Confrontations entre l’Inde, le Pakistan et la Chine dans le Haut-Tibet

L’Inde et le Pakistan s’affrontent depuis longtemps pour le contrôle de leur frontière commune dans le Haut Tibet, province du Ladakh ( Chushul-Moldo border ). Cette frontière est aussi une frontière commune avec la Chine. Elle est traversée par la passe de Karakoram.

L’Inde et la Chine s’affrontent également depuis longtemps pour savoir qui contrôlera cette passe, dont l’importance stratégique est considérable, notamment en hiver, quand toutes les autres communications sont bloquées par les glaces.

Washington voudrait aujourd’hui que cette affrontement s’accentue. Ainsi l’Inde serait obligée de choisir son camp, entre l’ouest d’une part et le bloc russo-chinois d’autre part. Jusqu’à présent, Delhi avait refusé de faire ce choix, voulant préserver sa liberté d’action.

C’est la raison pour laquelle la récente rencontre entre les commandants militaires de l’Inde et de la Chine à Ladakh a été suivie attentivement. Le ministre chinois des affaires étrangères a exprimé le vœu que cette rencontre inaugure une période où les conflits frontaliers ne seraient plus traités dans l’urgence diplomatique mais dans une gestion de routine.

Les observateurs indiens ont fait valoir que cette rencontre n’apportait rien de nouveau dans la gestion commune de la frontière résultant des accords précédents. C’est exact mais ce qui nouveau c’est que les discussions relatives à la frontière se déroulent dorénavant dans un climat détendu.

Par ailleurs, malgré les tensions, le commerce bilatéral entre l’Inde et la Chine se développe régulièrement. Ainsi les industries pharmaceutiques indiennes importent de Chine près de 6o des composants dont elles ont besoin. En 2021, le commerce bilatéral a atteint $126 milliard, en hausse de 40% sur l’année précédente.

Il reste que l’Inde surveille avec inquiétude les relations de la Chine avec le Pakistan son grand rival régional. Ceci d’autant plus que le Pakistan rejette dans les glaciers  d’innombrables déchets industriels et urbains dont l’Inde est la victime. Tout laisse penser que des rejets chinois s’y ajouteront rapidement.

Les prochains affrontements ne seront pas militaires mais environnementaux

La révolution de couleur au Kazakhstan

Nous recevons ce document concernant la révolution de couleur au Kazakhstan. Il est intéressant mais doit être lu avec précaution

On rappellera que début janvier 2022, le Kazakhstan a connu des manifestations contre la hausse des prix du gaz de pétrole liquéfié qui se sont rapidement étendues à plusieurs villes du pays avant de dégénérer en émeutes.

Le président Kassym-Jomart Tokaiev a d’abord réagi en limogeant son gouvernement, accusé d’être responsable de la crise, puis a promis un gel des prix des carburants afin de calmer la colère des manifestants. Mais la situation s’est encore aggravée à Almaty, capitale économique et principal centre urbain du pays où les émeutiers ont pris d’assaut les bâtiments administratifs et l’aéroport international. Les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont fait plusieurs dizaines de morts, un millier de blessés et conduit à l’arrestation de plus de 8.000 personnes.

Craignant manifestement de perdre le contrôle de la situation malgré l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, le président kazakhstanais a fait appel à l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC)qui a envoyé des troupes majoritairement russes. « de maintien dans la paix » dans le pays.

Cette crise, qui s’est développée à grande vitesse fulgurante dans un pays pourtant considéré comme un pôle de stabilité en Asie centrale, remet en cause la politique d’autonomisation menée par le Kazakhstan depuis son indépendance. En effet, l’intervention au Kazakhstan de troupes majoritairement russes sous mandat de l’OTSC semble à première vue illustrer un renforcement important des positions stratégiques de Moscou en Eurasie.

Le Kazakhstan est l’un des principaux partenaires de la Russie : il s’agit d’un pays étendu (près de cinq fois la France), riche en matières premières (hydrocarbures, uranium, métaux non ferreux, etc.) et peuplé de 19 millions d’habitants, qui est membre à la fois de l’Union économique eurasiatique et de l’OTSC.

De plus, le pays compte encore près d’un cinquième de citoyens d’origine russe concentrés à la frontière avec la Russie. Moscou craint qu’en cas de renversement du régime, des forces nationalistes ne s’emparent du pouvoir et ne s’en prennent à cette minorité, ce qui pourrait par ailleurs réveiller des velléités séparatistes Russes.

Il était inévitable que les Etats-Unis veuillent séparer le Kazakhstan de l’influence politique russe et en faire d’une certaine façon un satellite américain. Mais la voie militaire directe était hors de postée. C’est en ce sens que le mécanismes dit des révolutions de couleurs, qui leur avait si bien réussi ailleurs, leur a paru opportun.

Le terme de révolutions de couleur (de color revolutions en anglais) ou révolutions des fleurs désignent une série de soulèvements populaires, pour a plupart pacifiques mais soutenus par les Etats-Unis ayant provoqué pour certains des changements de gouvernement entre 2003 et 2006

Ce fut le cas en Eurasie et au Moyen-Orient : la révolution des Roses en Géorgie en 2003, la révolution orange en Ukraine en 2004, la révolution des Tulipes au Kirghizistan, la révolution en jean en Biélorussie et la révolution du Cèdre au Liban en 2005.

Les révolutions de couleur ont été principalement pour les Etats-Unis un moyen de renverser les gouvernements hérités de l’ex-URSS sans intervenir militairement dans des régions où des interventions de l’armée russe étaient faciles.

Les troubles récents au Kazakhstan se sont inspirés de la même technique. Dauren Abaev, chef adjoint de l’administration présidentielle du Kazakhstan, a déclaré que les manifestations dans le pays avaient commencé pacifiquement et que tout était soudainement passé sous le contrôle de provocateurs financés par la CIA américaine. L’utilisation de canaux de communication secrète par les manifestants a été essentielle dans la coordination simultanée des actions violentes visant des objectifs préétablis. Il s’est agi de l’utilisation de stations de réception gérées par des serveurs situés à l’extérieur du Kazakhstan, communications que les services secrets kazakhs et l’armée nationale n’ont pas pu intercepter

Un centre de commandement unique a coordonné la préparation et l’orientation de toute l’opération. Le président kazakh Kassym Jomart Tokayev l’a reconnu, dans un discours à la nation le 7 janvier Il a déclaré que « les forces de l’ordre et l’armée n’ont pas tenu leurs promesses ». « Il est devenu clair que nous manquions de forces spéciales, d’équipements spéciaux et de moyens spéciaux ».

Les manifestants comptaient dans leurs rangs des spécialistes des PsyOps (opérations de guerre psychologique), capables de manipuler les attitudes des gens. Ils ont donné la priorité à la transmission en direct de désinformations déjà préparées depuis les studios de télévision. Heureusement pour les autorités, les terroristes qui ont occupé le bâtiment de la chaîne de télévision Mir n’ont pas été en mesure de contrôler la tour de télévision Koktobe à Almaty, où se trouve l’antenne de diffusion. De ce fait, l’incapacité à saisir les médias à Almaty a joué un rôle énorme dans l’échec du coup d’État.

Un groupe important (Alpha) composé de plusieurs sous-groupes a agi simultanément à Almaty et dans des villes du sud et de l’ouest du Kazakhstan, dans le but de terroriser la population civile, de la disperser et d’empêcher l’intervention des forces de l’ordre. La mission du groupe Alpha s’est traduite par l’occupation et l’incendie de bâtiments administratifs, le pillage de magasins et de banques, la mise en place de barricades dans tous les quartiers et une tentative d’occupation de l’aéroport d’Almaty.

L’objectif tactique du groupe Alpha était en fait une diversion sanglante pour couvrir le second groupe (Bravo), qui exécutait des attaques ciblées sur des dizaines de magasins d’armes, des dépôts d’armes et de munitions de l’armée et de la police.


Ce n’est qu’après 3 à 4 jours de chaos que l’ordre constitutionnel a été rétabli dans une certaine mesure dans toutes les régions, que les bâtiments administratifs et les infrastructures stratégiques ont été libérés et placés sous protection militaire. Les frontières ont été fermées et 70 barrages ont été mis en place dans le pays. De nombreux responsables d’administrations régionales et d’organismes chargés de faire respecter la loi ont été démis de leurs fonctions.

Cependant, le président kazakh Kassym Khomart Tokayev a déclaré que « les militants n’ont pas déposé les armes et continuent à commettre des crimes ou à s’y préparer. Il est indispensable de mettre fin à leurs agissements. L’opération de combat visant à débarrasser Almaty des terroristes est menée par les services spéciaux du Kazakhstan ».

Le ministère de l’Intérieur du Kazakhstan a annoncé que 3 811 participants violents aux émeutes ont été arrêtés, que 26 personnes ayant attaqué les forces de l’ordre avec des armes à feu ont été tuées et que 26 autres ont été blessées. RIA Novosti a cité des sources du bureau du procureur du Kazakhstan selon lesquelles « parmi les terroristes détenus au Kazakhstan, il y a beaucoup de citoyens étrangers, payés pour commettre des actes criminels ».

A la demande du président Kassym Khomart Tokayev, la Russie a envoyé 3 000 soldats au Kazakhstan, la Biélorussie 500, le Tadjikistan 200 et l’Arménie 70. Plus de 70 avions Il-76 et 5 An-124 ont transporté le contingent russe de maintien de la paix des forces de l’OTSC au Kazakhstan. Il s’agit de sous-unités de la 45e Brigade, de la 98e Division et de la 31e Brigade Spéciale, toutes appartenant aux forces aéroportées.

Le mandat donné par l’Organisation du Traité de Sécurité collective (OTSC) ne prévoit pas de participation à des opérations de combat au Kazakhstan, les tâches des forces de maintien de la paix sont essentiellement la protection des installations vitales. Des sous-unités de la 98e Division aéroportée contrôlent l’aéroport international à Nur-Sultan, le siège de l’État-Major général des forces armées et le bâtiment du centre de télévision Kazmedia.

Une sous-unité indépendante des forces d’opérations spéciales russes surveille le palais présidentiel de Nur-Sultan, la banque centrale et le comité de sécurité nationale du Kazakhstan. Des sous-unités de la 45e Brigade à vocation spéciale ont été déployées dans le sud-est du Kazakhstan, pour garder l’aéroport international d’Almaty, le centre opérationnel de défense aérienne conjoint Fédération de Russie-Kazakhstan à Almaty. D’autres sous-unités de la 45e Brigade ont été déployées à Shymkent, la troisième plus grande ville de 1,1 million d’habitants, où elles gardent la 602e base aérienne et d’autres objectifs administratifs de la ville. Des sous-unités de la 31e Brigade aéroportée ont été déployées dans la partie orientale du Kazakhstan, dans la ville d’Ust-Kamenogorsk, le centre administratif de la zone d’industrie extractive du Kazakhstan oriental. D’autres sous-unités de la 31e Brigade assurent la sécurité des installations de Kazatomprom dans le nord du pays, la compagnie nucléaire nationale du Kazakhstan.

Séparément, à l’appui des unités antiterroristes locales, de petites unités russes telles que des unités de neutralisation PsyOps, d’opérations de guerre psychologique et de reconnaissance peuvent également opérer. Par exemple, un groupe de reconnaissance aéroporté russe utilise le système RB-341V Lieer-3. Les drones (avions et hélicoptères de recherche sans pilote et silencieux) capturent et transmettent des images vidéo 24 heures sur 24 ou collectent des données sur une large gamme de fréquences – SIGINT (renseignement d’origine électromagnétique), et même les réseaux GSM. Lorsqu’un réseau suspect est découvert, seuls certains émetteurs du réseau sont brouillés. Cela empêche la transmission des ordres aux terroristes en aval de la chaîne de commandement. La zone de brouillage se concentre sur des objectifs ciblés dans un rayon de 6 km. Les plates-formes aéroportées russes servent également de relais radio pour les militaires kazakhs opérant dans les zones urbaines, où la transmission est protégée par les bâtiments. Les troupes aéroportées russes disposent également d’un autre système terrestre sur un véhicule 8×8 : le RP-377LA Lorandit, qui se compose de puissantes stations de recherche de sources de fréquences et de stations de brouillage sélectif, toutes dans la gamme 3 MHz-3 GHz.

Un autre groupe russe est spécialisé dans la reconnaissance spéciale, effectuée par du personnel militaire hautement qualifié. Dans ce cas, le personnel militaire russe est formé à l’infiltration secrète parmi les terroristes afin de recueillir des renseignements HUMINT human intelligence. . Ceci doit Permettre l’anticipation des actions futures, la détection des réseaux ou des moyens de transmission, le suivi des chefs terroristes et le placement de dispositifs de repérage permanents.


Comme le contingent en Syrie, le contingent kazakh est intégré aux réseaux du système centralisé MK VTR-016 du ministère russe de la Défense, qui utilise le système Auriga-1.2V. Des centaines de mini-stations vidéo mobiles portables dans les zones de responsabilité attribuées aux militaires russes au Kazakhstan transmettent des informations secrètes en temps réel à Moscou grâce aux satellites de communication militaires russes. Grâce au serveur de Huawei, le plus puissant du monde, ces transmissions sont difficiles à intercepter et à brouiller. Auriga-1.2V permet aux officiers très expérimentés d’optimiser les actions de leurs subordonnés sur le terrain à partir de la salle des opérations de l’état-major aéroporté russe, en l’absence de facteurs perturbateurs.

L’armée russe prouve ainsi qu’elle a tiré les leçons des innovations américaines dans la lutte contre les insurgés en Irak. Les spécialistes russes des opérations psychologiques sont arrivés à la conclusion qu’il est plus facile de tromper les cellules terroristes que de les rechercher pour les neutraliser. Ainsi, suivant le modèle américain, ils ont mis en place un faux « Front de libération du Kazakhstan » qui diffuse des vidéos sur les médias sociaux et incite les cellules terroristes qui ont participé au soulèvement du pays à le rejoindre.

La fraude à l’assurance maladie en France.

Les syndicats de fonctionnaires des finances en France estiment que la fraude fiscale annuelle est de 100 milliards. Par définition, cette fraude est difficile à connaître, les fraudeurs ne se déclarant évidemment pas. On rappellera que les recettes du budget général en France se sont établies en 2021 à quelques 230 milliards

Cette fraude fiscale est à rapprocher de celle que l’on nomme la fraude sociale, ou fraude aux prestations sociales. Ainsi un individu se déclare malade alors qu’il ne l’est et se fait rembourser des traitements réels ou fictifs auquel sinon il n’aurait pas droit.

Dans son récent ouvrage Cartel des Fraudes, le juge Charles Prats estime que, selon un récent sondage conduit par Harris Interactive, 40% des citoyens ne se livrant pas à la fraude estiment que la priorité dans la lutte contre la fraude aux finances publiques doit porter sur les prestations sociales. Il existerait 8,2 millions d’assurés fantômes en France inscrits à l’assurance maladie.

Charles Prats ne l’écrit pas. Mais les services de l’assurance maladie constaterai fréquemment que ces fraudeurs sont des immigrés récents, venus en France pour bénéficier de la générosité de ses régimes de sécurité sociale. Celle-ci est d’ailleurs vantée par les passeurs clandestins pour se donner des clients en vue de passages maritimes souvent risqués.

Le plus vite possible vacciner le monde entier

Face à la pandémie du Cov19 qui à ce jour ne faiblit pas, avec de nouveaux variants qui apparaissent régulièrement, la nécessité de vacciner n’est plus discutées, sauf par quelques idéologues.

Mais vacciner n’a de sens que si nul, dans un délai de temps raisonnable, n’échappe aux vaccins. Ce terme signifie le monde entier. Il ne suffit pas de vacciner les populations des pays riches si celles des pays pauvres échappent aux vaccins. Or si les problèmes, ne fut-ce que d’ intendance, sont déjà redoutables dans les premiers, ils paraissent presque insolubles dans les seconds.

Il en résulte que si prochainement toutes les populations vaccinables le seront dans les pays occidentaux ou dans certains pays asiatiques riches, ce ne sera pas le cas dans le reste du monde. On laissera les pays en développement produire des vaccins peu fiables au regard d’un virus agressif inédit, dont on ne sais toujours pas grand-chose.

Pourrait-on faire mieux dans les prochains mois. Il faudrait d’abord accélérer les recherches dans les pays riches. Dans ce cas, il faudrait mobiliser les moyens des laboratoires publics et ne pas laisser Big Pharma monopoliser les recherches.

Mais il faudra faire plus. Il faudra d’urgence que les laboratoires pharmaceutiques occidentaux effectuent non seulement un transfert de compétences pour aider le Sud, mais également dès à présent, trouvent des collaborateurs locaux qui permettent un développement du secteur en comprenant mieux les blocages sur place. L’OMS, elle-même, cherche désormais à constituer une coalition entre plusieurs pays, selon un axe Nord-Sud, pour accélérer la distribution.

Quant au long terme, le Sud patine en matière de production, distribution, mais également de détection. En tardant à identifier les variants, on se retrouve avec un Omicron partout. Certains laboratoires européens sont déjà en train d’implanter des laboratoires de «découverte», qui font de la recherche moléculaire afin d’aider les pays sous-développés à mieux anticiper les futures épidémies. L’objectif est de permettre ainsi aux laboratoires de ces pays une certaine autonomie. S’ils s’en sortent, comme en Inde notamment, ce ne pourra être que bénéfique pour tous. C’est cette stratégie globale de santé publique qu’il faut soutenir, la «global public health», qu’il faut dorénavant renforcer partout sur la planète. 


Sur ces points, on consultera RT-France :

https://francais.rt.com/opinions/94253-ecarts-vaccination-nord-sud-qui-doivent-etre-combles-urgence-sebastien-boussois

Les migrants sont des héros. Dans quel monde vit le pape?

Dans une interview publiée le 13 janvier, le pape François a rendu hommage aux parents fuyant les conflits pour sauver leurs enfants et que les Etats européens hésitent de plus en plus à recevoir.

« Je pense à de nombreux pères, à de nombreuses mères, à de nombreuses familles qui fuient les guerres, qui sont repoussées aux frontières de l’Europe et pas seulement, et qui vivent des situations de douleur, d’injustice et que personne ne prend au sérieux». Il les a qualifié de «héros». 

Le pape va ramener 50 migrants de Chypre en Italie, a-t-il déclaré dans une interview à l’Osservatore Romano, le quotidien du Vatican. Très vraisemblablement ces migrants ne seront pas accueilli au Vatican, où cependant les ressources ne manquent pas. Le pape va les remettre aux bons soins du gouvernement italien, comme si l’Italie ne croulait pas déjà sous le poids des migrations.

Faudrait-il rappeler au pape que les gouvernements islamiques qui sont en guerre avec l’occident ne se cachent pas de vouloir utiliser les millions de réfugiés provenant des conflits au Moyen Orient comme des moyens de chantage.

Plus généralement, le pape semble ignorer qu’avec le réchauffement climatique un bon pourcentage des quelques centaines de millions d’habitants actuels du continent africain migreront spontanément vers l’Europe. Il sera impossible de les arrêter aux frontières, même avec des mitrailleuses. S’ils forcent cependant le passage, comme prévisible, c’est là que le pape pourra parler légitimement parler de héros. L’héroïsme du désespoir.

Les essais américains de guerre biologique au Kazahkstan.

L’apparition soudaine du virus Cov 19 dans la région de Wuhan, en Chine, reste encore inexpliquée. S’agissait-il d’une mutation naturelle survenant dans un virus jusqu’ici inoffensif ou d’une fuite provenant d’un laboratoire chinois spécialisé dans la mise au point d’armes biologiques sur financement du Pentagone.

Cette dernière hypothèse est aujourd’hui la plus probable compte tenu d’un événement venant de se produire au Kazahkstan. Le ministre Kazahk de la santé vient de publier un communiqué démentant les information selon lesquelles des individus refusant de préciser leur identité auraient découvert un laboratoire spécialisé dans la guerre biologique situé près de la ville kazahk d’Almaty. Des personnels revêtus d’équipement complets de protection y travaillaient pour faire face à une fuite d’agents hautement pathogènes. Selon le ministre, cette fuite ne serait pas possible compte tenu du fait que ce laboratoire serait totalement protégé.

Cet événement est à rapprocher du fait que depuis la fin des années 1990 Moscou avait plusieurs fois signalé que des partenariats en matière de guerre biologique entre laboratoires américains et laboratoires des anciennes républiques soviétiques représentaient un danger pour la Russie. Ces accords visaient en principe à limiter les recherche en matière de guerre biologique, mais selon Moscou, ils avaient un objectif contraire. Il s’agissait pour le Pentagone de se construire un potentiel en matière d’armes biologiques visant des adversaires principalement asiatiques.

En 2018, le Major General Igor Kirillov, commandant des unités de défense russe en matière radiologique, chimique et biologique avait remarqué que les laboratoires du Pentagone en ce domaine se trouvaient près des frontières de la Russie et de la Chine.

Le partenariat américano-kazakh remonte à 2003. Il s’est agi d’étudier des agents responsables notamment de l’anthrax, de la tularémie, de la peste, de la grippe aviaire ou de la brucellose. Le Pentagone avait retenu d’intéressant éléments de ces recherche destinées à préparer de futures guerres biologiques.

Mais pourquoi conduire de telles recherches au Kazakhstan et non aux Etats-Unis. La raison est simple et le Pentagone ne s’en est pas cache pas. Il s’agit d’expérimenter sur des individus issus de populations asiatiques. A tort ou à raison, le Pentagone estime que leur génome est différent de celui des occidentaux. Si l’on utilisait contre eux des armes biologiques, il faudrait que ces armes soient exactement adaptées à ces génomes

Pour le même raison, le Pentagone avait choisi de conduire des recherches sur le Covid en Chine, à Wuhan, en expérimentant sur des sujets chinois. Depuis, le Covid 19 issu de ces recherches s’est révélé hautement adaptatifs. Les anglo-saxons n’y échappent pas. Au contraire.

Pour en savoir plus, voir https://www.indianpunchline.com/kazakhstan-turns-into-graveyard-for-us-diplomacy/

La tribu américano-indienne des Shoshone, la plus nucléarisée de la planète

Les coûts humains de la mise au point des premières bombes atomiques américaines, destinées à répondre à celles d’Hiroshima et de Nagasaki, sont rarement évoqués. Ils furent cependant, et demeurent encore, considérables.

Les territoires dits de Shoshon s’étendent de la Death Valley dans le désert de Mojave jusqu’à Yellowstone Park dans le Wyoming. En 1951 le Pentagone y entrepris les premiers essais de la future bombe atomique américaine. Ceci fut fait sans considération de la vie des lndiens des Shoshon qui vivaient là depuis des siècles. Aujourd’hui certains des descendants de ces Indiens ont décidé de prendre la parole.

Ils rappellent que pendant 40 ans, 928 essais nucléaires furent conduits là, dont une centaine dans l’atmosphère avant d’être souterrains. Les retombés atomiques de ces essais ont été estimés à 620 kilotonnes, à comparer aux 20 kilotonnes des deux bombes japonaises. Des milliers d’Indiens ont été tués, des milliers d’autres ont développé des cancers et troubles divers. Washington a toujours refusé de faire l’inventaire de ces dégâts humains et à plus forte raison de les indemniser.

Des accidents se produisirent tel que celui dit de Mighty Oak en avril 1986 qui détruisirent des millions de dollars d’équipement et que les autorités présentèrent comme des retombées des recherches soviétiques.

Le Royaume-Uni a mené également 24 essais sur ce site tandis que la France en conduisit 210 en Algérie puis dans le Pacifique.

La police aux États-Unis

Les service de police aux Etats-unis (American law enforcement agencies) ne disposent pas d’un statut protecteur comparable à celui de leurs homologues en France, qu’il s’agisse de la police nationale ou des diverses polices départementales ou municipales. 

Ceci est particulièrement ressenti dans un pays, les Etats-Unis, où la répression des émeutes provoquées par le mouvement BLM (Blacks Lives Matter ) ou la lutte contre le Covid impose à la police d’intervenir dans des domaines ne relevant pas de ses compétences traditionnelles.

C’est ainsi que les traitements et salaires des policiers se trouvent de plus en plus souvent réduits au prétexte d’économies budgétaires imposées par les conseils municipaux (city councils).

Il en résulte que la police trouvent de moins en moins de candidats qualifiés pour compenser les manques d’effectifs. Par ailleurs, des campagnes sur le thème « defund the police » (diminuer pour économies les ressources budgétaires allouées aux services de police) ont de plus en plus de succès. Il en résulte que ces services recrutent des individus aux passés douteux, qui normalement n’auraient rien à faire dans la police.

Comme il fallait s’y attendre également, les nouvelles organisations terroristes se référant à l’islamisme ont compris récemment qu’elles pouvaient faire entrer dans les services de police des candidats décidés à organiser ou faciliter des attentats de toutes natures.

Il sera bien temps alors de décider d’augmenter de quelques dollars les traitements des policiers.

Joe Biden ne pourra pas déstabiliser l’Ethiopie.

L’Ethiopie est un pays jusqu’ici relativement indépendant de l’influence économique et militaire américaine. Sa situation géographique à la Corne de l’Afrique lui avait jusqu’ici permis de protéger de celle-ci les Etats voisins, dont l’Erythrée et le Kenya, sans mentionner d’autres Etats plus petits et mal connus en Europe tel le Soudan et la Somalie.

Pour Washington, cette indépendance était devenue intolérable. Il risquait de perdre le contrôle de la Mer Rouge qui relie l’Océan Indien et le canal de Suez. Aussi depuis plusieurs années déjà, la CIA américaine avait financé et équipé militairement le TPLF, Tigray Peoples Liberation Front, lequel conduit une rébellion armée contre les présidents de l’Ethiopie et de l’Erythrée (voir CounterPunch  Ethiopia Conflict by US Design). Ces derniers ne sont pas nécessairement alliés, mais ils ont des intérêts communs dans une participation au grand projet chinois dit BRI ou Belt and Road Initiative.

La BRI est un programme économique en principe sans implications militaires, mais pour Washington la BRI marque une entrée de la Chine dans les Etats de la corne de l’Afrique jusqu’ici soumis depuis le départ de la France à leur influence exclusive. Ils s’y opposeront par tous les moyens possibles. La participation de l’Ethiopie à ce programme serait pour eux une défaite importante, notamment face à la Chine.

De son côté la diplomatie chinoise vise à étendre le nombre des Etats membres de la BRI. L’appui politique chinois affaiblira nécessairement l’influence de ce proxy américain qu’est le TPLF.

Pour le moment, la seule arme de Joe Biden contre le premier ministre éthiopien Aby Ahmed est de lui refuser l’entrée dans un marché commun régional piloté par Washington dit U.S. African Growth and Opportunity Act (AGOA).

La Russie menace-t-elle militairement l’Ukraine ?

On pourrait le penser, en constatant l’importance des moyens militaires russes déployés aujourd’hui à la frontière russo-ukrainienne. Cependant, jamais à lui seul, Vladimir Poutine n’envisagerait une quelconque action militaire contre l’Ukraine.

La raison en paraît évidente. Certes en septembre 2020, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a approuvé la nouvelle stratégie de sécurité nationale de l’Ukraine, qui prévoit le développement du Partenariat spécifique OTAN-Ukraine en vue d’une adhésion du pays à l’Organisation. Mais attaquer l’Ukraine serait pour Moscou s’en prendre directement à l’Otan, c’est-à-dire de facto aux Etats-Unis, ce qui serait impensable.

A l’inverse, il n’est pas exclu que Volodymyr Zelenski décide de son propre chef d’engager une action militaire contre la Russie, ne fut-ce que pour se donner de l’importance au sein de l’Alliance atlantique. Il est normal que Poutine se tienne prêt dans ce cas à répondre à une telle offensive.

On apprend que le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a confirmé la tenue, le 30 décembre, d’un entretien téléphonique entre les présidents russe et américain, à quelques jours des négociations entre les deux pays prévues le 10 janvier à Genèv. Dmitri Peskov a annoncé la tenue le 30 décembre d’un entretien par téléphone entre Vladimir Poutine et Joe Biden, confirmant les propos d’une porte-parole de la Maison Blanche chargée des questions de sécurité. Selon Washington, le président américain présentera à son homologue russe «une voie diplomatique» sur les tensions en Ukraine.

L’entretien entre les présidents russe et américain survient à quelques jours des négociations entre les deux pays prévues le 10 janvier à Genève afin notamment d’apaiser les tensions autour de l’Ukraine.  La Russie, qui affirme de son côté vouloir assurer sa sécurité face à des «provocations» de Kiev et des Occidentaux, a présenté le 17 décembre deux projets de traités, l’un destiné aux Etats-Unis et l’autre à l’OTAN, résumant ses demandes pour une désescalade.

Dans ces textes, la Russie propose en particulier un engagement de l’OTAN à ne pas s’étendre davantage à l’est, aux frontières de la Fédération russe. Washington s’est dit «prêt à discuter» de ce dossier, soulignant  comprendre «certaines choses que les Russes savent inacceptables». D’autres dossiers seront également abordés à l’instar des traités sur le contrôle des armements nucléaires.