15/05/2022…Mission Gaïa de l’ESA…Un succès

Gaia est une mission spatiale astrométrique consacrée à la mesure de la position, de la distance et du mouvement des étoiles, développée par l’Agence spatiale européenne. Le projet a été retenu en 2000 comme élément du programme scientifique Horizon 2000+.

Le satellite du même nom, Gaia, positionné en stationnaire sur le Point de Lagrange 2, vient de faire parvenir sur la Terre un 3e recueil de données, beaucoup plus complet que les deux précédents (2016 et 2018)

Un point de Lagrange (noté L1 à L5), est « une position de l’espace où les champs de gravité de deux corps en orbite l’un autour de l’autre fournissent exactement la force centripète requise pour que ce point de l’espace accompagne simultanément le mouvement orbital des deux corps ».

Dans le cas où les deux corps sont en orbite circulaire, ces points représentent les endroits où un troisième corps, de masse négligeable, ici le satellite, resterait immobile par rapport aux deux autres, au sens où il accompagnerait à la même vitesse angulaire leur rotation autour de leur centre de gravité commun sans que sa position par rapport à eux n’évolue. Autrement dit, ce satellite semble fournir des images fixes, permettant des analyses précises.

Depuis son lancement en 2013, le satellite Gaia a cartographié notre galaxie, produisant une carte multidimensionnelle de la Voie Lactée. Les données fournies comprennent les positions par rapport au Soleil, les distances, les mouvements et même la couleur des corps visés.

Ceux-ci sont au nombre de 2.000 millions d’étoiles, des milliers d’objets protoplanétaire provenant du Système Solaire et d’autres sources. Gaia fournira par ailleurs les vitesses radiales de 33 millions d’étoiles binaires dans la galaxie.. Connaitre celles-ci est indispensable pour comprendre l’évolution des étoiles.

Vidéo de Référence

https://www.esa.int/ESA_Multimedia/Videos/2022/06/Gaia_data_release_3_exploring_our_multi-dimensional_Milky_Way

13/09/2022. Ne pas jouer avec le nucléaire

Vladimir Poutine avait menacé ceux qui s’opposent à son intervention militaire en Ukraine de « conséquences que vous n’avez encore jamais connues ». Chacun avait conclu qu’il avait doté – ou envisageait de doter – les forces armées russes d’armes nucléaires de faible intensité, dites tactiques. Avec de telles armes, utilisées en première frappe, il pourrait renforcer l’armée russe en difficulté face à l’armée ukrainienne.

Jean-Yves Le Drian, ministre français de la défense, avait répondu à ces menaces en rappelant que l’Otan était une « alliance nucléaire ».

Ces différentes menaces et contre-menaces signifiaient-elles que Vladimir Poutine envisageait d’utiliser l’armée russe dans un conflit nucléaire contre l’Occident. Autant que l’on sache, c’est ce qu’avaient pensé et craint un certain nombre de militaires russes « raisonnables ». Ils seraient les premières victimes d’une telle utilisation. Ceci pourrait expliquer le peu d’ardeur qu’ils avaient montré lors des « opérations militaires spéciales » menées depuis plusieurs semaines en Ukraine par Vladimir Poutine.

Pour l’avenir, il en sera de même. Si Poutine voulait conserver un minimum d’appui de son armée, il devrait lui assurer qu’il n’utiliserait jamais en première frappe l’arme atomique russe, fut-elle miniaturisée, Mais peut-on attendre un minimum de prudence de la part d’un gouvernement qui continue à bombarder les installations de sûreté de la centrale atomique de Zaporijjia, au risque de provoquer un super Tchernobyl. La Russie pourrait en être la première victime, si les vents s’y prêtaient un peu.

13/06/2022 Le poids des chiens sur la planète

Le réchauffement climatique fait présager une diminution des ressources alimentaires disponibles pour les 7 milliards d’humains. Il conviendra donc de plus en plus de se demander si le nombre des chats et surtout des chiens domestiques n’est pas devenu excessif.

Ces animaux consomment de plus en plus de produits analogues à ceux dont les humains se nourrissent, voire souvent de meilleure qualité. Or, excepté les chiens au service des éleveurs, leur apport pour résoudre les besoins primaires de l’humanité est faible. Posséder un chien deviendra un luxe de plus en plus coûteux.

On fera valoir que les chiens dits d’utilité sont aujourd’hui indispensables. Parmi ces chiens, on compte les chiens d’assistance pour les personnes handicapées, les chiens de sauvetage, les chiens d’avalanche, les chiens policiers ou douaniers. La grande majorité des chiens sont dits de garde. Ils aboient lorsque des inconnus d’eux s’approchent des propriétés ou résidences dans lesquelles ils vivent.

Avec les guerres, mal nourris, les chiens redeviennent de simples prédateurs. La télévision couvrant la guerre en Ukraine montre souvent, avant d’être censurée, des chiens noirs de grande taille se disputant le cadavre d’un combattant.

Pour ce qui est des chiens, voici leur répartition estimée en 2010 : 

  • 1 – Etats-Unis : 61 080 000
  • 2 – Brésil : 30 051 000
  • 3 – Chine : 22 908 000
  • 4 – Japon : 9 650 000
  • 5 – Russie : 9 600 000
  • 6 – Afrique du Sud : 9 100 000
  • 7 – France : 8 150 000
  • 8 – Italie : 7 600 000
  • 9 –  Pologne : 7 520 000
  • 10 – Thaïlande : 6 900 000

Source : Pet Market, octobre 2010. 

12/06/2922. La vie a-t-elle pu se former spontanément sur du verre terrestre d’origine volcanique ?

Comment est apparue la vie sur Terre ? A partir du moment où l’on n’affirme plus que la vie terrestre a été créée par une divinité, mais est apparue spontanément, probablement dans des mers de très faible profondeur, il devient nécessaire pour la science de préciser les raisons de cette apparition. Depuis plusieurs décennies, les hypothèses n’ont pas manqué. Aucune à ce jour n’a été vérifiée. Ceci tient sans doute à ce que la définition de la vie, ou plus précisément de la matière vivante, n’est pas encore suffisamment précise. On ne trouve que ce que l’on cherche.

Rappelons que dans une lettre adressée à son ami, le  botaniste et explorateur britannique Joseph Dalton Hooker,  Darwin avait envisagé en 1871 un lieu et un scénario possible pour l’origine du vivant sur la Terre : « Quelque petite mare chaude, en présence de toutes sortes de sels d’ammoniac et d’acide phosphorique, de lumière, de chaleur, d’électricité, etc. »,  « un composé de protéine fut chimiquement formé, prêt à subir des changements encore plus complexes ».

Aujourd’hui , une équipe de chercheurs menée par Elisa Biondi et Steven Benner, tous deux membres de la Foundation for Applied Molecular Evolution aux États-Unis, vient de publier dans le journal Astrobiology un article référencé ci-dessous concernant une découverte intéressante susceptible d’éclairer l’origine de la vie sur Terre . Elle pourrait aussi intéresser les hypothèses concernant son apparition sur Mars ou dans toute autre planète au delà du système solaire pouvant être qualifiée de « planète habitable » .

On a cependant découvert que l’ARN, qui joue un rôle primordial dans la construction des protéines à partir de l’information issue de l’ADN, pouvait avoir des propriétés autocatalytiques lui permettant de se comporter un peu comme des enzymes vis-à-vis de lui-même. Cette observation a conduit à postuler qu’un « monde d’ARN » a peut-être, à l’aube de la vie, précédé celui de l’ADN et des protéines. Mais un système génétique et des mécanismes pour le métabolisme ne suffisent pas pour la vie. Il faut aussi des compartiments dans lesquels prennent place le métabolisme et le système génétique. En d’autres termes, se pose le problème de l’origine des membranes cellulaires à base de lipides.

L’article, aujourd’hui publié dans Astrobiology et la découverte qu’il expose, apporte peut-être quelques éléments de réponse. Il se base sur des travaux de biochimie et de géochimie utilisant du verre volcanique apparenté aux basaltes. Rappelons que selon une définition que l’on peut trouver fréquemment, un verre volcanique est un matériau amorphe issu du refroidissement rapide d’un magma. Les minéraux n’ayant pas eu le temps ou la possibilité de cristalliser il apparaît donc au microscope comme une pâte amorphe. Un bon exemple est fourni par l’obsidienne qui se forme encore aujourd’hui dans certains volcans.

La genèse de verres volcaniques devait être encore plus importante pendant l’Hadéen  sur Terre et le Noachien sur Mars. « Le verre basaltique était partout sur Terre à l’époque », selon Stephen Mojzsis dans un communiqué de la Foundation for Applied Molecular Evolution. Spécialisé en géoscience, le chercheur ajoute que « pendant plusieurs centaines de millions d’années après la formation de la Lune, des impacts fréquents couplés à un volcanisme abondant sur la jeune planète ont formé de la lave basaltique en fusion, la source du verre de basalte ». Il devait en être de même sur Mars. Celle-ci a conservé dans ses couches géologiques beaucoup de ces basaltes et donc des verres qu’ils peuvent former, datant de plus de 3 milliards d’années.

Référence

Catalytic Synthesis of Polyribonucleic Acid on Prebiotic Rock Glasses

8 Jun 2022 https://doi.org/10.1089/ast.2022.0027

  • Abstract

Reported here are experiments that show that ribonucleoside triphosphates are converted to polyribonucleic acid when incubated with rock glasses similar to those likely present 4.3–4.4 billion years ago on the Hadean Earth surface, where they were formed by impacts and volcanism. This polyribonucleic acid averages 100–300 nucleotides in length, with a substantial fraction of 3′,-5′-dinucleotide linkages. Chemical analyses, including classical methods that were used to prove the structure of natural RNA, establish a polyribonucleic acid structure for these products. The polyribonucleic acid accumulated and was stable for months, with a synthesis rate of 2 × 10−3 pmoles of triphosphate polymerized each hour per gram of glass (25°C, pH 7.5). These results suggest that polyribonucleotides were available to Hadean environments if triphosphates were. As many proposals are emerging describing how triphosphates might have been made on the Hadean Earth, the process observed here offers an important missing step in models for the prebiotic synthesis of RNA.

Voir aussi

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/exobiologie-origine-vie-arn-peut-former-spontanement-verre-volcanique-martien-51275/

12/06/2022 Pourquoi faire silence sur l’avantage essentiel des voitures électriques ?

La presse professionnelle, comme la presse grand public et la communication des constructeurs, consacrent désormais des milliers de pages à expliquer que les futurs véhicules à moteur électrique ou hybride ne représentent pas de risques importants.

Ils ne mentionnent que les risques liés à la production ou au recyclage des futures batteries au lithium. Curieusement ils ne mentionnent pas les risques notamment pour la santé, liés aux gaz d’échappement des véhicules actuels que les moteurs électrique permettraient d’éviter . Chacun sait que les centres urbains actuels sont à certaines heures devenus quasiment irrespirables pour les résidents et même pour ceux qui les traversent. Par ailleurs ils sont devenus si bruyants qu’il faut y vivre toutes fenêtres fermées.

Rappelons que les gaz d’échappement contiennent notamment du monoxyde de carbone, du monoxyde et du dioxyde d’azote et des particules fines riches en HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) cancérogènes.
 

Si les gaz d’échappement entraînent une pollution environnementale à laquelle chacun est exposé, il existe des situations professionnelles entrainant des expositions très largement supérieures à la celle de la population générale.

L’exposition à des concentrations importantes de gaz d’échappement entraîne des signes d’irritation des yeux ou des voies respiratoires, dus essentiellement à la présence d’oxyde d’azote. Inhaler des gaz d’échappement, particulièrement ceux des moteurs à essence, peut conduire à une intoxication aiguë au monoxyde de carbone : fatigue, nausées, maux de tête, perte de connaissance, comas parfois mortels … Dans le cas de l’utilisation de moteurs thermiques dans des espaces insuffisamment ventilés (souterrains, tranchées, galeries, tunnels, locaux fermés…), les risques d’intoxication sont particulièrement élevés. 

Des intoxications chroniques peuvent également survenir en cas d’expositions répétées au gaz d’échappement. Les particules diesel pénètrent dans les bronches et les alvéoles pulmonaires et peuvent provoquer des affections respiratoires. À moyen ou long terme, l’exposition au gaz d’échappement de moteur diesel est associée à une augmentation du risque de cancer des poumons et, possiblement à une augmentation du risque de cancer de la vessie.
 

Le Centre international de recherche sur le cancer a d’ailleurs classé les gaz d’échappement de moteurs diesel comme cancérogènes avérés (groupe 1, avec évolution de ce classement en juin 2012), et les gaz d’échappement des moteurs à essence comme cancérogènes suspectés (groupe 2B).

Sources

INRSS.fr
https://www.inrs.fr/risques/gaz-echappement/ce-qu-il-faut-retenir.html

Centre international de recherche sur le cancer (CIRC)

https://www.cancer-environnement.fr/387-Vol105–Cancerogenicite-des-gaz-echappement-des-moteurs-diesel.ce.aspx

11/06/2022 Les méduses et les accidents de la route

Les méduses vont-elles apprendre aux humains à régénérer des membres blessés

Plus les accidents de la route augmentent, plus il apparaît difficile aux chirurgiens de régénérer des membres ou parties du corps blessés. Certes il ne serait pas question de refaire un membre tout entier. Mais de nombreux accidents se traduisent par des dégradations plus ou moins importantes du muscle ou de la peau, très invalidantes et aujourd’hui impossibles à réparer.

En étudiant des méduses (jellyfish) des chercheurs américains de Caltech ont découvert comment ces cnidaires peuvent remplacer un membre perdu par accident. i signifie littéralement « qui pique », embranchement dans lequel on retrouve aussi les anémones de mer, l

Organisé comme un parapluie, le corps d’une méduse se compose d’une ombrelle, qui laisse pendre, en son centre, le manubrium terminé par la bouche. L’ombrelle est bordée par des filaments, appelés tentacules.

Il existe une grande diversité de méduses, près d’un millier d’espèces qui vont de quelques millimètres (75 % des méduses sont invisibles à l’œil nu) à deux mètres de diamètre.

Les formes sont aussi très variées : ronde, carrée, plate, en dôme, massive ou aérienne… Leur pourtour peut être lisse ou lobé, leurs tentacules absents (comme chez les rhizostomes) ou très nombreux (jusqu’à 800 chez Cyanea).

Dans de rares cas, les méduses réussissent à faire repousser une tentacule perdue par accident. Dans ces cas, elles utilisent l’hormone dite insuline et un acide aminé, la leucine. Il s’agit de molécules associées à leur métabolisme.

Le métabolisme est l’ensemble des réactions chimiques qui se déroulent à l’intérieur de chaque cellule d’un être vivant et lui permettant notamment de se maintenir en vie, de se reproduire, de se développer et de répondre aux stimuli de son environnement.

Les chercheurs ont découvert que ces molécules, simples sucres et acides aminées, pouvaient faciliter la réparation d’orteils abîmés chez des souris. Il s’agit de mammifères dont la complexité dans ces domaine approche celle de l’homme.

Caltech ne va pas tarder à poursuivre ces expériences avec des patients humains volontaires.

Référence

https://magazine.caltech.edu/post/the-wonders-of-jellyfish

11/06/2022 Lula pourra-t-il reprendre pied au Brésil?

Le retour de Luiz Inácio Lula da Silva sur le devant de la scène politique a fait l’effet d’une bombe au Brésil. En avril 2021, la Cour suprême du Brésil a annulé une série de condamnation pour corruption qui avaient exclu l’ancien président de gauche des élections nationales de 2018 et avait entrainé son incarcération. A la surprise générale, la Cour suprême a affirmé qu’un juge partial chargé de son dossier avait compromis son droit à un procès équitable.

Rappelons qu’en août 2016, Dilma Roussef qui lui avait succédé, avait été destituée à son tour par un vote du Sénat, malgré son passé de guérillera, ses souffrances et sa résistance à la torture sous la dictature militaire (1964-1985)

Lula remis en liberté devrait en principe affronter directement l’actuel président d’extrême droite Jair Bolsonaro lors des futures élections d’octobre 2022. Que seraient ses chances ?

Ces chances seraient faibles. Nul n’ignore que c’est Washington qui avait provoqué le renversement de Lula. Les raisons de ce coup de force demeurent.

En premier lieu était intervenu le complexe militaro-industriel américain. Celui-ci veut continuer à s’approprier les réserves considérables de pétrole et de gaz dont dispose le Brésil, sans mentionner le bois. Il en est de même concernant les matières premières rares encore mal inventoriées qui se trouvent sous la forêt amazonienne.

Par ailleurs les Etats-Unis ne supportaient plus la présence d’un Etat neutraliste sur le continent sud-américain qu’ils considèrent comme leur domaine propre. Cela ne changera pas. Aujourd’hui, ils peuvent craindre la mise en place d’une relation stratégique avec la Chine. Joe Biden vient d’ailleurs d’évoquer un renforcement des liens entre le Brésil et les USA.

Enfin les divers mouvements écologistes qui dans le monde demandent au Brésil de mieux protéger ses réserves naturelles trouveraient sans doute en Lula un appui plus marqué. Cela ne plait pas au Brésil. Nul n’ignore que Jair Bolsonaro et les intérêts qu’il protège font des profits considérables en exploitant sans précautions la forêt brésilienne.

Enfin le Parti Socialiste Brésilien, qui en principe devrait appuyer le retour politique de Lula, ne manifeste aujourd’hui qu’un enthousiasme modéré. Il est déjà largement corrompu par la classe dirigeante qui fait la loi à Rio de Janeiro et Brasilia

Référence

https://www.les-crises.fr/bresil-lula-peut-gagner-l-election-presidentielle-de-2022/

09/06/2022 La Russie affamera-t-elle le monde ?

Si l’on en croit la presse occidentale, le président russe Vladimir Poutine menace le monde d’une famine générale. Ainsi en Ukraine, les Russes retiendraient volontairement près de 20 millions de tonnes de céréales – dont la plus grande partie se trouve dans la ville portuaire d’Odessa. Cette stratégie est condamnée à l’international.

Ainsi le 18 mai, lors d’un déplacement à New York, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a notamment affirmé: «En bloquant les ports ukrainiens, en détruisant les silos, les routes et les chemins de fer et surtout les champs des agriculteurs, la Russie a lancé une guerre du blé qui entraînera une crise alimentaire mondiale.» voir https://www.auswaertiges-amt.de/en/newsroom/news/baerbock-new-york/2531718

Ce sont surtout les classes les plus pauvres qui sont touchées par ce blocus. «Des pays comme l’Égypte, le Kenya, le Soudan du Sud, le Liban, entre autres, étaient jusqu’à présent fortement dépendants, directement ou indirectement, des exportations russes et ukrainiennes, a rappelé Mathias Mogge, secrétaire général de l’ONG Welthungerhilfe. Ces pays ne reçoivent désormais plus les quantités commandées ou doivent payer beaucoup plus cher.»

La Somalie, qui connaît une sécheresse exceptionnelle, est particulièrement touchée. Le Premier ministre somalien, Mohamed Hussein Roble, a récemment déclaré: «Le monde nous a oubliés. Nous nous attendons à une famine.»

Or, si famine il devait y avoir, l’ « opération militaire spéciale » russe en serait-elle responsable ?  Même si l’Ukraine ne pouvait exporter les 11 millions de tonnes de blé bloqués par la guerre, comme elle l’avait prévu, cela ne provoquerait pas de famine. Cette quantité ne représenterait que 4% de la demande mondiale. Il en va de même pour le maïs : la demande mondiale est de 200 millions de tonnes alors que les exportations ukrainiennes se situent généralement autour de 30-35 millions de tonnes.

Pour les experts de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en février 2022, avant le début de l’opération russe en Ukraine orientale, les prix des produits agricoles avaient atteint un nouveau sommet, 2,2% de plus que le sommet de février 2011 et 21% de plus qu’en 2021. Cela ne s’est pas produit à cause de la Russie, mais à cause de l’inflation liée à la pandémie et les prix élevés de l’énergie, des engrais et d’autres ressources agricoles. En outre, depuis le début de l’action militaire en Ukraine, 23 pays ont imposé des limites strictes aux exportations agricoles. Le plus important d’entre eux est l’Inde, qui a interdit les exportations de céréales en raison d’une sécheresse exceptionelles.

La seule chose dont on peut dire que la Russie soit responsable est d’avoir restreint ses exportations de certains engrais, ce qu’elle a fait pour protéger l’approvisionnement de ses agriculteurs. En 2020, la Russie était le premier exportateur d’engrais azotés, le deuxième de potassium et le troisième de phosphore. Le marché mondial manque aujourd’hui d’environ un quart de ses besoins en engrais, et si ce problème n’est pas réglé, la famine est en effet inévitable pour de nombreux pays.

Mais même dans ce cas, la Russie n’en serait que partiellement responsable. Ce sont les sanctions antirusses qui ont provoqué des prix très élevés pour le gaz naturel, la principale matière première dans la production d’engrais azotés.

09/06/2022 Ukraine. Les principaux chars utilisables par les belligérants

Eventuellement

08/06/2022. Les drones russes

La Russie fait largement appel aux drones lors de ses « opérations militaires spéciales » en Ukraine. Elle dispose à cette fin de deux types de drones, le KUB et le Lancet. Selon des informations données par l’Agence Tass à la date du 8 juin 2022, ces deux drones sont rapides, silencieux, d’une autonomie de plusieurs dizaines de kilomètres et très précis dans la recherche et l’attaque des objectifs. Les KUB sont fabriqués par l’entreprise publique d’armement Zala Aero filiale de Rostec au sein du Groupe Kalashnikov .

Ils servent principalement à toucher des cibles au sol, véhicules ou immeubles. Ils utilisent des systèmes de visées optico-électroniques qui peuvent, indépendamment du pilotage du drone, identifier et détruire une cible

Le KUB comporte une ogive de 3 kg. Il a une autonomie de vol de 30 minutes et peut accélérer jusqu’à 130 km/h. Il équipera vers 2022 l’ensemble des forces armées russes.

Le Lancet est plus sophistiqué. Il comporte plusieurs systèmes optoélectroniques coordonnées. Il comporte un canal de télévision transmettant des images de la cible et pouvant confirmer sa destruction. Il peut attaquer des cibles distantes de 40 km et emporter une charge utile au décollage de 12 kg

Source

https://tass.com/defense/1462311

Voir Un drone suicide américain

https://air-cosmos.com/article/northrop-grumman-devoile-son-nouveau-drone-suicide-le-jackal-38711/////////888