13/03/2022 Poutine en difficultés imprévues ?

Il est hasardeux de faire des prévisions concernant l’issu d’un conflit en cours. Cependant, aujourd’hui, dans la véritable guerre qui oppose les Russes et les Ukrainiens il paraît bien que Vladimir Poutine se soit engagé dans une voie dont la seule issue serait une guerre encore plus élargie. D’ores et déjà, il a fait bombarder une ville à la frontière de la Pologne. Or la Pologne est membre de l’Otan. Un Polonais tué et cela pourrait être une guerre avec l’Otan, autrement dit une guerre mondiale.

En premier lieu, ni lui ni son état-major de généraux n’avaient prévu semble-t-il la résistance du peuple ukrainien. Les images qui nous parviennent montrent que les femmes, voire les adolescents, sont désormais mobilisées aux cotés de ce qui reste de l’armée ukrainienne.

En second lieu, cette armée reste une véritable armée. Malgré les difficultés de commandement que lui impose la destruction de ses voies de communication, elle applique une consigne stricte, surveiller de près les difficultés que peuvent rencontrer au moins passagèrement les unités blindées russes et à chaque fois riposter de façon appropriée.

Ainsi les chars russes ont du mal à mener les combats de rue auxquels les oblige leur propre progression en ville, c’est-à-dire notamment combattre des adversaires situés en altitude au-dessus d’eux. Ils n’ont guère de visibilité vers le haut ni beaucoup de protection contre les tirs ni les simples cocktails Molotov venant des étages supérieurs. Leur ravitaillement en carburant est aussi plus compliqué. Certes les blindés peuvent tirer sur les immeubles les plus proches, mais s’ils voulaient neutraliser toutes les fenêtres, comme le ferait un bombardement aérien systématique, ils ne le pourraient pas.

Ceci signifie que si les Russes ont déjà détruit des villes de taille intermédiaire, comme Marioupol et sérieusement atteint d’autres villes dont Loutsk et Ivano-Frankvist, il leur sera pratiquement impossible de bombarder sérieusement Kiev et ses banlieues, beaucoup plus étendues.

Un autre facteur qui protégera Kiev est son statut de capitale de la religion orthodoxe ukrainienne. Si les Russes bombardait Kiev et ses monuments religieux, ils produiraient le même effet que s’ils bombardaient le Vatican. C’est une nation toute entière qui se soulèverait contre eux, sans mentionner les orthodoxes russes eux-mêmes. Or s’ils le peuvent pas détruire Kiev, mais doivent se borner à l’encercler à distance, le président ukrainien Zelenski pourra toujours s’y réfugier et y poursuivre ses appels à l’aide.

Ajoutons que Poutine ne pourra pas rester indéfiniment insensible aux protestations des oligarques et de la population de la Russie occidentale qu’exaspèrent les sanctions de plus en plus sévères provenant de l’Occident.

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