03/04/2022 Poutine serait-il paranoïaque?

La question est semble-t-il de plus en plus posée, y compris semble-t-il au Kremlin, dans le cercle des collaborateurs du président russe.

Comme il fallait s’y attendre, elle est plus en plus reprise à l’étranger (cf références ci-dessous).

Le terme de paranoïaque est dans le langage courant le plus souvent utilisé dans son sens faible, pour désigner quelqu’un qui se croit persécuté par son entourage. On en trouve une définition plus précise sur le site https://aqpamm.ca/la-paranoia-et-les-troubles-associes/ La paranoïa n’est pas un trouble en soi, mais plutôt un symptôme retrouvé dans plusieurs problématiques telles que le trouble de personnalité paranoïaque, le trouble délirant, la schizophrénie ou une conséquence de l’abus de substances par exemple. Les symptômes de la paranoïa peuvent provoquer un sentiment de peur, de colère et de trahison chez la personne qui la vit. Par ailleurs, certaines croyances et comportements sont souvent retrouvés chez les personnes présentant des symptômes de paranoïa : la méfiance, l’hypervigilance, la difficulté à pardonner, l’attitude défensive face à des critiques, la préoccupation de motifs cachés, la peur d’être trompées ou exploitées. Ces croyances peuvent sembler étranges et impossibles (par exemple que le FBI contrôle ses proches), ou sembler plausibles mais exagérées (par exemple qu’un conjoint soit infidèle). Qu’elles soient plausibles ou non, les pensées paranoïaques sont souvent irrationnelles, c’est-à-dire qu’elles persistent malgré la présentation de preuves contraires à ces pensées.

Un homme politique, à la tête d’une grande puissance mondiale, peut-il prendre des décisions paranoïaques sans en être empêché par les autres cercles du pouvoir ? L’histoire a montré que cela a été souvent le cas, concernant Adolf Hitler par exemple. Celui-ci a pu sans en être empêché, mettre en place la « solution finale » visant à exterminer les Juifs sans que personne ne l’accuse en ce cas, de paranoaïa. Or cette extermination a résultée d’une paranoïa collective que personne ne conteste aujourd’hui.

Mais peut-on raisonnablement évoquer la paranoïa à l’occasion de la récente invasion militaire russe en Ukraine ? Certains analystes, hors Russie, estiment qu’il s’était agi d’une décision justifiée. Poutine aurait appris par ses services que le Pentagone avait décidé de faire de l’Ukraine la base avancée d’une offensive de l’Otan dirigée contre la Russie. Il aurait réagi sans attendre.

A ce jour, si cette offensive est apparue comme mal préparée, elle n’était pas pour autant paranoïaque. Elle était mal informée ou maladroite

Références

https://www.leparisien.fr/video/video-poutine-a-compris-que-les-carottes-etaient-cuites-le-maitre-du-kremlin-bientot-demis-de-ses-fonctions-01-04-2022-JGAO2UGVWNBM7EV4ASDDST5EW4.php

Alexandre Adler, journaliste et historien, perçoit dans la guerre russo-ukrainienne une tentative désespérée de Vladimir Poutine de rester au pouvoir. Ce spécialiste du monde russe, qui s’enorgueillit d’amitiés parmi les plus hautes sphères du pouvoir, affirme que les rumeurs lancées il y a quelques semaines concernant la maladie de Parkinson de Vladimir Poutine seraient avérées : « Des hackeurs russes, américains et israéliens ont affirmé que cette information provenait directement du Kremlin : ça ne peut donc pas être une fake news ». Pour le journaliste, cette information serait non seulement avérée mais marquerait aussi le début de la fin du règne de Poutine, comme une sorte de message lancé par ceux qui veulent destituer Poutine.

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/vladimir-poutine-de-plus-en-plus-erratique-lusage-de-steroides-en-cause_489199

Pourquoi Vladimir Poutine en ferait-il usage ? Toujours d’après ces sources, le président russe les prendrait dans le cadre d’un traitement contre le cancer. En attesterait l’apparence “gonflée” du politique âgé de 69 ans, mais également le fait que le président choisisse de garder à distance les visiteurs du Kremlin. Autres hypothèses, le chef d’État lutterait contre “un trouble cérébral causé par la démence”, ou encore, “la maladie de Parkinson”. Selon une des sources proches du pouvoir, relayée par nos confrères outre-Manche, “il y a eu un changement identifiable dans sa prise de décision au cours des cinq dernières années environ. Ceux qui l’entourent constatent un changement marqué dans la cohérence et la clarté de ses propos et dans sa façon de percevoir le monde qui l’entoure. »

Grand décisionnaire des attaques visant l’Ukraine, Vladimir Poutine intrigue le monde entier. Et nombre d’experts se sont penchés sur la psyché de la tête pensante du Kremlin. Selon les propos d’une source anonyme à la journaliste russe Farida Rustamova sur les ondes de RTL, le 8 mars dernier, le moral du dirigeant semblerait “sans cesse se dégrader”. Ce dernier se sentirait même “en permanence insulté et attaqué. Une paranoïa qui atteint le seuil de l’absurdité”. Au début du mois de mars, le site d’informations Slate a lui avancé l’idée que Vladimir Poutine pourrait être atteint du symptôme d’Hubris, “selon les médecins qui l’ont observé récemment”. Soit un narcissisme aigu et “une confiance en soi hypertrophiée” amenuisant la lucidité.

Article écrit en collaboration avec 6Médias

Depuis le 25 février dernier, date de l’invasion des troupes russes en Ukraine, la santé mentale de Vladimir Poutine a souvent été questionnée, notamment par des chefs d’États. C’est aujourd’hui des sources issues des services de renseignements Five Eyes qui avanceraient différentes hypothèses concernant le président russe, selon les informations du Daily Mail. Five Eyes regroupent des services de renseignements d’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni et des États-Unis. Et d’après eux, le comportement “de plus en plus erratique«  du chef d’État russe serait peut-être liée à l’usage de stéroïdes.

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Moscou sombre peu à peu. Depuis l’invasion de l’Ukraine, le moral du dirigeant russe Vladimir Poutine semble « sans cesse se dégrader » révèle RTL ce mardi 8 mars. Selon les membres de son cercle très fermé, le président Russe « se sent en permanence insulté et attaqué. C’est une paranoïa qui atteint le seuil de l’absurdité », a révélé une source, à la journaliste russe Farida Rustamova. Alors qu’elle officiait auparavant pour les services russes de la BBC, celle-ci a pu s’entretenir exclusivement avec « des officiels du Kremlin de diverses responsabilités et des parlementaires russes« .

Dans son rapport, cité par Business Insider, la journaliste indépendante émet un constat édifiant : « Ils sont nombreux à être découragés, effrayés et pessimistes ». La majorité des parlementaires et officiers russes « en désaccord avec ses agissements » ont été mis à l’écart par Vladimir Poutine. Pire encore, « personne ne se réjouit de cette invasion » et « beaucoup estiment que c’est une erreur ». Plus que jamais, l’inquiétude gagne du terrain en Russie.

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