Baraye . Pour. En hommage

Mahsa Amini,  Hadis Najafi et les autres

برای توی کوچه رقصیدن
برای ترسیدن به وقت بوسیدن
برای خواهرم، خواهرت، خواهرامون
برای تغییر مغزها که پوسیدن
برای شرمندگی، برای بی‌پولی
برای حسرت یک زندگی معمولی
برای کودک زباله‌گرد و آرزوهاش
برای این اقتصاد دستوری
برای این هوای آلوده
برای ولیعصر و درختای فرسوده
برای پیروز و احتمال انقراضش
برای سگ‌های بی‌گناه ممنوعه
برای گریه‌های بی‌وقفه
برای تصویر تکرار این لحظه
برای چهره‌ای که می‌خنده
برای دانش‌آموزها، برای آینده
برای این بهشت اجباری
برای نخبه‌های زندانی
برای کودکان افغانی
برای این‌همه «برای» غیرتکراری
برای این‌همه شعارهای توخالی
برای آوار خونه‌های پوشالی
برای احساس آرامش
برای خورشید پس از شبای طولانی
برای قرص‌های اعصاب و بی‌خوابی
برای مرد، میهن، آبادی
برای دختری که آرزو داشت پسر بود
برای زن، زندگی، آزادی
برای آزادی
برای آزادی
برای آزادی
ولیعصر: خیابانی در تهران
پیروز: نام یک یوزپلنگ ایرانی

Last edited by Icey on Tue, 04/10/2022 – 16:09

French translation

Pour

Pour la liberté de danser dans la rue
Pour la peur au moment de s’embrasser
Pour nos mères et nos soeurs disparues
Pour changer les mentalités arriérées
Pour l’humiliation de ne plus pouvoir nourrir sa famille
Pour le désir d’une vie ordinaire
Pour les enfants de la rue n’ayant plus d’espoir dans leurs pupilles (1)
Pour cette économie dictée par l’arbitraire
Pour notre air saturé de pollution
Pour la rue Vali’asr et ses arbres abattus
Pour le guépard d’Iran en voie de disparition
Pour les chiens errants qu’en série ils tuent
Pour toutes ces nuits de pleurs à souffrir
Pour revoir nos proches assassinés
Pour remplacer nos larmes par des rires
Pour notre génération future, nos écoliers,
Pour tous ces interdits extravagants
Pour nos intellectuels derrière les barreaux
Pour nos enfants afghans
Pour tous ces « pour » de trop
Pour ces slogans vides de sens (2)
Pour ces bâtiments oscillants (3)
Pour une vie pleine d’innocence
Pour vaincre la nuit de notre espoir rayonnant
Pour tous les antidépresseurs qu’on consomme
Homme, patrie, prospérité
Pour celles qui auraient préféré être un homme
Femme, vie, liberté
Pour la liberté
Pour la liberté
Pour la liberté
https://lyricstranslate.com/en/baraaye-pour.html

05/19/2022 L’Ukraine peut-elle « totalement renverser la Russie »?

Depuis le début de ce que la Russie appelle encore et toujours l »opération militaire spéciale » en Ukraine, entreprise le 24 février, Vladimir Poutine a plusieurs fois brandi la menace de l’utilisation de l’arme nucléaire. En septembre lors d’une prise de parole télévisée, il a une nouvelle fois assuré que Moscou utiliserait « toutes les armes à sa disposition » pour se protéger.

Interrogé sur ces menaces par la chaîne américaine ABC, David Petraeus, ancien directeur de la CIA entre 2011 et 2012 et général à la retraite, a assuré qu’une attaque de ce type marquerait la fin du conflit et potentiellement l’annihilation par l’Otan de l’armée russe en territoire ukrainien.

On peut croire que Poutine pensait à l’utilisation par la Russie d’armes nucléaires tactiques, c’est-à-dire de courte portée. Utiliser des armes dites stratégiques, sous la forme par exemple de missiles nucléaires intercontinentaux, provoquerait une guerre mondiale dont nul ne sortirait vivant.

https://www.bfmtv.com/international/asie/russie/pour-l-ex-patron-de-la-cia-l-otan-repondrait-a-une-frappe-nucleaire-par-l-elimination-de-toutes-les-forces-russes_AN-202210040357.html

En dehors de la question nucléaire, David Petraeus a fait un exposé optimiste (à ses yeux) de la situation militaire russe en territoire ukrainien. Selon lui, Vladimir Poutine est désormais confronté à une situation « irréversible » et les dernières mesures prises, dont la mobilisation partielle de 300.000 hommes, n’y changeront rien.

Pouvons-nous pour notre part attacher du crédit à cette prédiction ? Elle oublie le fait que face à l’Occident, c’est-à- dire en pratique face aux États-Unis, la Russie n’est pas seule. Ceci parce que l’Amérique, malgré les difficultés économiques rencontrées, continue à inquiéter militairement les deux grandes puissances mondiales asiatiques que sont la Chine et dans une moindre mesure l’Inde. Il est probable qu’elles ne laisseront jamais détruire leur meilleure alliée, la force militaire russe, sans intervenir.

04/10/22. Les grèves du rail aux Etats-Unis

En raison des conditions de travail pénibles auxquelles sont soumis les travailleurs des chemins de fer depuis des années, les États-Unis font face à leur première grande grève du rail depuis les années 1990. L’industrie du transport ferroviaire enregistre un taux de syndicalisation supérieur à la moyenne en comparaison avec d’autres parties du secteur privé. Selon un groupe commercial représentant les compagnies de chemin de fer, une grève des chemins de fer pourrait entraîner une perte de production économique de 2 milliards de dollars par jour. Rappelons qu’aux Etats-Unis ce secteur n’a pas été nationalisé

La Maison-Blanche qui espère éviter d’en arriver à contraindre les grévistes à reprendre le travail, a annoncé que les dirigeants de la Fraternité des ingénieurs de locomotives et des agents de train (BLET), de l’Association internationale des travailleurs de la métallurgie, de l’air, du rail et des transports (SMART-TD) et de la Fraternité des aiguilleurs du rail (BRS), entre autres, avaient conclu un accord de principe avec les principales sociétés de transport de marchandises, dont Burlington Northern and Santa Fe Railway (BNSF) ainsi que Union Pacific. L’accord de principe a été conclu dans un contexte de pression considérable exercée par l’administration de Joe Biden.

Les responsables syndicaux ont précisé que le contenu exact de l’accord n’était pas encore définitif et que les travailleurs ne pourraient en voir les détails que d’ici trois ou quatre semaines, après quoi les membres syndiqués devront voter sur la proposition en discussion.

La BNSF a annoncé un bénéfice net de près de 6 milliards de dollars en 2021, soit une hausse de 16 % par rapport à l’année précédente. L’Union Pacific a annoncé un bénéfice net de 6,5 milliards de dollars, également en hausse de 16 % par rapport à 2020. Les CSX Transportation et Norfolk Southern Railway ont également enregistré d’importants bénéfices.

La déréglementation économique des transporteurs ferroviaires de marchandises de classe 1 dans les années 1980 a vu le nombre de transporteurs de marchandises passer de 40 à 7, un nombre qui devrait bientôt tomber à 6. La main-d’œuvre est passée de près de 540 000 personnes en 1980 à quelques 130 000. Le service sur les lignes de chemin de fer du pays, ainsi que les conditions de travail et les salaires, ont diminué alors que Wall Street fait pression sur les grands conglomérats ferroviaires pour obtenir des bénéfices.

Il semble que l’accord proposé ne réponde qu’à très peu des principales revendications des cheminots, notamment le rattrapage d’années de baisse des salaires, la nécessité d’un ajustement en fonction du coût de la vie pour faire face à l’inflation, la fin des politiques onéreuses en matière d’assiduité, la garantie de congés et de jours de maladie, la fin des licenciements massifs qui ont exercé une pression énorme sur les cheminots restants, et la fin de la pratique des équipes composées d’une seule personne.

Le rail transporte environ les deux cinquièmes du fret américain sur longue distance et un tiers des exportations. Il est au cœur d’une chaîne d’approvisionnement mondiale complexe qui comprend des cargos, des trains et des camions. Il était pratiquement certain que la Maison-Blanche de Biden interviendrait pour empêcher une grève nationale des chemins de fer, qui porterait un coup fatal à la chaîne d’approvisionnement vacillante et à l’économie chancelante du pays.

Rappelons que grâce à une série de grèves dans les années 1930, les syndicats ont fait pression sur Franklin Delano Roosevelt pour qu’il adapte au rail la législation du New Deal. Grâce à eux, les travailleurs ont obtenu des week-ends de congés, le droit de s’organiser et de faire grève, la journée de travail de huit heures, des prestations de santé et de retraite, des conditions de travail sûres, des heures supplémentaires et une sécurité sociale.

Dans les années 1930 et 1950, la chasse aux « rouges » visait principalement les syndicalistes et les syndicats radicaux tels que les Industrial Workers of the World (IWW), connus sous le nom de Wobblies, ou encore le Congress of Industrial Organizations (CIO). Dans la croisade contre les « rouges », les syndicats et les dirigeants syndicaux les plus militants, dont certains étaient communistes, ont été traités en parias. Une série de lois anti-syndicales, dont la loi Taft-Hartley de 1947 et les lois sur le droit au travail (qui interdisent les magasins appartenant à des syndicats), ont été instaurées à cette époque.

Lorsque la loi Taft-Hartley a été adoptée, environ un tiers de la main-d’œuvre était syndiquée, avec un maximum à 34,8 % en 1954. Cette loi s’n prend directement aux syndicats. Elle interdit les grèves juridictionnelles, les grèves sauvages, les grèves de solidarité ou politiques, et les boycotts secondaires par lesquels les syndicats font grève contre les employeurs qui continuent à faire affaire avec une entreprise en grève.

Cette même loi interdit également le piquetage secondaire ou common situs, les fermetures d’ateliers et les dons monétaires des syndicats aux campagnes politiques fédérales. Les responsables syndicaux sont contraints par la loi de signer des déclarations sous serment de non-communisme sous peine de perdre leur poste. Les entreprises sont autorisées par la loi à exiger des employés qu’ils assistent à des réunions de propagande antisyndicale. Le gouvernement fédéral est habilité à obtenir des injonctions légales pour briser une grève si un mouvement imminent ou en cours met en péril « la santé ou la sécurité nationale ».

La loi enlève tout pouvoir aux travailleurs. Elle rend légale la suspension des libertés civiles, y compris lorsqu’il s’agit de la liberté d’expression et du droit de réunion. Les tribunaux américains, y compris la Cour suprême, dont les juges sont issus de cabinets d’avocats d’affaires, ont depuis prononcé une série de nouvelles décisions antisyndicales pour maintenir les travailleurs en servitude. Le droit de grève aux États-Unis n’existe que de nom.

Les grèves générales seront déclarées illégales quel que soit le parti au pouvoir à la Maison-Blanche. Ceux qui mènent les grèves seront susceptibles d’être arrêtés, et les entreprises tenteront de remplacer les travailleurs par des briseurs de grève. Le développement récent du transport routier ou aérien n’a pratiquement rien changé à ce rapport de forces.

Source

https://elucid.media/societe/greves-generales-syndicat-travail-salaires-pire-cauchemar-milliardaires-chris-hedges/?mc_ts=crises

04/10/2022 Première ministre sur fond de grève

Elizabeth (Lise) Truth est Première ministre du Royaume Uni depuis le 6 septembre 2022. Ce fut la dernière Première ministre du règne d’Elizabeth II et la première de l’actuel Roi Charles III. Beaucoup ont vu son arrivée au 10 Downing Street comme la conséquence de l’installation d’un régime néo-nazi qui s’étendrait progressivement à l’ensemble de l’Europe.

Pour le moment, ce sont des vagues de grève qui commencent à paralyser le Royaume depuis le 8 octobre. Les grèves se sont déroulées parallèlement à des manifestations organisées par «Enough is Enough» (EiE), le groupe de pression fondé par le syndicat Rail, Maritime and Transport (RMT), le syndicat des travailleurs des communication» (Communication Workers Union – CWU) et des députés travaillistes alliés à l’ancien chef du parti Jeremy Corbyn. Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées collectivement dans les grandes villes, notamment Londres, Birmingham, Manchester, Newcastle et Glasgow.

Il s’agit des premières grèves coordonnées depuis le début d’une vague de grèves estivales qui a vu les travailleurs de secteurs clés lutter pour une augmentation des salaires afin de combattre une inflation record et s’opposer à l’assaut sur les emplois, les conditions de travail et les droits à la retraite. Les postiers ont fait grève pendant 48 heures. La grève des membres du syndicat «Unite» dans les ports de Liverpool et de Felixstowe a touché 60 pour cent du trafic de conteneurs du Royaume-Uni.

Au total, quelque 170.000 travailleurs ont participé aux grèves du 8 octobree. Parmi eux: 115.000 postiers, 54.000 cheminots et 2.600 travailleurs portuaires. Les grèves ont été déclenchées par le CWU, le RMT, l’Association des salariés du transport (TSSA) et le syndicat Unite.

Les grèves ferroviaires ont touché le groupe d’infrastructure Network Rail et 14 sociétés d’exploitation de trains (TOC ou Train Operating Companies)). Environ 40.000 membres de la RMT étaient en grève, ainsi que 9.000 conducteurs de l’ASLEF dans 12 TOC, tandis que 5.000 membres de la TSSA étaient mobilisés. Les quelques centaines de membres d’Unite du secteur ferroviaire étaient également en grève.

Aucun train n’a circulé entre les principales villes du Royaume-Uni, et seulement 11 pour cent des services réguliers étaient assurés au niveau national. La grève a touché «Transport for London», qui n’a pu assurer aucun service sur le London Overground. L’action a eu un effet d’entraînement dimanche, avec des services perturbés pour le jour d’ouverture de la conférence du Parti conservateur au pouvoir à Birmingham. Le principal rassemblement Enough is Enough s’est tenu devant la gare de King’s Cross à Londres et a rassemblé environ 4.000 personnes.

S’excusant sur la BBC auprès des usagers pour les perturbations attendues, le secrétaire général de RMT Mick Lynch a voulu justifier cette grève. « Le gouvernement a provoqué ce conflit » en proposant « de supprimer nos emplois, de réduire nos retraites et de réduire nos salaires face à l’inflation.

03/10/2022. Des missiles « invincibles ».

L’armée russe s’est dotée progressivement, depuis 18 mois, de missiles jugés révolutionnaires lors de leur apparition il y a 4 ans. Il s’agit notamment des missiles balistiques hypersoniques « Kinjal », lesquels appartiennent à une famille de nouvelles armes développées par la Russie. On cite aussi le Zircon dont la marine russe a été équipée en priorité.

Qualifiées d' »invincibles » par Vladimir Poutine, ces armes paraissaient capables d’échapper aux systèmes de défense existant, notamment le bouclier antimissile américain en Europe. Leur vitesse comme leur aptitude à changer instantanément de trajectoire finale les rendaient difficiles à détruire. On ne peut pas dire cependant que les généraux russes en aient fait jusqu’ici une arme révolutionnaire. Tous ceux dont ils disposaient ont été utilisés sans guère de résultats dans les derniers combats de rue du Dombass et en Ukraine du sud-est. Ils étaient moins efficaces que les Caesar français.

En Europe, on ne fait guère mieux. La Commission européenne  avait, notamment à la demande de la France, mis au point un projet d’intercepteur hypersonique nommé European hypersonic defense interceptor – EU HYDEF). Le missilier français MBDA https://www.mbda-systems.com/careers/hr-france/ paraissait le mieux à même de l’emporter au regard des compétences et de l’expérience de la France dans ce domaine. Cependant c’est l’espagnol Sener qui a eu le contrat. En termes pudiques, il se dit à Bruxelles que Sener avait quant à lui joué à fond le jeu du processus compétitif de la Commission.

02/10/2022 Apparition d’un nouveau virus potentiellement mortel

Une famille obscure de virus, déjà endémique chez les primates africains sauvages et connue pour provoquer des symptômes mortels de type Ebola chez certains singes, est « sur le point de se propager » aux humains, selon une nouvelle recherche de l’Université du Colorado à Boulder publiée en ligne le vendredi 30 septembre dans la revue  Cell et reprise ici

Bien que ces artérivirus soient déjà considérés comme une menace critique pour les singes, aucune infection humaine n’a été signalée à ce jour. Et on ne sait pas quel impact le virus aurait sur l’Homme si celui-ci venait à être contaminé. 

Mais les auteurs de l’étude, évoquant des « similitudes profondes » avec le VIH ( né chez les singes africains), appellent néanmoins à la vigilance : en surveillant les artérivirus maintenant, tant chez les animaux que chez les humains, le monde pourrait potentiellement éviter une autre pandémie. 

« Ce virus animal a découvert comment accéder aux cellules humaines, se multiplier et échapper à certains des mécanismes immunitaires importants que nous attendons pour nous protéger d’un virus animal. C’est assez rare », a déclaré l’auteur principal Sara Sawyer, professeur de biologie moléculaire, cellulaire et du développement à l’Université du Colorado. « Nous devrions y prêter attention. »

Les virologues craignent qu’avec le dégel du permafrost, ce phénomène devienne courant. Des virus jusqu’ici inoffensifs parce que gelés seront libérés et provoqueront des pandémies jusqu’ici inconnues

Source

Simian arteriviruses are endemic in some African primates and can cause fatal hemorrhagic fevers when they cross into primate hosts of new species. We find that CD163 acts as an intracellular receptor for simian hemorrhagic fever virus (SHFV; a simian arterivirus), a rare mode of virus entry that is shared with other hemorrhagic fever-causing viruses (e.g., Ebola and Lassa viruses). Further, SHFV enters and replicates in human monocytes, indicating full functionality of all of the human cellular proteins required for viral replication. Thus, simian arteriviruses in nature may not require major adaptations to the human host. Given that at least three distinct simian arteriviruses have caused fatal infections in captive macaques after host-switching, and that humans are immunologically naive to this family of viruses, development of serology tests for human surveillance should be a priority.

https://www.cell.com/cell/fulltext/S0092-8674(22)01194-1?_returnURL=https%3A%2F%2Flinkinghub.elsevier.com%2Fretrieve%2Fpii%2FS0092867422011941%3Fshowall%3Dtrue

Le Virus Ebola

Le virus Ebola est responsable de fortes fièvres et d’hémorragies souvent mortelles pour l’homme. Le taux de létalité se situe entre 30 et 90% selon les épidémies et l’espèce virale. Le réservoir naturel du virus serait la chauve-souris. Le virus Ebola a été découvert en 1976, lors des deux flambées épidémiques au Soudan et en République démocratique du Congo. Depuis, une vingtaine de flambées épidémiques sont apparues en Afrique Centrale. En décembre 2013, le virus a atteint l’Afrique de l’Ouest, région qui était jusqu’alors épargnée par la maladie. En 2014, il provoque la plus grande épidémie connue jusqu’à présent. Depuis, il a réémergé à plusieurs reprises en RDC, mais aussi en Guinée en 2021. L’enjeu des recherches actuelles est de poursuivre le développement des traitements et des outils diagnostiques pour le traitement et le dépistage de la maladie.

02/10/ 2022. Détection d’un trou noir proche.

De moins en moins d’astrophysiciens mettent en doute l’existence des trous noirs. Ceux ci sont aujourd’hui définis comme  un objet céleste si compact (autrement dit si dense, si lourd) que l’intensité de son champ gravitationnel (la force gravitationnelle se faisant sentir à sa surface) empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper. 
La force gravitationnelle est le phénomène de réaction physique qui cause l’attraction mutuelle entre deux corps. En général, cette attraction se fait entre un objet et un astre comme la Terre ou la Lune. Cette force produit une accélération gravitationnelle

Contrairement à une erreur souvent faite, le trou noir ne révèle pas l’existence d’un univers dans lequel ne se trouverait aucune matière, ce qui n’aurait guère de sens. Ainsi les trous noirs massifs se trouvant au centre des galaxies ne signifient pas que les astres de ces galaxies orbitent autour du vide. Ils orbitent au contraire autour d’une accumulation d’astres si dense qu’elle empêche toute forme de lumière ou de matière de s’en échapper.

Les trous noirs ne se forment pas seulement au centre des galaxies. On en découvre partout dans l’univers. Les principaux sont les trous noirs « stellaires » (quelques dizaines de fois la masse du Soleil) et les « supermassifs » (quelques millions de fois la masse du Soleil). Il existe aussi les trous noirs « intermédiaires » et « miniatures ». Les plus fréquents proviennent de naines blanches.

Une naine blanche est un objet céleste de forte densité, issu de l’évolution d’une étoile de masse modérée ayant épuisé ses réserves de gaz et ne pouvant donc plus entretenir de réactions thermonucléaires. Cet objet acquiert alors une taille jusqu’à 10 fois moindre, et conserve longtemps une température de surface élevée, d’où son nom de « naine blanche ».Elle a éjecté ses couches supérieures sous forme de nébuleuse planétaire. Une naine blanche de la masse du Soleil possède un rayon de 7.000 km et un cm3 de sa matière, dite dégénérée et dominée par des effets quantiques et relativistes) pèse alors une tonne.

L’article dont l’on trouvera ci-dessous les références et l’abstract relate la découverte récente permise par la mission spatiale européenne Gaïa d’un trou noir situé à 1.500 années lumières de la Terre. Ceci signifie que la lumière, s’il en émettait, mettrait 1500 ans à nous parvenir. Cette découverte fera date car il s’agit du premier trou noir vraiment noir observé.

Il a été détecté indirectement grâce à une étoile qui orbite autour de lui, comparable à notre Soleil. Le mouvement anormal de cette étoile, enregistré par le télescope spatial Gaïa, avait intrigué des astrophysiciens. Leurs calculs paraissent indiscutables. La seule façon d’expliquer cette trajectoire est la présence d’un compagnon dix fois plus lourd, et infiniment plus sombre, un trou noir. Les chercheurs se demandent même s’il n’y a pas en fait deux trous noirs, rapprochés, qui tournent l’un autour de l’autre.

Cela fait une centaine d’années que les physiciens recherchent ces trous noirs. Ecette dernière découverte fera date. Pas seulement parce que c’est le plus proche de la Terre jamais découvert – trois fois plus proche que le précédent record. Surtout parce que c’est le premier trou noir vraiment noir détecté.

Les 20 autres trous noirs connus jusqu’ici dans la Voie lactée sont tous en train d’absorber des nuages de gaz ou une étoile alentour : ils sont donc relativement faciles à détecter, grâce aux rayons X émis lors des opérations ce très violent festin. Mais là non : les télescopes ne voient littéralement rien.

Référence

A Sun-like star orbiting a black hole

We report discovery of a bright, nearby (G=13.8; d=480 pc) Sun-like star orbiting a dark object. We identified the system as a black hole candidate via its astrometric orbital solution from the Gaia mission. Radial velocity monitoring validated and refined the Gaia solution, and spectroscopy ruled out significant light contributions from another star. Joint modeling of radial velocities and astrometry constrains the companion mass to M2=9.8±0.2M⊙. The spectroscopic orbit alone sets a minimum companion mass of M2>5M⊙; if the companion were a 5M⊙ star, it would be 500 times more luminous than the entire system. These constraints are insensitive to the assumed mass of the luminous star, which appears as a slowly-rotating G dwarf (Teff=5850 K, logg=4.5, M=0.93M⊙), with near-solar metallicity ([Fe/H] = -0.2) and an unremarkable abundance pattern. We find no plausible astrophysical scenario that can explain the orbit and does not involve a black hole. The orbital period, Porb=185.6 days, is longer than that of any known stellar-mass black hole binary, and the eccentricity is modest, e=0.45. The system’s Galactic orbit is typical of thin-disk stars, suggesting that it formed in the Milky Way disk with at most a weak natal kick. Explaining the system’s formation with standard binary evolutionary models is challenging: it is difficult for the luminous star to survive a common envelope event under standard assumptions, and difficult for it to end up in a wide orbit afterward. Formation models involving triples or dynamical assembly in an open cluster may be more promising. This is the nearest known black hole by a factor of 3, and its discovery suggests the existence of a sizable population of dormant black holes in binaries. Future Gaia releases will likely facilitate the discovery of dozens more.

Comments:29 pages, 15 figures, 1-2 black holes. Submitted to MNRAS
Subjects:Solar and Stellar Astrophysics (astro-ph.SR); Astrophysics of Galaxies (astro-ph.GA)
Cite as:arXiv:2209.06833 [astro-ph.SR]
 (or arXiv:2209.06833v1 [astro-ph.SR] for this version)
 https://doi.org/10.48550/arXiv.2209.06833 Focus to learn more


30/09/2022 Nordstream

Il n’existe pas aujourd’hui de pays au monde qui puissent se passer de gazoducs ou oléoducs, soit pour transporter en interne le gaz qu’ils produisent ou utilisent, soit pour importer le gaz qu’ils ne produisent pas ou exporter celui qu’ils produisent en excès. Ces gazoducs sont soit terrestres soit sous- marins. Poser ou réparer des gazoducs terrestres ne pose pas de problèmes particuliers sauf s’ils traversent des pays hostiles.

Ce n’est pas le cas des gazoducs sous-marins, dès qu’ils atteignent une profondeur de quelques mètres. Ils exigent des installations terrestres et flottantes considérables. L’utilisation de drones sous-marins de plus en plus envisagée ne résoudra pas toutes difficultés.

Concernant la réparation des fuites de méthane qui affectent aujourd’hui Nord Stream 1 et 2 en mer Baltique  il faudrait  selon les ingénieurs couper une section des pipelines, puis la changer en ressoudant le tout. Dans la réalité, l’opération serait plus compliquée. Elle exigerait d’intervenir entre 40m et 80m de profondeur, avec des infrastructures équivalentes à celles qui ont été utilisées lors de la construction des gazoducs.

Les Pays ou organisations dites terroristes qui auraient provoqué ces fuites ont du affronter des difficultés de même nature, rendues plus difficiles par la nécessité d’opérer discrètement dans des aires maritimes sensibles soumises à une surveillance constante, y compris satellitaire, de tous les pays concernés. Pourquoi n’auraient-ils pas été repérés?

https://www.tf1info.fr/international/russie-nord-stream-1-est-probablement-perdu-aux-yeux-de-certains-experts-le-gazoduc-serait-irreparable-2233753.html

Note

En réponse cette question on lira une analyse de Thierry Meyssan en date du 4/10/2022
https://www.voltairenet.org/article218154.html

Les deux explications se complètent

29/09/2022 Reconstitution du noyau originel de la Voie lactée



Notre Galaxie, la Voie lactée, est considérée comme de taille moyenne. Son diamètre est estimé à 100.000 années-lumière. Elle abrite entre 100 et 400 milliards d’étoiles. C’est une galaxie spirale barrée, c’est-à dire est une galaxie spirale dont les bras spiraux n’émergent pas du centre de la galaxie, mais d’une barre constituée d’étoiles traversant ce centre. Elle contient néanmoins un halo d’étoiles tout autour du disque galactique. La densité d’étoiles y est plus faible Comme la plupart des galaxies à disque, elle s’est formée principalement par des collisions avec d’autres galaxies plus petites. Elle les a ensuite attirées petit à petit, jusqu’à ce que les deux systèmes ne fassent plus qu’un. 
Aujourd’hui, des chercheurs ont étudié une autre partie de notre Galaxie : ce qu’ils appellent son noyau . Il s’agit des étoiles qui se situeraient près du centre et dateraient des premiers instants de la Voie lactée, soit moins d’un milliard d’années après le Big Bang. Les résultats de leur étude ont été prépubliés sur le serveur arXiv. On en trouvera ci-dessous les références et l’abstract.

Dans ce que l’on nomme l’archéologie galactique, les chercheurs tentent de comprendre l’histoire de la formation des galaxies, qu’il s’agisse de la nôtre ou de celles qui l’entourent. Or, d’après l’étude citée, deux scénarios peuvent mener à une galaxie à disque aussi massive que la Voie Lactée. Il se forme d’abord un noyau primitif, composé d’étoiles pauvres en métaux, comportant principalement de l’hydrogène et de l’hélium. Ceci parce qu’au tout début de l’Univers, seuls les éléments les plus légers étaient présents. Des nuages plus denses, appelés protogalaxies, se sont ensuite formés, et c’est à partir d’eux que les premières étoiles, puis les galaxies, sont nées  Les éléments plus lourds que l’hélium, qualifiés de « métaux » en astrophysique, ne se sont répartis dans le milieu stellaire qu’après la formation des premières supernovas. On nomme ainsi des explosions d’étoiles massives en fin de vie. Ainsi, selon l’étude, « les galaxies à disques massifs comme la Voie lactée hébergent une population stellaire ancienne, pauvre en métaux et concentrée au centre ».

A la suite de la création de ce premier noyau se produisent les fusions entre galaxies s’accompagnant de la formation d’étoiles primitives : « dans le contexte de la formation hiérarchique de galaxies à disques massifs comme la Voie lactée, nous devrions nous attendre à ce que les étoiles les plus anciennes et les plus pauvres en métaux se soient formées au sein d’une des surdensités principales qui ont fusionné tôt pour former la protogalaxie, ou se soient formées tôt dans des galaxies satellites distinctes qui ont finalement fusionné avec le corps principal. Le premier chenal est communément appelé formation in situ, le second formation accumulée dite aussi formation accrétée ». Le but des chercheurs était de distinguer ces deux scénarios.

Ainsi donc la création d’étoiles au sein d’un nuage d’hydrogène et d’hélium, puis différentes collisions ont conduit à l’agrandissement de la Voie Lactée. Les chercheurs évoquent également une collision avec la galaxie Gaïa-Encelade il y a 11,5 milliards d’années et plusieurs collisions successives avec la galaxie satellite naine du Sagittaire, toujours en orbite aujourd’hui autour de la Voie lactée. En plus de ces deux événements bien connus aujourd’hui-, l’étude évoque d’autres indices caractéristiques d’une galaxie agrandie par accrétion : « Un nombre croissant de composants supplémentaires accrétés distincts de la Galaxie ont été identifiés ».

18.000 étoiles retrouvées avec une métallicité très faible

Pour retrouver le noyau in situ, les chercheurs identifié environ 2 millions d’étoiles géantes, situées à moins de 30° du centre galactique, dans la direction de la constellation du Sagittaire. Ils ont ensuite entrepris de calculer leur métallicité, en se basant sur la quantité de fer relative de ces étoiles par rapport à l’hydrogène, et en comparant avec le Soleil. Pour cela, ils ont utilisé les dernières données récoltées par le satellite Gaia, dévoilées le 12 juillet 2022. Et ils ont dénombré un amas de 18.000 étoiles, à la fois anciennes, datant d’il y a près de 12,5 milliards d’années, et pauvres en métal ! Le tout pour une masse mesurée de 5.107 masses solaires, mais évalué à 108 masses solaires en prenant en compte l’obscurcissement par la poussière, soit environ 0,2 % de la masse totale de la galaxie. 

Jusqu’à aujourd’hui, des étoiles anciennes et pauvres en métallicité avaient été trouvées, comme SDSS J102915+172927 âgée d’environ 13 milliards d’années, ou encore HE 1523-0901, la plus âgée de la galaxie, située dans le halo galactique. Mais elles se trouvent toutes isolées : c’est la première fois qu’un tel amas aussi ancien est trouvé ! L’étude explique aussi que les étoiles trouvées « ne montrent aucune rotation nette », contrairement aux étoiles de métallicité supérieure qui sont « dominées par la rotation ». Un résultat qui témoigne d’autant plus de l’ancienneté de ces étoiles, formées alors que la galaxie n’en était pas encore une, et n’avait pas encore enclenché sa rotation !

Ainsi, pour les chercheurs, « toutes ces informations correspondent à une image dans laquelle ce cœur pauvre en métaux de la Voie lactée constitue le composant proto-galactique le plus ancien de notre Galaxie ». Ils concluent en expliquant que leurs résultats « ne désignent en aucun cas une nouvelle composante stellaire distincte de la Voie lactée », et que « la distribution spatiale de cette population mérite d’être modélisée quantitativement ». Des études supplémentaires permettront d’en savoir plus sur ce noyau in situ de la Voie Lactée et ainsi sur son passé.

Référence

The Poor Old Heart of the Milky Way

Submitted on 6 Sep 2022]

Massive disk galaxies like our Milky Way should host an ancient, metal-poor, and centrally concentrated stellar population. This population reflects the star formation and enrichment in the few most massive progenitor components that coalesced at high redshift to form the proto-Galaxy. While metal-poor stars are known to reside in the inner few kiloparsecs of our Galaxy, current data do not yet provide a comprehensive picture of such a metal-poor « heart » of the Milky Way. We use information from Gaia DR3, especially the XP spectra, to construct a sample of 2 million bright (BP <15.5 mag) giant stars within 30∘ of the Galactic Center with robust [M/H] estimates, δ [M/H] ≲0.1. For most sample members we can calculate orbits based on Gaia RVS velocities and astrometry. This sample reveals an extensive, ancient, and metal-poor population that includes ∼18,000 stars with −2.7< [M/H] <−1.5, representing a stellar mass of ≳5×107 M⊙. The spatial distribution of these [M/H] <−1.5 stars has a Gaussian extent of only σRGC∼2.7 kpc around the Galactic center, with most of these orbits being confined to the inner Galaxy. At high orbital eccentricities, there is clear evidence for accreted halo stars in their pericentral orbit phase. Stars with [M/H] <−2 show no net rotation, whereas those with [M/H] ∼−1 are rotation dominated. Most of the tightly bound stars show [α/Fe]-enhancement and [Al/Fe]-[Mn/Fe] abundance patterns expected for an origin in the more massive portions of the proto-Galaxy. These central, metal-poor stars most likely predate the oldest part of the disk (τage≈12.5 Gyrs), which implies that they formed at z≳5, forging the proto-Milky Way.



Subjects:Astrophysics of Galaxies (astro-ph.GA)
Cite as:arXiv:2209.02722 [astro-ph.GA]
 (or arXiv:2209.02722v1 [astro-ph.GA] for this version)
 https://doi.org/10.48550/arXiv.2209.02722 Focus to learn more

28/09/2022 Fuites sur le gazoduc Nordstream 2 en mer Baltique

Nous ne reviendrons pas ici sur cet « incident ». Au soir du 28 septembre, l’accord semble unanime. Il s’agit d’un acte terroriste, pour ne pas parler d’un acte de guerre. Mais aucun consensus n’existe concernant l’auteur de cet acte du guerre, qui est jusqu’ici resté silencieux. On sait seulement que ce sabotage, à cette profondeur, nécessitait des moyens techniques considérables.

Bien que son ouverture ait été annulée en début d’année en représailles à l’invasion russe de l’Ukraine, le gazoduc avait été « préparé techniquement » et « rempli de gaz », a expliqué lundi à l’AFP Ulrich Lissek, porte-parole de la société Nord Stream 2. Ce pipeline devait renforcer les capacités d’exportation de gaz russe directement vers l’Allemagne, en supplément du premier gazoduc Nord Stream. Ce dernier a été complètement arrêté début septembre par Gazprom.

La Russie, fréquemment accusée, a refusé toute responsabilité. On ne voit pas en effet quels avantages elle tirerait de ce sabotage, qui la privera pendant un temps indéterminé, des revenus qu’elle attendait de la vente à l’Allemagne des hydrocarbures russes. Moscou va demander une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU au sujet des fuites, après avoir sommé Joe Biden de dire si les États-Unis étaient à l’origine de ce « sabotage ». Une insinuation jugée « ridicule » selon la porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.

Mais alors, cui bono ? A qui profite le crime ? On peut penser que c’est au puissant lobby gazo-pétrolier américain. Celui-ci veut rendre impossible l’acquisition par les Européens de gaz russe. Depuis plusieurs mois, les pétroliers américains ont financé la construction de navires méthaniers porteurs de Gaz Naturel Liquéfié CNL extrait en abondance aux Etats-Unis et qu’ils s’efforcent de vendre à toute l’Europe, obligeant cette dernière à la construction de coûteuses infrastructures portuaires. Ils ont toutes les ressources nécessaires pour saboter un gazoduc.

Voir https://www.nouvelobs.com/monde/20220928.OBS63792/accident-ou-sabotage-ce-que-l-on-sait-des-fuites-sur-les-gazoducs-en-mer-baltique.html