12/02/2022 L’implantation de puces électroniques dans le cerveaux de singes tourne à la catastrophe

Il n’y a que de lointains rapports entre le tissu cérébral des primates constitué de milliards de neurones et de dizaines de milliards de synapses et des implants de puces électrotechniques destinées à combler certaines lacunes de ce tissu, lacunes dues soit à des accidents soit à des tumeurs.

Même si théoriquement aujourd’hui il est possible d’obtenir des neurones artificiels de taille comparable, connecter des circuits biologiques de dotés de fonctions complexes et encore mal connues et ceux de puces électroniques greffées dans le tissu cérébral au terme d’une opération nécessairement destructrice et faite très largement à l’aveugle n’a que peu de chances d’aboutir à des concordances suffisante pour que l’influx nerveux se transmette convenablement.

De telles opérations ne réussissent, non sans mal d’ailleurs, que lorsqu’il s’agit de circuits relativement simples, reliant une zone motrice bien identifiée du cortex moteur à un membre artificiel qui n’assurera que des mouvements élémentaires

Il fallait s’y attendre cependant. Le milliardaire Elon Musk a tenté l’expérience chez des singes. Des puces cérébrales conçues par sa société Neuralink, ont causé de graves dommages aux singes utilisés comme cobayes, à en croire une plainte déposée par un groupe de défense des animaux auprès du département américain de l’Agriculture.

Les primates ont enduré des « souffrances extrêmes » après s’être vu implanter des puces dans le cerveau. L’un d’entre eux a notamment perdu plusieurs doigts et orteils « peut-être à cause d’une automutilation ou d’un autre traumatisme non spécifié ». Un autre individu a développé une infection cutanée peu après la pose d’électrodes dans son cerveau, alors qu’un troisième a été pris de vomissements et de halètements, avant de « s’effondrer de fatigue ». Au total, 15 singes sur 23 ont dû être euthanasiés, selon la plainte du Physicians Committee for Responsible Medicine.

Si l’on en croit la communication d’Eurolink, celle-ci ne tardera pas cependant à recommencer.

Références

https://fr.sputniknews.com/20190718/connecter-les-cerveaux-aux-ordinateurs-une-startup-delon-musk-a-cree-des-technologies-speciales-1041713152.html

https://fr.sputniknews.com/20220212/lexperimentation-sur-les-puces-cerebrales-delon-musk-tourne-au-fiasco-1055116151.html

12/02/2922. Du métavers à l’apocalypse quantique

Du métavers à l’apocalypse quantique

Les techniques de la réalité augmentée et du métavers font déjà apparaître à des personnes munies de lunettes spéciales la réalité sous des angles et avec des images différentes de ce que qu’ils verraient sans ces lunettes. Elles suscitent un intérêt croissant, car leurs applications sont désormais multiples, aussi bien au plan artistique que scientifique.

Mais elles suscitent aussi l’inquiétude. Les entreprises et bientôt les gouvernement qui y ont recours ne vont-ils pas imposer aux citoyens mal informés des visions du monde conformes à leurs intérêts et ne correspondant pas à la « réalité » dans laquelle ils sont immergées.Le port actuel de lunettes spéciales deviendra inutile. Avec un peu de pessimisme, l’on pourrait parler d’un univers apocalyptique.

Dans le monde quantique, cette perspective est indispensable à la connaissance. La matière au plan des particules n’y est plus située dans le temps ni dans l’espace. Les ordinateurs quantiques, dotés de bits quantiques, fonctionnent sur ce principe. Ils ont déjà des applications utiles et en auront de plus en plus.

L’une de ces révolutions, déjà bien esquissée, concerne le concept de réalité. Existe-t-il une réalité indépendante de celui qui l’observe, que ce soit un humain, un végétal ou un virus ? Et si oui, comment la définir ?

Sur ce sujet, voir :

https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tavers#:~:text=Un%20m%C3%A9tavers%20(de%20l’anglais,sont%20accessibles%20via%20interaction%203D.

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9alit%C3%A9_augment%C3%A9e

https://www.rt.com/op-ed/548477-quantum-apocalypse-doomsday-realistic/?utm_

11/02/2022 . Ukraine. Jouer à se faire peur

La Russie n’attaquera jamais la première l’ Ukraine. Vladimir Poutine l’a assuré à Emmanuel Macron lors de leur entretien à Moscou. Il n’ a pas de raison de ne pas lui faire confiance.S’il le faisait l’Amérique riposterait immédiatement et ce serait la guerre nucléaire mondiale. De son coté Joe Biden se sait incapable d’intervenir en Ukraine, faute notamment de forces terrestres suffisantes. Lui non plus d’ailleurs ne veut pas de guerre avec la Russie. On le comprend.

L’Ukraine pour sa part renforce constamment ses moyens militaires, notamment en matériels de guerre. On pourrait penser qu’elle préparerait une offensive, sinon contre les Russes, du moins contre les Ukrainiens russophones séparatistes du Donbass. Mais il ne s’agit que de gesticulations de la part du président Volodymyr Oleksandrovytch Zelensky. Lui aussi sait très bien qu’en ce cas, il ne serait pas soutenu par l’Otan, bien incapable de déployer des moyens sérieux contre l’armée russe qui ne manquerait pas de réagir.

Si Zelensky était raisonnable, au lieu de s’acharner sur le Donbass, il insisterait pour que l’Europe et la Russie coopèrent avec lui pour mettre en valeurs les ressources naturelles de l’Ukraine et reconstituer son appareil industriel.

17/02/2022 Nouveau succès pour la fusion nucléaire

Communication de l’Eurofusion consortium :

L’objectif de la campagne était de caractériser, avec la nouvelle paroi de JET semblable à celle d’ITER et à l’aide de nouveaux diagnostics, le comportement du plasma de fusion dans des expériences deutérium-tritium et avec des conditions attendues dans ITER pour préparer le pilotage de ce futur démonstrateur de fusion. La mission a été remplie avec un bon accord entre les prédictions de la puissance de fusion et les observations pour les durées maximales accessibles au JET.

Pour atteindre ce nouveau record, le tokamak européen a subi une transformation profonde, à laquelle l’Institut de recherche sur la fusion par confinement magnétique du CEA (CEA-IRFM) a activement participé. En 2011, le carbone composant les parois intérieures du tokamak a été remplacé par du béryllium et du tungstène, qui absorbent beaucoup moins le tritium que le carbone. JET présente ainsi une configuration plus proche de celle d’ITER mais un volume dix fois plus petit, ce qui en fait un banc d’essai essentiel pour le futur démonstrateur international, dont les premiers plasmas sont prévus avant 2030 et en 2035 pour le mélange deutérium-tritium.

JET est cependant limité à des durées de quelques secondes car ses parois intérieures ne sont pas refroidies activement et ses bobines de champ magnétique ne sont pas supraconductrices.

C’est pourquoi le tokamak supraconducteur WEST (W Environment in Steady-State Tokamak) du CEA-IRFM, installé sur le centre CEA de Cadarache (Bouches-du-Rhône), constitue un banc d’essai complémentaire de JET pour préparer l’exploitation d’ITER. En effet, contrairement à JET, ses bobines sont supraconductrices et ses parois en tungstène sont activement refroidies, ce qui va lui permettre à partir de 2022 de développer les techniques de contrôle pour des durées de production de plasma de deutérium (sans tritium) de plusieurs minutes, comme ce sera le cas pour ITER.

Note

Les scientifiques du consortium EUROfusion, auquel participe notamment le CEA français Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies), ont enregistré le 21 décembre 2021 la production de 59 mégajoules d’énergie de fusion nucléaire pendant plusieurs secondes dans le Joint European Torus (JET), le seul tokamak (sorte de réacteur à fusion nucléaire) opérationnel au monde utilisant du deutérium et du tritium, installé au Royaume-Uni.

Les réacteurs nucléaires que nous connaissons actuellement fonctionnent sur le principe de la fission, qui consiste à casser des noyaux atomiques d’uranium et de plutonium en projetant dessus un neutron.

​Avec 59 mégajoules d’énergie de fusion produite pendant 5 secondes, le tokamak JET a surpassé en 2021 son précédent record établi en 1997 (21,7 mégajoules). Cette campagne expérimentale a été menée par les scientifiques d’EUROfusion, parmi lesquels une trentaine de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens du CEA.

L’objectif de la campagne était de caractériser, avec la nouvelle paroi de JET semblable à celle d’ITER et à l’aide de nouveaux diagnostics, le comportement du plasma de fusion dans des expériences deutérium-tritium et avec des conditions attendues dans ITER pour préparer le pilotage de ce futur démonstrateur de fusion. La mission a été remplie avec un bon accord entre les prédictions de la puissance de fusion et les observations pour les durées maximales accessibles au JET.

Pour atteindre ce nouveau record, le tokamak européen a subi une transformation profonde, à laquelle l’Institut de recherche sur la fusion par confinement magnétique du CEA (CEA-IRFM) a activement participé. En 2011, le carbone composant les parois intérieures du tokamak a été remplacé par du béryllium et du tungstène, qui absorbent beaucoup moins le tritium que le carbone. JET présente ainsi une configuration plus proche de celle d’ITER mais un volume dix fois plus petit, ce qui en fait un banc d’essai essentiel pour le futur démonstrateur international, dont les premiers plasmas sont prévus avant 2030 et en 2035 pour le mélange deutérium-tritium.

JET est cependant limité à des durées de quelques secondes car ses parois intérieures ne sont pas refroidies activement et ses bobines de champ magnétique ne sont pas supraconductrices.

C’est pourquoi le tokamak supraconducteur WEST (W Environment in Steady-State Tokamak) du CEA-IRFM, installé sur le centre CEA de Cadarache (Bouches-du-Rhône), constitue un banc d’essai complémentaire de JET pour préparer l’exploitation d’ITER. En effet, contrairement à JET, ses bobines sont supraconductrices et ses parois en tungstène sont activement refroidies, ce qui va lui permettre à partir de 2022 de développer les techniques de contrôle pour des durées de production de plasma de deutérium (sans tritium) de plusieurs minutes, comme ce sera le cas pour ITER. La fusion nucléaire, au contraire, vise à réunir deux noyaux de deutérium et de tritium (des variants de l’hydrogène) sous l’effet d’une très haute pression et d’une chaleur extrème (150 millions de degrés Celsius, soit 10 fois celle du soleil). Des conditions dans lesquelles la matière est à l’état de plasma, celle que l’on retrouve au cœur des étoiles.

Cette fusion entraîne la libération d’un neutron qui, en percutant les parois d’un tokamak, dégage de la chaleur. Celle-ci est ensuite récupérée pour alimenter une turbine, à l’instar des installations électriques classiques.

Un tokamak est un dispositif de confinement magnétique expérimental explorant la physique des plasmas et les possibilités de produire de l’énergie par fusion nucléaire.

Dans cette machine géante en forme de « donut » qu’est le tomakak, les scientifiques situés près de la ville anglaise d’Oxford ont battu le précédent record établi en 1997, selon l’Autorité britannique de l’énergie atomique. Cinq secondes étant la limite à laquelle la machine peut maintenir la puissance avant que ses aimants ne surchauffent. Mais il s’agit de l’énergie nécessaire pour assurer les besoins, pendant cinq secondes, de 35 000 foyers, a expliqué Joe Milnes, le directeur des opérations du JET. 

On comprend mieux pourquoi, une fois cette technologie de fusion nucléaire maîtrisée, le potentiel de puissance pourrait largement assurer les besoins en électricité du monde entier.

Le programme de recherche baptisé ITER ambitionne en tout cas « d’offrir à l’humanité une source d’énergie propre, sans déchet nucléaire et virtuellement inépuisable ».

Et les résultats annoncés ce mercredi montrent la possibilité de créer de l’énergie de fusion pendant cinq secondes, le maximum possible pour que les aimants en cuivre du JET ne surchauffent pas. Une expérience qui représente l’aboutissement de près de 40 ans de travail. 

Et surtout des données encourageantes qui confortent un peu plus encore l’intérêt de la conception du réacteur à fusion ITER, encore plus avancé que le JET, en construction dans le sud de la France. Car le futur tokamak d’ITER mesurera 29 mètres de haut pour 28 mètres de diamètre et pèsera approximativement 23.000 tonnes. Il sera équipé d’aimants supraconducteurs qui permettront de générer de l’énergie de fusion pendant plus longtemps, possiblement plus de 300 secondes.

Pour en savoir plus

1) ITER

ITER est une organisation internationale dont le site de recherche et d’expérimentation est installé dans le nord des Bouches-du-Rhône. Environ 1.200 chercheurs et 2.500 personnes y travaillent. Elle est financée par sept membres, représentant 35 pays (l’Union Européenne, les USA, la Chine, l’Inde, la Russie, la Corée-du-Sud et le Japon), et comptant plus de la moitié de la population mondiale et 80 % du PIB.

2) Le plasma en physique

Le plasma est un état de la nature (au même titre que le liquide, le solide ou le gaz). C’est de la matière partiellement ou totalement ioniseé. L’ionisation est l’action qui consiste à ajouter ou enlever des charges à un atome électriquement neutre, qui devient ainsi un ion (chargé positivement ou négativement).

Les plasmas sont un milieu constitué d’un mélange de particules neutres, d’ions positifs(atomes ou molécules ayant perdu un ou plusieurs électrons) et d’électrons négatifs. Un plasma est électriquement neutre et ses particules interagissent les unes avec les autres.

10/02/2022 Relance du nucléaire en France

On peut penser que par l’annonce à Belfort d’une relance du programme français de centrales nucléaires, Emmanuel Macron a considérablement augmenté le nombre de ceux qui voteront pour lui lors des prochaines élections présidentielles.

En effet, une grande majorité de citoyens considèrent que le parc français de réacteurs constituent un atout inestimable dans un monde où, malgré certaines économies, les besoins en électricité ne cessent de croître. De plus, alors que l’emploi s’est fait plus rare, le maintien sur chaque site d’équipes très qualifiées est apprécié à sa juste valeur. A cet égard, la fermeture de la centrale alsacienne de Fessenheim, alors qu’elle aurait pu sans risques rester en activité au moins 10 ans de plus, était considéré comme une faute grave.

Concernant les énergies renouvelables, notamment dans le solaire et l’hydro-électricité, Emmanuel Macron a voulu rassurer en affirmant que les investissements seraient poursuivis. Mais la crainte de voir les campagnes françaises se couvrir d’éoliennes et les côtes se garnir de générateurs sous-marins, s’est dissipée – toutes solution dont le coût industriel et environnemental sera considérable.

On rappellera que le gestionnaire de Réseau de Transport d’Electricité RTE dans une étude qui détaille les chemins possibles pour atteindre la neutralité carbone en 2050, intitulée « Futurs énergétiques 2050 », a présenté deux scénarios. Le premier (dit N2) escompte le lancement d’un programme « ambitieux » et « rapide » de construction de nouveaux réacteurs, à raison d’une paire tous les trois ans à partir de 2035 pour atteindre 14 nouveaux réacteurs EPR à l’horizon 2050. Le deuxième (N03) table sur une mise en chantier encore plus volontariste, avec 14 réacteurs EPR et quelques mini-réacteurs de type SMR pour atteindre « un mix de production reposant à parts égales sur les renouvelables et le nucléaire à l’horizon 2050 ». Ce scénario repose toutefois sur l’hypothèse d’une prolongation très large de la durée de vie des réacteurs existants, et d’un approvisionnement en uranium sans aléas diplomatiques.

Concernant les énergies renouvelables, notamment dans le solaire et l’hydro-électricité, Emmanuel Macron a voulu rassurer en affirmant que les investissements seraient poursuivis. Mais la crainte de voir les campagnes françaises se couvrir d’éoliennes et les côtes se garnir de générateurs sous-marins, s’est dissipée – toutes solutions dont le coût industriel et environnemental serait considérable.

Ajoutons que la relance du nucléaire de fission permettra en parallèle à la France d’investir davantage dans le nucléaire de fusion grâce à des ressources accrues notamment au plan humain.





09/02/2022 ITER. Un succès pour le tokamak chinois

Il y a trois an, la Chine entreprenait la construction de son réacteur à fusion nucléaire expérimental, le tokamak HL-2M. Les responsables du projet viennent d’annoncer qu’après avoir été mis en service avec succès, ce tokamak a battu un record. Il a atteint la température de 120 millions de degrés.

Rappelons que la fusion nucléaire est considérée, en concurrence avec les énergies renouvelables, comme pouvant résoudre, mieux que la fission, les problèmes d’énergie du monde de demain. Produire de l’énergie en rapprochant à très haute température des noyaux atomiques, en ce cas de l’hydrogène — comme le fait naturellement le Soleil — se réalise sans émission de gaz à effet de serre, sans production de déchets radioactifs et avec moins de risques d’accident.

Compte tenu de son expérience dans le domaine de l’énergie atomique, la France avait proposer d’héberger à Cadarache des équipes de recherche internationale investissant dans la fusion. C’est ce qui a donné naissance au consortium international ITER. Le futur tokamak d’ITER (encore conçu pour la recherche et non pour produire de l’électricité), devrait entrer en service dans une dizaine d’années. En attendant, les pays membres développent leur propre projet de tokamak. L’actuel tokamak français s’appelle Tore supra.

La Chine, membre d’ITER, avait annoncé en 2019 que son réacteur à fusion nucléaire expérimental le plus performant serait opérationnel en 2020. C’est ce qui a été fait il y a quelques jours avec la mise en service du tokamak HL-2M Sino UNIted Spherical Tokamak . surnommé « soleil artificiel ». À terme, sa chambre de confinement magnétique devrait générer une chaleur  de plus de 200 millions de degrés Celsius. C’est plus de dix fois plus la température qui règne au cœur du soleil.

On notera que les États-Unis, sous la pression du lobby pétrolier, ont pris beaucoup de retard dans ce domaine essentiel.

Sur ITER, voir https://www.20minutes.fr/sciences/3227379-20220208-nucleaire-va-allumer-petit-soleil-provence-iter-poursuite-energie-etoiles

09/02/2022. Dépenses militaires ou dépenses d’exploration spatiale.

Le budget militaire des Etats-Unis est de plus de 750 milliards de dollars. Environ le tiers de cette somme alimente directement les industries militaires américaines afin entretenir et renouveler le matériel en service dans l’US Army.

De la même façon, mais pour des sommes bien inférieures, la Russie, la Chine, l’Inde et en Europe la France dépensent des milliards de dollars en armements divers. Ces dépenses ont des retombées civiles, mais pour des montants sans comparaisons.

Dans le même temps l’Agence spatiale europénne prépare la mission spatiale Jupiter Icy Moons Explorer, en abrégé JUICE. Celle-ci doit être lancée en aout 2023 par une fusée Ariane 5 vers les satellites de Jupiter, Callisto, Europe et Ganymède Après les avoir étudiés à plusieurs reprise, la sonde se placera en orbite autoour de Ganymede pour des observations plus aprofondis.

L’objectif central de la mission est de déterminer si des conditions propices à l’émergence à la vie sont présentes dans les océans qui semblent exister sour une couche de glace de surface. Il s’agirat de déterminer les caractéristiques de ces océans et de reconstituer les modalités de leur formation. Des études plus poussées seront effectuées sur Callisto et plus particulièrement Ganymède qui présente la particularité de comporter un champ magnétique notable. La sonde spatiale doit également faire avancer les connaissances sur l’atmophère et la magnétosphère de Jupiter.

On trouve dans le NewScientist du 22 janvier 2022, p. 48, un entretien avec le planétologue britannique Leigh Fletcher. Il y explique comment une meilleure connaissance de ces planétoides aidera à mieux comprendre les origines du système solaire, de la Terre et peut-être de la vie sur cette dernière.

Compte tenu des budgets actuels de la NASA, de l’ESA et autres agences spatiales, ii faudra attendre des décennies avant que des sondes ne se posent sur ces planètes pour les étudier de façon plus approfondie, voire peut-être même y découvrir de forme de vie encore inconnues. N’envisageons même pas d’y débarquer des missions humaines.

08/02/2022 Emmanuel Macron à Moscou . un authentique succès diplomatique

La réunion de plusieurs heures entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron le 7 février 2022 a représenté un succès diplomatique indéniable, non seulement pour Emmanuel Macron lui-même, parfaitement à son aise, mais pour la diplomatie française et pour la place de la France dans le monde.

Même si Poutine n’a pas donné de précisions sur ce que sera sa politique vis-à-vis de l’Ukraine, il apparaît que Macron a obtenu que la Russie n’interviendra pas militairement dans ce qui a été nommé la guerre du Donbass. A plus forte raison, n’entreprendra-t-elle pas d’opérations militaires contre l’Ukraine elle-même, tant du moins que Volodymyr Zelensky, le président de l’Ukraine, restera lui-même dans ses frontières et ne se livrera pas à des provocations.

Les commentaires de la presse française insistent sur le fait que Macron n’a pas pour le reste obtenu d’engagements précis de la part de son interlocuteur. Mais c’est faire preuve d’une grande naïveté. Des années de contentieux ne peuvent se résoudre en quelques heures de discussion. Nous retiendrons pour notre part que, mieux que l’Allemagne et mieux que l’Union européenne de Bruxelles, la France paraît capable d’exprimer le poids du continent européen dans son ensemble aux yeux du grand voisin russe.

https://www.bfmtv.com/international/asie/russie/macron-poutine-la-conference-de-presse-en-integralite_VN-202202070574.html

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07/02/2022 . Sahel : et maintenant, que faire ?

Nous republions ici, avec son accord et en le remerciant, un article de Bernard Lugan qui vient de paraître le 6 février 2022 dans sa revue: L’Afrique Réelle. Inutile de préciser que nous ne partageons pas ce point de vue. Si la France se retirait du Sahel, Daech s’y installerait et pourrait en toute tranquillité, préparer le djihad vers l’Europe.

Au Sahel, la France s’arc-boute sur l’idéologie démocratique désormais vue en Afrique comme une forme de néocolonialisme. Résultat, après la Centrafrique, elle va être « éjectée » du Mali alors que ses soldats y tombent pour assurer la sécurité de populations abandonnées par leur propre armée… Les incessantes manifestations de Bamako, les convois français bloqués « spontanément » par des civils au Burkina Faso ou au Niger, ainsi que les déclarations enflammées de responsables politiques locaux, appellent donc à un total changement de paradigme qui doit déboucher sur un désengagement rapide.

Le fond du problème est que le Mali, le Burkina Faso et le Niger, Etats faillis aux armées incompétentes, accusent la France de « néocolonialisme », alors que ses soldats font la guerre à leur place… Or, si guerre il y a, c’est parce que ces trois pays ont, comme je ne cesse de le dire depuis des années (voir mon livre Les guerres du Sahel des origines à nos jours), toujours refusé de prendre en compte les revendications de leurs minorités ethniques, Touareg ou Peul, sur lesquelles se sont opportunément greffés les jihadistes. C’est en effet sur les braises des quatre guerres touareg du Mali qu’ont su souffler ces derniers. Sans parler des humiliations permanentes subies par les pasteurs peul. De toute évidence, le rôle de Barkhane n’était pas de régler ces questions ethno-politiques inscrites dans plusieurs siècles d’histoire.

En réalité, ceux qui dénoncent la France ont choisi de le faire afin de flatter leurs opinions publiques. Nous sommes en présence d’une entreprise de défausse rendue d’autant plus facile que l’accusation de néo-colonialisme est toujours prompte à échauffer des esprits gangrenés par la rente mémorielle et encouragés par l’ethno-masochisme des élites françaises. Une situation dangereuse pour les populations locales car, de cette dénonciation de la France ne sort aucune proposition, aucune alternative, en dehors d’épanchements de bile momentanés qui font bien rire les mercenaires russes…

Voilà donc la France devenue bouc-émissaire permettant aux élites locales qui ont systématiquement pillé leurs pays respectifs de cacher six décennies de corruption, de détournements, d’incapacité politique, en un mot d’incompétence. Regardons la réalité en face :

– Est-ce la faute de la France si, au Mali, au Burkina Faso et au Niger, le désastre est total, si les crises alimentaires sont permanentes, si l’insécurité est généralisée et si la pauvreté atteint des niveaux sidérants ?

– Est-ce la faute de la France si les armées locales s’enfuient devant les groupes armés après avoir pillé ceux qu’elles étaient censées protéger ?

Face au ressentiment antifrançais, l’urgence est donc de laisser les faillis face à leurs responsabilités. D’autant plus que la « françafrique » est un fantasme, la France n’ayant, ni économiquement, ni stratégiquement, ni politiquement, de véritables intérêts dans la région.

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07/02/2022 Un robot-mobile sur quatre pattes

Des chiens robots pour surveiller les milieux difficiles

Un robot mobile ordinaire se déplace sur roues ou sur chenilles. Cela ne lui permet pas d’opérer dans des terrains ruraux ou urbains difficiles comme à l’opposé dans des immeubles nécessitant la montée d’escalier.

Un robot monté sur quatre pattes, d’où son nom de chien-robot, n’a pas ces inconvénients. Certes la commande coordonnée des pattes nécessite la mise au point de nouveaux dispositifs, Mais ils n’ont rien de très difficiles.

C’est pourquoi en vue de réduire les risques pour les hommes sur le terrain, le département de la Sécurité intérieure des États-Unis prévoit de mettre en place des chiens-robots qui devront patrouiller la frontière avec le Mexique connue pour ses conditions dures voire dangereuses pour les hommes, alors que les machines pourraient y exceller.

Certes cette frontière est longue de plus de 1300 km. Il est impossible de la faire surveiller entièrement pas des chiens robots. Mais ceux-ci pourraient opérer dans des points particulièrement sensibles.

Le chien robot étudié par la société Ghost Robotics emporte des charges utiles qui sont des ensembles de capteurs vidéo et autres qui, une fois montés sur le chien-robot, peuvent transmettre des vidéos en temps réel et d’autres données à l’homme qui commande ou surveille la machine.
Pour le moment il n’est pas entièrement autonome. Il peut être contrôlé par un humain depuis un ordinateur portable.

De son côté le développeur russe en sécurité informatique Crosstech Solutions Group a mis au point un chien-robot capable de se déplacer et de réagir grâce à des capteurs de localisation et de température, ainsi que de revenir vers sa base pour être rechargé

Voir

https://fr.sputniknews.com/20220207/les-usa-comptent-confier-la-patrouille-de-leur-frontiere-a-des-chiens-robots–images-1055018774.html