19/07/2022 Riantes perspectives pour les drones iraniens

L’iran dispose d’un important arsenal de drones militaires. Elle n’hésite pas à en informer la Russie. Les deux plus importants sont les deux drones dits tueurs nommés Shahed 191 et Shahed-129. Le premier dispose d’une envergure de 50 pieds. Sa vitesse de croisière est de 160 km/h, son autonomie est de 24h, sa portée est 1.700 km et son plafond est de 23.000 pied. Le Shahed-129 peut emporter 8 bombres miniaturisées nomenclaturées Sadid-345 dotées de têtes chercheuses leur permettant de frapper des cibles en mouvement à la distance de 6 km.

Le Shahed 191 transporte en soute 2 missiles dits Sadid-1 dont la vitesse de croisière est de 300 km/h, la portée de 450 km/h, le plafond de 24.000 pieds . Ces drones seraient furtifs, c’est-à-dire difficiles à détecter. Ils peuvent intervenir en complémentarité. Selon l’agence de presse iranienne FARS, le 191 aurait déjà été utilisé en Syrie.

Curieusement la Russie manque actuellement de tels drones. Ceux-ci seraient utiles actuellement pour identifier et détruire les M142 High Mobility Artillery Rocket System (HIMARS) prétés par les Etats-Unis à l’Ukraine. 

Le Pentagone a prévenu Joe Biden de l’existence de ces appareils et de la probabilité d’un accord entre l’Iran et Moscou pour que celui-ci puisse les utiliser dans son opération militaire spéciale en Ukraine. Apparemment Israël avait déjà averti la Maison Blanche, mais sans résultats connus à ce jour. Voir une puissance arabe de taille moyenne telle que l’Iran intervenir en aide d’une superpuissance nucléaire telle que la Russie constituerait effectivement une première.

Mais il faudrait voire cela comme une suite de la visite de Vladimir Poutine. Celui-ci s’est rendu le 19 juillet en Iran où il a rencontré le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, alors que la Russie cherche à développer des partenariats économiques après que l’Occident lui a imposé de sévères sanctions.

« Les contacts avec Ali Khamenei sont très importants », a déclaré aux journalistes le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov. « Un dialogue confiant s’est développé entre Vladimir Poutine et Ali Khamenei sur les questions les plus cruciales. »

18/07/2022 Un sursaut radio FRB atypique

Les astronomes du  Kavli Institute for Astrophysics and Space du Massachusetts Institute of Technology viennent de signaler avoir capté un Sursaut Radio Rapide (Fast Radio Burst) . venant d’une galaxie lointaine d’un type jamais rencontré à ce jour.

Les FRB sont des émissions radio extrêmement rapides qui ont été émises des milliards d’années précédemment et qui nous parviennent seulement maintenant. Leur origine est inconnue.

Nommé FRB 20191221A, le signal a duré jusqu’à trois secondes soit environ mille fois plus longtemps que les sursauts radio rapides typiques. Il était périodique avec des pics d’intensité émis régulièrement chaque fraction de secondes.

C’était la première fois qu’un FRB périodique était observé. Il proviendrait d’une galaxie ancienne située à 1 milliard d’années-lumière. Les chercheurs pensent que le signal serait issu d’émissions émises par deux types différents d’étoiles à neutrons appelés pulsars et magnétars.

Les étoiles à neutrons sont le résidu de l’effondrement gravitationnel d’une partie de la matière d’une étoile massive en fin de vie et explosant en supernova de type SN II. Il faut pour cela que sa masse dépasse les 8 à 10 masses solaires.

Un pulsar est un objet produisant un signal périodique allant de l’ordre de la milliseconde à quelques dizaines de secondes. Un pulsar serait une étoile à neutrons tournant très rapidement sur elle-même (période typique de l’ordre de la seconde voire de la millisecondes et émettant un fort rayonnement électro magnétique dans le sens de son axe.

Une magnétar ou étoile magnétique est une étoile à neutrons disposant d’un champ magnétique intense, qui émet des radiations électromagnétiques de haute énergie, comme les rayons X et gamma.

Dans le cas de FRB 20191221A, la source est entourée d’ « un nuage de plasma qui doit être extrêmement turbulent. »

Avec les sursauts rapides, en quelques millisecondes, c’est l’équivalent de l’énergie de 500 millions de soleils qui est émis.

Référence

Published: 

Sub-second periodicity in a fast radio burst

Nature volume 607, pages256–259 (2022)

Abstract

Fast radio bursts (FRBs) are millisecond-duration flashes of radio waves that are visible at distances of billions of light years1. The nature of their progenitors and their emission mechanism remain open astrophysical questions2. Here we report the detection of the multicomponent FRB 20191221A and the identification of a periodic separation of 216.8(1) ms between its components, with a significance of 6.5σ. The long (roughly 3 s) duration and nine or more components forming the pulse profile make this source an outlier in the FRB population. Such short periodicity provides strong evidence for a neutron-star origin of the event. Moreover, our detection favours emission arising from the neutron-star magnetosphere3,4, as opposed to emission regions located further away from the star, as predicted by some models5.

17/07/2022 Le Japon. Technologies avancées et secte Moon

Ceux qui ne connaissent du Japon que les entreprises compétitives du secteur automobile, exportant partout dans le monde, ont eu du mal à croire que le premier ministre japonais Shinzo Abe venait de se faire assassiner le 8 juillet par un certain Tetsuya Yamagami.

Celui-ci reprochait à Abe d’avoir favorisé l’implantation au Japon d’une certaine Eglise de l’Unification qui avait fait pression sur sa mère pour qu’elle lui fasse don d’importantes sommes d’argent, causant la ruine de sa famille.

L’Église de l’Unification ou Association de l’Esprit Saint pour l’Unification du christianisme mondial est une organisation religieuse fondée en Corée du Sud en 1954 par Sun Myung Moon. L’Église est également connue sous le nom de secte Moon. Depuis la mort de Moon, sa veuve, Hak Ja Han Moon, est à la tête de l’Église de l’Unification, tandis que deux de ses fils sont à la tête d’organisations plus petites.

En 2021, cette Eglise avait organisé une manifestation appelée « Rallye de l’espoir », a laquelle Shinzo Abe avait participé. Cette manifestation avait été également suivie par Donald Trump et l’ancien Premier ministre canadien Stephen Harper. D’anciens présidents américains tels que Gerald Ford et George H.W. Bush ont participé aux conférences de l’organisation au milieu des années 1990 , tout comme l’ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev et le comédien Bill Cosby.

Depuis la mort de Moon, sa veuve, Hak Ja Han Moon, est à la tête de l’Église de l’Unification, tandis que deux de ses fils dirigent des organisations plus petites. L’Eglise affirme compter plus de trois millions de fidèles dans le monde.

Note

L’Église de l’Unification a été fondée en 1954 en Corée du Sud par Sun Myung Moon.

Il s’agit d’une variante de la théologie chrétienne fondée sur l’idée qu’en péchant, Adam et Eve ont échoué le plan divin et que le monde a besoin d’un nouveau messie sous la forme de Moon lui-même.

Selon leurs croyances, la perte de la grâce divine était due aux relations sexuelles illicites d’Eve avec le diable sur le plan spirituel, ce qui a entraîné la chute d’Adam et la reproduction de la lignée de Satan par toute l’humanité.

L’Église de l’Unification considère la famille comme la pierre angulaire de la société et du développement spirituel. Elle attache donc une grande importance au mariage et est connue dans le monde entier pour organiser de grands mariages.

De la Corée du Sud, l’institution s’est déplacée au Japon et, à la fin des années 1950, a commencé à se déplacer vers l’Occident, où pendant des décennies elle a été qualifiée de « secte ».

Elle a réussi à s’implanter aux États-Unis, où Moon s’est installé dans les années 1970, et depuis les années 1980, elle est également présente dans plusieurs pays d’Amérique latine, notamment au Brésil.

Moon a visité l’Argentine à plusieurs reprises, où il a rencontré des hommes politiques de premier plan, dont l’ancien président Carlos Menem.

L’Église de l’Unification considère la famille comme la pierre angulaire de la société et du développement spirituel. Elle attache donc une grande importance au mariage et est connue dans le monde entier pour organiser de grands mariages.

De la Corée du Sud, l’institution s’est déplacée au Japon et, à la fin des années 1950, a commencé à se déplacer vers l’Occident, où pendant des décennies elle a été qualifiée de « secte ».

Elle a réussi à s’implanter aux États-Unis, où Moon s’est installé dans les années 1970, et depuis les années 1980, elle est également présente dans plusieurs pays d’Amérique latine, notamment au Brésil.

Moon a visité l’Argentine à plusieurs reprises, où il a rencontré des hommes politiques de premier plan, dont l’ancien président Carlos Menem.


L’Église de l’Unification est connue pour sa capacité à lever des fonds, une tâche dans laquelle elle a connu un grand succès au Japon où, selon les experts, quelque 70 % des fonds qu’elle a manipulés, estimés à des centaines de millions de dollars, proviennent selon d’anciens membres de l’organisation. Ses membres au Japon vérifient les nécrologies et se rendent ensuite au domicile des personnes endeuillées pour leur dire que le défunt avait contacté l’église et demandé à sa famille de chercher de l’argent à la banque afin de le donner pour leur élévation spirituelle.

Ces mécanismes de collecte de fonds ont donné lieu à plusieurs procès au Japon, dans lesquels des centaines de personnes touchées ont été récompensées par la justice.

Elgen Strait, un ancien membre de l’organisation, a raconté au journal britannique The Telegraph les pressions exercées sur lui pour qu’il fasse un don.

« Il existe un concept dans l’organisation selon lequel votre statut spirituel est directement affecté par la quantité d’argent que vous donnez. Aux États-Unis, vous êtes censé donner 10 % de votre revenu avant impôt chaque mois. Au Japon, c’est 30 %. Mais ce n’est qu’un début », ajoute-t-il.

Moon, qui a été emprisonné en 1982 aux États-Unis pour fraude fiscale, est également devenu un homme d’affaires dont la fortune était estimée à 900 millions de dollars américains lorsqu’il est mort en 2012 à l’âge de 92 ans.

Il a ensuite détenu des investissements dans une équipe de football, une usine de voitures, une usine d’armes et le journal Washington Times, entre autres entreprises.

Pendant des décennies, Moon et l’Église de l’Unification ont cherché à se lier avec des hommes politiques et des personnalités connues en les invitant comme orateurs rémunérés à divers événements qu’ils organisaient.

Selon les experts, cela faisait partie d’une stratégie visant à gagner en crédibilité en s’associant à des personnalités connues.

16/07/2022. L’Esa (Agence Spatiale Européenne) aux ordres

Alors que l’Europe spatiale européenne allait montrer un peu d’indépendance à l’égard de la Nasa américaine, celle-ci n’a pas tardé à la faire rentrer dans le rang.

L’Agence Spatiale Européenne (ESA) vient d’officialiser la fin de sa coopération avec l’agence russe Roscosmos sur la mission ExoMars . Celle-ci est l’une des missions les plus spectaculaires du programme de l’ESA. Exomars qui a commencé avec l’envoi du Trace Gas Orbiter en 2016 aurait normalement dû entrer dans sa seconde phase en septembre 2022, avec l’envoi d’un rover spécialisé.

Cette mission faisait l’objet d’un grand intérêt de la part de toute l’aérospatiale européenne ; c’était le premier rover martien jamais conçu sur le Vieux Continent. Les spécialistes russes et occidentaux attendaient beaucoup de ce petit concentré de technologies.

Mais ils vont encore devoir patienter un certain temps. Car en mars dernier, l’ESA — qui pilote le programme — a pris une décision lourde de conséquences. Comme bon nombre d’institutions, elle a unilatéralement décidé de suspendre sa coopération avec Roscosmos, l’agence spatiale russe, suite à « l’opération militaire spéciale » menée par la Russie en Ukraine. Nul ne s’en plaindra à Pékin

16/87/2922 La crise climatique et les pays du Sahel

Dans Mali-Sahel, notre Afghanistan à nous ? (Impacts Editions)le journaliste et écrivain nigérien Seidik Abba recense tous les acteurs de la crise sahélienne et évoque les défaillances de la stratégie d’éradication du terrorisme dans cette région du continent africain où le jihadisme s’est installé en une décennie.

 Quand Emmanuel Macron a annoncé en février 2022 le retrait de la France, il a lui-même reconnu que le travail était inachevé mais que la France partait parce qu’elle estime qu’elle ne peut plus travailler avec la junte ayant pris le pouvoir au Mali.

Par ailleurs, l’aide massive apportée n’a pas servi à grand-chose. Au Sahel, à en croire les chiffres avancés, ce sont des millions de dollars que la communauté internationale a investi dans les pays de la région. Or aujourd’hui, que l’on aille à Gossi (Mali), à Solhan (Burkina Faso) ou à Diffa (Niger), on ne constate aucune amélioration des conditions de vie des populations locales. L’aide n’a pas été efficace au Sahel, notamment à cause de la multiplicité des acteurs − tout le monde fait la même chose sans aucune coordination − et surtout du détournement de l’aide par de multiples intérêts.

Plus grave, les mouvements terroristes se sont « nationalisés ». Plutôt que rester le fait d’individus venant d’Algérie, de Tunisie ou du Sahara occidental, les terroristes sont zarmas, peuls, soninkés, touaregs…Il s’agit de plus en plus de « jeunes » qui s’engagent souvent spontanément dans chacun de ces territoires. Lorsque l’intervention française a été décidée en janvier 2013 au Mali, il n’y avait que 20% du territoire qui était menacé par les terroristes, essentiellement le nord du pays du côté de Kidal, Tessalit, à la frontière avec l’Algérie. Aujourd’hui, ce sont les deux tiers du territoire malien qui sont devenus des zones de terrorisme. La menace apparue au centre du Mali, autour de Mopti et de Sévaré, s’est exportée au Niger, au Burkina Faso et même aux portes des pays du golfe de Guinée. Le Bénin a été attaqué quatre fois, la dernière fois le 26 avril 2022. La Côte d’Ivoire a été également attaquée, le Togo est menacé…

Les changements climatiques

Dans quelques années, la situation, déjà complexe, risque de devenir ingérable. La raison en sera le changement climatique. Selon les prévisions actuelles, l’élévation mondiale des températures frappera en premier lieu l’Afrique saharienne et l’Afrique centrale. Des périodes de chaleur intense et de sécheresse continues élimineront toute végétation des régions déjà en voie de désertification. Par contre les régions tropicales seront ravagées par des cyclones et des crues dévastatrices.

Sur ces sujets, on lira notamment 2021 The State of the Climate in Africa, World Meteorological Organization (WMO) Report

Petteri Taalas, le secrétaire général de l’OMM, y explique qu’ils sont «caractérisés par une augmentation continue des températures, une accélération de l’élévation du niveau de la mer, des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, tels que les inondations, les glissements de terrain et les sécheresses, et les impacts dévastateurs associés. »

Quant aux précipitations, celles supérieures à la normale et accompagnées d’inondations ont prédominé dans de nombreuses régions d’Afrique : le Sahel, la vallée du Rift, le bassin central du Nil et le nord-est de l’Afrique, le bassin du Kalahari et le cours inférieur du fleuve Congo.

Une quinzaine de pays ont été frappés dramatiquement par ces inondations, en premier lieu le Soudan, le Soudan du Sud, l’Éthiopie, la Somalie, le Kenya, l’Ouganda, le Tchad, le Nigeria (qui a également connu une sécheresse dans sa partie sud). De nombreux lacs et rivières ont atteint des niveaux records : le lac Victoria (en mai), le fleuve Niger à Niamey et le Nil Bleu à Khartoum (en septembre).

Ces phénomènes météorologique et climatique, selon Josefa Leonel Correia Sacko, l’une des présentatrices du rapport, Commissaire à l’économie rurale et à l’agriculture de la Commission de l’Union africaine, « entraînent des catastrophes et des perturbations des systèmes économiques, écologiques et sociaux. D’ici à 2030, on estime que jusqu’à 118 millions de personnes extrêmement pauvres (c’est-à-dire vivant avec moins de 1,90 dollar/j seront exposés à la sécheresse, aux inondations et aux chaleurs extrêmes en Afrique si des mesures adéquates ne sont pas prises. Cette situation fera peser une charge supplémentaire sur les efforts de réduction de la pauvreté et entravera considérablement la diffusion de la prospérité. »

Couplées à d’autres facteurs comme les conflits, les crises économiques, les invasions de criquets, les pandémies, les phénomènes météorologiques extrêmes ont accru dramatiquement l’insécurité alimentaire. En 2020, elle a frappé 40 % de personnes en plus qu’en 2019 ! Ils ont entraîné de nouveaux déplacements de population. Pour la seule Corne de l’Afrique et l’est de l’Afrique, 1,2 million de nouvelles personnes sont des déplacés climatiques pour 500 000 déplacés de guerre.

Sans être pessimiste, on peut craindre que ces événements ne provoquent un renforcement de la violence et du terrorisme, plutôt qu’une union sacrée des populations qui en seront les victimes.

15/07/2022 Le M142 High Mobility Artillery Rocket System (HIMARS) 

Note importante.

Nous évoquons ici ce système encore peu connu parce que, à la suite de diverses trahisons d’origine ukrainienne, il se retrouverait aujourd’hui aux mains de l’armée russe 15/07/2022

Source Wikipedia

Le M142 High Mobility Artillery Rocket System (HIMARS) est un lance-roquettes multiples de l’Armée de terre des États-Unis. Il est monté sur un camion Army Medium Tactical Vehicle (MTV) dérivé d’un véhicule du constructeur autrichien Steyr

Le programme d’un lance-roquettes multiples léger démarre dans les années 1989. La première maquette du M142 HIMARS a été fabriquée en 1991 à l’aide d’un châssis de camion de la famille des véhicules tactiques moyens de 5 tonnes Family of Medium Tactical Vehicles (en). Un cadre qui est encore utilisé aujourd’hui avec des améliorations au fil des années dont des pare-brises pare-balles.

Testé à partir de 1998, il entre en service opérationnel en 2005.

A partir du 11 juin 2020, le 500e M142 HIMARS est produit dans une usine de Camden (Arkansas). 363 M142 HIMARS servent alors avec des unités de l’United States Army, dont 47 sont déployés dans le US Marine Corps. En janvier 2021, un total de 118 lanceurs HIMARS devrait être intégré dans des armées étrangères1.

Le 31 mai 2022, dans le cadre de l’invasion russe de l’Ukraine par Vladimir Poutine, le président Joe Biden annonce l’envoi à l’Ukraine de lance-roquettes multiples M142 HIMARS. Le 23 juin, le ministre de la défense Oleksiy Reznikov annonce la livraison de ces armes en Ukraine

MGM-140 ATACMS est un panier de six roquettes. Les M142 HIMARS peuvent porter et tirer l’un ou l’autre. Il utilise le panier de roquettes conçu originellement pour le M270 Multiple Launch Rocket System et emploie les mêmes munitions que ce dernier, soit six roquettes ou un missile balistique tactique MGM-140 ATACMS ou deux Precision Strike Missile (PrSM). Ce dernier devrait entrer en service opérationnel en 2023. L’engin est aérotransportable sur C-1304.

15/07/2022. Qu’en pense la Nupez ?

Clémentine Autain vient de publier un article exhortant à consolider la Nupes que l’on trouvera ci-dessous

https://blogs.mediapart.fr/clementine-autain/blog/120722/consolider-la-nupes

Le programme de la Nupes peut être lu ici

Que pourrions nous suggérer pour notre part ? A part conseiller à la Nupes de changer ce nom ridicule, que personne ne sait comment prononcer correctement, nous constatons que ni Clémentine Autain ni la Nupes ne font allusion aux problèmes géopolitiques majeurs que la France rencontre aujourd’hui et qui rendent difficile les politiques gouvernementales actuelles.

  • La domination omniprésente du complexe militaro-industriel américain.
  • Le comportement de Vladimir Poutine, qui semble aujourd’hui tenté par une sorte de dictature
  • La guerre à mort livré à la France par l’islamisme terroriste.
  • Les agressions des « bandes de jeunes » dans « les quartiers »
  • L’immigration clandestine massive
  • Le refus d’une indispensable police, police nationale ou municipale
  • Sur Internet la prise de pouvoir des GAFAS ou Géants américains de l’informatique

Nous attendons impatiemment des proposions claires de la Nupes dans ces quelques domaines

14/07/2022 Le manque de prise de hauteur d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron avait décidé pour le 14 juillet 2022 de répondre à un interview télévisé. L’objet en était, outre un bilan rapide de son action les années précédentes, de donner aux Français quelques indications sur la façon dont il voyait à ce jour les opportunités et les difficultés que rencontrerait la France dans les prochaines années, ainsi que la meilleure façon d’y faire face.

Le moins que l’on puisse dire en ce domaine est qu’il en est resté aux pires des banalités. Même si elle est importante, la question de la préservation des pouvoirs d’achat ne devrait pas suffire à motiver un grand pays comme l’est encore resté la France . Celle-ci va se trouver en compétition avec d’autres grandes puissances sur des questions bien plus stratégiques.

Nous citerons d’abord les industries de défense. Alors que les risques de confrontation frontale avec la Russie, la Chine et même les Etats-Unis se précisent, la France ne pourra pas dépendre d’achats à l’étranger pour sa défense. La belle histoire du canon Caesar, de plus en plus demandé dans le monde, en est une preuve. Caesar avec un peu de chance devrait devenir aussi célèbre que le canon de 75. Les sous-marins nucléaires français, qu’ils soient d’attaque ou lanceurs d’engins, trouveraient aussi beaucoup d’acheteurs si la réglementation actuelle le facilitait.

Dans un autre domaine, plus prometteur encore, le spatial, la France dispose au sein de l’ESA, d’un certain nombre de références exportables. Il ne s’agit pas seulement de lanceurs mais des satellites et des technologies de communication. Ainsi la France pourrait rapidement participer à la réalisation de stations lunaires habitées.

En ce qui concerne la santé, les équipes biomédicales et hospitalières françaises déjà très demandées à l’étranger pourraient sans difficulté trouver de nouveaux domaines d’activité. Il s’agirait notamment de préparer l’Europe et l’Afrique à la future invasion d’agents pathogènes résultant du réchauffement climatique.

Il est surprenant que les nombreux conseillers qui préparent les interventions d’Emmanuel Macron n’ait pas eu l’idée de traiter ces sujets.

13/07/2022 Carbon Democracy. Le pouvoir politique à l’ère du pétrole.

Auteur Timothy Mitchell

Timothy Mitchell est historien, politiste et anthropologue. Titulaire de la chaire d’études du Moyen-Orient à Columbia University, il est notamment l’auteur de Colonising Egypt et de Rule of Experts. Egypt, Techno-Politics, Modernity.

Présentation par l’éditeur

Ceci est un « livre à thèse », une thèse forte et iconoclaste, qui déplace radicalement notre vision de l’histoire du XXe siècle : les contours et les transformations des régimes politiques dits « démocratiques » ont été largement déterminés par les propriétés géophysiques des principales énergies carbonées, le charbon d’abord, puis le pétrole.
Ainsi, la pesanteur du charbon, la nécessité de l’extraire des mines puis de le charger dans des convois, etc., ont donné à ses producteurs un pouvoir considérable sur les flux d’énergie alimentant l’économie ; en utilisant la menace de les interrompre, ils créèrent syndicats et partis de masse, à l’origine des premières démocraties de l’ère moderne. Face à ces forces concurrentes, les classes dominantes occidentales ont cherché à organiser la transition énergétique à l’échelle mondiale. En effet, grâce à sa fluidité, sa légèreté et son exceptionnelle concentration en énergie, le pétrole permettait de contourner les réseaux et contre-pouvoirs. Un autre régime s’est progressivement mis en place, dans lequel la vie politique s’est retrouvée anémiée, la paix sociale et la prospérité des « démocraties » occidentales ont reposé sur l’autoritarisme moyen-oriental, et où la croissance illimitée s’est transformée en religion. Aujourd’hui, ce système est au bord de l’effondrement et nous pose une question cruciale : comment les énergies postpétrole pourront-elles donner naissance à des régimes réellement démocratiques ?

Notre point de vue..

Il n’est pas évident que les énergies post-pétroles soient plus favorables à la démocratie que celles provenant du charbon ou du pétrole. Certaines de ces énergies sont souvent dite renouvelables ou naturelles. C’est le cas de l’éolien ou du maréemoteur. Or ces technologies nécessitent des emprises sur des territoires qui doivent être achetés ou louées à leur actuels propriétaires ou occupants. Seules des sociétés financières puissantes peuvent le faire à travers des procédures qui n’ont de démocratie que l’apparence.

Quant au nucléaire, il en est de même. Ainsi en France, EDF, qui vient d’être racheté à 100% par l’Etat, est seul autorisé à implanter et gérer des centrales nucléaires de fission. Le monopole sera encore plus grand avec le nucléaire de fusion actuellement étudié par ITER 

Faire des économies d’énergie ne pourra être pas davantage être décidé spontanément par des particuliers ou des PME. Seules des décisions étatiques pourront les imposer. Il en sera ainsi prochainement de l’acquisition de véhicules à moteur électrique ou mixtes trop coûteux relativement pour que les utilisateurs de moteur à essence ou dièsel se précipitent pour les utiliser.

On objectera que la généralisation de l »internet offrira des espaces de gratuité et donc de liberté et de démocratie de plus en plus nombreux. Il en sera ainsi sans doute lorsque des particuliers – à condition d’être équipés – pourront s’échanger des voeux de bonne année sans se procurer de timbres postaux.

Mais si ceux que l’on appelle les Géants de l’Internet font aujourd’hui des milliards de bénéfices, ce n’est pas en offrant des services numériques gratuits à ceux qui en auraient le plus besoin.

12/07/2022. Formation de la croûte terrestre

Le long processus de formation de la croûte continentale débute au niveau des zones de convergence. Il s’agit des endroits précis où deux plaques tectoniques se joignent, selon des mouvements de subduction. Engendrée par les courants du magma du manteau, la pression entre ces plaques fait remonter les terres hors des océans, pour former les continents. Une partie de la croûte continentale primitive se serait également formée grâce aux mouvements d’élévation du magma du manteau.

Ces mouvements de subduction sont par exemple à l’origine des chaînes de montagnes telles que l’Himalaya (née de la collision de l’Inde et de l’Asie du Sud-est) ou encore la cordillère des Andes. La croûte continentale s’use et s’érode également, et alimente les fonds océaniques en sédiments, qui peuvent glisser sous les zones de subduction.

Malgré ces indices, les scientifiques ne comprennent pas encore exactement comment cette croûte primitive s’est formée, et a donné peu à peu naissance à la vie. « L’étude de la Terre primitive est un défi, compte tenu de l’énormité du temps qui s’est écoulé, mais elle a une importance profonde pour comprendre la signification de la vie sur Terre et notre quête pour la trouver sur d’autres planètes », indique  Milo Barham, directeur principal de l’étude référencée ci-dessous, parue dans la revue Terra Nova, et chercheur du groupe Timescales of Mineral Systems du département des sciences de la Terre et des planètes à Curtin.

Les dernières traces géologiques de cette époque de la Terre seraient renfermées dans une poignée de zircons microscopiques, retrouvés dans des roches de quelques rares endroits, comme l’Australie occidentale. D’après les auteurs de la nouvelle étude, aucune recherche à grande échelle de ce genre n’a encore été réalisée dans cette zone, et les résultats des analyses au laser ont révélé des indices inédits sur la proto-croûte terrestre.

Référence

Terra Nova
A persistent Hadean–Eoarchean protocrust in the western Yilgarn Craton, Western Australia

First published: 17 June 2022

https://doi.org/10.1111/ter.12610

Abstract

Deciphering the composition and extent of Earth’s earliest continents is hampered by the scarcity of preserved Hadean–Eoarchean material. Here, we report U–Pb and Lu–Hf data of detrital zircon from sediments proximal to the Archean Yilgarn Craton in Western Australia. This detrital cargo, in part derived from the crystalline basement of the southwestern Yilgarn Craton and its conjugate terranes, helps to resolve the ancient substrate of the craton. Zircon Hf isotopes point to a Hadean–Eoarchean crustal vestige that has remained isotopically coherent over 2 Gyr of episodic crustal reworking. Geophysical characteristics suggest a distinct 100,000 km2 region of ancient protocrust beneath much of the western Yilgarn Craton, cropping out in the Narryer Terrane. Comparison with global data reveals similar Hf isotope trends in many other cratons documenting the widespread existence of voluminous protocrust and implying extensive reservoir extraction at c. 4,000–3,800 Ma.