09/02/2022 ITER. Un succès pour le tokamak chinois

Il y a trois an, la Chine entreprenait la construction de son réacteur à fusion nucléaire expérimental, le tokamak HL-2M. Les responsables du projet viennent d’annoncer qu’après avoir été mis en service avec succès, ce tokamak a battu un record. Il a atteint la température de 120 millions de degrés.

Rappelons que la fusion nucléaire est considérée, en concurrence avec les énergies renouvelables, comme pouvant résoudre, mieux que la fission, les problèmes d’énergie du monde de demain. Produire de l’énergie en rapprochant à très haute température des noyaux atomiques, en ce cas de l’hydrogène — comme le fait naturellement le Soleil — se réalise sans émission de gaz à effet de serre, sans production de déchets radioactifs et avec moins de risques d’accident.

Compte tenu de son expérience dans le domaine de l’énergie atomique, la France avait proposer d’héberger à Cadarache des équipes de recherche internationale investissant dans la fusion. C’est ce qui a donné naissance au consortium international ITER. Le futur tokamak d’ITER (encore conçu pour la recherche et non pour produire de l’électricité), devrait entrer en service dans une dizaine d’années. En attendant, les pays membres développent leur propre projet de tokamak. L’actuel tokamak français s’appelle Tore supra.

La Chine, membre d’ITER, avait annoncé en 2019 que son réacteur à fusion nucléaire expérimental le plus performant serait opérationnel en 2020. C’est ce qui a été fait il y a quelques jours avec la mise en service du tokamak HL-2M Sino UNIted Spherical Tokamak . surnommé « soleil artificiel ». À terme, sa chambre de confinement magnétique devrait générer une chaleur  de plus de 200 millions de degrés Celsius. C’est plus de dix fois plus la température qui règne au cœur du soleil.

On notera que les États-Unis, sous la pression du lobby pétrolier, ont pris beaucoup de retard dans ce domaine essentiel.

Sur ITER, voir https://www.20minutes.fr/sciences/3227379-20220208-nucleaire-va-allumer-petit-soleil-provence-iter-poursuite-energie-etoiles

09/02/2022. Dépenses militaires ou dépenses d’exploration spatiale.

Le budget militaire des Etats-Unis est de plus de 750 milliards de dollars. Environ le tiers de cette somme alimente directement les industries militaires américaines afin entretenir et renouveler le matériel en service dans l’US Army.

De la même façon, mais pour des sommes bien inférieures, la Russie, la Chine, l’Inde et en Europe la France dépensent des milliards de dollars en armements divers. Ces dépenses ont des retombées civiles, mais pour des montants sans comparaisons.

Dans le même temps l’Agence spatiale europénne prépare la mission spatiale Jupiter Icy Moons Explorer, en abrégé JUICE. Celle-ci doit être lancée en aout 2023 par une fusée Ariane 5 vers les satellites de Jupiter, Callisto, Europe et Ganymède Après les avoir étudiés à plusieurs reprise, la sonde se placera en orbite autoour de Ganymede pour des observations plus aprofondis.

L’objectif central de la mission est de déterminer si des conditions propices à l’émergence à la vie sont présentes dans les océans qui semblent exister sour une couche de glace de surface. Il s’agirat de déterminer les caractéristiques de ces océans et de reconstituer les modalités de leur formation. Des études plus poussées seront effectuées sur Callisto et plus particulièrement Ganymède qui présente la particularité de comporter un champ magnétique notable. La sonde spatiale doit également faire avancer les connaissances sur l’atmophère et la magnétosphère de Jupiter.

On trouve dans le NewScientist du 22 janvier 2022, p. 48, un entretien avec le planétologue britannique Leigh Fletcher. Il y explique comment une meilleure connaissance de ces planétoides aidera à mieux comprendre les origines du système solaire, de la Terre et peut-être de la vie sur cette dernière.

Compte tenu des budgets actuels de la NASA, de l’ESA et autres agences spatiales, ii faudra attendre des décennies avant que des sondes ne se posent sur ces planètes pour les étudier de façon plus approfondie, voire peut-être même y découvrir de forme de vie encore inconnues. N’envisageons même pas d’y débarquer des missions humaines.

08/02/2022 Emmanuel Macron à Moscou . un authentique succès diplomatique

La réunion de plusieurs heures entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron le 7 février 2022 a représenté un succès diplomatique indéniable, non seulement pour Emmanuel Macron lui-même, parfaitement à son aise, mais pour la diplomatie française et pour la place de la France dans le monde.

Même si Poutine n’a pas donné de précisions sur ce que sera sa politique vis-à-vis de l’Ukraine, il apparaît que Macron a obtenu que la Russie n’interviendra pas militairement dans ce qui a été nommé la guerre du Donbass. A plus forte raison, n’entreprendra-t-elle pas d’opérations militaires contre l’Ukraine elle-même, tant du moins que Volodymyr Zelensky, le président de l’Ukraine, restera lui-même dans ses frontières et ne se livrera pas à des provocations.

Les commentaires de la presse française insistent sur le fait que Macron n’a pas pour le reste obtenu d’engagements précis de la part de son interlocuteur. Mais c’est faire preuve d’une grande naïveté. Des années de contentieux ne peuvent se résoudre en quelques heures de discussion. Nous retiendrons pour notre part que, mieux que l’Allemagne et mieux que l’Union européenne de Bruxelles, la France paraît capable d’exprimer le poids du continent européen dans son ensemble aux yeux du grand voisin russe.

https://www.bfmtv.com/international/asie/russie/macron-poutine-la-conference-de-presse-en-integralite_VN-202202070574.html

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07/02/2022 . Sahel : et maintenant, que faire ?

Nous republions ici, avec son accord et en le remerciant, un article de Bernard Lugan qui vient de paraître le 6 février 2022 dans sa revue: L’Afrique Réelle. Inutile de préciser que nous ne partageons pas ce point de vue. Si la France se retirait du Sahel, Daech s’y installerait et pourrait en toute tranquillité, préparer le djihad vers l’Europe.

Au Sahel, la France s’arc-boute sur l’idéologie démocratique désormais vue en Afrique comme une forme de néocolonialisme. Résultat, après la Centrafrique, elle va être « éjectée » du Mali alors que ses soldats y tombent pour assurer la sécurité de populations abandonnées par leur propre armée… Les incessantes manifestations de Bamako, les convois français bloqués « spontanément » par des civils au Burkina Faso ou au Niger, ainsi que les déclarations enflammées de responsables politiques locaux, appellent donc à un total changement de paradigme qui doit déboucher sur un désengagement rapide.

Le fond du problème est que le Mali, le Burkina Faso et le Niger, Etats faillis aux armées incompétentes, accusent la France de « néocolonialisme », alors que ses soldats font la guerre à leur place… Or, si guerre il y a, c’est parce que ces trois pays ont, comme je ne cesse de le dire depuis des années (voir mon livre Les guerres du Sahel des origines à nos jours), toujours refusé de prendre en compte les revendications de leurs minorités ethniques, Touareg ou Peul, sur lesquelles se sont opportunément greffés les jihadistes. C’est en effet sur les braises des quatre guerres touareg du Mali qu’ont su souffler ces derniers. Sans parler des humiliations permanentes subies par les pasteurs peul. De toute évidence, le rôle de Barkhane n’était pas de régler ces questions ethno-politiques inscrites dans plusieurs siècles d’histoire.

En réalité, ceux qui dénoncent la France ont choisi de le faire afin de flatter leurs opinions publiques. Nous sommes en présence d’une entreprise de défausse rendue d’autant plus facile que l’accusation de néo-colonialisme est toujours prompte à échauffer des esprits gangrenés par la rente mémorielle et encouragés par l’ethno-masochisme des élites françaises. Une situation dangereuse pour les populations locales car, de cette dénonciation de la France ne sort aucune proposition, aucune alternative, en dehors d’épanchements de bile momentanés qui font bien rire les mercenaires russes…

Voilà donc la France devenue bouc-émissaire permettant aux élites locales qui ont systématiquement pillé leurs pays respectifs de cacher six décennies de corruption, de détournements, d’incapacité politique, en un mot d’incompétence. Regardons la réalité en face :

– Est-ce la faute de la France si, au Mali, au Burkina Faso et au Niger, le désastre est total, si les crises alimentaires sont permanentes, si l’insécurité est généralisée et si la pauvreté atteint des niveaux sidérants ?

– Est-ce la faute de la France si les armées locales s’enfuient devant les groupes armés après avoir pillé ceux qu’elles étaient censées protéger ?

Face au ressentiment antifrançais, l’urgence est donc de laisser les faillis face à leurs responsabilités. D’autant plus que la « françafrique » est un fantasme, la France n’ayant, ni économiquement, ni stratégiquement, ni politiquement, de véritables intérêts dans la région.

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07/02/2022 Un robot-mobile sur quatre pattes

Des chiens robots pour surveiller les milieux difficiles

Un robot mobile ordinaire se déplace sur roues ou sur chenilles. Cela ne lui permet pas d’opérer dans des terrains ruraux ou urbains difficiles comme à l’opposé dans des immeubles nécessitant la montée d’escalier.

Un robot monté sur quatre pattes, d’où son nom de chien-robot, n’a pas ces inconvénients. Certes la commande coordonnée des pattes nécessite la mise au point de nouveaux dispositifs, Mais ils n’ont rien de très difficiles.

C’est pourquoi en vue de réduire les risques pour les hommes sur le terrain, le département de la Sécurité intérieure des États-Unis prévoit de mettre en place des chiens-robots qui devront patrouiller la frontière avec le Mexique connue pour ses conditions dures voire dangereuses pour les hommes, alors que les machines pourraient y exceller.

Certes cette frontière est longue de plus de 1300 km. Il est impossible de la faire surveiller entièrement pas des chiens robots. Mais ceux-ci pourraient opérer dans des points particulièrement sensibles.

Le chien robot étudié par la société Ghost Robotics emporte des charges utiles qui sont des ensembles de capteurs vidéo et autres qui, une fois montés sur le chien-robot, peuvent transmettre des vidéos en temps réel et d’autres données à l’homme qui commande ou surveille la machine.
Pour le moment il n’est pas entièrement autonome. Il peut être contrôlé par un humain depuis un ordinateur portable.

De son côté le développeur russe en sécurité informatique Crosstech Solutions Group a mis au point un chien-robot capable de se déplacer et de réagir grâce à des capteurs de localisation et de température, ainsi que de revenir vers sa base pour être rechargé

Voir

https://fr.sputniknews.com/20220207/les-usa-comptent-confier-la-patrouille-de-leur-frontiere-a-des-chiens-robots–images-1055018774.html

05/02/2022 Un nouveau variant du VIH-1 découvert en Hollande

Comme tous les virus, et notamment le Cov 19, le virus responsable du Sida (Syndrome d’immuno-déficience acquise) mute régulièrement. Ceci a empêché la mise au point d’un vaccin durable

Le 3 février 2022, la revue Science a publié un article relatant la récente découverte en Hollande (voir ci-dessous) d’un nouveau variant très contagieux et virulent du virus du Sida. Celui-ci serait du à une mutation et non à une simple recombinaison, survenue dans les années 1990.

On trouve dans la revue Futura Sciences les précisions suivantes :

Le variant a été découvert aux Pays-Bas chez 17 patients séropositifs et membres du projet BEEHIVEE, qui collecte des échantillons de VIH en Europe et en Ouganda. Le nouveau variant, appelé variant VB, présente des caractéristiques différentes des autres souches de VIH. Les personnes infectées avec le variant VB ont une charge virale 3,5 à 5,5 fois plus élevée que les autres. Leurs lymphocytes T4 déclinent deux fois plus rapidement, les exposant au risque de développer le Sida bien plus tôt. Enfin, le variant VB semble aussi plus transmissible que les souches de VIH. Heureusement, il répond bien aux traitements antirétroviraux disponibles.

Les scientifiques ont étendu leur recherche au-delà du projet BEEHIVEE et ont examiné une cohorte de 6.700 patients infectés par le VIH, parmi laquelle 92 cas supplémentaires de variant VB ont été identifiés, portant le total à 109 cas uniquement aux Pays-Bas.

En analysant le génome du variant VB, qui comporte beaucoup de mutations, les scientifiques de l’université d’Oxford pensent qu’il a émergé  aux Pays-Bas entre les années 1980-90. Il se serait alors rapidement propagé dans les années 2000, avant d’être ralenti par la généralisation des traitements antirétroviraux dans les années 2010. Le variant VB n’aurait pas émergé à cause des traitements, mais malgré leur utilisation générale. 

D’autres études sont nécessaires pour comprendre les origines de sa virulence et de sa transmissibilité accrues.

Ceci signifie que les méthodes actuellement recommandées pour prévenir la propagation du sida parmi les populations à risques, notamment la clientèle faisant appel à la prostitution, devront être revues rapidement.

Référence

A highly virulent variant of HIV-1 circulating in the Netherlands
SCIENCE • 3 Feb 2022 • Vol 375, Issue 6580 • pp. 540-545 • DOI: 10.1126/science.abk1688

Abstract

We discovered a highly virulent variant of subtype-B HIV-1 in the Netherlands. One hundred nine individuals with this variant had a 0.54 to 0.74 log10 increase (i.e., a ~3.5-fold to 5.5-fold increase) in viral load compared with, and exhibited CD4 cell decline twice as fast as, 6604 individuals with other subtype-B strains. Without treatment, advanced HIV—CD4 cell counts below 350 cells per cubic millimeter, with long-term clinical consequences—is expected to be reached, on average, 9 months after diagnosis for individuals in their thirties with this variant. Age, sex, suspected mode of transmission, and place of birth for the aforementioned 109 individuals were typical for HIV-positive people in the Netherlands, which suggests that the increased virulence is attributable to the viral strain. Genetic sequence analysis suggests that this variant arose in the 1990s from de novo mutation, not recombination, with increased transmissibility and an unfamiliar molecular mechanism of virulence.

06/02/2022. Ce que signifie devenir endémique.

Face à l’épidémie due au Covid 19, les autorités de santé expriment l’espoir que le virus deviendra plus ou moins rapidement endémique. Certes, mais il fait bien voir ce que signifie ce dernier terme.

L’endémicité suppose une circulation stable du virus, avec des niveaux prévisible de transmission et de mortalité- ce qui n’exclue pas des augmentations saisonnières, comme dans le cas de la grippe ou de la rougeole.

Ce n’est pas le cas de l’épidémie, qui suppose une augmentation mal prévisible des cas et éventuellement de la mortalité, avec de possibles transmissions d’espèce à espèce.

De plus l’épidémie peut se traduire par l’apparition imprévisible de nouveaux variant du virus (ou du microbe) entraînant une plus grande contagiosité voire des mortalités accrues.

Ce n’est qu’avec le recul de plusieurs mois qu’il est possible d’affirmer qu’une épidémie s’est transformée en pandémie. De toutes façons, il faut bien se persuader qu’un virus, une fois apparu, ne peut pas disparaitre.. C’est ce qui a fait l’extrème danger des recherches militaires visant à créer de nouveaux virus, comme celles menées à Wuhan, en Chine, par un laboratoire américain.

05/02/2022 Prochaine fusion de deux trous noirs supermassifs

Des chercheurs de l’Université de science et de technologie de Chine annoncent avoir repéré les signes avant-coureurs d’un événement rarissime : la fusion de deux trous noirs supermassifs. Les trous noirs supermassifs sont plusieurs dizaines de millions, voire milliards de fois plus lourds que le Soleil. Autour d’eux gravite la majorité des  grandes galaxies observables.

Généralement, ils ne vont pas par pairs. Ils fusionnement très vite, s’absorbant réciproquement. La découverte de chercheurs chinois relatée dans arxiv (voir le résumé ci-dessous) est donc particulièrement intéressante. Selon eux, les deux trous noirs s’apprêtent à fusionner dans une centaine de jours.

C’est un événement rarissime. Aucun astronome ne l’a jamais observé en direct, alors même qu’il existe des laboratoires entiers qui se consacrent exclusivement à la traque des trous noirs. Il va donc sans dire que la publication de ces travaux a déclenché un véritable branle-bas de combat chez les spécialistes

Cependant une incertitude demeure  En effet, les signaux nous parviennent d’une région du cosmos située à 1,2 milliard d’années-lumière de la Terre. Ils sont donc par définition difficiles à capter, et tout autant à interpréter. Certains observateurs restent donc sceptiques, et suggèrent qu’il pourrait simplement s’agir d’un trou noir supermassif certes très volumineux, mais solitaire.

Tick-Tock: The Imminent Merger of a Supermassive Black Hole Binary

https://arxiv.org/abs/2201.11633

Supermassive black hole binaries (SMBHs) are a fascinating byproduct of galaxy mergers in the hierarchical universe. In the last stage of their orbital evolution, gravitational wave radiation drives the binary inspiral and produces the loudest siren awaiting to be detected by gravitational wave observatories. Periodically varying emission from active galactic nuclei has been proposed as a powerful approach to probe such systems, although none of the identified candidates are close to their final coalescence such that the observed periods stay constant in time. In this work, we report on the first system with rapid decaying periods revealed by its optical and X-ray light curves, which has decreased from about one year to one month in three years. Together with its optical hydrogen line spectroscopy, we propose that the system is an uneven mass-ratio, highly eccentric SMBH binary which will merge within three years, as predicted by the trajectory evolution model. If the interpretation is true, coordinated, multi-band electromagnetic campaign should be planned for this first binary SMBH merger event observed in human history, together with possible neutrino measurements. Gravitational wave memory from this event may also be detectable by Pulsar Timing Array with additional five-to-ten year observation.

04/02/2022 La Chine de Xi Jinping

Au plan de la sécurité et de la défense la Chine de Xi Jinping reste un régime militaire toujours prêt à se protéger des multiples agressions du monde occidental. Mais dans le domaine économique, tant au plan national qu’international elle a dorénavant décidé de jouer à fond la carte de la globalisation et du libre échange.

C’est en tout cas ce qu’a affirmé Xi Jinping le 18 janvier lors du dernier Forum Economique Mondial (voir https://www.rt.com/op-ed/546321-xi-xinping-world-economic-forum/)

C’est ainsi que Pékin vient de mettre en place dans la zone Asie Pacifique un Regional Comprehensive Economic Partnership (RECP) qui intéresse 30% de la population et des Produits Intérieurs Brut mondiaux.

L’administration chinoise des Douanes a annoncé le 14 janvier un volume d’échange en excédent de six mille milliards de dollars pour 2021. Les investissements étrangers en Chine ont augmenté pour leur part de 14% soit 173 milliards de dollars.

Dans les nouvelles technologies, les chinois Huawei et ZTE ont plusieurs années d’avance. Dans le nucléaire, la China National Nuclear Corp (CNNC) négocie l’implantation de centrales avec l’Argentine sur la base de la technologie chinoise Ualong One. Cela ne l’empêche par d’importer 4 centrales nucléaires françaises.

04/02/2022 Covid-19. Des remèdes presque pires que le mal ?

Depuis l’apparition de la pandémie due au Covid-19, les observateurs dans le monde entier , et notamment au sein du WHO (World Health Organisation) ont signalé avee quelle rapidité le virus a pu être contenu. Le nombre des morts ou des contaminés-contaminants est resté dans ce que l’on a qualifié de limites raisonnables. Dans les siècles passés, ce n’était pas le cas. La dernière Peste Noir avait ainsi anéanti, selon les observations de l’époque, près de 70% des populations.

Ces succès ont été très largement du à la puissance des industries qui ont été dans l’urgence reconverties pour produire en très grandes quantité les masques, blouses et autres protections ou équipements permettant de limiter les contacts. Semblablement le télétravail a été généralisé dans tous les créneaux disponibles.

Aujourd’hui cependant il apparaît un revers de la médaille. Des dizaines de milliers de tonnes de déchets médicaux ont été accumulées, sans que rien n’ait été mis en place pour les récupérer sans créer d’autres nuisances. Il ne suffit pas en effet, dans les meilleurs des cas, de mettre le feu à ces déchets pour s’en débarrasser, l’opération produit des fumées toxiques très dangereuses. Le plus souvent les déchets finissent dans les rivières ou dans la mer avec des effets désastreux sur la faune et la flore. Les opérations de tris sélectifs et de destruction appropriée ont des coûts considérables et ne peuvent à ce jour être confiées à des machines. Nul n’a voulu les assumer.

Dans la perspective où à l’avenir apparaîtront de nouvelles pandémies, le laissez-faire serait inadmissible.

Pour en savoir plus

https://www.who.int/news/item/01-02-2022-tonnes-of-covid-19-health-care-waste-expose-urgent-need-to-improve-waste-management-systems


https://www.geo.fr/environnement/des-elephants-retrouves-morts-le-ventre-rempli-de-plastique-dans-une-decharge-du-sri-lanka-207929