13/04/2022 Le Métavers de Mark Zuckerberg

Le terme de métavers désigne un Internet basé sur la réalité virtuelle tel qu’il pourrait évoluer dans un proche avenir . Il s’agira d’un monde virtuel composé de plusieurs espaces distincts et persistants, peuplés d’avatars contrôlés par les utilisateurs. Les avatars dans ce cas seront des personnages fictifs représentant les utilisateurs et en principe contrôles par eux grâce à des casques spécialisés. Le terme est devenu d’actualité depuis que Zuckerberg a fait savoir qu’il souhaitait développer un métavers.

Facebook — rebaptisée Meta depuis peu — vient annoncer la création de 10 000 emplois en Europe, dédiés à la fabrication des dispositifs de réalité virtuelle et augmentée nécessaires pour accéder au futur métavers. Il s’agira, notamment, de casques de réalité virtuelle qui permettront aux futurs utilisateurs de s’immerger dans cette nouvelle réalité.

Les technologies nécessaires à la création de cette nouvelle réalité ne seront pas nécessairement nouvelles. Ce seront la réalité étendue, l’intelligence artificielle, la blockchain, la vision par ordinateur, le cloud computing, la visioconférence, la diffusion d’événements en direct et les futurs réseaux mobiles. Par contre, elles pourront s’interconnecter, sans d’ailleurs le plus souvent que l’utilisateur le décide lui-même volontairement. Ainsi celui-ci, au plan du cerveau supérieur conscient, aura l’impression qu’il est plongé dans un monde dont l’évolution lui échappe et sur laquelle il n’a aucune responsabilité.

De nombreuses autres applications sont en cours ou en développement. Faut-il s’en réjouir ou s’en inquiéter ? Disons seulement que dans le monde réel, les difficultés à résoudre sont si complexes et surtout si imprévisibles qu’il serait irresponsable de compter sur un métavers quelconque pour en acquérir la maîtrise.

11/04/2022 Hélicoptères lourds suisses.

La Suisse est autant que l’on sache, en Europe. Ses hélicoptères militaires alpins exécutent de nombreuses missions d’assistance et de sauvetage intéressant non seulement la confédération helvétique, mais la France et l’Italie. Il aurait été normal qu’elle consulte ces deux pays au moment de renouveler sa flotte d’hélicoptères.. Elle ne l’a, semble-t-il, pas fait.

Depuis les années 1980, les Forces aériennes suisses exploitent 15 hélicoptères de manoeuvre Super Puma, lesquels ont été rejoints, en 2002, par 12 Cougar. Ces appareils – qui assurent des missions de transport et de sauvetage, sont fabriqués par l’Aérospatiale. Ils devront être remplacés à l’horizon 2029/30. Or, selon un document du Département fédéral de la Défense [DDPS], une réflexion est actuellement en cours pour déterminer les modalités du renouvellement de ces deux flottes.

Si l’achat par la Suisse de nouveaux avions de combat – en l’occurrence 36 F-35A au lieu par exemple de Rafale – donne matière à un vif débat, il risque d’en aller de même pour le remplacement de ces hélicoptères…

Ces hélicoptères sont dits « de transport lourd ». Il s’agit de gros porteurs. à l’exemple des Chinook ou des Super Stalion de l’armée américaine. Ils permettent de transporter des dizaines de soldats, d’évacuer rapidement des blessés ou de déplacer beaucoup de matériel.

Le coût de ce type d’hélicoptère, selon des estimations du Département fédéral de la défense (DDPS), est de 100 millions de francs l’unité.

Pendant ce temps, le gouvernement français a officialisé mercredi la commande à Airbus de 169 hélicoptères H160M « Guépard » destinés aux forces armées, un contrat de matériel et de services de 10 milliards d’euros au total. Ces appareils seront répartis entre l’armée de Terre (80), la Marine nationale (49) et l’armée de l’Air et de l’Espace (40) pour des livraisons débutant en 2027, a précisé le ministère des Armées dans un communiqué.

Ces hélicoptères remplaceront des hélicoptères Gazelle, Alouette III, Dauphin, Panther et Fennec, dont certains sont en service depuis plus de 40 ans. Onze appareils supplémentaires ont également été commandés, dont dix H160 pour la Gendarmerie nationale, une commande « décidée dans le cadre du plan de soutien à l’industrie aéronautique, pour un montant de plus de 200 millions d’euros ». Ce contrat avait déjà été évoqué par le gouvernement.

.Attendue de longue date et prévue par la loi de programmation militaire 2019-2025, la commande de 169 appareils pour les forces armées devait initialement être passée en 2022, mais la ministre des Armées, Florence Parly, avait annoncé en 2019 avoir décidé de l’avancer d’un an.

Le choix du H160M, développé à partir du H160, récent appareil civil d’Airbus Helicopters, comme base technique de la plateforme unique du programme « Hélicoptère interarmées léger » (HIL), était déjà connu depuis 2017. En assurant le remplacement progressif de cinq types d’appareils différents, le Guépard fournira à nos armées les moyens de mener de manière plus efficace leurs missions pour les 40 prochaines années. Ce programme pérennise les savoir-faire et les emplois d’Airbus Helicopters, leader européen des hélicoptères civils et militaires », a affirmé Mme Parly

07/04/2022. Payer le gaz russe en roubles.

L’Europe pourrait se passer de gaz et de pétrole russes Mais elle ne pourrait accepter de les payer en roubles, plutôt qu’en euro ou en dollars.

L’Allemagne et un certain nombre de petits pays européens avaient accepté ces dernières années d’importer de Russie  du gaz et dans une moindre mesure du pétrole plutôt que de se fournir ailleurs. Les contrats pluriannuels concernant ces achats stipulent un paiement en dollars ou en euros. Il s’agit de sommes considérables équivalant à la moitié environ du budget militaire russe.

Or  à titre de contre-sanctions le Kremlin a récemment envisagé d’exiger des pays acheteurs des paiements en roubles. Une importante remontée de la valeur internationale du rouble en résulterait.

Les pays européens concernés ont immédiatement fait valoir qu’un contrat est un contrat et que le paiement en roubles des achats actuels de gaz n’était pas envisageable par eux. Il leur aurait en effet fallu accepter de vendre en roubles à la Russie des sommes considérables de biens et services pour se procurer les roubles nécessaires. Ceci ne serait pas acceptable dans le cadre actuel de la politique occidentale de sanctions visant ce pays.

Rappelons à toutes fins utile que la France disposant de sa propre énergie nucléaire n’est pas confrontée à ce dilemme. Mais elle ne peut pas dans le court terme fournir de l’électricité d’origine nucléaire à l’Allemagne, un certain nombre de ses réacteurs étant soumis à des opérations de maintenance.

Pourquoi cette exigence de Poutine d’être payé en roubles ? Il n’a pas besoin de roubles puisque la Banque Centrale de Russie peut lui en imprimer autant qu’il veut. Apparemment il veut rappeler aux Européens et plus particulièrement aux Allemands leur dépendance commerciale à l’égard de la Russie.

07/04/2022. Que seraient les premiers objectifs de la gauche au pouvoir?

100 jours pour une rupture. Quand la gauche essaiera mars 2022 https://interetgeneral.net/publications/pdf/23.pdf

Cette note est le fruit d’un travail conjoint d’universitaires et de fonctionnaires d’institutions internationales et de l’administration et s’appuie sur de multiples contributions. Nous la republins pour contriber à sa diffusion. 

Produite conjointement avec le collectif Les infiltrés, a été coordonnée par Julie Gauthier, économiste dans un ministère économique et financier, et Raul Sampognaro, économiste dans un centre de recherche. Elle constitue une contribution aux réflexions entourant la perspective d’une arrivée de la gauche au pouvoir en France.

Elle repose sur le scénario d’une victoire aux élections, tant présidentielle que législatives, dans les prochains mois. Notre réflexion ne prétend pas à l’exhaustivité : elle se concentre sur les marges de manœuvre fiscales et budgétaires qui s’offriraient au nouveau gouvernement à partir de sa prise de fonction. Elle repose par ailleurs sur l’hypothèse d’un cadre constitutionnel constant, qu’une Assemblée constituante viendrait par la suite amender afin de rendre d’autres mesures possibles. Notre ambition n’est donc pas d’élaborer un programme complet, mais de présenter les quelques mesures qui, dès les premiers jours, permettraient d’engager le processus de rupture tant attendue.

Dès les premiers mois, un gouvernement de transformation peut répondre à un large ensemble de besoins sociaux et écologiques, comme nous le suggérons – sans prétendre épuiser la réflexion – autour de six axes principaux : •Pauvreté et inégalités •Services publics essentiels •Emploi et rémunération du travail •Fiscalité et redistribution des richesses •Urgences écologiques •Secteur financier

Notre contribution

Il nous parait important d’ajouter ceci

. Introduction aux enjeux de la révolution scientifique et technique. Dans un premier temps, donner la parole à des spécialistes français et surtout étrangers (mal connus en France alors qu’ils ont une influence mondiale) dans des domaines qui devraient être prioritaires:

. Sciences et technologies de l’information (les plus récentes et trop ignorées en France)

. Le spatial, espace sub-orbital ou satellitaire proche. Rôle de la France dans l’agence spatiale européenne ESA

. Comment contrôler l’immigration et faciliter l’intégration (dans quels domaines, avec quels moyens)

. Divers:

. Comment revaloriser l’agriculture familiale ou analogue

. Comment mieux protéger les écosystèmes

. Comment encourager les véhicules électriques et peu consommateurs en énergie

. comment définir et encourager l’habitat non polluant.

.… à compléter

Déclaration de la Commission d’enquête russe sur les crimes commis contre la population civile dans le Donbass

A titre d’information nous republions ici un point de vue officiel de Moscou concernant les pertes de civils durant la guerre du Donbass. On retrouve là la logique enfantine du « c’est pas moi, c’est l’autre »

Source voltairenet https://www.voltairenet.org/

Cette déclaration a été remise au Conseil de sécurité le 16 février 2022.

Les forces de sécurité ukrainiennes mènent des opérations militaires sur le territoire du Donbass depuis 2014. Pendant tout ce temps – presque huit ans – les autorités ukrainiennes et les membres des formations paramilitaires de ce pays ont pratiquement détruit la population civile des Républiques populaires autoproclamées de Lougansk et de Donetsk.

Les tirs continus d’artillerie lourde, de mortiers, de lance-grenades et d’armes légères ont écourté des milliers de vies, dont celles de personnes âgées et d’enfants, et bouleversé à jamais la vie de personnes qui ont subi de graves blessures. On peut citer l’exemple de Vanya Voronov, qui a miraculeusement survécu à l’explosion d’un obus. Ces personnes – et encore moins les enfants – ne participent pas au conflit armé, ce qui est aussi évident pour les soldats ukrainiens eux-mêmes, qui prennent pour cible des bâtiments résidentiels, des écoles, des hôpitaux, des centres culturels, des infrastructures vitales et des transports publics. Toujours est-il que les autorités ukrainiennes ne prêtent aucune attention à ces fusillades impitoyables et n’assurent pas la sécurité des civils. Au contraire, elles ignorent le problème et encouragent les actions illégales de leurs troupes malgré les accords conclus au niveau international.

Depuis 2014, la Commission d’enquête russe a enquêté en toute légitimité sur des centaines de crimes terroristes et extrémistes contre la paix et la sécurité de l’humanité commis pendant le conflit armé. Sur la base de faits établis, 467 actions pénales concernant des crimes commis en Ukraine et dans le Donbass ont été engagées. Parmi les personnes impliquées dans ces crimes se trouvent notamment des représentants des autorités militaires et politiques ukrainiennes, ainsi que des membres des associations nationalistes radicales « Secteur droit » et « Corps des volontaires ukrainiens » et du bataillon Azov.

L’enquête a permis d’établir que, depuis avril 2014, la partie ukrainienne a bombardé des zones habitées dans les deux républiques autoproclamées en utilisant des systèmes de missiles tactiques « Totchka-U », des lance-roquettes multiples « Grad » et « Ouragan », des roquettes aériennes non guidées et d’autres types d’armes offensives lourdes de nature à frapper sans discrimination et à faire d’importants dégâts, ainsi que des armes légères. En conséquence, des milliers de civils ont été blessés ou tués, et plus de 2 200 infrastructures civiles ont été détruites ou partiellement endommagées.

Les tirs effectués par les forces gouvernementales ukrainiennes à l’aide d’armes explosives ou d’armes légères ou de petit calibre sont la principale cause des pertes civiles.

Pendant toute la durée de l’enquête, plus de 146 000 personnes ont été interrogées et plus de 22 000 personnes, dont quelque 2 500 mineurs, ont été reconnues victimes. À ce jour, des poursuites pénales ont été engagées par contumace contre 103 personnes ayant commis des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité pendant le conflit armé, dont l’ancien ministre ukrainien de l’intérieur, A. Avakov, l’ancien gouverneur de la région de Dniepropetrovsk, I. Kolomoïski, ainsi que des commandants de brigade et des soldats des forces armées ukrainiennes qui ont tiré sur des civils.

Parmi les crimes commis par les forces de sécurité et les représentants des autorités ukrainiennes, on peut non seulement citer l’utilisation de moyens et de méthodes de combat interdits, mais aussi les meurtres de journalistes russes, d’Andreï Mironov, défenseur des droits humains, et d’Andrea Rocchelli, ressortissant italien, ainsi que des enlèvements de personnes, des entraves aux activités légales de journalistes, des actes de torture, des actes visant à inciter à la haine ou à l’hostilité, des appels publics au déclenchement d’une guerre d’agression et d’autres crimes.

Il a été établi que des membres d’une association criminelle ont enlevé des citoyens russes en Ukraine avec l’aide d’agents des services de sécurité ukrainiens. Leur but est d’échanger ultérieurement ces citoyens contre des militaires ukrainiens, de mutiler leurs prisonniers et d’infliger des traitements cruels à des civils habitant dans le sud-est de l’Ukraine et de les torturer.

06/04/2022  Libérer le Donbass ?

Le ministère russe de la Défense a indiqué début avril que son armée allait désormais se concentrer sur une libération « complète » de la région du Donbass, à l’Est de l’Ukraine. Il s’agissait d’une des options de départ de « l’opération spéciale » lancée en Ukraine, l’autre étant la conquête de toute l’Ukraine.

Cette conquête s’étant à ce jour révélée impossible, la « libération » du Donbass permettrait à Vladimir Poutine de ne pas se présenter les mains vides à Moscou lors des grandes fêtes patriotiques nationales de juin 2022.

Mais de qui libérer le Donbass ? Le Donbass ukrainien est contrôlé en partie depuis 2014 par des séparatistes prorusses. Juste avant l’offensive du 24 février, la Russie avait reconnu l’indépendance des républiques autoproclamées de Donetsk et de Louhansk. Peut-on penser que des séparatistes russophones au sein de ces républiques voudraient désormais se séparer de Moscou ? Une réponse affirmative paraît très vraisemblable. Ce n’est évidemment pas celle qu’attendait Vladimir Poutine.

L’armée russe ces dernières semaines s’est révélée incapable de former une force militaire unie, sous le commandement d’un seul chef. L’usage de missiles hypersoniques n’a pu cacher l’hétérogénéité des armements, l’absence de réseau interne de commandement, la non-formation des recrues et les rivalités personnelles permanentes au sein de l’ état-major. Un nombre anormal de tués au combat s’en est suivi, y compris parmi les généraux.

De plus, l’histoire retiendra, malgré les dénégations de Moscou, la responsabilité de l’armée russe dans la destruction des villes désormais dites villes-martyre et le nombre anormal de morts parmi les populations civiles. Pas de quoi pavoiser.

Staline en son temps avait su remédier à ces défauts en multipliant des fusillades pour l’exemple . On ne voit pas Poutine faire de même.

05/04/2022 Déclin de l’Occident

Les trois quarts des Etats du Monde soutiennent la Russie.

Les Etats européens, qu’ont tardivement rejoint les Etats-Unis, ne doivent pas se faire d’illusions . Dans le conflit actuel, qui les oppose à la Russie, ils sont pratiquement seuls. Ceci ne se mesure pas par les votes exprimés aux Nations Unies, où la convenance s’impose, mais par des décisions quotidiennes et les commentaires qu’en font de nombreuses personnalités dans les différents médias.

C’est ainsi qu’en dehors de la Chine et l’Inde, qui ont déjà marqué plus que de la réserve à l’égard des trains de « sanctions » censés punir la Russie, on apprend que deux alliés traditionnels de Washington dans le Golfe persique : l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis se montrent très réticents à suivre les exigences de sanctions. Ceci illustre leur convergence d’intérêts avec la Russie et leur volonté de diversifier leurs partenariats afin de renforcer leur autonomie stratégique. Ils ne sont pas les seuls.

Les réactions de nombreux pays du monde à la guerre en Ukraine révèlent aujourd’hui l’affaiblissement significatif du soft power des États-Unis, qui ne parviennent plus à mobiliser des alliés traditionnels, lesquels contestent leur rôle d’« hégémon bienveillant ».

Ce changement apparaît comme un indicateur clair de l’évolution vers l’« ordre mondial alternatif » annoncé dans un récent article de The Economist, qui concluait que la République populaire de Chine allait tirer profit de la guerre en Ukraine pour précipiter le déclin irrémédiable de l’Occident

Au delà de cela, il apparaît que les Etats européens restent marqués du sceau infamant de colonisateurs. Ce sont eux qui pendant trois cent ans, ont pillé les ressources du reste du monde, réduisant les populations en esclaves. Qu’aujourd’hui la Russie puisse leur rendre la monnaie de la pièce paraît un juste retour des choses.

04/04/2022. 6e Rapport du GIEC

Ce rapport est désormais disponible à l’adresse https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/#SPM

Nous en republions ici le Résumé pour les Décideurs

Headline Statements from the Summary for Policymakers
9 August 2021 (subject to final copy-editing)
A. The Current State of the Climate
A.1 It is unequivocal that human influence has warmed the atmosphere, ocean and land.
Widespread and rapid changes in the atmosphere, ocean, cryosphere and biosphere have occurred.
A.2 The scale of recent changes across the climate system as a whole and the present state of many aspects of the climate system are unprecedented over many centuries to many thousands of years.
A.3 Human-induced climate change is already affecting many weather and climate extremes in every region across the globe. Evidence of observed changes in extremes such as heatwaves, heavy precipitation, droughts, and tropical cyclones, and, in particular, their attribution to human influence, has strengthened since the Fifth Assessment Report (AR5).
A.4 Improved knowledge of climate processes, paleoclimate evidence and the response of the climate system to increasing radiative forcing gives a best estimate of equilibrium climate sensitivity of 3°C, with a narrower range compared to AR5.
B. Possible Climate Futures
B.1 Global surface temperature will continue to increase until at least the mid-century under all emissions scenarios considered. Global warming of 1.5°C and 2°C will be exceeded during the 21st century unless deep reductions in carbon dioxide (CO2) and other greenhouse gas emissions occur in the coming decades.
B.2 Many changes in the climate system become larger in direct relation to increasing global warming. They include increases in the frequency and intensity of hot extremes, marine heatwaves, and heavy precipitation, agricultural and ecological droughts in some regions,
and proportion of intense tropical cyclones, as well as reductions in Arctic sea ice, snow cover and permafrost.
B.3 Continued global warming is projected to further intensify the global water cycle, including its variability, global monsoon precipitation and the severity of wet and dry events.
B.4 Under scenarios with increasing CO2 emissions, the ocean and land carbon sinks are projected to be less effective at slowing the accumulation of CO2 in the atmosphere.
B.5 Many changes due to past and future greenhouse gas emissions are irreversible for centuries to millennia, especially changes in the ocean, ice sheets and global sea level.

Pour en savoir plus

Les experts climat de l’ONU, le Giec, ont publié ce lundi un rapport de 2.800 pages dans lequel ils évoquent les préconisations qui permettraient de limiter le réchauffement climatique afin que la planète puisse rester « vivable ». Un rapport « accablant » a dénoncé le secrétaire général de l’ONU, qui a alerté sur « l’extinction d’un million d’espèces » ou la multiplication de « canicules sans précédent, tempêtes terrifiantes, pénuries d’eau généralisées ».

Si le monde y est prêt, le rapport du Giec « définit des options viables et financièrement saines dans chaque secteur qui peuvent permettre de maintenir en vie la possibilité de limiter le réchauffement à 1,5°C », objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris. « Les choix faits aujourd’hui par les pays permettront de tenir l’engagement sur 1,5°C ou le détruiront. (…) Les promesses et les plans doivent se transformer en réalité et en action, maintenant », a-t-il conclu. Voici les préconisations des experts du Giec :

  • 1. Les émissions de gaz à effet de serre doivent plafonner d’ici trois ans

L’humanité dispose de moins de trois années pour inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre, principales responsables du changement climatique, si elle veut conserver un monde « vivable« , alertent les experts climat de l’ONU dans leur rapport. Cela correspondrait à une hausse des températures de 2,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Or cela semble improbable, la trajectoire des courbes étant repartie à la hausse dès 2021, retrouvant les niveaux records pré-pandémie. 

Même si la planète réussit à atteindre son « pic d’émissions » avant 2025 et que des _ »actions immédiates » s_ont prises, le réchauffement pourrait atteindre 2°C.

  • 2. Les engagements actuels ne permettront pas de contenir le réchauffement à 1,5°C

Il faut revoir les engagements actuels à la hausse. L’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris, de limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, est « hors de portée » avec les engagements internationaux actuels, soulignent les experts du Giec. Les politiques actuelles ouvrent la voie à un réchauffement de 3,2°C d’ici à la fin du siècle.

« Nous sommes à un tournant. Nos décisions aujourd’hui peuvent assurer un avenir vivable« , insiste le patron du Giec Hoesung Lee.

  • 3. Réduire d’au moins 60% charbon, gaz et pétrole d’ici 2050

L’utilisation des énergies fossiles doit être très fortement réduite d’ici à 2050 pour tenir l’objectif de limiter le réchauffement à +1,5°C. Si tous les gisements de pétrole, de gaz et de charbon actuellement en service sont exploités jusqu’à leur terme, il sera impossible de tenir cet objectif. 

Sans tenir compte des potentielles captures de carbone (une technologie non mature à grande échelle à ce jour), l’usage du charbon devrait être totalement stoppé et ceux du pétrole et du gaz réduits de 60% et 70% d’ici à 2050 par rapport aux niveaux de 2019, la « quasi-totalité de la production mondiale d’électricité devant provenir de sources zéro ou bas-carbone », estime le Giec.

  • 4. Atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 grâce aux énergies renouvelables

Pour tenir les objectifs de l’Accord de Paris, le monde doit atteindre la « neutralité carbone » sur tous les plans d’ici à 2050. La capacité des énergies photovoltaïque et éolienne a fortement augmenté, de 170% et 70% respectivement entre 2015 et 2019, grâce à la baisse des coûts, aux politiques publiques et à la pression sociale. Mais malgré ces hausses spectaculaires, elles ne représentent ensemble que 8% de la production électrique mondiale, 21% de la production peu carbonée. 

Au total, les renouvelables et les énergies peu carbonées – dont le nucléaire et l’hydroélectricité – comptent pour 37% de la production électrique mondiale, le reste provenant des énergies fossiles.

  • 5. Sobriété pourraient réduire les émissions de 70%

Le basculement vers l’énergie moins carbonée ne doit pas faire passer au second plan les transformations structurelles – mobilités douces, véhicules électriques, télétravail, isolation des bâtiments, moins de vols en avion – qui permettraient de réduire les émissions de 40% à 70% d’ici à 2050.

« Disposer des politiques publiques, des infrastructures et de la technologie pour rendre possibles les changements dans nos modes de vie et nos comportements (…) offre un important potentiel (de réduction) inexploité », a souligné Priyadarshi Shukla, un des coprésidents du groupe de travail. Au niveau mondial, les 10% des ménages les plus riches représentent jusqu’à 45% des émissions totales, souligne aussi le rapport.

  • 6. Réduire les émissions de méthane de moitié

Les émissions de méthane, un gaz à effet de serre dont la durée de vie est bien plus courte que le CO2 mais qui est 21 fois plus puissant, contribuent pour environ un cinquième du réchauffement. 

Ce sont les fuites dans la production d’énergies fossiles (par les puits ou les gazoducs) et l’élevage animal qui représentent la majorité de ces émissions. Tenir l’Accord de Paris implique de réduire de moitié les émissions de méthane d’ici à 2050 (par rapport au niveau de 2019).

  • 7. Capturer le CO2

Même dans les meilleurs scénarios, la baisse des émissions devra s’accompagner de la mise en œuvre de techniques d’élimination du dioxyde de carbone (EDC), ou « émissions négatives », pour atteindre la neutralité carbone. Les possibilités vont de la capture naturelle de CO2, en plantant des arbres par exemple, à l’extraction du CO2 de l’atmosphère, technologie pas au point. 

Ces EDC devraient permettre de compenser les émissions de secteurs qui ne pourront pas suffisamment réduire leurs émissions d’ici à 2050 – aviation, transport maritime ou cimenteries – et seront également nécessaires pour espérer rétablir la situation en cas de dépassement des objectifs de l’Accord de Paris.


04/04/2022. Pourquoi pas une Otec, Otan sans les Etats-Unis ?

L’idée paraîtra irréaliste dans la mesure ou l’Otan avait été fondée à l’initiative américaine pour limiter une éventuelle expansion de la Russie au sein des Etats européens à la fin de la seconde guerre mondiale. Ce sont les Etats-Unis qui y ont toujours joué un rôle directeur, diplomatique et surtout militaire. On notera que ces derniers mois, Washington avait tenté de mettre en place une réplique de l’Otan dans le Pacifique sud, face à la Chine. Ceci sans succès à ce jour, du fait de la réticence de ses alliés asiatique, Japon et Corée du Sud notamment.

Depuis la fin de la Guerre froide et l’effondrement de l’Union soviétique, l’Otan prétend bâtir un partenariat et mener un dialogue avec la Russie, notamment au travers du Conseil Otan-Russie (COR), organe destiné aux consultations sur des questions de sécurité, ainsi qu’à la coopération. Voir acte fondateur Otan-Russie de 1997 https://www.nato.int/cps/fr/natohq/official_texts_25468.htm Mais ce sont les Etats-Unis qui y ont toujours joué un rôle dominant. En toutes circonstances, les Européens se taisent et se tournent vers l’Amérique.

Aujourd’hui l’Europe s’imagine, a tort ou à raison, être confrontée à des menaces militaires russes. C’est cependant l’Ukraine, non membre de l’Otan actuelle, qui subit directement des agressions russes. Le président Ukrainien Zelinsky a plusieurs fois demandé à devenir membre de l’Otan. Mais les pays européens s’y sont toujours refusé, de peur que la Russie n’y voit une agression directe et ne réagisse militairement. Pour Moscou, qui dit Otan dit en effet Etats-Unis, et dans l’immédiat confrontations avec des forces armées américaines pouvant provoquer une guerre mondiale.

Mais pourquoi ne pas rêver ? Les Etats européens ou les principaux d’entre eux, pourraient créaient une Otan ne comprenant pas les Etats-Unis. Dans les premiers mois la France puis l’Allemagne pourraient la diriger. Elle serait principalement destinée à protéger l’Europe de l’omniprésent terrorisme islamique. Dans ce cas, Moscou ne pourrait pas y voir une menace. Cette organisation pourrait s’appeler Organisation du Traité de l’Europe Continentale, Otec.

Il n’y aurait pas de raison alors pour que la Russie n’y participe pas.


03/04/2022 Poutine serait-il paranoïaque?

La question est semble-t-il de plus en plus posée, y compris semble-t-il au Kremlin, dans le cercle des collaborateurs du président russe.

Comme il fallait s’y attendre, elle est plus en plus reprise à l’étranger (cf références ci-dessous).

Le terme de paranoïaque est dans le langage courant le plus souvent utilisé dans son sens faible, pour désigner quelqu’un qui se croit persécuté par son entourage. On en trouve une définition plus précise sur le site https://aqpamm.ca/la-paranoia-et-les-troubles-associes/ La paranoïa n’est pas un trouble en soi, mais plutôt un symptôme retrouvé dans plusieurs problématiques telles que le trouble de personnalité paranoïaque, le trouble délirant, la schizophrénie ou une conséquence de l’abus de substances par exemple. Les symptômes de la paranoïa peuvent provoquer un sentiment de peur, de colère et de trahison chez la personne qui la vit. Par ailleurs, certaines croyances et comportements sont souvent retrouvés chez les personnes présentant des symptômes de paranoïa : la méfiance, l’hypervigilance, la difficulté à pardonner, l’attitude défensive face à des critiques, la préoccupation de motifs cachés, la peur d’être trompées ou exploitées. Ces croyances peuvent sembler étranges et impossibles (par exemple que le FBI contrôle ses proches), ou sembler plausibles mais exagérées (par exemple qu’un conjoint soit infidèle). Qu’elles soient plausibles ou non, les pensées paranoïaques sont souvent irrationnelles, c’est-à-dire qu’elles persistent malgré la présentation de preuves contraires à ces pensées.

Un homme politique, à la tête d’une grande puissance mondiale, peut-il prendre des décisions paranoïaques sans en être empêché par les autres cercles du pouvoir ? L’histoire a montré que cela a été souvent le cas, concernant Adolf Hitler par exemple. Celui-ci a pu sans en être empêché, mettre en place la « solution finale » visant à exterminer les Juifs sans que personne ne l’accuse en ce cas, de paranoaïa. Or cette extermination a résultée d’une paranoïa collective que personne ne conteste aujourd’hui.

Mais peut-on raisonnablement évoquer la paranoïa à l’occasion de la récente invasion militaire russe en Ukraine ? Certains analystes, hors Russie, estiment qu’il s’était agi d’une décision justifiée. Poutine aurait appris par ses services que le Pentagone avait décidé de faire de l’Ukraine la base avancée d’une offensive de l’Otan dirigée contre la Russie. Il aurait réagi sans attendre.

A ce jour, si cette offensive est apparue comme mal préparée, elle n’était pas pour autant paranoïaque. Elle était mal informée ou maladroite

Références

https://www.leparisien.fr/video/video-poutine-a-compris-que-les-carottes-etaient-cuites-le-maitre-du-kremlin-bientot-demis-de-ses-fonctions-01-04-2022-JGAO2UGVWNBM7EV4ASDDST5EW4.php

Alexandre Adler, journaliste et historien, perçoit dans la guerre russo-ukrainienne une tentative désespérée de Vladimir Poutine de rester au pouvoir. Ce spécialiste du monde russe, qui s’enorgueillit d’amitiés parmi les plus hautes sphères du pouvoir, affirme que les rumeurs lancées il y a quelques semaines concernant la maladie de Parkinson de Vladimir Poutine seraient avérées : « Des hackeurs russes, américains et israéliens ont affirmé que cette information provenait directement du Kremlin : ça ne peut donc pas être une fake news ». Pour le journaliste, cette information serait non seulement avérée mais marquerait aussi le début de la fin du règne de Poutine, comme une sorte de message lancé par ceux qui veulent destituer Poutine.

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/vladimir-poutine-de-plus-en-plus-erratique-lusage-de-steroides-en-cause_489199

Pourquoi Vladimir Poutine en ferait-il usage ? Toujours d’après ces sources, le président russe les prendrait dans le cadre d’un traitement contre le cancer. En attesterait l’apparence “gonflée” du politique âgé de 69 ans, mais également le fait que le président choisisse de garder à distance les visiteurs du Kremlin. Autres hypothèses, le chef d’État lutterait contre “un trouble cérébral causé par la démence”, ou encore, “la maladie de Parkinson”. Selon une des sources proches du pouvoir, relayée par nos confrères outre-Manche, “il y a eu un changement identifiable dans sa prise de décision au cours des cinq dernières années environ. Ceux qui l’entourent constatent un changement marqué dans la cohérence et la clarté de ses propos et dans sa façon de percevoir le monde qui l’entoure. »

Grand décisionnaire des attaques visant l’Ukraine, Vladimir Poutine intrigue le monde entier. Et nombre d’experts se sont penchés sur la psyché de la tête pensante du Kremlin. Selon les propos d’une source anonyme à la journaliste russe Farida Rustamova sur les ondes de RTL, le 8 mars dernier, le moral du dirigeant semblerait “sans cesse se dégrader”. Ce dernier se sentirait même “en permanence insulté et attaqué. Une paranoïa qui atteint le seuil de l’absurdité”. Au début du mois de mars, le site d’informations Slate a lui avancé l’idée que Vladimir Poutine pourrait être atteint du symptôme d’Hubris, “selon les médecins qui l’ont observé récemment”. Soit un narcissisme aigu et “une confiance en soi hypertrophiée” amenuisant la lucidité.

Article écrit en collaboration avec 6Médias

Depuis le 25 février dernier, date de l’invasion des troupes russes en Ukraine, la santé mentale de Vladimir Poutine a souvent été questionnée, notamment par des chefs d’États. C’est aujourd’hui des sources issues des services de renseignements Five Eyes qui avanceraient différentes hypothèses concernant le président russe, selon les informations du Daily Mail. Five Eyes regroupent des services de renseignements d’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni et des États-Unis. Et d’après eux, le comportement “de plus en plus erratique«  du chef d’État russe serait peut-être liée à l’usage de stéroïdes.

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Moscou sombre peu à peu. Depuis l’invasion de l’Ukraine, le moral du dirigeant russe Vladimir Poutine semble « sans cesse se dégrader » révèle RTL ce mardi 8 mars. Selon les membres de son cercle très fermé, le président Russe « se sent en permanence insulté et attaqué. C’est une paranoïa qui atteint le seuil de l’absurdité », a révélé une source, à la journaliste russe Farida Rustamova. Alors qu’elle officiait auparavant pour les services russes de la BBC, celle-ci a pu s’entretenir exclusivement avec « des officiels du Kremlin de diverses responsabilités et des parlementaires russes« .

Dans son rapport, cité par Business Insider, la journaliste indépendante émet un constat édifiant : « Ils sont nombreux à être découragés, effrayés et pessimistes ». La majorité des parlementaires et officiers russes « en désaccord avec ses agissements » ont été mis à l’écart par Vladimir Poutine. Pire encore, « personne ne se réjouit de cette invasion » et « beaucoup estiment que c’est une erreur ». Plus que jamais, l’inquiétude gagne du terrain en Russie.