25/08/2022 La population mondiale devrait diminuer de 50% d’ici la fin du siècle.

Jusqu’à présent la quasi-totalité des démographes prévoient que, sauf catastrophe majeure, guerres ou pandémies, la population mondiale devrait spontanément atteindre 10 milliards d’humain en 3000. Rappelons que la population mondiale est le nombre d’êtres humains  vivant sur Terre à un instant donné. Aujourd’hui, l’ONU l’estime à 7,94 milliards à la mi-2022 et prévoit qu’elle atteindra 8 milliards le 15 novembre 2022.

Cette augmentation de la population tend cependant à ralentir avec une baisse mondiale plus ou moins importante de l’indice de fécondité. Le taux annuel de la croissance démographique de la population mondiale est tombé de 2,1 % au début des années 1960 à moins de 1 % en 2020. Il est plus important en Inde et même en Chine, le gouvernement ayant récemment renoncé pour différentes raisons à une croissance zéro.

Cette croissance démographique posera de plus de problèmes aux économies. Elle risque de dépasser les possibilités des agricultures mondiales. Il en sera de même des logements et de la production de biens manufacturés. Si elle se conjugue comme probable au réchauffement climatique, accompagné de désertification, des continents entiers, l’Afrique sub-saharienne en premier lieu, ne pourront plus faire face. Des migrations massives en résulteront, exploitées par le terrorisme islamique. Elles seront de plus en plus mal accueillies dans les pays plus riches.

Ceci dit, cette projection ne fait pas l’unanimité. Selon une étude parut le 22 août, James Pomeroy, économiste chez HSBC, défend la thèse qu’à la fin du siècle la Terre ne sera pas occupée par 10 milliards, mais par 4 milliards de personnes , soit un chiffre divisé par deux en 80 ans. Les causes seraient liées à une baisse de la natalité et une mortalité en hausse due au vieillissement de la population.

D’après James Pomeroy, la population mondiale diminuera de moitié à cause de la chute du taux de fécondité. Ceci tiendra notamment à la meilleure intégration des femmes sur le marché du travail, à la hausse de l’immobilier ou encore à un meilleur accès aux soins et aux pratiques contraceptives.

Toujours selon l’étude de l’économiste, certains pays continueront de connaître une hausse de leur population. Mais pour lui, « à Hong Kong, à Singapour, en Corée du Sud et à Taïwan, l’actuel taux de fécondité permet de prédire une division par deux de leur population d’ici à la fin du siècle. La Chine n’est pas loin de les rejoindre. Pour l’Europe,, la population aura diminué de moitié avant 2070, le continent risquant de perdre 400 millions d’habitants d’ici à 2100 ».

Enfin, James Pomeroy annonce que le taux de mortalité va fortement augmenter. Actuellement et dans les prochaines années, la population mondiale serait de plus en plus vieillissante.  Le moment viendra vite où la mortalité l’emportera sur la natalité.

La prédiction d’une perte de moitié de la population mondiale représente selon l’économiste, un espoir face au dérèglement climatique.

25/08/2022 Le Japon, 3e économie mondiale et Empire des sectes

Le jeune Tetsuya Yamagami, l’assassin présumé de l’ancien Premier ministre du Japon, Shinzo Abe , s’est exprimé sur les motivations de son geste. Il s’agirait d’une vengeance à l’encontre de la secte Moon, dont sa mère faisait partie et qu’il tient pour responsable de la ruine de sa famille, à cause de dons très importants que lui avait fait celle-ci.

L’Église de l’Unification ou Association de l’Esprit Saint pour l’Unification du christianisme mondial est une organisation religieuse fondée en Corée du Sud en 1954 par Sun Myung Moon. L’Église est également connue sous le nom de secte Moon. Wikipédia

L’Église de l’Unification est principalement connue pour son influence politique sur les gouvernements de la Corée du Sud, du Japon et d’autres grands pays asiatiques Elle repose sur des interprétations nouvelles de la Bible. Elle revendiquait en 2012 près de 3 millions de fidèles dans le monde. Au Japon, elle compte plusieurs dizaines de milliers de fidèles, pour lesquels la secte organise des mariages de masse. 

En France, pays qui s’honore d’être institutionnellement laïc et de pratiquer la séparation des églises et l’Etat, une telle aventure ne serait pas en principe possible. Jamais on y verrait aujourd’hui un président de la République assassiné pour une question religieuse, comme ce fut le cas lors des Guerres de Religions du 15e siècle.

Par contre, aux Etats-Unis et dans une moindre mesure en Russie, on pourrait cependant se demander si l’on ne trouverait pas des motivations mystiques dans des politiques telles que la « conquête « de l’espace.

24/08/2022 L’euro atteint son plus bas niveau en 20 ans face au dollar

Le dollar profite de la détermination affichée par plusieurs membres de la Réserve fédérale américaine de poursuivre le resserrement de la politique monétaire aux Etats-Unis quand l’Europe paye le prix de la crise énergétique qui menace le continent. A tel point que l’euro perdait 0,96%, ce lundi vers 17H30, à 0,9941 dollar, taux leun plus bas depuis 2002

L’Europe paye, à nouveau, le prix de la crise énergétique qui menace le continent, entraînant avec elle une récession. Les prix du gaz continuent d’atteindre des sommets. Le cours du gaz européen (contrat à terme du TTF néerlandais) a bondi de plus de 20% ce lundi pour s’élever à 295 euros le mégawatt/heure (MWh), s’approchant des records historiques atteints dans les premiers jours de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. (voir graphique, évolution sur une semaine).

En outre, l’Europe se prépare à une nouvelle fermeture du gazoduc Nord Stream 1 plus tard dans le mois Le géant gazier russe Gazprom a averti que les livraisons de gaz seraient interrompues pour « maintenance » du 31 août au 2 septembre, au risque de raviver la peur d’une pénurie en Europe, où la Russie est accusée de chantage énergétique.

La semaine pourrait être douloureuse pour l’euro. Pour l’instant, en 2022, la devise s’était ressaisie après avoir frôlé le seuil de la parité, mais « de mauvais indicateurs PMI -Purchases Management Indesmardi pourraient suffire à ancrer l’euro sous un dollar », prévient, Kit Juckes, analyste chez Société Générale.

Car de l’autre côté de l’Atlantique, malgré un léger affaiblissement de l’inflation américaine en juillet, la Réserve fédérale américaine (Fed) assure qu’elle va continuer de resserrer sa politique monétaire. Si certains cambistes avaient parié que la Fed allait ralentir le rythme de ses hausses pour éviter que l’économie ne tombe en récession, plusieurs responsables de l’institut monétaire se sont efforcés de les convaincre que la montée des taux allait se poursuivre.

Références

Cours au 24/08/2022
1 Euro égal 1,00 Dollar américain

Journées précédentes

22/08/2022lundi0,99457 USD
28/07/2022jeudi1,01959 USD
27/07/2022mercredi1,02014 USD
26/07/2022mardi1,01186 USD

24 août, 17:02 UTC 

24/08/2022. La Chine va-t-elle rester l’atelier du monde ?

C’est le terme qu’employait Cairn-info le 9 juin 2005 https://doi.org/10.3917/kart.bouis.2003.01.0235 .

On lit dans cet article  «  En raison de la large disponibilité de main-d’œuvre à bon marché, la Chine est en train de devenir l’atelier du monde. En effet, dans le bref laps de temps qui s’est écoulé depuis son accession à l’OMC, elle est devenue le point de passage obligé des exportations asiatiques vers les pays de la Triade (Japon, États-Unis, Union européenne). Non seulement les étapes d’assemblage se font de plus en plus en Chine, comme en témoigne l’augmentation considérable des flux d’investissement direct étranger et d’exportations asiatiques vers la Chine, mais également une certaine remontée en qualification des filières a eu lieu, qui se traduit par un gain de parts de marché chinoises sur les pays voisins et même sur les pays d’Europe.
Ainsi, les exportations chinoises vers les États-Unis ont littéralement explosé en 2002 tandis que celles des NPI (Nouveaux pays industrialisés) ont stagné.

Certes, les exportations de ces derniers vers la Chine ont beaucoup augmenté pendant la même période mais au total, la progression des exportations chinoises a été beaucoup plus forte que celle des NPI. Naturellement, une telle montée en régime des exportations chinoises n’a pu se produire sans une profonde modification du système productif. En effet, nous assistons à une réduction drastique de la part de l’industrie lourde au profit des biens de consommation courante…

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Le 22 /8/2022, six mois après l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe, on lit dans le WSWS https://www.wsws.org/fr/articles/2022/08/24/alle-a24.html,

Après le déploiement de la frégate Bayern l’année dernière, la Luftwaffe (armée de l’air) allemande étend désormais ses opérations à l’Indo-Pacifique.

Ces derniers jours, six des Eurofighters de l’escadre aérienne tactique 74 de Neuburg an der Donau, quatre A400M de l’escadre de transport aérien 62 de Wunstorf et trois A330 de l’unité de ravitaillement en vol multirôle basée à Eindhoven ont été déployés «pour la première fois depuis l’Allemagne vers l’Indo-Pacifique», selon la Bundeswehr (forces armées).

L’escadron allemand est arrivé dimanche en Australie et participera à des exercices militaires de grande envergure dans la région au cours des prochains jours. Ceux-ci ont un caractère résolument offensif et font partie des préparatifs de guerre des États-Unis et de leurs alliés dans la région contre la Chine.

Sur le site officiel de la Bundeswehr, on peut lire: «Au cours de l’exercice de combat aérien Pitch Black, les Eurofighters s’exerceront à des frappes aériennes et à la défense avec des partenaires internationaux en formations plus importantes.» Les Eurofighters seraient «déployés dans des rôles air-air et air-surface au cours de cet exercice». L’exercice multinational de combat naval Kakadu, a-t-il précisé, vise à protéger «les navires depuis les airs». Au total, les manœuvres ont impliqué «environ 250 aviateurs et aviatrices», a-t-il précisé.

Selon les forces armées australiennes, il s’agit des plus grandes manœuvres de ce type. Pitch Black à lui seul impliquerait «jusqu’à 2.500 soldats et jusqu’à 100 avions du monde entier». Un reportage souligne que «l’Allemagne, le Japon et la République de Corée y participent pleinement pour la première fois.» L’exercice Kakadu serait également «le plus important à ce jour», avec 19 navires, 34 aéronefs et plus de 3.000 soldats de 25 pays, précise le reportage.

Selon le ministère allemand de la Défense, l’exercice sera suivi de «courtes visites» de l’escadron de la Luftwaffe auprès des «partenaires d’Asie de l’Est qui partagent des valeurs communes»: Japon, Corée du Sud et Singapour. Tous ces pays jouent un rôle clé dans l’alliance anti-chinoise dirigée par les États-Unis dans la région. Et apparemment, les prochains déploiements sont déjà prévus. «La présence renforcée de la Bundeswehr se poursuivra dans les années à venir», écrit le ministère.

23/08/2022 Qui a fait assassiner Daria Doughina ?

Nous nous associons pleinement aux multiples hommages rendue à Daria Doughina à la suite de la destruction de sa voiture par une bombe dans la banlieue de Moscou.

Ainsi celui de  Maurizio Murelli, éditeur italien d’Alexandre Douguine  Ils ont attaqué la Grâce, la Beauté, et j’ai le devoir de l’honorer en assumant une part de son héritage. Je suis vieux, mais je suis toujours en armes… et le serai d’autant plus pour Daria que le destin m’a fait connaître. »

Ainsi celui de Erwin Castel. Dans son « Qui suis-je ? », Castel se dit « breton, polythéiste et européen », ancien officier para français, indépendantiste breton, guide pour la forêt amazonienne, enfin combattant depuis 2014-2015 dans les forces de l’armée de la République Populaire de Donetsk, dans le Donbass.

Daria était la princesse de son père mais aussi l’héritière de sa pensée philosophique qu’elle élevait par l’excellence de son raisonnement et l’élégance de sa personnalité. Assassiner un penseur, une femme et une enfant est un acte qui sort définitivement leurs auteurs et la cause qu’ils prétendent défendre de toute forme d’humanité. En devenant martyre, Daria incarne cette sagesse éternelle que même le temps ne saura éteindre Elle rejoint au panthéon de la mémoire et de l’espérance ces autres philosophes assassinés par les dictatures idéologiques de l’Histoire: Socrate, Pierre de la Ramée, Moritz Schlick, Ahmad Kasravi, Sayd Bahodine Majrouh…

Mais le martyr de Daria “Platonova”, me fait surtout penser à celui d’Hypatie d’Alexandrie, car tant de points communs les unissent jusque dans leurs morts tragiques : femmes brillantes de sagesse, de générosité et de beauté, gardiennes à la fois de la Tradition et de la Science, philosophes humanistes… Toutes les deux étaient néo-platoniciennes et toutes les deux ont été odieusement assassinées par les séides d’une pensée unique intolérante. »

Cui bono ?

Ceci dit, la vieille question reste posée « Cui bono ? A qui profite le crime ? » Une réponse se fait de plus en plus présente !« A Vladimir Poutine lui-même ». Au moment où de plus en plus de voix se font entendre en Russie pour que cesse l’opération militaire spéciale qu’il avait lancée au printemps contre l’Ukraine, il pourra répondre ; « Vous voulez que je cesse de combattre des néo-nazis qui n’ont pas hésité faire tuer cette innocente. Je ne m’arrêterai que lorsque l’Ukraine sera entièrement soumise ».

22/08/2022 De l’eau liquide sur Encelade

Encelade  est un satellite de Saturne, découvert par William Herschel en 1789. Elle est le sixième  satellite de Saturne par la taille (500 km) et le quatorzième par l’éloignement. Depuis la mission Voyager 2, et surtout la mission Cassini-Huygens, arrivée en orbite de Saturne en 2004, Encelade est connue pour posséder plusieurs caractéristiques qui pourraient être favorables à la vie telle que nous la connaissons.

Voir Encelade Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Encelade_(lune)

Il s’agit d’une géologie d’une complexité jusque-là insoupçonnée, et d’une activité qui reste toujours difficile à expliquer, pour un corps de si petite taille. On y observe en surface des jets de matière qui pourraient être semblables à des geysers composés d’une eau carbonique mélangée à du gaz naturel  pouvant semblant indiquer la présence d’eau liquide sous la surface.

De récentes observations ont permis de confirmer cette hypothèse. Les deux éléments indispensables à la vie (chaleur modérée et eau) seraient donc présents sur Encelade.

Il ne sera pas possible avant longtemps de débarquer à proprement parler sur Encelade, pour y vérifier l’hypothèse selon laquelle elle comporterait une forme de vie comparable à la vie terrestre.. Il est par contre déjà possible de mettre au point des modèles informatiques simulant les principales caractéristiques, en terme de circulation des courants et des modes de glaciation, des océans glacés entourant Encelade et d’autres satellites de même nature qui se rencontrent dans le système solaire

Référence

SCIENCE ADVANCES

https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.abm4665

20 Jul 2022 Vol 8, Issue 29

Abstract

Of profound astrobiological interest, Enceladus appears to have a global saline subsurface ocean, indicating water-rock reaction at present or in the past, an important mechanism in the moon’s potential habitability. Here, we investigate how salinity and the partition of heat production between the silicate core and the ice shell affect ocean dynamics and the associated heat transport—a key factor determining equilibrium ice shell geometry. Assuming steady-state conditions, we show that the meridional overturning circulation of the ocean, driven by heat and salt exchange with the poleward-thinning ice shell, has opposing signs at very low and very high salinities. Regardless of these differing circulations, heat and fresh water converge toward the equator, where the ice is thick, acting to homogenize thickness variations. Among scenarios explored here, the pronounced ice thickness variations observed on Enceladus are most consistent with heating that is predominantly in the ice shell and a salinity of intermediate range.

22/08/2022 Comment obtenir un bébé humain fluorescent vert en lumière ultraviolette ?

Cette solution aurait l’intérêt de permettre à ses parents de le voir autrement qu’en pleine lumière, au cas où ceux-ci auraient des troubles de la vision nécessitant une lumière atténuée.

La solution serait simple. Il faudrait que la mère, avant la naissance, accepte de faire cloner son embryon afin d’introduire dans le génome de celui-ci un gène nommé DJ-1 qui chez le chien, contribue à déterminer la couleur de la peau. Il faudrait ensuite introduire un gène dit GFP qui commande dans d’autres espèces la production de cellules vertes fluorescentes. Les cellules ainsi modifiées seront placées à côté de cellules normales dont l’ADN aura été enlevée. Le succès e l’opération sera d’environ 3 %. La méthode pourra être améliorée.

Inutile de préciser que rien de tel n’a encore été officiellement entrepris concernant les humains. Mais la création de chiens génétiquement modifiés à fin d’expérimentations scientifiques ou commerciales est devenu une réalité. C’est le cas pour une entreprise américaine nommée Viagen  ainsi que de laboratoires chinois et Sud Coréen

Voir

https://www.questionchine.net/clonage-de-masse-transgressions-genetiques-et-controverses-sur-les-derives-ethiques

21/08/2022 Annihiler la puissance russe

Annihiler la puissance russe et démanteler la Russie est un vœu très ancien, qui remonte à Napoléon Ier. Dans les années 1990, il a été théorisé par Zbignew Bzrezinksi et partiellement réalisé avec la sécession de l’Ukraine suite aux manifestations de Maïdan en février 2014.

Or ni l’Union Européenne, ni en particulier l’Allemagne ou la France ne voudraient aujourd’hui, si elles en étaient capables, démanteler la Russie. Le faire serait redonner toute liberté d’action à la dizaine d’Etats fédérés dans l’ex URSS, incapables de s’entendre sur les grands enjeux mondiaux du 21e siècle. Détruire la Russie serait en particulier ruiner tout espoir de conduire les projets à l’étude actuellement visant à lutter contre la désertification de cette partie de la planète.

Détruire la Russie est au contraire l’objectif inavoué des Etats-Unis et plus précisément du complexe militaro-industriel qui gouverne ce pays et l’Europe à travers notamment l’Otan. Plus précisément c’est moins détruire la Russie que recherche le complexe militaro-industriel américain, mais contenir par tous les moyens la montée en puissance de la Chine en brisant l’axe Moscou-Pékin qui a survécu à la tentative de casser les BRICS.

Certes la Chine n’apparaît pas pour le moment désireuse de conduire une nouvelle guerre, ni chaude ni froide, contre Washington. Elle pourrait se satisfaire des incohérences du président américain Joe Biden. Mais elle investit à grande échelle pour maîtriser les sciences et technologies avancées, sur la Terre comme dans l’espace, sur la Lune et bientôt Mars. Alliée à la Russie dans ces domaines, elle constituera une rivale redoutable.

Pour sa part, Vladimir Poutine semble en être convaincu.

20/08/2022 Les cerveaux des méduses

Extraits d’un article de Caltech.edu The wonders of gellyfish
https://magazine.caltech.edu/post/the-wonders-of-jellyfish

Bien avant les dinosaures marins des millions de petites méduses ont parcouru les couches superficielles des océans pendant 550 millions d’années. Elles ont survécu à tous les changements de l’environnement. Des chercheurs de Caltech, David Anderson, John Dabiri et Lea Goentor ont étudié depuis quelques années ces animaux primitifs et leurs réponses sophistiquées à des questions aussi anciennes que la vie elle-même ou la regénération biologique, et aussi complexes que le fonctionnement du cerveau humain.

C’est ainsi que depuis 4 ans, ils ont mis au point des outils permettant de comprendre les capacités cérébrales de la méduse microscopique dite Clytia hemisphaerica (voir https://en.wikipedia.org/wiki/Clytia_hemisphaerica). Cet organisme n’a pas un cerveau tel que couramment entendu, mais il dispose d’un réseau d’environ 10.000 neurones maillant tout son organisme et pouvant travailler en coopération si la situation l’exigeait.

Il y a environ 580 millions d’années, les organismes vivant à l’époque eurent à choisier entre deux solutions, un cerveau décentralisé comme celui des cnidaires, anémones de mer et méduses, ou centralisés comme celui de toutes les autres espèces, à quelques exceptions près.. L’absence d’un cerveau centrali et complexe n’a pas paru gêner le développement et l adaptabilité des cnidaires. Ils ont de nombreuses capacités que nous n’avons pas, la plus simple étant si nécessaire de porter leur bouche aux aliments, plutôt que les aliments à leur bouche.

Pour étudier précisément ces fonctions au microscope, David Anderson et son équipe entreprirent d’insérer dans le système nerveux de méduses témoins des gènes leur permettant de réagir à l’absorption de protéines fluorescentes. Ils découvrirent un remarquable degré d’organisation dans les neurones des méduses s’adaptant aux difficultés que celles-ci doivent résoudre, notamment dans les profondeurs océaniques. Ils s’aperçurent notamment que les méduses dormaient, au sens propre du terme.

Voir Cassiopea https://en.wikipedia.org/wiki/Cassiopea

Les méduses ont aussi d’étonnantes capacités pour regénérer leurs membres coupés.

Pour en savoir plus

CNRS
https://planktonchronicles.org/fr/portfolio/clytia-micro-meduses-de-recherche/ Clytia hemispherica

Obelia geniculata
http://souslesmers.free.fr/f.php?e=657

Aurelia aurita. https://doris.ffessm.fr/Especes/Aurelia-aurita-Aurelie-129

Sous les mers. Index
http://souslesmers.free.fr/index.php

19/08/2022 La fusion nucléaire, une chance pour la France

Aujourd’hui , plutôt que démanteler à grands frais et à grands risque de pollution son parc actuel de centrales atomiques utilisant la fission nucléaire, comme elle a entrepris de le faire à Fessenheim, la France devrait accélérer la mise en place sur son territoire de générateurs électriques reposant sur la fusion nucléaire.

Cette solution lui permettrait de conserver en activité des emplois de haute technicité. De plus et surtout, malgré ses coûts, elle serait plus abordables et moins destructrice pour l’environnement que se couvrir de générateurs éoliens ou comme le Japon, de turbines utilisant les courants marins.

Aux Etats-Unis les pouvoirs publics semblent l’avoir compris. Le récent projet de loi visant à réduire l’inflation et à atténuer le dérèglement climatique promulgué aux Etats-Unis (« Inflation Reduction Act ») accorde ainsi 280 millions de dollars au programme national de développement de la fusion nucléaire.

Rappelons que les premières recherches sur la fusion nucléaire ou fusion par confinement magnétique ont débuté dans les années 1920 en Angleterre. Elles se sont progressivement étendues dans un certain nombre de pays à partir de 1980. Au sommet de Genève de 1985, les Etats-Unis et l’URSS avaient convenu de collaborer à un développement de la fusion nucléaire.

Ce fut la France qui a obtenu compte tenu de son expérience au sein du Commissariat à l’Energie Atomique, d’héberger le projet Iter (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/ITER ). Située à Saint-Paul-Lez-Durance, dans les Bouches-du-Rhône, cette initiative internationale d’un coût de 20 milliards d’euros associe 35 pays, parmi lesquels figurent les pays de l’Union européenne le désirant, les Etats-Unis, la Chine et jusqu’ici la Russie.

Iter n’a pas pour objet de mettre en place un réacteur à fusion internationale de grande capacité mais de rassembler les expériences des pays qui développeront leur propres générateurs s’ils persistent dans ce choix. Selon les promoteurs du projet, la démarche à long terme visant à l’industrialisation de la fusion nucléaire nécessitera de construire ensuite un second réacteur de recherche, Demo, plus proche d’un réacteur de production, puis PROTO, un réacteur à valeur de démonstrateur industriel, avant la phase industrielle proprement dite.

En France c’est l’IRFM, Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire https://www.irsn.fr/FR/Pages/Home.aspx qui étudie principalement cette question. Ses activités regroupent environ 300 chercheurs travaillant sur la fusion par confinement magnétique. Les activités de l’IRFM sont structurées autour de 3 axes de recherche et développement :

– contribuer à la réalisation du projet Iter et ceux de l’Approche Elargie . Rappelons qu’en parallèle à l’Accord ITER, la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom) et le gouvernement japonais ont signé un accord baptisé «Approche élargie», portant sur un programme de recherche et de développement complémentaire.

– préparer l’opération scientifique d’ITER, à travers des activités d’expérimentation et de contrôle, ainsi que de théorie et de modélisation.

– établir les bases du futur réacteur de fusion

Ces activités sont intimement connectées à un effort tout particulier de formation des générations futures de physiciens et technologues de la fusion. L’IRFM a à sa disposition de nombreuses plateformes de R&D et de tests, dont le tokamak Tore Supra qui se transforme actuellement en banc de test pour ITER. C’est le projet WEST (pour Tungsten (W) Environment Steady-state Tokamak).

Quelles différences entre la fusion nucléaire et la fission nucléaire

La fusion nucléaire est une réaction nucléaire dans laquelle deux noyaux atomiques dits légers fusionnent pour créer un nouveau noyau au poids supérieur. Cette réaction est à l’œuvre dans le soleil et dans la quasi-totalité des étoiles de notre Univers. On qualifie parfois la fusion nucléaire d’« énergie des étoiles ».

Durant cette opération, une très grande quantité d’énergie est créée, ce qui devrait en principe servir à produire de l’électricité dans des centrales nucléaires de nouvelle génération, dites à fusion.

La fusion nucléaire consiste en une fusion de deux atomes légers comme l’hydrogène. Elle s’accompagne aussi d’un grand dégagement d’énergie et en même temps, de la libération d’autres neutrons, lesquels vont à leur tour casser d’autres noyaux, dégager de l’énergie et libérer d’autres neutrons, et ainsi de suite. Il s’agit d’une réaction en chaîne

La fission nucléaire est la réaction inverse : un noyau lourd est scindé en deux sous l’impact d’un neutron, une petite particule présente dans les noyaux de tous les atomes. Dans les centrales nucléaires actuelles, à fission, l’uranium est l’élément constitué de noyaux lourds qui vont être divisés sous l’impulsion d’un neutron. Mais l’uranium est rare et cher. Sa production dépend de pays islamiques peu favorables à l’Occident

Le principal avantage de la fusion nucléaire est qu’elle libère une quantité d’énergie bien plus grande que la fission tout en ne produisant pas de déchets radioactifs pendant des milliers d’années. De plus, en s’appuyant sur des noyaux d’hydrogène – le deutérium et le tritium -, le procédé permettrait d’avoir une énergie propre et quasiment inépuisable. Le deutérium se trouve dans l’eau, et le tritium est facile à produire à partir du lithium, un métal présent en abondance dans la croûte terrestre et océanique.

Les partisans de la fusion nucléaire avancent également un autre avantage, d’ordre sécuritaire, à savoir l’absence de possibilité d’un accident nucléaire. En cas de problème, le plasma contenu dans un réacteur à fusion nucléaire est refroidi en quelques secondes et les réactions sont interrompues. Il n’y aurait donc pas de risque d’emballement qui mettrait en péril la centrale nucléaire.

Toutefois, si les centrales à fusion nucléaire ne produisent aucun déchet radioactif de haute activité à vie longue, elles génèrent tout de même des déchets radioactifs. Mais la radioactivité de ces déchets pourrait être désactivée en une dizaine d’années, un siècle maximum, contre des milliers d’années pour les plus radioactifs dans le cas d’une réaction de fission nucléaire.

La fusion aux Etats-Unis

On notera qu’aux Etats-Unis, jusqu’ici très réticents pour ne pas concurrencer le pétrole et le gaz, plusieurs grands investisseurs s’intéressent à la fusion nucléaire. Jeff Bezos, Bill Gates ou encore George Soros financent tous des start-up dans ce domaine

Ainsi le patron d’Amazon Jeff Bezos accompagne la start-up canadienne General Fusion – qui a aussi bénéficié d’un investissement étatique – dans son projet de centrale nucléaire à 400 millions de dollars, à Culham, en Angleterre. De leur côté, Bill Gates et George Soros ont participé à la levée de fonds de Commonwealth Fusion Systems, qui a permis à l’entreprise américaine de lever 1,8 milliard de dollars. Au total, 25 entreprises privées se sont lancées dans le secteur de la fusion en 2021. Près de 3,5 milliards de dollars ont été levés sur les marchés, selon les données de l’agence PitchBook.