09/04/2022 La commission d’enquête parlementaire sur «La perte de souveraineté énergétique de la France» a publié le 6 avril son rapport

Ce document de 372 pages illustre les conditions ahurissantes de légèreté, d’incompétence et d’irresponsabilité dans lesquelles ont été prises depuis 30 ans les décisions de politique énergétique qui engagent l’avenir du pays

Voir https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/rapports/ceindener/l16b1028_rapport-enquete

Les membres de la Commission d’enquête parlementaire auront passé six mois et 150 heures d’auditions à tenter de comprendre les raisons d’un effondrement depuis près de trois décennies des politiques publiques énergétiques en France.

Celui-ci s’est traduit par la démolition d’une filière nucléaire qui était la plus performante au monde, par une perte de souveraineté énergétique sans précédent et par le risque permanent et pour de nombreuses années d’une pénurie d’électricité dans le pays. Et tout cela au nom d’idéologies simplistes, de compromis politiciens inconséquents et d’une absence effarante de compétence et de responsabilité politique.

Cela a conduit aujourd’hui à un appauvrissement sans précédent du pays en temps de paix illustré à la veille de l’hiver par les demandes répétées du gouvernement aux Français et aux entreprises de rationner leur consommation d’énergie et plus particulièrement d’électricité au prétexte de la guerre en Ukraine

Heureusement, par chance, une météorologie clémente a évité des coupures et des délestages. Mais cela ne change rien au constat. Les infrastructures et équipements énergétiques du pays sont incapables de faire face aux besoins actuels et encore moins à ceux nécessaires à la transition énergétique qui,doit se traduire par une augmentation considérable de la consommation d’électricité du fait de l’électrification des usages et du développement accéléré de la production d’hydrogène par électrolyse.

Rien n’a été anticipé et rien n’a été préparé depuis un quart de siècle. Plus grave encore, l’outil nucléaire technique et humain a été laissé à l’abandon et considérablement affaibli. La meilleure illustration en est l’état pitoyable dans lequel se trouve EDF, renationalisée pour éviter sa faillite. L’entreprise publique devrait pourtant être le champion français de l’électricité décarboné et de la transition énergétique.

Les conclusions sont accablantes et on n’en attendait pas autre chose.

« Souvent, nous sommes passés de l’incompréhension à la surprise, jusqu’à la consternation » :

voilà comment le député Renaissance, Antoine Armand, résume les six mois de commission d’enquête parlementaire sur les « raisons de la perte de souveraineté et d’indépendance énergétique de la France » en introduction du rapport. L’élu fait le

« récit d’une lente dérive, d’une divagation politique, souvent inconsciente et inconséquente, qui nous a éloignés et de la transition écologique et de notre souveraineté énergétique ».

Concernant le nucléaire, sur 372 pages, le rapport de la commission présidée par le député LR Raphaël Schellenberger raconte trente ans d’errements politiques , une « histoire de décisions souvent partielles ou différées, voire contradictoires, […] prises à l’envers, sans méthode, sans prospective, aux conséquences lourdes, et qui ne semblaient trouver leur source que dans des maux profonds : l’inconscience et l’électoralisme ».

Concrètement, selon le document, le mix énergétique s’est « comme affaibli de l’intérieur » : nous démantelions notre fleuron nucléaire sans compenser suffisamment cette perte dans les renouvelables, aveuglés par l’illusion de notre surcapacité.

Le document fait notamment mention de l’ancien premier ministre Lionel Jospin qui, « sans pourtant produire aucun élément pour étayer ses déclarations […], explique que sa décision [de fermer Superphénix] reposait fondamentalement sur des raisons industrielles, à la fois techniques et financières ». Il ne voyait pas, à cette époque, la perte considérable de l’avance technologique de la France que représentait cette fermeture.

François Hollande et sa « loi de 2015, ses objectifs chiffrés, dont les “50 %”, et le plafonnement de la capacité de production nucléaire » ont aussi eu droit à leur procès. Cette loi est considérée par le rapport comme « un contre-exemple de politique énergétique ». Quant à Emmanuel Macron, avant de revenir récemment à plus de réalisme, il demandait un nombre de fermetures qui aurait été catastrophique.

Nous examinerons les propositions du rapport dans un article ultérieur

(à suivre)

09/04/2023 Faut-il se résigner face aux incohérences de la cosmologie classique ?

Appelons cosmologie classique celle qui s’intéresse à l’évolution de l’univers telle qu’elle apparaît dans les études actuelles concernant l’histoire de l’espace et du temps. Ainsi ces études prévoient que l’univers, dans la suite de son mouvement actuelle d’expansion constamment accélérée, se viderait progressivement de matière, jusqu’à disparaître en tant que contenu. Il pourrait éventuellement reparaître sous la forme d’un ou de nouveaux univers comportant éventuellement de nouvelles formes de matière.

Parler d’incohérences dans ces hypothèses ne veut pas dire remettre en cause celles-ci. Nous n’en avons pas les moyens. Il s’agit seulement de signaler qu’elles ne devraient pas être considérées comme les seules références utiles dans la vie de tous les jours

Nous avons vu dans l’article précédent que la théorie quantique des champs est une approche en physique théorique pour construire des modèles décrivant l’évolution des particules, en particulier leur apparition ou disparition lors des processus d’interaction. Elle prévoit qu’un vide, supposé correspondre à un espace-temps vide, est empli d’une activité physique prenant la forme de fluctuations d’énergie. Ces fluctuations font apparaître des particules qui s’annihilent aussi tôt qu’apparues. Ceci signifie que le vide quantique, malgré son nom, n’est pas un vide.

D’où provient l’espace-temps lui-même ? Pour répondre, il faut se référer à l’époque dite Planck Epoch https://simple.wikipedia.org/wiki/Planck_epoch survenue quelques trillionièmes de seconde après le Big Bang. A ce point, l’espace et le temps subissent des fluctuations quantiques.

Pour bien comprendre la question il faudra une théorie dite de la gravitation quantique, qui sera une synthèse de la théorie de la gravitation d’Eisntein et de la mécanique quantique apparue au début du 20e siècle.

De premières tentatives existent en ce sens, sous les noms de string theory et de loop quantum gravity. Dans ces théories, l’espace et le temps sont considérés comme émergents à partir de processus quantiques opérant à un niveau sub-macroscopique, processus dont nous n’avons encore aucune idée précise..

Pour aller plus loin, les théories se référant à la gravitation quantique soupçonnent qu’une cause physique aurait été présente dans le temps de Planck, quelque chose comme un élément précurseur de l’espace et du temps d’aujourd’hui. Il est trop tôt pour en avoir une idée.

Dans ces tentatives, l’espace et le temps sont considérés comme émergents, telles les vagues à la surface de l’océan. Ce que nous ressentons comme de l’espace et du temps sont le résultats de processus quantiques opérant au niveau microscopique. Nous ne les comprenons pas encore étant des créatures trop enracinées dans le niveau macroscopique.

Concernant la Planck Epock  notre compréhension de l’espace et du temps s’effondre. Nous ne pouvons pas nous référer à des considérations de causalité, Cependant toutes les théories de gravitation quantique font allusion à quelque cause physique agissant dans le temps de Planck, un précurseur quantique de l’espace et du temps. Mais d’où viendrait il ?

Malheureusement la meilleure physique d’aujourd’hui ne peut apporter de réponse. Il lui faudrait progresser dans le sens de la «théorie de tout » theory of everything. Mais est-ce possible ? Disons qu’aujourd’hui la physique n’a jamais apporté la preuve de quelque chose provenant de rien. Mieux vaudrait étudier cela que la faisabilité de missiles intercontinentaux porteurs de charges nucléaires.

06/04/2023. Comment le Big Bang aurait-il pu sortir de rien

Adaptation d’un article que vient de publier The Conversation
https://theconversation.com/how-could-the-big-bang-arise-from-nothing-171986

L’auteur en est le professeur Alastair Wilson https://alastairwilson.org/

A la fin de l’univers, la dernière étoile se refroidira progressivement et disparaîtra. Ce sera de nouveau le vide, sans signification et sans fin (Brian Cox, Universe)

Toute la matière s’évanouira dans de monstrueux trous noirs qui à leur tour s’évaporeront. L’espace s’étendra vers l’extérieur jusqu’à ce que les dernières lumières soient trop éloignées l’une de l’autre pour interagir. Toute activité cessera.

Mais cessera-t-elle ? De plus en plus de cosmologistes pensent que notre propre Big Bang s’est produit à partir d’un tel vide de matière. Pour répondre à cette question, il faut préciser ce que l’on entend par matière.

Il est certain qu’aucune matière, faite d’atome stables et de molécules, n’existait lors du Big Bang. Pour que les premiers atomes se forment, il fallait que la température refroidisse suffisamment. Les premières particules de matière, protons et neutrons , sont sans doute apparu dix millième de seconde après le Big Bang. Une hypothèse plausible est que le monde physique était auparavant fait d’une soupe de particules élémentaires à courte vie, telles les quarks, dont sont faits les protons et les neutrons. Il y avait alors autant de matière que d’antimatière, constamment crées puis détruites. C’est ce qui fut nommé la “grand unified epoch”. Les particules s’annulaient dans un flash d’énergie, constamment créées et détruites

Mais pourquoi ces particules existaient-elles ? La théorie quantique des champs est une approche en physique théorique pour construire des modèles décrivant l’évolution des particules, en particulier leur apparition ou disparition lors des processus d’interaction. Elle prévoit qu’un vide, supposé correspondre à un espace-temps vide, est empli d’une activité physique prenant la forme de fluctuations d’énergie. Ces fluctuations font apparaître des particules qui s’annihilent aussi tôt qu’apparues. Ceci signifie que le vide quantique, malgré son nom, n’est pas un vide.

D’où provient l’espace-temps lui-même ? Pour répondre, il faut se référer à l’époque dite Planck epoch https://simple.wikipedia.org/wiki/Planck_epoch survenue quelques trillionièmes de seconde après le Big Bang. A ce point, l’espace et le temps subissent des fluctuations quantiques.

Pour bien comprendre la question il faudra une théorie dite de la gravitation quantique, qui sera une synthèse de la théorie de la gravitation d’Eisntein et de la mécanique quantique apparue au début du 20e siècle.

De premières tentatives existent en ce sens, sous les noms de string theory et de loop quantum gravity. Dans ces théories, l’espace et le temps sont considérés comme émergents à partir de processus quantiques opérant à un niveau sub-macroscopique, dont nous n’avons encore aucune idée.

Pour aller plus loin, les théories se référant à la gravitation quantique soupçonnent qu’une cause physique aurait été présente dans le temps de Planck, quelque chose comme un élément précurseur de l’espace et du temps d’aujourd’hui. Il est trop tôt pour en avoir une idée. On dira seulement que dans la nature tout effet possède une cause. Sans cela, il n’y aurait plus de science.

Dans ces tentatives, l’espace et le temps sont considérés comme émergents, telles les vagues à la surface de l’océan. Ce que nous ressentons comme de l’espace et du temps sont le résultats de processus quantiques opérant au niveau microscopique. Nous ne les comprenons pas étant des créatures enracinées dans le niveau macroscopique.

Dans la Plank epoch notre compréhension de l’espace et du temps s’effondre. Nous ne pouvons pas davantage nous référer à des considérations de causalité, tout effet ayant une cause. Cependant toutes les théories de gravitation quantique font allusion à quelque cause physique agissant dans le temps de Planck, un précurseur quantique de l’espace et du temps. Mais d’où viendrait elle ?

Malheureusement la meilleure physique d’aujourd’hui ne peut apporter de réponse. Il lui faudrait progresser dans le sens de la «théorie de tout » theory of everything. Mais est-ce possible ? Disons qu’aujourd’hui la physique n’a jamais donné de preuve de quelque chose venant de rien.

Des cycles à partir de presque rien

Certains font appel au concept de multivers, un univers qui contiendrait un nombre infini d’univers parallèle, ou à celui d’univers cyclique, naissant et renaissant sans cesse. En ce sens, Roger Penrose  prix Nobel 2020 de physique avait proposé un modèle d’univers cyclique nommé conformal cycle cosmology . Il avait étudié la relation mathématique entre un état de l’univers extrêmement dense et chaud, tel qu’il l’était lors du Big Bang, et un univers vide et froid tel qu’il le sera à sa fin.

Il a fait l’hypothèse que ces deux états deviendraient mathématiquement identiques quand poussés à la limite. Ainsi une absence totale de matière pourrait avoir donné naissance à la matière telle que nous la voyons dans notre univers. Dans cette perspective le Big Bang se serait produit à partir de presque rien, autrement dit la matière enfouie dans des trous noirs gigantesques, puis devenue des photons perdus dans le vide, ou plutôt dans un univers presque vide. Mais cet univers n’aurait pas été rien. Il aurait été un univers physique, bien que vide.

Comment passer d’un univers dense à un univers presque vide ? Penrose pour l’expliquer a fait appel à une procédure mathématique complexe dite « conformal rescaling », une transformation géométrique qui modifie la taille d’un objet sans modifier son contenu. Selon cette procédure, ces objets deviennent mathématiquement identiques quand poussés à leurs limites. Ainsi une totale absence de matière aurait pu produire toute la matière constituant l’univers d’aujourd’hui.

Dans la cosmologie cyclique classique, la direction de l’explication va du vieux et froid au jeune et chaud. L’état dense chaud existe parce qu’il avait été précédé d’un état vide froid. Mais le terme de « parce que » n’est pas le bon. Il n’y a pas dans ce cas de cause suivie dans le temps d’effets. C’est non seulement l’état qui change mais le temps. L’état vide froid et l’état plein chaud sont situés dans des références de temps différentes. L’état vide froid continuera indéfiniment pour l’observateur situé dans son échelle de temps, comme l’état plein chaud pour celui entièrement situé dans une échelle temporelle différente.

On pourra dire que l’état chaud et dense provient de l’état vide et froid d’une façon non causale. L’un émerge de l’autre ou s’enracine dans l’autre. Il s’agit là de concepts métaphysiques qui sont actuellement explorés dans le cadre du projet européen dit FraMEPhys (A Framework for Metaphysical Explanation in Physics) https://framephys.org/ Ce projet s’intéressera particulièrement aux concepts de la gravitation quantique où les causes et les effets ordinaires semblent impossibles à relier.

La cosmologie cyclique classique propose des réponses détaillées, bien que spéculatives, à des questions telles que « d’où provient le Big Bang ? ». Mais nous pouvons craindre qu’elle ne répondra pas à la question qui tourmente Penrose, d’où vient la réalité physique elle-même ? Pourquoi il y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? L’une des plus ambitieuses questions en science.

Ceci-dit, nous laisserons de côté ces questions aujourd’hui. Nous nous limiterons à évoquer la question de savoir comment les cycles ont commencé ? S’agit-il de cycles se répétant sans fin, l’état quantique de chaque univers s’expliquant par celui du cycle précédent. Ou bien n’y aurait-il qu’un seul cycle et un seul univers se répétant indéfiniment ? Ces deux approches évitent le besoin d’imaginer des évènements sans cause. Rien ne serait laissé inexpliqué en physique

Penrose envisage une séquence de nouveaux cycles sans fin car cela est conforme à sa propre interprétation de la théorie quantique. En mécanique quantique un système physique se présente comme une superposition d’états au même instant. Il n’adopte un état précis, choisi au hasard, que lorsqu’il est « observé ».

Pour Penrose, chaque cycle implique des éléments quantiques choisis au hasard et donnant lieu à des événements différents. Chaque cycle diffère donc du précédent et donne lieu à des événements différents. Ce sont de bonnes nouvelles pour les physiciens expérimentaux. Ils peuvent espérer avoir des vues de l’univers précédant à travers de faibles traces ou anomalies observées par le satellite Planck

Voir https://academic.oup.com/mnras/article-abstract/495/3/3403/5838759?redirectedFrom=fulltext&login=false

Il y a néanmoins une façon de concilier ces points de vue en convertissant la cosmologie cyclique d’une forme multi-cycle en une forme ne comportant qu’un seul cycle. Dans ce cas la réalité physique consistera en un cycle unique commençant après le Big Bang et débouchant sur un univers vide dans un lointain futur puis recommençant indéfiniment autour du même Big Bang..

Cette interprétation est compatible avec l’hypothèse des mondes multiples (many world interpretation). Celle-ci nous dit que chaque fois que nous mesurons un système en superposition, cette mesure ne sélectionne pas un état au hasard, mais celui qui est compatible avec l’état de notre propre univers. Les autres mesures peuvent se retrouver dans un multivers que nous ne connaîtrons jamais, constitué d’univers qui s’ignoreront toujours.

Les partisan de cette hypothèse affirment que les preuves en sont observables dans les données cosmologiques, résultats de collisions d’autres univers avec le nôtre .

De nouveaux cycles sans fins sont une explication conforme à l’interprétation personnelle de la théorie quantique par Penrose. En mécanique quantique, un système physique existe dans une superposition de différents états dans le même temps. Nous n’en recueillons qu’un au hasard quand nous l’observons. Pour Penrose chaque cycle implique des événements quantiques aléatoires évoluant d’une façon différente. Ceci signifie que chaque cycle différera de celui qui le précède et de celui qui lui succède

Ce sont de bonnes nouvelles pour les physiciens expérimentaux. Ils peuvent espérer avoir des vues de l’univers précédent à travers de faibles traces ou anomalies observées par le satellite Planck. Cependant d’autres physiciens rejettent cette interprétation.

Voir https://academic.oup.com/mnras/article-abstract/495/3/3403/5838759?redirectedFrom=fulltext&login=false

Il y a néanmoins une façon de concilier ces points de vue en convertissant la cosmologie cyclique d’une forme multi-cycle en une forme ne comportant qu’un seul cycle. Dans ce cas la réalité physique consistera en une cycle unique commençant après le Big Bang et débouchant sur un univers vide dans un lointain futur puis recommençant indéfiniment autour du même Big Bang..

Cette interprétation est compatible avec celles des mondes multiples (many world interpretation). Celle-ci nous dit que chaque fois que nous mesurons un système en superposition, cette mesure ne sélectionne pas un état au hasard, mais celui qui est compatible avec l’état de notre propre univers. Les autres mesures peuvent se retrouver dans un multivers que nous ne connaîtrons jamais, constitué d’univers qui s’ignoreront toujours.

Les partisans de cette hypothèse affirment que les preuves en sont observables dans les données cosmologiques, résultats de collisions d’autres univers avec le nôtre

(voir https://theconversation.com/could-cold-spot-in-the-sky-be-a-bruise-from-a-collision-with-a-parallel-universe-78563)

Notre Big Bang serait ainsi la renaissance d’un multivers quantique contenant une infinité d’autres univers différents apparaissant simultanément

An ancient myth

For a philosopher of science, Penrose’s vision is fascinating. It opens up new possibilities for explaining the Big Bang, taking our explanations beyond ordinary cause and effect. It is therefore a great test case for exploring the different ways physics can explain our world. It deserves more attention from philosophers.

For a lover of myth, Penrose’s vision is beautiful. In Penrose’s preferred multi-cycle form, it promises endless new worlds born from the ashes of their ancestors. In its one-cycle form, it is a striking modern re-invocation of the ancient idea of the ouroboros, or world-serpent. In Norse mythology, the serpent Jörmungandr is a child of Loki, a clever trickster, and the giant Angrboda. Jörmungandr consumes its own tail, and the circle created sustains the balance of the world. But the ouroboros myth has been documented all over the world – including as far back as ancient Egypt.

The ouroboros of the one cyclic universe is majestic indeed. It contains within its belly our own universe, as well as every one of the weird and wonderful alternative possible universes allowed by quantum physics – and at the point where its head meets its tail, it is completely empty yet also coursing with energy at temperatures of a hundred thousand million billion trillion degrees Celsius. Even Loki, the shapeshifter, would be impressed.

05/04/2023 La Terre boule de neige

Qu’arrive-t-il quand la Terre se réchauffe? L’histoire de la Terre en fournit plusieurs exemples, dont un qui a le plus marqué les espèces vivantes de l’époque.

L’histoire climatique de la Terre est mouvementée. Elle a connu par le passé plusieurs épisodes de glaciation, dont au moins deux ont eu lieu durant le Cryogénien, il y a 710 à 630 millions d’années. En 1992 et en 1998, des scientifiques ont émis l’hypothèse qu’il y a environ 635 millions d’années, notre planète aurait connu un épisode glaciaire majeur, laissant le globe entièrement recouvert de glace : c’est le modèle dit de la Terre « boule de neige ». Selon les hypothèses, la presque intégralité du globe était alors recouverte de glace. Comment les premières formes de vie qui existaient à cette époque ont-elles fait pour survivre dans ces conditions ?

Une étude publiée dans la revue Nature Communications aborde la question. Nous en donnons ci-dessous les références et l’abstract

Pour le comprendre, Huyue Song de l’Université Chinoise de Géosciences à Wuhan, en Chine, et son équipe ont étudié la composition géochimique de sédiments riches en fossiles de la formation de Nantuo, dans le sud de la Chine, datant de 654 à 635 millions d’années. Ils y ont découvert des traces d’algues photosynthétiques et des preuves d’un cycle aérobie de l’azote dans les eaux de surface : preuves que cette zone conservait de bonnes conditions d’habitabilité malgré le climat glacial de l’époque.

Or, selon les données, ces sédiments se sont déposés entre 30 et 40 degrés de latitude nord, soit bien plus au nord de l’équateur que ce qui était prévu par le modèle de Terre « boule de neige ». Les auteurs suggèrent que ce site et sans doute d’autres de latitude moyenne, en pleine mer, ont servi de refuges aux organismes complexes et leur ont permis de survivre jusqu’à ce que les conditions deviennent plus favorables. Ainsi, ils estiment que la Terre « boule de neige » (« snowball » en anglais) était probablement plutôt une Terre « boule de neige fondante » (« slushball » en anglais) avec une bande libre de glace à l’équateur et des trous dans la couverture glaciaire aux latitudes moyennes.

L’hypothèse de la Terre boule de neige a été proposée pour expliquer des preuves géologiques qui montrent des traces de glaciation intense dans des endroits qui se trouvaient à des latitudes tropicales et équatoriales à cette époque. Les scientifiques pensent que la glaciation a été déclenchée par une combinaison de facteurs, notamment une diminution des niveaux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère et une activité volcanique accrue qui a libéré des particules dans l’atmosphère et a réduit encore plus l’effet de serre. Cependant, durant l’épisode de glaciation, les volcans ont continué à produire du CO2 et d’autres gaz à effet de serre qui se sont peu à peu accumulés jusqu’à atteindre un seuil critique où la glace a commencé à fondre, enclenchant ainsi un réchauffement des températures.

Observons qu’aujourd’hui le problème n’est pas tout à fait le même. L’actuel réchauffement libérera à partir des glaces polaires des milliers de virus et bactéries encore inconnus. Ceci propagera des pandémies à côté desquelles l’actuelles due au Covid 19 n’apparaitra que comme une aimable grippe saisonnière

Merci à Sciences et Avenir https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/paleontologie/comment-la-terre-a-survecu-pendant-les-episodes-boules-de-neige_170460

Référence

Mid-latitudinal habitable environment for marine eukaryotes during the waning stage of the Marinoan snowball glaciation

Nature Communications volume 14, Article number: 1564 

Abstract

During the Marinoan Ice Age (ca. 654–635 Ma), one of the ‘Snowball Earth’ events in the Cryogenian Period, continental icesheets reached the tropical oceans. Oceanic refugia must have existed for aerobic marine eukaryotes to survive this event, as evidenced by benthic phototrophic macroalgae of the Songluo Biota preserved in black shales interbedded with glacial diamictites of the late Cryogenian Nantuo Formation in South China. However, the environmental conditions that allowed these organisms to thrive are poorly known. Here, we report carbon-nitrogen-iron geochemical data from the fossiliferous black shales and adjacent diamictites of the Nantuo Formation. Iron-speciation data document dysoxic-anoxic conditions in bottom waters, whereas nitrogen isotopes record aerobic nitrogen cycling perhaps in surface waters. These findings indicate that habitable open-ocean conditions were more extensive than previously thought, extending into mid-latitude coastal oceans and providing refugia for eukaryotic organisms during the waning stage of the Marinoan Ice Age.

04/04/2023. A lire absolument, Asialyst.com

Faut-il rappeler à ceux qui l’ignoraient encore qu’il existe depuis longtemps une source francophone d’informations sur l’Asie au sens large, nommée Asialyst.com.

https://asialyst.com/fr/

Asialyst s’intéresse en priorité à la Chine, l’Inde, la Birmanie, la Birmanie, l’Afghanistan. Mais aucun pays ou zone sensible ne lui échappe. Les relations diplomatique ou commerciale font en priorité l’objet de ses préoccupations, mais tous les thèmes civilisationnels peuvent être évoqués. Asialyst donne si nécessaire la parole à des universitaires, mais multiplie les interviews des personnalités asiatiques et françaises qui comptent, en n’hésitant pas à souligner les différences de points de vue.

Les articles sont suffisamment longs pour être détaillés et constituer de solides sources d’information. Le site est mis à jour régulièrement, en donnant toutes facilités pour retrouver les articles plus anciens.

Autant que l’on puiss savoir vu la fragilité des sources, Asialyst est très consulté, dans les pays directement concernés, mais aussi en Russie et aux Etats-Unis.

Voir également le site Les Crises https://www.les-crises.fr/

Important. Ne pas confondre avec asialist.com

03/04/2023 L’effondrement progressif de l’Otan face à la Russie, la Chine et leurs alliés du Brics. Que devrait faire la France ?

L’Otan a toujours été une création des Etats-Unis pour tenter de se recruter des alliés aux frontières occidentales de l’Empire russe. Aujourd’hui cette alliance est de moins en moins efficace. Cela tient d’abord à ce que ces alliés se révèlent de plus en plus incapables de financer l’effort militaire nécessaire. Ainsi de l’avis général, l’armée allemande est un désastre. Seule la France conserve une force militaire en bon état, y compris dans sa composante nucléaire. Mais elle a toujours pris soin d’affirmer qu’elle refusait de jouer le rôle d’un membre de l’Otan soumis aux Etats-Unis.

Pour leur part, les Etats-Unis seront de moins en moins capables de jouer le rôle pilote qui leur serait nécessaire pour faire de l’Otan une structure à leur service. Même si leur budget militaire reste le plus important du monde, la priorité pour Washington est de faire face en Asie à l’armée chinoise et à ses alliés du Brics. Par ailleurs, au plan politique, qu’il soit interne ou international, une sorte de révolution culturelle sévit au sein des élites, qualifiée parfois de révolution woke, pour procéder en priorité à d’autres dépenses que celles exigées par le complexe militaro-industriel. Il est probable que l’actuel président des Etats-Unis ou son successeur ne présenteront pas comme une urgence un renforcement massif de la puissance militaire, sauf dans le domaine spatial.

Ceci signifie que les membres actuels ou futurs (Ukraine) de l’Otan, hormis les Etats-Unis, seront de moins en moins considérés par la Russie comme une menace existentielle, visant comme certains l’ont prétendu, à un véritable démembrement de l’Empire Russe. Vladimir Poutine devrait le comprendre. Il aurait tout avantage à pacifier les relations avec les membres européens de l’Otan, comme parallèlement et en premier lieu avec la France.

03/04/2023. Les origines de la vie sur Terre

On estime que l’Univers tel que nous la connaissons serait âgé de 14 milliards de nos années environ, décomptées après ses origines. On estime par ailleurs que la planète du système solaire appelée Terre serait apparue il y a environ 5 milliards d’années. Mais aux origines elle n’était pas habitable par les premiers organismes vivants tels que nous les connaissons, c’est-à-dire des virus et des organismes unicellulaires simples vivants dans des flaques d’eau salée. Il a fallu qu’elle se refroidisse suffisamment pour que s’y forme de l’eau liquide.

À ce jour, les plus anciennes traces de vie sur Terre remonteraient à 3,8 milliards d’années, comme semblent l’indiquer des restes fossilisés retrouvés dans les roches sédimentaires. Mais à quoi ressemblait la toute première forme de vie? Comment les éléments qui forment la vie – carbone, hydrogène, oxygène, azote – se sont-ils assemblés pour former les premières cellules vivantes? Quels ont été les facteurs déclencheurs de cet événement initial ?  S’est-il produit une seule fois, la même source de vie foisonnant rapidement pour envahir toute la planète? Ou plusieurs fois, la vie apparaissant successivement en de multiples foyers? Il n’existe pas de réponses définitives à ces questions fondamentales.

Dans l’hypothèse dite panspermie, selon laquelle des formes de vie extraterrestres primitives seraient apparues quelque part dans l’univers et que celles-ci, véhiculées par des météorites, aient été apportées sur la Terre où elles se seraient développées, il faudrait suffisamment de temps. Or ce temps on ne le trouve pas , ceci d’autant plus qu’avec l’expansion de l’univers, les distances à couvrir n’ont cesser de s’allonger .

Il est tentant de penser que sur les milliards de milliards de planètes aujourd’hui révélées par le télescope spatial James Webb se trouvent tout autant de formes de vie plus ou moins différentes, et sur certaines, tout autant sinon plus d’intelligences.

Pour en savoir plus sur les origines de la vie, voir https://actualites.uqam.ca/2017/la-vie-avant-la-vie-un-mystere-qui-passionne-penseurs-et-scientifiques/

Page des éditoriaux


07/09/2033 Le goulot d’étranglement de l’oxygène dans l’Univers

06/09/2023 Les bases neurales de la conscience chez l’humain

06/09/2023 Pourquoi cette passivité en Europe face à la perspective d’une guerre conventionnelle entre l’Occident et la Russie ?

05/09/2023. Réduction du nombre des qubits nécessaires pour corriger les erreurs dans un calculateur quantique

05/09/2023 Effets dévastateurs du passage à l’électrique dans l’industrie automobile

04/09/2023 La France va perdre son avance en matière de fusion nucléaire

04/09/2023« Les Structures fondamentales des sociétés humaines », de Bernard Lahire, La Découverte, « Sciences sociales du vivant », 972 p.,

02/09/2023 Grâce à la Lorraine, une chance pour la voiture à hydrogène en France

01/09/2023 Création en laboratoire d’un monopôle quantique

31/08/2023 La cour européenne des droits de l’homme et la prostitution

31/08/2023 Que cherchent les BRICS

31/08/2023 Madame Scott-Morton, ne vous faites pas plus naïve que vous ne l’êtes.

29/08/2023 Pourquoi la France aurait intérêt à quitter rapidement l’Afrique

29/08/2023 Les trous de ver en anneaux permettront-ils de remonter le temps ?

29/08/2023 Six cents robots humanoïdes chinois

28/08/2023 Fiche de lecture «Le Défi démographique: mythes et réalités» par Bruno Tertrais

28/08/2023 L’Amérique est-elle en guerre avec elle-même ?

27/08/2023 Le sort enviable des amérindiens au Québec

27/08/2023 Le programme européen Human Brain.

26/08/2023 Computers exascale

26/08/20 Les memcomputers, de nouveaux types de calculateurs aux rendements révolutionnaires

25/08/2023 Un nouveau quadcopter kamikaze russe

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Nous sommes de ceux qui pensent que fermer la centrale nucléaire de Fessenheim est une absurdité prise pour des raisons de démagogie politique. Bien que premier historiquement de sa série, il pouvait en toute sécurité continuer à produire de l’électricité aussi longtemps que les fleurons du parc nucléaire français.

Il suffisait de lui apporter quelques réparations et mise à niveau de principe, en faisant appel à la main d’œuvre hautement compétente qu’il employait, assisté de quelques sous traitants spécialisés qui ne manquent pas.

Aujourd’hui cependant l’occasion se présente de revenir sur cette erreur. On apprend  que Claude Brender, maire (sans étiquette) de la commune aimerait accueillir le tout premier réacteur modulaire de France – ou plutôt un « démonstrateur » de cet engin, couramment désigné par le sigle anglais SMR, pour « Small Modular Reactors ».

Il s’est entretenu de cette possibilité avec la ministre de le transition écologique. « Ça fait deux-trois ans que je répète à l’envie qu’il faut redonner une vie au site de l’ancienne centrale, argumente Claude Brender, et le meilleur moyen pour ça, c’est d’y produire de nouveau de l’électricité. Comme le calendrier de déploiement des futurs réacteurs EPR2 est très long, pourquoi pas accueillir un démonstrateur du SMR ? Ce serait une sortie par le haut… »

On trouve sur le site The breakthrough une comparaison de ce type de réacteur au regard des autres types ou projets existant déjà. Voir SMR reactor .Il peut produire jusqu’à 300 megawatt en général, mais cela pourrait être beaucoup plus à Fessenheim.

L’intérêt présenté par les SMR en général est qu’ils peuvent remplacer le chauffe-eau (boiler) d’une ancienne centrale à charbon en conservant l’essentiel de l’environnement technique. Ils devraient pouvoir le faire de la même façon dans une centrale atomique et a fortiori à Fessenheim

On ne comprendrait pas que dans ces conditions, sans doute pour satisfaire l’oppositions écologique, le gouvernement actuel persiste à fermer et démanteler Fessenheim.

01/04/2023. Des planètes faites de matière noire

Le télescope spatial James Webb a pu grâce a son optique perfectionnée, détecter au delà du système solaire, plusieurs dizaines de planètes jusque là encore inconnues. Elles sont dite exoplanètes ou planètes extérieures. La plupart gravitent autour d’étoiles proches comme la Terre autour du soleil. Mais certaines peuvent avoir des trajectoires indépendantes. Elles paraissent faites de matière ordinaire. C’est peut-être là que dans quelques années l’on pourrait y détecter des formes de vie.

Cependant certains physiciens théoriciens viennent de proposer, dans un article sur arXiv dont nous publions ci-dessous l’abstract et les références, qu’elles soient composées de matière noire. Ils nomment ces objets des « exoplanètes sombres ».

La matière noire  a un statut quelque peu particulier : bien que notre conception de l’Univers repose aujourd’hui sur le postulat de son existence, elle n’a jamais été observée directement. Elle est censée faire office d’attracteur gravitationnel dans les galaxies ne disposant pas suffisamment d’astres visibles pour conserver leur cohérence dans un univers en expansion.

Les chances de trouver réellement une planète composée de matière noire paraissent réduites du fait que cette matière étant sombre, elle est invisible à l’heure actuelle. Mais sur quoi repose la proposition de ces physiciens ?

La matière noire est usuellement recherchée à l’échelle microscopique des particules. Mais, dans leurs travaux, ces physiciens évoquent des composites : la possibilité de véritables macrostructures composées de matière noire.

« Un état macroscopique de matière noire dont la masse et/ou le rayon sont similaires à ceux d’une planète se comportera comme une exoplanète sombre s’il est lié à un système stellairemême si la physique sous-jacente de l’objet ressemble à quelque chose d’entièrement différent », précisent les auteurs de cette hypothèse .

La physique d’une telle exoplanète pourrait ne ressembler à rien de ce que nous connaissons. Par exemple, elle pourrait avoir une densité infime de 0,03 gramme par centimètre cube ou inversement, avoir une densité plus grande qu’une planète faite de fer. « À l’heure actuelle, il n’existe pas de telles valeurs aberrantes », indiquent les auteurs, mais ils suggèrent que nous soyons peut-être encore incapables de les détecter.

Le seul moyen d’en observer une serait que l’exoplanète sombre soit reliée « gravitationnellement » ou déjà intégrée à un système et non simplement flottante. On pourrait alors mobiliser des techniques de détection indirectes utilisant la lumière pour connaitre la masse, le rayon, la densité d’une exoplanète.

Cependant, une hypothèse aussi révolutionnaire mérite bien davantage d’études. Comment une telle planète se formerait-elle ? Quelle serait l’abondance de ce type d’objets dans l’Univers ? Quel impact sur les autres astres et planètes ? Le cosmos est un ensemble systémique : une hypothèse sur une fraction de celui-ci a d’énormes implications, raison pour laquelle une théorie nécessite souvent plus d’une étude pour être pleinement construite.

Référence

[Submitted on 21 Mar 2023]

Dark Exoplanets

Yang BaiSida LuNicholas Orlofsky

The prevailing assumption is that all exoplanets are made of ordinary matter. However, we propose an unconventional possibility that some exoplanets could be made of dark matter, which we name « dark exoplanets. » In this paper, we explore methods to search for dark exoplanets, including the mass-radius relation, spectroscopy, missing transit, and transit light curve. Specifically, we focus on the transit light curve method and demonstrate how to distinguish partially transparent dark exoplanets from fully opaque ordinary exoplanets using both observed exoplanet data and dark exoplanet mock data. Our analysis shows that dark exoplanets with a large radius (above around 10% of the star radius) and a small optical depth (below around one) can be identified with current telescope sensitivities.

Comments:23 pages, 9 figures
Subjects:Earth and Planetary Astrophysics (astro-ph.EP); Instrumentation and Methods for Astrophysics (astro-ph.IM); High Energy Physics – Phenomenology (hep-ph)
Cite as:arXiv:2303.12129 [astro-ph.EP]
 (or arXiv:2303.12129v1 [astro-ph.EP] for this version)
 https://doi.org/10.48550/arXiv.2303.12129


31/03/2023 Abandon par l’US Air Force de son programme de missile hypersonique ARRW

Le Secrétaire à la Défense en charge de l’US Air Force vient de prévenir le sous-comité Défense de la Chambre des Représentants que l’Air Force allait devoir abandonner son programme de missile hypersonique à capacités nucléaires connu sous le nom de AGM-183A Air-launched Rapid Response Weapon (ARRW). Celui-ci ne donnait pas satisfaction.

Voir https://www.zerohedge.com/military/usaf-admits-hypersonic-missile-test-failed

Le 27 juillet dernier, la Chine avait pratiqué ce qu’elle appelle un essai « de routine » de tir de fusées spatiales réutilisables. Aux États-Unis, le Pentagone n’est pas du même avis et affirme que le pays a plutôt réalisé le test d’un missile orbital enfermant un planneur hypersonique. C’est en tout cas ce qu’a vait expliqué le général John Hyten, vice-président de l’état-major interarmées, à CBS News.

Selon lui, la Chine avait lancé un missile à longue portée qui aurait fait le tour du globe terrestre avant de larguer un planneur hypersonique dont l’objectif était d’atteindre une cible située en Chine. Ce type d’armement que ne possèdent pas encore les États-Unis préoccupe suffisamment le Pentagone pour qu’un responsable vienne dévoiler publiquement ce « détail ».

Comment expliquer par ailleurs le fait qu’en ce qui concerne ce genre de missiles, malgré un budget militaire dépassant la somme des budgets des autres puissances, les États-Unis aient pris un tel retard. Celui-ci pourra-t-il être rattrapé ?