04/04/2022. Pourquoi pas une Otec, Otan sans les Etats-Unis ?

L’idée paraîtra irréaliste dans la mesure ou l’Otan avait été fondée à l’initiative américaine pour limiter une éventuelle expansion de la Russie au sein des Etats européens à la fin de la seconde guerre mondiale. Ce sont les Etats-Unis qui y ont toujours joué un rôle directeur, diplomatique et surtout militaire. On notera que ces derniers mois, Washington avait tenté de mettre en place une réplique de l’Otan dans le Pacifique sud, face à la Chine. Ceci sans succès à ce jour, du fait de la réticence de ses alliés asiatique, Japon et Corée du Sud notamment.

Depuis la fin de la Guerre froide et l’effondrement de l’Union soviétique, l’Otan prétend bâtir un partenariat et mener un dialogue avec la Russie, notamment au travers du Conseil Otan-Russie (COR), organe destiné aux consultations sur des questions de sécurité, ainsi qu’à la coopération. Voir acte fondateur Otan-Russie de 1997 https://www.nato.int/cps/fr/natohq/official_texts_25468.htm Mais ce sont les Etats-Unis qui y ont toujours joué un rôle dominant. En toutes circonstances, les Européens se taisent et se tournent vers l’Amérique.

Aujourd’hui l’Europe s’imagine, a tort ou à raison, être confrontée à des menaces militaires russes. C’est cependant l’Ukraine, non membre de l’Otan actuelle, qui subit directement des agressions russes. Le président Ukrainien Zelinsky a plusieurs fois demandé à devenir membre de l’Otan. Mais les pays européens s’y sont toujours refusé, de peur que la Russie n’y voit une agression directe et ne réagisse militairement. Pour Moscou, qui dit Otan dit en effet Etats-Unis, et dans l’immédiat confrontations avec des forces armées américaines pouvant provoquer une guerre mondiale.

Mais pourquoi ne pas rêver ? Les Etats européens ou les principaux d’entre eux, pourraient créaient une Otan ne comprenant pas les Etats-Unis. Dans les premiers mois la France puis l’Allemagne pourraient la diriger. Elle serait principalement destinée à protéger l’Europe de l’omniprésent terrorisme islamique. Dans ce cas, Moscou ne pourrait pas y voir une menace. Cette organisation pourrait s’appeler Organisation du Traité de l’Europe Continentale, Otec.

Il n’y aurait pas de raison alors pour que la Russie n’y participe pas.


03/04/2022 Poutine serait-il paranoïaque?

La question est semble-t-il de plus en plus posée, y compris semble-t-il au Kremlin, dans le cercle des collaborateurs du président russe.

Comme il fallait s’y attendre, elle est plus en plus reprise à l’étranger (cf références ci-dessous).

Le terme de paranoïaque est dans le langage courant le plus souvent utilisé dans son sens faible, pour désigner quelqu’un qui se croit persécuté par son entourage. On en trouve une définition plus précise sur le site https://aqpamm.ca/la-paranoia-et-les-troubles-associes/ La paranoïa n’est pas un trouble en soi, mais plutôt un symptôme retrouvé dans plusieurs problématiques telles que le trouble de personnalité paranoïaque, le trouble délirant, la schizophrénie ou une conséquence de l’abus de substances par exemple. Les symptômes de la paranoïa peuvent provoquer un sentiment de peur, de colère et de trahison chez la personne qui la vit. Par ailleurs, certaines croyances et comportements sont souvent retrouvés chez les personnes présentant des symptômes de paranoïa : la méfiance, l’hypervigilance, la difficulté à pardonner, l’attitude défensive face à des critiques, la préoccupation de motifs cachés, la peur d’être trompées ou exploitées. Ces croyances peuvent sembler étranges et impossibles (par exemple que le FBI contrôle ses proches), ou sembler plausibles mais exagérées (par exemple qu’un conjoint soit infidèle). Qu’elles soient plausibles ou non, les pensées paranoïaques sont souvent irrationnelles, c’est-à-dire qu’elles persistent malgré la présentation de preuves contraires à ces pensées.

Un homme politique, à la tête d’une grande puissance mondiale, peut-il prendre des décisions paranoïaques sans en être empêché par les autres cercles du pouvoir ? L’histoire a montré que cela a été souvent le cas, concernant Adolf Hitler par exemple. Celui-ci a pu sans en être empêché, mettre en place la « solution finale » visant à exterminer les Juifs sans que personne ne l’accuse en ce cas, de paranoaïa. Or cette extermination a résultée d’une paranoïa collective que personne ne conteste aujourd’hui.

Mais peut-on raisonnablement évoquer la paranoïa à l’occasion de la récente invasion militaire russe en Ukraine ? Certains analystes, hors Russie, estiment qu’il s’était agi d’une décision justifiée. Poutine aurait appris par ses services que le Pentagone avait décidé de faire de l’Ukraine la base avancée d’une offensive de l’Otan dirigée contre la Russie. Il aurait réagi sans attendre.

A ce jour, si cette offensive est apparue comme mal préparée, elle n’était pas pour autant paranoïaque. Elle était mal informée ou maladroite

Références

https://www.leparisien.fr/video/video-poutine-a-compris-que-les-carottes-etaient-cuites-le-maitre-du-kremlin-bientot-demis-de-ses-fonctions-01-04-2022-JGAO2UGVWNBM7EV4ASDDST5EW4.php

Alexandre Adler, journaliste et historien, perçoit dans la guerre russo-ukrainienne une tentative désespérée de Vladimir Poutine de rester au pouvoir. Ce spécialiste du monde russe, qui s’enorgueillit d’amitiés parmi les plus hautes sphères du pouvoir, affirme que les rumeurs lancées il y a quelques semaines concernant la maladie de Parkinson de Vladimir Poutine seraient avérées : « Des hackeurs russes, américains et israéliens ont affirmé que cette information provenait directement du Kremlin : ça ne peut donc pas être une fake news ». Pour le journaliste, cette information serait non seulement avérée mais marquerait aussi le début de la fin du règne de Poutine, comme une sorte de message lancé par ceux qui veulent destituer Poutine.

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/vladimir-poutine-de-plus-en-plus-erratique-lusage-de-steroides-en-cause_489199

Pourquoi Vladimir Poutine en ferait-il usage ? Toujours d’après ces sources, le président russe les prendrait dans le cadre d’un traitement contre le cancer. En attesterait l’apparence “gonflée” du politique âgé de 69 ans, mais également le fait que le président choisisse de garder à distance les visiteurs du Kremlin. Autres hypothèses, le chef d’État lutterait contre “un trouble cérébral causé par la démence”, ou encore, “la maladie de Parkinson”. Selon une des sources proches du pouvoir, relayée par nos confrères outre-Manche, “il y a eu un changement identifiable dans sa prise de décision au cours des cinq dernières années environ. Ceux qui l’entourent constatent un changement marqué dans la cohérence et la clarté de ses propos et dans sa façon de percevoir le monde qui l’entoure. »

Grand décisionnaire des attaques visant l’Ukraine, Vladimir Poutine intrigue le monde entier. Et nombre d’experts se sont penchés sur la psyché de la tête pensante du Kremlin. Selon les propos d’une source anonyme à la journaliste russe Farida Rustamova sur les ondes de RTL, le 8 mars dernier, le moral du dirigeant semblerait “sans cesse se dégrader”. Ce dernier se sentirait même “en permanence insulté et attaqué. Une paranoïa qui atteint le seuil de l’absurdité”. Au début du mois de mars, le site d’informations Slate a lui avancé l’idée que Vladimir Poutine pourrait être atteint du symptôme d’Hubris, “selon les médecins qui l’ont observé récemment”. Soit un narcissisme aigu et “une confiance en soi hypertrophiée” amenuisant la lucidité.

Article écrit en collaboration avec 6Médias

Depuis le 25 février dernier, date de l’invasion des troupes russes en Ukraine, la santé mentale de Vladimir Poutine a souvent été questionnée, notamment par des chefs d’États. C’est aujourd’hui des sources issues des services de renseignements Five Eyes qui avanceraient différentes hypothèses concernant le président russe, selon les informations du Daily Mail. Five Eyes regroupent des services de renseignements d’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni et des États-Unis. Et d’après eux, le comportement “de plus en plus erratique«  du chef d’État russe serait peut-être liée à l’usage de stéroïdes.

Titre_______

Moscou sombre peu à peu. Depuis l’invasion de l’Ukraine, le moral du dirigeant russe Vladimir Poutine semble « sans cesse se dégrader » révèle RTL ce mardi 8 mars. Selon les membres de son cercle très fermé, le président Russe « se sent en permanence insulté et attaqué. C’est une paranoïa qui atteint le seuil de l’absurdité », a révélé une source, à la journaliste russe Farida Rustamova. Alors qu’elle officiait auparavant pour les services russes de la BBC, celle-ci a pu s’entretenir exclusivement avec « des officiels du Kremlin de diverses responsabilités et des parlementaires russes« .

Dans son rapport, cité par Business Insider, la journaliste indépendante émet un constat édifiant : « Ils sont nombreux à être découragés, effrayés et pessimistes ». La majorité des parlementaires et officiers russes « en désaccord avec ses agissements » ont été mis à l’écart par Vladimir Poutine. Pire encore, « personne ne se réjouit de cette invasion » et « beaucoup estiment que c’est une erreur ». Plus que jamais, l’inquiétude gagne du terrain en Russie.

02/04/2022 L’Ukraine bien placée dans la guerre digitale

La guerre digitale pourrait permettre à l’Ukraine de résister aux blindés et aux armements classiques de la Russie. Dans ce cas, cette guerre jouerait un rôle essentiel dans la reconstruction du pays.

Depuis quelques temps déjà un « vice-ministre à la transformation digitale » nommé Alex Bornyakof, avait été désigné. Avec la guerre il est devenu un membre influent du gouvernement. Il incite dorénavant tous les règlements commerciaux à abandonner le dollar ou l’euro pour diverses crypto-monnaies

On nomme cryptomonnaie ou cryptodevise une monnaie numérique émise par chacun et sans nécessité de banque centrale, utilisable au moyen d’un réseau informatique décentralisé. On parle aussi d’échange pair à pair où chaque entité est tantôt client tantôt serveur contrairement au modèle client-serveur. Un système pair à pair peut être partiellement centralisé (une partie de l’échange passe par un serveur intermédiaire ou totalement décentralisé (les connexions se font entre participants sans infrastructure particulière).

De telles monnaies, qui ne laissent pas de traces évidentes, sont très appréciées par les fraudeurs et hackeurs de toutes sortes. L’Ukraine, qui avant la guerre n’était pas réputée comme très respectueuse des lois et règlements internationaux, en faisait un grand usage.

Aujourd’hui; grâce à cette compétence, a été mis en place un Crypto-fond de la République d’Ukraine, qui accepte des dons en crypto-monnaies, telle que le Bitcoin ou envoyés via Ethereum. Ethereum est un protocole d’échanges décentralisés permettant la création par les utilisateurs de contrats dits intelligents. Ces contrats intelligents sont basés sur un protocole informatique permettant de vérifier ou de mettre en application un contrat mutuel ne nécessitant pas le recours à des banques ou à des notaires.

Le gouvernement ukrainien aurait déjà reçu plusieurs dizaines de millions de tels dons lui ayant permis de se procurer des équipements militaires de première nécessité.

A ces dispositif s’ajoute l’appel à plus de 300.000 hackers volontaires pour pratiquer des cyberattaques visant des utilisateurs russes de l’internet mondial.

Cette cyberwar semble produire des résultats. Le 3 mars 2022 le gouvernement russe a constaté qu’un nombre sans précédents de ses sites étaient attaqués. Les mesure de protection prennent un temps considérable .

https://www.euronews.com/next/2022/03/17/cyber-war-russian-state-websites-hit-by-unprecedented-attacks-amid-ukraine-invasion

https://solution.les-investisseurs.com/formation-crypto-monnaie-bitcoin/

01/04/2022. Des escadrilles de drones ukrainiens pilotés.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bayraktar_TB2

Le Bayraktar TB2 est un drone turc dit MALE (moyenne altitude longue endurance). Il a été mis au point en Turquie à partir de 2012 et expérimenté par l’armée turque en Irak et en Syrie. Aujourd’hui, en conséquence des bonnes relations entre la Turquie et l’Ukraine, il commence à être utilisé par l’armée ukrainienne de Volodimir Zelensky contre les unités russes engagées en Ukraine.

Le Bayraktar TB2 ressemble à un avion de chasse de petite taille. Ii n’a pas de poste de pilotage. Au combat, il est piloté par des opérateurs humains terrestres. Ceux-ci disposent de postes de travail mobiles accédant à un vaste réseau d’informations numériques fournies par les unités terrestres et les autres drones.

Alors que son armée aérienne a subi de très grosses pertes dès les premières heures de l’invasion russe sur son sol, l’Ukraine fait mieux que se défendre face aux raids ennemis. Outre l’efficacité des missiles sol-air, c’est grâce à sa maîtrise des  Bayraktar que l’Ukraine parvient à résister aux Russes et à créer de gros dommages.

Selon Aviation week , il existe en Ukraine une unité d’élite de pilotes de drones, appelée Aerorozvidka. Elle comporte une cinquantaine d’équipes, parfaitement coordonnées Son point fort est de frapper la nuit pendant que les militaires russes dorment..

Aviation Week (accès payant https://aviationweek.com/aerospace/emerging-technologies/drone-technology-propels-turkeys-defense-diplomacy-exports

Au départ, il s’agissait d’un groupe de défenseurs civils ukrainiens qui avait utilisé le financement participatif pour lancer Aerorozvidka en 2014. Il y a huit ans, cette unité avait déjà posé des problèmes aux Russes lors de l’annexion de la Crimée. Depuis, cette organisation s’est professionnalisée et son efficacité lui a même permis d’être intégrée aux Forces armées ukrainiennes en 2015.

Cette escadrille s’appuie notamment sur les Bayraktar TB2, ces drones de fabrication turque, peu coûteux et endurants, capables d’effectuer des frappes aériennes sur des chars, des camions de ravitaillement, des véhicules transportant du matériel électronique et d’autres cibles.

Selon Time https://time.com/6153197/ukraine-russia-turkish-drones-bayraktar/), cette unité de drones d’élite ukrainienne a détruit des dizaines de « cibles prioritaires » en attaquant les forces russes pendant leur sommeil. Elle effectuerait chaque jour 300 missions(?) !

Le jour, il s’agit simplement de repérer les mouvements de troupe pour ensuite mieux les surprendre la nuit.

« Les forces russes sont statiques lorsque la nuit tombe, explique l’un des pilotes . Leur peur des bombardements ukrainiens les oblige à cacher leurs chars dans les villages entre les maisons, sachant que l’artillerie conventionnelle ne peut pas risquer de toucher des civils. »

Les pilotes de Bayraktar TB2 assurent qu’ils sont si précis qu’ils peuvent s’approcher des cibles sans causer de dommages collatéraux.

Une précision qu’ils doivent aussi à la qualité de leur connexion entre le drone et leur poste de commandement. Ils utilisent  Starlink, d’Elon Munsk et son réseau de satellites fournisseurs d’internet. « Si nous utilisons un drone de nuit avec une vision thermique, il peut se connecter à l’artilleur et effectuer une acquisition de cible », confirme Yaroslav Honchar, le responsable de l’Aerorozvidka.

Une approche en deux étapes

Cette acquisition de cible s’effectue en deux temps, via deux types de drones. Il y a d’abord la phase de repérage avec un drone grand public comme le DJI Mavic 2 Enterprise. Avec sa caméra thermique, il est utilisé pour localiser les véhicules militaires russes. Ensuite, le groupe envoie un grand drone octocoptère construit sur mesure, capable de larguer des grenades antichars avec précision.

« La nuit, il est impossible de voir nos drones, conclut un soldat d’Aerorozvidka, sous couvert d’anonymat. Nous recherchons spécifiquement le camion le plus important du convoi, puis nous le touchons avec précision et nous pouvons le faire très bien avec des dommages collatéraux très faibles – même dans les villages, c’est possible. La nuit, on peut davantage se rapprocher. »

Une stratégie à laquelle la Russie envisage de répondre puisque le New York Times rapporte que les Russes ont désormais décidé d’effectuer leurs bombardements de nuit, à la fois pour être moins visibles pour les missiles sol-air, mais aussi pour répondre à ces attaques de drones.

31/3/2022. Budget de la Nasa pour 2023

Alors que les Etats-Unis peinent aujourd’hui à maintenir leur domination dans les domaines économiques ou même militaires, notamment face à la Chine, ils ont plus que jamais l’intention de renforcer leur actuelle domination ou souveraineté dans le domaine de l’espace. Ceci qu’il s’agisse de l’espace sous-orbital ou orbital, de l’espace interplanétaire, de l’espace planétaire proche (Lune, Mars) ou de l’espace galactique profond

En témoigne le budget de 26 milliards de dollars que vient de présenter la Nasa pour l’année 2023. A ce budget, il faudrait ajouter ceux des agences militaires et forces armées qui restent confidentiels.

https://www.space.com/nasa-budget-request-26-billion-for-2023

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/nasa-nouveau-budget-faramineux-nasa-propose-maison-blanche-97649/

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Alors que l’ESA, l’Agence spatiale européenne, s’est dotée d’un budget « record » de 14,4 milliards de dollars pour la période 2020-2024, l’administration Biden propose 26 milliards de dollars à la Nasa pour la seule année 2023. 

Retourner sur la Lune dès 2025

Sans surprise, le budget prévoit de renforcer la position dominante des États-Unis dans de nombreux domaines, dont, et cela ne surprendra personne, les vols habités et l’exploration. En course avec la Chine pour s’installer durablement sur la Lune, la Nasa souhaite avec son programme Artemis prendre une longueur d’avance. L’administration Biden prévoit de dépenser 7,6 milliards de dollars pour l’exploration, ce qui lui semble suffisant pour permettre le retour d’Américains sur la Lune dès 2025. Un optimisme que nous ne partageons pas – 1,5 milliard de dollars sont prévus pour les atterrisseurs lunaires d’Artemis.

Alors que l’on aurait pu penser que la durée de vie de la Station spatiale internationale soit réduite en raison de la crise sans précédent que traversent les relations spatiales entre les Occidentaux, les Japonais et les Russes, l’administration Biden prévoit toujours de l’utiliser jusqu’en 2030. 224 millions de dollars sont prévus pour aider le secteur privé américain à lancer le développement et la mise en service de stations spatiales commerciales de façon à amorcer une transition avec l’ISS et ne pas laisser les États-Unis sans « maison » en orbite basse. Toujours en orbite basse, le développement économique des orbites basses est pris très au sérieux par les États-Unis qui prévoient d’y consacrer quelque 1,6 milliard de dollars pour aider la recherche et le développement de technologies qui pourraient servir à tout un tas de nouvelles activités dont certaines n’existent pas encore. Les perspectives d’avenir de ce LEO hub promettent des débouchés commerciaux et un important panel de nouvelles activités. Elles prennent l’allure d’une nouvelle course à l’espace – cette fois-ci commerciale, et encore plus rapide que celle des années 1960 –  et que semblent avoir déjà perdue l’Europe et l’Agence spatiale européenne.

Des missions d’observation de la Terre inédites 

Dans le domaine des Sciences, près de 8 milliards de dollars pourraient être dépensés (7,988 exactement). 2,4 milliards de dollars sont prévus pour les Sciences de la Terre avec la poursuite du développement des missions GeoCarb (observatoire géostationnaire du carbone), de l’observatoire de la radiance et de la réfractivité absolues du climat CLARREO-Pathfinder et de PACE. Cette mission inédite sera capable de collecter des mesures radiométriques et polarimétriques de l’océan et de l’atmosphère, à partir desquelles seront relevées des données océaniques, écologiques et biogéochimiques, ainsi que des données portant sur les nuages et les particules aérosols

Les missions réalisées en collaboration internationale Nisar avec l’Inde et Swot avec la France sont, elles aussi, confortées. Nisar est un satellite d’observation de la Terre qui embarquera pour la première fois un radar à synthèse d’ouverture qui utilisera deux fréquences radar différentes : la bande L et la bande S. Quant à Swot, il s’agit d’un satellite d’altimétrie de nouvelle génération qui s’inscrit dans la continuité de Jason-1-2-3. Cette mission est destinée à l’étude de la topographie des océans et des eaux de surface continentales, lacs et cours d’eau, le débit des rivières, et à déterminer de façon à la fois très fine et très précise le niveau des océans.

Les missions réalisées en collaboration internationale Nisar avec l’Inde et Swot avec la France sont, elles aussi, confortées. Nisar est un satellite d’observation de la Terre qui embarquera pour la première fois un radar à synthèse d’ouverture qui utilisera deux fréquences radar différentes : la bande L et la bande S. Quant à Swot, il s’agit d’un satellite d’altimétrie de nouvelle génération qui s’inscrit dans la continuité de Jason-1-2-3. Cette mission est destinée à l’étude de la topographie des océans et des eaux de surface continentales, lacs et cours d’eau, le débit des rivières, et à déterminer de façon à la fois très fine et très précise le niveau des océans.

Pour les sciences planétaires, ce sera 3,16 milliards de dollars. Toutes les missions prévues seront financées. Que ce soit la mission de retour d’échantillons martiens MSR, Viper qui a pour objectif de découvrir de l’eau dans le sous-sol du pôle Sud lunaire ou Europa Clipper à destination de la lune Europe de Jupiter. Quant aux missions liées aux astéroïdes et à la protection planétaire comme Dart et NEO-Surveyor, elles sont aussi financées.

Des observatoires spatiaux pour répondre à des questions nouvelles

Concernant les sciences spatiales, 1,556 milliard de dollars sont proposés pour poursuivre la réalisation de l’observatoire Nancy Grace Roman qui devrait définir le destin de l’Univers (entre autres), SPHEREx, pour explorer les origines de l’Univers et de la vie et le télescope spatial gamma pour étudier l’évolution de la Voie lactée (Cosi). On notera que le budget propose la clôture de la mission de l’Observatoire stratosphérique pour l’astronomie infrarouge (Sofia), conformément aux conclusions de l’enquête décennale concernant sa faible productivité scientifique.

L’héliophysique, les relations Terre-Soleil et l’influence du Soleil dans le Système solaire ne sont pas oubliées avec 760 millions. Plusieurs missions seront soutenues. Le budget soutient les efforts visant à améliorer les prévisions météorologiques spatiales.

On l’oublie souvent, mais la Nasa ce n’est pas seulement le spatial. C’est aussi une agence qui œuvre dans le domaine de l’aviation. Quelque 970 millions de dollars sont prévus, dont 500 pour réduire l’impact climatique de l’aviation et amorcer ou renforcer le développement de technologies nécessaires à l’avion zéro émission. Les programmes X-59 (avion supersonique) et X-57 (avion électrique) sont confortés.

30/03/2022. Un saut technologique, industriel et stratégique pour le Rafale français

C’est ce que représentera le standard F4 correspondant à la nouvelle génération de l’avion de combat de Dassault Aviation prévue pour 2024

Cette version modernisée permettra au pilote de tirer des bombes bien plus importantes sur coordonnées GPS. Le pilote rentrera les coordonnées GPS de la cible, avant ou pendant le vol et sera en mesure de tirer dans un périmètre de 50 kilomètres des bombes allant jusqu’à une tonne.

Le F4 sera également équipé d’un viseur de casque Scorpion, fourni par Thales. Il s’agit d’une grande première sur le Rafale. Jusqu’à présent, le pilote devait aligner l’appareil en direction de la cible pour viser. Désormais, il aura simplement à tourner la tête en direction de l’avion ennemi et pourra ainsi viser grâce à un affichage sur son casque. Lorsque le succès de la mission se joue en quelques fractions de secondes, la compréhension rapide de l’environnement tactique et l’interaction facilitée avec les autres systèmes d’armes sont décisifs.

Le Rafale va également jouir d’un développement important de ses fonctions de combat collaboratif. Les communications et échanges de données entre appareils seront démultipliées grâce au système de radio CONTACT, compatible avec le système Scorpion de l’Armée de Terre.

Enfin, le système de maintenance ira encore plus loin. Depuis la première génération, les Rafales sont équipés d’un système d’auto-diagnostic leur permettant de prévoir la maintenance des éventuels problèmes ou réparations à effectuer. Sur ce nouveau standard, le système sera à “maintenance prédictive”, ce qui signifie que les réparations seront anticipées. De quoi réduire les coûts et améliorer la disponibilité des appareils, de 275 h/an jusqu’à 300 h/an.

Ces informations ont été reçues avec intérêt par les pays actuels ou futurs utilisateurs de Rafale. Dans le même temps cependant, Lockheed Martin (USA) devrait vendre pour 33 milliards d’euros 440 F-35 à onze pays, dont cinq d’Europe (Danemark, Italie, Norvège, Pays-Bas et Royaume-Uni). Où est l’Europe de la défense ?

On rappellera que ces derniers mois, les F-35 ont accumulé les dysfonctionnement. Citons notamment l’US Navy qui a perdu l’un de ses F-35C (version embarquée CATOBAR) après un appontage raté pour une raison inconnue sur le porte-avions USS Carl Vinson (CVN-70) le 24 janvier 2022. Précédemment le 30 novembre 2021 un F-35 britannique s’était perdu en Méditerranée.

28/03/2022 Cesser de diaboliser Poutine

Pour tous les Etats en conflit, aussi puissantes que soient leurs forces militaires, il est indispensable de montrer que les forces adverses sont au service de gouvernements criminels ou corrompus, sinon déments au sens propre du terme.

C’est la raison pour laquelle Vladimir Poutine est présenté aux opinions européennes et nord-américaines comme représentant un danger mondial. Selon les cas, il est dépeint comme un dictateur proche de ce que fut Hitler ou Staline, ou bien comme incapable de prendre des décisions raisonnables, voire comme un fou drogué. Il n’est, faut-il le dire, rien de tout cela .

Le paradoxe est d’autant plus grand que dans le même temps Joe Biden l’actuel président des Etats, commandant les forces armées les plus puissantes du monde, est gentiment moqué pour son langage incohérent.

Les médias occidentaux, au service pour la plupart du grand capital financier américain, ne font rien pour redresser cette image de Poutine. Il est vrai qu’ils ne risqueront plus d’être contredits par la presse russe, désormais interdite d’antenne dans l’Union européenne.

Quant on veut par exemple consulter rt.com, on obtient ce message Ce site est inaccessible rt.com n’autorise pas la connexion.

28/03/2022 Les « sanctions » contre la Russie

L’Ouest va-t-il continuer à se sanctionner lui-même ?

L’Ouest (Les Etats-Unis et leurs alliés européens) avaient vertueusement réagi aux dernières « opérations spéciales » de la Russie, pour ne pas dire à la guerre menée par cette dernière pour réintégrer l’Ukraine dans ce que l’on nommait jadis le Bloc Soviétique.

Ainsi la Russie a-elle été menacée par l’Ouest de ne plus pouvoir exporter de pétrole ou de semences et céréales vers l’Union européenne. Ce fut seulement quelques jours après que le même Ouest a paru découvrir que, faute des sources d’énergies nucléaires et des terres agricoles en jachère dont disposait la France, il faudrait continuer à faire appel à la Russie.

Il y a plus grave. L’Ouest a découvert maintenant qu’en conséquence de la guerre menée sur son sol, l’Ukraine ne pourra plus alimenter en grains et semences les nombreux pays qui en Afrique et au Moyen Orient comptaient sur ces exportations pour faire la soudure. Un effondrement économique (cf. Bruno Le Maire) voire de véritables famines, plus ou moins longues, devraient s’en suivre.

On notera qu’aucun des pays du continent africain ni des régions d’Asie occidentale, d’Asie centrale, d’Asie du Sud et du Sud-Est n’a imposé de sanctions à la Russie. À l’issue d’une visite à Hanoï, le Premier ministre malaisien Ismail Sabri Yaakob a déclaré : “Nous avons discuté du conflit russo-ukrainien et convenu que la Malaisie et le Vietnam resteraient neutres sur cette question. Quant aux sanctions contre la Russie, nous ne les soutenons pas. Les parties ne soutiennent pas les sanctions unilatérales ; nous ne reconnaissons que les restrictions qui pourraient être imposées par le Conseil de sécurité des Nations unies”.

27/03/2022 Iter. Etat d’avancement

Au 27/03 on trouve dans 20 Minutes, que nous remercions, les informations suivantes concernant l’avancement du programme international Iter. Ce programme vise à réaliser le prototype d’un réacteur à fusion. La technique de la fusion permettra d’obtenir contrairement à l’actuelle fission, une énergie nuclaire abondante et sans déchets radioactifs.

En passant le sas d’entrée du bâtiment où est actuellement assemblé le futur Tokamak d’Iter, le gigantisme et la puissance suggérée par cette installation désarçonnent. « C’est ici qu’on va allumer le petit soleil », présente Robert Arnoux, le directeur de la communication d’Iter. C’est dans cette cuve de 30 mètres de haut et 30 mètres de diamètre que la communauté internationale entend reproduire artificiellement la réaction nucléaire qui se produit au cœur du soleil et des étoiles. e programme de recherche ambitionne « d’offrir à l’humanité une source d’ énergie propre, sans déchet nucléaire et virtuellement inépuisable ».

Iter, c’est quoi ?

Iter est une organisation internationale dont le site de recherche et d’expérimentation est installé dans le nord des Bouches-du-Rhône, à la frontière du Var, du Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence. Environ 1.200 chercheurs et 2.500 personnes sur les chantiers y travaillent. Elle est financée par sept membres, représentant 35 pays (l’Union Européenne, les USA, la Chine, l’Inde, la Russie, la Corée-du-Sud et le Japon), et comptant plus de la moitié de la population mondiale et 80 % du PIB.

Le site s’étend sur 180 hectares – dont 42 de bâtis, sur lequel sont implantés une cinquantaine de bâtiments à vocation industrielle. La pièce maîtresse de cette installation, le tokamak Iter (une chambre sphérique de confinement magnétique dans laquelle sont produites les réactions nucléaires), est en cours d’assemblage. Celui-ci a démarré en mai 2020 et devrait s’achever courant 2025. Avec un volume de 850 m3 (30 mètres de haut pour 30 mètres de diamètre), il présente des dimensions sans équivalent.

La fusion, comment ça marche ?

Les réacteurs nucléaires que nous connaissons actuellement fonctionnent sur le principe de la fission, qui consiste à casser des noyaux atomiques d’uranium et de plutonium en projetant dessus un neutron. La fusion nucléaire, au contraire, vise à réunir deux noyaux de deutérium et de tritium (des variants de l’hydrogène) sous l’effet d’une très haute pression et d’une chaleur dantesque (150 millions de degrés Celsius, soit 10 fois celle du soleil). Des conditions dans lesquelles la matière est à l’état de plasma, celle que l’on retrouve au cœur des étoiles. Cette fusion entraîne la libération d’un neutron qui, en percutant les parois du tokamak, dégage de la chaleur. Celle-ci est ensuite récupérée pour alimenter une turbine, à l’instar des installations électriques classiques.

Quelles sont les difficultés ?

Aucun matériau connu ne résiste à pareille température. Alors les scientifiques ont recours à de monumentaux aimants refroidis par cryogénie qui ceinturent l’intérieur de l’édifice et y contiennent la fusion.

Pour l’heure, ils sont déjà parvenus sur de tout petits tokamaks (30 m3), à générer des plasmas non nucléaires, en fusionnant des noyaux d’hydrogène. Mais les scientifiques se heurtent à différents écueils, à commencer par l’instabilité de cette réaction qui a pour l’heure était maintenue au maximum 17 minutes et 36 secondes, le 6 janvier dernier dans le tokamak chinois. Au cours de cette séquence, les scientifiques sont parvenus à produire presque autant d’énergie que celle consommée lors de l’impulsion pour atteindre l’état de plasma.

Aussi, le petit volume de ces tokamaks à hydrogène ne permet pas d’envisager la création de plasma nucléaire. Des écueils que l’envergure du tokamak d’Iter devrait permettre de surmonter.

C’est pour quand ?

L’assemblage du tokamak Iter, dont la construction a commencé en mai 2020, devrait produire son premier plasma courant 2026. 60 % des pièces, construites dans les différents pays membres, ont déjà été livrées.

Les scientifiques se donnent ensuite dix ans pour prendre en main la machine et vérifier l’alignement des champs magnétiques avant de lancer le premier plasma nucléaire. « L’objectif d’Iter est de démontrer la faisabilité technique, scientifique et industrielle de la fusion nucléaire de l’hydrogène. Celui-ci sera atteint lorsque les réactions produiront dix fois plus d’énergie que celle injectée pour lancer la réaction », explique Robert Arnoux. « Dans un gramme d’hydrogène, se trouve l’équivalent énergétique de huit tonnes de pétrole. Mais ceux qui ont posé les premières pierres de cette aventure n’en verront pas l’application industrielle », conclut celui qui compare souvent le projet Iter avec celui des cathédrales ; une cathédrale pour le XXIe siècle.

26/03/2022 La théorie de la gravitation quantique se précise

Ce terme désigne une théorie hypothétique visant à décrire l’univers d’une façon compatible tant avec la théorie de la relativité générale d’Einstein qu’avec celles de la physique quantique.

Rappelons que pour la première théorie, une particule de la physique einsténienne pourrait être décrite par des cordonnés la situant dans l’espace-temps où nous vivons. Pour la seconde, celle de la physique quantique, une particule ne peut avoir de coordonnées précises. Elles varient selon les conditions de l’observation. C’est ce que précise l’équation de Schrödinger.

La physique quantique repose sur plusieurs postulats, tous vérifiés :
La dualité onde-corpuscule : les objets quantiques peuvent être décrits au niveau microscopique comme des ondes. C’est le cas notamment avec la lumière, qui est portée par un photon, une particule, et qui se comporte comme une onde.
La superposition des états : une particule peut être dans plusieurs états à la fois. Un électron qui tourne autour d’un atome peut être sur tous les points de l’orbite en même temps, et à toutes ses vitesses possibles.
La quantification : certaines données de ces particules, comme l’énergie, ne peuvent pas prendre toutes les valeurs possibles pour autant. Ses valeurs forment un ensemble de résultats, que l’on appelle « quanta » et qui donnent leur nom à la physique quantique.
Le principe d
indétermination : on ne peut pas donner en même temps avec exactitude la position et la vitesse d’une particule. Cette incertitude est structurelle et répond au hasard (on utilise des calculs de probabilités). Albert Einstein n’aimait d’ailleurs pas ce principe et avait déclaré « Dieu ne joue pas aux dés ». Niels Bohr, l’un des pères de la physique quantique lui avait répondu : « Qui êtes-vous pour dire à Dieu ce qu’il doit faire? »
La mesure influe sur
l’état de la particule : une fois mesuré, l’état de la particule n’est plus superposé. C’est la conclusion de la célèbre expérience de pensée d’Erwin Schrödinger. Un chat est enfermé dans une boîte avec un flacon de gaz mortel relié à un matériau radioactif. SI la radioactivité dépasse un certain seuil, le flacon est cassé et le chat est empoisonné. Selon le principe de superposition des états, le chat dans sa boîte close est donc à la fois mort et vivant. Si on ouvre la boîte, et donc si on prend une mesure, on connait l’état réel du chat.
L’effet tunnel : un objet quantique peut traverser un obstacle, comme une partie du noyau d’un atome le fait avec la radioactivité.
L’intrication : deux particules peuvent former un système lié. Quand l’une bouge, l’autre aussi. Et cela, quelle que soit la distance entre les deux mais sans échanges d’informations.


Pour Rana Adhikari, professeur de physique à Caltech, il devrait être possible désormais l’observer la pertinence de la théorie de la gravitation quantique.

Dans ce but, il fait l’hypothèse selon laquelle l’espace n’est pas parfaitement homogène. Dans cette hypothèse, l’espace serait constitué de particules infiniment petites, qu’il nomme par analogie des pixels. Un pixel d’espace est si petit qu’agrandi à la taille d’un grain de sable, ce grain de sable deviendrait aussi grand qu’une galaxie. Selon lui, si l’on retenait cette hypothèse d’un monde pixélisé, les contradictions évoquées ci-dessus entre relativité générale et physique quantique disparaîtraient. La théorie de la gravitation quantique deviendrait enfin utilisable pour décrire l’univers à toutes échelles.

Encore faudrait-il trouver des preuves expérimentales de cette pixelisation de l’espace. La professeure de physique théorique Kathryn Zurek suggère que de telles preuves pourraient être trouvées dans l’observation des trous noirs. Elle a fondé un groupe de travail rassemblant des théoriciens et des praticiens, nommé Quantum gRavity and Its Observational Signatures (QuRIOS). Elle espère ainsi pouvoir préciser ce que serait la gravitation quantique.

Accessoirement, le concept de trou noir serait précisé. S’agirait-il de domaines d’espace si dense et où la gravité serait si forte que rien ne sortirait du cœur du trou noir. Ou s’agirait-il de portes entrouvertes vers d’autres univers ?