28/01/2022 Drones militaires, une défaite française.

Dans son rapport public annuel pour 2020, la Cour des Comptes constate que la France est aujourd’hui dépourvue des drones militaires semblables à ceux en service désormais dans les forces armées de toutes les grandes puissances.

Comme le rapport le précise « Les drones militaires sont des engins mobiles, terrestres, aériens ou navals, sans équipage embarqué, pilotés à distance ou programmés, et équipés d’une ou plusieurs charges utiles : moyens d’observation, d’écoute ou armement, le cas échéant. Plus précisément, la terminologie pertinente devrait se référer au « système de drones », car le vecteur aérien (et ses charges utiles) est indissociable d’un ensemble qui comprend également sa composante au sol, pour les pilotes et les opérateurs, ainsi que la liaison de données – qui permet aux équipages d’interagir avec le drone ».

Ce rapport est remarquable. Tout y est dit ou presque concernant les drones, drones militaires comme d’ailleurs civils. Les recommandations formulées paraissent indiscutables.

Nous nous bornerons à ajouter que les Pouvoirs publics devront faire dès les prochains mois un effort considérables pour imposer au secteur industriel aérien français, dominé par une demande tournée vers les besoins en gros et moyens porteurs civils, de s’intéresser au secteur des drones de toutes tailles.

Faut-il ajouter que dès les prochaines années, l’établissement durable de l’homme dans l’espace, que ce soit en orbite planétaire ou sur la Lune et Mars, supposera le recours à des drones et automates intelligents, le plus souvent capables d’interventions autonomes, sans appels aux stations terrestres.

Référence . Cour des Comptes  « Les drones militaires aériens : une rupture stratégique mal conduite »
https://www.ccomptes.fr/system/files/2020-02/20200225-05-TomeI-drones-militaires-aeriens.pdf

27/01/2022 L’Otan prépare la guerre

Le Département d’État américain, « comme mesure de précaution contre une possible invasion russe de l’Ukraine », a ordonné l’évacuation d’une partie du personnel de son ambassade à Kiev (Ukraine) . Il a élevé au niveau 4 de risque, le plus élevé, l’avertissement pour les citoyens américains de ne pas aller en Ukraine. Immédiatement après le Foreign Office a annoncé, avec le même motif, le retrait du personnel de son ambassade. Ces opérations de guerre psychologique, visant à créer l’alarme quant à une imminente invasion russe de l’Ukraine et des trois républiques baltes, semblent préparer l’opinion à une escalade dans la montée des affrontements.

La Maison-Blanche a annoncé que le président Biden envisage de « déployer plusieurs milliers de soldats US, navires de guerre et avions dans les pays de l’Otan de la Baltique et de l’Europe Orientale ». Des convois ferroviaires spéciaux sont déjà en train de transporter des chars d’assaut américains de la Pologne à l’Ukraine, dont les forces armées sont depuis des années entraînées, et de fait commandées, par des centaines de conseillers militaires et instructeurs de l’US Army. Washington, qui l’an dernier a fourni à Kiev des armes pour un montant officiel de 650 millions de dollars, a autorisé l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie à transférer à l’Ukraine des armements américains en leur possession, notamment des missiles Javelin. D’autres armements sont fournis par la Grande-Bretagne et par la République Tchèque.



L’Otan communique que les pays européens de l’Alliance sont en train de mettre leurs forces armées en état de réactivité opérationnelle et d’envoyer d’autres navires de guerre et avions de combat en Europe Orientale. L’Italie, avec ses chasseurs bombardiers Eurofighter, a pris le commandement de la mission Otan de « police aérienne » en Roumanie. L’Espagne est en train de détacher des navires de guerre dans les forces navales de l’Otan et des chasseurs-bombardiers en Bulgarie. Les Pays-Bas se préparent à envoyer des chasseurs F-35 en Bulgarie et leDanemark envoie des chasseurs F-16 en Lituanie.

Le 26 janvier a commencé en Méditerranée le grand exercice naval de l’Otan Neptune Strike ’22 sous le commandement du vice-amiral Eugene Black, commandant de la Sixième Flotte avec quartier-général à Naples Capodichino et base à Gaeta. Participent à l’exercice, qui dure 12 jours, le porte-avions nucléaire USS Harry Truman avec son groupe de bataille, comprenant 5 unités lance-missiles prêtes à l’attaque nucléaire pour « rassurer les Alliés européens surtout sur le front oriental menacé par la Russie ».



Immédiatement après le NATO Neptune Strike ’22, se déroulera en février l’exercice Mission Clemenceau 22 qui verra engagés, dans une « Opération de trois porte-avions”, le français Charles de Gaulle à propulsion nucléaire avec son groupe de bataille, comprenant aussi un sous-marin d’attaque à propulsion nucléaire, qui entrera dans l’Adriatique ; l’USS Harry Truman avec son groupe de bataille et le porte-avions italien Cavour avec à bord les F-35. Cet exercice aussi, évidemment, est dirigé contre la Russie.



Pendant que l’Otan intime à la Russie l’ordre de « dés-escalader », en l’avertissant que « toute ultérieure agression comportera un coût élevé pour Moscou », les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne réunis à Bruxelles et reliés en téléconférence avec le secrétaire d’État américain Antony Blinken ont décrété hier de nouvelles mesures contre la Russie. L’Union européenne des 27, dont 21 membres appartiennent à l’Otan sous commandement américain, fait écho à l’avertissement de l’Otan envers la Russie, en déclarant que « toute agression militaire ultérieure contre l’Ukraine aurait de très lourdes conséquences pour la Russie ». Ce faisant l’Union européenne participe à la stratégie de la tension, à travers laquelle les Etats-Unis créent des fractures en Europe pour la garder sous leur influence.

Remarquons pour notre part qu’Emmanuel Macron prend une lourde responsabilité en paraissant cautionner ces opérations suicidaires de l’Otan. Il se comporte ainsi en puppet de Washington.

Voir https://www.voltairenet.org/article215424.html

26/01/2022 Eric Zemmour menace-t-il le système politique français ?

Après avoir publié des ouvrages montrant une information politique hors normes (notamment récemment La France n’a pas dit son dernier mot, 2022, Le suicide français, 2014.) le journaliste, écrivain, essayiste, éditorialiste, chroniqueur, polémiste et homme politique français Eric Zemmour a décidé de se présenter aux élections présidentielles françaises de 2022. Mais pour cela il doit obtenir 500 signatures provenant de personnalités différentes.

Manifestement, il peine encore à obtenir ces signatures. Nul signataire, même si il les approuvait sur le fond, ne voudrait cautionner des propos faisant de l’immigration extra-européenne un danger mortel pour la société française, en encourageant notamment la criminalité.

Or l’échec d’Eric Zemmour a obtenir ces signatures serait surtout un échec de la démocratie française à représenter les opinions du corps électoral.

Avant même toute élection, les sondages sont explicites. Une grande partie de l’électorat considère à tort ou à raison, comme le fait Eric Zemmour, que les auteurs des actes criminels ou simplement délictueux se recrutent principalement parmi les immigrés récents.

Si Eric Zemmour ne peut pas s’exprimer sur ce point, le risque est grand qu’une minorité dictatoriale prenne le pouvoir en France et décide d’interdire ou limiter l’immigration bien au delà de ce que permettent les textes européens.

26/01/2022 Beluga, le transport aérien hors normes

Beluga, le transport aérien hors normes

En ce qui concerne le transport d’un lieu de production à un autre de pièces industrielles de grande taille, il n’existait jusqu’à présent qu’une solution, des convois routiers dits exceptionnels. Vu les capacités du réseau routier, cette solution trouve vite ses limites. On utilise aussi lorsque les usines sont accessibles par la mer, la voie maritime.

Aujourd’hui la nouvelle compagnie Beluga Transport propose la voie aérienne. Il s’agit d’une filiale de l’avionneur Airbus. Elle vient d’être présentée à Toulouse par ce dernier. Il veut se diversifier dans le fret commercial en utilisant ses Belougas, dits parfois baleines du ciel.

Jusqu’ici, Airbus utilisait ses cinq Bélugas pour transporter des tronçons d’appareils entre ses sites européens. Mais comme leurs dimensions sont hors normes – 6,7 mètres de haut sur 7,1 m de large, de quoi transporter un hélicoptère sans avoir à le démonter – l’avionneur se dit qu’ils peuvent profiter à d’autres secteurs d’activité. D’autant que six nouveaux cargos Beluga XL, aux capacités de transport encore accrues, sont sur le point d’être mis en service.

« La section transversale du fuselage plus large du Beluga ouvrira de nouveaux marchés et de nouvelles possibilités logistiques pour les clients », selon le responsable des transports grand gabarit chez Airbus. Il cite « l’espace, l’énergie, l’aéronautique, le secteur maritime et l’humanitaire » comme secteurs d’utilisateurs potentiels. Bien entendu, les forces armées seront également intéressées.

Il faudra, dans ce dernier cas notamment, disposer de pistes permettant l’atterrissage de cet imposant appareil

Pour en savoir plus

https://aircraft.airbus.com/en/aircraft/freighters/belugast

24/01/2022 Une pandémie sans fin

Une pandémie sans fin

Comme nous l’avions indiqué dans un article précédent, il conviendrait dès maintenant d’adapter nos sociétés à la forte probabilité que l’actuelle pandémie due au Sars-Cov2 persiste pendant des années, sous sa forme actuelle ou sous d’autres formes.

Autrement dit il sera impossible d’éradiquer le virus ni sans doute le rendre moins offensif. Mutant régulièrement, il sera toujours présent, de façon plus ou moins pénalisantes.

Cela aura de nombreuses conséquences . En premier lieu les équipements hospitaliers, loin d’être constamment réduits, devront être renforcés et modernisés. De même les professions médicales et de santé, qui sont en première ligne de la lutte contre le virus, devront recruter à nouveau et être mieux rémunérées. La recherche sur les vaccins et traitements ne devra plus rester le monopole des grandes industries pharmaceutiques.

Un grand nombre d’activités économiques ou de loisirs, qui sont des foyers d’infection, devront être repensées. Selon l’expression à la mode, le distanciel devra chaque fois être préféré au présenciel. Quand celui s’imposera, il devra faire appel aux ressources de technologies adaptées.

Un point essentiel, encore insuffisamment souligné, est que des centaines de millions de citoyens provenant des pays dits pauvres ou fortement peuplés seront longtemps incapables de se protéger, à supposer qu’ils le veuillent vraiment.

Pour en savoir plus voir

https://www.liberation.fr/checknews/covid-19-quand-et-comment-lepidemie-peut-elle-finir-20220124_SMQKKCVPKNCPLLZXCXD3YLW63E/

24/01/2022 Sur l’informatique quantique

Il est dit que celui qui maitrisera l’informatique quantique maitrisera le monde. Ceci tant au point de vue civil que militaire.

Aujourd’hui les calculateurs quantique ne sont pas assez puissants pour répondre à toutes les questions que peuvent se poser les chercheurs. Mais associés aux supercalculateurs classiques, ils peuvent déjà résoudre beaucoup de problèmes.

C’est la constatation que font aujourd’hui les scientifiques utilisateurs de l’ordinateur quantique de 5.000 qubits installé en Allemagne au Jülich Supercomputing Centre (JSC), aux côtés des supercalculateurs dont dispose déjà le centre. On lira à ce sujet un communiqué de presse (en allemand) daté du 17 janvier 2022

https://www.fz-juelich.de/portal/DE/Presse/Pressemitteilungen/2022/2022-01-17-juniq-pm/_node.html

« L’association des technologies quantiques et de supercalcul est la clé de la réalisation de découvertes scientifiques avancées et ouvre les portes de nouveaux mondes au potentiel d’innovation considérable », a souligné dans un communiqué Mariya Gabriel, commissaire européenne. La mise en service de cet ordinateur est aussi l’occasion de placer l’Allemagne et l’Europe à la pointe de l’informatique quantique sur le plan international.

Le gouvernement allemand se réjouit de cette nouvelle étape. « Les ordinateurs quantiques offrent d’énormes opportunités pour notre avenir et pour l’Allemagne en tant que site de recherche. Ils ont le potentiel de changer notre quotidien pour le mieux »

Pour sa part Bettina Stark-Watzinger, ministre fédérale de la recherche, rappelle que la puissance de l’informatique quantique peut largement contribuer à optimiser l’usage du réseau électrique, les stratégies d’investissement ou encore la conception de médicaments.

L’irréalisme de Marine Le Pen

Institutions

Jugeant que Marine Le Pen est « la plus susceptible de se qualifier pour le second tour », Gérald Darmanin craint, dans les colonnes du JDD, que si la présidente du RN arrive au pouvoir , cela sera suivi de « la guerre civile ».

Il dénonce les intentions de la présidente du RN sur l’immigration zéro, « pas possible techniquement », ainsi que sur le fait d’ »obliger les juges à prendre des sanctions pénales obligatoires », puisque « ce serait mettre fin à un principe cardinal de la séparation des pouvoirs ».

Gerald Darmanin n’a pas tort dans le principe. Il oublie seulement qu’un président récemment élu n’a aucun pouvoir. Il doit s’appuyer sur un parti ou des partis majoritaires.

Or sur les point évoqués par Marine Le Pen, le Rassemblement National est dépourvu de toute intention révolutionnaire.

Eric Zemmour de son côté, en accumulant les propositions irréalisables dans le cadre des institutions actuelle, fait la même erreur.


Les vœux de bonne année d’Emmanuel Macron aux Européens

Ceux-ci  ont été adressés aux Français lors d’une longue intervention au soir du 31 décembre. Du fait que la France présidera jusqu’à juillet 2022 le Conseil de l’Union européenne, ces voeux s’adressaient aussi à tous les citoyens européens.

Les voeux d’Emmanuel Macron ont été longuement étudiés et commentés par les observateurs politiques. Le contenu des proposition faites a généralement été approuvé, tant dans la forme que dans le fond.

Pour notre part, nous avons regretté que le discours ne propose aux européens aucun grand programme scientifique et technique. Ainsi, même si l’Europe pas le potentiel lui permettant de rivaliser avec les Etats-Unis et aujourd’hui la Chine assistée de la Russie dans le domaine de la conquête spatiale, elle pourrait faire plus qu’y consacrer les ressources constamment diminuées pour raison d’économies de l’Agence européenne ESA.

Au rythme actuel il est facile de prévoir qu’aucune implantation européenne durable ne se fera sur la Lune et a fortiori sur Mars dans les prochaines décennies.

On fera valoir que celle-ci n’aurait aucune influence pour diminuer la violence rendant peu vivables de plus en plus de banlieues des villes européennes (violence à laquelle Emmanuel Macron n’a d’ailleurs pas fait allusion dans son intervention). Mais ce serait sans doute une erreur. Aux Etats Unis le programme spatial est le seul domaine qui donne encore un peu d’unité à un pays aujourd’hui déchiré par les luttes internes.

L’échappement vaccinal

L’on désigne par ce terme la capacité qu’ont certains virus ou microbes de devenir insensibles aux vaccins jusqu’à présent efficaces à leur égard.

Il s’agit de la pire des hypothèses en période d ‘épidémie. Une personne vaccinée ayant jusqu’à présent constaté qu’elle échappait à la contamination se découvre contaminée et même, souvent, contaminante. Depuis que circulent des variants du SARS-CoV-2, une question cruciale se pose : les vaccins utilisés contre les souches « historiques » seront-ils aussi efficaces pour nous en protéger ?

Des études publiées dans la revue Cell suggèrent que certains variants du SARS-CoV-2 actuellement en circulation pourraient avoir la capacité d’échapper à l’immunité acquise, que ce soit lors d’une première infection par la souche « historique » du suite à la vaccination.

Si ces travaux indiquent que la vigilance est de mise, il est toutefois beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions quant aux conséquences cliniques éventuelles, notamment quant aux types de vaccins à préférer.

Par contre, rien n’indique que le SARS-CoV-2 ne va pas continuer à muter, produisant des variants susceptibles d’échapper à tous les vaccins actuels. Dans ce cas s’engagerait une course de vitesse entre les virologues du monde entier cherchant à mettre au point des vaccins efficaces et le SARS-CoV-2 produisant des variants de plus en plus nombreux et diversifiés.

Accroissement rapide du nombre des migrants entrant en Europe

L’Italie a accueilli 440 migrants le 31 décembre 2021, débarqués par le navire Sea Watch affrété l’ONG allemande de même nom. Ceci porte le nombre d’accueils à plus de 67.000 sur l’ensemble de l’année écoulée, alors qu’il était de 34.154 personnes en 2020.

Selon l’ONG, le bateau est arrivé en milieu d’après-midi. «Nous avons des nouveau-nés qui souffrent des intempéries et risquent la déshydratation, des jeunes mères qui souffrent de brûlures dues au carburant et des jeunes hommes qui souffrent des intempéries et ont une toux attrapée à bord des bateaux instables sur lesquels ils voyageaient», a déclaré un médecin à bord du Sea Watch.

Le navire patrouille régulièrement au large de la Libye depuis novembre 2017 et vient au secours des embarcations de fortune des migrants qui tentent de traverser la mer Méditerranée. La même semaine, le ministère italien de l’Intérieur a autorisé un autre navire, le Geo Barents — affrété par Médecins sans frontières (MSF) —, à débarquer 558 migrants au port sicilien d’Augusta, également en Sicile.

Le nombre des migrants entrés en Italie ne cesse d’augmenter. Il en est de même de ceux ayant franchi légalement (et non clandestinement) les frontières des autres pays européens.

En tout, 67 040 migrants ont débarqué en Italie en 2021, selon le ministère italien de l’Intérieur, contre 34 154 en 2020, le record établi restant celui de 2016 avec 181 436 arrivées. D’après les chiffres publiés par le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU le 26 décembre 2021, 114 500 migrants auraient débarqué en Europe, principalement en Italie, en Espagne, en Grèce, à Chypre et à Malte. Ce chiffre est supérieur également à celui de l’année précédente, où 95 031 arrivées avaient été enregistrés.

Faut-il s’en inquiéter? Ces chiffres ne devraient pas inquiéter. L’Europe est assez prospère pour accueillir un nombre de migrants bien supérieur. Il apparaît cependant que les organisations de type terroriste financés par les internationales islamiques du type de Daesh ont compris depuis longtemps l’intérêt de ce processus migratoire. De plus en plus d’individus ayant participé à des attentats en Europe sont entrés par la voie des migrations. Ils sont impossibles à détecter préventivement faute de moyens suffisants de police aux frontières.