Table des articles récents de Jean-Paul Baquiast

06/02/2023 À qui appartiennent des empreintes de pieds humains vieilles de 300 000 ans ?
https://europesolidaire.eu/2023/02/06/06-02-2023-a-qui-appartiennent-des-empreintes-de-pieds-humains-vieilles-de-300-000-ans/

07/02/2022 Il se confirme que les spermatozoïdes sont des moteurs de l’évolution chez les mammifères

08/02/2023 Orban L’Ouest est déjà en guerre avec la Russie
https://europesolidaire.eu/2023/02/08/08-02-2023-louest-est-deja-en-guerre-avec-la-russie/

06/02/2023 Les Russes au Mali
https://europesolidaire.eu/2023/02/08/05-02-2023-les-russes-au-mali/

11/02/2023 Combien de temps la République française pourra-t-elle enseigner ses valeurs à l’école ?

09/02/2023 Aux Etats-Unis, le concept de « race » ne devrait plus être utilisé dans le domaine médical
https://europesolidaire.eu/2023/02/09/09-02-2023-aux-etats-unis-le-concept-de-race-ne-devrait-plus-etre-utilise-dans-le-domaine-medical/

07/02/23 La Stratégie de Défense internationale américaine
https://europesolidaire.eu/2023/02/07/07-02-23-la-strategy-de-defense-internationale-americaine/

11/02/2023 Quand l’Australie était une mer

12/02/2023 Le Japon souhaite devenir membre à part entière de l’Otan

13/02/2023 Nouvelle découverte de nids et d’oeufs de titanosaures

13/02/2023 Des « objets volants non identifiés » (UFO) abattus au dessus des Etats-Unis 
https://europesolidaire.eu/2023/02/13/13-02-2023-des-objets-volants-non-identifies-ufo-abattus-au-dessus-des-etats-unis/

14/02/2023 L’instabilité de l’univers visible
https://europesolidaire.eu/2023/02/14/linstabilite-de-lunivers-visible/

15/02/2023 Un univers miroir
https://europesolidaire.eu/2023/02/15/15-02-2023-un-univers-miroir/

11/02/2023 Combien de temps la République française pourra-t-elle enseigner ses valeurs à l’école 
?https://europesolidaire.eu/2023/02/11/11-02-2023-combien-de-temps-la-republique-francaise-pourra-t-elle-enseigner-ses-valeurs-a-lecole/

16/02/2023 Des trous noirs qui ne viennent pas de nulle part

16/02/23 Les paranthropes fabriquaient des outils
https://europesolidaire.eu/2023/02/16/16-02-23-les-paranthropes-fabriquaient-des-outils/

17/02/23 Un peu de lumière dans l’obscurité des relations entre les trous noirs et l’énergie noire
https://europesolidaire.eu/2023/02/17/17-02-23-un-peu-de-lumiere-dans-lobscurite-des-relations-entre-les-trous-noirs-et-lenergie-noire/

18/02/2023. Les restes d’une lignée humaine encore inconnue découverts en Indonésie

19/02/2023 Nos ancêtres étaient-ils des amphipodes ou des scorpions?
https://europesolidaire.eu/2023/02/19/19-02-2023-nos-ancetres-etaient-ils-des-amphodes-ou-des-scorpions/

22/02/2023 Fiche de lecture. Between Ape and Human.  Gregory Forth, Pegasus Books (May 3, 2022) Homme de Flores

20/02/2023 La France entre la Russie et l’Otan.
https://europesolidaire.eu/2023/02/20/20-02-2023-la-france-entre-la-russie-et-lotan/

20/02/2023 Istanbul doit s’attendre à de nouveaux tremblements de terre

21/02/2023 Les paranthropes fabriquaient déjà des outils de pierre
https://europesolidaire.eu/2023/02/21/21-02-2023-les-paranthropes-fabriquaient-deja-des-outils-de-pierre/

23/02/2023 La Russie conforte son rôle de grande puissance commerciale fluviale
https://europesolidaire.eu/2023/02/23/23-02-2023-la-russie-conforte-son-role-de-grande-puissance-commerciale-fluviale/

23/02/2023 Les-chasseurs-cueilleurs de l’âge-de-pierre-ont-ils-inventé-le-calendrier?
https://europesolidaire.eu/-les-chasseurs-cueilleurs-de-lage-de-pierre-ont-ils-invente-le-calendrier/

24/02/2023 La fabrication des contenus langagiers par l’Intelligence Artificielle
https://europesolidaire e.eu/2023/02/24/24-02-2023-la-fabrication-des-contenus-langagiers-par-lintelligence-artificielle/

25/02/2023. Sur ChatGPT
https://europesolidaire.eu/2023/02/25/25-02-2023-sur-chatgpt


26/02/2023 Découverte d’une planète qui ne devrait pas exister

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26/02/2023 Découverte d’une planète qui ne devrait pas exister

Des astronomes révèlent avoir découvert une planète qui “ne devrait pas exister” : une géante gazeuse en orbite autour d’une étoile naine rouge. Cette découverte remet en question les connaissances scientifiques sur la formation des planètes gazeuses.

C’est la première fois que des chercheurs observent un système planétaire analogue . Aux Etats-Unis, une équipe d’astronomes a fait la découverte d’une nouvelle planète baptisée TOI-5205 en orbite autour d’une étoile naine rouge. Leurs observations viennent d’être publiées dans The Astronomical Journal (voir références ci-dessous). Rappelons que dans notre Système Solaire, la Terre est une planète tellurique rocheuse. Saturne et Jupiter sont des géantes gazeuses

Les étoiles naines sont appelées ainsi car elles sont plus petites et plus froides que les autres étoiles. Elles sont environ deux fois moins chaudes que le Soleil et ont une couleur rouge“Elles ont des luminosités très faibles, mais des durées de vie extrêmement longues. Bien que les naines rouges hébergent plus de planètes, en moyenne, que d’autres types d’étoiles plus massives, leurs historiques de formation en font des candidates peu probables pour héberger des géantes gazeuses.”

C’est effectivement la présence d’une énorme planète gazeuse autour de cette étoile rouge qui a intrigué les chercheurs. “L’étoile hôte, TOI-5205, est à peu près quatre fois plus grande que Jupiter, mais elle a réussi à former une planète de la taille de Jupiter, ce qui est assez surprenant !”, selon loham Kanodia de Carnegie, qui a dirigé la recherche.

Pour plus de détails, voir https://phys.org/news/2023-02-forbidden-planet-orbiting-small-star.html

Dwarf TOI-5205b: A Short-period Jovian Planet Transiting a Mid-M Dwarf

Abstract

We present the discovery of TOI-5205b, a transiting Jovian planet orbiting a solar metallicity M4V star, which was discovered using Transiting Exoplanet Survey Satellite photometry and then confirmed using a combination of precise radial velocities, ground-based photometry, spectra, and speckle imaging. TOI-5205b has one of the highest mass ratios for M-dwarf planets, with a mass ratio of almost 0.3%, as it orbits a host star that is just 0.392 ± 0.015 M⊙. Its planetary radius is 1.03 ± 0.03 RJ, while the mass is 1.08 ± 0.06 MJ. Additionally, the large size of the planet orbiting a small star results in a transit depth of ∼7%, making it one of the deepest transits of a confirmed exoplanet orbiting a main-sequence star. The large transit depth makes TOI-5205b a compelling target to probe its atmospheric properties, as a means of tracing the potential formation pathways. While there have been radial-velocity-only discoveries of giant planets around mid-M dwarfs, this is the first transiting Jupiter with a mass measurement discovered around such a low-mass host star. The high mass of TOI-5205b stretches conventional theories of planet formation and disk scaling relations that cannot easily recreate the conditions required to form such planets.

Published 2023 February 21 • © 2023. Published by the American Astronomical Society.
The Astronomical JournalVolume 165Number 3

25/02/2023. Sur ChatGPT

Les questions abondent sur ce logiciel d’aide à la rédaction et la meilleur façon de s’en servir. Pour notre part nous renverrons à la version en français d’un excellent article de The Conversation

https://theconversation.com/quel-avenir-pour-chatgpt-197553

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ChatGPT tient le devant de la scène depuis sa sortie le 30 novembre dernier, du fait de ses fonctionnalités bluffantes, notamment pour dialoguer et répondre à des questions, même complexes, de façon naturelle et réaliste.

Alors qu’on commence à avoir un peu de recul sur cet outil, des questions se posent : quelles sont les limites actuelles et futures de ChatGPT, et quels sont les marchés potentiels pour ce type de systèmes ?

ChatGPT, un « Google killer » ? Pas forcément…

ChatGPT est souvent décrit comme un futur concurrent de Google, voire comme un « Google killer » pour sa partie moteur de recherche : même si l’outil produit parfois des réponses baroques, voire carrément fausses, il répond de manière directe et ne propose pas simplement une liste ordonnée de documents, comme le moteur de recherche de Google.

Il y a là assurément un danger potentiel sérieux pour Google, qui pourrait menacer sa position de quasi-monopole sur les moteurs de recherche. Microsoft en particulier (principal investisseur dans OpenAI, qui a par ailleurs un accès privilégié à la technologie développée) travaille à intégrer ChatGPT à son moteur de recherche Bing, dans l’espoir de reprendre l’avantage sur Google.

Il y a toutefois plusieurs incertitudes concernant une telle perspective. Les requêtes dans les moteurs de recherche sont généralement composées de quelques mots, voire d’un seul mot, comme un événement ou un nom de personnalité. ChatGPT suscite en ce moment la curiosité d’une population technophile, mais ceci est très différent de l’usage classique, grand public, d’un moteur de recherche.



On peut aussi imaginer ChatGPT accessible à travers une interface vocale, ce qui éviterait d’avoir à taper la requête. Mais les systèmes comme Alexa d’Amazon ont eu du mal à s’imposer, et restent confinés à des usages précis et limités (demander des horaires de cinéma, la météo…). Il y a 10 ans, Alexa était vu comme l’avenir de la société de distribution américaine, mais est aujourd’hui un peu à l’abandon, parce qu’Amazon n’a jamais réussi à monétiser son outil, c’est-à-dire à le rendre économiquement profitable.

ChatGPT peut-il réussir là où Alexa a en partie échoué 

Bien sûr, l’avenir de ChatGPT ne devrait pas se résumer à la recherche d’information. Il existe une foule d’autres situations où on a besoin de produire du texte : production de lettres types, de résumés, de textes publicitaires…

ChatGPT est aussi un bon outil d’aide à l’écriture. On voit déjà différents usages : solliciter ChatGPT pour partir de quelques paragraphes qui peuvent susciter l’inspiration et éviter la peur de la page blanche ; voir quels points l’outil met en avant sur une question particulière (pour vérifier si ça correspond à ce que l’on aurait dit nous-mêmes ou non) ; demander des suggestions de plan sur une question particulière. ChatGPT n’est pas un outil magique et ne peut pas savoir ce que l’utilisateur a en tête, donc face à la rédaction d’un document complexe, il ne peut s’agir que d’une aide.

On peut évidemment imaginer des usages plus problématiques et de nombreux articles ont déjà été publiés dans la presse concernant par exemple l’usage de ChatGPT dans l’enseignement, avec des craintes, justifiées ou non. On peut ainsi imaginer des étudiants produisant des devoirs grâce à ChatGPT, mais aussi des enseignants utilisant l’outil pour rédiger leurs appréciations, ou des chercheurs produisant des articles scientifiques semi-automatiquement. Il y a beaucoup d’articles sur les étudiants dans la presse, mais ce ne seront pas les seuls à faire un usage éventuellement problématique de ce genre de technologie.

Il y a bien sûr lieu de se poser des questions, mais la technologie est là et ne va pas disparaître. Il semble donc primordial d’en parler, et de former les élèves et les étudiants à ces outils, pour expliquer leur intérêt et leurs limites, et discuter de la place qu’ils devraient avoir dans la formation.

Enfin, à l’extrême du spectre des usages problématiques, on pensera bien évidemment à la production de fake news : de fausses informations pouvant ensuite être disséminées en quantité industrielle.



Il ne faut pas exagérer ces dangers, mais ceux-ci sont réels. Même si des détecteurs de texte produits par ChatGPT commencent à apparaître, ceux-ci seront nécessairement imparfaits, car les textes produits sont trop divers et trop réalistes pour pouvoir être reconnus à 100 % par un système… à part par la société OpenAI elle-même, évidemment !

Les limites de ChatGPT : quand ChatGPT « hallucine »

La masse des interactions avec ChatGPT depuis son ouverture au grand public le 30 novembre a déjà permis d’identifier certaines de ses limites.

ChatGPT fournit en général des réponses correctes, souvent bluffantes… mais si on l’interroge sur des domaines qu’il ne maîtrise pas, voire si on invente une question en apparence sérieuse mais en fait absurde (par exemple sur des faits ou des personnes qui n’existent pas), le système produit une réponse en apparence tout aussi sérieuse, mais en fait complètement absurde ou inventée


Les exemples sur Twitter sont légion : ChatGPT propose des références scientifiques qui n’existent pas, des explications fumeuses, voire une démonstration où est postulé que -4 = -5. Ceci serait une richesse, si ChatGPT était juste un outil destiné à produire des histoires, des pastiches ou des parodies.

c’est avant tout des réponses avérées à des questions réelles, ou l’absence de réponse dans le cas contraire (si le système ne peut trouver la réponse, ou si la question est absurde). C’est la principale faiblesse de l’outil, et donc probablement aussi le principal obstacle pour en faire un concurrent du moteur de recherche de Google, comme on l’a déjà vu.

Pour cette raison, une conférence comme ICML (International Conference on Machine Learning) a déjà interdit aux chercheurs de soumettre des articles produits en partie avec ChatGPTStackoverflow, une plate-forme d’échanges entre développeurs informatiques, a aussi interdit les réponses générées par ChatGPT, ayant peur de se retrouver submergée par un flux de réponses générées automatiquement (et en partie fausses).

Ceci est dû au fait que le système n’a pas de « modèle de monde ». Autrement dit, il ne sait pas ce qui est vrai, il peut générer des absurdités, des fausses informations, inventer des choses de toute pièce avec l’aplomb d’un menteur professionnel. C’est ce que l’on appelle les « hallucinations », comme si ChatGPT voyait alors des éléments imaginaires (en fait, on ne peut pas vraiment dire que le système ment, dans la mesure où il n’a pas de modèle de vérité).

Ceci est surtout vrai quand la question elle-même n’est pas tournée vers la réalité, auquel cas le système se met à inventer : en ce sens, GPT n’est ni un journaliste, ni un savant, mais plutôt un raconteur d’histoires.

Il y a fort à parier qu’OpenAI essaie dans de futures versions de fournir un système qui évite d’affabuler quand le contexte ne s’y prête pas, grâce à une analyse fine de la question posée, ou l’ajout de connaissances validées (comme le font déjà Amazon avec Alexa ou Google avec son knowledge graph, qui est tout simplement une base de connaissances).

Google, justement, à travers sa succursale Deepmind, travaille actuellement sur un modèle similaire à ChatGPT appelé Sparrow, en essayant de renforcer la fiabilité du système. Il est par exemple question que le système fournisse une liste de sources sur laquelle il s’appuie pour fournir une réponse.

Les enjeux pour demain

L’autre limite de ce système est qu’il repose sur des données (en gros, l’ensemble des textes disponibles sur Internet) à la mi-2021 et que ses connaissances ne peuvent pas être mises à jour en direct. C’est évidemment un problème, ChatGPT ne peut pas répondre de façon pertinente à des questions sur l’actualité, alors qu’il s’agit d’un aspect particulièrement important.

La mise à jour en continu du modèle est donc logiquement un des prochains buts d’OpenAI, qui n’en fait pas mystère. Réviser un modèle, le réentraîner « à partir de zéro » (from scratch) est un processus long et coûteux, qui peut mettre en jeu des milliers de GPU ou de TPU pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, ce qui n’est pas en phase avec la rapidité de l’actualité. La prochaine grande innovation consistera donc en des systèmes capables de se mettre à jour de manière plus localisée en temps réel (ou quasiment), et ceci est sans doute pour bientôt.

Mais le principal enjeu est évidemment celui de l’acceptabilité. On l’a vu : le débat est déjà lancé sur l’influence d’un tel système sur l’éducation. Plus globalement, si un système tel que ChatGPT est par exemple intégré à un logiciel comme Word, se posera aussi la question de qui contrôle ce qui est produit. La voie est étroite entre des systèmes d’IA pas assez contrôlés et capables de produire des contenus racistes ou homophobes, et des systèmes trop bridés qui interdiraient de produire certains contenus.

En conclusion, et comme dit l’adage populaire : il est difficile de faire des prévisions, surtout quand elles concernent l’avenir. Il y a de nombreuses inconnues autour de technologies de type ChatGPT : les perspectives de tels outils sont assez vertigineuses, susceptibles d’avoir un impact profond sur la société, mais en même temps leur potentiel réel et commercial devra passer l’épreuve du monde réel.

Ce qui est certain, c’est que les bouleversements actuels devraient inciter au développement d’instituts (au sein des universités, mais aussi à travers des fondations ou des associations capables d’atteindre le grand public) permettant une réflexion large et ouverte sur ces technologies, impliquant tous les acteurs de la société, car c’est la société tout entière qui est déjà impactée, comme en témoigne l’intérêt actuel autour de ChatGPT.

24/02/2023 La fabrication des contenus langagiers par l’Intelligence Artificielle

La fabrication des contenus langagiers par l’Intelligence Artificielle

Le langage tel qu’il s’est développé chez les espèces vivantes disposant d’un minimum de neurones associatifs permet aux individus qui en sont dotés de signaler leur présence aux autres et dans un deuxième temps de faire connaître afin de la faire partager la façon dont ils voient le monde et y réagissent.

Dans un rapport publié le 22 avril 2022 dans Nature, la chercheuse en Intelligence artificielle Shobita Parthasarathy de l’Université du Michigan USA nous avertit du fait que les outils logiciels dits LLM (Large Language Models) développés par des systèmes d’Intelligence Artificielles pour faciliter l’accès du public aux questions scientifiques aient des effets contraires à ceux recherchés.

D’ores et déjà, il est impossible de s’en passer dans les moteurs de recherche ou pour proposer des résumés de questions scientifiques un tant soit peu complexes. Nécessairement les auteurs humains produisant ces outils ont du mal à rester scientifiquement objectifs. Ils imposent, sans d’ailleurs souvent s’en rendre compte, des points de vus déjà datés ou reposant sur des a-priori philosophiques ou politiques. Le plus souvent par ailleurs ils servent les intérêts des Google, Facebook and Microsoft. Mais comment se passer d’eux, faute de compétences et même de temps suffisants pour leur porter la contradiction.

Le problème n’est pas nouveau. En France, dans la Sorbonne de l’ancien régime, pratiquement tenue par des jésuites, il était quasi-impossible de trouver des formations s’inspirant de matérialisme, fut-il timide.

Référence

https://www.nature.com/articles/d41586-022-01191-3
28 April 2022

Pour en savoir plus, lire ces extraits de l’article explicitant le point de vue de Shobita Parthasarathy

How might LLMs help or hinder science?

I had originally thought that LLMs could have democratizing and empowering impacts. When it comes to science, they could empower people to quickly pull insights out of information: by querying disease symptoms for example, or generating summaries of technical topics.

But the algorithmic summaries could make errors, include outdated information or remove nuance and uncertainty, without users appreciating this. If anyone can use LLMs to make complex research comprehensible, but they risk getting a simplified, idealized view of science that’s at odds with the messy reality, that could threaten professionalism and authority. It might also exacerbate problems of public trust in science. And people’s interactions with these tools will be very individualized, with each user getting their own generated information.

Isn’t the issue that LLMs might draw on outdated or unreliable research a huge problem?

Yes. But that doesn’t mean people won’t use LLMs. They’re enticing, and they will have a veneer of objectivity associated with their fluent output and their portrayal as exciting new technologies. The fact that they have limits — that they might be built on partial or historical data sets — might not be recognized by the average user.

It’s easy for scientists to assert that they are smart and realize that LLMs are useful but incomplete tools — for starting a literature review, say. Still, these kinds of tool could narrow their field of vision, and it might be hard to recognize when an LLM gets something wrong.

LLMs could be useful in digital humanities, for instance: to summarize what a historical text says about a particular topic. But these models’ processes are opaque, and they don’t provide sources alongside their outputs, so researchers will need to think carefully about how they’re going to use them. I’ve seen some proposed usages in sociology and been surprised by how credulous some scholars have been.

Who might create these models for science?

My guess is that large scientific publishers are going to be in the best position to develop science-specific LLMs (adapted from general models), able to crawl over the proprietary full text of their papers. They could also look to automate aspects of peer review, such as querying scientific texts to find out who should be consulted as a reviewer. LLMs might also be used to try to pick out particularly innovative results in manuscripts or patents, and perhaps even to help evaluate these results

How might LLMs help or hinder science?

I had originally thought that LLMs could have democratizing and empowering impacts. When it comes to science, they could empower people to quickly pull insights out of information: by querying disease symptoms for example, or generating summaries of technical topics.

But the algorithmic summaries could make errors, include outdated information or remove nuance and uncertainty, without users appreciating this. If anyone can use LLMs to make complex research comprehensible, but they risk getting a simplified, idealized view of science that’s at odds with the messy reality, that could threaten professionalism and authority. It might also exacerbate problems of public trust in science. And people’s interactions with these tools will be very individualized, with each user getting their own generated information.

Isn’t the issue that LLMs might draw on outdated or unreliable research a huge problem?

Yes. But that doesn’t mean people won’t use LLMs. They’re enticing, and they will have a veneer of objectivity associated with their fluent output and their portrayal as exciting new technologies. The fact that they have limits — that they might be built on partial or historical data sets — might not be recognized by the average user.

It’s easy for scientists to assert that they are smart and realize that LLMs are useful but incomplete tools — for starting a literature review, say. Still, these kinds of tool could narrow their field of vision, and it might be hard to recognize when an LLM gets something wrong.

LLMs could be useful in digital humanities, for instance: to summarize what a historical text says about a particular topic. But these models’ processes are opaque, and they don’t provide sources alongside their outputs, so researchers will need to think carefully about how they’re going to use them. I’ve seen some proposed usages in sociology and been surprised by how credulous some scholars have been.

Who might create these models for science?

My guess is that large scientific publishers are going to be in the best position to develop science-specific LLMs (adapted from general models), able to crawl over the proprietary full text of their papers. They could also look to automate aspects of peer review, such as querying scientific texts to find out who should be consulted as a reviewer. LLMs might also be used to try to pick out particularly innovative results in manuscripts or patents, and perhaps even to help evaluate these results

23/02/2023. Les chasseurs cueilleurs de l’Age de pierre ont-ils inventé le calendrier?

Un archéologue amateur londonien, restaurateur de meubles anciens, a découvert sur un certain nombre de peintures rupestres datant de l’Age de pierre des marques surajoutées semblant se référer à la saison pendant laquelle ces animaux se reproduisaient. Ainsi les auteurs de ces peintures s’en servaient-ils à titre de calendrier.

On peut penser que l’explication est intéressante mais ne ne suffit pas à expliquer la raison pour laquelle de si nombreuses peintures réalistes ou non ont été faites , dans des grottes peu faciles d’accès et généralement obscures. L’explication classique selon laquelle ces peintures avaient une valeur religieuse et permettaient d’assurer la cohésion de communautés ne disposant pas encore de l’écriture paraît bien plus convaincante.

Quant à eux les chasseurs néolithiques n’avaient pas besoin de symboles si complexes pour se rendre compte du passage des saisons et des dates d’ouverture de la chasse.

Pour en savoir plus, voir

voir aussi Fdesouche

Voir aussi BBC

https://www.bbc.com/news/uk-england-64161861

Autres hypothéses

https://studyfinds.org/markings-cave-paintings-decoded/

23/02/2023 La Russie conforte son rôle de grande puissance commerciale fluviale

Il n’a jamais été indispensable pour un Etat de disposer comme le Royaume Uni de façades maritimes étendues pour espérer devenir une grande puissance maritime commerciale. Des réseaux de canaux fluviaux convenablement aménagés peuvent jouer ce rôle.

C’est ainsi que le système dit des Cinq-Mers ou officiellement le réseau unifié de voies navigables de grande profondeur en Russie d’Europe (en russe : Единая глубоководная система Европейской части Российской Федерации, ЕГТС) est un ensemble de voies de transports maritimes et fluviales entre les cinq différentes mers jouxtant la Russie d’Europe : la mer Baltique, la mer Blanche, la mer Caspienne et la mer Noire via la mer d’Azov
https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_des_Cinq-Mers

En 2010, ce réseau de voies a transporté 70 millions de tonnes de fret et 12 millions de passagers, ce qui représente les deux tiers du transport fluvial intérieur en Russie

La profondeur est garantie à seulement 4 mètres et certaines sections sont encore moins profondes, comme GorodetsNijni Novgorod à 2,5 mètres et Kochetovsky Bagaïevskaïa à 3,2 mètres. Il est prévu d’augmenter la profondeur de ces sections à 4 m.

A titre de comparaison on notera que l’axe Rhin-Danube, axe majeur du transport fluvial européen a transporté en 2020 17 millions de tonnes de charbon et 28 millions de tonnes de produits divers sans mentionner les passagers

Ainsi le canal dit de Moscou, ouvert au trafic en 1937, relie la capitale aux cinq mers. Dans sa partie occidentale, le pays dispose désormais d’un système unifié en eau profonde de 6 500 kilomètres de long, sur un total de 101 000 kilomètres de voies naturelles et artificielles réparties sur l’ensemble du territoire.

La baisse du commerce fluvial et la vétusté des installations, aggravées par l’effondrement du bloc soviétique, semblaient avoir enterré les aspirations dela Russie à se muer en puissance maritime. Mais à partir de 2007-2008, Vladimir Poutine a repris à son compte le projet, et lancé des travaux de modernisation.

En 2016, le Kremlin décide d’adopter une « stratégie de développement des systèmes de transport par voie fluviale intérieure de la Fédération de Russie jusqu’en 2030 ». L’accent est alors mis sur la nécessité d’optimiser un potentiel fluvial moins coûteux en énergie, en accidents humains et en entretien d’infrastructures que le transport routier.

Face aux besoins croissants d’exportations et de développement du marché intérieur, les autorités ont programmé la construction, prévue en 2027, d’une seconde voie pour le canal Volga-Don. Le contrôle de la quasi-totalité du littoral ukrainien par les troupes russes peut aussi être analysé au regard de cette stratégie maritime. L’annexion de la Crimée, en 2014, a d’ores et déjà transformé la mer d’Azov en « lac russe ».

Vers l’Asie et la Mer Rouge

L’autre point important de ce dispositif est le port d’Astrakhan, sur la mer Caspienne. C’est ici qu’ont transité pour la première fois, le 12 juin, en pleine guerre d’Ukraine, des cargaisons russes de contreplaqué à destination de l’Inde. Astrakhan est devenu un point stratégique depuis que la Russie, l’Iran et l’Inde ont signé un accord, en septembre 2000, définissant un projet pour un corridor de transport Nord-Sud (INSTC) de plus de 7 000 kilomètres. Celui-ci prévoit de s’étendre, à travers la mer d’Oman, des ports indiens jusqu’au port sud-iranien de Bandar Abbas, où les marchandises transitent ensuite par voie terrestre en Iran, puis par la mer Caspienne vers les ports de la rive russe.

En 2020, la société indienne Container Corporation of India (Concor) et le géant russe du réseau ferroviaire Russian Railways Logistics (RZDL) ont signé un protocole d’accord sur le transport de marchandises le long de cet axe entre Saint-Pétersbourg et Bombay. Lors du VISommet de la Caspienne, les pays riverains, rejoints par l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan et Turkménistan, ont renforcé leur partenariat pour consolider l’architecture logistique de cette artère Nord-Sud via Moscou, Astrakhan, Bakou, Bandar Anzali, Téhéran, Bandar Abbas et Chabahar. Les pays impliqués dans ce projet ne participent pas aux sanctions internationales contre Moscou, qui trouve ainsi un moyen d’y échapper.

La Russie s’intéresse en outre à une autre voie, celle de la mer Rouge. Le 23 février 2022, la veille du jour où a été lancée l’invasion de l’Ukraine, le numéro deux du régime militaire soudanais, le général Mohammed Hamdan Daglo « Hemetti » a été reçu à Moscou pour, notamment, y discuter le projet d’implantation d’une base russe à Port-Soudan. Celle-ci pourrait faciliter le passage de navires militaires vers la Méditerrannée où la Russie dispose déjà d’une autre base navale, à Tartous, en Syrie.

Les autres bénéficiaires de cet axe Nord-Sud en développement sont l’Iran, lui-même affaibli par des sanctions internationales, qui pourrait ainsi retrouver une position de carrefour commercial, et l’Inde qui y voit l’occasion de renforcer son influence en Iran et en Afghanistan, voire de se poser comme un acteur alternatif aux « nouvelles routes de la soie » chinoises.

Corridor maritime reliant Vladivostok à Chennai

Lors du VIIe Forum économique oriental, qui s’est tenu le 6 septembre 2022 à Vladivostok, le premier ministre Narendra Modi a évoqué cette coopération en des termes enthousiastes. « La connectivité jouera un rôle important dans le développement de nos relations à l’avenir », a-t-il assuré à Vladimir Poutine. Dans la foulée, Moscou et New Delhi ont signé un protocole d’accord sur le développement d’un autre corridor maritime reliant Vladivostok à Chennai (Madras), ville portuaire sur le golfe du Bengale, susceptible d’accroître la présence économique de l’Inde dans l’Extrême-Orient russe, aujourd’hui sous influence chinoise.



22/02/2023 Fiche de lecture. Between Ape and Human.  Gregory Forth, Pegasus Books (May 3, 2022)

Et si l’Homme de Flores existait encore?

L’auteur, Gregory Forth, docteur en anthropologie à l’Université d’Alberta, Canada  relate dans cet ouvrage son enquête sur l’Homme de Flores, surnommé Hobbit en raison de sa petite taille. Rappelons que l’Homme de Florès est considéré comme une espèce éteinte du genre Homo, dont des fossiles ont été découverts en 2003 dans la grotte de Liang Bua, sur l’île indonésienne de Florès.

Pour en savoir plus  Wikipédia

Gregory Forth fut fait Docteur à Oxford (UK) et a été trente ans professeur d’anthropologie à l’Université d’Alberta, Canada. Le présent ouvrage est le premier qu’il ait écrit destiné à un public général. Il s’agit d’une investigation jamais encore réalisée sur les Hominoïdes dits de Flores, leur place dans l’échelle évolutive de l’espèce humaine et la question de savoir s’ils ont survécu ou non, et sous quelle forme

Alors qu’il enquêtait dans l’ile indonésienne de Flores, il rencontra des villageois qui évoquaient la présence d’un humain de petite taille proche d’un singe qui avait récemment encore vécu dans des caves s’ouvrant sur les pentes d’un volcan proche.

Il ne s’agissait pas d’un mythe car en 2003 plusieurs squelettes appartenant à des individus ne dépassant pas la taille d’1 m ainsi que des outils de bois et des restes animaux furent découverts dans une grotte située à l’ouest de l’ile de Flores. Parfois nommé pygmées de Flores, cette espèce n’avait rien à voir avec les pygmées d’Afrique.

Son nom officiel est Homo floresiensis. Il semble avoir vécu jusqu’à 12.000 bp au moment où l’Homo sapiens débarquait à Flores. Aujourd’hui, de nombreux insulaires affirment l’avoir déjà vu vivant. Des analyses génétiques récentes ne semblent pas les distinguer d’autres indonésiens et mélanésiens . Ils possèdent notamment de l’ADN de Néandertal et de Denisova. Leur proportion de 0.8% d’ADN de Denisova est supérieure à celle des populations des îles du Sud-Est Asiatiques, mais inférieure à celle des Mélanésiens.

/secher.bernard.free.fr/blog/index.php?post/2018/08/06/G%C3%A9nome-des-pygm%C3%A9es-de-Flores-en-Indon%C3%A9sie

Voir aussi

21/02/2023 Les paranthropes fabriquaient déjà des outils de pierre

Sur un site de fouilles du sud-ouest du Kenya, des archéologues ont découvert des outils caractéristiques en pierre qui pourraient avoir été fabriqués il y a trois millions d’années et de fait être les plus anciens de ce type à avoir jamais été mis au jour. Ces outils ont été découverts près de fossiles de paranthropes (Paranthropus), des homininés qui ne sont pas des ancêtres des humains d’aujourd’hui.

Voir https://www.hominides.com/hominides/paranthropus-robustus/

Ces découvertes renforcent les hypothèses selon lesquelles des homininés extérieurs au genre Homo ont utilisé des outils en pierre. Elles repoussent également de plusieurs milliers d’années la date de l’apparition de la technique oldowayenne, une méthode de fabrication d’outils est-africaine qui remonte au début du Paléolithique.

Le site de fouilles est un vaste amphithéâtre naturel rempli d’outils de pierre, principalement fabriqués à partir de quartz et de rhyolites, et des os fossilisés d’animaux mangés par des homininés primitifs. Parmi ces outils, on trouve des morceaux tranchants ayant servi à découper et à racler ; le cœur des roches (le matériau de base) desquelles ils ont été extraits ; et les percuteurs utilisés pour marteler les roches.

Sur une période de plus de dix ans, l’équipe de recherche, dirigée par Thomas Plummer, a identifié plus de 300 outils oldowayens sur le site de fouilles ; en 2019, ils ont également découvert une dent de Paranthropus. Une deuxième dent provenant d’un spécimen de Paranthropus différent a depuis été mise au jour au milieu d’un « éparpillement » d’ossements d’hippopotames découpés.

La plupart des connaisseurs pensaient que Paranthropus ne se servait que de ses dents robustes pour manger, mais « voilà qu’on retrouve Paranthropus sur un site en compagnie d’outils de pierre et d’un hippopotame dépecé », s’étonne Thomas Plummer, professeur d’anthropologie au Queens College de l’Université de la ville de New York et auteur principal de l’étude parue le 9 février 2023 dans la revue Science. dont nous publions ci-dessous les références et l’abstract

Les chercheurs ne peuvent être certains que ces outils ont été fabriqués et utilisés par Paranthropus, car des homininés appartenant à d’autres genres (comme Homo habilis) fréquentaient également la région de Nyayanga. Mais il y a de fortes chances que ce soit le cas.

Les outils et les dents découverts à Nyayanga se trouvaient dans des sédiments vieux de 2,6 à 3 millions d’années. D’après Thomas Plummer, ces outils pourraient avoir été confectionnés il y a 2,9 millions d’années environ, ce qui correspond à la partie haute de cette estimation.

Avant cela, les plus anciens outils oldoweyens connus dataient d’il y a 2,6 millions d’années et provenaient de la région d’Afar, en Éthiopie, à près de 1 300 kilomètres au nord.

Bien que certains outils en pierre encore plus anciens (3,3 millions d’années) aient été mis au jour sur un unique site du nord-ouest du Kenya, la conception d’outils oldoweyens plus petits et plus légers a été une révolution technologique.

Malgré leur apparence abrupte, les outils oldoweyens se sont propagés sur la plupart du continent africain et même en dehors, et des espèces du genre Homo ont continué à en fabriquer et à s’en servir plus d’un million d’années. (Chine : la découverte d’outils en pierre repousse l’arrivée de nos ancêtres sur le continent.)

« Les outils oldoweyens sont une technologie très importante, affirme-t-il. C’est saillant à la fois dans l’espace et dans le temps. »

Il a bon espoir que de futures découvertes de fossiles Paranthropus scelle pour de bon l’idée selon laquelle cet homininé non Homo a pu fabriquer ces outils. En outre, il va falloir s’intéresser de nouveau à plusieurs sites datant d’époques ultérieures où des fossiles de Paranthropus ont été découverts : Paranthropus pourrait avoir créé ces outils, et non des individus du genre Homo comme on le pensait.

Selon Bernard Wood, paléoanthropologue de l’Université George-Washington, à Washington, qui n’a pris part à l’étude, le fait que des homininés dépeçaient des hippopotames à cette époque est un autre aspect intéressant des découvertes réalisées à Nyayanga.

Certains chercheurs ont émis l’hypothèse que le dépeçage d’animaux aussi imposants n’est intervenu que bien plus tard, après que les homininés sont devenus plus gros et plus doué pour la chasse.

« Personne ne dit qu’ils chassaient ces animaux imposants, mais peut-être qu’il leur arrivait de tomber dessus quand ils mouraient et qu’ils se rendaient compte que la chair et les os pouvaient leur servir, explique-t-il. On a pu spéculer sur la probabilité de ce fait mais là, il y a des preuves archéologiques tangibles. » (Une nouvelle espèce humaine a été découverte aux Philippines.)

Neil Roach, biologiste de l’évolution humaine de l’Université Harvard qui n’a pas pris part aux recherches, ajoute que les grands singes et les singes d’aujourd’hui comme les capucins fabriquent des outils en pierre, et que l’on peut donc s’attendre à ce que des homininés non Homo se soient servis de tels objets.

« La vieille idée selon laquelle les outils seraient apparus avec Homo il y a environ deux millions d’années avait déjà fait long feu, et cela permet d’enfoncer encore un peu plus le clou », déclare-t-il.

Référence

Expanded geographic distribution and dietary strategies of the earliest Oldowan hominins and Paranthropus

SCIENCE
9 Feb 2023

Vol 379, Issue 6632
pp. 561-566

authors THOMAS W. PLUMMER , JAMES S. OLIVEREMMA M. FINESTONE , PETER W. DITCHFIELD etc

Earlier Oldowan

Oldowan tools, consisting of stones with one to a few flakes removed, are the oldest widespread and temporally persistent hominin tools. The oldest of these were previously known from around 2.6 million years ago in Ethiopia, and by 2 million years ago, they were found to be quite widespread. Plummer et al. report on an older fossil site from around 3 to 2.6 million years ago in Kenya, where Oldowan tools were not only present, but were also being used to process a variety of foods, including hippopotamus. Thus, it appears that these tools were widespread much earlier than previous estimates and were widely used for food processing. Which hominins were using these tools remains uncertain, but Paranthropus fossils occur at the site. —SNV

Abstract

The oldest Oldowan tool sites, from around 2.6 million years ago, have previously been confined to Ethiopia’s Afar Triangle. We describe sites at Nyayanga, Kenya, dated to 3.032 to 2.581 million years ago and expand this distribution by over 1300 kilometers. Furthermore, we found two hippopotamid butchery sites associated with mosaic vegetation and a C4 grazer–dominated fauna. Tool flaking proficiency was comparable with that of younger Oldowan assemblages, but pounding activities were more common. Tool use-wear and bone damage indicate plant and animal tissue processing. Paranthropus sp. teeth, the first from southwestern Kenya, possessed carbon isotopic values indicative of a diet rich in C4 foods. We argue that the earliest Oldowan was more widespread than previously known, used to process diverse foods including megafauna, and associated with Paranthropus from its onset.

20/02/2023 Istanbul doit s’attendre à de nouveaux tremblements de terre

Le professeur de géologie turc Naci Görür prévoit que de nouveaux tremblements de terre dévastateurs devraient frapper Istanbul dans les sept prochaines années, selon le quotidien turc Hurriyet Daily 1)

Voir https://www.hurriyetdailynews.com/
Üyelerimiz Naci Görür, Sibel Salman ve Ersin Kalaycıoğlu’nun konuşmacı olacakları açılış paneline katılım ve ayrıntılı bilgi için: …

Il estime que la situation à Istanbul n’est pas bonne du tout. Précédemment, l’on s’était inquiété au sujet de Kahramanmaras, où deux puissantes secousses se sont produites le 6 février 2023

Mais maintenant c’est au tour d’Istanbul. Celle-ci selon les spécialistes doit s’attendre à un tremblement de terre dévastateur dans les 7 prochaines années ( Pourquoi 7) . Sa magnitude serait de 7,5. Bien qu’il soit moins violent qu’à Kahramanmaras, il pourrait y faire plus de dégâts .

Inutile de dire que les autorités sont incapables de prévoir à l’avance les mesures à prendre pour protéger au mieux les zones sensibles et leurs résidents.

20/02/2023 La France entre la Russie et l’Otan.

Aujourd’hui le président Ukrainien Volodomir Zelinsky paraît mettre tous ses espoirs de survie dans une adhésion accéléré de l’Ukraine à l’Otan. Il se prépare à la reprise attendue d’une offensive de la Russie dans le sud-est ukrainien. La Russie, malgré des difficultés qu’elle ne peut plus cacher, notamment en ce qui concerte l’efficacité de ses jeunes recrues au combat, risquera de disposer d’une supériorité militaire indéniable. Zelinsky, malgré les 15 milliards d’aide occidentale, paraît à la limite de ses forces.

Il y a quelques semaines encore, la perspective d’une entrée de l’Ukraine dans l’Otan ne soulevait, si l’on peut dire, qu’un enthousiasme modéré tant au siège de l’Otan à Haren (Belgique) qu’a Washington. L’Occident faisait valoir la longueur des négociations nécessaires et l’intégrité exigée des candidats éventuels à l’Organisation. Une des raisons en tenait à la réputation de corruption que véhiculaient avec eux les hiérarques de l’Ukraine exerçant le pouvoir de fait à Kiev. Mais une autre raison, très forte, était l’hostilité de la Pologne qui voulait continuer à bénéficier seules des faveurs américaines.

Dans une allocution prononcée le samedi 18 février 2023 à la Conférence de Munich sur la sécurité, le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a souligné qu’un an après le début de l’invasion de l’Ukraine, le président Poutine ne prévoyait pas la paix mais se préparait à intensifier la guerre, ajoutant que « nous devons donner à l’Ukraine ce dont elle a besoin pour l’emporter et devenir un pays d’Europe souverain et indépendant » https://www.nato.int/cps/fr/natohq/news_212044.htm

Le secrétaire général a fait observer que même si la guerre prenait fin demain, notre environnement de sécurité aura changé pour longtemps. Selon lui, le Kremlin veut une Europe différente, où la Russie contrôle ses voisins. « Nous savons aussi que Pékin suit la situation de près, pour voir si la Russie paie le prix de son agression ou en tire avantage ». Pour M. Stoltenberg, la guerre en Ukraine montre que la sécurité est un enjeu mondial et non régional et qu’une défense occidentale commune est indispensable. Il a précisé que « sans l’OTAN, il n’y a pas de sécurité en Europe ».

Cette situation confronte la France à un dilemne majeur. Si comme il est prévisible l’offensive russe dans le Donbass et plus largement en Europe se précisait et s’étendait, la France ne pourrait pas exciper d’une nécessaire et historique neutralité. Elle devrait s’engager et le faire sous commandement américain. Mais elle perdrait ainsi toute autonomie, y compris sur le plan militaire. Elle devrait notamment remiser ses Rafales pour acquérir des avions américains.