime. We find that small perturbations to the outer planets’ orbits are transferred between planets, increasing the likelihood that the inner planetary system will destabilize. Specifically, our results for the Solar System show that relative perturbations to Neptune’s semi-major axis of order 0.1% are strong enough to increase the probability of destabilizing the Solar System within 5 Gyrs by one order of magnitude.

13/02/2023 Des « objets volants non identifiés » (UFO) abattus au dessus des Etats-Unis 

Les autorités américaines en charge du Contrôle de l’espace aérien ont été alertées le 5 février 2023 de la présence dans l’espace aérien d’un objet volant octagonal dépourvu d’ailes et autres moyens de sustentation et de propulsion. C’était le 3e de cette sorte à ce jour.

Le président Joe Biden donna l’ordre de l’abattre vu qu’il ne répondait à aucun message d’identification. Ce qui fut fait par un chasseur F-16 à 2h42 pm. heure locale à 20.000 pieds au dessus des Grands Lacs. Deux autres engins de cette nature avaient été découverts et abattus au dessus de l’Alaska et du Canada les vendredi et samedi précédents.

Auparavant le 4 février un ballon sphérique porteur de nombreux instruments d’observation avait été abattu au dessus de la Caroline du Sud. La Chine avait fini par reconnaître qu’il s’agissait d’un instrument de surveillance météorologique inhabité lui appartenant, ayant échappé à son contrôle.

Les deux UFO abattus au dessus de l’Alaska et le Canada avaient été décrits comme cylindriques et suivant les vents dominants sans moyen apparent de propulsion. Des recherches ont été organisées pour étudier les épaves. Mais à ce jour, vu le vent, la neige et le froid régnant sur cette zone, elles n’ont rien donné.

La Russie et la Chine affirment n’être pour rien dans ces opérations. Elles disent de plus ne pas en avoir besoin, compte tenu des services bien plus efficaces fournis par leurs réseaux d’informatique spatiale.

13/02/2023 Nouvelle découverte de nids et d’oeufs de titanosaures

Une nouvelle nursery abritant des nids et des œufs de titanosaures vient d’être découverte en Inde. Les nids étaient faits de débris de végétaux et de la terre comme ceux des crocodiles actuels. Ceci montre que les titanosaures vivaient là en colonies. Leurs œufs mesuraient de 30 à 50 cm de diamètre. ____________________________________

Wikipedia : Le Titanosaure (Titanosaurus)  est un genre de dinosaure sauropode dont l’espèce Titanosaurus blanfordi a vécu en Inde durant le Crétacé supérieur il y a environ 70 millions d’années.

wikipedia.org/wiki/Titanosaurus#:~:text=Titanosaurus%20(l%C3%A9zard%20titanesque)%20est%20un,environ%2070%20millions%20d’ann%C3%A9es.

Les Titanosaures possédaient de petites têtes, même en comparaison avec les autres sauropodes. Leurs têtes étaient également larges, similaires à celles des Camarasaurus et des Brachiosaurus mais de forme plus allongée. Leurs naseaux étaient larges (‘macronaria‘) et ils possédaient tous des crêtes formées par ces os nasaux. Leurs dents étaient en forme de cuillère, ou de pinceaux, mais étaient très petites.

Leurs cous étaient relativement courts, pour des sauropodes, et leurs queues se comportaient comme un fouet, mais celles-ci n’était pas aussi longues que celles des diplodocidaes. Alors que leurs ceintures pelviennes étaient plus fines que celle des autres sauropodes, leurs ceintures pectorales étaient plus larges, leur donnant une posture « grand-gabarit » unique, ce qui se remarque sur leurs traces de pas fossiles. Leurs membres antérieurs étaient également trapus, mais leurs membres postérieurs étaient plus longs. Leurs vertèbres étaient solides et non-creuses, ce qui peut être un rappel de leurs ancêtres saurischiens plus primitifs. Leurs colonnes vertébrales étaient plus flexibles, ils étaient par conséquent plus agiles que leurs cousins et plus aptes à se cabrer

New Late Cretaceous titanosaur sauropod dinosaur egg clutches from lower Narmada valley, India: Palaeobiology

https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0278242

 January 18, 2023

  • Abstract

The Upper Cretaceous (Maastrichtian) Lameta Formation is well-known for its osteological and oological remains of sauropods from the eastern and western parts of the Narmada Valley, central India. The newly documented ninety-two titanosaur clutches from Dhar District (Madhya Pradesh State, central India) add further to this extensive data. Previously parataxonomy of these titanosaur clutches was carried out with a few brief reports on palaeobiological and taphonomic aspects. The quantitative data collected from the new clutches (this study) opens avenues to additionally understand more about titanosaur palaeobiology and to qualitatively understand preservation and taphonomical aspects of their egg clutches. Herein, we document 256 eggs and three clutch patterns (viz. circular, combination, linear) that are assignable to six oospecies. The high oospecies diversity points to a possible high diversity in titanosaur taxa in the Indian sub-continent though it is not reflected in titanosaurid body fossils. All the macro- and micro-structures helped in understanding egg deformation and preservation from a taphonomic point of view. Additionally, a pathologic egg documented from the study area helped in understanding the reproductive biology of titanosaurs, such as the possibility of segmented oviduct and sequential laying of eggs by titanosaurs. In addition, we made an attempt to infer aspects such as egg burial, absence of parental care, colonial nesting behavior. All the egg clutches were observed within sandy limestone and calcareous sandstone lithologies that occur in scattered outcrops with rocks showing floating siliciclastic grains in a micritic groundmass. Further, the presence of ferruginous sandstone in the Jamniapura and Padlya regions (Dhar District, central India) is indicative of a possible alluvial/fluvial setting. The presence of grainy intraclastic fabric, alveolar-septal fabrics, brecciation and shrinkage cracks observed in the clutch-bearing rocks are indicative of a low energy-low gradient palustrine depositional condition in a fluvial/alluvial setting. Finally, we envisage that a few egg clutches of this area were laid close to lake/pond margins while most were laid away from the lake/pond margins, and thus, were hatched.

12/02/2023 Le Japon souhaite devenir membre à part entière de l’Otan

La candidature de l’Ukraine à l’Otan est considérée a Moscou comme une menace justifiant des opérations militaires spéciales préventives. Mais qu’en sera-t-il de la coopération renforcée entre le Japon et l’Otan que le Premier monstre du Japon Fumio Kishida et le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg ont décidé d’approfondir lors de leur rencontre à Tokyo du 31/01/2023 ?

Certes cette coopération n’affiche pas d’objectifs militaires proprement dits. Elle approfondira des valeurs communes en termes de libertés, démocratie, droits de l’homme, légalité, ainsi que dans le domaine des intérêts stratégiques. Mais comment les faire respecter sans une coopération militaire approfondie ?

Le Japon d’aujourd’hui n’est décidemment plus le même que celui qui avait mené l’attaque de Pearl Harbour le 7 décembre 1941 https://fr.wikipedia.org/wiki/Attaque_de_Pearl_Harbor

Pour en savoir plus sur le Japon et l’Otan, voir

Joint Statement
Issued on the occasion of the meeting between H.E. Mr Jens Stoltenberg, NATO Secretary General and H.E. Mr Kishida Fumio, Prime Minister of Japan 31 Jan. 2023 –

https://www.nato.int/cps/en/natohq/opinions_211294.htm

11/02/2023 Combien de temps la République française pourra-t-elle enseigner ses valeurs à l’école ?

Ces valeurs sont connues. Mais il n’est pas inutile de les appeler ici. Elles s’appellent laîcité ou neutralité religieuse face à des croyances qui affirment que tout vient de Dieu et doit y retourner. Elles s’appellent égalité entre les sexes face à des religions qui veulent enfermer les femmes dans la soumission aux hommes aussi bien dans les domaines professionnels que privés. Elles s’appellent neutralité vestimentaire face à des consignes qui veulent imposer le voile et l’abaya aux filles et la tenue musulmane aux garçons, ceci d’ailleurs tant aux élèves qu’aux enseignants.

Dans beaucoup d’établissements, ceci se traduit souvent aussi par l’interdiction faite aux filles de fréquenter la piscine et la salle de sport.

Plus gravement, des émissions de télévisions privées de plus en plus utilisées comme support à l’enseignement, à l’école comme que dans les activités sociales annexesdonnent la parole en toute illégalité à des imams salafistes virulents, tels un certain Nader Halimi, cité par Le Point (26 Janvier 2023, p.54), qui se présentent comme des soldats d’Allah.

On peut craindre que ces mêmes réseaux sociaux ne servent bientôt de tribune à des combattants djihadistes francophones chassés du Moyen Orient et décidés à reconstruire en France, notamment dans les banlieues dites sensibles, un Etat Islamique à la française qui, une fois établi auprès des jeunes, ne pourra plus être éradiqué.

11/02/2023 Quand l’Australie était une mer

Une mer peu profonde mais d’une vaste étendue recouvrait, iI y a entre 150 et 100 millions d’années-bp, une grande partie de ce qu’est aujourd’hui  le continent australien. Dans cette mer, dite  Eromanga Sea, vivaient en grand nombre un plésiosaure nommés Elasmosaurus . Celui-ci avait un très long cou ; mais après sa mort sa  tête était souvent arrachée de celui-ci et était difficile à identifier au sein des couches d’ossements trouvés sur les sites fossilifères.

Récemment cependant le paléontologue australien travaillant pour le Queensland Museum, le Dr Espen Knutsen  , eut la chance de trouver un squelette entier. Sa tête bien que très abîmée, permis de mieux se représenter l’évolution de ce groupe et par répercussion celle des autres espèces identifiées dans cette zone.

D’autres restes de plésiosaures et d’ichthysaures unt été retrouvés dans cette zone et envoyés pour étude au Museum of Tropical Queensland à Townsville

Images reconstituées

https://www.jurassic-world.com/plesiosaure

09/02/2023 Aux Etats-Unis, le concept de « race » ne devrait plus être utilisé dans le domaine médical

Ce qui semble évident en Europe vient seulement d’être affirmé aux Etats-Unis par l’organisation des professionnels de santé regroupés au sein de l’AMA, American Medical Association.

Dans une réunion générale spéciale regroupant la quasi totalité de ses représentants, l’AMA a pris acte de ce qui est devenu, notamment en Europe, une évidence. Le concept de race est une construction sociale et non biologique. Il ne doit plus être utilisé dans le domaine juridique pour définir un délit ou le type de répression que celui-ci devrait mériter.

Autrement dit et pour parler plus clairement le fait d’être noir (black voire nigger) ne doit plus être considéré en termes de délit comme justifiant une sévérité spéciale, non plus qu’une indulgence particulière. Au contraire, le fait de considérer la race comme une catégorie résultant d’une constructrice sociale et non comme découlant d’une réalité biologique doit avoir, selon l’AMA, d’importants résultats favorables.

Remarquons cependant que l’on retrouve à propos de la race en biologie les mêmes débats que ceux intéressant l’espèce en biologie animale ? Une espèce est un groupe d’individus interféconds présentant des caractères communs (phénotype). C’est l’unité de base de la classification biologique. Cela ne veut pas dire que les mâles et les femelles au sein d’une espèce donnée ont nécessairement des comportements identiques

Références

AMA wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_m%C3%A9dicale_am%C3%A9ricaine

AMA https://www.ama-assn.org/
New AMA policies recognize race as a social, not biological, construct

08/02/2023 L’Ouest est déjà en guerre avec la Russie

Selon le premier ministre hongrois Victor Orban, l’Ouest est déjà en guerre avec la Russie

Viktor Orban: West Is ‘In A War With Russia’

« Nous avons de gros problèmes », déclare Viktor Orbán à propos de l’Europe. « Elle doit comprendre que la Russie ne peut pas se permettre de perdre – et ne perdra pas. Le temps joue en faveur de la Russie. La Russie est un pays immense et peut mobiliser une vaste armée. L’Ukraine est déjà à court de troupes. Lorsque cela se produira, que se passera-t-il ? »

« Si la prochaine offensive de printemps de la Russie est couronnée de succès, les pays de l’OTAN vont être confrontés à la question suivante : devons-nous envoyer des soldats se battre pour l’Ukraine ? Cette question préoccupe un nombre croissant d’Européens, dont les pays risquent d’être dévastés si la guerre s’étend… L’Occident est « en guerre contre la Russie. C’est la réalité. Chaque jour, nous nous enfonçons davantage », explique Orbán.

Les forces légères utilisées par la Russie au début de l’opération militaire spéciale ont été jugées suffisantes par Moscou pour amener Kiev à demander la paix, mais l’OTAN a ensuite commencé à lancer de nouvelles armes et des « mercenaires » dans la bataille. Les Russes ont rapidement fait marche arrière, ont retiré leurs forces expéditionnaires et se sont concentrés sur la destruction des hommes et du matériel des FAU (Forces armées ukrainiennes).

Les FAU, incapables d’agir stratégiquement, se sont engagées dans des batailles territoriales sur le front du Donbass. Il en résulte une destruction monumentale des hommes et du matériel des FAU.

Après avoir épuisé une grande partie de l’ancien stock de munitions soviétiques détenu par les États de l’OTAN, les commanditaires de Kiev ont redoublé d’efforts en envoyant des « volontaires » et du matériel occidental toujours plus perfectionné. Pourtant, il n’y a pas de nouvelle stratégie de l’OTAN car il n’y a plus d’armée ukrainienne à proprement parler. Tout ce que l’Occident peut faire, c’est continuer à essayer d’entraîner les Russes dans le bourbier dans lequel ils se sont eux-mêmes mis il y a quelques mois.

De même que les conséquences des sanctions massives sur l’énergie russe et l’interdiction des banques russes d’accéder à SWIFT n’ont pas été pensées à l’avance par Washington, il en va de même pour les conséquences découlant de la prochaine phase de la « guerre financière » au sens large – l’intention de mettre en œuvre une simple monnaie numérique liée à l’or – pour une « compensation » en temps réel entre les banques centrales asiatiques – remplaçant les notions précédentes d’une monnaie commerciale liée aux matières premières, qui sont régulièrement rejetées en Occident.

L’Iran et la Russie viennent toutefois de connecter leurs systèmes nationaux de messagerie financière : 52 banques iraniennes et 106 banques russes sont désormais reliées par l’équivalent russe de SWIFT – le Système de transfert de messages financiers (SPFS).

La poussée financière occidentale initiale visant à faire s’ effondrer l’économie russe s’est retournée contre elle en faisant monter les prix de l’énergie au profit des rivaux occidentaux. Toutefois, c’est la prochaine étape de la Russie – si elle est mise en œuvre – qui menace de faire grimper les prix des produits de base, de miner les marchés financiers occidentaux et, finalement, de faire s’effondrer leurs devises. En d’autres termes, l’OTAN, en agissant de manière impétueuse (c’est-à-dire en poursuivant l’escalade en Ukraine), peut devenir un prétexte pour assurer l’avenir de la Russie en tant que super-État asiatique, ce qui, en fin de compte, marquera la fin de la route pour les monnaies fiduciaires

06/02/2023 Les Russes au Mali

Le départ de l’armée francaise du Mali, « chassés » par les « colonels » ayant pris le pouvoir à Bamako, n’apporte aucun des bénéfices promis par ces derniers. On a appris que quatorze soldats maliens membres de la Minusma avaient été tués et onze blessés lors d’affrontements avec les djihadistes dans le centre du pays, selon un nouveau bilan donné par l’armée. Le précédent bilan faisait état la veille d’au moins 12 soldats maliens tués lors de ces combats qui ont eu lieu entre Mopti et Ségou après plusieurs attaques menées contre l’armée avec des bombes artisanales.

De son côté, l’armée malienne affirme avoir neutralisé «31 terroristes», dans un communiqué transmis à l’AFP.

Le Mali traverse une période d’instabilité et de conflit depuis le coup d’État militaire de 2012 et l’occupation du nord par des groupes armés. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) intervient depuis juillet 2014. Cependant, en raison des multiples « obstructions » du régime malien, « les conditions politiques, opérationnelles et juridiques ne sont plus réunies » pour continuer les opérations Barkhane (française) et Takuba (commandos associés de quatorze pays européens, dont l’Allemagne et le Royaume-Uni).

Les liens qui reliaient la France au Mali se distendaient chaque jour un peu plus. Après la rupture diplomatique, c’est la coupure humanitaire qui touche directement les populations civiles. En effet, depuis la parution d’un communiqué daté du 21 novembre, le gouvernement de transition au Mali a interdit, « avec effet immédiat », toutes les activités menées sur son sol par des ONG opérant sur financement ou avec l’appui matériel ou technique de la France, y compris dans l’humanitaire. Une interdiction dont les effets sur la population malienne la plus démunie commencent à se faire sentir en cette fin d’année, rapporte le « Journal du Mali ».

Par intermédiaire du groupe paramilitaire russe Wagner, c’est la Russie qui a pris la place de la France. On le sait depuis la révélation de son arrivée sur le sol malien en décembre 2021. La société privée Wagner qui emploie des mercenaires souvent recrutés directement dans les prisons n’intervient jamais gratuitement. Au Mali, elle paraît payée pour son appui aux colonels qui désormais gouvernent le Mali. Et, si tel est bien le cas, comment les versements sont-ils financés , vu la pauvreté du gouvernement légal ?

Avant même le déploiement de forces militaires, les hommes d’Evgueni Prigojine, patron de Wagner, ont commencé à prospecter dans le domaine aurifère dont le Mali est l’un des premiers producteurs en Afrique. Or, leurs recherches n’ont jusqu’ici débouché sur la signature d’aucun contrat d’exploitation minière, aucun accaparement de mine n’a été effectué comme en République centrafricaine. Wagner travaillerait-il donc à perte au Mali, laissant ses interventions en Centrafrique, en Libye ou au Soudan financer ce déploiement, jugé plus stratégique dans la mesure où il sape l’influence occidentale, en particulier française ?

Un document officiel malien a éclairé plusieurs chancelleries. Daté du 30 juillet 2022 et « publié par erreur » en fin d’année, selon une source occidentale, le budget rectifié de l’Agence nationale de la sécurité d’Etat (ANSE) malienne, autrement dit les services maliens de renseignement, laisse en effet apparaître une envolée des dépenses de cette structure placée sous l’autorité directe du président de la République, Assimi Goïta, et dirigée par l’un des piliers de la junte, le colonel Modibo Koné.

Les autorisations d’engagement de l’ANSE, initialement chiffrées à hauteur de 2 milliards de francs CFA pour 2022 (3 millions d’euros), ont ainsi été réévaluées en cours d’année à 71,4 milliards de francs CFA (108 millions d’euros). Les crédits de paiement, soit la limite des dépenses possibles pour la couverture des autorisations d’engagement, fixés pour leur part à 13,7 milliards de francs CFA (21 millions d’euros) ont, eux, été rectifiés à 103,7 milliards de francs CFA, soit une augmentation de plus de 135 millions d’euros pour l’année 2022.

« La surallocation de budgets à des institutions ou à des ministères ne correspondant à aucune dépense publique est une pratique commune dès lors que l’on veut maquiller des versements », assure une source diplomatique convaincue,que le financement des mercenaires russes est à chercher dans cette ligne budgétaire. Une conviction renforcée par le montant de l’augmentation qui correspond, peu ou prou, au contrat de 6 milliards de francs CFA par mois (un peu plus de 9 millions d’euros), évoqué en septembre 2021 par l’agence de presse Reuters, lorsque l’Etat malien était encore en négociation avec le groupe Wagner.

La question se posait déjà depuis la révélation de leur arrivée sur le sol malien en décembre 2021. La société privée Wagner qui emploie des mercenaires est-elle payée pour son appui aux colonels putschistes ? Et, si tel est bien le cas, comment les versements sont-ils financés ?

Avant même le déploiement de forces militaires, les hommes d’Evgueni Prigojine, patron de l’entreprise russe, ont commencé à prospecter dans le domaine aurifère dont le Mali est l’un des premiers producteurs en Afrique. Or, leurs recherches n’ont jusqu’ici débouché sur la signature d’aucun contrat d’exploitation minière, aucun accaparement de mine n’a été effectué comme en République centrafricaine. Wagner travaillerait-il donc à perte au Mali, comptant sur ses interventions en Centrafrique, en Libye ou au Soudan financer ce déploiement, jugé plus stratégique dans la mesure où il sape l’influence occidentale, en particulier française ?

Un document officiel malien a manifestement éclairé plusieurs chancelleries. Daté du 30 juillet 2022 et « publié par erreur » en fin d’année, selon une source occidentale, le budget rectifié de l’Agence nationale de la sécurité d’Etat (ANSE), les services maliens de renseignement, laisse en effet apparaître une envolée des dépenses de cette structure placée sous l’autorité directe du président de la République, Assimi Goïta, et dirigée par l’un des piliers de la junte, le colonel Modibo Koné.

Les autorisations d’engagement de l’ANSE, initialement chiffrées à hauteur de 2 milliards de francs CFA pour 2022 (3 millions d’euros), ont ainsi été réévaluées en cours d’année à 71,4 milliards de francs CFA (108 millions d’euros). Les crédits de paiement, soit la limite des dépenses possibles pour la couverture des autorisations d’engagement, fixés pour leur part à 13,7 milliards de francs CFA (21 millions d’euros) ont, eux, été rectifiés à 103,7 milliards de francs CFA, soit une augmentation de plus de 135 millions d’euros pour l’année 2022.

« La surallocation de budgets à des institutions ou à des ministères ne correspondant à aucune dépense publique est une pratique commune dès lors que l’on veut maquiller des versements », assure une source diplomatique convaincue que le financement des mercenaires russes est à chercher dans cette ligne budgétaire. Une conviction renforcée par le montant de l’augmentation qui correspond, peu ou prou, au contrat de 6 milliards de francs CFA par mois (un peu plus de 9 millions d’euros), évoqué en septembre 2021 par l’agence de presse Reuters, lorsque l’Etat malien était encore en négociation avec le groupe de mercenaires. Une somme par la suite confirmée par le général américain Stephen Townsend, le commandant d’Africom.

La date du 30 juillet 2022 figurant sur ce document n’est également pas anodine. Le 3 juillet, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) avait levé les sanctions économiques et financières imposées six mois plus tôt à Bamako en raison du non-respect des délais de la période de transition, censée en premier lieu s’achever en février 2022 . En retirant ces mesures de restriction qui ont fait exploser l’endettement de l’Etat malien sur le marché intérieur et obligé la junte à geler une partie de ses versements à ses nouveaux alliés russes durant les premiers mois de leur déploiement , la région a en effet redonné au gouvernement des capacités d’emprunt sur les marchés extérieurs.

Sergueï Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, a conclu, mardi 7 février, une « visite d’amitié et de travail » d’une journée à Bamako, au Mali, dont chaque partie ne semble avoir que des raisons de se satisfaire. Effectué dans le cadre d’une tournée sur le continent africain qui l’a mené d’abord en Afrique du Sud, au Eswatini (ex-Swaziland), en Angola et en Erythrée, ce premier voyage d’un chef de la diplomatie russe au Mali, en dépit de la longue tradition de coopération entre les deux pays (notamment sous la présidence de Modibo Keïta, de 1960 à 1968), avait une valeur symbolique particulière. Bamako est en effet depuis un peu plus d’un an le point le sensible de la présence russe en Afrique.

Pour les colonels putschistes maliens, la venue de Sergueï Lavrov est une évidente marque de considération, qui témoigne auprès de leur opinion de la solidité de leur relation avec Moscou, devenu leur premier partenaire depuis leur deuxième coup d’Etat, en mai 2021, et la rupture avec la France qu’il a entraînée. Pour la Russie, cette visite permet d’amplifier son opération de séduction régionale interafricaine au moment où la junte au pouvoir au Burkina Faso voisin montre un intérêt pour le virage prorusse opéré par Bamako, et où les promesses du Kremlin trouvent un écho grandissant en Afrique, en premier lieu au Sahel.

Un succès diplomatique russe

Il s’agit d’un succès non négligeable alors que les Etats-Unis, comme la Chine, déploient des efforts pour courtiser le continent dans un contexte de recomposition des relations internationales. Affichant une parfaite complicité avec son homologue Abdoulaye Diop, qui n’a pas manqué de remercier son invité pour son soutien dans la lutte « contre les terroristes et leurs sponsors étrangers », M. Lavrov a placé, dès sa descente d’avion, les fondements de l’amitié entre les deux pays sous le signe de « la défense de la justice sur la scène internationale, agressivement foulée aux pieds ». Lors d’une conférence de presse commune, le chef de la diplomatie malienne a de son côté mis l’accent sur « l’avantage comparatif » de « cette coopération qui se fait sur la base des demandes » de son pays et sans volonté de monter « une partie des Maliens contre les autres ». Chacun aura ici reconnu les cibles : les Occidentaux au sens large, la France en particulier.

Si les partenariats russo-maliens dans les domaines de l’agriculture, des mines, des infrastructures ou de l’énergie restent à construire, la coopération militaire entre les deux pays bat son plein. Ces derniers mois, Moscou a livré à Bamako des hélicoptères de combat, des avions de chasse – dont des Sukhoï 25 –, des missiles sol-air et des systèmes radars.

« L’armée malienne démontre désormais sa capacité à organiser des opérations complexes, notamment dans le centre du pays. Leur bilan est pour l’instant peu convaincant au regard de la progression des groupes djihadistes et de la forte augmentation des violences envers les civils, remarque Ibrahim Maïga, conseiller Sahel auprès de l’organisation International Crisis Group. Cependant, elles permettent aux autorités de transition de communiquer sur la fiabilité de ce nouveau partenaire qui répond rapidement à leurs demandes et d’asseoir leur légitimité auprès d’une partie de la population, alors que les politiques de stabilisation menées par les Occidentaux n’ont pas eu l’efficacité escomptée. »

Les caisses publiques maliennes ne sont désormais plus soumises à la même pression, mais la solution d’un financement du Groupe Wagner par la « SE », la Sécurité d’Etat malienne, craignant de devoir subir les interrogatoires de ses agents, n’est peut-être que provisoire. « L’objectif de Wagner semble toujours de rentabiliser sa présence à travers l’exploitation des ressources naturelles », prévient un diplomate.

Après avoir monté, comme l’a révélé l’hebdomadaire Jeune Afrique en janvier, plusieurs sociétés – Prime Security, Alpha Development, Marko Mining – qui ne sont pas parvenues à s’octroyer les mines ciblées, les cadres de Wagner pourraient avoir incité les autorités maliennes de transition à créer, le 17 novembre 2022, la Société de recherche et d’exploitation minière du Mali (Sorem SA), chargée d’accroître les revenus de l’Etat. Une mesure suivie, onze jours plus tard, de l’annonce par le ministère des mines de la suspension de tous les permis d’exploration et d’exploitation afin d’« améliorer le processus de délivrance et de suivi des autorisations » et de « mieux servir les acteurs du secteur ».

Plus de deux mois après, la menace d’une redistribution des permis d’exploitation n’a cependant pas été mise à exécution. « Les Canadiens [premiers acteurs miniers du pays avec les société Barrick Gold et B2Gold] semblent jusqu’ici assez contents », convient un observateur étranger. Parallèlement, les combattants de Wagner déployés au Mali n’ont pas vu leurs rangs décroître. Au contraire, une source occidentale évoque même une augmentation de leurs effectifs qui seraient désormais compris « entre 1 500 et 2 000 hommes ».

07/02/23 La Stratégie de Défense nationale américaine

La Maison Blanche publie tous les ans un rapport dit National Defense Strategy (NDS) qui précise les orientations pour les mois suivants de la politique de défense américaine et l’importance des moyens militaires à y affecter. Celui de la dernière année de l’administration de Donald Trump visait à empêcher l’invasion par la Russie des Etats Baltes et une attaque avec d’importants moyens amphibies de Taiwan par la Chine.

Il reste à voir si ces deux objectifs resteront d’actualité pour la présidence Biden dans la prochaine National Defense Strategy qui devrait être publiée rapidement. Il semble que l “integrated deterrence,” selon le mot du Secrétaire à la Défense Lloyd Austin, deviendra une priorité. Il s’agira de faire de ce concept d’intégration un objectif s’imposant à toute l’administration fédérale. Mais comment y arriver connaissant la spécificité et le refus de coopérer des différentes armes.

La tâche sera facilitée pour l’Administration Biden. Il apparaît aujourd’hui que le Kremlin, faute de ressources, n’a pas l’intention de conduire des « opérations militaires spéciales » au delà de ses frontières avec l’Ukraine. Quant à Pékin, il n’a ni les moyens ni sans doute l’intérêt permettant un quelconque débarquement sérieux en franchissant le détroit de Taiwan