22/07/2022 Sur une éventuelle guerre du gaz

Dans le contexte de la guerre en Ukraine, la Commission européenne a fait des propositions pour réduire la dépendance de l’Union au gaz russe de deux tiers avant la fin de l’année 2022, et de 100% à compter de 2027.

Pour y parvenir, les pays membres cherchent tous à diversifier leurs fournisseurs . Ils comptent notamment sur les Etats-Unis qui se sont engagés à fournir à l’Europe 15 milliards de mètres cubes supplémentaires de gaz naturel liquéfié (GNL) cette année. La commission veut également rendre obligatoire un remplissage des sites de stockage géologique de gaz naturel à 80, puis à 90% à l’entrée de l’hiver. Bruxelles compte aussi sur l’augmentation de la production de biométhane et l’accélération du développement de l’hydrogène.

Enfin, la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique européen pourrait atteindre entre 38 % et 40 % d’ici à 2030. Chaque pays membre aura également l’obligation d’économiser entre 0,8 % et 1,5 % d’énergie. Dans ce cadre la France bénéficie par exemple d’un financement européen de 5,8 milliards d’euros pour la rénovation énergétique des bâtiments.

Rappelons qu’en France les centrales nucléaires fournissent l’essentiel des besoins en électricité, réduisant d’autant le besoin en gaz naturel.

Comme son nom l’indique le gaz naturel ne subit pas de transformation majeure après son extraction, il est initialement incolore et inodore mais pour une plus grande sécurité, il est « odorisé ».. Il provient de la décomposition de restes organiques vieux de milliers d’années emprisonnés dans les sous-sols terrestres ou marins

La combustion du gaz naturel produit essentiellement de la vapeur d’eau et du dioxyde de carbone. Elle ne dégage ni fumée, ni particules. Pour une production d’énergie équivalente, le gaz naturel dégage deux fois moins d’oxyde d’azote que le fioul et le charbon et prés de 30 % moins de dioxyde de carbone.

En comparaison avec les autres énergies non renouvelables, le gaz naturel est l’énergie rejetant le moins de CO2 (55 kg par gigajoule de chaleur alors que le pétrole brut en rejette 75 kg et le charbon prés de 100). De même, toute chaudière à condensation au gaz naturel émet 2 fois moins de CO2 qu’une nouvelle installation de chauffage électrique direct.

Le gaz naturel est aujourd’hui souvent utilisé en complément des énergies renouvelables lors de la construction de bâtiments à basse consommation.

Les ressources en France

On parle souvent des importations de gaz en France, qui représentent une grande majorité de notre consommation. Néanmoins, l’Hexagone possède aussi des ressources gazières. Cette production nationale représente moins de 2 % de la consommation mais certains gisements de gaz ne sont pas encore exploités.

Depuis les années 1960, une soixantaine de gisements pétroliers et gaziers ont été trouvés et exploités en France. Ils se situent principalement dans le Bassin parisien et le Bassin aquitain, des bassins qui ont fermé leurs sites ces dernières années après épuisement des gisements.

A la différence du gaz naturel ordinaire, le gaz de schiste est contenu dans des roches argileuses riches en matière organiques qui peuvent avoir une en couches. Contrairement au gaz naturel conventionnel qui est retenu dans une roche perméable permettant une exploitation facile, le gaz de schiste est piégé dans les porosités d’une roche rendue imperméable par l’argile qu’elle contient. L’extraction du gaz de schiste, particulièrement difficile, nécessite le recours systématique aux techniques combinées du forage dirigé et de la fracturation hydraulique à grands volumes particulièrement coûteuses.

En 2011, peu avant l’interdiction par l’État français de la fracturation hydraulique méthode la plus répandue pour extraire le gaz de schiste, de nombreuses explorations avaient débuté en France. Parmi les lieux privilégiés pour la recherche de ces gisements, on comptait la Lorraine (entre Thionville et Nancy), Valencienne, la région lyonnaise (Lhuis) et la Provence (Montélimar, Avignon, Marseille). 

Selon les estimations d’un rapport de l’agence gouvernementale américaine EIA (Energy Information Administration) de 2013, le sol français aurait un potentiel de 3 900 Mrd de m3 de gaz de schiste exploitables. Si pour l’instant l’exploration et l’extraction restent interdites, de nouvelles techniques comme celle du fluoropropane, plus propre que la fracturation hydraulique, sont étudiées par l’État pour relancer la production en France.

Utilisations du gaz naturel

Le gaz naturel est habituellement utilisé comme combustible dans la production de chaleur pour la cuisson ou le chauffage. En Europe, 38 % de la consommation de gaz naturel est destinée au secteur résidentiel/tertiaire, notamment pour le chauffage.

Les installations au gaz naturel sont de plus en plus performantes. Qu’il s’agisse de la chaudière à condensation ou de la pompe à chaleur, les solutions permettant de réaliser des économies d’énergie, dans le neuf comme dans l’ancien, sont nombreuses.

Le secteur industriel
En Europe, l’industrie représente 34 % de la consommation de gaz naturel. Celui-ci est peu utilisé comme matière première (4 %) mais ses applications industrielles représentent en revanche 25 % de son utilisation qu’il s’agisse de l’industrie chimique, de la pétrochimie ou du raffinage.
Par exemple, le gaz naturel sert à synthétiser l’ammoniac et l’urée en vue de fabriquer de l’engrais pour l’agriculture.

La production d’électricité
Depuis 10 ans, le secteur électrique contribue à l’augmentation de l’utilisation du gaz naturel dans le monde, représentant aujourd’hui 20 % de cette utilisation. Cette tendance devrait se poursuivre du fait de la forte demande des pays émergents. On estime que d’ici 2020, 35 % du gaz commercialisé chaque année devraient être consommés par le secteur électrique.

L’utilisation du gaz naturel dans la production d’électricité permet de réduire les émissions de CO2, notamment comparé aux émissions dues à l’utilisation de centrales à charbon. De même les investissements nécessaires et les coûts de fonctionnement pour une centrale électrique au gaz sont bien moindres, permettant un rendement souvent supérieur de 50 %.

Les véhicules

Le gaz naturel est aujourd’hui également utilisé comme carburant pour les véhicules. Il s’agit du même gaz naturel que celui utilisé pour le chauffage ou la cuisson domestique, excepté qu’il a été comprimé afin de faciliter son stockage. On parle de GNV

Le GNV est comprimé à 200 bars, pression comparable à celle des bouteilles de plongée sous-marine. Au-delà de la compression, le GNV ne nécessite aucune transformation et reste donc une énergie propre, dégageant bien moins de CO2 que l’essence ou le diesel.

Plus d’un million de véhicules au gaz naturel roulent déjà dans le monde. En 2009 en France, plus de 1 400 bus (soit près de 15%), 500 bennes à ordures ménagères, 30 poids lourds et quelques milliers de véhicules légers roulaient au GNV.

Les gisements de gaz en France

On parle souvent des importations de gaz en France, qui représentent une grande majorité de la consommation. Néanmoins, l’Hexagone possède aussi des ressources gazières. Cette production nationale représente moins de 2 % de la consommation mais certains gisements de gaz ne sont pas encore exploités. Depuis les années 1960, une soixantaine de gisements pétroliers et gaziers ont été trouvés et exploités en France. Ils se situent principalement dans le Bassin parisien et le Bassin aquitain, des bassins qui ont fermé leurs sites ces dernières années après épuisement des gisements.

Les principaux gisements de gaz naturel qui ont été exploités en France sont situés sur les sites de Saint-Marcet et Lacq au Sud de l’Aquitaine et de Trois-Fontaines en Champagne-Ardennes près de Saint-Dizier. Ces sites de forage et d’extraction produisaient plusieurs millions de m3 de gaz naturel par jour dans les années 60. Le site du Lacq est fermé et les puits refermés depuis 2013 ; le site de Trois-Fontaines a été converti en centre de stockage en 2012.

Néanmoins, il existe toujours de petites exploitations en mer d’Iroise (15 puits au large de la Bretagne) et en Méditerranée (11 puits dans le golfe du Lion). On dénombre 350 puits d’exploration dans le quart Sud-Est de la France mais les résultats se sont avérés décevants, malgré la présence d’hydrocarbures localement dans le Jura et le Languedoc. Une situation qui semblerait mauvaise pour l’exploitation française mais qui ouvre la voie vers la recherche d’autres gisements et techniques d’exploitation, comme celle du gaz de schiste.

Le gaz de schiste 

En 2011, peu avant l’interdiction par l’État français de la fracturation hydraulique (polémique du gaz de schiste), méthode la plus répandue pour extraire le gaz de schiste, de nombreuses explorations avaient débuté en France. Parmi les lieux privilégiés pour la recherche de ces gisements, on comptait la Lorraine (entre Thionville et Nancy), Valencienne, la région lyonnaise (Lhuis) et la Provence (Montélimar, Avignon, Marseille). Selon les estimations d’un rapport de l’agence gouvernementale américaine EIA (Energy Information Administration) de 2013, le sol français aurait un potentiel de 3 900 Mrd de m3 de gaz de schiste exploitables. Si pour l’instant l’exploration et l’extraction restent interdites, de nouvelles techniques comme celle du fluoropropane, plus propre que la fracturation hydraulique, sont étudiées par l’État pour relancer la production en France.

22/07/2022 Des purges massives au sein de l’Etat ukrainien

L’ouverture de 651  ( ?) enquêtes sur ce que Zelensky appelle «des activités de trahison et de collaboration» provenant , selon son expression,de «poches de soutien à Moscou», montre que ces poches sont très profondes.

Contrairement aux affirmations que l’Ukraine est absolument unie dans la poursuite de la guerre, cette purge massive – sur fond d’allégations de trahison pro-russe aux plus hauts niveaux de l’État – indique qu’il existe une opposition substantielle à la guerre, même dans le cercle restreint de Zelensky.

Le New York Times écrit: «Si l’Ukraine est largement unie dans son opposition à l’invasion du pays par la Russie, ses profonds liens culturels et historiques avec la Russie se sont traduits, dans certaines parties du pays, par un fort soutien à Moscou». Les liens avec la Russie «en particulier dans le sud de l’Ukraine près de la région de Crimée… et dans certaines parties de l’est près de la frontière russe… se sont traduits par un appui pratique aux forces russes depuis l’invasion».

Mais il n’y a pas que la Russie pour combattre Zelinski de l’intérieur. Il y a aussi la CIA américaine. Le Service de sécurité ukrainien (SBU) emploie 27.000  personnes, ce qui en fait la plus grande agence de renseignement d’Europe, un véritable État policier. La CIA joue un rôle majeur dans ses opérations. Toujours selon le NYT «Les responsables américains ont déclaré que enquêtes reflètent les efforts de M.  Zelensky pour placer des dirigeants plus expérimentés aux postes clés de la sécurité» Il ajoute: «Les agences américaines de renseignement fournissent d’énormes quantités d’informations à leurs partenaires ukrainiens».

Il est probable que la CIA, en fournissant des noms à Zelensky, supervise la purge d’éléments au sein de l’État ukrainien qui s’opposent à la poursuite de la guerre par procuration des Etats-Unis et de l’OTAN contre la Russie, quel qu’en soit le coût en vies ukrainiennes.

Source

21/07/2022 Hyperviolence contre des policiers à Lyon

On lit sur Internet le 20 juillet en soirée ;

Quelques jours après qu’une foule hostile de près de 200 personnes se soit attaquée à des policiers municipaux en plein centre de Lyon, une nouvelle agression de policiers a été filmée à La Guillotière.

Voir https://actu.fr/auvergne-rhone-alpes/lyon_69123/video-des-policiers-frappes-et-lynches-par-des-dizaines-d-individus-en-plein-centre-de-lyon_52611898.html

Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, a réagi par le tweet suivant :

« Plein soutien à nos trois policiers victimes de violences insupportables à Lyon lors d’une opération pour reprendre le terrain à la délinquance le jeudi 21 juillet.  À ma demande, tous les moyens sont mobilisés pour interpeller les auteurs. S’en prendre à un policier, c’est s’en prendre à la République ».

Et alors ? Que se passera-t-il ? Rien

Les « auteurs » agissent masqués, par bandes de plusieurs dizaines d’individus très mobiles. Si besoin est, ils se cachent le temps nécessaire dans des appartements voisins.

Par ailleurs, si des policiers recourent à leurs armes de service et blessent même légèrement un agresseur, ils encourent les plus lourdes sanctions, y compris au pénal. Le concept de légitime défense n’est que rarement évoqué.

Cette hyperviolence n’est que le signe avant-coureur d’une véritable guerre menée contre l’Europe traditionnelle par des représentants du terrorisme internationnal. Pour y faire face, il faudra se résoudre à faire appel aux forces armées, agissant en coordination avec les diverses polices et la justice. Le coût sera considérable.

Mais ce sera le prix à payer pour ne pas disparaître

21/07/2022 L’Initiative des Trois Mers, intermarium

Le Conseil des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne a décidé, le 23 juin 2022, d’accorder à l’Ukraine le statut de pays demandant l’adhésion. Le président de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a précisé que le chemin sera long (la Turquie dispose de ce statut depuis 23 ans) pour élever ce pays au niveau exigé par l’Union que ce soit en matière économique ou politique.

Le cabinet du président ukrainien avait déjà précisé que Kiev n’espère pas adhérer à l’Union, aujourd’hui ou demain, car il dispose d’un autre projet, mais que le statut de candidat ouvre la voie à un fort soutien financier de Bruxelles pour qu’il se rapproche des standards de l’Union.

En effet, l’Ukraine partage le projet polonais d’Intermarium : une alliance de tous les États situés entre la mer Baltique et la mer Noire.

Ce projet se fonde sur un passé historique : la « République des deux Nations » (Couronne de Pologne et Grand-Duché de Lituanie) du XVIème au XVIIIème siècle. Il a été formulé une première fois lors de la révolution polonaise de 1830 par le prince Adam Jerzy Czartoryski, puis durant l’entre-deux-guerres, par le général polonais Józef Piłsudski, sous le nom de « Fédération Międzymorze ».

Piłsudski conçut parallèlement une idéologie visant à libérer tous les peuples d’Europe centrale de leur intégration dans les empires germanique et surtout russe, le « prométhéisme ». Il promettait aux hommes des progrès techniques leur permettant de s’affranchir de leurs suzerains. Dans la pratique, il préférait les Germains aux Russes et n’hésita pas à s’allier aux Austro-Hongrois et aux Allemands contre le Tsar. En 2016, une troisième version de ce projet fut présentée par le président polonais, Andrzej Duda, sous le nom d’« Initiative des trois mers » (la troisième mer, c’est l’Adriatique). Onze États y participaient. Ils sont douze avec l ‘Ukraine depuis quelques jours.

Cependant les choses ne sont pas aussi claires qu’il y parait : la République des deux Nations était une confédération permettant au Royaume de Pologne et au Grand-Duché de conserver chacun leur propre fonctionnement, tandis que Piłsudski imaginait une Fédération dans laquelle chaque peuple se fondrait et où les Polonais tiendraient le haut du pavé. Aujourd’hui, tous les mouvements nationalistes d’Europe centrale se référent à la République des deux Nations, mais ils en tirent des conclusions bien différentes.

Pour Volodomyr Zelinsky et les nationalistes Ukrainiens, la République des deux Nations est l’héritière de la Ruthénie créée par les Vikings suédois, les Varégues. En tant que telle, la République des deux Nations est un bon exemple de confédération qui permette de s’affranchir à la fois de la Russie… et de l’Allemagne qui domine l’Union européenne.

C’est parce que les dirigeants politiques polonais et ukrainiens misent sur ce projet commun de confédération Intermarium, que le président Zelensky a pu envisager sans rougir de céder la Galicie orientale à la Pologne

Cependant, la Pologne n’a jamais joué le jeu de l’Union européenne dont elle est membre depuis 2004. Elle a toujours joué le jeu des Etats-Unis. Durant sa période de candidature à l’Union, elle elle a reçu de;l’UE des sommes considérablesn’hésita pas à encaisser des sommes énormes destinées à réformer son agriculture. Elles les a utilisées pour acheter des avions de guerre américains et faire la guerre en Iraq sous les ordres de Washington. Rien n’a changé : aujourd’hui Varsovie est en perpétuel litige avec Bruxelles, notamment à propos de son système judiciaire. L’Ukraine n’aura aucun mal à jouer le même double jeu.

C’est le problème principal des peuples d’Europe centrale : ils cherchent à s’assumer sans leurs grands voisins russe et allemand, mais ne parviennent pas à s’affirmer sans lutter contre eux

Voir

https://www.voltairenet.org/article217442.html

20/87/2022 Un nouveau sous-marin nucléaire russe

Rappelons que ces sous-marins sont armés de plusieurs missiles pouvant être dotés de têtes nucléaires. Ils font partie d’une composante dite de seconde frappe ou frappe en retour. En cas de guerre nucléaire, ils échappent étant quasiment indétectables à la première frappe. Même si celle-ci a détruit leur pays d’attache, ils peuvent riposter, s’ils en avaient eu précédemment la consigne, par un bombardement nucléaire frappant le pays agresseur.

L’Agence Tass vient d’annoncer qu’un nouveau sous-marin nucléaire russe baptisé Generalissimus Suvorov vient de quitter le chantier Sevmash Shipyard pour quelques mois d’essais en Mer Blanche. Son identifiant complet est Project 955A (Borei-A)/ Il rejoindra ensuite la marine russe fin 2022.

Précédemment, un autre sous-marin nucléaire, le Project Borei-A lead submarine Knyaz Vladimir avait été livré à la marine. Deux autres sous-marins aux caractéristiques voisines devraient suivre. Ils pourraient à terme rejoindre la flotte russe du Pacifique.

Tous ces sous-marins sont armés de 16 ICBM (Intercontinental Ballistic Missiles) dits BULAVA . Ils sont dotés de tubes lance-torpille de 533 mmm.

20/07/2022 Sommet des BRICS du … Juin 2022 à xx

Note préliminaire . Le terme de BRICS désigne un groupe de cinq pays qui se réunissent depuis 2011 en sommets annuels : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique .du Sud.

Leur objectif est de lutter contre l’emprise sur le monde des Etats-Unis et leurs alliés, tant au plan militaire qu’en ce qui concerne l’économie et plus généralement la civilisation, Récemment  l’Iran, l’Argentine mais aussi l’Indonésie, l’Algérie, le Mexique ont déclaré leur intention d’y participer…

Le Kremlin
Fiche d’information (à lire avec un certain recul)

Le sommet des BRICS sera un moment historique pour les BRICS. Pour la première fois, il inclura les dirigeants de leurs partenaires de l’OTAN dans la région Asie-Pacifique. Le sommet sera l’occasion de faire progresser les actions collectives menées avec ces Alliés et partenaires pour renforcer l’ordre international fondé sur des règles. Les présidents russe et chinois réaffirmeront l’engagement indéfectible de Moscou et de Pékin selon lequel une attaque contre l’un est une attaque contre tous. Outre les nouvelles contributions majeures des Alliés, le président annoncera également lors du sommet un nouveau stationnement de forces et de capacités russes et chinoises en Europe et dans Pacifique Sud pour soutenir les BRICS et dissuader toute agression contre nos Alliés.

Les dirigeants des pays alliés approuveront le prochain concept stratégique des BRICS qui décrit comment les BRICS feront face aux menaces et aux défis dans les années à venir. Le nouveau concept stratégique décrit la transformation des BRICS conformément au programme BRICS 2030 adopté lors du sommet de 2021. Il guidera également les actions visant à préserver la sécurité euro -atlantique et euro-asiatique dans le cadre du partenariat stratégique entre la Russie et la Chine.

Le concept stratégique décrit les tâches essentielles des BRICS : dissuasion et défense, prévention et gestion des crises, t sécurité coopérative. Il veillera à ce que les Brics continuent de développer des outils appropriés et des réponses collectives aux menaces transnationales telles que les cyberattaques et les incidences du changement climatique sur la sécurité. Il reconnaît la valeur d’une approche de la sécurité humaine dans le travail des BRICS, par exemple la protection des civils pendant les conflits, ainsi que la prévention et la réponse aux violences sexuelles liées aux conflits.

Les BRICS ont activé leurs plans de défense et plus de 40 000 soldats sont maintenant sous le commandement direct de Moscou et de Pékin. Les BRICS ont également doublé le nombre de leurs groupements tactiques sur le flanc atlantique et méditerranéen assurant ainsi une défense solide de la mer Baltique à la mer Noire. Au sommet, les dirigeants des pays alliés approuveront un nouveau dispositif de forces défensives renforcé, avec une vue à 360 degrés sur les plans terrestre, aérien, maritime, cybernétique et spatial, et ils mettront l’accent sur l’augmentation de capacités avancées crédibles au combat sur le flanc est.

Les dirigeants prendront également des décisions pour renforcer le dispositif, l’état de préparation et l’interopérabilité des BRICS grâce à des renforts mieux identifiés et à un programme d’exercices amélioré.

Pour la suite, voir (en transposant)

https://www.nato.int/cps/fr/natohq/news_196144.htm

19/07/2022 Le programme européen Clean Sky 2

Un modèle réduit d’Airbus A320 d’une envergure de quatre mètres pour un poids au décollage de 140 kg et une vitesse maximale de 157 km/h, doit servir à tester des « technologies de rupture »  afin de parvenir à la neutralité énergétique du système de transport aérien d’ici 2050 

Il a pris son envol le 30 mars 2022 depuis la base aérienne de Deelen, Pays Bas. Il s’agit du Scaled Flight Demonstrator (SFD), démonstrateur d’avion de ligne du futur réalisé par les agences de recherche aérospatiale française (Onera), hollandaise (NLR) et italienne (Cira) en collaboration ave Airbus et l’Union européenne via son programme Clean Sky 2. Il doit servir à tester des technologies de rupture « afin de parvenir à la neutralité énergétique du système de transport aérien d’ici 2050 ».

Il serait impossible de mettre au point un avion de ligne totalement vert, tel qu’utilisant exclusivement l’électricité, ceci à cause notamment du poids des batteries. Ceci dit, il est possible de réaliser des technologies de transport aérien réduisant d’environ 30% la production de CO2, oxyde d’azote et bruit.

Il faut aussi renforcer la compétitivité mondiale des industriels européens, face à leurs concurrents américains et bientôt chinois

La structure du programme se décompose en trois plateformes : IADPs – Innovative Aircraft Demonstration Platforms – (Large Passenger Aircraft, Regional Aircraft and Fast Rotorcraft), trois ITDs – Integrated Technology Demonstrators (Airframe, Engines and Systems) et enfin trois Transverse Activities (Small Air Transport, Eco-Design and Technology Evaluator).

Pour plus de détails voir le Clean Sky 2 Development Plan (2021) 

19/07/2022 Riantes perspectives pour les drones iraniens

L’iran dispose d’un important arsenal de drones militaires. Elle n’hésite pas à en informer la Russie. Les deux plus importants sont les deux drones dits tueurs nommés Shahed 191 et Shahed-129. Le premier dispose d’une envergure de 50 pieds. Sa vitesse de croisière est de 160 km/h, son autonomie est de 24h, sa portée est 1.700 km et son plafond est de 23.000 pied. Le Shahed-129 peut emporter 8 bombres miniaturisées nomenclaturées Sadid-345 dotées de têtes chercheuses leur permettant de frapper des cibles en mouvement à la distance de 6 km.

Le Shahed 191 transporte en soute 2 missiles dits Sadid-1 dont la vitesse de croisière est de 300 km/h, la portée de 450 km/h, le plafond de 24.000 pieds . Ces drones seraient furtifs, c’est-à-dire difficiles à détecter. Ils peuvent intervenir en complémentarité. Selon l’agence de presse iranienne FARS, le 191 aurait déjà été utilisé en Syrie.

Curieusement la Russie manque actuellement de tels drones. Ceux-ci seraient utiles actuellement pour identifier et détruire les M142 High Mobility Artillery Rocket System (HIMARS) prétés par les Etats-Unis à l’Ukraine. 

Le Pentagone a prévenu Joe Biden de l’existence de ces appareils et de la probabilité d’un accord entre l’Iran et Moscou pour que celui-ci puisse les utiliser dans son opération militaire spéciale en Ukraine. Apparemment Israël avait déjà averti la Maison Blanche, mais sans résultats connus à ce jour. Voir une puissance arabe de taille moyenne telle que l’Iran intervenir en aide d’une superpuissance nucléaire telle que la Russie constituerait effectivement une première.

Mais il faudrait voire cela comme une suite de la visite de Vladimir Poutine. Celui-ci s’est rendu le 19 juillet en Iran où il a rencontré le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, alors que la Russie cherche à développer des partenariats économiques après que l’Occident lui a imposé de sévères sanctions.

« Les contacts avec Ali Khamenei sont très importants », a déclaré aux journalistes le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov. « Un dialogue confiant s’est développé entre Vladimir Poutine et Ali Khamenei sur les questions les plus cruciales. »

18/07/2022 Un sursaut radio FRB atypique

Les astronomes du  Kavli Institute for Astrophysics and Space du Massachusetts Institute of Technology viennent de signaler avoir capté un Sursaut Radio Rapide (Fast Radio Burst) . venant d’une galaxie lointaine d’un type jamais rencontré à ce jour.

Les FRB sont des émissions radio extrêmement rapides qui ont été émises des milliards d’années précédemment et qui nous parviennent seulement maintenant. Leur origine est inconnue.

Nommé FRB 20191221A, le signal a duré jusqu’à trois secondes soit environ mille fois plus longtemps que les sursauts radio rapides typiques. Il était périodique avec des pics d’intensité émis régulièrement chaque fraction de secondes.

C’était la première fois qu’un FRB périodique était observé. Il proviendrait d’une galaxie ancienne située à 1 milliard d’années-lumière. Les chercheurs pensent que le signal serait issu d’émissions émises par deux types différents d’étoiles à neutrons appelés pulsars et magnétars.

Les étoiles à neutrons sont le résidu de l’effondrement gravitationnel d’une partie de la matière d’une étoile massive en fin de vie et explosant en supernova de type SN II. Il faut pour cela que sa masse dépasse les 8 à 10 masses solaires.

Un pulsar est un objet produisant un signal périodique allant de l’ordre de la milliseconde à quelques dizaines de secondes. Un pulsar serait une étoile à neutrons tournant très rapidement sur elle-même (période typique de l’ordre de la seconde voire de la millisecondes et émettant un fort rayonnement électro magnétique dans le sens de son axe.

Une magnétar ou étoile magnétique est une étoile à neutrons disposant d’un champ magnétique intense, qui émet des radiations électromagnétiques de haute énergie, comme les rayons X et gamma.

Dans le cas de FRB 20191221A, la source est entourée d’ « un nuage de plasma qui doit être extrêmement turbulent. »

Avec les sursauts rapides, en quelques millisecondes, c’est l’équivalent de l’énergie de 500 millions de soleils qui est émis.

Référence

Published: 

Sub-second periodicity in a fast radio burst

Nature volume 607, pages256–259 (2022)

Abstract

Fast radio bursts (FRBs) are millisecond-duration flashes of radio waves that are visible at distances of billions of light years1. The nature of their progenitors and their emission mechanism remain open astrophysical questions2. Here we report the detection of the multicomponent FRB 20191221A and the identification of a periodic separation of 216.8(1) ms between its components, with a significance of 6.5σ. The long (roughly 3 s) duration and nine or more components forming the pulse profile make this source an outlier in the FRB population. Such short periodicity provides strong evidence for a neutron-star origin of the event. Moreover, our detection favours emission arising from the neutron-star magnetosphere3,4, as opposed to emission regions located further away from the star, as predicted by some models5.

17/07/2022 Le Japon. Technologies avancées et secte Moon

Ceux qui ne connaissent du Japon que les entreprises compétitives du secteur automobile, exportant partout dans le monde, ont eu du mal à croire que le premier ministre japonais Shinzo Abe venait de se faire assassiner le 8 juillet par un certain Tetsuya Yamagami.

Celui-ci reprochait à Abe d’avoir favorisé l’implantation au Japon d’une certaine Eglise de l’Unification qui avait fait pression sur sa mère pour qu’elle lui fasse don d’importantes sommes d’argent, causant la ruine de sa famille.

L’Église de l’Unification ou Association de l’Esprit Saint pour l’Unification du christianisme mondial est une organisation religieuse fondée en Corée du Sud en 1954 par Sun Myung Moon. L’Église est également connue sous le nom de secte Moon. Depuis la mort de Moon, sa veuve, Hak Ja Han Moon, est à la tête de l’Église de l’Unification, tandis que deux de ses fils sont à la tête d’organisations plus petites.

En 2021, cette Eglise avait organisé une manifestation appelée « Rallye de l’espoir », a laquelle Shinzo Abe avait participé. Cette manifestation avait été également suivie par Donald Trump et l’ancien Premier ministre canadien Stephen Harper. D’anciens présidents américains tels que Gerald Ford et George H.W. Bush ont participé aux conférences de l’organisation au milieu des années 1990 , tout comme l’ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev et le comédien Bill Cosby.

Depuis la mort de Moon, sa veuve, Hak Ja Han Moon, est à la tête de l’Église de l’Unification, tandis que deux de ses fils dirigent des organisations plus petites. L’Eglise affirme compter plus de trois millions de fidèles dans le monde.

Note

L’Église de l’Unification a été fondée en 1954 en Corée du Sud par Sun Myung Moon.

Il s’agit d’une variante de la théologie chrétienne fondée sur l’idée qu’en péchant, Adam et Eve ont échoué le plan divin et que le monde a besoin d’un nouveau messie sous la forme de Moon lui-même.

Selon leurs croyances, la perte de la grâce divine était due aux relations sexuelles illicites d’Eve avec le diable sur le plan spirituel, ce qui a entraîné la chute d’Adam et la reproduction de la lignée de Satan par toute l’humanité.

L’Église de l’Unification considère la famille comme la pierre angulaire de la société et du développement spirituel. Elle attache donc une grande importance au mariage et est connue dans le monde entier pour organiser de grands mariages.

De la Corée du Sud, l’institution s’est déplacée au Japon et, à la fin des années 1950, a commencé à se déplacer vers l’Occident, où pendant des décennies elle a été qualifiée de « secte ».

Elle a réussi à s’implanter aux États-Unis, où Moon s’est installé dans les années 1970, et depuis les années 1980, elle est également présente dans plusieurs pays d’Amérique latine, notamment au Brésil.

Moon a visité l’Argentine à plusieurs reprises, où il a rencontré des hommes politiques de premier plan, dont l’ancien président Carlos Menem.

L’Église de l’Unification considère la famille comme la pierre angulaire de la société et du développement spirituel. Elle attache donc une grande importance au mariage et est connue dans le monde entier pour organiser de grands mariages.

De la Corée du Sud, l’institution s’est déplacée au Japon et, à la fin des années 1950, a commencé à se déplacer vers l’Occident, où pendant des décennies elle a été qualifiée de « secte ».

Elle a réussi à s’implanter aux États-Unis, où Moon s’est installé dans les années 1970, et depuis les années 1980, elle est également présente dans plusieurs pays d’Amérique latine, notamment au Brésil.

Moon a visité l’Argentine à plusieurs reprises, où il a rencontré des hommes politiques de premier plan, dont l’ancien président Carlos Menem.


L’Église de l’Unification est connue pour sa capacité à lever des fonds, une tâche dans laquelle elle a connu un grand succès au Japon où, selon les experts, quelque 70 % des fonds qu’elle a manipulés, estimés à des centaines de millions de dollars, proviennent selon d’anciens membres de l’organisation. Ses membres au Japon vérifient les nécrologies et se rendent ensuite au domicile des personnes endeuillées pour leur dire que le défunt avait contacté l’église et demandé à sa famille de chercher de l’argent à la banque afin de le donner pour leur élévation spirituelle.

Ces mécanismes de collecte de fonds ont donné lieu à plusieurs procès au Japon, dans lesquels des centaines de personnes touchées ont été récompensées par la justice.

Elgen Strait, un ancien membre de l’organisation, a raconté au journal britannique The Telegraph les pressions exercées sur lui pour qu’il fasse un don.

« Il existe un concept dans l’organisation selon lequel votre statut spirituel est directement affecté par la quantité d’argent que vous donnez. Aux États-Unis, vous êtes censé donner 10 % de votre revenu avant impôt chaque mois. Au Japon, c’est 30 %. Mais ce n’est qu’un début », ajoute-t-il.

Moon, qui a été emprisonné en 1982 aux États-Unis pour fraude fiscale, est également devenu un homme d’affaires dont la fortune était estimée à 900 millions de dollars américains lorsqu’il est mort en 2012 à l’âge de 92 ans.

Il a ensuite détenu des investissements dans une équipe de football, une usine de voitures, une usine d’armes et le journal Washington Times, entre autres entreprises.

Pendant des décennies, Moon et l’Église de l’Unification ont cherché à se lier avec des hommes politiques et des personnalités connues en les invitant comme orateurs rémunérés à divers événements qu’ils organisaient.

Selon les experts, cela faisait partie d’une stratégie visant à gagner en crédibilité en s’associant à des personnalités connues.