juin 2026 Deux typs d’éruption auour du troi noir de ne galaxie

Les chercheurs ont identifié deux types distincts d’éruptions autour de Sagittarius A* qui révèlent des mécanismes physiques d’une complexité fascinante. Le premier type correspond à des scintillements courts et faibles qui semblent résulter de fluctuations turbulentes dans le disque d’accrétion du trou noir. Ce disque, composé de gaz et de poussières en rotation rapide, est soumis à des forces gravitationnelles et magnétiques extrêmes. Ces perturbations créent des compressions localisées du plasma, un gaz chaud et électriquement chargé qui entoure Sagittarius A*. Lorsque ce plasma est comprimé, il émet une explosion temporaire de rayonnement, semblable à une éruption solaire surdimensionnée. Bien que ces scintillements soient relativement faibles et de courte durée, leur fréquence élevée contribue à l’activité incessante observée autour du trou noir.

Le deuxième type d’éruption est beaucoup plus spectaculaire. Il s’agit d’éruptions longues et brillantes causées par un phénomène appelé reconnexion magnétique. Ce processus se produit lorsque des lignes de champ magnétique s’entremêlent, se brisent et se reconnectent soudainement dans des configurations différentes. Cette reconnexion libère une énergie colossale sous forme de particules accélérées à des vitesses proches de celle de la lumière, ce qui produit un rayonnement intense qui illumine temporairement le cœur de la Voie lactée.

La reconnexion magnétique est un phénomène connu dans l’astrophysique, mais son intensité près de Sagittarius A* dépasse tout ce que nous observons ailleurs. Farhad Yusef-Zadeh compare cette reconnexion à une étincelle géante d’électricité statique, mais à l’échelle cosmique, qui libère une énergie inimaginable. Ces éruptions lumineuses offrent un aperçu des processus physiques extrêmes qui se déroulent près des trous noirs supermassifs et ouvrent la voie à de nouvelles théories sur l’interaction entre champs magnétiques et matière cosmique.

Un décalage temporel mystérieux

En observant simultanément deux longueurs d’onde, les chercheurs ont fait une découverte surprenante : un décalage temporel entre les éruptions observées à 2,1 microns et celles à 4,8 microns. La lumière à plus courte longueur d’onde semble précéder celle à plus longue longueur d’onde d’un intervalle qui peut aller jusqu’à 40 secondes.

Ce décalage pourrait s’expliquer par le synchrotron, un phénomène dans lequel des particules accélérées tournent en spirale autour des lignes de champ magnétique en perdant progressivement de l’énergie. Ces observations offrent un aperçu sans précédent des processus physiques complexes qui se déroulent à proximité immédiate d’un trou noir supermassif.

Répercussions pour l’astrophysique

Ces découvertes remettent en question certaines hypothèses sur le comportement des trous noirs. Elles pourraient aider à mieux comprendre la dynamique des disques d’accrétion, les processus de reconnexion magnétique et, plus largement, l’interaction des trous noirs avec leur environnement. Cela a également des implications majeures pour la cosmologie, notamment en ce qui concerne l’évolution des galaxies.

Yusef-Zadeh espère approfondir ces questions en utilisant le JWST pour observer Sagittarius A* sans interruption pendant vingt-quatre heures. Cette observation prolongée permettrait de détecter des motifs d’activité qui échappent actuellement à l’analyse.

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rédit : CC0 Domaine publi



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