27/04/2022 Une solution pour recycler les déchets nucléaires

Recycler les déchets nucléaires sous-produits du fonctionnement des centrales à fission est devenu une nécessité. Mais comment faire sans produire de nouveaux déchets dont il faudra se débarrasser ? Des chercheurs proposent aujourd’hui de s’en servir pour fabriquer des batteries électriques dont le fonctionnement serait presqu’éternel.

Futura Sciences évoque une solution que nous reprenons ici. Voir https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/technologie-batteries-presque-eternelles-partir-dechets-nucleaires-65354/

Le carbone 14 (14C)’est l’un des isotopes du carbone naturellement présent dans notre environnement. Il se forme à partir d’atomes d’azote 14 (14N) présents dans la haute atmosphère lorsqu’ils sont frappés par des rayons cosmiques. Mais le 14C se forme aussi de manière plus artificielle., au cœur de certains réacteurs nucléaires. Or, le carbone 14 est radioactif.

C’est un avantage pour le 14C naturel. Les scientifiques l’exploitent d’ailleurs depuis longtemps pour dater toutes sortes d’objets. Des œuvres d’art aux fossiles. Mais lorsqu’il est question du 14C produit dans les centrales nucléaires, c’est un inconvénient. Parce que même si sa radioactivité est « faible », sa durée de vie est longue. De l’ordre de 5.700 ans. De quoi faire du carbone 14 un déchet radioactif embarrassant.

Or alors que le programme de démantèlement des plus anciennes centrales nucléaires du Royaume-Uni venait de commencer que des chercheurs de l’université de Bristol se sont demandé s’ils ne pouvaient pas trouver une solution pour réemployer ce carbone 14. Car selon eux, la quantité de 14C à recycler dans les dix à quinze prochaines années serait énorme. Le recycler permettrait de réduire considérablement la radioactivité du matériau restant, ainsi que la durée et le coût des opérations de démantèlement.

Les chercheurs envisagent d’extraire le carbone 14 des blocs de graphite issus des anciens réacteurs nucléaires pour en faire des diamants artificiels. Ceci permettrait de transformer ces diamants radioactifs en batteries… presque éternelles ! Le diamant peut en se comporter comme un semi-conducteur. Un peu comme le silicium qui permet de produire de l’électricité photovoltaïque à partir de l’énergie reçue du soleil, le diamant produit de l’électricité bêtavoltaïque à partir de l’énergie émise par la désintégration radioactive du 14C.

Pour fabriquer des diamants artificiels, l’on pourra faire appel à un procédé dit de dépôt chimique en phase vapeur. À température élevée, il permet de faire croître un film de diamant à partir d’un mélange de plasma d’hydrogène et de méthane. Les chercheurs de l’université de Bristol l’ont adapté pour pouvoir faire croître des diamants radioactifs en utilisant du méthane contenant l’isotope radioactif du carbone qui se trouve sur des blocs de graphite de réacteur irradiés.

Le diamant utilisé dans les batteries est ainsi constitué de fines couches de gros grains cristallins. Une structure également conçue pour empêcher les fuites de rayonnement et minimiser le danger pour la santé humaine. « Les particules bêta de carbone 14, bien qu’énergétiques, ne voyagent pas très loin. Ces particules étant encapsulées dans une matrice dense, la probabilité que la batterie émette un rayonnement d’une manière qui pénétrerait la peau humaine devient négligeable »

Cependant, ces batteries au diamant radioactif sont bien moins efficaces que les autres. Lla capacité de stockage d’une pile AA de lampe de poche, par exemple, est de l’ordre de 700 joules par gramme (J/g). Celle annoncée d’une batterie au diamant radioactif serait d’environ 15 J/g. Toutefois la première peut s’épuiser en un jour seulement alors que la seconde peut tenir près de 6.000 ans avant que le courant produit soit divisé par deux.

Autres atouts des batteries au diamant radioactif : leur petite taille et leur robustesse. Elles tiennent dans moins d’un centimètre cube. Et elles ne sont sensibles ni aux hautes températures — elles peuvent supporter jusqu’à 700 °C –, ni à l’humidité, ni aux environnements corrosifs. De quoi imaginer les utiliser pour alimenter de petits détecteurs ou des implants médicaux, par exemple 

27/04/2022 Une troisième guerre mondiale?

« Le danger est grave, il est réel, on ne peut pas le sous-estimer. » Le ministre russe des Affaires étrangères a mis en garde contre le risque d’une troisième guerre mondiale, lundi 25 avril, alors que les tensions entre Moscou et les Occidentaux sont au plus haut.

De quel grave danger parlait Sergueï Lavrov? Il sait parfaitement et ne peut pas sérieusement dire le contraire, que jamais les Etats-Unis, et à plus forte raison leurs alliés occidentaux, ne déclareraient la guerre à la Russie au prétexte que celle-ci voudrait réintroduire l’Ukraine dans sa sphère influence. A supposer que les Etats-Unis, qui ont d’autres priorités, veuillent cependant intervenir militairement dans le conflit, tout porte à croire qu’ils ne feraient pas appel à l ‘arme nucléaire, du moins en première frappe.

De l’avis général, Sergueï Lavrov faisait allusion à une guerre mondiale déclenchée par la Russie et dans laquelle celle-ci utiliserait une des nombreuses formes d’armes nucléaires dont elle dispose. Mais peut-on prendre cette menace au sérieux?

Moscou n’ignore pas qu’il ne peut aujourd’hui exister de guerre mondiale sans appel à l’arme atomique. En principe, celle-ci ne serait initialement que de faible intensité, mais très vite les adversaires utiliseraient des frappes de plus forte puissance, ceci jusqu’à destruction mutuelle assurée.

Est-ce ce à quoi rêve le ministre russe ?

26/04/2022. Sur la disparition des dinosaures

26/04/2022 Les dinosaures avaient commencé à se raréfier avant l’impact de l’astéroide datée de 66 millions d’années bp.

En 2018, des scientifiques avaient suggéré que l’impact de l’astéroïde ayant tué les dinosaures il y a 66 millions d’années avait entraîné un gigantesque tsunami avec une vague de plus de 1.500 mètres de haut Ils s’étaient alors appuyés sur une modélisation informatique. Une nouvelle étude vient aujourd’hui apporter la première preuve physique de ce tsunami cataclysmique : d’énormes « rides » au fond de l’océan à l’endroit où s’est formé le tsunami.

Ceci signifie-t-il que ce tsunami fut la seule cause de la disparition des dinosaures non aviens (NB Aujourd’hui on admet que les oiseaux modernes sont aussi des formes survivantes de dinosaures). Les dinosaures avaient-ils commencé à décliner avant cet événement ?

Certes les études phylogénétiques concernant les dinosaures avant le dernier million d’années du crétacé n’ont pas montré de déclin dans la richesse des espèces de dinosaures existantes ni dans leur diversité écologique. Par contre les dernières d’entre elles feraient apparaître un déclin progressif de la diversité avec des taux d’extinctions jamais observés jusqu’alors chez les Ankylosauridae, Ceratopsidae, Hadrosauridae, Dromaeosauridae, Troodontidae et Tyrannosauridae.

Plus récemment, l’utilisation du programme PyRat visant à étudier les modalités de l’extinction des espèces a suggéré aux auteurs de l’étude citée ici que le déclin des espèces de dinosaures et du nombre de ceux-ci avait été bien antérieur à l’impact de l’astéroïde. Celui-ci aurait seulement provoqué le coup de grâce. Les causes en furent probablement liées principalement à des changements climatiques à long terme.

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Published: 29 June 2021

Dinosaur biodiversity declined well before the asteroid impact, influenced by ecological and environmental pressures
Nature Communications  volume  12, Article number: 3833 (2021) 

Abstract
The question why non-avian dinosaurs went extinct 66 million years ago (Ma) remains unresolved because of the coarseness of the fossil record. A sudden extinction caused by an asteroid is the most accepted hypothesis but it is debated whether dinosaurs were in decline or not before the impact. We analyse the speciation-extinction dynamics for six key dinosaur families, and find a decline across dinosaurs, where diversification shifted to a declining-diversity pattern ~76 Ma. We investigate the influence of ecological and physical factors, and find that the decline of dinosaurs was likely driven by global climate cooling and herbivorous diversity drop. The latter is likely due to hadrosaurs outcompeting other herbivores. We also estimate that extinction risk is related to species age during the decline, suggesting a lack of volutionary novelty or adaptation to changing environments. These results support an environmentally driven decline of non-avian dinosaurs well before the asteroid impact.

20/04/2022. Guerre en Ukraine. Les faux de la propagande anti-Russie

L’expérience des deux dernières guerres mondiales a montré l’importance des récits et des images que diffusaient les belligérants pour rallier leur camp et déconsidérer le camp adverse. Ces images étaient souvent délibérément fausses. On parlait de bobards. Mais pour distinguer les fausses nouvelles des vraies, les citoyens ne disposaient pas des moyens et de l’expertise nécessaires.

Aujourd’hui on désigne ces fausses nouvelles par le terme anglais de fake news. Avec les moyens technologiques surpuissants de la communication actuelle, il est de plus difficile pour ceux qui le voudraient de distinguer le vrai du faux.

Ainsi, comme nous apprend le réseau Voltaire, le New York Times a publié le 4 avril une photo satellite, datée du 19 mars, qui montre une route de la ville ukrainienne de Boutcha parsemée de cadavres. La photo, diffusée aux médias dominants à échelle mondiale, a été présentée comme preuve d’un « crime de guerre commis par les troupes russes en Ukraine ». Un examen technique démontre que la photo satellite n’a pas été prise le 19 mars, quand les troupes russes se trouvaient à Boutcha, mais le 1er avril, deux jours après qu’elles avaient quitté la ville. La date et l’heure exacte de l’image ont été calculées par le programme SunCalc sur la base de l’inclinaison du soleil au-dessus de l’horizon et donc de la direction des ombres. Dans l’image satellite publiée par le NYT, l’angle du Soleil est de 42 degrés. Cela signifie que la photo satellite a été faite à 11h57 GMT le 1er avril.

En outre, l’examen des photos des cadavres effectué par un expert médecin-légiste découvre divers indices d’une mise en scène. D’autres doutes fondés à propos de la narration officielle du « massacre de Boutcha » émergent de la chronologie même des événements : le 30 mars les soldats russes quittent Boutcha, le 31 mars le maire de Boutcha le confirme et ne parle pas de morts, le 31 mars les néo-nazis du Bataillon Azov entrent dans Boutcha, le 4 avril est publiée la photo satellite avec les cadavres dans les rues. De plus au lieu de conserver les corps pour pouvoir les examiner et établir les causes de la mort ils vont être enterrés précipitamment dans une fosse commune où ils restent plusieurs jours. Ils sont ensuite exhumés pour ouvrir une « enquête » et accuser la Russie de « crime de guerre ».

D’autres preuves techniques montrent la fausseté de la narration officielle du massacre de Kramatorsk, attribué aux troupes russes. Le numéro de série du missile Tochka-U qui a frappé la gare ferroviaire, le 8 avril 2022, est Ш91579 (en russe). Ce numéro de série marque le stock de missiles Tochka-U possédé par l’armée ukrainienne. Seules les Forces Armées Ukrainiennes ont des missiles Tochka-U. La Russie n’en a pas depuis 2019 : ils ont tous été désactivés. Les Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk n’ont pas et n’ont jamais eu des Tochka-U.

Faudrait-il en conclure que les Ukrainiens et leur sympathique président Volodimir Zelinsky disposeraient de tous les moyens techniques et humains nécessaires pour monter ces Fakes news visant à déconsidérer la Russie. Certainement pas. Il faut voir derrière ces campagnes la main puissante de la CIA américaine.

25/04/2022. Les ambitions spatiales de la Chine

Une navette spatiale, dans le domaine de l’astronautique, désigne un véhicule spatial pouvant revenir sur Terre en effectuant un atterrissage contrôlé à la manière d’un avion ou d’un planeur et pouvant être réutilisé pour une mission ultérieure. https://fr.wikipedia.org/wiki/Navette_spatiale

Les Etats-Unis disposent depuis longtemps de telles navettes dont 5 destinées au vol orbital . Elles ont principalement servi à la construction de la Station spatiale internationale (ColumbiaChallengerDiscoveryAtlantisEndeavour) et une aux essais en vols (Enterprise).

À la suite de l’arrêt des missions de sa navette spatiale en 2011, la NASA prévoit le retour à des vaisseaux spatiaux conventionnels (OrionCrew DragonCST-100 Starliner).

Les Soviétiques, en leur temps, ont construits douze navettes, dont cinq destinées au vol orbital, bien qu’une seule d’entre elles ait volé : Bourane.

Aujourd’hui le relai a été pris par la Chine. Le 17 juin 2021, la navette chinoise Shenzhou-12 et son équipage de trois personnes ont atteint la nouvelle station spatiale Tianhe mise en orbite par la Chine pour entreprendre une mission de trois mois. Le vaisseau Shenzhou-12 s’est arrimé à la station spatiale Tianhe environ six heures après son décollage.

Au cours des prochains mois, l’équipage procédera à des expériences scientifiques, à des tests d’équipement ainsi qu’à diverses tâches d’entretien et de préparation de la station en vue de l’arrivée de deux modules laboratoires l’an prochain.

Avec cette mission, on compte maintenant 14 astronautes envoyés dans l’espace par la Chine depuis 2003.

La navette Shenzhou-12 a été lancée arrimée à la fusée Longue marche-2F Y12 juste après la mise à feu

La fusée s’est détachée de ses propulseurs environ deux minutes après le décollage, puis c’est la bobine entourant la navette au sommet de la fusée qui s’est retirée, ce qui a permis à la navette de se détacher environ dix minutes après le lancement. La navette a alors déployé ses panneaux solaires et est entrée en orbite.

La Chine est le troisième État à lancer des missions habitées par ses propres moyens après l’ancienne Union soviétique et les États-Unis.

Si les trois astronautes de cette mission sont tous des hommes, deux femmes ont déjà été envoyées dans l’espace par la Chine lors de missions précédentes. D’autres femmes devraient prendre part aux prochaines missions vers la station spatiale également connue sous le nom « Harmonie céleste ».

Cette mission est la troisième d’une série de 11 prévues jusqu’à la fin de l’année prochaine avec pour objectif d’ajouter des modules supplémentaires et de l’équipement à la station . Un nouvel équipage de trois astronautes sera envoyé en relève dans trois mois.

La Chine ne participe pas à la coalition responsable de la Station spatiale internationale, principalement en raison de l’opposition des États-Unis au programme chinois couvert par le secret et jugé trop près des militaires.

Toutefois, la Chine a commencé à élargir sa coopération avec la Russie et divers autres États. Sa station spatiale pourrait d’ailleurs continuer d’opérer après la fermeture de la Station spatiale internationale dont la durée de vie tire à sa fin.

Par ailleurs, la Chine a réussi à envoyer un véhicule d’exploration sur Mars, le mois dernier. Elle avait fait de même précédemment sur la face la plus éloignée et la moins explorée de la lune afin de rapporter sur Terre les premiers échantillons lunaires depuis les années 1970

Rappelons qu’un morceau de plusieurs tonnes de la fusée chinoise Longue Marche s’était détaché et était retombé sur la Terre sans dommage le 8 mai 2021.

25/04/2022. Les électeurs d’ Emmanuel Macron ne s’intéressent ils pas à la politique internationale?

Il a été surprenant le 24 avril de ne pas entendre Emmanuel Macron, président réélu de la République française, faire la moindre allusion à la politique internationale et au rôle que pourrait y jouer la France sous son quinquennat.

Certes beaucoup de décisions sont prises à Bruxelles, à l’Onu ou dans d’autres organisations internationales. Mais ces décisions se préparent, leur exécution est surveillée. La France, encore grande puissance mondiale, à son mot à y dire, sans se borner à s’aligner platement sur les intérêts américains.

Ne pas évoquer ces questions et le rôle que pourrait ou que devrait y jouer la France traduit un mépris inadmissible pour les citoyens français. Ceci d’autant plus que que ces sujets font l’objet d’innombrable discussions dans les médias et les cercles politiques. On pourrait croire que les Français ne s’intéressent qu’au maintien de leur niveau de vie et non par exemple aux conflits actuels en Ukraine et plus précisément dans le Donbass.

Ceci serait d’autant plus maladroit que le gouvernement fait à juste titre valoir aux citoyens français les baisses inévitables de production qu’entraînera la poursuite du conflit en Ukraine, ancien grenier à blé d’une partie de l’Europe et de l’Afrique mais où l’on ne récolte plus aujourd’hui que des mines et obus non explosés. Il aurait été bon qu’il y fasse allusion.

De même il se devait d’aborder la question de l’accueil des réfugiés fuyant la guerre au Donbass.

24/04/2022 Jet, premier pas significatif vers Iter

On sait que les Etats qui dans quelques années maitriseront l’énergie nucléaire de fusion (à ne pas confondre avec l’actuelle fission), se donneront une source quasi illimitée d’énergie. Un certain nombre de pays et d’organismes de recherche l’ont compris.

Ils ont fondé Iter dont le but est de réaliser à Cadarache, en France, un premier réacteur en vraie grandeur producteur d’énergie de fusion. Iter lui-même a été précédé par le réacteur expérimental Jet (Joint european torus opéré à Culham, au Royaume-Uni, par le Consortium Eurofusion,

Début février 2022, le réacteur Jet a annoncé avoir enregistré une production de 59 mégajoules d’énergie de fusion au cours d’une réaction de cinq secondes. Du point de vue énergétique, cette valeur équivaut à la combustion de 1 kilo de gaz, soit peu, d’autant qu’il a fallu injecter davantage d’énergie dans le réacteur qu’espérée à la sortie pour lancer la réaction.

Du point de vue scientifique, en revanche, c’est un record historique. Deux fois plus élevé que l’ancien record de puissance de la fusion nucléaire, détenu par Jet depuis 1997.

La raison de cette performance ? Les grandes dimensions et les caractéristiques techniques du tokamak de Jet, en font le seul capable de travailler avec un mélange de deux isotopes de l’hydrogène, dit deutérium-tritium (D-T), là où les autres réacteurs de recherche dans le monde se cantonnent au seul deutérium. Plus lourd, rare et radioactif, le tritium apporte énormément d’énergie au plasma, facilitant les réactions de fusion qui apparaissent à des niveaux de température très élevés. Mais il est complexe à manipuler.

Pour conserver un plasma de plusieurs secon­des et pouvoir battre son record, Jet a tiré parti des derniers outils de modélisation en physique des plasmas, mais aussi d’une transformation radicale de son tokamak. Autrefois en carbone, ce dernier a été couvert de protections en béryllium et en tungstène pour supporter la chaleur sans absorber de tritium. Une architecture proche de celle du futur réacteur Iter

Précédemment, fin décembre 2022, des chercheurs chinois avaient réussi à maintenir pendant 17 minutes et 36 secondes un plasma chauffé à 70 millions de degrés Celsius dans leur réacteur à fusion nucléaire, baptisé Experimental Advanced Superconducting Tokamak (East).

23/04/2022. Le guerre du Donbass

Peut-on poursuivre une guerre en reconnaissant d’avance qu’elle ne peut être gagnée. Sans doute pas. C’est pourtant à ce dilemme que sont aujourd’hui confrontées les forces ukrainiennes (UAF) et le président Volodymyr Zelensky ? Engagés dans la bataille du Donbass, ils se refusent à admettre qu’ils ne pourront rien à terme contre l’armée russe.

Beaucoup à Kyiv pensent aujourd’hui le contraire. Ils espèrent que face à un conflit se prolongeant, et confronté à une opposition interne croissante, Vladimir Poutine se découragea et se retirera de son propre gré. Mais ils ne semblent pas se rendre compte du fait que cette perspective favorable, à supposer qu’elle se produise, demandera plusieurs années et exigera un prix du sang considérable. Aucun ukrainien raisonnable ne voudrait admettre que le Donbas puisse justifier de tels sacrifices.

On rappellera que les premiers jours de l’offensive à Kyiv, l’armée russe avait multiplié les erreurs, en attaquant simultanément sur quatre axes sans les moyens de communication nécessaires. et ne soupçonnant pas la résistance des Ukrainiens en milieu urbain lequel est favorable à la destruction des blindés. Précédemment les grandes manœuvres russes, rappelons le, avaient été conduites en terrain ouvert.

Après un mois d’engagement et des pertes semble-t-il considérables, Moscou a compris que conquérir Kyiv était momentanément hors de portée. D’où cette retraite sur le Donbas, beaucoup plus facile d’accès et dépourvu de villes importantes.

Ceci étant, toutes les informations disponibles à ce jour montrent que le commandement russe avait utilisé les quelques années précédant l’entrée en guerre avec l’Ukraine pour passer d’une armée de fantassins recrutés dans le cadre du service militaire à une armée de véritables professionnels disposant d’une puissance de feu, des équipements lourds et des technologies les plus modernes, sur le modèle de l’armée américaine.

Par ailleurs, l’état-major russe avait organisée des semaines de manœuvre sur des centaines de kilomètres de terrain impliquant des difficultés de commandement et réapprovisionnement importantes. Le seul point où la préparation avait été insuffisante a concerné le combat dans des sous-sols d’immeubles. Là dans un premier temps l’armée russe s’est limitée à organiser le manque d’eau et de soins élémentaires.

Aujourd’hui, l’armée russe a eu le temps de mettre en place d’importantes réserves de munitions, vivres et eau. Elle a pu s’entraîner à utiliser des missiles de dernière génération pratiquement indestructibles. Tout laisse penser que si Moscou décidait demain de conquérir Kyiv, le président Zélinsky ne pourrait rien faire. Quant à l’ « Occident », sauf à provoquer une guerre mondiale, il devrait rester passif.

22/04/2022 Filière hydrogène en France

Comment décarboner la production d’Hydrogène ?

L’hydrogène décarboné est une des solutions ambitionnées pour agir sur la diminution des émissions de CO2 dans l’atmosphère.  Deux grandes alternatives sont possibles . On peut d’abord électrifier la production d’hydrogène. L’électrolyse de l’eau permettra de produire de l’hydrogène « jaune » – à partir d’électricité nucléaire – ou de l’hydrogène « vert » – à partir d’électricité renouvelable.

Il est également possible de produire de l’hydrogène « bleu », obtenu par vaporéformage du méthane, comme pour le gris, mais en captant le dioxyde de carbone.

Dans tous ces cas, il faudra utiliser de l’électricité. Mais comment cette électricité sera-t-elle obtenue ? L’électricité provenant des énergies renouvelables sera insuffisante. Pourquoi d’ailleurs ne pas l’utiliser directement ?

La plupard des experts pensent que l’hydrogène le plus consommé en 2030 serait produit à partir de l’électrolyse de l’eau. Ceci fait écho aux observations de l’Agence internationale de l’énergie qui observe une forte augmentation des capacités d’électrolyse dans le monde.

Pour une majorité d’experts, cet hydrogène bas carbone sera produit à partir de l’énergie nucléaire En effet, seuls 10 % pensent que l’électricité proviendrait en 2030 des énergies renouvelables.

Mais faire appel au nucléaire ne sera- t-il pas une solution pire le mal, vu les difficultés croissantes qu’ imposera le recours au nucléaire de fission?

Ce sera le nucléaire de fusion, développé en France à Cadarache qui devrait au mieux permettre l’emploi de l’hydrogène décarboné.

22/04/2022 HCG40 nouvelle preuve de l’existence de la matière noire ?

On nomme en astrophysique matière noire ou matière sombre une forme de matière hypothétique mais considérée comme omniprésente dans l’univers, dont les atomes ne réfléchiraient pas la lumière visible.

L’existence de cette matière est invoquée dans le modèle Lambda CDM https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le_%CE%9BCDM pour rendre compte de certaines observations astrophysiques, notamment les estimations de la masse des galaxies ou des amas de galaxies et les propriétés des fluctuations du fond diffus cosmologique.

Une nouvelle preuve probable de l’existence de la matière noire vient d’être apportée par une image dévoilée par la Nasa. Il s’agit d’une photo du « Hickson Compact Group 40 », aussi appelé HCG40, un groupement inusité de cinq galaxies. Parmi elles, une galaxie dite elliptique et une galaxie lenticulaire. Quant aux trois autres, elles sont en forme de spirales, à l’instar de la Voie lactée.

Situé vers la constellation  den l’hydre, le groupe est si compact qu’il tiendrait dans une région de l’espace qui fait moins de deux fois le diamètre du disque stellaire de notre Voie lactée. La cause en serait la matière noire. Celle-ci entoure les cinq galaxies dans une sorte de halo.

En conséquence, elles se rapprochent les unes des autres, du fait leur attraction gravitationnelle mutuelle, mais aussi par celle de la matière noire invisible qu’elles comporteraient.

Le télescope spatial Hubble les a observées à un moment clé de leur existence, alors qu’elles s’apprêtent à fusionner. Les échelles de temps ne sont pas les mêmes que pour nous, puisque la fusion  n’arrivera que dans un milliard d’années !

Restera à expliquer pourquoi d’autres galaxies dont la nôtre, ne semblent pas comporter de telles quantités de matière noire.