06/04/2022  Libérer le Donbass ?

Le ministère russe de la Défense a indiqué début avril que son armée allait désormais se concentrer sur une libération « complète » de la région du Donbass, à l’Est de l’Ukraine. Il s’agissait d’une des options de départ de « l’opération spéciale » lancée en Ukraine, l’autre étant la conquête de toute l’Ukraine.

Cette conquête s’étant à ce jour révélée impossible, la « libération » du Donbass permettrait à Vladimir Poutine de ne pas se présenter les mains vides à Moscou lors des grandes fêtes patriotiques nationales de juin 2022.

Mais de qui libérer le Donbass ? Le Donbass ukrainien est contrôlé en partie depuis 2014 par des séparatistes prorusses. Juste avant l’offensive du 24 février, la Russie avait reconnu l’indépendance des républiques autoproclamées de Donetsk et de Louhansk. Peut-on penser que des séparatistes russophones au sein de ces républiques voudraient désormais se séparer de Moscou ? Une réponse affirmative paraît très vraisemblable. Ce n’est évidemment pas celle qu’attendait Vladimir Poutine.

L’armée russe ces dernières semaines s’est révélée incapable de former une force militaire unie, sous le commandement d’un seul chef. L’usage de missiles hypersoniques n’a pu cacher l’hétérogénéité des armements, l’absence de réseau interne de commandement, la non-formation des recrues et les rivalités personnelles permanentes au sein de l’ état-major. Un nombre anormal de tués au combat s’en est suivi, y compris parmi les généraux.

De plus, l’histoire retiendra, malgré les dénégations de Moscou, la responsabilité de l’armée russe dans la destruction des villes désormais dites villes-martyre et le nombre anormal de morts parmi les populations civiles. Pas de quoi pavoiser.

Staline en son temps avait su remédier à ces défauts en multipliant des fusillades pour l’exemple . On ne voit pas Poutine faire de même.

05/04/2022 Déclin de l’Occident

Les trois quarts des Etats du Monde soutiennent la Russie.

Les Etats européens, qu’ont tardivement rejoint les Etats-Unis, ne doivent pas se faire d’illusions . Dans le conflit actuel, qui les oppose à la Russie, ils sont pratiquement seuls. Ceci ne se mesure pas par les votes exprimés aux Nations Unies, où la convenance s’impose, mais par des décisions quotidiennes et les commentaires qu’en font de nombreuses personnalités dans les différents médias.

C’est ainsi qu’en dehors de la Chine et l’Inde, qui ont déjà marqué plus que de la réserve à l’égard des trains de « sanctions » censés punir la Russie, on apprend que deux alliés traditionnels de Washington dans le Golfe persique : l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis se montrent très réticents à suivre les exigences de sanctions. Ceci illustre leur convergence d’intérêts avec la Russie et leur volonté de diversifier leurs partenariats afin de renforcer leur autonomie stratégique. Ils ne sont pas les seuls.

Les réactions de nombreux pays du monde à la guerre en Ukraine révèlent aujourd’hui l’affaiblissement significatif du soft power des États-Unis, qui ne parviennent plus à mobiliser des alliés traditionnels, lesquels contestent leur rôle d’« hégémon bienveillant ».

Ce changement apparaît comme un indicateur clair de l’évolution vers l’« ordre mondial alternatif » annoncé dans un récent article de The Economist, qui concluait que la République populaire de Chine allait tirer profit de la guerre en Ukraine pour précipiter le déclin irrémédiable de l’Occident

Au delà de cela, il apparaît que les Etats européens restent marqués du sceau infamant de colonisateurs. Ce sont eux qui pendant trois cent ans, ont pillé les ressources du reste du monde, réduisant les populations en esclaves. Qu’aujourd’hui la Russie puisse leur rendre la monnaie de la pièce paraît un juste retour des choses.

04/04/2022. 6e Rapport du GIEC

Ce rapport est désormais disponible à l’adresse https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/#SPM

Nous en republions ici le Résumé pour les Décideurs

Headline Statements from the Summary for Policymakers
9 August 2021 (subject to final copy-editing)
A. The Current State of the Climate
A.1 It is unequivocal that human influence has warmed the atmosphere, ocean and land.
Widespread and rapid changes in the atmosphere, ocean, cryosphere and biosphere have occurred.
A.2 The scale of recent changes across the climate system as a whole and the present state of many aspects of the climate system are unprecedented over many centuries to many thousands of years.
A.3 Human-induced climate change is already affecting many weather and climate extremes in every region across the globe. Evidence of observed changes in extremes such as heatwaves, heavy precipitation, droughts, and tropical cyclones, and, in particular, their attribution to human influence, has strengthened since the Fifth Assessment Report (AR5).
A.4 Improved knowledge of climate processes, paleoclimate evidence and the response of the climate system to increasing radiative forcing gives a best estimate of equilibrium climate sensitivity of 3°C, with a narrower range compared to AR5.
B. Possible Climate Futures
B.1 Global surface temperature will continue to increase until at least the mid-century under all emissions scenarios considered. Global warming of 1.5°C and 2°C will be exceeded during the 21st century unless deep reductions in carbon dioxide (CO2) and other greenhouse gas emissions occur in the coming decades.
B.2 Many changes in the climate system become larger in direct relation to increasing global warming. They include increases in the frequency and intensity of hot extremes, marine heatwaves, and heavy precipitation, agricultural and ecological droughts in some regions,
and proportion of intense tropical cyclones, as well as reductions in Arctic sea ice, snow cover and permafrost.
B.3 Continued global warming is projected to further intensify the global water cycle, including its variability, global monsoon precipitation and the severity of wet and dry events.
B.4 Under scenarios with increasing CO2 emissions, the ocean and land carbon sinks are projected to be less effective at slowing the accumulation of CO2 in the atmosphere.
B.5 Many changes due to past and future greenhouse gas emissions are irreversible for centuries to millennia, especially changes in the ocean, ice sheets and global sea level.

Pour en savoir plus

Les experts climat de l’ONU, le Giec, ont publié ce lundi un rapport de 2.800 pages dans lequel ils évoquent les préconisations qui permettraient de limiter le réchauffement climatique afin que la planète puisse rester « vivable ». Un rapport « accablant » a dénoncé le secrétaire général de l’ONU, qui a alerté sur « l’extinction d’un million d’espèces » ou la multiplication de « canicules sans précédent, tempêtes terrifiantes, pénuries d’eau généralisées ».

Si le monde y est prêt, le rapport du Giec « définit des options viables et financièrement saines dans chaque secteur qui peuvent permettre de maintenir en vie la possibilité de limiter le réchauffement à 1,5°C », objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris. « Les choix faits aujourd’hui par les pays permettront de tenir l’engagement sur 1,5°C ou le détruiront. (…) Les promesses et les plans doivent se transformer en réalité et en action, maintenant », a-t-il conclu. Voici les préconisations des experts du Giec :

  • 1. Les émissions de gaz à effet de serre doivent plafonner d’ici trois ans

L’humanité dispose de moins de trois années pour inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre, principales responsables du changement climatique, si elle veut conserver un monde « vivable« , alertent les experts climat de l’ONU dans leur rapport. Cela correspondrait à une hausse des températures de 2,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Or cela semble improbable, la trajectoire des courbes étant repartie à la hausse dès 2021, retrouvant les niveaux records pré-pandémie. 

Même si la planète réussit à atteindre son « pic d’émissions » avant 2025 et que des _ »actions immédiates » s_ont prises, le réchauffement pourrait atteindre 2°C.

  • 2. Les engagements actuels ne permettront pas de contenir le réchauffement à 1,5°C

Il faut revoir les engagements actuels à la hausse. L’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris, de limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, est « hors de portée » avec les engagements internationaux actuels, soulignent les experts du Giec. Les politiques actuelles ouvrent la voie à un réchauffement de 3,2°C d’ici à la fin du siècle.

« Nous sommes à un tournant. Nos décisions aujourd’hui peuvent assurer un avenir vivable« , insiste le patron du Giec Hoesung Lee.

  • 3. Réduire d’au moins 60% charbon, gaz et pétrole d’ici 2050

L’utilisation des énergies fossiles doit être très fortement réduite d’ici à 2050 pour tenir l’objectif de limiter le réchauffement à +1,5°C. Si tous les gisements de pétrole, de gaz et de charbon actuellement en service sont exploités jusqu’à leur terme, il sera impossible de tenir cet objectif. 

Sans tenir compte des potentielles captures de carbone (une technologie non mature à grande échelle à ce jour), l’usage du charbon devrait être totalement stoppé et ceux du pétrole et du gaz réduits de 60% et 70% d’ici à 2050 par rapport aux niveaux de 2019, la « quasi-totalité de la production mondiale d’électricité devant provenir de sources zéro ou bas-carbone », estime le Giec.

  • 4. Atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 grâce aux énergies renouvelables

Pour tenir les objectifs de l’Accord de Paris, le monde doit atteindre la « neutralité carbone » sur tous les plans d’ici à 2050. La capacité des énergies photovoltaïque et éolienne a fortement augmenté, de 170% et 70% respectivement entre 2015 et 2019, grâce à la baisse des coûts, aux politiques publiques et à la pression sociale. Mais malgré ces hausses spectaculaires, elles ne représentent ensemble que 8% de la production électrique mondiale, 21% de la production peu carbonée. 

Au total, les renouvelables et les énergies peu carbonées – dont le nucléaire et l’hydroélectricité – comptent pour 37% de la production électrique mondiale, le reste provenant des énergies fossiles.

  • 5. Sobriété pourraient réduire les émissions de 70%

Le basculement vers l’énergie moins carbonée ne doit pas faire passer au second plan les transformations structurelles – mobilités douces, véhicules électriques, télétravail, isolation des bâtiments, moins de vols en avion – qui permettraient de réduire les émissions de 40% à 70% d’ici à 2050.

« Disposer des politiques publiques, des infrastructures et de la technologie pour rendre possibles les changements dans nos modes de vie et nos comportements (…) offre un important potentiel (de réduction) inexploité », a souligné Priyadarshi Shukla, un des coprésidents du groupe de travail. Au niveau mondial, les 10% des ménages les plus riches représentent jusqu’à 45% des émissions totales, souligne aussi le rapport.

  • 6. Réduire les émissions de méthane de moitié

Les émissions de méthane, un gaz à effet de serre dont la durée de vie est bien plus courte que le CO2 mais qui est 21 fois plus puissant, contribuent pour environ un cinquième du réchauffement. 

Ce sont les fuites dans la production d’énergies fossiles (par les puits ou les gazoducs) et l’élevage animal qui représentent la majorité de ces émissions. Tenir l’Accord de Paris implique de réduire de moitié les émissions de méthane d’ici à 2050 (par rapport au niveau de 2019).

  • 7. Capturer le CO2

Même dans les meilleurs scénarios, la baisse des émissions devra s’accompagner de la mise en œuvre de techniques d’élimination du dioxyde de carbone (EDC), ou « émissions négatives », pour atteindre la neutralité carbone. Les possibilités vont de la capture naturelle de CO2, en plantant des arbres par exemple, à l’extraction du CO2 de l’atmosphère, technologie pas au point. 

Ces EDC devraient permettre de compenser les émissions de secteurs qui ne pourront pas suffisamment réduire leurs émissions d’ici à 2050 – aviation, transport maritime ou cimenteries – et seront également nécessaires pour espérer rétablir la situation en cas de dépassement des objectifs de l’Accord de Paris.


04/04/2022. Pourquoi pas une Otec, Otan sans les Etats-Unis ?

L’idée paraîtra irréaliste dans la mesure ou l’Otan avait été fondée à l’initiative américaine pour limiter une éventuelle expansion de la Russie au sein des Etats européens à la fin de la seconde guerre mondiale. Ce sont les Etats-Unis qui y ont toujours joué un rôle directeur, diplomatique et surtout militaire. On notera que ces derniers mois, Washington avait tenté de mettre en place une réplique de l’Otan dans le Pacifique sud, face à la Chine. Ceci sans succès à ce jour, du fait de la réticence de ses alliés asiatique, Japon et Corée du Sud notamment.

Depuis la fin de la Guerre froide et l’effondrement de l’Union soviétique, l’Otan prétend bâtir un partenariat et mener un dialogue avec la Russie, notamment au travers du Conseil Otan-Russie (COR), organe destiné aux consultations sur des questions de sécurité, ainsi qu’à la coopération. Voir acte fondateur Otan-Russie de 1997 https://www.nato.int/cps/fr/natohq/official_texts_25468.htm Mais ce sont les Etats-Unis qui y ont toujours joué un rôle dominant. En toutes circonstances, les Européens se taisent et se tournent vers l’Amérique.

Aujourd’hui l’Europe s’imagine, a tort ou à raison, être confrontée à des menaces militaires russes. C’est cependant l’Ukraine, non membre de l’Otan actuelle, qui subit directement des agressions russes. Le président Ukrainien Zelinsky a plusieurs fois demandé à devenir membre de l’Otan. Mais les pays européens s’y sont toujours refusé, de peur que la Russie n’y voit une agression directe et ne réagisse militairement. Pour Moscou, qui dit Otan dit en effet Etats-Unis, et dans l’immédiat confrontations avec des forces armées américaines pouvant provoquer une guerre mondiale.

Mais pourquoi ne pas rêver ? Les Etats européens ou les principaux d’entre eux, pourraient créaient une Otan ne comprenant pas les Etats-Unis. Dans les premiers mois la France puis l’Allemagne pourraient la diriger. Elle serait principalement destinée à protéger l’Europe de l’omniprésent terrorisme islamique. Dans ce cas, Moscou ne pourrait pas y voir une menace. Cette organisation pourrait s’appeler Organisation du Traité de l’Europe Continentale, Otec.

Il n’y aurait pas de raison alors pour que la Russie n’y participe pas.


03/04/2022 Poutine serait-il paranoïaque?

La question est semble-t-il de plus en plus posée, y compris semble-t-il au Kremlin, dans le cercle des collaborateurs du président russe.

Comme il fallait s’y attendre, elle est plus en plus reprise à l’étranger (cf références ci-dessous).

Le terme de paranoïaque est dans le langage courant le plus souvent utilisé dans son sens faible, pour désigner quelqu’un qui se croit persécuté par son entourage. On en trouve une définition plus précise sur le site https://aqpamm.ca/la-paranoia-et-les-troubles-associes/ La paranoïa n’est pas un trouble en soi, mais plutôt un symptôme retrouvé dans plusieurs problématiques telles que le trouble de personnalité paranoïaque, le trouble délirant, la schizophrénie ou une conséquence de l’abus de substances par exemple. Les symptômes de la paranoïa peuvent provoquer un sentiment de peur, de colère et de trahison chez la personne qui la vit. Par ailleurs, certaines croyances et comportements sont souvent retrouvés chez les personnes présentant des symptômes de paranoïa : la méfiance, l’hypervigilance, la difficulté à pardonner, l’attitude défensive face à des critiques, la préoccupation de motifs cachés, la peur d’être trompées ou exploitées. Ces croyances peuvent sembler étranges et impossibles (par exemple que le FBI contrôle ses proches), ou sembler plausibles mais exagérées (par exemple qu’un conjoint soit infidèle). Qu’elles soient plausibles ou non, les pensées paranoïaques sont souvent irrationnelles, c’est-à-dire qu’elles persistent malgré la présentation de preuves contraires à ces pensées.

Un homme politique, à la tête d’une grande puissance mondiale, peut-il prendre des décisions paranoïaques sans en être empêché par les autres cercles du pouvoir ? L’histoire a montré que cela a été souvent le cas, concernant Adolf Hitler par exemple. Celui-ci a pu sans en être empêché, mettre en place la « solution finale » visant à exterminer les Juifs sans que personne ne l’accuse en ce cas, de paranoaïa. Or cette extermination a résultée d’une paranoïa collective que personne ne conteste aujourd’hui.

Mais peut-on raisonnablement évoquer la paranoïa à l’occasion de la récente invasion militaire russe en Ukraine ? Certains analystes, hors Russie, estiment qu’il s’était agi d’une décision justifiée. Poutine aurait appris par ses services que le Pentagone avait décidé de faire de l’Ukraine la base avancée d’une offensive de l’Otan dirigée contre la Russie. Il aurait réagi sans attendre.

A ce jour, si cette offensive est apparue comme mal préparée, elle n’était pas pour autant paranoïaque. Elle était mal informée ou maladroite

Références

https://www.leparisien.fr/video/video-poutine-a-compris-que-les-carottes-etaient-cuites-le-maitre-du-kremlin-bientot-demis-de-ses-fonctions-01-04-2022-JGAO2UGVWNBM7EV4ASDDST5EW4.php

Alexandre Adler, journaliste et historien, perçoit dans la guerre russo-ukrainienne une tentative désespérée de Vladimir Poutine de rester au pouvoir. Ce spécialiste du monde russe, qui s’enorgueillit d’amitiés parmi les plus hautes sphères du pouvoir, affirme que les rumeurs lancées il y a quelques semaines concernant la maladie de Parkinson de Vladimir Poutine seraient avérées : « Des hackeurs russes, américains et israéliens ont affirmé que cette information provenait directement du Kremlin : ça ne peut donc pas être une fake news ». Pour le journaliste, cette information serait non seulement avérée mais marquerait aussi le début de la fin du règne de Poutine, comme une sorte de message lancé par ceux qui veulent destituer Poutine.

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/vladimir-poutine-de-plus-en-plus-erratique-lusage-de-steroides-en-cause_489199

Pourquoi Vladimir Poutine en ferait-il usage ? Toujours d’après ces sources, le président russe les prendrait dans le cadre d’un traitement contre le cancer. En attesterait l’apparence “gonflée” du politique âgé de 69 ans, mais également le fait que le président choisisse de garder à distance les visiteurs du Kremlin. Autres hypothèses, le chef d’État lutterait contre “un trouble cérébral causé par la démence”, ou encore, “la maladie de Parkinson”. Selon une des sources proches du pouvoir, relayée par nos confrères outre-Manche, “il y a eu un changement identifiable dans sa prise de décision au cours des cinq dernières années environ. Ceux qui l’entourent constatent un changement marqué dans la cohérence et la clarté de ses propos et dans sa façon de percevoir le monde qui l’entoure. »

Grand décisionnaire des attaques visant l’Ukraine, Vladimir Poutine intrigue le monde entier. Et nombre d’experts se sont penchés sur la psyché de la tête pensante du Kremlin. Selon les propos d’une source anonyme à la journaliste russe Farida Rustamova sur les ondes de RTL, le 8 mars dernier, le moral du dirigeant semblerait “sans cesse se dégrader”. Ce dernier se sentirait même “en permanence insulté et attaqué. Une paranoïa qui atteint le seuil de l’absurdité”. Au début du mois de mars, le site d’informations Slate a lui avancé l’idée que Vladimir Poutine pourrait être atteint du symptôme d’Hubris, “selon les médecins qui l’ont observé récemment”. Soit un narcissisme aigu et “une confiance en soi hypertrophiée” amenuisant la lucidité.

Article écrit en collaboration avec 6Médias

Depuis le 25 février dernier, date de l’invasion des troupes russes en Ukraine, la santé mentale de Vladimir Poutine a souvent été questionnée, notamment par des chefs d’États. C’est aujourd’hui des sources issues des services de renseignements Five Eyes qui avanceraient différentes hypothèses concernant le président russe, selon les informations du Daily Mail. Five Eyes regroupent des services de renseignements d’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni et des États-Unis. Et d’après eux, le comportement “de plus en plus erratique«  du chef d’État russe serait peut-être liée à l’usage de stéroïdes.

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Moscou sombre peu à peu. Depuis l’invasion de l’Ukraine, le moral du dirigeant russe Vladimir Poutine semble « sans cesse se dégrader » révèle RTL ce mardi 8 mars. Selon les membres de son cercle très fermé, le président Russe « se sent en permanence insulté et attaqué. C’est une paranoïa qui atteint le seuil de l’absurdité », a révélé une source, à la journaliste russe Farida Rustamova. Alors qu’elle officiait auparavant pour les services russes de la BBC, celle-ci a pu s’entretenir exclusivement avec « des officiels du Kremlin de diverses responsabilités et des parlementaires russes« .

Dans son rapport, cité par Business Insider, la journaliste indépendante émet un constat édifiant : « Ils sont nombreux à être découragés, effrayés et pessimistes ». La majorité des parlementaires et officiers russes « en désaccord avec ses agissements » ont été mis à l’écart par Vladimir Poutine. Pire encore, « personne ne se réjouit de cette invasion » et « beaucoup estiment que c’est une erreur ». Plus que jamais, l’inquiétude gagne du terrain en Russie.

02/04/2022 L’Ukraine bien placée dans la guerre digitale

La guerre digitale pourrait permettre à l’Ukraine de résister aux blindés et aux armements classiques de la Russie. Dans ce cas, cette guerre jouerait un rôle essentiel dans la reconstruction du pays.

Depuis quelques temps déjà un « vice-ministre à la transformation digitale » nommé Alex Bornyakof, avait été désigné. Avec la guerre il est devenu un membre influent du gouvernement. Il incite dorénavant tous les règlements commerciaux à abandonner le dollar ou l’euro pour diverses crypto-monnaies

On nomme cryptomonnaie ou cryptodevise une monnaie numérique émise par chacun et sans nécessité de banque centrale, utilisable au moyen d’un réseau informatique décentralisé. On parle aussi d’échange pair à pair où chaque entité est tantôt client tantôt serveur contrairement au modèle client-serveur. Un système pair à pair peut être partiellement centralisé (une partie de l’échange passe par un serveur intermédiaire ou totalement décentralisé (les connexions se font entre participants sans infrastructure particulière).

De telles monnaies, qui ne laissent pas de traces évidentes, sont très appréciées par les fraudeurs et hackeurs de toutes sortes. L’Ukraine, qui avant la guerre n’était pas réputée comme très respectueuse des lois et règlements internationaux, en faisait un grand usage.

Aujourd’hui; grâce à cette compétence, a été mis en place un Crypto-fond de la République d’Ukraine, qui accepte des dons en crypto-monnaies, telle que le Bitcoin ou envoyés via Ethereum. Ethereum est un protocole d’échanges décentralisés permettant la création par les utilisateurs de contrats dits intelligents. Ces contrats intelligents sont basés sur un protocole informatique permettant de vérifier ou de mettre en application un contrat mutuel ne nécessitant pas le recours à des banques ou à des notaires.

Le gouvernement ukrainien aurait déjà reçu plusieurs dizaines de millions de tels dons lui ayant permis de se procurer des équipements militaires de première nécessité.

A ces dispositif s’ajoute l’appel à plus de 300.000 hackers volontaires pour pratiquer des cyberattaques visant des utilisateurs russes de l’internet mondial.

Cette cyberwar semble produire des résultats. Le 3 mars 2022 le gouvernement russe a constaté qu’un nombre sans précédents de ses sites étaient attaqués. Les mesure de protection prennent un temps considérable .

https://www.euronews.com/next/2022/03/17/cyber-war-russian-state-websites-hit-by-unprecedented-attacks-amid-ukraine-invasion

https://solution.les-investisseurs.com/formation-crypto-monnaie-bitcoin/

01/04/2022. Des escadrilles de drones ukrainiens pilotés.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bayraktar_TB2

Le Bayraktar TB2 est un drone turc dit MALE (moyenne altitude longue endurance). Il a été mis au point en Turquie à partir de 2012 et expérimenté par l’armée turque en Irak et en Syrie. Aujourd’hui, en conséquence des bonnes relations entre la Turquie et l’Ukraine, il commence à être utilisé par l’armée ukrainienne de Volodimir Zelensky contre les unités russes engagées en Ukraine.

Le Bayraktar TB2 ressemble à un avion de chasse de petite taille. Ii n’a pas de poste de pilotage. Au combat, il est piloté par des opérateurs humains terrestres. Ceux-ci disposent de postes de travail mobiles accédant à un vaste réseau d’informations numériques fournies par les unités terrestres et les autres drones.

Alors que son armée aérienne a subi de très grosses pertes dès les premières heures de l’invasion russe sur son sol, l’Ukraine fait mieux que se défendre face aux raids ennemis. Outre l’efficacité des missiles sol-air, c’est grâce à sa maîtrise des  Bayraktar que l’Ukraine parvient à résister aux Russes et à créer de gros dommages.

Selon Aviation week , il existe en Ukraine une unité d’élite de pilotes de drones, appelée Aerorozvidka. Elle comporte une cinquantaine d’équipes, parfaitement coordonnées Son point fort est de frapper la nuit pendant que les militaires russes dorment..

Aviation Week (accès payant https://aviationweek.com/aerospace/emerging-technologies/drone-technology-propels-turkeys-defense-diplomacy-exports

Au départ, il s’agissait d’un groupe de défenseurs civils ukrainiens qui avait utilisé le financement participatif pour lancer Aerorozvidka en 2014. Il y a huit ans, cette unité avait déjà posé des problèmes aux Russes lors de l’annexion de la Crimée. Depuis, cette organisation s’est professionnalisée et son efficacité lui a même permis d’être intégrée aux Forces armées ukrainiennes en 2015.

Cette escadrille s’appuie notamment sur les Bayraktar TB2, ces drones de fabrication turque, peu coûteux et endurants, capables d’effectuer des frappes aériennes sur des chars, des camions de ravitaillement, des véhicules transportant du matériel électronique et d’autres cibles.

Selon Time https://time.com/6153197/ukraine-russia-turkish-drones-bayraktar/), cette unité de drones d’élite ukrainienne a détruit des dizaines de « cibles prioritaires » en attaquant les forces russes pendant leur sommeil. Elle effectuerait chaque jour 300 missions(?) !

Le jour, il s’agit simplement de repérer les mouvements de troupe pour ensuite mieux les surprendre la nuit.

« Les forces russes sont statiques lorsque la nuit tombe, explique l’un des pilotes . Leur peur des bombardements ukrainiens les oblige à cacher leurs chars dans les villages entre les maisons, sachant que l’artillerie conventionnelle ne peut pas risquer de toucher des civils. »

Les pilotes de Bayraktar TB2 assurent qu’ils sont si précis qu’ils peuvent s’approcher des cibles sans causer de dommages collatéraux.

Une précision qu’ils doivent aussi à la qualité de leur connexion entre le drone et leur poste de commandement. Ils utilisent  Starlink, d’Elon Munsk et son réseau de satellites fournisseurs d’internet. « Si nous utilisons un drone de nuit avec une vision thermique, il peut se connecter à l’artilleur et effectuer une acquisition de cible », confirme Yaroslav Honchar, le responsable de l’Aerorozvidka.

Une approche en deux étapes

Cette acquisition de cible s’effectue en deux temps, via deux types de drones. Il y a d’abord la phase de repérage avec un drone grand public comme le DJI Mavic 2 Enterprise. Avec sa caméra thermique, il est utilisé pour localiser les véhicules militaires russes. Ensuite, le groupe envoie un grand drone octocoptère construit sur mesure, capable de larguer des grenades antichars avec précision.

« La nuit, il est impossible de voir nos drones, conclut un soldat d’Aerorozvidka, sous couvert d’anonymat. Nous recherchons spécifiquement le camion le plus important du convoi, puis nous le touchons avec précision et nous pouvons le faire très bien avec des dommages collatéraux très faibles – même dans les villages, c’est possible. La nuit, on peut davantage se rapprocher. »

Une stratégie à laquelle la Russie envisage de répondre puisque le New York Times rapporte que les Russes ont désormais décidé d’effectuer leurs bombardements de nuit, à la fois pour être moins visibles pour les missiles sol-air, mais aussi pour répondre à ces attaques de drones.

31/3/2022. Budget de la Nasa pour 2023

Alors que les Etats-Unis peinent aujourd’hui à maintenir leur domination dans les domaines économiques ou même militaires, notamment face à la Chine, ils ont plus que jamais l’intention de renforcer leur actuelle domination ou souveraineté dans le domaine de l’espace. Ceci qu’il s’agisse de l’espace sous-orbital ou orbital, de l’espace interplanétaire, de l’espace planétaire proche (Lune, Mars) ou de l’espace galactique profond

En témoigne le budget de 26 milliards de dollars que vient de présenter la Nasa pour l’année 2023. A ce budget, il faudrait ajouter ceux des agences militaires et forces armées qui restent confidentiels.

https://www.space.com/nasa-budget-request-26-billion-for-2023

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/nasa-nouveau-budget-faramineux-nasa-propose-maison-blanche-97649/

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Alors que l’ESA, l’Agence spatiale européenne, s’est dotée d’un budget « record » de 14,4 milliards de dollars pour la période 2020-2024, l’administration Biden propose 26 milliards de dollars à la Nasa pour la seule année 2023. 

Retourner sur la Lune dès 2025

Sans surprise, le budget prévoit de renforcer la position dominante des États-Unis dans de nombreux domaines, dont, et cela ne surprendra personne, les vols habités et l’exploration. En course avec la Chine pour s’installer durablement sur la Lune, la Nasa souhaite avec son programme Artemis prendre une longueur d’avance. L’administration Biden prévoit de dépenser 7,6 milliards de dollars pour l’exploration, ce qui lui semble suffisant pour permettre le retour d’Américains sur la Lune dès 2025. Un optimisme que nous ne partageons pas – 1,5 milliard de dollars sont prévus pour les atterrisseurs lunaires d’Artemis.

Alors que l’on aurait pu penser que la durée de vie de la Station spatiale internationale soit réduite en raison de la crise sans précédent que traversent les relations spatiales entre les Occidentaux, les Japonais et les Russes, l’administration Biden prévoit toujours de l’utiliser jusqu’en 2030. 224 millions de dollars sont prévus pour aider le secteur privé américain à lancer le développement et la mise en service de stations spatiales commerciales de façon à amorcer une transition avec l’ISS et ne pas laisser les États-Unis sans « maison » en orbite basse. Toujours en orbite basse, le développement économique des orbites basses est pris très au sérieux par les États-Unis qui prévoient d’y consacrer quelque 1,6 milliard de dollars pour aider la recherche et le développement de technologies qui pourraient servir à tout un tas de nouvelles activités dont certaines n’existent pas encore. Les perspectives d’avenir de ce LEO hub promettent des débouchés commerciaux et un important panel de nouvelles activités. Elles prennent l’allure d’une nouvelle course à l’espace – cette fois-ci commerciale, et encore plus rapide que celle des années 1960 –  et que semblent avoir déjà perdue l’Europe et l’Agence spatiale européenne.

Des missions d’observation de la Terre inédites 

Dans le domaine des Sciences, près de 8 milliards de dollars pourraient être dépensés (7,988 exactement). 2,4 milliards de dollars sont prévus pour les Sciences de la Terre avec la poursuite du développement des missions GeoCarb (observatoire géostationnaire du carbone), de l’observatoire de la radiance et de la réfractivité absolues du climat CLARREO-Pathfinder et de PACE. Cette mission inédite sera capable de collecter des mesures radiométriques et polarimétriques de l’océan et de l’atmosphère, à partir desquelles seront relevées des données océaniques, écologiques et biogéochimiques, ainsi que des données portant sur les nuages et les particules aérosols

Les missions réalisées en collaboration internationale Nisar avec l’Inde et Swot avec la France sont, elles aussi, confortées. Nisar est un satellite d’observation de la Terre qui embarquera pour la première fois un radar à synthèse d’ouverture qui utilisera deux fréquences radar différentes : la bande L et la bande S. Quant à Swot, il s’agit d’un satellite d’altimétrie de nouvelle génération qui s’inscrit dans la continuité de Jason-1-2-3. Cette mission est destinée à l’étude de la topographie des océans et des eaux de surface continentales, lacs et cours d’eau, le débit des rivières, et à déterminer de façon à la fois très fine et très précise le niveau des océans.

Les missions réalisées en collaboration internationale Nisar avec l’Inde et Swot avec la France sont, elles aussi, confortées. Nisar est un satellite d’observation de la Terre qui embarquera pour la première fois un radar à synthèse d’ouverture qui utilisera deux fréquences radar différentes : la bande L et la bande S. Quant à Swot, il s’agit d’un satellite d’altimétrie de nouvelle génération qui s’inscrit dans la continuité de Jason-1-2-3. Cette mission est destinée à l’étude de la topographie des océans et des eaux de surface continentales, lacs et cours d’eau, le débit des rivières, et à déterminer de façon à la fois très fine et très précise le niveau des océans.

Pour les sciences planétaires, ce sera 3,16 milliards de dollars. Toutes les missions prévues seront financées. Que ce soit la mission de retour d’échantillons martiens MSR, Viper qui a pour objectif de découvrir de l’eau dans le sous-sol du pôle Sud lunaire ou Europa Clipper à destination de la lune Europe de Jupiter. Quant aux missions liées aux astéroïdes et à la protection planétaire comme Dart et NEO-Surveyor, elles sont aussi financées.

Des observatoires spatiaux pour répondre à des questions nouvelles

Concernant les sciences spatiales, 1,556 milliard de dollars sont proposés pour poursuivre la réalisation de l’observatoire Nancy Grace Roman qui devrait définir le destin de l’Univers (entre autres), SPHEREx, pour explorer les origines de l’Univers et de la vie et le télescope spatial gamma pour étudier l’évolution de la Voie lactée (Cosi). On notera que le budget propose la clôture de la mission de l’Observatoire stratosphérique pour l’astronomie infrarouge (Sofia), conformément aux conclusions de l’enquête décennale concernant sa faible productivité scientifique.

L’héliophysique, les relations Terre-Soleil et l’influence du Soleil dans le Système solaire ne sont pas oubliées avec 760 millions. Plusieurs missions seront soutenues. Le budget soutient les efforts visant à améliorer les prévisions météorologiques spatiales.

On l’oublie souvent, mais la Nasa ce n’est pas seulement le spatial. C’est aussi une agence qui œuvre dans le domaine de l’aviation. Quelque 970 millions de dollars sont prévus, dont 500 pour réduire l’impact climatique de l’aviation et amorcer ou renforcer le développement de technologies nécessaires à l’avion zéro émission. Les programmes X-59 (avion supersonique) et X-57 (avion électrique) sont confortés.

30/03/2022. Un saut technologique, industriel et stratégique pour le Rafale français

C’est ce que représentera le standard F4 correspondant à la nouvelle génération de l’avion de combat de Dassault Aviation prévue pour 2024

Cette version modernisée permettra au pilote de tirer des bombes bien plus importantes sur coordonnées GPS. Le pilote rentrera les coordonnées GPS de la cible, avant ou pendant le vol et sera en mesure de tirer dans un périmètre de 50 kilomètres des bombes allant jusqu’à une tonne.

Le F4 sera également équipé d’un viseur de casque Scorpion, fourni par Thales. Il s’agit d’une grande première sur le Rafale. Jusqu’à présent, le pilote devait aligner l’appareil en direction de la cible pour viser. Désormais, il aura simplement à tourner la tête en direction de l’avion ennemi et pourra ainsi viser grâce à un affichage sur son casque. Lorsque le succès de la mission se joue en quelques fractions de secondes, la compréhension rapide de l’environnement tactique et l’interaction facilitée avec les autres systèmes d’armes sont décisifs.

Le Rafale va également jouir d’un développement important de ses fonctions de combat collaboratif. Les communications et échanges de données entre appareils seront démultipliées grâce au système de radio CONTACT, compatible avec le système Scorpion de l’Armée de Terre.

Enfin, le système de maintenance ira encore plus loin. Depuis la première génération, les Rafales sont équipés d’un système d’auto-diagnostic leur permettant de prévoir la maintenance des éventuels problèmes ou réparations à effectuer. Sur ce nouveau standard, le système sera à “maintenance prédictive”, ce qui signifie que les réparations seront anticipées. De quoi réduire les coûts et améliorer la disponibilité des appareils, de 275 h/an jusqu’à 300 h/an.

Ces informations ont été reçues avec intérêt par les pays actuels ou futurs utilisateurs de Rafale. Dans le même temps cependant, Lockheed Martin (USA) devrait vendre pour 33 milliards d’euros 440 F-35 à onze pays, dont cinq d’Europe (Danemark, Italie, Norvège, Pays-Bas et Royaume-Uni). Où est l’Europe de la défense ?

On rappellera que ces derniers mois, les F-35 ont accumulé les dysfonctionnement. Citons notamment l’US Navy qui a perdu l’un de ses F-35C (version embarquée CATOBAR) après un appontage raté pour une raison inconnue sur le porte-avions USS Carl Vinson (CVN-70) le 24 janvier 2022. Précédemment le 30 novembre 2021 un F-35 britannique s’était perdu en Méditerranée.

28/03/2022 Cesser de diaboliser Poutine

Pour tous les Etats en conflit, aussi puissantes que soient leurs forces militaires, il est indispensable de montrer que les forces adverses sont au service de gouvernements criminels ou corrompus, sinon déments au sens propre du terme.

C’est la raison pour laquelle Vladimir Poutine est présenté aux opinions européennes et nord-américaines comme représentant un danger mondial. Selon les cas, il est dépeint comme un dictateur proche de ce que fut Hitler ou Staline, ou bien comme incapable de prendre des décisions raisonnables, voire comme un fou drogué. Il n’est, faut-il le dire, rien de tout cela .

Le paradoxe est d’autant plus grand que dans le même temps Joe Biden l’actuel président des Etats, commandant les forces armées les plus puissantes du monde, est gentiment moqué pour son langage incohérent.

Les médias occidentaux, au service pour la plupart du grand capital financier américain, ne font rien pour redresser cette image de Poutine. Il est vrai qu’ils ne risqueront plus d’être contredits par la presse russe, désormais interdite d’antenne dans l’Union européenne.

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