28/01/2022 les xénobots, de nouveaux micro-robots vivants artificiels

Catégorie Sciences

Depuis 2020, des scientifiques des universités américaines Tufts, Harvard et Vermont ont révélé l’existence de nouveaux organismes qu’ils ont synthétisés ; les xénobots.

Il s’agit de micro-organismes biologiques issus de l’assemblage de cellules provenant d’une grenouille sud-africaine dénommée Xenopus laevis. Ces xénobots font partie de la famille des biobots, élaborés à partir d’autres types de cellules (y compris humaines). Dans les articles scientifiques, , on les retrouve aussi appelés machine synthétique vivante ou encore micro-robots multi-talents. Ils sont définis comme des machines hybrides dotées de muscles et de nerfs.

Ce sont des machines car, contrairement à ce que l’on peut croire, une machine n’est pas nécessairement inerte (La caractéristique d’une machine est d’être fabriquée, capable de créer, transformer ou faire usage d’énergie pour réaliser une tâche donnée. Lorsque l’on parle de fabrication, on entend des éléments qui n’existeraient pas de façon indépendante sans l’intervention humaine. Il ne s’agit pas non plus d’organismes vivants synthétique. La notion de synthétique fait référence à la biologie synthétique, où des organismes non existants naturellement sur terre sont fabriqués à partir d’éléments vivants.

Ces machines sont par contre hybrides car elles sont élaborées à partir de l’assemblage de cellules vivantes différenciées dont l’alliance est artificielle. Dans le cas des xénobots, on compte plus de 5 000 cellules cardiaques et épidermiques par organisme.

La particularité de ces micro-organismes issus de cellules différenciées, donc dotées – du fait de leur état évolutif – d’un rôle précis dans l’organisme, est qu’il est possible de les reconfigurer, c’est-à-dire les programmer pour faire autre chose que leur destination cellulaire d’origine. On peut ainsi faire se mouvoir de façon autonome des cellules de la peau.

Cela a été rendu possible grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA).

Les chercheurs ont ainsi imaginé donner un certain nombre de tâches à ces biobots : marcher, nager, pousser ou porter un « objet », se soigner, travailler en groupe. Puis, ils ont demandé à une IA d’établir, pour chaque tâche, le type, la forme et la place des cellules à utiliser pour construire un organisme le plus efficient possible. Les formes et alliances modélisées ont alors été reproduites in vitro (en laboratoire).

Il a été observé que ce xénobot cellulaire répondait bien aux attentes. Il a marché, nagé, poussé ou porté un « objet », s’est soigné et enfin a travaillé en groupe. Mais il a fait mieux, et plus fondamental  : fin 2021, il s’est reproduit.

L’impact de cette information est considérable, car les xénobots n’avaient pas été programmés pour cela. Ils ont agi seuls, de façon autonome, sans cerveau, juste à partir de stratégies dont nous ignorons tout. Ces cellules assemblées de peau et de muscle cardiaque, sans histoire évolutionnaire, ont trouvé, indépendamment de tout support extérieur, le moyen de se démultiplier. L’autonomie de la machine en tant qu’objet fabriqué est ainsi prouvée au niveau cellulaire.

Pour la suite, voir

https://theconversation.com/xenobots-biobots-doit-on-avoir-peur-des-robots-vivants-175601

Voir aussi https://www.science-et-vie.com/archives/mi-vivants-mi-machines-les-biorobots-debarquent-22808

28/01/2022 Drones militaires, une défaite française.

Dans son rapport public annuel pour 2020, la Cour des Comptes constate que la France est aujourd’hui dépourvue des drones militaires semblables à ceux en service désormais dans les forces armées de toutes les grandes puissances.

Comme le rapport le précise « Les drones militaires sont des engins mobiles, terrestres, aériens ou navals, sans équipage embarqué, pilotés à distance ou programmés, et équipés d’une ou plusieurs charges utiles : moyens d’observation, d’écoute ou armement, le cas échéant. Plus précisément, la terminologie pertinente devrait se référer au « système de drones », car le vecteur aérien (et ses charges utiles) est indissociable d’un ensemble qui comprend également sa composante au sol, pour les pilotes et les opérateurs, ainsi que la liaison de données – qui permet aux équipages d’interagir avec le drone ».

Ce rapport est remarquable. Tout y est dit ou presque concernant les drones, drones militaires comme d’ailleurs civils. Les recommandations formulées paraissent indiscutables.

Nous nous bornerons à ajouter que les Pouvoirs publics devront faire dès les prochains mois un effort considérables pour imposer au secteur industriel aérien français, dominé par une demande tournée vers les besoins en gros et moyens porteurs civils, de s’intéresser au secteur des drones de toutes tailles.

Faut-il ajouter que dès les prochaines années, l’établissement durable de l’homme dans l’espace, que ce soit en orbite planétaire ou sur la Lune et Mars, supposera le recours à des drones et automates intelligents, le plus souvent capables d’interventions autonomes, sans appels aux stations terrestres.

Référence . Cour des Comptes  « Les drones militaires aériens : une rupture stratégique mal conduite »
https://www.ccomptes.fr/system/files/2020-02/20200225-05-TomeI-drones-militaires-aeriens.pdf

27/01/2022 L’Otan prépare la guerre

Le Département d’État américain, « comme mesure de précaution contre une possible invasion russe de l’Ukraine », a ordonné l’évacuation d’une partie du personnel de son ambassade à Kiev (Ukraine) . Il a élevé au niveau 4 de risque, le plus élevé, l’avertissement pour les citoyens américains de ne pas aller en Ukraine. Immédiatement après le Foreign Office a annoncé, avec le même motif, le retrait du personnel de son ambassade. Ces opérations de guerre psychologique, visant à créer l’alarme quant à une imminente invasion russe de l’Ukraine et des trois républiques baltes, semblent préparer l’opinion à une escalade dans la montée des affrontements.

La Maison-Blanche a annoncé que le président Biden envisage de « déployer plusieurs milliers de soldats US, navires de guerre et avions dans les pays de l’Otan de la Baltique et de l’Europe Orientale ». Des convois ferroviaires spéciaux sont déjà en train de transporter des chars d’assaut américains de la Pologne à l’Ukraine, dont les forces armées sont depuis des années entraînées, et de fait commandées, par des centaines de conseillers militaires et instructeurs de l’US Army. Washington, qui l’an dernier a fourni à Kiev des armes pour un montant officiel de 650 millions de dollars, a autorisé l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie à transférer à l’Ukraine des armements américains en leur possession, notamment des missiles Javelin. D’autres armements sont fournis par la Grande-Bretagne et par la République Tchèque.



L’Otan communique que les pays européens de l’Alliance sont en train de mettre leurs forces armées en état de réactivité opérationnelle et d’envoyer d’autres navires de guerre et avions de combat en Europe Orientale. L’Italie, avec ses chasseurs bombardiers Eurofighter, a pris le commandement de la mission Otan de « police aérienne » en Roumanie. L’Espagne est en train de détacher des navires de guerre dans les forces navales de l’Otan et des chasseurs-bombardiers en Bulgarie. Les Pays-Bas se préparent à envoyer des chasseurs F-35 en Bulgarie et leDanemark envoie des chasseurs F-16 en Lituanie.

Le 26 janvier a commencé en Méditerranée le grand exercice naval de l’Otan Neptune Strike ’22 sous le commandement du vice-amiral Eugene Black, commandant de la Sixième Flotte avec quartier-général à Naples Capodichino et base à Gaeta. Participent à l’exercice, qui dure 12 jours, le porte-avions nucléaire USS Harry Truman avec son groupe de bataille, comprenant 5 unités lance-missiles prêtes à l’attaque nucléaire pour « rassurer les Alliés européens surtout sur le front oriental menacé par la Russie ».



Immédiatement après le NATO Neptune Strike ’22, se déroulera en février l’exercice Mission Clemenceau 22 qui verra engagés, dans une « Opération de trois porte-avions”, le français Charles de Gaulle à propulsion nucléaire avec son groupe de bataille, comprenant aussi un sous-marin d’attaque à propulsion nucléaire, qui entrera dans l’Adriatique ; l’USS Harry Truman avec son groupe de bataille et le porte-avions italien Cavour avec à bord les F-35. Cet exercice aussi, évidemment, est dirigé contre la Russie.



Pendant que l’Otan intime à la Russie l’ordre de « dés-escalader », en l’avertissant que « toute ultérieure agression comportera un coût élevé pour Moscou », les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne réunis à Bruxelles et reliés en téléconférence avec le secrétaire d’État américain Antony Blinken ont décrété hier de nouvelles mesures contre la Russie. L’Union européenne des 27, dont 21 membres appartiennent à l’Otan sous commandement américain, fait écho à l’avertissement de l’Otan envers la Russie, en déclarant que « toute agression militaire ultérieure contre l’Ukraine aurait de très lourdes conséquences pour la Russie ». Ce faisant l’Union européenne participe à la stratégie de la tension, à travers laquelle les Etats-Unis créent des fractures en Europe pour la garder sous leur influence.

Remarquons pour notre part qu’Emmanuel Macron prend une lourde responsabilité en paraissant cautionner ces opérations suicidaires de l’Otan. Il se comporte ainsi en puppet de Washington.

Voir https://www.voltairenet.org/article215424.html

26/01/2022 Eric Zemmour menace-t-il le système politique français ?

Après avoir publié des ouvrages montrant une information politique hors normes (notamment récemment La France n’a pas dit son dernier mot, 2022, Le suicide français, 2014.) le journaliste, écrivain, essayiste, éditorialiste, chroniqueur, polémiste et homme politique français Eric Zemmour a décidé de se présenter aux élections présidentielles françaises de 2022. Mais pour cela il doit obtenir 500 signatures provenant de personnalités différentes.

Manifestement, il peine encore à obtenir ces signatures. Nul signataire, même si il les approuvait sur le fond, ne voudrait cautionner des propos faisant de l’immigration extra-européenne un danger mortel pour la société française, en encourageant notamment la criminalité.

Or l’échec d’Eric Zemmour a obtenir ces signatures serait surtout un échec de la démocratie française à représenter les opinions du corps électoral.

Avant même toute élection, les sondages sont explicites. Une grande partie de l’électorat considère à tort ou à raison, comme le fait Eric Zemmour, que les auteurs des actes criminels ou simplement délictueux se recrutent principalement parmi les immigrés récents.

Si Eric Zemmour ne peut pas s’exprimer sur ce point, le risque est grand qu’une minorité dictatoriale prenne le pouvoir en France et décide d’interdire ou limiter l’immigration bien au delà de ce que permettent les textes européens.

26/01/2022 Beluga, le transport aérien hors normes

Beluga, le transport aérien hors normes

En ce qui concerne le transport d’un lieu de production à un autre de pièces industrielles de grande taille, il n’existait jusqu’à présent qu’une solution, des convois routiers dits exceptionnels. Vu les capacités du réseau routier, cette solution trouve vite ses limites. On utilise aussi lorsque les usines sont accessibles par la mer, la voie maritime.

Aujourd’hui la nouvelle compagnie Beluga Transport propose la voie aérienne. Il s’agit d’une filiale de l’avionneur Airbus. Elle vient d’être présentée à Toulouse par ce dernier. Il veut se diversifier dans le fret commercial en utilisant ses Belougas, dits parfois baleines du ciel.

Jusqu’ici, Airbus utilisait ses cinq Bélugas pour transporter des tronçons d’appareils entre ses sites européens. Mais comme leurs dimensions sont hors normes – 6,7 mètres de haut sur 7,1 m de large, de quoi transporter un hélicoptère sans avoir à le démonter – l’avionneur se dit qu’ils peuvent profiter à d’autres secteurs d’activité. D’autant que six nouveaux cargos Beluga XL, aux capacités de transport encore accrues, sont sur le point d’être mis en service.

« La section transversale du fuselage plus large du Beluga ouvrira de nouveaux marchés et de nouvelles possibilités logistiques pour les clients », selon le responsable des transports grand gabarit chez Airbus. Il cite « l’espace, l’énergie, l’aéronautique, le secteur maritime et l’humanitaire » comme secteurs d’utilisateurs potentiels. Bien entendu, les forces armées seront également intéressées.

Il faudra, dans ce dernier cas notamment, disposer de pistes permettant l’atterrissage de cet imposant appareil

Pour en savoir plus

https://aircraft.airbus.com/en/aircraft/freighters/belugast

24/01/2022 Une pandémie sans fin

Une pandémie sans fin

Comme nous l’avions indiqué dans un article précédent, il conviendrait dès maintenant d’adapter nos sociétés à la forte probabilité que l’actuelle pandémie due au Sars-Cov2 persiste pendant des années, sous sa forme actuelle ou sous d’autres formes.

Autrement dit il sera impossible d’éradiquer le virus ni sans doute le rendre moins offensif. Mutant régulièrement, il sera toujours présent, de façon plus ou moins pénalisantes.

Cela aura de nombreuses conséquences . En premier lieu les équipements hospitaliers, loin d’être constamment réduits, devront être renforcés et modernisés. De même les professions médicales et de santé, qui sont en première ligne de la lutte contre le virus, devront recruter à nouveau et être mieux rémunérées. La recherche sur les vaccins et traitements ne devra plus rester le monopole des grandes industries pharmaceutiques.

Un grand nombre d’activités économiques ou de loisirs, qui sont des foyers d’infection, devront être repensées. Selon l’expression à la mode, le distanciel devra chaque fois être préféré au présenciel. Quand celui s’imposera, il devra faire appel aux ressources de technologies adaptées.

Un point essentiel, encore insuffisamment souligné, est que des centaines de millions de citoyens provenant des pays dits pauvres ou fortement peuplés seront longtemps incapables de se protéger, à supposer qu’ils le veuillent vraiment.

Pour en savoir plus voir

https://www.liberation.fr/checknews/covid-19-quand-et-comment-lepidemie-peut-elle-finir-20220124_SMQKKCVPKNCPLLZXCXD3YLW63E/

24/01/2022 Sur l’informatique quantique

Il est dit que celui qui maitrisera l’informatique quantique maitrisera le monde. Ceci tant au point de vue civil que militaire.

Aujourd’hui les calculateurs quantique ne sont pas assez puissants pour répondre à toutes les questions que peuvent se poser les chercheurs. Mais associés aux supercalculateurs classiques, ils peuvent déjà résoudre beaucoup de problèmes.

C’est la constatation que font aujourd’hui les scientifiques utilisateurs de l’ordinateur quantique de 5.000 qubits installé en Allemagne au Jülich Supercomputing Centre (JSC), aux côtés des supercalculateurs dont dispose déjà le centre. On lira à ce sujet un communiqué de presse (en allemand) daté du 17 janvier 2022

https://www.fz-juelich.de/portal/DE/Presse/Pressemitteilungen/2022/2022-01-17-juniq-pm/_node.html

« L’association des technologies quantiques et de supercalcul est la clé de la réalisation de découvertes scientifiques avancées et ouvre les portes de nouveaux mondes au potentiel d’innovation considérable », a souligné dans un communiqué Mariya Gabriel, commissaire européenne. La mise en service de cet ordinateur est aussi l’occasion de placer l’Allemagne et l’Europe à la pointe de l’informatique quantique sur le plan international.

Le gouvernement allemand se réjouit de cette nouvelle étape. « Les ordinateurs quantiques offrent d’énormes opportunités pour notre avenir et pour l’Allemagne en tant que site de recherche. Ils ont le potentiel de changer notre quotidien pour le mieux »

Pour sa part Bettina Stark-Watzinger, ministre fédérale de la recherche, rappelle que la puissance de l’informatique quantique peut largement contribuer à optimiser l’usage du réseau électrique, les stratégies d’investissement ou encore la conception de médicaments.

L’irréalisme de Marine Le Pen

Institutions

Jugeant que Marine Le Pen est « la plus susceptible de se qualifier pour le second tour », Gérald Darmanin craint, dans les colonnes du JDD, que si la présidente du RN arrive au pouvoir , cela sera suivi de « la guerre civile ».

Il dénonce les intentions de la présidente du RN sur l’immigration zéro, « pas possible techniquement », ainsi que sur le fait d’ »obliger les juges à prendre des sanctions pénales obligatoires », puisque « ce serait mettre fin à un principe cardinal de la séparation des pouvoirs ».

Gerald Darmanin n’a pas tort dans le principe. Il oublie seulement qu’un président récemment élu n’a aucun pouvoir. Il doit s’appuyer sur un parti ou des partis majoritaires.

Or sur les point évoqués par Marine Le Pen, le Rassemblement National est dépourvu de toute intention révolutionnaire.

Eric Zemmour de son côté, en accumulant les propositions irréalisables dans le cadre des institutions actuelle, fait la même erreur.


Maia, Projet de lanceur réutilisable pour l’Europe

La société européenne Arianespace a multiplié ces dernières années les mises en orbite de satellites civils permettant tout aussi bien les télécommunications spatiales que l’observation de la Terre et du cosmos proches.

Le lanceur Ariane5 d’Arianeespace s’est fait mondialement connaître. Il sera sous peu remplacé sur le marché par un nouveau lanceur, Ariane 6.

Mais ces lanceurs sont constitués de plusieurs étages de fusées, grandes consommatrices d’énergie, qui se séparent et retombent sur Terre sans possibilité de réutilisation. Ariane6 risque d ‘être progressivement éliminé par le concurrence internationale.

Faute de connaître ce que prévoient en ce domaine la Chine et la Russie, ou le concurrent américain Rocketlab, l’on sait désormais que la société américaine SpaceX, dirigée par Eon Musk, a réalisé un lanceur nommé Falcon9 réutilisable. Il peut réemployer plusieurs fois ses éléments de lancement à condition qu’ils retombent sur Terre dans des conditions permettant leur récupération. Arianespace se devait de réagir. Elle veut développer d’ici 2026 un lanceur réutilisable nommé Maïa capable de figurer avec succès au plan mondial. Il pourra servir à la mise en place et à la maintenance des constellations de microsatellites qui se généraliseront prochainement.

On notera qu’il existe actuellement dans le monde une centaine de projets de microlanceurs.

Aujourd’hui, une guerre à partir ou pour l’Ukraine est inconcevable

Depuis quelques jours des accusations croisées s ‘échangent entre les Etats-Unis et la Russie. Les Etats-Unis et les plus anti-russes des membres de l’Otan accusent la Russie de vouloir envahir l’Ukraine, à l’aide de l’important contingent rassemblé du côté russe le long de la frontière commune. Kiev s’est dit préparé à repousser militairement une agression russe.

Moscou pour sa part affirme craindre une offensive de l’Ukraine, appuyée de contingents de l’Otan.

Avec un peu de recul, tout ceci n’a guère de sens. Il paraît évident que ni Washington ni Moscou ne voudraient s’engager dans des conflits qui nécessairement prendraient une forme nucléaire. Quant à l’Ukraine, elle sait très bien qu’en cas d’engagement avec la Russie, jamais les Etats-Unis, malgré leurs affirmations, ne les soutiendraient en risquant d’affronter très vite Moscou. Les membres de l’Otan, de leur côté, malgré leurs déclarations de bonne volonté, ont bien d’autres préoccupations aujourd’hui que se battre pour l’Ukraine.

Ajoutons que les chefs de la diplomatie américaine et russe se sont rencontrés à Genève (Suisse), vendredi 21 janvier, mais les espoirs de voir les tensions s’apaiser autour de la crise ukrainienne n’ont pas été encouragés.