16/10/2022.Coopération scientifique entre la Chine et la France

La coopération russo chinoire est très importante. Dans l’après-midi du 30 novembre 2021, le Premier ministre Li Keqiang avait coprésidé la 26e réunion régulière entre les chefs de gouvernement chinois et russe avec le Premier ministre russe Mikhail Mishustin par liaison vidéo au Grand Palais du Peuple.

Le vice-Premier ministre et président de la partie chinoise du Comité de coopération sur l’investissement sino-russe et du Comité de coopération énergétique sino-russe, Han Zheng, était présent.

Li Keqiang a affirmé que la Chine et la Russie étaient le plus grand voisin et partenaire mondial de l’autre, s’offrant mutuellement des opportunités de développement

Ceci est probable. Notons seulement que Li Kegiang a oublié la coopération franco-chinoise

Ces derniers mois, les commentateurs politiques européens avaient fini par se persuader que face à ce que l’on nomme désormais l’Occident (États-Unis et Europe), la Russie et la Chine avaient trop d’intérêts divergents pour s’allier afin de constituer un adversaire représentant une menace militaire unique. Dans cette optique, si Vladimir Poutine considérait l’Occident dans son ensemble comme l’adversaire à abattre, la Chine avait trop d’intérêts en Europe pour se faire de cette partie du monde un ennemi commun et définitif.

Ainsi selon les circonstance, la Chine pourra continuer à s’allier avec des partenaires occidentaux pour conduire des programmes de coopération. Il en est ainsi dans les domaines de la recherche scientifique.

Ces dernières années, concernant la France, les relations scientifiques entre la France et la Chine ont connu une véritable croissance, avec une augmentation des échanges de chercheurs et d’étudiants, et le développement de relations privilégiées dans le domaine de la santé notamment. On a reproché aux Chinois de procéder à de véritables opérations d’espionnage industriels, mais il a été remédié à cela. Par ailleurs, de plus en plus d’industriels français développent des capacités importantes de R&D en Chine

De son côté la Chine compte sur les européens et notamment les français pour l’aider à développer son grand programme de coopération économique dit des Nouvelles Routes de la Soie. Le ministère dit MoST coordonne la coopération dans le cadre de la commission mixte scientifique et technologique, avec les ministères français des affaires étrangères et de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Cette commission se réunit tous les deux ans pour définir les priorités.

Le MoST gère également le Programme de recherche avancée (PRA) qui a permis, depuis son démarrage en 1992, le lancement de près de 350 projets conjoints franco-chinois. Ce programme a favorisé la création d’un véritable réseau franco-chinois, qui implique chaque année plus de 400 chercheurs, et la mise en oeuvre du Collège doctoral franco-chinois, essentiel pour la coopération universitaire bilatérale.

· L’Académie des sciences de Chine (CAS) a, quant à elle, des accords de coopération avec plus de 70 institutions étrangères. Pour ce qui concerne la France, des accords ont été conclus notamment avec le CNRS, le CEA, l’INSERM, l’INRA, l’INRIA et l’Académie des sciences.

Les principaux laboratoires conjoints de la France avec la CAS sont les suivants :

– le laboratoire franco-chinois de recherche en informatique, automatique et mathématiques appliquées (LIAMA). Créé en 1997, ce laboratoire a beaucoup contribué au développement des coopérations avec la Chine dans le domaine des sciences et technologies de l’information et de la communication. Ses thèmes de recherche concernent notamment l’image, la vision et les sciences de la vie. Ses objectifs consistent à cibler un nombre limité de priorités et de projets, développer un laboratoire actif de renom scientifique international et obtenir du Gouvernement chinois le label « laboratoire clé d’Etat » ;

– le laboratoire franco-chinois sur la catalyse (LFCC), créé en 2000 par le CNRS et la société Total avec la Dalian Institute of Chemical Physics.

– par ailleurs, fin 2005, l’INRA et la CAS ont signé un accord pour la création d’un nouveau laboratoire conjoint sur les cellules embryonnaires des mammifères (le LABIOCEM). Des recherches communes seront ainsi développées dans le domaine de la transgénèse animale et des cellules souches. Cet accord est le fruit d’une coopération ancienne, qui a conduit, en 2003, au clonage du rat par des équipes franco-chinoises.

– enfin, l’Institut Pasteur de Shanghai – Académie des sciences de Chine résulte de la collaboration entre la France et la CAS. Cet Institut a été, inauguré en 2004. Ses domaines de recherche concernent les maladies infectieuses, en particulier dans les domaines de la virologie, l’immunologie, l’épidémiologie et la vaccinologie, ainsi que l’exploration des principes actifs de la médecine traditionnelle chinoise.

L’institut s’appuie sur l’expérience reconnue de l’Institut Pasteur dans les domaines de la recherche biomédicale, de la santé publique et de l’enseignement, l’accent étant mis sur la réponse aux besoins exprimés par la Chine dans le domaine des maladies endémiques et émergentes dont le COVID.

Dans le domaine de la défense, la Chine a des projets très avancés, cencernant tant les missiles que les lance-missiles furtifs .Elle a des contacts avec la France. Nous n’en parlerons pas ici.ahttps://www.fmprc.gov.cn/fra/gjhdq/xo/1706/1708/202112/t20211202_10461116.html#:~:text=La%20Russie%20est%20pr%C3%AAte%20%C3%A0,%2C%20l’aviation%2C%20l‘.

Enfin le programme chinois d’exploration lunaire connu sous le nom de Programme Chang’e, mené par la CNSA, l’agence spatiale chinoise, a pour but l’étude et l’exploration de la Lune par des robots, puis, à l’horizon 2025-2030, par des missions spatiales habitées. Ce programme s’est concrétisé, jusqu’en 2019, par le lancement grâce à des fusées Longue Marche de trois sondes spatiales Chang’e ‘depuis 2007, l’atterrissage d’un robot explorateur en 2013 et la mission Chang’e 4, qui est la première mission humaine à se poser sur la face cachée de la Lune.

Ce programme permet à la Chine de développer et de maîtriser des technologies clés dans le domaine astronautique telles que le contrôle de trajectoire orbitale, le contrôle d’attitude ou les communications longue-portée. Là encore, des contacts se font avec la France.

15/10/2022 L’Europe peut-elle « anéantir l’armée russe »?

Depuis plusieurs semaines, un certain nombre d’experts laissent entendre que les états-majors occidentaux travaillent surtout à une réponse militaire conventionnelle massive si la Russie s’aventurait à employer l’arme nucléaire (en Ukraine). Une posture sur laquelle s’est officiellement aligné le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, déclarant le jeudi 13 octobre. « Toute attaque nucléaire contre l’Ukraine entraînera une réponse, pas une réponse nucléaire, mais une réponse militaire si puissante que l’armée russe serait anéantie»,.

Cf Le Monde du 13 octobre https://www.lemonde.fr/international/article/2022/10/14/emmanuel-macron-seme-le-doute-sur-la-position-francaise-en-cas-d-attaque-nucleaire-russe-sur-l-ukraine_6145786_3210.html

Il paraît difficile de prendre au sérieux l’hypothèse selon laquelle la Russie utiliserait des armes nucléaires de fiable puissance contre l’armée ukrainienne si elle n’arrivait pas à contenir les offensives de Volodymyr Zelinsky sur ses frontières du nord-ouest. Un haut gradé russe vient de balayer cette hypothèse lors d’une intervention à la TV, demandant au journaliste si il avait observé la façon dont soufflent les vents dominants (c’est-à-dire vers la Russie, qui recevrait l’essentiel des retombées radioactives).

A supposer cependant que l’état-major russe soit assez irresponsable pour envisager d’utiliser une arme atomique de faible puissance contre l’armée ukrainienne, que devrait faire la France dont les armées sont dotés d’armes atomiques. Réponse : rien pour le moment. Ces armes sont des missiles nucléaires balistiques intercontinentaux. Il serait impossible d’en menacer la Russie en réponse à l’utilisation d’armes nucléaires tactiques car leur emploi déclencherait une guerre nucléaire mondiale.

Mais les états-majors occidentaux disposent-ils des moyens militaires conventionnels suffisants pour décourager la Russie de l’emploi d’une arme nucléaire en Ukraine ? La réponse est évidemment négative. Les Etats-Unis qui sortent à grand frais des guerres qu’ils avaient déclenchées au Moyen Orient n’ont manifestement aucune intention de se battre contre les Russes avec des moyens conventionnels et à fortiori avec des moyens nucléaires ou biologiques à propos de l’Ukraine. Pour le moment, le complexe militaro-industriel se satisfait des 25 milliards d’aide à l’Ukraine, dont il bénéficie pour l’essentiel.

Quant aux Européens, hormis dans une certaine mesure et pour quelques semaines la France, ils seraient incapables de monter contre la Russie, selon les termes de Joseph Borell, une réponse militaire si puissante que l’armée russe serait anéantie. Depuis trente ans, pour ne pas déplaire à Washington qui dirige de facto l’Otan, ils se refusent à parler de défense européenne., autre qu’américaine.

Durée de la coexistence entre homo sapiens et Néandertaliens

En France, mais également dans le nord de l’Espagne, ont été retrouvés de nombreux restes des Hommes de Néandertal. Cette espèce éteinte du genre Homo semble ainsi avoir coexisté aux côtés des Homo sapiens dont nous descendons directement. Mais pendant combien de temps exactement ?

Néandertal semble n’avoir été présent que sur le territoire européen. Il y serait apparu il y a 300 000 ans et aurait disparu pour des raisons encore inconnues il y a environ 40 000 ans. Cette chronologie suggère donc que sa présence en Europe aurait pu coïncider avec celle d’Homo sapiens durant une période relativement longue, de 5.000 à 6.000 ans.

Pour tenter de préciser la chronologie et les modalités de l’occupation du territoire français par ces deux espèces d’hommes, des chercheurs ont analysé un total de 56 objets retrouvés sur 17 sites archéologiques français et du nord de l’Espagne. Ces objets, façonnés soit par des hommes de Néandertal soit par des Homo sapiens, témoignent en effet de la présence à un temps donné de l’une ou l’autre des deux espèces dans cette région d’Europe. L’étude a été complétée par l’analyse de 10 spécimens néandertaliens. L’ensemble des échantillons a été daté par radiocarbone, une méthode qui permet d’obtenir des âges relativement précis pour ces périodes préhistoriques.

Publiés dans Scientific Reports, les résultats montrent que Néandertal serait apparu le premier dans la région, il y a environ 400.000 ans. Il en aurait disparu il y a environ 40.000 ans Ces âges correspondent à l’apparition d’objets typiquement néandertaliens. On trouve des traces de cette production jusqu’à une période datant de -39 894 à -39 798 ans, ce qui suggère la présence de cette espèce dans la région jusqu’à cette date. En parallèle, les objets typiquement associés à l’homme moderne apparaissent il y a 42 653 à 42 269 ans.

Ces données montrent qu’Homo sapiens et Néandertal se sont partagé le territoire français et du nord de l’Espagne durant une période allant de 1.400 à 2.900 ans. L’étude ne dit pas cependant comment les deux espèces ont pu interagir pendant tout ce temps.

Pour plus de détails voir
https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/prehistoire-dents-neandertal-temoignent-amours-supposes-homo-sapiens-854

Référence

Optimal linear estimation models predict 1400–2900 years of overlap between Homo sapiens and Neandertals prior to their disappearance from France and northern Spain

Abstract

Recent fossil discoveries suggest that Neandertals and Homo sapiens may have co-existed in Europe for as long as 5 to 6000 years. Yet, evidence for their contemporaneity at any regional scale remains highly elusive. In France and northern Spain, a region which features some of the latest directly-dated Neandertals in Europe, Protoaurignacian assemblages attributed to Homo sapiens appear to ‘replace’ Neandertal-associated Châtelperronian assemblages. Using the earliest and latest known occurrences as starting points, Bayesian modelling has provided indication that these occupations may in fact have been partly contemporaneous. The reality, however, is that we are unlikely to ever identify the ‘first’ or ‘last’ appearance of a species or cultural tradition in the archaeological and fossil record. Here, we use optimal linear estimation modelling to estimate the first appearance date of Homo sapiens and the extinction date of Neandertals in France and northern Spain by statistically inferring these ‘missing’ portions of the Protoaurignacian and Châtelperronian archaeological records. Additionally, we estimate the extinction date of Neandertals in this region using a dataset of directly-dated Neandertal fossil remains. Our total dataset consists of sixty-six modernly produced radiocarbon determinations which we recalibrated using the newest calibration curve (IntCal20) to produce updated age ranges. The results suggest that the onset of the Homo sapiens occupation of this region likely preceded the extinction of Neandertals and the Châtelperronian by up to 1400–2900 years. This reaffirms the Bayesian-derived duration of co-existence between these groups during the initial Upper Palaeolithic of this region using a novel independent method, and indicates that our understanding of the timing of these occupations may not be suffering from substantial gaps in the record. Whether or not this co-existence featured some form of direct interaction, however, remains to be resolved.

Scientific Reports volume 12, Article number: 15000 (2022) 

Abiogenesis: L’argument de l’Apocalypse (the Carter argument) reconsidéré

La présence de la vie sur d’autres planètes (abiogenèse) est-elle pratiquement nécessaire ? Autrement dit, comme le nombre de planètes dans l’univers présentant comme la Terre des conditions favorables à l’apparition et au développement de la vie est incalculablement grand, il serait impossible en pratique que l’abiogenèse n’existe que sur la Terre. Il ne s’agirait peut-être pas de vie rigoureusement semblable à ce qu’est la vie sur la Terre, mais elle en aurait les principales qualités. Partout il serait possible de distinguer le vivant du non vivant.

Mais sur le plan des preuves théoriques rien ne permet d’affirmer que de la vie existerait sur d’autres planètes. Une probabilité n’est pas une preuve au sens scientifique .

Daniel Whitmire Daniel P. Whitmire, dans l’article référencé ci-dessous, dont nous publions l’abstract, considère au contraire qu’observer l’abiogenèse sur la Terre n’est pas neutre concernant l’existence de vie sur d’autres planètes semblables à la Terre. La vie ne devrait pas y être un phénomène exceptionnel. C’est bien ce que pense la communauté des exobiologistes. C’est bien pourquoi aussi des sommes considérables sont dépensées pour l’organisation de missions spatiales sur le Lune ou sur Mars à la recherche de traces de vie dans le passé ou le présent de ces planètes..

Référence

Abiogenesis: the Carter argument reconsidered

Published online by Cambridge University Press:  23 September 2022
Daniel P. Whitmire

Abstract

The observation of life on Earth is commonly believed to be uninformative regarding the probability of abiogenesis on other Earth-like planets. This belief is based on the selection effect of our existence. We necessarily had to find ourselves on a planet where abiogenesis occurred, thus nothing can be inferred about the probability of abiogenesis from this observation alone. This argument was first formalized in a Bayesian framework by Brandon Carter. Though we definitely had to find ourselves on a planet where abiogenesis occurred, I argue here that
(1) the Carter conclusion is based on what is known as the ‘Old Evidence Problem’ in Bayesian Confirmation Theory and that
(2) taking this into account, the observation of life on Earth is not neutral but evidence that abiogenesis on Earth-like planets is relatively easy. I then give an independent timescale argument that quantifies the prior probabilities, leading to the inference that the timescale for abiogenesis is less than the planetary habitability timescale and therefore the occurrence of abiogenesis on Earth-like planets is not rare.

Current theories of abiogenesis (AB) vary in extremes from it being thermodynamically favoured (England Reference England2013) and therefore presumably nearly automatic given the same chemical and environmental conditions as existed on early Earth, to an occurrence of less than once in the history of the observable universe (Totani  Reference Totani2020).

Historically, the Principle of Mediocrity (along with evidence that life on Earth appeared relatively early) was used to argue that AB is likely given similar chemical and environmental conditions as early-Earth (e.g. Shklovskii and Sagan Reference Shklovskii and Sagan1966).

Subsequently, with the publication of Carter’s anthropic selection principle (Carter Reference Carter1974) and its importance in evolutionary biology (Carter Reference Carter1983; see also Crick Reference Crick1981) it was realized that the assumption that Earth is a random member of the reference class of all early-Earth-like planets was not justified, by virtue of our existence. We necessarily had to find ourselves on a planet where AB occurred.

It is a fact that we (and life on Earth) exist regardless of whether AB is easy or hard or something in between. If there were only a single example of life in the universe then it would necessarily be Earth. The Principle of Mediocrity is still useful but should be applied only after all relevant anthropic selection effects are taken into account (Whitmire Reference Whitmire2020).
For example, Earth is not a typical planet even in our own Solar System, but may be typical of planets that host intelligent observers.

Besides the selection effect of our existence, the occurrence of relatively early AB on Earth might be a selection effect due to the long evolutionary time required for an intelligent species to evolve after AB has occurred (Lineweaver and Davis Reference Lineweaver and Davis2003). A Bayesian analysis of whether early AB on Earth is evidence of AB being easy in general on other early-Earth-like planets has been addressed by Spiegel and Turner (Reference Spiegel and Turner2012; see also Kipping Reference Kipping2020).

Their analysis specifically takes into account the time required for the evolution of intelligent observers. They conclude that although there is some evidence in favour of easy AB it is not significant and that the posterior probability for easy AB depends almost entirely on the assumed prior; and that it is not possible to reject the hypothesis that Earth is the only location of intelligent life in the universe.

13/10/2022 Canons célèbres en service dans l’armée française

Canon de la Grande Armée
Canon de 6
https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/articles/lartillerie-francaise-dans-la-campagne-de-1809/

Canon de la première guerre mondiale
Canon de 75
https://fr.wikipedia.org/wiki/Canon_de_75_mm_mod%C3%A8le_1897

Canon de la seconde guerre mondiale (après 1943), de la guerre d’Indochine et de la guerre d’Algérie
Obusier de 105mm HM2
https://fr.wikipedia.org/wiki/Obusier_M102_de_105_mm

Canon actuellement en service
Système CAESAr
https://fr.wikipedia.org/wiki/CAESAR_(artillerie)

Chanson
L’artilleur de Metz
https://www.chansons-paillardes.com/Artilleur-de-Metz-L

12/10/2022. Le gazoduc Nordstream

On trouvera ci-dessous la première partie d’ une excellente analyse des enjeux politiques, géopolitiques et économiques de la mise en service entre la Russie et l’Europe sous la Baltique d’une première tranche du gazoduc Nordstream

https://elucid.media/politique/nord-stream-russie-securite-energetique-europe-allemagne/?mc_ts=crises

L’auteur de l’étude est le cabinet international Elucid https://elucid.media/

Ce gazoduc a fait récemment l’objet d’un sabotage généralement imputé aux Etats-Unis.

Il semble réparable https://www.capital.fr/entreprises-marches/le-gazoduc-nord-stream-pourrait-etre-repare-et-voici-comment-1448140

Sur Nordstream en général, voir Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Nord_Stream

11/10/2022 Nouvelles sanctions. L’Europe a-t-elle bien réfléchi ?

Comme prévu, le Conseil de l’Union européenne a adopté un 8ème paquet de sanctions contre la Russie en rétorsion aux référendum sur le rattachement à la Russie des 4 provinces ex-ukrainiennes de Donetsk, Luhansk, Kherson et Zaporizhzhia. Les mesures ont été prises sont dans la continuité des sept autres « paquets ». Mais, parmi elles, certaines pourraient avoir un effet pervers sur l’économie européenne.

Les sanctions visent en priorité des personnes et des entités travaillant dans le secteur de la défense, tels que de hauts responsables et des militaires, ainsi que des entreprises soutenant les forces armées russes. S’y ajoutent les acteurs qui « propagent la désinformation sur la guerre », formule vague qui cache mal une volonté de censure et de contrôle sur l’information.

Ces sanctions comprennent des restrictions supplémentaires à l’exportation introduites dans le but de réduire l’accès de la Russie aux articles militaires, industriels et technologiques, ainsi que sa capacité à développer son secteur de la défense et de la sécurité S’y ajoutent des restrictions à l’importation concernant près de 7 milliards d’euros de biens supplémentaires.

Dans le détail, sont interdites les exportations de charbon, y compris le charbon à coke (qui est utilisé dans les installations industrielles russes), des composants électroniques spécifiques (présents dans les armes russes), des articles techniques utilisés dans le secteur de l’aviation, ainsi que certains produits chimiques.

Pour les importations, l’interdiction d’importer touche les produits sidérurgiques russes finis et semi-finis (sous réserve d’une période de transition pour certains produits semi-finis massivement importés par les pays européens), des machines et appareils industriels , des matières plastiques, des véhicules, des textiles, des chaussures, du cuir, de la céramique, certains produits chimiques et les bijoux autres qu’en or (?).

On comprend mal certaines de ces dernières mesures. L’Union européenne était importatrice de charbon et de charbon à coke russe. La Russie est entièrement auto-suffisante sur ces produits qu’elle exporte. Il en va de même pour les produits chimiques, dont la Russie était massivement exportatrice.

Concernant les interdictions d’importation, les économies des pays de l’Union européenne sont massivement importatrices des produits laminés fabriqués en Russie. Rappelons que le laminage est un procédé de fabrication par déformation plastique. Il concerne différents matériaux tel que le métal ou tout autre matériau sous forme pâteuse comme le papier ou les pâtes alimentaires

Si les industries européennes trouvent d’autres fournisseurs que les russes, dans des secteurs où la demande de l’économie chinoise sature largement les capacités d’exportation, ce ne sera certainement pas au même prix. En conséquence, les « sanctions » vont se traduire par une hausse du coût des composants pour les industries européennes, ce qui détériorera leur compétitivité internationale.

Références

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/ukraine/evenements/article/union-europeenne-adoption-d-un-8e-paquet-de-sanctions-a-l-encontre-des

https://finance.ec.europa.eu/eu-and-world/sanctions-restrictive-measures/sanctions-adopted-following-russias-military-aggression-against-ukraine_en

Table des éditoriaux récents

10/10/2022 Découverte d’une nouvelle exoplanète ou superterre habitable

On nomme ainsi des planètes située en dehors du système solaire et présentant des caractéristiques les rendant habitables pour des formes de vie telles que nous les connaissons. Deux nouvelles superterres viennent d’être identifiées par une équipe internationale d’astronomes. Elles orbitent toutes deux autour de l’étoile LP 890-9. L’une d’entre elles se trouverait dans la … Continuer à lire …« 10/10/2022 Découverte d’une nouvelle exoplanète ou superterre habitable »Auteur jpbaquiastPublié le

09/10/ 2022 Joe Biden va-t-il perdre la guerre du pétrole contre la Russie ?

Les Etats-Unis sont en train de se rendre compte que si la Russie ne paraît pas capable actuellement de l’emporter militairement contre l’armée ukrainienne conduite par Volodomir Zelinsky, cette même Russie se donne de plus en plus d’atouts dans la guerre économique qu’elle mène depuis deux ans à l’encontre des intérêts pétroliers américains et par … Continuer à lire …« 09/10/ 2022 Joe Biden va-t-il perdre la guerre du pétrole contre la Russie ? »Auteur jpbaquiastPublié le

09/10/2022 Il est criminel de continuer à mentir sur les armes nucléaires tactiques

Nous lisons dans https://reseauinternational.net/la-russie-gagnera-toujours-strategiquement-meme-dans-le-scenario-dune-impasse-militaire-en-ukraine/ ce texte d’un certain Andrew Korybko, de nationalité américaine, qui se dit expert en études stratégiques pour le compte de l’ Institute of Strategic Studies and Predictions à Moscou https://www.iiss.org/ voir aussi https://riss.ru/ Il s’agit de la traduction d’un article de Andrew Korybko paru en anglais dans One World sous le … Continuer à lire …« 09/10/2022 Il est criminel de continuer à mentir sur les armes nucléaires tactiques »Auteur jpbaquiastPublié le

07/10/2022.Le nouvel « Etat-civilisation » que devra mettre en place l ‘humanité dans ses politiques spatiales

Aujourd’hui les puissances spatiales transposent dans l’espace les affrontements qui les opposent sur la Terre. Il est à craindre qu’elles ne s’y fassent bientôt la guerre. Ainsi la Lune risque dans les prochains mois d’héberger une station spatiale américaine et sur la face opposée, une station chinoise. Ces stations seront armées et dotées d’équipages militaires. … Continuer à lire …« 07/10/2022.Le nouvel « Etat-civilisation » que devra mettre en place l ‘humanité dans ses politiques spatiales »Auteur jpbaquiastPublié le

06/10/2022 Le spatial militaire français

Cet article est une réédition destinée à accroitre sa diffusion de l’excellent article de The Conversation L’auteur en est Philippe Steininger Conseiller militaire du président du CNES, Centre national d’études spatiales (CNES)https://theconversation.com/satellites-les-yeux-les-oreilles-et-le-porte-voix-de-la-defense-francaise-dans-lespace-187381. Merci à The Conversation dont nous recommandons une lecture quotidienne. ___________________________________________ Convaincues d’emblée de la dimension stratégique du domaine spatial, les autorités politiques françaises … Continuer à lire …« 06/10/2022 Le spatial militaire français »Publié le

06/10/2022 Du ribosome de synthèse auto-réplicant à l’homme artificiel

Les ribosomes sont de petites particules présentes dans le cytoplasme des cellules vivantes, c’est-à-dire dans la partie de la cellule qui entoure le noyau.. Ils sont constitués par de l’acide ribonucléique associé à des protéines. Ils jouent un rôle important dans la synthèse des protéines en déchiffrant le code inscrit dans l’A.R.N. messager.  Les ARN … Continuer à lire …« 06/10/2022 Du ribosome de synthèse auto-réplicant à l’homme artificiel »Auteur jpbaquiastPublié le

Baraye . Pour. En hommage

Mahsa Amini,  Hadis Najafi et les autres برای توی کوچه رقصیدنبرای ترسیدن به وقت بوسیدنبرای خواهرم، خواهرت، خواهرامونبرای تغییر مغزها که پوسیدنبرای شرمندگی، برای بی‌پولیبرای حسرت یک زندگی معمولیبرای کودک زباله‌گرد و آرزوهاشبرای این اقتصاد دستوریبرای این هوای آلودهبرای ولیعصر و درختای فرسودهبرای پیروز و احتمال انقراضشبرای سگ‌های بی‌گناه ممنوعهبرای گریه‌های بی‌وقفهبرای تصویر تکرار این لحظهبرای چهره‌ای که می‌خندهبرای … Continuer à lire …« Baraye . Pour. En hommage »Auteur jpbaquiastPublié le

05/19/2022 L’Ukraine peut-elle « totalement renverser la Russie »?

Depuis le début de ce que la Russie appelle encore et toujours l »opération militaire spéciale » en Ukraine, entreprise le 24 février, Vladimir Poutine a plusieurs fois brandi la menace de l’utilisation de l’arme nucléaire. En septembre lors d’une prise de parole télévisée, il a une nouvelle fois assuré que Moscou utiliserait « toutes les armes à sa … Continuer à lire …« 05/19/2022 L’Ukraine peut-elle « totalement renverser la Russie »?« Auteur jpbaquiastPublié le

10/10/2022 Découverte d’une nouvelle exoplanète ou superterre habitable

On nomme ainsi des planètes située en dehors du système solaire et présentant des caractéristiques les rendant habitables pour des formes de vie telles que nous les connaissons.

Deux nouvelles superterres viennent d’être identifiées par une équipe internationale d’astronomes. Elles orbitent toutes deux autour de l’étoile LP 890-9. L’une d’entre elles se trouverait dans la zone d’habitabilité. Repérées grâce aux télescopes du projet Speculoos (Search for habitable Planets EClipsing ULtra-cOOl Stars) qui consiste à chercher des planètes habitables autour d’étoiles peu lumineuses et froides, elles orbitent autour de l’étoile LP 890-9, aussi appelée TOI-4306 ou Speculoos-2.

Les deux planètes tournent rapidement autour de leur étoile : la plus interne effectue un tour complet en seulement 2,73 jours, et l’autre, en 8,46 jours ! La planète intérieure, appelée LP 890-9b, dépasse de 30 % la taille de la Terre. Détectée initialement par le télescope spatial Tess (pour Transiting Exoplanet Survey Satellite) de la Nasa, qui détecte des exoplanètes proches par la méthode des transits, elle a ensuite été confirmée, puis caractérisée, grâce à Speculoos.

« Tess recherche des exoplanètes par la méthode des transits, en surveillant simultanément la luminosité de milliers d’étoiles, en recherchant les légers obscurcissements qui pourraient être provoqués par des planètes passant devant leurs étoiles », explique Laetitia Delrez dans un communiqué, première auteure de l’étude et chercheuse postdoctorale à l’Université de Liège.

« Cependant, un suivi avec des télescopes au sol est souvent nécessaire pour confirmer la nature planétaire des candidats détectés et affiner les mesures de leurs tailles et propriétés orbitales. » 

En effet, le télescope Tess est peu sensible aux infrarouges, et l’étoile LP 890-9 émet principalement dans ce domaine.

Quant à la deuxième planète, la plus extérieure, c’est elle qui attire le plus l’attention des chercheurs : baptisée LP 890-9c et d’une taille similaire à LP 890-9b, elle se situerait dans la zone d’habitabilité bien qu’elle ait une période orbitale très courte : seulement 8,5 jours !

Les deux planètes orbitent rapidement autour de leur étoile : la plus interne effectue un tour complet en seulement 2,73 jours, et l’autre, en 8,46 jours ! La planète intérieure, appelée LP 890-9b, dépasse de 30 % la taille de la Terre. Détectée initialement par le télescope spatial Tess (pour Transiting Exoplanet Survey Satellite) de la Nasa, qui détecte des exoplanètes proches par la méthode des transits, elle a ensuite été confirmée, puis caractérisée, grâce à Speculoos.

« Tess recherche des exoplanètes par la méthode des transits, en surveillant simultanément la luminosité de milliers d’étoiles, en recherchant les légers obscurcissements qui pourraient être provoqués par des planètes passant devant leurs étoiles », explique Laetitia Delrez dans un communiqué, première auteure de l’étude et chercheuse postdoctorale à l’Université de Liège.

« Cependant, un suivi avec des télescopes au sol est souvent nécessaire pour confirmer la nature planétaire des candidats détectés et affiner les mesures de leurs tailles et propriétés orbitales. »  En effet, le télescope Tess est peu sensible aux infrarouges, et l’étoile LP 890-9 émet principalement dans ce domaine.

Quant à la deuxième planète, la plus extérieure, c’est elle qui attire le plus l’attention des chercheurs : baptisée LP 890-9c et d’une taille similaire à LP 890-9b, elle se situerait dans la zone d’habitabilité bien qu’elle ait une période orbitale très courte : seulement 8,5 jours !

« Bien que cette planète orbite très près de son étoile, à une distance environ 10 fois plus courte que celle de Mercure autour de notre Soleil, la quantité d’irradiation stellaire qu’elle reçoit est encore faible, et pourrait permettre la présence d’eau liquide à la surface de la planète, à condition d’avoir une atmosphère suffisante, explique Francisco J. Pozuelos, coauteur de l’étude et chercheur à l’Institut d’Astrophysique d’Andalousie. C’est parce que l’étoile LP 890-9 est environ 6,5 fois plus petite que le Soleil et a une température de surface deux fois moins élevée que celle de notre Étoile. Cela explique pourquoi LP 890-9c, bien qu’elle soit beaucoup plus proche de son étoile que la Terre ne l’est du Soleil, pourrait encore avoir des conditions propices à la vie. »

Cette découverte est ainsi encourageante pour la recherche de vie : l’étoile LP 890-9 devient l’une des principales cibles de choix pour James-Webb, après les planètes du système Trappist-1 ! Selon Laetitia Delrez, elle serait même une cible de premier choix, notamment pour la plus grande traçabilité chimique de son atmosphère.

« Cette comparaison ne tient cependant pas compte du fait que LP 890-9c est situé près de la limite intérieure de la zone habitable et pourrait donc avoir une atmosphère particulièrement riche en vapeur d’eau, ce qui renforcerait alors ses signaux atmosphériques. De plus, les modèles diffèrent souvent quant à la position exacte de cette limite intérieure de la zone habitable en fonction des caractéristiques de l’astre. La découverte du LP 890-9c offre donc une opportunité unique pour mieux comprendre et contraindre les conditions d’habitabilité autour des étoiles les plus petites et les plus froides de notre voisinage solaire »,

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/exoplanete-superterre-potentiellement-habitable-decouverte-seulement-100-annees-lumiere-100613/

09/10/ 2022 Joe Biden va-t-il perdre la guerre du pétrole contre la Russie ?

Les Etats-Unis sont en train de se rendre compte que si la Russie ne paraît pas capable actuellement de l’emporter militairement contre l’armée ukrainienne conduite par Volodomir Zelinsky, cette même Russie se donne de plus en plus d’atouts dans la guerre économique qu’elle mène depuis deux ans à l’encontre des intérêts pétroliers américains et par conséquent à l’encontre des Etats-Unis.

Rappelons que Joe Biden avait ordonné le 8 mars d’interdire (embargo) les importations américaines de pétrole, de gaz et de toutes les sources d’énergie en provenance de Russie. L’objectif était de réduire les revenus que la Russie tiraient de la vente aux Etats-Unis de sa principale ressource, le pétrole. Cette interdiction s’étend désormais à l’ensemble des membres de l’Alliance Atlantique (Otan)

Dans cette guerre la Russie n’est pas seule. Les Pays de l’OPEC+ (comprenant la Russie) viennent de décider le 5 octobre https://www.opec.org/opec_web/en/press_room/7021.htm pour soutenir le marché international du pétrole de réduire leur production de 2 millions de barils par jour pour le mois de novembre 2022. La mesure sera reconductible.

Les pertes que supportera la Russie contrainte elle-aussi à ne pas augmenter sa production compte-tenu de l’embargo américain comme du sabotage récent des pipelines Nordstream 1 et 2 mené par l’armée américaine seront réduites d’autant.

De plus les Etats-Unis verront diminuer les recettes qu’ils espéraient de la vente de leur pétrole de schiste. Ceci sera durement ressenti compte tenu des poussées inflationnistes qu’enregistre désormais l’économie américaine.

Note

OPEC Organization of the Petroleum Exporting Countries (OPEC) was founded in Baghdad, Iraq, with the signing of an agreement in September 1960 by five countries namely Islamic Republic of Iran, Iraq, Kuwait, Saudi Arabia and Venezuela. They were to become the Founder Members of the Organization.

These countries were later joined by Qatar (1961), Indonesia (1962), Libya (1962), the United Arab Emirates (1967), Algeria (1969), Nigeria (1971), Ecuador (1973), Gabon (1975), Angola (2007), Equatorial Guinea (2017) and Congo (2018).

OPEC+ The non-OPEC countries which export crude oil are termed as OPEC plus countries, these are the alliance of crude producers, who have been undertaking corrections in supply in the oil markets since 2017. It includes Azerbaijan, Bahrain, Brunei, Kazakhstan, Malaysia, Mexico, Oman, Russia, South Sudan, and Sudan.