12/11/22 La recherche d’exoplanètes biocompatibles

Général de Mac Mahon: « Que d’eau…que d’eau ! » 1875

Ce terme désigne des planètes ne gravitant pas autour d’un soleil central et présentant des conditions favorables à la vie telle qu’elle est connue sur la Terre.

Aujourd’hui, il est admis que de telles planètes doivent nécessairement comporter de l’eau liquide dont la température se situerait entre -10° et environ +50° à quelques exceptions près. Dans la mesure où les planètes du système solaire, hors la Terre, ne paraissent pas héberger ou avoir hébergé de vie, il est intéressant de rechercher si l’une ou l’autre des exoplanètes récemment découvertes en dehors du système solaire pourrait présenter des conditions compatibles avec la vie, à commencer par de l’eau liquide.

Il ne serait pas question compte tenu des distances de s’y rendre un jour, mais il sera précieux de savoir si elles sont peuplées d’êtres vivants, que ce soit des bactéries ou de super-humains avec lesquels une communication interplanétaire serait éventuellement possible au long des siècles.

Mais de quelle façon se présenterait cette eau liquide ? sous forme de suintement alimentant des mares ou sous la forme de ce qui a été nommé des planètes océans, entièrement recouvertes de mers? De tels astres n’ont pas encore été clairement identifiés, mais le concept fut introduit en 2004 par Alain Léger, cosmologiste à Paris Université et des confrères.

Ces mondes hypothétiques ressembleraient aux planètes géantes glacées du système solaire, Uranus et Neptune. Mais à la différence de ceux-ci, ces planètes comporteraient, si elles se trouvaient dans la zone habitable de leur système solaire, un océan d’eau liquide pouvant atteindre 100 km de profondeur où la vie pourrait prospérer.

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L’existence en dehors du système solaire de planètes océaniques, c’est-à-dire dont la surface est recouverte durablement par plus de 20% d’eau, est une hypothèse de plus en plus vraisemblable. On les nomme souvent des « watery world s» Il restait jusqu’à ces derniers temps à la vérifier expérimentalement.

Il semble que ce soit fait aujourd’hui. L’analyse en cours des observations du télescope en orbite dit James Webb Télescope a montré en 2008 que la moitié des 4000 exoplanètes observées étaient du type sec et rocheux comme la Lune ou Mars, tandis que l’autre moitié comportait assez d’eau (H20) pour être qualifiées de watery worlds.    

Ces mondes se présenteraient nécessairement en surface comme des glaciers puisque en contact avec le froid interplanétaire. De ces glaciers pourraient éventuellement émerger des sommets rocheux si ils étaient assez hauts pour dépasser l’altitude des glaces. Une atmosphère humide de vapeurs envelopperait l’ensemble.

Beaucoup d’astronomes pensaient jusqu’à présent que tels mondes étaient rares. Désormais l’opinion contraire prévaut. Dans les prochaines décennies leur recherche devrait devenir une priorité. Ils pourraient se révéler avoir été, ou même être encore, des milieux favorables à l’épanouissement de formes de vie comparables à celles connues sur la Terre.

La vie terrestre, selon les hypothèses actuelles, est apparue dans des milieux riches en nutriments tels que des mares d’eau en surface ou des évents hydrothermals océaniques en profondeur. Le même phénomène aurait pu se produire sur des planètes situées dans la zone dite habitable de leur orbite autour de leur soleil. La zone habitable circumstellaire (ou écosphère) est une sphère théorique entourant une étoile et où la température dite d’équilibre à la surface des planètes y orbitant permettrait l’apparition d’eau liquide. 

Rappelons que l’orbiteur Galileo de la Nasa, lors des 8 années de cette mission consacrée à l’étude de Jupiter, avait constaté que les satellites de Jupiter nommé Europa et Ganymède, comportaient des océans d’eau liquide cachés sous une épaisse couche de glace.

https://solarsystem.nasa.gov/missions/galileo/in-depth/

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Pour en savoir plus, lire l’article Water, water everywhere de Conor Feehly Newscientist 29 octobre 2022

11/11/22 Sur la voie de la gravitation quantique

On nomme gravitation quantique une théorie hypothétique associant l’ancienne théorie de la gravité modernisée et popularisée par Einstein au début du 20 siècle et la physique quantique datant des débuts du 20 siècle. Ces deux théories sont incompatible mais elles donnent toutes deux des résultats expérimentalement vérifiés.

Régulièrement des cosmologistes annoncent avoir mis au point des expériences montrant que dans l’univers primitif ces contradictions n’existaient pas.

Ainsi, un article de vice.com affirme que des scientifiques ont simulé l’univers primitif dans une nouvelle expérience faisant appel à des atomes ultra-froids et permettant d’associer la gravité et les effets quantique. D’autres expériences dans le cosmos devraient permettre de tester cette hypothèse.

https://www.vice.com/en/article/qjkmp7/scientists-simulate-early-universe-with-quantum-state-of-matter-in-mind-bending-lab-experiment .

Les premiers instants suivant l’apparition de l’univers sont un mystère, puisque aucun élément ne nous permet de les observer. En particulier l’hypothèse de l’expansion explosive quelques milliseconde après le Big Bang n’est pas admise par tous. Aujourd’hui cependant une équipe de physiciens a mis au point un modèle réduit de ce que pourrait être un univers en expansion sous la forme de ce qu’ils ont nommé un “quantum field simulator” ou simulateur de champs quantiques composé d’atomes ultrafroids

Voir Nature  référencé ci-dessous

L’expérience permet de simuler différentes versions d’un espace courbe correspondant à ce que pourrait être un univers sphérique ou hyperbolique (Hyperbolique, voir https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9om%C3%A9trie_hyperbolique). Ces différentes courbures de l’espace-temps influencent, entre autres choses, la façon dont les particules de matière sont produites en laboratoire. Elles permettent d’analyser des dynamiques qui pourraient s’être produites lors du Big Bang.

De tels simulateurs offrent aujourd’hui l’avantage d’explorer des éléments intéressant la gravitation quantique, c’est-à-dire les relations entre la matière et l’énergie au niveau de l’atome.

Référence

https://www.nature.com/articles/s41586-022-05313-9

 09 November 2022

Quantum field simulator for dynamics in curved spacetime

Nature  volume 611, pages 260–264 (2022)

Abstract

In most cosmological models, rapid expansion of space marks the first moments of the Universe and leads to the amplification of quantum fluctuations1. The description of subsequent dynamics and related questions in cosmology requires an understanding of the quantum fields of the standard model and dark matter in curved spacetime. Even the reduced problem of a scalar quantum field in an explicitly time-dependent spacetime metric is a theoretical challenge2,3,4,5, and thus a quantum field simulator can lead to insights. Here we demonstrate such a quantum field simulator in a two-dimensional Bose–Einstein condensate with a configurable trap6,7 and adjustable interaction strength to implement this model system. We explicitly show the realization of spacetimes with positive and negative spatial curvature by wave-packet propagation and observe particle-pair production in controlled power-law expansion of space, using Sakharov oscillations to extract amplitude and phase information of the produced state. We find quantitative agreement with analytical predictions for different curvatures in time and space. This benchmarks and thereby establishes a quantum field simulator of a new class. In the future, straightforward upgrades offer the possibility to enter unexplored regimes that give further insight into relativistic quantum field dynamics.

10/11/22 Dépasser la vitesse de la lumière

Le moindre objet spatial situé hors du système solaire proche se trouve à des distances qui s’évaluent en années-lumière. L’année lumière est la distance que parcoure la lumière en un an, cette dernière se déplaçant à un vitesse voisine la vitesse de 300.000 km à la seconde

L’astronomie utilise la distance terre-soleil comme unité de référence. Cette unité astronomique aussi écrit U.A. est égale à la distance Terre-Soleil soit 150 millions de km. Autrement dit, compte tenu de la vitesse des engins spatiaux actuels, transportant des humains, aucun de ceux-ci ne peut espérer se rendre à la limite du Système Solaire. Seules le peuvent des sondes comme les sondes Voyager 1 et 2 de la Nasa. Rappelons que 40 ans après son lancement, la sonde Voyager 2 a quitté le système solaire.

Cependant en physique théorique ce que l’on nomme l’Alcubierre Warp Drive représente une méthode hautement spéculative pour donner une solution aux équations de champ d’Einstein désignant l’interaction entre l’énergie, le temps et l’espace.

Rappelons qu’en 1994 un physicien mexicain nommé Miguel Alcubierre proposa une méthode pour courber l’espace temps afin de rendre possible en théorie des déplacements plus rapide que la vitesse de la lumière (FTL). On peut dire en simplifiant qu’il s’agissait de dilater l’espace-temps devant un vaisseau spatial en mouvement après quoi le vaisseau passé l’espace temps se contracterait à nouveau. La tension finale ne serait pas modifiée.

Ainsi serait formé finalement une bulle de distorsion (warp bubble). Cette bulle pourrait se déplacer dans l’espace à des vitesses plus grandes que celle de la lumière. La vitesse du vaisseau dans la bulle ne dépasserait pas la vitesse de la lumière. La méthode a été nommée l ‘ Alcubierre Métric.

Inutile de préciser qu’il n ‘existe pas aujourd’hui de moyens pratiques de créer des bulles d’espace-temps non plus que pour y enfermer des vaisseaux spatiaux.

On remarquera cependant que la Nasa avait mis en place en 1986 un Breakthrough Propulsion Physics Project (BPP) qu’elle cessa de financer en 2002. Par contre en 2012, elle a demandé à son Nasa Advanced Propulsion Physics Laboratory de réétudier la faisabilité d’une bulle d’espace-temps.

Il ne faut pas se décourager, sauf à accepter de se rendre dans la Lune par voiture à cheval

09/11/22. La communication vocale chez les tortues

Contrairement à ce que beaucoup pensent, les tortues peuvent communiquer entre elles par un langage parlé . Une étude récente, référencée ci-dessous, a montré que des tortues n’étaient pas seules à utiliser de tels langages.

Les auteurs citent notamment le Cayenne caecilian (https://eol.org/pages/1019672 et le Longfish sud américain qui ont la forme de gros vers. Ils créent des sons différents en chassant de l’air à travers des structures spécialisées se trouvant dans leur poitrine. Ils utilisent ces sons pour communiquer entre eux à l’occasion d’activités collectives bien définies, recherche d’un partenaire, partage de nourriture, soin parental. Ces protos langages seraient apparus il y a environ 400 millions d’années.

De tels sons avaient été précédemment identifiés, mais personnes n’avait voulu y voir des langages bien définis

Logiquement ces études devraient permettre de mieux comprendre le langage des oiseaux .

Référence

Published: 25 October 2022
Common evolutionary origin of acoustic communication in choanate vertebrates

Published: 25 October 2022

Nature Communications 
volume13, Article number: 6089 (2022) Cite this article

Abstract

Acoustic communication, broadly distributed along the vertebrate phylogeny, plays a fundamental role in parental care, mate attraction and various other behaviours. Despite its importance, comparatively less is known about the evolutionary roots of acoustic communication. Phylogenetic comparative analyses can provide insights into the deep time evolutionary origin of acoustic communication, but they are often plagued by missing data from key species. Here we present evidence for 53 species of four major clades (turtles, tuatara, caecilian and lungfish) in the form of vocal recordings and contextual behavioural information accompanying sound production. This and a broad literature-based dataset evidence acoustic abilities in several groups previously considered non-vocal. Critically, phylogenetic analyses encompassing 1800 species of choanate vertebrates reconstructs acoustic communication as a homologous trait, and suggests that it is at least as old as the last common ancestor of all choanate vertebrates, that lived approx. 407 million years before present.

09/11/22 L’Italie hors de la guerre


On trouvera ci-dessous le manifeste d’une organisation politique italienne qui s’est nommée Campagne pour l’Italie hors de la guerre

Certains verront là l’expression d’intérêts économiques, italiens voire russes, que pénalise la politique des sanctions à l’égard de la Russie, sanctions dont profitent en premier lieu les entreprises américaines.

Nous en retenons les points suivants:

Appel à la mobilisation. Construisons une alliance transversale pour la paix et l’économie.

Appel à la mobilisation pour la sortie de guerre de l’Italie, contre les sanctions contre la Russie, en faveur de notre pays comme médiateur de la Paix.

Sortir de la guerre qui éclate de l’Europe à l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient, travailler à une solution diplomatique, sauver l’économie.

La guerre – militaire, économique, politique, médiatique, idéologique – envahit nos vies à tous les niveaux. C’est avant tout une guerre économique qui ” bombarde ” notre pays avec une intensité croissante. Sans matières premières et sans énergie, tout est paralysé (alimentation, médicaments, soins de santé, transports, éclairage public, internet, etc.) L’énergie à des coûts insoutenables provoque la paralysie progressive du système de production et de services.

Le gaz russe est le moins cher du monde. Empêcher son utilisation, le remplacer par du GNL dont le prix est déterminé par des mécanismes spéculatifs, constitue un acte de guerre contre l’Italie et les Italiens. Les familles, les travailleurs et les petites et moyennes entreprises de tous les secteurs – commerce, agriculture, industrie, élevage, pêche, restauration, tourisme – déjà lourdement affectés par les lockdowns, sont frappés.

Le coût de la vie est en constante augmentation. Les faillites, les fermetures, les licenciements, la désindustrialisation, la baisse de la consommation, la déchéance et la misère croissante en sont les conséquences les plus immédiates.

Il est nécessaire de se mobiliser pour sortir de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons. Mettre en lumière le mécontentement qui traverse horizontalement le pays. S’opposer au sabotage institutionnel et à l’attaque désormais systémique de notre économie.

La conscience croissante et généralisée de la façon dont la participation co-belligérante de notre pays a été un choix suicidaire, imposé par ces pouvoirs supranationaux auxquels le gouvernement Draghi a donné effet, peut et doit devenir une force transversale auto-organisée, mettant en œuvre le principe constitutionnel selon lequel la souveraineté appartient au peuple.

http://www.defenddemocracy.press/campagne-litalie-hors-de-la-guerre/

08/11/22 Articles de Jean-Paul Baquiast publiés à ce jour

08/11/22 La Russie est-elle militairement affaiblie?
07/11/22 Plus de cent millions de trous noirs dans la Voie Lactée.
07/11/22 Des océans sur la planète Mars

06/11/22 A la recherche d’OVNIS venus de nulle part0
6/11/22 Rendre conducteurs des matériaux isolants.
05/11/22 6.500 morts pour la Coupe du Monde de foot-ball au Qatar en 2022
05/11/22 . Recycler les matières plastiques
04/11/22 Transplantation de neurones humains dans des cerveaux de jeunes rats
03/11/22 La France doit participer aux projets d’avions décarbonés
03/11/22 l’étonnant désintérêt français pour les drones navals militaires
01/11/22. Les grandes sécheresses deviendront régulières
31/10/22 Moscou annonce la fin des opérations de mobilisation
31/10/2022. Lula pourra-t-il se distinguer de Bolsonaro?

Une Beauce artificielle
29/10/22.. Fiche de lecture
28/10/22. Les européens doivent-ils envisager un retour à la malle-poste ?

A quand la mutation qui rendra les humains un peu plus intelligents
Allemagne. Du miracle à la déroute
De plus en plus de méthane émis par l’homme

Notre avenir énergétique se décide maintenant
25/10/22. Un grand pas vers la vie artificielle synthétique.
24/10/22 Poutine propose à Recep Erdogan de construire un hub gazier en Turquie

23/10/22 Gravité et magnétisme, les deux forces qui structurent l’univers
22/10/22. Découverte d’un gigantesque trou noir dans le proche environnement terrestre.

21/10/22 Risques génétiques favorisant le développement du Covid 19
20/10/22 Surprise. Surprise. L’armée russe utilise des drones iraniens
20/10/22 Pourquoi la planète Mars est-elle invivable pour l’homme ?
19/10/22 D’ou proviennent les micro-organismes primordiaux terrestres ?
17/10/22 Détection d’un TDE anormalement rapide

17/10/2022 Affaire Dupond Moretti
16/10/2022.Coopération scientifique entre la Chine et la France
15/10/2022 L’Europe peut-elle « anéantir l’armée russe »?
Durée de la coexistence entre homo sapiens et Néandertaliens

Abiogenesis: L’argument de l’Apocalypse (the Carter argument) reconsidéré
13/10/2022 Canons célèbres en service dans l’armée française
12/10/2022. Le gazoduc Nordstream
11/10/2022 Nouvelles sanctions. L’Europe a-t-elle bien réfléchi ?

10/10/2022 Découverte d’une nouvelle exoplanète ou superterre habitable
09/10/ 2022 Joe Biden va-t-il perdre la guerre du pétrole contre la Russie ?
09/10/2022 Il est criminel de continuer à mentir sur les armes nucléaires tactiques
07/10/2022.Le nouvel « Etat-civilisation » que devra mettre en place l ‘humanité dans ses politiques spatiales
06/10/2022 Le spatial militaire français
06/10/2022 Du ribosome de synthèse auto-réplicant à l’homme artificiel
Baraye . Pour. En hommage

05/19/2022 L’Ukraine peut-elle « totalement renverser la Russie »?
10/10/2022 Découverte d’une nouvelle exoplanète ou superterre habitable
09/10/ 2022 Joe Biden va-t-il perdre la guerre du pétrole contre la Russie ?09/10/2022 Il est criminel de continuer à mentir sur les armes nucléaires tactiques

07/10/2022.Le nouvel « Etat-civilisation » que devra mettre en place l ‘humanité dans ses politiques spatiales
06/10/2022 Le spatial militaire français
06/10/2022 Du ribosome de synthèse auto-réplicant à l’homme artificiel
04/10/22. Les grèves du rail aux Etats-Unis
04/10/2022 Première ministre sur fond de grève
03/10/2022. Des missiles « invincibles ».
02/10/2022 Apparition d’un nouveau virus potentiellement mortel
02/10/ 2022. Détection d’un trou noir proche.
30/09/2022 Nordstream
29/09/2022 Reconstitution du noyau originel de la Voie lactée

28/09/2022 Fuites sur le gazoduc Nordstream 2 en mer Baltique



08/11/22 La Russie est-elle militairement affaiblie?

Les récents témoignages provenant de jeunes militaires russes engagés dans l’opération militaire spéciale de Vladimir Poutaine en Ukraine posent une première question. Comment se fait-il que le commandement russe ne censure-t-il pas la diffusion sur internet de tels propos ?

On y répond qu’il est impossible aujourd’hui d’empêcher celui qui accepte d’en courir le risque d’utiliser Internet pour s’adresser au monde entier. C’est évidemment faux. Il existe des logiciels qui permettent de désactiver certains propos tout en laissant à l’auteur de ceux-ci l’usage de son portable. Manifestement Moscou a intérêt à laisser penser que l’armée russe est sur la voie de la décomposition, alors qu’elle était considérée y compris aux Etats-Unis comme la deuxième puissance militaire au monde après la leur.

En seconde question, pourquoi Vladimir Poutine paraît-il s’inquiéter d’échanges sur Internet pouvant laisser penser que son armée est affaiblie alors qu’elle dispose d’une panoplies d’armes conventionnelles et nucléaires tactiques bien plus efficaces que celles des occidentaux. C’est ainsi que les missiles et les drones militaires russes sont dotés de logiciels d’intelligence artificielle encore supérieurs à ceux des américains et bien évidemment à ceux des chinois.

Une réponse possible à ces questions serait que Moscou aurait intérêt à laisser penser qu’il s’est considérablement affaibli au plan militaire. En premier lieu cela rassurerait les opinions publiques de ses partenaires des BRICS qui n’ont nulle envie de laisser entraîner dans une course à l’armement interminable. En second lieu, les gouvernements européens eux-mêmes auraient plus du mal à faire admettre de leurs oppositions de nouvelles dépenses militaires menaçant directement la Russie, y compris dans le domaine spatial, si celle-ci avait perdu de sa puissance.

07/11/22 Plus de cent millions de trous noirs dans la Voie Lactée.

Il y a seulement quelque années, les astrophysiciens s’interrogeaient sur la pertinence du concept de trou noir. Depuis ils se sont mis pour l’essentiel d’accord

En astrophysique, un trou noir est un objet céleste si compact que l’intensité de son champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper. Le trou noir n’est pas une fenêtre mystérieuse qui s’ouvrirait sur un autre univers. Il résulte de la simple application des lois de la gravitation. Pour nous il n’est pas visible directement. On ne le détecte qu’indirectement par ses effets sur les autres corps dotés d’une masse suffisante. D’après les estimations d’une équipe de scientifiques, il y aurait 40 milliards de milliards de trous noirs dans l’Univers observable. 

Par contre, comme l’a montré Hawking, les trous noirs peuvent s’évaporer par rayonnement. Le rayonnement de Hawking est un rayonnement que doit émettre tout trou noir du fait des lois de la mécanique quantique et qui provoque son évaporation par perte de masse, par perte de moment cinétique si le trou noir était en rotation ou par perte de charge électrique, s’il était chargé.

Dans ce cas, le trou noir disparaît au sens propre du terme, au profit d’un univers littéralement vide de matière, parfois nommé vide quantique par les physiciens quantiques. Pour certains de ces derniers cependant, tel Claude Aslangui (voir https://www.youtube.com/watch?v=gI6Gmj4cdsE), le vide ne serait pas véritablement vide.

Localisé dans la constellation d’Ophiuchus, avec une masse avoisinant dix fois celle du Soleil, un trou noir nommé Gaia BH1, le plus proche de la Terre découvert à ce jour, se trouve à seulement 1560 années-lumière de notre planète.

Grâce à une observation aux rayons X, il est apparu que situé dans la constellation d’Ophiuchus, ce trou noir nommé Gaia BH1 dispose d’une masse avoisinant dix fois celle du Soleil,. C’est un trou noir le plus proche de la Terre découvert à ce jour. Il se trouve à seulement 1560 années-lumière de celle-ci, selon une étude publiée cette semaine par  la revue Royal Astronomical Society. Il est trois fois plus proche que le précédent détenteur du record, qui se trouve dans la constellation de la Licorne

C’est grâce à la sonde spatiale Gaia de l’Agence spatiale européenne (Esa), que des astronomes américains ont pu collecter des données permettant de l’identifier.

Pour localiser un trou noir, les astronomes observent les mouvements d’un objet stellaire avec son étoile dite «compagnon» qui tourne autour de lui comme la Terre avec le Soleil. Grâce à une observation aux rayons X, la matière surchauffée provenant de l’étoile compagnon se dirigeant en spirale vers le trou noir est détectée de manière fiable, où elle produit des rayonnements intenses ainsi que des jets de matière. 

Ainsi on estime à partir de ce schéma que plus de 100 millions de trous noirs de masse stellaire peupleraient la galaxie

Néanmoins, Gaia BH1 est ce qu’on appelle un trou noir à l’état «dormant». D’après un communiqué de Kareem El-Badry, astrophysicien au Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics (CfA) et auteur principal de l’étude référencée ici, ce dernier n’accumule pas de matières et ne libère pas de rayons X. 

L’équipe de scientifiques a donc pu s’appuyer sur les images satellites de l’Esa, mais aussi le télescope de l’Observatoire international Gemini à Hawaï, avec lequel ils ont observé d’infimes déviations de vitesse provoquées par un gigantesque objet invisible.

Plusieurs zones d’ombre restent à éclaircir, en particulier pourquoi le trou noir n’a pas englouti l’étoile qui existait avant qu’il ne se forme, et comment ce système stellaire atypique s’est-il formé. Avec cette étude, «les futures publications de Gaia faciliteront probablement la découverte de dizaines d’autres», selon la revue Royal Astronomical Society.

Source

A Sun-like star orbiting a black hole 
02 November 2022

Kareem El-BadryHans-Walter RixEliot QuataertAndrew W HowardHoward IsaacsonJim FullerKeith HawkinsKatelyn BreivikKaze W K WongAntonio C Rodriguez 

  •  Abstract
  • We report discovery of a bright, nearby (⁠G=13.8;d=480pcG=13.8;d=480pc⁠) Sun-like star orbiting a dark object. We identified the system as a black hole candidate via its astrometric orbital solution from the Gaia mission. Radial velocities validated and refined the Gaia solution, and spectroscopy ruled out significant light contributions from another star. Joint modeling of radial velocities and astrometry constrains the companion mass to M2 = 9.62 ± 0.18 M⊙. The spectroscopic orbit alone sets a minimum companion mass of M2 > 5 M⊙; if the companion were a 5 M⊙ star, it would be 500 times more luminous than the entire system. These constraints are insensitive to the mass of the luminous star, which appears as a slowly-rotating G dwarf (⁠Teff=5850KTeff=5850K⁠, log g = 4.5, M = 0.93 M⊙), with near-solar metallicity (⁠[Fe/H]=−0.2[Fe/H]=−0.2⁠) and an unremarkable abundance pattern. We find no plausible astrophysical scenario that can explain the orbit and does not involve a black hole. The orbital period, Porb = 185.6 days, is longer than that of any known stellar-mass black hole binary. The system’s modest eccentricity (e = 0.45), high metallicity, and thin-disk Galactic orbit suggest that it was born in the Milky Way disk with at most a weak natal kick. How the system formed is uncertain. Common envelope evolution can only produce the system’s wide orbit under extreme and likely unphysical assumptions. Formation models involving triples or dynamical assembly in an open cluster may be more promising. This is the nearest known black hole by a factor of 3, and its discovery suggests the existence of a sizable population of dormant black holes in binaries. Future Gaia releases will likely facilitate the discovery of dozens more.

07/11/22 Des océans sur la planète Mars

Aujourd’hui, le climat de la planète Mars et celui de la Terre diffèrent profondément . L’un est globalement froid et sec, l’autre est chaud et humide. Il y a 3 milliards d’années, selon un modèle scientifique récent dont nous publions ci-dessous les références, ils étaient très proches.

Le modèle tient compte de la présence sur Mars à cette date d’un océan circulaire qui restait liquide même si sur ses bords il était temporairement ou durablement glacé. Le cycle hydrologique (cycle des pluies) et celui de formation des glaciers d’altitude étaient très voisins.

Reste à comprendre sous quelle influence le climat martien s’est transformé pour devenir ce qu’il est aujourd’hui, quasiment sans atmosphère, dépourvu d’eau et brûlant. Avec l’actuel réchauffement climatique, un tel sort menace-il la Terre ?

Référence

Circumpolar ocean stability on Mars 3 Gy ago
119 (4) e2112930118

The current Martian climate is not habitable and far from Earth’s climate. At the same time that life spread on Earth (3 Gy ago), the Red Planet was possibly more similar to our Blue Planet. Our model includes a coupled model with dynamic ocean and atmosphere including a hydrological cycle and a simplified glacier mass flux scheme. We show that an ocean is stable in agreement with interpretations of the surface geological records.

Abstract

What was the nature of the Late Hesperian climate, warm and wet or cold and dry? Formulated this way the question leads to an apparent paradox since both options seem implausible. A warm and wet climate would have produced extensive fluvial erosion but few valley networks have been observed at the age of the Late Hesperian. A too cold climate would have kept any northern ocean frozen most of the time. A moderate cold climate would have transferred the water from the ocean to the land in the form of snow and ice. But this would prevent tsunami formation, for which there is some evidence. Here, we provide insights from numerical climate simulations in agreement with surface geological features to demonstrate that the Martian climate could have been both cold and wet. Using an advanced general circulation model (GCM), we demonstrate that an ocean can be stable, even if the Martian mean surface temperature is lower than 0 ∘°C. Rainfall is moderate near the shorelines and in the ocean. The southern plateau is mostly covered by ice with a mean temperature below 0 ∘°C and a glacier return flow back to the ocean. This climate is achieved with a 1-bar CO2-dominated atmosphere with 10% H2. Under this scenario of 3 Ga, the geologic evidence of a shoreline and tsunami deposits along the ocean/land dichotomy are compatible with ice sheets and glacial valleys in the southern highlands.

06/11/22 A la recherche d’OVNIS venus de nulle part

On apprend fin octobre 2022 que la NASA américaine a nommé 16 experts indépendants (professeurs, astronautes, journalistes scientifiques et océanographes) afin d’enquêter sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés, les PAN dits aussi OVNIS.

La formation de ce groupe d’étude de la NASA intervient après que plusieurs images sur ce sujet aient circulé dans les médias dont notamment en 2020 des vidéos déclassifiées d’archives de la Marine américaine et après la constitution par le ministère de la Défense américain du groupe UAPTF (Unidentified Aerial Phenomena Task Force) puis en juillet 2022 la création de l’AARO (All-domain Anomaly Resolution Office) : le bureau de résolution des anomalies pour tous les domaines, dépendant du ministère de la défense.

Ces travaux intéressent tout particulièrement le GEIPAN (Groupe d’Étude et d’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés), service du Centre National d’Études Spatiales (CNES), qui enquête en France sur les PAN sur le territoire français depuis 45 ans. Le GEIPAN a été invité à présenter ses activités et ses méthodes de travail devant le groupe indépendant de travail sur les PAN piloté par la NASA.

Créé en 1977 par le CNES, le GEIPAN est constitué d’une équipe de 4 personnes, en charge du recueil des témoignages, des enquêtes, des publications des études, de l’informatique et du pilotage de la structure. C’est un service technique du CNES qui travaille avec des personnels, des compétences et des facilités externes : une vingtaine d’enquêteurs et une vingtaine d’experts tous externes au CNES ainsi que de nombreux partenaires institutionnels (Armée de l’air, Gendarmerie nationale, Police nationale, CNRS, Météo-France, Aviation Civile).

En l’état actuel des connaissances scientifiques, tant en cosmologie que dans les sciences du vivant, l’hypothèse selon laquelle des organismes vivants, terrestres ou extraterrestres encore inconnus, pourraient patrouiller dans l’environnement de la Terre et disposeraient de technologies leur permettant à l’occasion de s’y manifester, relève de l’imagination. Qu’elle semble prise au sérieux par des administrations qui se plaignent non sans raisons du manque de moyens dans des domaines plus vitaux paraît incroyable, sauf à penser que ce soit une façon pour ces organismes de faire parler d’eux avant les prochaines conférences budgétaires.

Par contre, l’hypothèse selon laquelle des formes de vie très primitives aient pu exister il y a des milliards d’années sur les planètes dites habitables du système solaire mérite d’être étudiées très sérieusement. Il en est de même de l’hypothèse plus improbable selon laquelle des comètes ou autres météores aient pu en importer sur la Terre en provenance de l’extérieur du système solaire sans que le froid et le manque d’oxygène ne les détruise. Mais on ne voit pas comment de tels organismes vivant primitifs auraient eu le temps depuis leur apparition d’élaborer des civilisations techno-scientifiques suffisamment avancées pour construire des PAN capables d’explorer la Terre sans avoir été détectés jusqu’à ce jour.

Si des enquêtes scientifiques devaient avoir lieu, elles devraient rechercher dans le cortex cérébral supérieur de ceux qui croient aujourd’hui aux PAN l’organisation neurologique responsable de telles croyances.