19/03/2023 Un missile français

Cet article est publié par  Quora, plateforme sur laquelle les internautes peuvent poser des questions et où d’autres, spécialistes du sujet, leur répondent. NB Nous ne désirons pas discuter ici de la pertinence de cette réponse concernant le Rafale ou ses missiles

La question du jour«Quelle est l’arme qui rend le chasseur Rafale particulièrement redoutable?»

La réponse de Jean-Marc Loingtier:

C’est un secret qui est bien gardé.. La France a élaboré le missile de croisière le plus sophistiqué et le plus intelligent jamais mis sur un champ de bataille. Voici ce qu’il fait.

Il peut être équipé d’une charge nucléaire, ou traditionnelle. Il vole un peu plus vite qu’un Tomahawk américain (tout en restant lui aussi subsonique), mais peut emporter une charge explosive beaucoup plus importante. Comme le Tomahawk, il vole sous les radars, entre 10 mètres et 50 mètres; sur l’eau, on le distingue à peine mieux qu’un missile Exocet.

Si le parcours qu’il suit est trop bien défendu, ou si une nouvelle menace est détectée, il choisit automatiquement un chemin alternatif. Il peut aussi choisir d’engager des menaces aériennes ou au sol si le besoin s’en fait vraiment sentir.

À la vitesse d’un Airbus en haute altitude, il vole à 10 mètres au-dessus de la mer. Il sait anticiper. Si ses emports sont trop fragiles ou trop lourds, il est capable de contrôler la rapidité de ses changements de direction.
NB Point d’emport ou emport Un point d’emport est, sous les ailes d’un avion militaire ou civil, un ancrage pour accrocher les différents modules que peut emporter l’avion. Il peut s’agir de missiles, de bombes, de nacellesou de réservoirs largablesde carburant (point d’emport humide)

Il est aussi extrêmement furtif. Son fuselage est recouvert de matériaux absorbant les ondes émises par les radars (RAM) et sa visibilité infrarouge est contrôlée.

Il possède dans sa mémoire une cartographie radar qui lui permet de se guider et une reconnaissance automatique des cibles. Quand il arrive sur une batterie de missiles sol-air (SAM), soit il est déjà trop tard, soit il est déjà trop loin

18/03/2023 Une théorie presque quantique

En 1935 la théorie quantique faisait peur à Einstein en démontrant que des particules pouvaient interagir à distance, aussi éloignées l’une de l’autre qu’elles puissent l’être . « Spooky action at a distance » selon son appréciation devenue célèbre. On parle du principe de non-localité.

Si l’on intrique deux particules pour ensuite les sépare par des distances considérables, observer l’une entraîne immédiatement des répercussions sur l’autre. Autrement dit l’effet se transmet à une vitesse plus grande que celle de la lumière, ce qui est interdit par la relativité.

Il aurait sans doute eu encore plus peur aujourd’hui en constatant qu’une nouvelle théorie, dite théorie presque quantique « almost quantum theory » propose une description de la réalité plus précise que celle de la théorie quantique et a fortiori plus précise que celle de la relativité.

En simplifiant, disons que si rien ne se déplace plus vite que la lumière, il faut cependant tenir compte du principe dit de localité macroscopique. Ceci veut dire que si l’on passe du monde des particules au monde de la réalité macroscopique, celui où nous vivons, les lois de notre physique émergent et la non localité disparaît.

Ceci fut traduit un peu plus tard par une formulation plus simple dite « information causality » Elle signifie que lorsque deux personnes échangent de l’information, l’une ne peut pas en recevoir davantage que l’autre n’en a envoyée. Autrement dit, à chaque instant, le monde de l’information quantique ne peut tenir compte de l’information macroscopique ultérieure puisque celle-ci par définition, n’a pas eu encore le temps de lui apparaître..

Pour tester cette hypothèse, les auteurs n’ont pu faire appel aux particules classiques qui s’en tiendraient à leurs comportements actuels . Ils proposent d’utiliser des particules quantiques dite Kaons composées de quarks liés ensemble d’une façon nouvelle. Une autre solution serait d’étudier les interactions entre particules quantiques à l’intérieur de calculateurs quantiques en comportant un nombre suffisant.

Les résultats de ces études pourraient apporter la preuve de la pertinence de la  théorie presque quantique.. Restera à voir quelles conséquences pratiques ces constatations pourraient entraîner

Référence

Voir Newscientist https://www.newscientist.com/article/mg25734280-900-this-new-version-of-quantum-theory-is-even-stranger-than-the-original/

Note

Le laboratoire de physique de l’ENS de Lyon étudie l’hypothétique théorie de la gravité quantique censée proposer une description commune de l’univers rendant compatible la théorie de la gravité proposée par Einstein et les principes de la physique quantique découverts dans les années 30 du siècle dernier.

Dans un programme de travail intitulé Gravité quantique il définit ainsi cette dernière. La gravité quantique est la recherche d’une théorie physique décrivant l’interaction gravitationnelle à toute échelle d’énergie, ainsi réunifiant la relativité générale d’Einstein décrivant la gravité comme courbure et déformation de l’espace-temps et la mécanique quantique régissant la dynamique microscopique des particules et de leurs interactions

Il y a plusieurs approches à ce défi pour la physique théorique. Le travail de recherche de notre équipe se concentre sur les modèles de « spinfoam ». Ces modèles fournissent un  formalisme d’integrale de chemin bien définie pour la gravité quantique. Très proches du Regge calculus pour la discrétisation de la relativité générale, ils permettent de calculer les amplitudes de transition entre états de géométrie quantique, et ainsi définissent un contexte covariant pour lq quantification canonique de la relativité générale proposée par la « loop quantum gravity ».

La gravité quantique est la recherche d’une théorie physique décrivant l’interaction gravitationnelle à toute échelle d’énergie, ainsi réunifiant la relativité générale d’Einstein décrivant la gravité comme courbure et déformation de l’espace-temps et la mécanique quantique régissant la dynamique microscopique des particules et leurs interactions. Il y a plusieurs approches à ce défi pour la physique théorique.

Le travail de recherche de notre équipe se concentre sur les modèles de « spinfoam ». Ces modèles fournissent un  formalisme d’integrale de chemin bien définie pour la gravité quantique. Très proches du Regge calculus pour la discrétisation de la relativité générale, ils permettent de calculer les amplitudes de transition entre états de géométrie quantique, et ainsi définissent un contexte covariant pour la quantification canonique de la relativité générale proposée par la « loop quantum gravity ».

Dans ce cadre, nous nous intéressons à la construction, l’analyse et le développement de ces modèles de spinfoam, à la définition et l’étude de leur régime semi-classique dans lequel nous devrions retrouver la gravitation classique et des corrections quantiques perturbatives. En particulier, une reformulation des « spinfoam » en tant que « group field theories », qui sont des modèles de matrices généralisés, permet une définition non-perturbative des amplitudes de transition et montre un lien entre ces modèles et la géométrie non-commutative. Nous travaillons également sur le couplage de la matière à la gravité quantique et la dérivation de théories effectives pour la matière sous la forme de « deformed special relativity », sur l’étude des trous noirs quantiques et leur entropie et thermodynamique, sur la dérivation des corrections de gravité quantique à la cosmologie et finalement sur  l’interface entre les domaines de la gravité quantique et l’information et informatique quantiques.

Selon Wikipedia Le spin est une propriété quantique intrinsèque associée à chaque particule, qui est caractéristique de la nature de la particule, au même titre que sa masse et sa charge électrique.

Selon Wikipedia -En physique, la structure topologique du spinfoam ou de la mousse de spin est constituée de faces bidimensionnelles représentant une configuration requise par l’intégration fonctionnelle pour obtenir une description intégrale du chemin de Feynman de la gravité quantique.

Selon Wikipedia, Le regge calculus ou calcul de Regge, en relativité générale  est un formalisme permettant de créer des variétés simpled‘espace-temps. Ce formalisme a été fondé par le théoricien Tullio Regge au début des années 1960. Le calcul de Regge, et ses développements subséquents, sont appliqués dans des domaines tels celui de la gravité quantique.

Référence

Voir Newscientist

https://www.newscientist.com/article/mg25734280-900-this-new-version-of-quantum-theory-is-even-stranger-than-the-original/

17/03/2023 Israël suspecté d’espionner la Maison Blanche

Israel est devenu le champion de toutes les méthodes permettant d’espionner les contenus et les échanges sur Internet. Elle en tire beaucoup de profits, non seulement en informant ses services de renseignement, mais en vendant fort cher ces données à toutes les administrations et entreprises dans le monde qui ont besoin de ce type de renseignement.

C’est ainsi, entre autres, qu’elle utilise le logiciel Pégasus. Il s’agit d’un logiciel espion destiné à attaquer les smartphones sous iOS et Android. Il est a été conçu et commercialisé dès 2013 par l’entreprise israélienne NSO Group. Les premières traces de ses intrusions ne sont découvertes qu’en 2016.

Installé à distance sur un appareil, il peut contourner tous les systèmes de sécurité et accéder aux fichiers, messages, photos et mots de passe sur les smartphones. Il peut aussi écouter les appels téléphoniques, et déclencher l’enregistrement audio, la caméra ou la géolocalisation. Pegasus est considéré comme une arme de guerre.

Le gouvernement américain avait constaté il y a deux ans qu’Israël était très probablement responsable de la mise en place à la Maison Blanche et à Washington de dispositifs de surveillance des échanges dits « StingRays ». Mais Donald Trump, averti, n’avait pas voulu réagir.

Selon une correspondance de Christopher Krebs directeur au Department of Homeland Security au Sénateur Roy Widen, ces faits étaient soupçonnés depuis un certain temps par le FBI et la CIA mais il n’avait pas été jugé opportun de protester. Il faut dire que les agents Israéliens et américains ont l’habitude de travailler ensemble.

Comme il fallait s’y attendre , un représentant de l’Ambassade israélienne a affirmé qu’Israël ne conduisait aucune opération d’espionnage aux Etats-Unis. L’Administration Fédérale a refusé de commenter. Les Chinois, un moment suspecté, ne furent pas inquiétés, après une étude approfondie des dispositifs mis en place.

16/03/2023 Un siècle pour installer définitivement les terriens sur la planète Mars.

Si les terriens ne se donnent pas des objectifs suffisamment ambitieux à réaliser d’ici la fin du 21e siècle, tout laisse penser qu’ils utiliseront des technologies de plus en plus efficaces pour s’autodétruire dans des guerres à l’échelle de la planète.

Les exobiologiste se demandent souvent pourquoi sur les 10 planètes extrasolaires semblables à la Terre et récemment observées par la Nasa n’apparaissent aucune forme de vie et moins encore de civilisations analogues à la nôtre. On répond généralement que si de telles civilisations avaient existé dans les siècles précédent, vu les distances interplanétaires, leurs images ne nous serait pas encore parvenue. Mais cette réponse n’est pas satisfaisante. Ces civilisations auraient pu exister des dizaines ou centaines de millénaires auparavant et nous atteindre seulement maintenant.

https://www.nationalgeographic.fr/espace/sur-les-219-nouvelles-planetes-listees-par-la-nasa-10-sont-semblables-a-la-terre

Une explication plus vraisemblable de ce vide civilisationnel peut être simplement qu’une civilisation a besoin de quelques centaines d’années pour mettre au point des systèmes d’armes capables de l ‘auto-anéantir sans laisser de traces. C’est peut être ce qui s’est passé ou est en train de se passer. Nous serions alors incapables d’en être informés vu les distances à couvrir par l’information.

Dans ces conditions, il conviendrait de se demander si les terriens d’aujourd’hui ne devrait pas consacrer les outils scientifiques et techniques dont ils disposent, non à préparer des guerres encore plus dévastatrices que celles que nous connaissons, mais des installations durables dans le système solaire. Beaucoup d’humains seraient invités à s’y installer pour une partie de leur vie active, voire sans limites de temps et jusqu’à leur mort s’ils le souhaitaient

Le nombre des planètes habitables durablement se limite pour le moment à la Lune, à Mars et à ses satellites. Le manque d’eau est général, sauf sous forme de brume glacée aux pôles. Mais il y aurait suffisamment de perspectives scientifiques pour que ces futurs résidents puissent envisager d’y demeurer plusieurs décennies voire toute leur vie.

Il ne s’agirait pas de coloniser ces planètes, au sens traditionnel. Les terriens pourraient y apporter suffisamment de ressources innovantes pour faire de ces habitats stériles des îlots de développement autonomes. C’est ainsi que des études actuelles montrent comment des cratères marsiens désertiques pourraient être transformés en provinces agricoles fertiles comme l’est la Normandie .

Nous pensons que des projets de cette nature devraient sans attendre être étudiés par les gouvernements et les institutions. Nous y reviendrons pour notre part.

15/03/2023 Réduire les erreurs des calculateurs quantiques

Cette réduction d’erreurs serait indispensable si l’on voulait remplacer éventuellement les calculateurs classiques par des calculateurs quantiques. Mais pour cela cette réduction devrait être évolutive (scalable)

En informatique quantique, un qubit est un système quantique à deux niveaux, qui représente la plus petite unité de stockage d’information quantique. Ces deux niveaux représentent chacun un état de base du qubit et en font donc l’analogue quantique du bit. Cependant, les qu-bits sont susceptibles d’interférences et d’erreurs qui doivent être idetifiées et corrigées si l’on veut obtenir des calculateurs quantiques aussi efficaces que les calculateurs classiques. Cela sera encore plus nécessaire lorsque l’on voudra leur soumettre des problèmes aussi difficiles que ceux rencontrés dans la physique et la cosmologie actuelles .

Une réponse à cet enjeu est nommée la correction des codes de surface (surface code correction). Il s’agit d’augmenter le nombre des qubits physiques qui travaillent ensemble sur une même question comme s’ils étaient un même qubit logique. Cette méthode est utilisée par les calculateurs classiques, mais elle est ici rendue plus difficile par le fait qu’un qubit s’y présente comme une superposition d’états, zéro et un et que tout effort pour le mesurer directement détruits les données.

C’est pourquoi une équipe de Google dirigée par Hartmut Neven a montré que la taille des qubits quantiques pouvait être augmentée et que ceci entraine une réduction du taux d’erreurs. Si ceci pouvait être vérifié, un calculateur quantique pourrait traiter des problèmes aussi complexes que le font les calculateurs classiques, sinon plus

Rappel. Grâce à la propriété de superposition quantique, un qubit stocke une information qualitativement différente de celle d’un bit. D’un point de vue quantitatif, la quantité d’information gérée par un qubit est virtuellement plus grande que celle contenue dans un bit, mais elle n’est accessible qu’en partie au moment d’une mesure

————————————————-

Référence

Published: 22 February 2023

Suppressing quantum errors by scaling a surface code logical qubit

Google Quantum AI

Nature  volume614, pages 676–681 (2023

Abstract

Practical quantum computing will require error rates well below those achievable with physical qubits. Quantum error correction1,2 offers a path to algorithmically relevant error rates by encoding logical qubits within many physical qubits, for which increasing the number of physical qubits enhances protection against physical errors. However, introducing more qubits also increases the number of error sources, so the density of errors must be sufficiently low for logical performance to improve with increasing code size. Here we report the measurement of logical qubit performance scaling across several code sizes, and demonstrate that our system of superconducting qubits has sufficient performance to overcome the additional errors from increasing qubit number. We find that our distance-5 surface code logical qubit modestly outperforms an ensemble of distance-3 logical qubits on average, in terms of both logical error probability over 25 cycles and logical error per cycle ((2.914 ± 0.016)% compared to (3.028 ± 0.023)%). To investigate damaging, low-probability error sources, we run a distance-25 repetition code and observe a 1.7 × 10−6 logical error per cycle floor set by a single high-energy event (1.6 × 10−7 excluding this event). We accurately model our experiment, extracting error budgets that highlight the biggest challenges for future systems. These results mark an experimental demonstration in which quantum error correction begins to improve performance with increasing qubit number, illuminating the path to reaching the logical error rates required for computation.

15/03/2023 La serpentinisation : apparition de la vie dans le système solaire

Dans le système solaire, une vie de type terrestre n’a été identifiée que sur la planète Terre, dans les eaux océaniques et les eaux douces, sur les terres émergées et dans les airs, au dessous d’une certaine altitude..

Elle est recherchée cependant sur les autres planètes rocheuses, Mars et ses satellites notamment. En dehors du système solaire, on suppose que les planètes hébergeant une vie de type terrestre sont nombreuses mais elles sont trop éloignées pour que même avec un télescope spatial aussi performant que le James Webb on puisse pour le moment l’identifier.

Il n’existe donc pas d’éléments suffisants pour remettre en cause l’affirmation de certains exobiologistes selon laquelle la vie n’est apparue que sur la Terre, faute de la présence ailleurs des éléments dont elle aurait eu besoin.

Ceci dit, il convient de préciser le processus selon lequel, même en présence d’éléments favorables, la vie est apparue sur la Terre. Ceci se serait fait, autant que l’on sache aujourd’hui, le long des dorsales océaniques, ainsi concernant l’océan Atlantique, le long de la dorsale médio-atlantique ou mid-atlantic ridge.

La dorsale médio-atlantique, appelée aussi ride médio-atlantique, est un relief essentiellement sous-marin qui se situe au milieu de l’océan Atlantique et dans l’océan Arctique. Elle commence à 333 kilomètres au sud du pôle Nord par 87° de latitude nord. Elle s’arrête près de l’île Bouvet par 54° de latitude sud. Wikipédia

Dans ces dorsales sont apparus très tôt des évents. Il s’agit de conduits naturels laissant échapper des gaz. Ces évents, dits aussi fumeurs, monts hydrothermaux, cheminées hydrothermales, sources hydrothermales sont situés sur l’axe des dorsales  océaniques ainsi qu’à proximité des bassins arrière-arc. Ils sont une conséquence des mouvements des plaques tectoniques. Ils évacuent une partie de la chaleur interne de la Terre. C’est en 1977 que ces monts et la vie sous-marine luxuriante qui leur est associée ont été découverts aux îles Galápagos par le submersible américain Alvin. Cet écosystème privé de lumière est basé sur une production primaire assurée par des bactéries chimiosynthétiques qui vivent libres ou en symbiose avec les organismes.

Parmi les hypothèses envisagées concernant l’apparition de la vie sur Terre, l’une ne repose que sur les propriétés intrinsèques de notre planète et fait intervenir un processus géologique majeur : la serpentinisation de la lithosphère océanique.

On appelle serpentinisation une réaction hydrothermale d’hydratation et d’oxydation des roches basiques et ultra-basiques océaniques. La serpentinisation apporte en effet des réponses fortes aux contraintes du vivant : une source d’énergie, des molécules organiques par synthèse abiotique, les briques des principales bio-macromolécules ainsi qu’un espace confiné pouvant faire office de réacteur chimique du vivant.

Ceci dit, on en sait encore très peu sur ces processus fondamentaux, compte tenu du coût des navires scientifiques d’exploration. Un intérêt particulier sera donc attaché à la mission de 40 jours du Falkor T00, anciennement appelé Polar Queen et dédié à la recherche industrielle sous-marine. Il a quitté San Juan de Puerto Rico, équipé de 30 équipements de recherche originaux dont deux petits sous-marins. Il étudiera plus complètement les évents hydrothermaux accessibles et les nombreuses formes de vie, encore mal connues, qui y prospèrent. Il est loué à cette fin par le Schmidt Ocean Institute de Palo Alto et embarquera une centaine de scientifiques.

Pour en savoir plus

Falcor T00 https://www.vesselfinder.com/fr/vessels/details/9523378

Serpentinisation océanique et vie primitive 28/01/2014
Article
Marie-Laure Pons
ENS de Lyon – Laboratoire de Géologie de Lyon
https://planet-terre.ens-lyon.fr/ressource/serpentinisation-oceanique-vie-primitive.xml#lieu-propice

14/03/2023 Australie, Etats-Unis et Royaume-Uni s’associent pour réaliser une nouvelle génération de sous-marins

Ce nouveau partenariat militaire entre les trois pays, qui va impliquer un très gros effort industriel, doit permettre de produire des sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire. SMNA Ces sous-marins sont à distinguer des SNLE , sous-marins nucléaires lanceurs d’engins dédiés au lancement de missiles sur de longues distances

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sous-marin_nucl%C3%A9aire_d%27attaque

Les sous-marins nucléaires d’attaque (abrégés en SNA en français et SSN pour « Ship Submersible Nuclear » selon le code OTAN) sont des sous-marins à propulsion nucléaire. Contrairement aux SNLE qui ont pour seule mission la dissuasion nucléaire, les SNA sont destinés à des missions de protection, de renseignement et de projection de puissance.

Le premier de cette classe de navires de guerre fut l’USS Nautilus de l’US Navy qui entra en service en 1955.

Ces sous-marins sont des chasseurs. Ils ont plusieurs rôles  (source Wikipedia)

  • Lutte anti-sous-marine : détection, pistage et éventuellement destruction de sous-marins adverses (SNA, SNLE ou sous-marins diesel), en mission individuelle (patrouille) ou en protection d’un groupe de combat de surface, notamment d’un groupe aéronaval ;
  • Lutte anti-navire : soit en mission de protection d’un groupe de surface, ou en mission offensive : blocus naval, stratégies d’interdiction ;
  • Action contre des installations à terre avec l’emploi de missiles de croisière ;
  • Renseignement : interception électronique, prises de vues optiques et infra-rouge discrètes ;
  • Participation à des actions de forces spéciales avec le débarquement de commandos et de nageurs de combat ;
  • Minage en eaux hostiles.uelques dizaines de minutes, en déchargeant entièrement ses batteries.
  • Armement de principe
  • Torpilles : il s’agit de torpilles lourdes à long rayon d’action, généralement filoguidées, à autodirecteur acoustique actif ou passif.
  • Missiles aérodynamiques à changement de milieu (c’est-à-dire lançable en plongée) de 2 types :
  • Mines

SNA en France

Six SNA de classe Rubis sont entrés en service dans la Marine nationale entre 1983 et 1993. Ils sont basés dans le port militaire de Toulon. Les SNLE étant basés à celui de Brest, à l’île Longue. Les Rubis sont la seule classe de sous-marins d’attaque actuellement en service depuis le retrait des derniers sous-marins à propulsion classique en 2001. L’escadrille des sous-marins d’attaque (ESNA) dépend de la Force océanique stratégique qui a assimilé les forces sous-marines à la fin du xxe siècle.

Un programme de remplacement par six SNA du Programme Barracuda (classe Suffren) a démarré le 21 décembre 2006. Le premier bâtiment, le Suffren est lancé le 12 juillet en 2019. D’une longueur de 99 mètres et d’un diamètre de 8,8 mètres, il est armé de missiles de croisière navals, de torpilles lourdes filoguidées F21, de missiles antinavire Exocet SM39 modernisé et de capacité de mouillage de mines. Sa propulsion est hybride : un réacteur à eau pressurisée dérivé des chaufferies équipant les SNLE type Le Triomphant et le porte-avions Charles de Gaulle, deux turbines de propulsion, deux turbo alternateurs et deux moteurs électriques. Son immersion peut dépasser 300 mètres de profondeur. Son équipage est de 65 personnes, plus commandos, et sa disponibilité est supérieure à 270 jours par an. Le 3 juin 2022 à Brest, le Suffren entre officiellement au service actif.

La commande du 4e SNA est notifiée à DCNS en juillet 2014. En raison des restrictions budgétaires, le dernier SNA de cette classe ne devrait pas être opérationnel avant 2030

13/03/2023 La Chine teste ses lasers sur Hawaï et se prépare apparemment à la guerre

Le 28 janvier, la Subaru-Asahi Star Camera, qui diffuse en direct les images prises par le télescope Subaru à Hawaï, a filmé des faisceaux laser verts tombant en pluie sur le volcan Mauna Kea. Les lasers ne provenaient pas, comme on l’a cru à l’origine, d’un satellite de la NASA. Ils ne pouvaient provenir que d’une seule source : le satellite chinois Daqi-1/AEMS.

Pourquoi la Chine a-t-elle attaqué au laser un volcan endormi sur la grande île d’Hawaï ?,« C’est un satellite chinois qui mesure les polluants, entre autres choses », a déclaré Roy Gal, directeurde l’Institut d’astronomie de l’Université d’Hawaï au journal The Hill. Dans le même journal, l’ ancien chef d’état-major des Marine Forces Pacific a déclaré qu’à son « humble avis, il serait bizarre d’affirmer que les Chinois – qui comptent au nombre des plus gros pollueurs de la planète – s’intéresseraient soudain aux polluants au point de collecter des données de ce côté-ci du Pacifique ».

Richard Fisher du Centre international d’évaluation et de stratégie basé en Virginie a émis d’autres hypothèses concernant l’intérêt soudain des scientifiques chinois pour l’atmosphère d’Hawaï. Selon lui, le satellite Daqi-1 est un parfait exemple du caractère dual du programme spatial chinois. Il utilise des lasers puissants pour la recherche sur l’environnement ou les gaz à effet de serre, mais ces données sur la densité atmosphérique et le mauvais temps peuvent également être mises au service du nouvel avion hypersonique de la Chine porteur d’ogives nucléaires. Celui-ci a besoin de mesures météorologiques précises pour aider les ogives à atteindre leurs cibles.»

Les données environnementales peuvent avoir d’autres applications militaires. Le satellite chinois au-dessus d’Hawaï suivait probablement les mouvements de sous-marins américains depuis leur point d’origine jusqu’à la zone Indo-Pacifique. « Il n’est pas exclu que les capacités anti-sous-marines de plus en plus sophistiquées de la Chine permettent aujourd’hui de menacer les sous-marins américains en opérations », a déclaré Brandon Weichert, auteur de Winning Space: How America Remains a Superpower (La Bataille de l’Espace, comment l’Amérique demeure un superpouvoir). « Des lasers avancés mis en orbite peuvent scruter la profondeur des océans pour localiser et suivre les sous-marins américains qui tentent de se déplacer « en silence et dans les grands fonds ».

Fisher note également que les lasers verts peuvent servir à mesurer les fonds marins. « Il n’est pas exclu que la Chine ait réussi à développer des lasers verts compacts et plus puissants pour mieux surveiller les fonds marins, et même effectuer qui sait, des missions anti-sous-marins et anti-mines, depuis l’espace ».

Ce même 28 janvier , le désormais célèbre ballon espion chinois est entré dans l’espace aérien de l’Alaska, dans les Aléoutiennes. Au cours de son vol de huit jours à travers les États-Unis et le Canada, l’engin a eu un bel aperçu de la force de dissuasion nucléaire américaine.

Le ballon, transportant apparemment du matériel de surveillance, a traversé au moins 48 États le 31 janvier. C’est seulement le 4 février, au large de Myrtle Beach, qu’un F-22 de l’US Air Force a abattu ce dirigeable qui surveillait, entre autres installations, les bases de Malmstrom, FE Warren et Minot Air Force, qui abritent toutes les missiles balistiques intercontinentaux américains Minuteman III.

Le ballon est également passé à proximité de la base aérienne de Whiteman, qui abrite la flotte de bombardiers B-2 à capacité nucléaire.

Plus inquiétant encore, l’engin a survolé la base aérienne d’Offutt, le siège du Strategic Command qui a autorité sur l’ensemble du dispositif nucléaire américain. Ce parcours suggère que la Chine cherchait à recueillir des informations en vue d’une frappe sur les sites nucléaires américains.

Si on ajoute à cela les lasers verts qui ont collecté des données atmosphériques utiles à une frappe par un engin volant hypersonique sur Hawaï, les planificateurs de la défense américains ont tous les éléments en main pour être se sentir alarmés.

Après le ballon espion, trois autres « objets » ont traversé l’espace aérien nord-américain. Ces intrus, ont également été abattus, mais leur origine et leur destination demeurent un mystère.

La fond de l’affaire est que ces intrusions ont pris le Pentagone au dépourvu. C’est seulement après que le ballon espion chinois ait pénétré l’espace aérien américain que le Pentagone a passé en revue les données radar précédemment collectées. Il s’est alors rendu compte que d’autres intrusions avaient eu lieu au cours des années précédentes.

« Les Américains ont perdu toute initiative », a déclaré Weichert. « Notre manque de réponse décisive et coordonnée à ces menaces – ou le refus de considérer toutes les éventualités – a diminué notre capacité dissuasive. La Chine croit maintenant qu’elle peut mettre à profit cette inertie. »

En ce moment où la dissuasion s’érode, le Parti communiste mobilise rapidement la société chinoise pour la guerre. Cette préparation implique, entre autres, qu’il serait dangereux de considérer que la pluie de lasers chinois du 28 janvier était uniquement à finalité civile.

13/03/2023 Entrée en vigueur du Partenariat régional économique global (RCEP)


Le Partenariat régional économique global (RCEP) est entré en vigueur samedi 1er janvier 2022. Ce traité entre dix pays d’Asie et du Pacifique autour de la Chine devient l’accord commercial le plus important au monde en termes de produit intérieur brut.

Le RCEP concerne au 1er janvier 2022 six pays membres de l’ASEAN (Brunei, Cambodge, Laos, Singapour, Thaïlande et Vietnam), la Nouvelle-Zélande, l’Australie, la Chine ainsi que le Japon ; le 1er février 2022 la Corée du Sud et le 18 mars 2022 la Malaisie.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Partenariat_%C3%A9conomique_r%C3%A9gional_global

La principale différence entre le RCEP et le TPP précédent est qu’il ne contient pas d’engagements majeurs sur le travail, l’environnement, la propriété intellectuelle, les entreprises publiques et d’autres domaines visés par les précédents TPP et CPTPP. Ainsi en est-il dans l’important domaine du commerce électronique, en cours de négociation.

Il est clair que l’abaissement des droits intéresse particulièrement la Chine, devenue importatrice

Note

Les négociations sur cet accord ont commencé en novembre 2012. Beaucoup d’observateurs le voient comme un accord alternatif à l’accord de partenariat transpacifique (PTP, ou TPP en anglais), notamment à la suite de l’annonce de l’abandon de Donald Trump après son l’élection en 2016. L’accord vise principalement une réduction des droits de douane, avec pas ou peu d’ouverture des marchés publics, d’harmonisation des normes ou encore de conventions sur le droit du travail ou de l’environnement.

L’Inde avait prévu d’intégrer ce projet, avant de changer d’avis en quittant les négociations en 2010. Le retrait de l’Inde, lié notamment à sa rivalité avec la Chine et à sa crainte de subir des importations venant de cette dernière, induit une influence supplémentaire de la Chine dans l’accord

L’accord a été signé le 15 novembre 2020 lors d’un sommet virtuel de l’ASEAN (lutte contre le Covid 19 oblige. L’unification des règles d’origine semble être un des points les plus importants de l’accord De plus, l’accord constitue le premier accord de libre-échange entre la Chine, la Corée du Sud et le Japon. Cependant, s’il concerne un tiers de la population et près de 30 % du commerce mondial5, cet accord laisse encore de côté une bonne partie des produits agricoles et des services, et ne prévoit pas d’unification des normes.

La ratification de six États de l’ASEAN et de trois autres États est nécessaire pour que l’accord entre en vigueur. En février 2021, le parlement thaïlandais ratifie l’accord, suivi en mars 2021 par le Chine, puis par Singapour en avril 2021, le Japon en juin 2021 et le Cambodge en septembre 2021. En novembre 2021, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ratifient l’accord à leur tour.

Il entre en vigueur le 1er janvier 2022.

11/03/2023 La France doit maintenir son avance mondiale en matière de fusion nucléaire

Nous avons souvent ici rappelé que la France s’appuyant sur 50 d’expérience dans le nucléaire de fission, avait su faire du programme international ITER, basé au Centre de recherche de Cadarache, une référence internationale pour les quelques cinquante pays qui ont décidé d’investir dans ce qui sera au sens propre comme figuré, l’énergie de demain.

https://www.iter.org/fr/proj/inafewlines

En France, dans le département des Bouches-du-Rhône, 35 pays sont engagés dans la construction du plus grand tokamak jamais conçu, une machine qui doit démontrer que la fusion — l’énergie du Soleil et des étoiles — peut être utilisée comme source d’énergie à grande échelle, non émettrice de CO2, pour produire de l’électricité. Les résultats du programme scientifique d’ITER seront décisifs pour ouvrir la voie aux centrales de fusion électrogènes de demain.

L’objectif principal d’ITER est de générer des « plasmas en combustion », et d’en comprendre le comportement. Dans un plasma en combustion, l’énergie libérée par le noyau d’hélium issu de la réaction de fusion deutérium-tritium est suffisante pour entretenir la température du milieu, réduisant ainsi, voire supprimant totalement le besoin de recourir à des systèmes de chauffage externes.

ITER doit également mettre en œuvre et assurer l’intégration de l’ensemble des technologies essentielles au fonctionnement d’un réacteur de fusion industriel (aimants supraconducteurs, télémanipulation en milieu extrême, extraction de puissance, etc.). Le programme doit en outre valider les différents concepts de « modules tritigènes » qui permettront aux futurs réacteurs de produire au sein même de la machine le tritium indispensable à leur fonctionnement.

Des milliers d’ingénieurs et de scientifiques ont contribué à la conception d’ITER depuis que l’idée d’une collaboration internationale sur l’énergie de fusion a été lancée en 1985. Les Membres d’ITER (la Chine, l’Union européenne, l’Inde, le Japon, la Corée, la Russie et les États-Unis) se sont réunis dans une collaboration de trente-cinq ans pour construire et exploiter l’installation expérimentale ITER. Un réacteur de démonstration pourra être conçu sur la base de ce retour d’expérience. Ces pays ne s’interdisent de développer pour leur compte un centre de fusion, mais ils se sont engagés à partager leurs expériences

Avantages de la fusion 

Le combustible est abondant « Les combustibles sont pratiquement inépuisables », selon Paul Vandenplas, professeur émérite à l’Ecole royale militaire et fondateur du laboratoire de recherche sur la fusion à l’ERM. https://www.rma.ac.be/fr/antenne. L’un est le deutérium. On le trouve dans l’eau, c’est de l’‘eau lourde’ : une molécule sur 6 000 est du deutérium. » L’autre est le tritium, à fabriquer à partir du lithium. « On le trouve en quantité énorme dans la croûte terrestre, dans la mer… », précise Vincent Massaut (CSK-CEN).

Pas de risque d’emballement nucléaire« Une explosion de type Fukushima est impossible par les lois physiques, selon Paul Vandenplas. Au maximum, un accident aurait des retombées à 2-3 km de la centrale. Il y aurait sans doute un dégagement de tritium (radioactif) à travers les parois. Mais le danger est très minime. » « On pourrait penser que le plasma chauffé à 100 millions de C°, s’il touche la paroi, fasse tout fondre, ajoute Vincent Massaut. En fait, il n’y a que quelques grammes de gaz qui sont très très chauds. Si le plasma touche la paroi, c’est lui qui ‘s’éteint’. » Et au moindre incident, on ferme une vanne et le combustible n’arrive plus. »

Peu des déchets radio actifs. « Les produits radioactifs auraient une courte vie, et pourraient être enfouis dans le sol, indique Paul Vandenplas. « Il y aura des déchets radioactifs dans un réacteur à fusion (car les neutrons vont heurter et activer les parois), souligne Vincent Massaut, mais très maîtrisables. Ce seront des déchets à courte vie radioactive. Deux cents ans après la fermeture, on n’en parlera plus. » Avec la fission, les déchets peuvent rester radioactifs durant des milliers d’années.

 L’étude de la fusion contrôlée n’a aucune application militaire directe. « Il existe déjà une application de la fusion nucléaire, c’est la bombe H (à hydrogène). Mais pour amorcer cette bombe à fusion nucléaire, il faut de toute façon une énorme énergie, à savoir une bombe à fission nucléaire. Ce qui montre que la fusion contrôlée ne saurait jouer aucun rôle, note Paul Vandenplas. De toute façon, personne ne pense à cela . Cela dit, l’implosion par laser permet de mieux comprendre la physique d’un début d’explosion de bombe H. Et d’étudier la fiabilité de l’armement thermo-nucléaire, comment une bombe H se dégrade, vieillit… » Et le confinement magnétique n’a aucune application militaire possible, parce que l’énergie est beaucoup trop petite.

Les inconvénients de la fusion

La complexité. « L’inconvénient de la fusion ? C’est qu’on ne l’a pas encore, estime Vincent Massaut. Tellement c’est difficile. » Pour y parvenir, il faut en effet atteindre des conditions de température et de pression extrêmes, comme à l’intérieur d’une étoile. Les grandes puissances investissent. Mais pas de façon prioritaire. « Parce que les retombées commerciales sont à trop longue échéance » , regrette Paul Vandenplas .

Trop tardive. « Pour l’instant, ça n’existe pas. Cela fait 50 ans que les scientifiques disent que la fusion, ce sera pour dans 50 ans, selon Jan Vandeputte, expert nucléaire chez Greenpeace. Même si c’est une réalité pour 2050, ce sera trop tard pour remplacer la fission nucléaire. Le Giec dit qu’il faut ‘décarboniser’ la société pour 2050. La fusion vient trop tard ! »

Observons que plus tarde à commencer, plus les résultats seront tardifs

D’autres types de déchets . Pour Jan Vandeputte, si la durée de vie radioactive des déchets sera en effet moins longue, il y aura en revanche davantage de déchets, d’un autre type et plus volumineux. « Par exemple, les structures métalliques dégradées par les radiations neutroniques qui sont plus intensives. Il faudra les remplacer. » Autre problème : « la prolifération nucléaire ». Certains pays s’intéressent à la recherche en fusion car cela leur permet d’avoir accès au tritium aussi utilisé dans les bombes à fission nucléaire. « Or, les pays impliqués dans Iter, comme la Corée ou le Japon, veulent l’arme nucléaire. »

De premiers résultats

Des scientifiques américains et le gouvernement des Etats-Unis ont annoncé, mardi 13 décembre, avoir réussi une percée majeure dans le domaine de la fusion nucléaire. Cette prouesse se retrouvera« dans les livres d’histoire », a estimé la ministre de l’Energie américaine, Jennifer Granholm, lors d’une conférence de presse. Les Américains assurent, pour la première fois, avoir produit en laboratoire davantage d’énergie que celle utilisée pour provoquer la réaction.