14/07/2022 Le manque de prise de hauteur d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron avait décidé pour le 14 juillet 2022 de répondre à un interview télévisé. L’objet en était, outre un bilan rapide de son action les années précédentes, de donner aux Français quelques indications sur la façon dont il voyait à ce jour les opportunités et les difficultés que rencontrerait la France dans les prochaines années, ainsi que la meilleure façon d’y faire face.

Le moins que l’on puisse dire en ce domaine est qu’il en est resté aux pires des banalités. Même si elle est importante, la question de la préservation des pouvoirs d’achat ne devrait pas suffire à motiver un grand pays comme l’est encore resté la France . Celle-ci va se trouver en compétition avec d’autres grandes puissances sur des questions bien plus stratégiques.

Nous citerons d’abord les industries de défense. Alors que les risques de confrontation frontale avec la Russie, la Chine et même les Etats-Unis se précisent, la France ne pourra pas dépendre d’achats à l’étranger pour sa défense. La belle histoire du canon Caesar, de plus en plus demandé dans le monde, en est une preuve. Caesar avec un peu de chance devrait devenir aussi célèbre que le canon de 75. Les sous-marins nucléaires français, qu’ils soient d’attaque ou lanceurs d’engins, trouveraient aussi beaucoup d’acheteurs si la réglementation actuelle le facilitait.

Dans un autre domaine, plus prometteur encore, le spatial, la France dispose au sein de l’ESA, d’un certain nombre de références exportables. Il ne s’agit pas seulement de lanceurs mais des satellites et des technologies de communication. Ainsi la France pourrait rapidement participer à la réalisation de stations lunaires habitées.

En ce qui concerne la santé, les équipes biomédicales et hospitalières françaises déjà très demandées à l’étranger pourraient sans difficulté trouver de nouveaux domaines d’activité. Il s’agirait notamment de préparer l’Europe et l’Afrique à la future invasion d’agents pathogènes résultant du réchauffement climatique.

Il est surprenant que les nombreux conseillers qui préparent les interventions d’Emmanuel Macron n’ait pas eu l’idée de traiter ces sujets.

13/07/2022 Carbon Democracy. Le pouvoir politique à l’ère du pétrole.

Auteur Timothy Mitchell

Timothy Mitchell est historien, politiste et anthropologue. Titulaire de la chaire d’études du Moyen-Orient à Columbia University, il est notamment l’auteur de Colonising Egypt et de Rule of Experts. Egypt, Techno-Politics, Modernity.

Présentation par l’éditeur

Ceci est un « livre à thèse », une thèse forte et iconoclaste, qui déplace radicalement notre vision de l’histoire du XXe siècle : les contours et les transformations des régimes politiques dits « démocratiques » ont été largement déterminés par les propriétés géophysiques des principales énergies carbonées, le charbon d’abord, puis le pétrole.
Ainsi, la pesanteur du charbon, la nécessité de l’extraire des mines puis de le charger dans des convois, etc., ont donné à ses producteurs un pouvoir considérable sur les flux d’énergie alimentant l’économie ; en utilisant la menace de les interrompre, ils créèrent syndicats et partis de masse, à l’origine des premières démocraties de l’ère moderne. Face à ces forces concurrentes, les classes dominantes occidentales ont cherché à organiser la transition énergétique à l’échelle mondiale. En effet, grâce à sa fluidité, sa légèreté et son exceptionnelle concentration en énergie, le pétrole permettait de contourner les réseaux et contre-pouvoirs. Un autre régime s’est progressivement mis en place, dans lequel la vie politique s’est retrouvée anémiée, la paix sociale et la prospérité des « démocraties » occidentales ont reposé sur l’autoritarisme moyen-oriental, et où la croissance illimitée s’est transformée en religion. Aujourd’hui, ce système est au bord de l’effondrement et nous pose une question cruciale : comment les énergies postpétrole pourront-elles donner naissance à des régimes réellement démocratiques ?

Notre point de vue..

Il n’est pas évident que les énergies post-pétroles soient plus favorables à la démocratie que celles provenant du charbon ou du pétrole. Certaines de ces énergies sont souvent dite renouvelables ou naturelles. C’est le cas de l’éolien ou du maréemoteur. Or ces technologies nécessitent des emprises sur des territoires qui doivent être achetés ou louées à leur actuels propriétaires ou occupants. Seules des sociétés financières puissantes peuvent le faire à travers des procédures qui n’ont de démocratie que l’apparence.

Quant au nucléaire, il en est de même. Ainsi en France, EDF, qui vient d’être racheté à 100% par l’Etat, est seul autorisé à implanter et gérer des centrales nucléaires de fission. Le monopole sera encore plus grand avec le nucléaire de fusion actuellement étudié par ITER 

Faire des économies d’énergie ne pourra être pas davantage être décidé spontanément par des particuliers ou des PME. Seules des décisions étatiques pourront les imposer. Il en sera ainsi prochainement de l’acquisition de véhicules à moteur électrique ou mixtes trop coûteux relativement pour que les utilisateurs de moteur à essence ou dièsel se précipitent pour les utiliser.

On objectera que la généralisation de l »internet offrira des espaces de gratuité et donc de liberté et de démocratie de plus en plus nombreux. Il en sera ainsi sans doute lorsque des particuliers – à condition d’être équipés – pourront s’échanger des voeux de bonne année sans se procurer de timbres postaux.

Mais si ceux que l’on appelle les Géants de l’Internet font aujourd’hui des milliards de bénéfices, ce n’est pas en offrant des services numériques gratuits à ceux qui en auraient le plus besoin.

12/07/2022. Formation de la croûte terrestre

Le long processus de formation de la croûte continentale débute au niveau des zones de convergence. Il s’agit des endroits précis où deux plaques tectoniques se joignent, selon des mouvements de subduction. Engendrée par les courants du magma du manteau, la pression entre ces plaques fait remonter les terres hors des océans, pour former les continents. Une partie de la croûte continentale primitive se serait également formée grâce aux mouvements d’élévation du magma du manteau.

Ces mouvements de subduction sont par exemple à l’origine des chaînes de montagnes telles que l’Himalaya (née de la collision de l’Inde et de l’Asie du Sud-est) ou encore la cordillère des Andes. La croûte continentale s’use et s’érode également, et alimente les fonds océaniques en sédiments, qui peuvent glisser sous les zones de subduction.

Malgré ces indices, les scientifiques ne comprennent pas encore exactement comment cette croûte primitive s’est formée, et a donné peu à peu naissance à la vie. « L’étude de la Terre primitive est un défi, compte tenu de l’énormité du temps qui s’est écoulé, mais elle a une importance profonde pour comprendre la signification de la vie sur Terre et notre quête pour la trouver sur d’autres planètes », indique  Milo Barham, directeur principal de l’étude référencée ci-dessous, parue dans la revue Terra Nova, et chercheur du groupe Timescales of Mineral Systems du département des sciences de la Terre et des planètes à Curtin.

Les dernières traces géologiques de cette époque de la Terre seraient renfermées dans une poignée de zircons microscopiques, retrouvés dans des roches de quelques rares endroits, comme l’Australie occidentale. D’après les auteurs de la nouvelle étude, aucune recherche à grande échelle de ce genre n’a encore été réalisée dans cette zone, et les résultats des analyses au laser ont révélé des indices inédits sur la proto-croûte terrestre.

Référence

Terra Nova
A persistent Hadean–Eoarchean protocrust in the western Yilgarn Craton, Western Australia

First published: 17 June 2022

https://doi.org/10.1111/ter.12610

Abstract

Deciphering the composition and extent of Earth’s earliest continents is hampered by the scarcity of preserved Hadean–Eoarchean material. Here, we report U–Pb and Lu–Hf data of detrital zircon from sediments proximal to the Archean Yilgarn Craton in Western Australia. This detrital cargo, in part derived from the crystalline basement of the southwestern Yilgarn Craton and its conjugate terranes, helps to resolve the ancient substrate of the craton. Zircon Hf isotopes point to a Hadean–Eoarchean crustal vestige that has remained isotopically coherent over 2 Gyr of episodic crustal reworking. Geophysical characteristics suggest a distinct 100,000 km2 region of ancient protocrust beneath much of the western Yilgarn Craton, cropping out in the Narryer Terrane. Comparison with global data reveals similar Hf isotope trends in many other cratons documenting the widespread existence of voluminous protocrust and implying extensive reservoir extraction at c. 4,000–3,800 Ma.

11/05/2022. La guerre du gaz

Depuis des années la France s’était vu condamnée par les bonnes âmes de la transition écologique parce qu’elle n’abandonnait pas suffisamment vite ses centrales électriques nucléaires. L’Allemagne qui avait choisi d’en rester aux centrales au charbon et au gaz était portée aux nues. Quoi de plus naturel que le gaz ?

L’ennui est que ce gaz russe est importé par des gazoducs, le plus important étant le Nordstream 1, s’approvisionnant principalement de gaz russe. Un Nordstream 2, dont le coût avait été considérablement sous-évalué, devrait prochainement être inauguré. Or Gazprom, le principal producteur de gaz en Russie, vient d’annoncer que pour des raisons de maintenance, il allait pendant une vingtaine de jours, cesser l’approvisionnement du Nordstream 1. Beaucoup en Europe y voient une déclaration de guerre économique de la part de la Russie.

Si cela était le cas, comme tout le laisse penser, que faire ? Utiliser du gaz naturel liquéfié importé coûte cher et demande d’importants travaux d’infrastructure. L’Allemagne si le blocus russe se confirmait devrait en revenir aux centrales à charbon dont la contribution au réchauffement climatique est considérable.

Pour la France, la question ne se poserait pas avec cette importance. L’essentiel de l’électricité qu’elle utilise est produite par 19 centrales nucléaires et 58 réacteurs. Cette électricité nécessite l’importation d’uranium dont l’essentiel des gisements se trouve en Afrique. Certes les sectes arabo-musulmanes ont annoncé qu’elles allaient par des attentats meurtriers en interdire l’accès à la France. Mais celle-ci, grande puissance militaire, pourrait plus facilement s’en protéger qu’elle ne pourrait faire reculer la Russie dans la cas d’une guerre économique avec Moscou.

10/07/2022 Ukraine. les vraies causes du conflit

Nous republions ici sous une forme un peu allégée un long article que vient de publier Agoravox. L’auteur en est un certain Zevengeur https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-intervention-russe-en-ukraine-242577. Nous laissons à l’auteur la responsabilité de ces propos

Depuis le début de l’intervention russe en février dernier, les personnalités bien informées nous répète que la Russie de Poutine est un état voyou qui a déclenché un conflit impérialiste en direction de la pauvre Ukraine.
Cette manipulation de la réalité semble fonctionner sur la plus grande partie d’une population décervelée par la propagande gouvernementale et par les médias. Ces derniers que l’on n’ose évidemment pas soupçonner de partialité ont cependant omis de préciser que depuis 2014 l’armée ukrainienne bombarde à l’arme lourde dans le Donbass sa propre population.
Nous allons donc au préalable revenir sur les vraies causes du conflit avant de nous intéresser au déferlement de haine orchestré par les États-Unis et relayés par leurs valets de l’Union Européenne
.
Voyons d’abord les causes géopolitiques profondes de cette crise.


On rappelle que l’Ukraine est un pays bicéphale avec l’ouest pro-occidental et en face l’est russophone. L’est rassemble principalement la Crimée et le Donbass constitué des deux oblasts de Donetsk et Lougansk. L’Ukraine est également un pays qui a conservé durant son histoire une puissante minorité néo-nazie possédant des liens avec la division SS « Das Reich » responsable en particulier du massacre d’Oradour en 1944 (643 villageois français tués).
En 2014 sur la place Maidan de Kiev, la droite ukrainienne alliée aux partis néo-nazis locaux (SvobodaPravyi Sektor) et avec l’appui de la CIA organisèrent de violentes manifestations qui débouchèrent sur un coup d’état avec la destitution du président pro-russe Ianoukovitch régulièrement élu en 2010.
A Kiev la capitale de l’Ukraine à l’ouest, un gouvernement transitoire pro-occidental russophobe est alors mis en place et l’une de ses premières mesures fut d’interdire la langue russe dans toute Ukraine. Cet acte déclencha des manifestations anti-Maidan massives puis une véritable insurrection dans le Donbass. Dès le mois de mai 2014 le gouvernement envoya alors l’armée de Kiev attaquer ses propres populations de l’est qui s’organisèrent militairement pour se défendre. Cette guerre civile durera jusqu’en février 2022.
Après le coup d’état, avec l’appui des États-Unis et de l’Union Européenne une élection partielle est gagnée par le milliardaire ukrainien Porochenko, les régions de l’est n’ayant pas pu voter pour cause de conflit armé.
Poutine réagit alors peu de temps après et selon la « jurisprudence Kosovo », un référendum populaire est organisé en Crimée qui valide à une écrasante majorité son rattachement à la Russie.

Huit années de guerre civile dans le Donbass s’en suivient sans un mot des médias occidentaux
En septembre 2014 sont signés sous l’égide de l’OSCE Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe …les accords de Minsk qui attribuent une autonomie aux deux républiques du Donbass assorti d’un cessez le feu.
Ces accords n’ayant pas été respectés par les dirigeants ukrainiens de Kiev, les combats reprennent puis en novembre 2014, Porochenko donne le ton de ce qui allait suivre :
« Chez nous il y aura du travail — chez eux, non.
Chez nous, il y aura des retraites — chez eux, non.
Chez nous, on s’occupera des enfants et des retraités — chez eux, non
Chez nous, les enfants iront à l’école et dans les jardins d’enfants — chez eux, ils se terreront dans les caves.
Parce qu’ils ne savent rien faire.
C’est comme ça que nous gagnerons la guerre. »

Petro Porochenko, discours à Odessa du 14/11/2014

De nouveaux pourparlers ont lieu en février 2015 avec cette fois l’implication de l’Allemagne, de la France et de la Russie. Ces discussions ont débouchées sur les accords dits de « Minsk 2 » avec pour principales décisions un cessez le feu avec retrait multilatéral des armes lourdes de la zone de front, la validation d’un gouvernement provisoire à l’est et la poursuite des discussions entre les deux parties.

L’arrêt des combats n’a à nouveau jamais été respecté coté Forces Armées Ukrainiennes (FAU) de Kiev, en témoignent les reportages de Christelle Néant qui relaya inlassablement sur sa chaine YouTube puis sur Odysee [3] les violations systématiques du cessez le feu par les FAU avec bombardements récurrents des zones civiles.
Un reportage d’Anne Laure BONNEL [YouTubeOdysee] tourné en 2015 commençant par le discours de Porochenko retranscrit ci-dessus et qui montre la situation dramatique des civils du Donbass retranchés dans des caves sous les bombes de Kiev ne fut jamais médiatisé en France [4].
Il fallut attendre mars 2022 et l’interview de cette dernière par André Bercoff sur Sud Radio (vidéo ici) pour lui donner une visibilité médiatique et rééquilibrer un minimum la propagande officielle. Cependant tout est fait en sous-main (synthèse édifiante ici) pour étouffer toutes actions journalistiques occidentales dénonçant les crimes du camp du bien, n’oublions jamais l’emblématique Julian Assange assassiné à petit feu dans sa prison de Belmarsh par l’exemplaire démocratie britannique dans un silence médiatique assourdissant.

Durant ces 8 années de bombardements des civils dans le Donbass, aucune couverture de la MSN, nul ne vit les experts de plateaux autoproclamés ou autres Gamelins (généraux séniles en retraite) dénoncer le sort des russophones ni des drapeaux de Donetsk ou Lougansk en vignette de toutes les émissions TV.

Les accords de Minsk ne furent donc jamais respectés par les FAU malgré le fait que la France et l’Allemagne s’étaient engagées à faire pression sur le pouvoir ukrainien en ce sens. Aucune sanction économique sur ce dernier, nous n’eûmes droit qu’aux logorrhées d’Emmanuel Macron qui ne gênent personne mais qui ont finit par convaincre définitivement le très patient président russe qu’il n’y avait rien à attendre de ce coté là après 8 longues années de pseudo-négociations.


Durant tout ce temps, l’OTAN sous contrôle américaine en a profité pour entrainer à la guerre urbaine l’armée de Kiev associée à ses milices milices néo-nazies, bataillon Azov & Co. En parallèle, une énorme concentration de troupes russes était installée dans de puissantes fortifications sur la ligne de front en prévision d’une future offensive générale russe vers l’est.
Cerise sur le gâteau, Gabriel Attal le porte-parole du gouvernement reconnait  que la France était depuis 2014 le premier fournisseur d’armes à l’Ukraine, magnifique ou maladroit aveu car une réelle volonté de négocier impose la neutralité en la matière.

L’OTAN, un instrument au service de l’Amérique
L’OTAN fut créé en 1949 en tant qu’alliance occidentale pour faire face à l’URSS. En réponse cette dernière constitua le pacte de Varsovie en 1955 en associant à la Russie les pays satellites du bloc communiste de l’est. En 1991, après la fin de l’URSS, le pacte de Varsovie fut dissout mais pas l’OTAN…
Concernant celle-ci, personne ne conteste plus le fait qu’en février 1990 le secrétaire d’état américain a déclarée à 3 reprises à Gorbatchev :
« La juridiction militaire actuelle de l’OTAN ne s’étendra pas d’un pouce vers l’est »
Ce point fondamental fut encore confirmé récemment par Roland Dumas, ministre des affaires étrangères de Mitterrand.


On sait ce qui advint. Dans la grande tradition anglo-saxonne les américains ont comme d’habitude violé leur parole en effectuant deux extensions majeures de l’OTAN vers l’est, en 1999 et 2004, constituant sournoisement un quasi encerclement de la Russie.

En synthèse, les États-Unis veulent à tout prix conserver leur hégémonie militaire sur la planète et tout pays qui ne plie pas est considéré comme un ennemi, la Russie et la Chine sont donc rangées dans cette catégorie.

Au niveau géopolitique, le point de vue anglo-saxon fut théorisé par Spykman et Mac Kinder (Heartland et Rimland) avec l’objectif fondamental d’empêcher à tout pris l’Europe de l’ouest de s’unir avec la Russie et de former un bloc très puissant, l’Ukraine étant en plein centre de la zone tampon. En effet, une zone avec des matières premières à foison, une industrie très développée et un énorme marché dominerait la planète.

Ajoutons à ceci que comme l’avait anticipé Eisenhower, le complexe militaro-industriel américain est devenu un pôle de puissance majeure de l’état profond US. Ce dernier est un pourvoyeur massif d’emplois dans de nombreux états américains finançant les campagne électorales des deux principaux partis, il faut donc justifier la production en masse de canons via entre autres la création ex-nihilo d’ennemis.


Les vassaux européens et leurs gouvernements sans cervelles et quasiment tous inféodés suivent alors sans aucune compréhension des enjeux et contre leurs propres intérêts.
En Ukraine, le président Zelensky, ancien clown d’une émission de TV locale, et corrompu notoire dénoncé par les Pandora Papers, fut élu en 2019 sur la promesse de mettre fin au conflit à l’est. Ce dernier n’a non seulement pas respecté cet engagement mais il était bien décidé à faire entrer l’Ukraine dans l’OTAN après avoir nettoyé militairement le Donbass.
Ceci fut le franchissement de la dernière ligne rouge pour la Russie.

Intervention russe en Ukraine
Après 8 année d’attente pour la mise en œuvre des accords de Minsk négociés entre l’Allemagne, la France et la Russie, Vladimir Poutine a compris que le sort du Donbass ne serait jamais réglé pacifiquement et qu’il allait continuer à se faire instrumenté par les occidentaux.
De plus sur le front du Donbass, l’armée ukrainienne avait semble-t-il planifié pour le mois de mars 2022 une attaque massive des zones séparatistes (une synthèse ici).
La suite était facile à imaginer, sans réaction de la Russie, l’armée séparatiste aurait été écrasée puis l’Ukraine « réunifiée » -sauf à priori la Crimée- n’étant plus en conflit armé aurait pu entrer dans l’OTAN avec un storytelling occidental sur la liberté des peuples à à disposer d’eux-mêmes. Les américains auraient alors eu tout loisir d’installer ultérieurement des bases militaires équipées de missiles nucléaires pointés vers la Russie à quelques minutes de vol de Moscou pour assurer la « protection » d’un membre de l’alliance.
Plusieurs lignes rouges ayant ainsi été franchies ou en passe de l’être il ne restait plus beaucoup d’options à la Russie pour protéger sa souveraineté.
Rejetée par l’occident depuis plus de vingt ans, cette dernière n’avait plus grand chose à perdre de ce coté là, elle décida alors de lancer une intervention militaire pour reprendre les territoires russophones occupés par les kieviens et empêcher ces derniers de plonger le Donbass dans un bain de sang. Contrairement aux guerres occidentales dites justes, les objectifs de l’intervention ont été fixés au départ, à savoir la libération du Donbass avec la démilitarisation de l’Ukraine afin que cette dernière devienne une zone tampon inoffensive entre la Russie et l’occident. Dans la foulée, on en profitera pour éradiquer les puissants groupes néo-nazis, certes relativement minoritaires mais ayant noyauté le pouvoir et l’armée de ce pays.
Le président américain du moment Joseph Biden, un vieillard sénile et retors avec d’importants « intérêts » familiaux en Ukraine profita donc de la situation pour inciter ses « alliés » européens à prendre des sanctions tous azimuts contre la Russie. Ces derniers plus royalistes que le roi ne se firent pas prier.

L’impact de ces sanctions économiques est quasiment nul sur la Russie mais il sera en revanche dévastateur pour les économies d’Europe de l’ouest (SapirGaveAsselineau).

Un déferlement de haine hystérique des élites, l’UE c’est la guerre !
Ce contexte a alors permis de montrer le vrai visage haineux et raciste des dirigeants occidentaux et en particulier de l’Union Européenne vis à vis de tout ce qui est Russe. Cette sociologie des élites européistes n’est pas sans rappeler la haine des juifs du siècle dernier ou la chasse aux sorcières communistes des années 50 aux USA.
Un accessit particulier pour la présidente de la Commission Européenne Ursula Van Der Leyen (surnommée affectueusement « La Hyène » pas ses opposants) qui se prend pour l’impératrice d’Europe, une arriviste allemande aux ordres des américains dont le niveau d’impéritie et d’imbécilité n’a rien à envier à celui des élites franco-françaises. Cette dernière fut exfiltrée vers la CE à la suite de scandales multiples révélés par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel sur sa gestion désastreuse des ministères qu’elle a dirigés et ses dépenses pharaoniques vers des cabinets de conseil! Citons aussi pour mémoire ses petits arrangements entre amis avec Pfizer et la fameuse affaire des textos effacés.

Armés de leur stupidité ordinaire, les euronouilles décidèrent de trains successifs de sanctions contre la Russie incluant la censure totalement illégale des médias russes. Cette dernière s’y étant préparée de longue date, lesdites sanctions feront beaucoup plus de dégâts à l’Union Européenne (Charles Gave).
Au dernier pointage on parle de remplacer le gaz russe bon marché acheminé par des tubes non polluants par du gaz de schiste américain. Nous attendons toujours la réactions des écologistes pour dénoncer en premier lieu la destruction de l’environnement en Amérique du nord et en second lieu l’empreinte carbone pour transporter le gaz liquéfié par des méthaniers extrêmement polluants sur plus de 10 000 km. N’oublions pas la réouverture de centrales à charbon également très écologiques pour compenser la diminution des importations de gaz russe.
N’en jetez plus !

Pas question pour l’eurocratie de négocier des accords de paix en tant que médiateur, l’UE « c’est la paix » jette de l’huile sur le feu en livrant des tombereaux d’armes à l’Ukraine afin de faire durer le conflit et martyriser encore plus ce pays au risque de provoquer un dérapage menant à un affrontement généralisé avec une puissance nucléaire, à noter une nouvelle fois après le Yemen l’utilisation des canons français César pour bombarder des civils.

 Autre idée de génie, on tente d’accélérer la candidature de l’Ukraine ou de ce qui en restera pour faire entrer dans l’UE un nouvel état en faillite et corrompu jusqu’à la moelle.

En France, il n’y a bien entendu rien à attendre de Macron ni de son ministre Bruno Lemaire « Gamelin de l’économie » qui voulait « effondrer » l’économie Russe, tristes individus dont on connait le pédigrée et dont la défense des intérêts nationaux ne fait pas partie de leur logiciel. On rappellera seulement les premiers exploits de Macron avec la trahison Alstom.
Nous sommes donc revenus dans un contexte politique très similaire à celui de celui de 1940 dénoncé par De Gaulle dans son discours du Caire en juin 1941 avec :
« …Une clique de politiciens tarés, d’affairistes sans honneur, de fonctionnaires arrivistes et de mauvais généraux… ».

En supposant très hypothétiquement que l’on retrouve un jour un véritable chef d’état dans ce pays, une politique rationnelle et souveraine consisterait à faire parler la diplomatie avec une France dans une position de médiateur entre les belligérants.
Rien de tel en Macronie, ce gouvernement est par nature aligné sur la politique américaine avec une presse dominante qui suit comme un seul homme. On observe alors de grands spécialistes de plateaux qui appliquent l’adage BFM « je ne sais rien mais je dirai tout » et nous expliquent doctement que Poutine doit être victime d’une pathologie mentale pour s’en être pris sans raison à la pauvre Ukraine.
N’oublions pas de citer nos trois pieds nickelés, guérilleros de Saint Germain des Prés, que sont BHL, Enthoven et Glucksmann sautant comme des singes d’un plateaux TV à l’autre pour réclamer une intervention militaire de l’OTAN en Ukraine.
Poutine en tremble et n’ose plus sortir de son QG sous-terrain !
Ce flot incessant de propagande médiatique semble hélas faire son effet sur une grande partie de la population lobotomisée qui se mit à haïr les russes sans savoir pourquoi en agitant de petits drapeaux bleu et jaunes. ondes
Les GAFAM comme Facebook et Instagram ne sont pas en reste du panurgisme ambiant et jettent à la poubelle leurs prétendues belles valeurs dès lors qu’il s’agit de casser du russe en autorisant les messages de haine et d’appels au meurtre.
Les grandes marques occidentales suivent obséquieusement le mouvement à l’exemple de Chanel qui ferme ses boutiques en Russie.
Les artistes sont également sommés par leurs employeurs de se positionner du côté de la bien-pensance sous peine d’ostracisation et donc de perte d’emploi, on assiste à un déferlement de bêtise abjecte contre tout ce qui évoque la Russie.
Tout ceci nous rappelle la situation d’il y a plus d’un siècle avec l’affaire Dreyfus suivie quarante ans plus tard de la chasse aux juifs par le régime pétainiste de Vichy, il suffit de remplacer le mot « juifs » par le mot « russes » et tout recommence.

Florilège :
. La diaspora russe en France victime d’imbéciles lobotomisés par les médias
exclusion des concours félins des chats ayant un pédigrée russe
exclusion d’un chef d’orchestre russe refusant de condamner la guerre en Ukraine
exclusion de tous artistes russes des manifestations nationales
boycott des ballets de Saint-Pétersbourg
Exclusion des équipes de football russes des championnats européens
. etc

Sur le terrain militaire, les russes ont évidemment le monopole des crimes de guerre contrairement aux ukrainiens dont le comportement est exemplaire, alors pourquoi des militaires d’une probité sans faille abattent t’ils des prisonniers russes sans défense (voir ici) et pourquoi les mêmes bombardent-ils les quartiers civils en zones urbaines (Voir ici) ?

En réaction à ce contexte de racisme d’état, un sénateur LR isolé réagit cependant avec une lettre au gouvernement, des mois après la réponse est toujours en attente.

Conclusion
Le conflit en Ukraine a débuté en 2014 dans un silence assourdissant des médias occidentaux. Après huit années de bombardements continus des oblasts russophone d’Ukraine par l’armée de Kiev noyautée par des néo-nazis, des accords de paix tripartites négociés à Minsk ne furent jamais appliqués par le côté occidental. Avec un OTAN qui se rapproche de plus en plus, Poutine a compris que les intérêts existentiels légitimes de la Russie ne seraient jamais pris en compte. Dans une logique clausewitzienne, il décide donc en février 2022 d’intervenir militairement pour venir en aide aux russophones du Donbass ce qui provoqua cette fois un matraquage médiatique occidental antirusse en règle.
L’UE cornaquée par les USA prit alors une posture de défenseur de la veuve et de l’orphelin de l’Ukraine 

09/07/2022 L’Observatoire de la sécurité des flux et des matières énergétiques (OSFME)

Au travers de rapports d’études trimestriels, de séminaires et de travaux cartographiques, l’objectif principal de cet observatoire consiste à analyser les stratégies énergétiques de trois acteurs déterminants : la Chine, les États-Unis et la Russie.

Plusieurs autres rapports de l’Observatoire de la sécurité des flux et des matières énergétiques sont déjà accessibles en ligne sur : https://www.iris-france.org/observatoires/observatoire-securite-flux-energie/

  • Rapport #1 La Belt and Road Initiative et la stratégie de sécurisation des approvisionnements énergétiques chinois en Afrique Rapport #1
  • Rapport #2 – Les investissements chinois, russes et américains dans le secteur énergétique européen
  • Rapport #3 – Les nouvelles configurations des marchés du GNL et leurs implications géopolitiques
  • Rapport #4 – La compétition internationale pour les technologies bas carbone : vers une nouvelle géopolitique de l’énergie ?
  • Rapport #5 – Les stratégies nucléaires civiles de la Chine, des États-Unis et de la Russie
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On trouvera ci-dessous le sommaire d’un rapport consacré à la demande mondiale en batteries.

La demande mondiale en batteries sera multipliée par 10 à l’horizon 2030 par rapport à 2020. Le marché sera porté par la croissance des besoins de l’électromobilité.

Le nombre de véhicules électriques en circulation dans le monde passera de 50 millions d’unités en 2025 et à 135 millions en 2030.

La Chine concentrera la plus grande partie de la demande totale de batteries d’ici 2030 tandis que l’Union européenne deviendra le deuxième marché mondial.

L’Asie est au cœur de l’industrie mondiale des batteries. Le Japon et la Corée du Sud contrôlent près des deux tiers des familles internationales de brevets déposées sur la technologie lithium ion entre 2014-2018.

La Chine s’est imposée comme le chef de file de l’industrie mondiale des batteries, et ce sur tous les segments de la chaîne de valeur, des produits raffinés aux packs de batteries en passant par les composants.

Les batteries lithium-ion sont au cœur d’une nouvelle géopolitique des matières premières. Plusieurs minerais des batteries ont été classés comme des matières premières critiques par l’Union européenne, à l’instar du lithium, du cobalt et du graphite naturel.

La Chine mène une diplomatie offensive de sécurisation de ses approvisionnements via le rachat de mines à l’étranger par les entreprises chinoises. Les acteurs industriels expriment régulièrement leur crainte d’une offre mondiale insuffisante pour répondre à la demande.

Les batteries lithium-ion réunissent plusieurs de types de batteries (LCO, LMO, LFP, NCA, NMC). Les batteries de type NMC sont les plus commercialisées dans le monde grâce à leur succès sur le marché automobile. Entre 2010 et 2019, le prix moyen d’un pack de batterie pour VE a diminué de 87%.

Un autre axe de développement des fabricants de batteries consiste à réduire leur consommation de minerais critiques, en particulier le cobalt. De nouvelles générations de batteries en développement pourraient rebattre les cartes du marché mondial du stockage de l’énergie. Les efforts de brevetage sur la batterie tout solide (Solid State Battery) se sont intensifiés ces dernières années. Cette technologie de 4e génération offrirait des performances nettement supérieures à la batterie lithium-ion pour l’automobile. Les technologies de 5e génération incluent le sodium-ion, le lithium-soufre, le lithium-air ou encore la batterie à flux circulants.

Pour en savoir plus

08/07/2022 Conséquences sur les océans d’une guerre entre deux puissance nucléaires majeures

On lira ci-dessous le résumé d’une recherche visant à simuler les conséquences sur les océans mondiaux d’une guerre entre deux puissances nucléaires majeures. Ce travail fait suite à la simulation d’une telle guerre sur les climats mondiaux.

Selon les auteurs, les premières conséquences d’une guerre atomique majeure sur les mers et océans du globe se traduiraient par l’envoi dans la stratosphère d’aérosols de poussière d’eau bloquant en partie la lumière. Les océans dans un premier temps se refroidiraient rapidement sans atteindre dans leur ensemble la température de congélation. Ensuite, ils entreraient dans une longue période de réchauffement entraînant un mélange durable des eaux au sein de colonnes verticales dérivant lentement vers les équateurs.

Les populations de phytoplanctons seront profondément modifiées par les changements dans les températures, la lumière et les nutriments disponibles Ceci causera la décimation des espèces, spécialement dans les hautes latitudes

Un nouveau milieu océanique en résultera au plan physique et biochimique caractérisé par des pycnoclines (couches de fortes variation de la densité de la mer en fonction de la profondeur), thermoclines et nutriclines plus étroites. Les masses d’eau ventilées seront moins importantes, la glace arctique sera plus épaisse.

Les algues brunes dites diatomées de dimensions millimétriques remplaceront les autres types d’algues pendant des décennies, mettant en péril les autres espèces de poisson ou mammifères marins

Dans le cas d’une guerre nucléaire entre Etats-Unis et Russie, les changement pourraient durer des millénaires. On pourra parler d’un petit âge de glace nucléaire.

Référence

A New Ocean State After Nuclear War

First published: 07 July 2022

https://doi.org/10.1029/2021AV000610

Abstract

Nuclear war would produce dire global consequences for humans and our environment. We simulated climate impacts of US-Russia and India-Pakistan nuclear wars in an Earth System Model, here, we report on the ocean impacts. Like volcanic eruptions and large forest fires, firestorms from nuclear war would transport light-blocking aerosols to the stratosphere, resulting in global cooling. The ocean responds over two timescales: a rapid cooling event and a long recovery, indicating a hysteresis response of the ocean to global cooling. Surface cooling drives sea ice expansion, enhanced meridional overturning, and intensified ocean vertical mixing that is expanded, deeper, and longer lasting. Phytoplankton production and community structure are highly modified by perturbations to light, temperature, and nutrients, resulting in initial decimation of production, especially at high latitudes. A new physical and biogeochemical ocean state results, characterized by shallower pycnoclines, thermoclines, and nutriclines, ventilated deep water masses, and thicker Arctic sea ice. Persistent changes in nutrient limitation drive a shift in phytoplankton community structure, resulting in increased diatom  populations, which in turn increase iron scavenging and iron limitation, especially at high latitudes. In the largest US-Russia scenario (150 Tg), ocean recovery is likely on the order of decades at the surface and hundreds of years at depth, while changes to Arctic sea-ice will likely last thousands of years, effectively a “Nuclear Little Ice Age.” Marine ecosystems would be highly disrupted by both the initial perturbation and in the new ocean state, resulting in long-term, global impacts to ecosystem services such as fisheries.

07/07/2022. Sur la Conscience artificielle chez les robots

La question de savoir s’il serait aujourd’hui possible de réaliser un système artificiel conscient est de plus en plus posée compte tenu du développement des systèmes d’Intelligence artificielle avancée. Mais aucun de ces systèmes, tel le chinois M6, n’ a été présenté comme pouvant être conscient.

Le 9 novembre dernier, l’Institut chinois de recherche scientifique et technologique Damo Academy https://damo.alibaba.com/ -une filiale d’Alibaba – avait annoncé que son système d’intelligence artificielle M6 doté de fonctions multimodales et multitâches, avait augmenté le nombre de ses paramètres de 1 milliard à 10 milliards, dépassant de loin les modèles précédemment conçus par Google et Microsoft. Rappelons que le nombre de neurones du cerveau humain est approximativement de 50 milliards.

Cela fait de M6 le plus grand modèle de préentraînement d’IA au monde (conception et tests), confortant ainsi la position de la Chine dans la bataille pour la suprématie de l’IA. Selon l’Institut, ses capacités cognitives et créatives dépassent la plupart des IA utilisées aujourd’hui. Il est particulièrement doué pour les fonctions de conception, d’écriture et de questions-réponses. En outre, l’Institut affirme que ce modèle pourrait être largement utilisé dans les domaines du commerce électronique, de la fabrication, de la littérature et des arts, de la recherche scientifique, et dans plusieurs autres. Voir notre article https://wordpress.com/post/europesolidaire.eu/1598

Ceci dit, l’Institut Damo Academy n’a jamais explicitement affirmé que M6, même s’il était encore renforcé, pourrait devenir conscient. Inévitablement cependant la question ne pourra être éludée, compte tenu des progrès rapides de l’IA. Mais cela reposera une question hantant l’humanité depuis des millénaires. Qu’est-ce qu’est être conscient ? Dans le cas de l’homme des réponses empiriques ont toujours été apportées. Il a toujours été possible de distinguer la perte de conscience due au sommeil de celles résultant d’un accident grave ou d’une maladie en phase finale. Dans certains cas cependant un doute subsiste. Ainsi tel malade apparemment inconscient n’est il pas resté conscient, au moins dans l’exercice de fonctions cognitives élémentaires ? Comprend-il ce qui lui est dit, même s’il ne réagit pas ?

Concernant les animaux, intuitivement, les humains qui travaillent ou se distraient avec eux leur prêtent des capacités de conscience dès qu’ils sont dotés d’un minimum de cortex cérébral susceptible de gérer des représentations qui ne soient pas liées exclusivement aux activités sensorimotrices primaires. Encore faut-il distinguer entre une conscience immédiate qui disparaît dès que cesse la sollicitation sensorielle et d’autres au contraire qui persistent jusqu’à dicter des comportements en relation avec ceux de l’humain. Ces capacités peuvent être différentes d’un animal de la même espèce à un autre.

Chez les humains comme chez les animaux capables de conscience, celle-ci n’est pas présente dès la naissance, sauf sans doute sous des formes primaires. Elle se forme progressivement au sein de sociétés rassemblant des individus adultes conscients et désireux d’enseigner cette capacité de conscience aux plus jeunes.

En principe donc, il devrait être possible aux humains de réaliser des robots capables de formes élémentaires de conscience humaine. Ils interagiraient avec des humains dans des sociétés où de tels robots seraient désirés et éduqués. Mais il faudrait admettre que ces robots fassent preuve d’une volonté propre fut-elle gênante et ne se comportent pas en permanence comme de simples machines-outils.

07/07/2022 La Chine contrôlera-t-elle la Planète?


Dans une tribune du Financial Times référencée ci-dessous (accès payant), l’ancien responsable des services numériques de l’US Air Force, Nicolas Chaillan, avait indiqué que “celui qui gagnera la course à l’IA (Intelligence artificielle) contrôlera la planète”, Il avait ajouté que “sans action urgente les États-Unis perdront la guerre de l’intelligence artificielle contre la République populaire de Chine d’ici un an”.

Il est bien placé pour savoir que la Chine est considérablement en avance sur les États-Unis dans le développement de l’intelligence artificielle. Pékin se sert de cette ressource technologique pour créer des armes futuristes et moderniser plus rapidement son armée.

Le 9 novembre dernier, l’iInstitut chinois de recherche scientifique et technologique Damo Academy https://damo.alibaba.com/ -une filiale d’Alibaba – avait annoncé que son système d’intelligence artificielle M6 doté de fonctions multimodales et multitâches, avait augmenté le nombre de ses paramètres de 1 milliard à 10 milliards, dépassant de loin les modèles précédemment conçus par Google et Microsoft. Rappelons que le nombre de neurones du cerveau humain est approximativement de 50 milliards.

Cela fait de M6 le plus grand modèle de préentraînement d’IA au monde (conception et tests), confortant ainsi la position de la Chine dans la bataille pour la suprématie de l’IA. Selon l’institut, ses capacités cognitives et créatives dépassent la plupart des IA utilisées aujourd’hui. Il est particulièrement doué pour les fonctions de conception, d’écriture et de questions-réponses. En outre, l’institut affirme que ce modèle pourrait être largement utilisé dans les domaines du commerce électronique, de la fabrication, de la littérature et des arts, de la recherche scientifique, et dans plusieurs autres domaines.

DAMO ne mentionne pas – on le comprend, le domaine des systèmes d’armes autonomes. Celles-ci sont prévues dans une future guerre pour la reconquête de Taiwan.

On sait cependant que les chercheurs de l’armée chinoise utilisent déjà l’IA pour développer des armes électromagnétiques à grande échelle, telles que les railguns, qui peuvent tirer des projectiles possédant une portée de plusieurs centaines de kilomètres. Selon le South China Morning Post, la marine chinoise a récemment construit une installation d’essai pour utiliser l’IA afin de développer des munitions intelligentes de type railgun capables de supporter une pression extrêmement élevée et des champs magnétiques intenses, ce qui les rend plus efficaces dans toute une série d’opérations.

Le canon électro-magnétique, connu aussi sous le nom anglais de railgun — ou rail gun – est une arme à projectile accéléré par une force électromagnétique, semblable à celle qui fait tourner le moteur homopolaire. https://fr.wikipedia.org/wiki/Canon_%C3%A9lectrique#:~:text=Le%20canon%20%C3%A9lectro%2Dmagn%C3%A9tique%2C%20connu,celle%20qui%20fait%20tourner%20le

En juillet, la marine américaine a suspendu un programme de railgun qui avait connu des difficultés techniques et progressé lentement au cours des 15 dernières années. Elle a finalement décidé de concentrer ses ressources sur le développement d’armes hypersoniques. De son côté, le Bureau des équipements de munitions du Département de l’armement naval à Pékin a récemment déclaré que la Chine s’en tiendrait à son programme actuel de railguns.

« La portée des canons électromagnétiques à bord des navires peut atteindre 200 km . En d’autres termes, il est possible d’obtenir un appui-feu continu et des frappes sur appel à moins de 200 km de la côte », a indiqué une étude publiée la semaine dernière dans le Journal of Gun Launch and Control (non accessible à ce jour ). C’est une arme qui pourrait donc être utilisée lors d’une potentielle invasion de Taïwan par la marine chinoise.

NB. La bataille se joue aujourd’hui dans le domaine des systèmes d’AI conscients. Mais qu’est-ce que la conscience?

Référence

Most AI fight to China, says ex-Pentagon software chief

Nicolas Chaillan speaks of ‘good reason to be angry’ as Beijing heads for ‘global dominance’

https://www.ft.com/content/f939db9a-40af-4bd1-b67d-10492535f8e0

06/07/2022 Rien n’arrêtera la Russie en Eurasie

Ces derniers jours Vladimir Poutine a plusieurs répété que ses opérations militaires spéciales en Ukraine n’étaient pas l’amorce d’une guerre plus générale contre l’Otan. Elles ne marqueraient que la volonté d’empêcher l’encerclement de la Russie par une Ukraine devenu membre de l’Otan et pouvant éventuellement recevoir de l’Occident des armements nucléaires tactiques.

Ceci dit, pourquoi penser que Vladimir Poutine et ses généraux se satisferaient des succès rencontrés ces jours-ci dans la région de Lougansk. Poutine vient d’annoncer qu’il allait poursuivre sa guerre. Cette offensive devrait viser en premier lieu l’ensemble du Donbass, puis les ports de la Mer Noire et pourquoi pas Kiev et l’ensemble de l’Ukraine .

Les conseillers militaires des Etats-Unis font valoir que l’armée russe n’a pas pour le moment les moyens humains pour mener une telle campagne, compte tenu du manque de formation et de volonté politique des recrues.  Mais dans ce domaine, il est difficile de prévoir l’avenir, surtout si le commandement fait montre d’assez d’autorité. Il pourra s’inspirer de l’exemple édifiant de ses alliés tchetchens.

Mais pourquoi la Russie s’en tiendrait-elle à récupérer l’Ukraine ? Pourquoine pas envahir les Etats Baltes voire le nord de la Scandinavie et toutes les Terres polaires ? Tant que nul à l’Ouest n’aura les forces conventionnelle suffisantes pour contrer ces agressions sans faire appel à l’arme nucléaire – ce que personne heureusement ne veut faire – Poutine aura les mains libres.