07/11/22 Des océans sur la planète Mars

Aujourd’hui, le climat de la planète Mars et celui de la Terre diffèrent profondément . L’un est globalement froid et sec, l’autre est chaud et humide. Il y a 3 milliards d’années, selon un modèle scientifique récent dont nous publions ci-dessous les références, ils étaient très proches.

Le modèle tient compte de la présence sur Mars à cette date d’un océan circulaire qui restait liquide même si sur ses bords il était temporairement ou durablement glacé. Le cycle hydrologique (cycle des pluies) et celui de formation des glaciers d’altitude étaient très voisins.

Reste à comprendre sous quelle influence le climat martien s’est transformé pour devenir ce qu’il est aujourd’hui, quasiment sans atmosphère, dépourvu d’eau et brûlant. Avec l’actuel réchauffement climatique, un tel sort menace-il la Terre ?

Référence

Circumpolar ocean stability on Mars 3 Gy ago
119 (4) e2112930118

The current Martian climate is not habitable and far from Earth’s climate. At the same time that life spread on Earth (3 Gy ago), the Red Planet was possibly more similar to our Blue Planet. Our model includes a coupled model with dynamic ocean and atmosphere including a hydrological cycle and a simplified glacier mass flux scheme. We show that an ocean is stable in agreement with interpretations of the surface geological records.

Abstract

What was the nature of the Late Hesperian climate, warm and wet or cold and dry? Formulated this way the question leads to an apparent paradox since both options seem implausible. A warm and wet climate would have produced extensive fluvial erosion but few valley networks have been observed at the age of the Late Hesperian. A too cold climate would have kept any northern ocean frozen most of the time. A moderate cold climate would have transferred the water from the ocean to the land in the form of snow and ice. But this would prevent tsunami formation, for which there is some evidence. Here, we provide insights from numerical climate simulations in agreement with surface geological features to demonstrate that the Martian climate could have been both cold and wet. Using an advanced general circulation model (GCM), we demonstrate that an ocean can be stable, even if the Martian mean surface temperature is lower than 0 ∘°C. Rainfall is moderate near the shorelines and in the ocean. The southern plateau is mostly covered by ice with a mean temperature below 0 ∘°C and a glacier return flow back to the ocean. This climate is achieved with a 1-bar CO2-dominated atmosphere with 10% H2. Under this scenario of 3 Ga, the geologic evidence of a shoreline and tsunami deposits along the ocean/land dichotomy are compatible with ice sheets and glacial valleys in the southern highlands.

06/11/22 A la recherche d’OVNIS venus de nulle part

On apprend fin octobre 2022 que la NASA américaine a nommé 16 experts indépendants (professeurs, astronautes, journalistes scientifiques et océanographes) afin d’enquêter sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés, les PAN dits aussi OVNIS.

La formation de ce groupe d’étude de la NASA intervient après que plusieurs images sur ce sujet aient circulé dans les médias dont notamment en 2020 des vidéos déclassifiées d’archives de la Marine américaine et après la constitution par le ministère de la Défense américain du groupe UAPTF (Unidentified Aerial Phenomena Task Force) puis en juillet 2022 la création de l’AARO (All-domain Anomaly Resolution Office) : le bureau de résolution des anomalies pour tous les domaines, dépendant du ministère de la défense.

Ces travaux intéressent tout particulièrement le GEIPAN (Groupe d’Étude et d’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés), service du Centre National d’Études Spatiales (CNES), qui enquête en France sur les PAN sur le territoire français depuis 45 ans. Le GEIPAN a été invité à présenter ses activités et ses méthodes de travail devant le groupe indépendant de travail sur les PAN piloté par la NASA.

Créé en 1977 par le CNES, le GEIPAN est constitué d’une équipe de 4 personnes, en charge du recueil des témoignages, des enquêtes, des publications des études, de l’informatique et du pilotage de la structure. C’est un service technique du CNES qui travaille avec des personnels, des compétences et des facilités externes : une vingtaine d’enquêteurs et une vingtaine d’experts tous externes au CNES ainsi que de nombreux partenaires institutionnels (Armée de l’air, Gendarmerie nationale, Police nationale, CNRS, Météo-France, Aviation Civile).

En l’état actuel des connaissances scientifiques, tant en cosmologie que dans les sciences du vivant, l’hypothèse selon laquelle des organismes vivants, terrestres ou extraterrestres encore inconnus, pourraient patrouiller dans l’environnement de la Terre et disposeraient de technologies leur permettant à l’occasion de s’y manifester, relève de l’imagination. Qu’elle semble prise au sérieux par des administrations qui se plaignent non sans raisons du manque de moyens dans des domaines plus vitaux paraît incroyable, sauf à penser que ce soit une façon pour ces organismes de faire parler d’eux avant les prochaines conférences budgétaires.

Par contre, l’hypothèse selon laquelle des formes de vie très primitives aient pu exister il y a des milliards d’années sur les planètes dites habitables du système solaire mérite d’être étudiées très sérieusement. Il en est de même de l’hypothèse plus improbable selon laquelle des comètes ou autres météores aient pu en importer sur la Terre en provenance de l’extérieur du système solaire sans que le froid et le manque d’oxygène ne les détruise. Mais on ne voit pas comment de tels organismes vivant primitifs auraient eu le temps depuis leur apparition d’élaborer des civilisations techno-scientifiques suffisamment avancées pour construire des PAN capables d’explorer la Terre sans avoir été détectés jusqu’à ce jour.

Si des enquêtes scientifiques devaient avoir lieu, elles devraient rechercher dans le cortex cérébral supérieur de ceux qui croient aujourd’hui aux PAN l’organisation neurologique responsable de telles croyances.

06/11/22 Rendre conducteurs des matériaux isolants.

Etre conducteur pour un matériau signifie laisser passer l’électricité avec le minimum de pertes en ligne. Etre isolant signifie le contraire : empêcher le passage de l’électricité . Les propriétés sont incompatible. On ne concevrait pas qu’un câble transportant de l’électricité soit simultanément ou même alternativement, isolant. Les matières plastiques sont traditionnellement isolantes.

En principe cependant l’usage de produits pouvant être successivement conducteurs ou isolants répondrait à de nombreux besoins scientifiques, industriels ou commerciaux.

Des chercheurs de l’Université de Chicago viennent de publier un article, référencé ci-dessous, selon lequel ils ont créé un matériau nomme Ni tetrathiafulvalene tetrathiolate dont la structure atomique est organisée de telle sorte qu’elle soit en permanence non conductrice ou amorphe (avec une structure atomique ordonné, comme le plastique par exemple) mais qu’elle redevienne temporairement conductrice dans le cadre d’applications l’exigeant.

Référence

Intrinsic glassy-metallic transport in an amorphous coordination polymer

Nature (2022)

  • Abstract

Conducting organic materials, such as doped organic polymers1, molecular conductors2,3 and emerging coordination polymers4, underpin technologies ranging from displays to flexible electronics5. Realizing high electrical conductivity in traditionally insulating organic materials necessitates tuning their electronic structure through chemical doping6. Furthermore, even organic materials that are intrinsically conductive, such as single-component molecular conductors7,8, require crystallinity for metallic behaviour. However, conducting polymers are often amorphous to aid durability and processability9. Using molecular design to produce high conductivity in undoped amorphous materials would enable tunable and robust conductivity in many applications10, but there are no intrinsically conducting organic materials that maintain high conductivity when disordered. Here we report an amorphous coordination polymer, Ni tetrathiafulvalene tetrathiolate, which displays markedly high electronic conductivity (up to 1,200 S cm−1) and intrinsic glassy-metallic behaviour. Theory shows that these properties are enabled by molecular overlap that is robust to structural perturbations. This unusual set of features results in high conductivity that is stable to humid air for weeks, pH 0–14 and temperatures up to 140 °C. These findings demonstrate that molecular design can enable metallic conductivity even in heavily disordered materials, raising fundamental questions about how metallic transport can exist without periodic structure and indicating exciting new applications for these materials.

05/11/22 6.500 morts pour la Coupe du Monde de foot-ball au Qatar en 2022

Le quotidien britannique The Guardian révèle aujourd’hui que 6.500 travailleurs étrangers embauchés par le Qatar depuis 10 ans pour réaliser les travaux jugés nécessaires à la tenue de la Coupe du Monde de football en 2022 sont décédés d’accidents du travail. Ils provenaient principalement d’Inde, du Pakistan, du Népal et de Sri Lanka.

Les données disponibles relatives à ces accidents du travail montrent que pour l’essentiel, ils ne provenaient pas d’imprudences des victime mais d’un sous équipement des chantiers.

Peut-on espérer que le jour de l’inauguration l’émir du Qatar, cheikh Tamim bin Hamad Al Thani (en arabe : الشيخ تميم بن حمد آل ثاني), déposera un petit bouquet de fleurs en leur souvenir

référence

https://www.theguardian.com/global-development/2021/feb/23/revealed-migrant-worker-deaths-qatar-fifa-world-cup-2022

05/11/22 . Recycler les matières plastiques

L’usage des matières plastiques devient incontournable dans nos sociétés dites parfois post industrielles. Il présente de multiples avantages que personne ne discute plus. Ainsi les carrosseries des avions et des automobiles en plastique sont plus légères et plus solides que celles utilisant l’aluminium. Les récipients de toutes sortes en plastique remplacent progressivement le verre et le carton. La chirurgie réparatrice elle-même fait de plus en plus appel à des implants en plastique considérés comme inaltérables. Dans les grandes surfaces commerciales l’emballage dans des sacs en plastique fournis aux clients s’est généralisé.

Cependant actuellement le recyclage du plastique demeure marginal. En Europe, des 25 millions de tonnes de déchets plastiques produits, 15% seulement sont recyclés. Le reste est au mieux incinéré et plus souvent rejeté dans des décharges terrestres ou en mer. . Il en résulte une production annuelle de 95 millions de tonnes de CO2 qui contribue ainsi à l’effet de serre global, sans mentionner la saturation des eaux navigables.

Cependant ceci pourrait changer relativement facilement. Une part importante des déchets plastiques pourrait être recyclée en faisant appel à des techniques actuellement en expérimentation. La première priorité sera de collecter l’essentiel des plastiques rejetés. Ceci suppose le lavage, le séchage et le broyage de la matière première en généralisant des méthodes industrielles actuellement à l’étude. Les produits obtenus sont ensuite refondus à haute température et moulés en fonction des besoins nouveaux. Les fours utiliseraient non du charbon mais de l’électricité renouvelable. Ce processus permettrait d’éliminer la grande majorité des produits dangereux, organiques ou autres, ayant fait l’objet de l’emballage ou de l’utilisation d’origine et rejetés avec ceux-ci.

Comme cependant tous les produits dangereux ne pourront être éliminés, les plastiques recyclés ne devront pas être utilisés dans certain cas sensibles, tels l’emballage alimentaire.

La généralisation de ces techniques de récupération et de recyclage devrait faire de l’économie des plastiques des modes de production circulaires et non plus linéaires.

Pour plus d’information, voir https://corporate.dow.com/en-us/news/press-releases/dow-and-mura-technology-plan-to-locate-europe-s-largest-advanced.html

04/11/22 Transplantation de neurones humains dans des cerveaux de jeunes rats

Des cellules humaines vivantes ont été plusieurs fois transplantées dans de jeunes rats, pour mesurer la compatibilité entre les organismes de ces deux espèces. Il s’agissait de vérifier si des greffes de tissus provenant du rat jeune pourraient remédier à des destructions accidentelles de tissus humains. Ces greffes semblent avoir réussi

Aujourd’hui des chercheurs de l’université de Stanford (Californie) dirigés par Sergio Pasca (https://www.nature.com/search?author=Sergiu%20P.%20Pa%C8%99ca) sont allés plus loin, comme l’indique l’article dont on trouvera ci-dessous les références et l’abstract.

Depuis déjà 10 ans avaient été réalisés de mini-modèles du cerveau humain dits organoïdes. On les obtient en laboratoire en laissant se développer en trois dimensions des cellules-souches du cerveau. Mais les plus complexes de ces organoïdes n’avaient pas la complexité du cerveau humain normalement développé..

Cependant les chercheurs précités ont transplanté ces organoïdes humains non pas dans les cerveaux de rats adultes mais chez des rats nouveau-nés, âgés de quelques jours. Ils espéraient que les neurones du cerveau humain seraient mieux intégrés dans les organes de ces jeunes rats que de ceux de rats adultes. C’est ce qui se produisit. Les organoïdes grandirent d’au moins six fois et colonisèrent 1/3 des cerveaux des rats dans chaque hémisphère . Ensuite, les organoïdes développèrent des connections synaptiques avec les neurones de ces cerveaux de rats .

Par ailleurs les chercheurs utilisèrent une technique dite orthogénétique https://fr.wikipedia.org/wiki/Orthogen%C3%A8se pour s’assurer que les neurones des rats étaient bien intégrés dans les cerveaux humains. La réponse fut positive. Ils espèrent donc que les développement de cette technique leur permettront de mieux étudier les effets de divers désordre graves chez l’humain, désordres comportementaux, désordres neuropsychiatiques ,désordres neurodégénératifs, abus de drogues.

Certains commentateurs se demandent cependant jusqu’où iront de telles recherches. Finiront-elles par produire des rats à cerveaux humains ou, ce qui serait sans doute pire, des humains à cerveaux de rats ?

Référence

Maturation and circuit integration of transplanted human cortical organoids

Sergiu P. Pașca  and others
Nature  610.

Abstract
Self-organizing neural organoids represent a promising in vitro platform with which to model human development and disease1,2,3,4,5. However, organoids lack the connectivity that exists in vivo, which limits maturation and makes integration with other circuits that control behaviour impossible. Here we show that human stem cell-derived cortical organoids transplanted into the somatosensory cortex of newborn athymic rats develop mature cell types that integrate into sensory and motivation-related circuits. MRI reveals post-transplantation organoid growth across multiple stem cell lines and animals, whereas single-nucleus profiling shows progression of corticogenesis and the emergence of activity-dependent transcriptional programs. Indeed, transplanted cortical neurons display more complex morphological, synaptic and intrinsic membrane properties than their in vitro counterparts, which enables the discovery of defects in neurons derived from individuals with Timothy syndrome. Anatomical and functional tracings show that transplanted organoids receive thalamocortical and corticocortical inputs, and in vivo recordings of neural activity demonstrate that these inputs can produce sensory responses in human cells. Finally, cortical organoids extend axons throughout the rat brain and their optogenetic activation can drive reward-seeking behaviour. Thus, transplanted human cortical neurons mature and engage host circuits that control behaviour. We anticipate that this approach will be useful for detecting circuit-level phenotypes in patient-derived cells that cannot otherwise be uncovered.


03/11/22 La France doit participer aux projets d’avions décarbonés

En 2022 l’aviation commerciale mondiale représente environ  de 2 à 2,5 % des émissions globales de CO2 . C’est trop au regard des objectifs de décarbonisation français et mondiaux.

L’aviation civile s’est engagée à réduire ses émissions de CO2 de 50 % entre 2005 et 2050. L’Atag (Air transport action group https://www.atag.org/), qui représente tous les secteurs de l’industrie du transport aérien, envisage même un objectif de zéro émission nette en 2050.

Mais pour obtenir ces résultats, il faut voler avec un moteur utilisant de l’hydrogène, dont la combustion ne produit que de l’eau et dont le poids est 15 fois plus léger que le kérosène. De plus, l’avion devra abandonner la forme des longs courriers actuels insuffisamment aérodynamiques

D’ores et déjà, une start-up nommé Destinus entend relever le défi. Dans le but de réaliser un avion fusée à hydrogène , capable de voler à Mach 5, Destinus a franchi les premières étapes. « Pour concevoir un tel appareil, il faut trouver un design quasi impossible afin de combiner une stabilité en vol à faible vitesse et un optimum hypersonique, le tout en intégrant un combustible hydrogène quinze fois plus léger que le kérozène », explique le fondateur de Destinus. Il dispose déjà d’un prototype.

Il s’agit d’un drone (sans pilote à bord) cargo (sans passagers) hypersonique, propulsé à l’hydrogène. Cet appareil, baptisé Hyperplane, sera capable d’atteindre Mach 15 (plus de 18.000 km/h). Après un décollage avec un moteur d’avion à hydrogène liquide, il enclenchera son moteur-fusée, lui aussi propulsé à l’hydrogène, pour atteindre la mésosphère, la couche de l’atmosphère située entre 50 et 90 km d’altitude, ce qui lui permettra de livrer du fret de la France à l’Australie en moins de deux heures.

 « Ce projet correspond à toutes les grands défis actuels de l’aviation, la préservation de l’environnement, avec zéro émission de CO2 en vol ; la vitesse ; et l’autonomie, le drone étant 100% autonome. », assure le fondateur de Destinus, un entrepreneur russe, installé en Europe depuis 2021 après dix ans aux Etats-Unis,

Fondé en mars 2021 en Suisse, installé à Munich, Madrid et Toulouse, Destinus n’a pas perdu de temps. Dès septembre, la start-up fait décoller son premier prototype dans la banlieue de Munich: Jungfrau, un engin de la taille d’une voiture. En février 2022, Destinus boucle une première levée de fonds de 29 millions de dollars auprès d’investisseurs nord-américains, européens, asiatiques et sud-américains (Conny & Co, Quiet Capital, One Way Ventures, Liquid2 Ventures, Cathexis Ventures, ACE & Company). La valorisation atteignait déjà 100 millions de dollars, onze mois seulement après la création de la société. Les effectifs ont également décollé: le groupe est passé de 0 à 70 salariés en un an. Il vise une centaine d’employés fin 2022, et 200 en 2023.

Si la France veut conserver sa réputation en matière d’aviation, acquise depuis Blériot et Guynemer, il lui faudra absolument relever le défi de l’avion décarboné. .

03/11/22 l’étonnant désintérêt français pour les drones navals militaires

Le samedi 29 octobre, autour de 4 h 20, entre six et huit drones-suicides de surface navals ukrainiens ont attaqué des navires de la flotte de la mer Noire basés à Sébastopol, en Crimée.  L’attaque a eu lieu simultanément à l’intérieur et au large du port de Sébastopol, où des navires russes patrouillaient.

 Selon les sources ukrainiennes, deux navires militaires ont été sérieusement endommagés : la frégate Amiral-Makarov, vaisseau amiral de la flotte de la mer Noire, ainsi que l’Ivan-Goloubets, un dragueur de mines. Des images de la frégate, prises après l’attaque, la montrent en train d’être remorquée vers une baie utilisée pour la réparation, suggérant des dommages importants.

Le ministère de la défense russe a indiqué le lendemain avoir détruit neuf drones aériens et sept drones maritimes ukrainiens, et a admis des « dommages mineurs » sur le dragueur de mines, sans référence à la frégate.

 C’est la seconde fois que Kiev porte un coup sévère au prestige de la flotte russe de la mer Noire, après la destruction du cuirassé Moskva, en avril. Les autorités ukrainiennes affirment l’avoir touché avec au moins deux missiles Neptune, provoquant un incendie. Des sources ukrainiennes rapportent que l’attaque a été appuyée par un drone Bayraktar TB2 qui a détourné l’attention des défenses du navire russe

Un drone ukrainien du même modèle que ceux utilisés samedi avait en effet déjà été trouvé échoué à proximité de Sébastopol, en septembre. Le drone a été assemblé sur la base d’un jet-ski haut de gamme canadien. La coque est allongée à l’avant pour contenir une bombe de type aérien d’une demi-tonne (probablement une FAB-500), laquelle est déclenchée par un choc.

L’emploi de drones de surface navals – dits « USV » (pour unmanned surface vehicle en anglais) – dans le cadre du conflit ukrainien est une première On peut se demander pourquoi la marine nationale française a jusqu’à présent si peu investi dans ce domaine : peur de priver de crédits les chantiers navals français ou esprit trop conservateur des états majors.

Pour en savoir plus

Voir Léo Péria-Peigné, auteur d’une note récente sur ce sujet pour l’Institut français de relations internationales. « Même s’il est possible que les forces spéciales de certains pays aient déjà mené ce type d’opérations dans des conditions plus clandestines, dans le cas ukrainien, c’est la première fois qu’un assaut est mené contre un navire de grande taille, à proximité d’une base navale adverse très importante, et qu’il y a une forte publicité des images de l’attaque, et une forte réaction de l’attaqué, c’est-à-dire de la Russie », détaille le chercheur.

« Le système utilisé par les Ukrainiens s’apparente visiblement davantage à un bateau téléguidé qu’à un outil high-tech, à un bricolage dicté par les conditions du terrain qu’à un outil de rupture, mais c’est clairement un type d’équipement qui paraît manquer à un certain nombre d’armées, notamment aux forces françaises »

Voir aussi du même auteur

La dronisation navale, une opportunité pour la Marine nationale de 2030

https://www.ifri.org/sites/default/files/atoms/files/peria-peigne_la_dronisation_navale_2022.pdf

Moins coûteux à l’achat et à l’utilisation que des unités habitées, les drones navals connaissent aujourd’hui une dynamique de fort développement. Dans leurs composantes aéronavale, mais aussi de surface et sous-marine, ils font office de multiplicateur de force. Si les États-Unis et la Chine les intègrent dans leurs stratégies de compétition respectives, entre recherche de masse et développement accéléré de compétences spécifiques, des acteurs plus modestes comme la Turquie, la Corée du Sud et Israël s’y intéressent également, avec une orientation vers l’export.

La Marine nationale doit faire face au renouvellement de ses capacités sous- marines et aéronavales avec un budget limité, alors même que la France réaffirme ses ambitions en Indo-Pacifique. Face à ce dilemme, la dronisation partielle peut contribuer au maintien de certaines capacités et à un retour à la masse soutenable tout en accroissant la résilience des futures unités de premier rang

01/11/22. Les grandes sécheresses deviendront régulières

Les grandes sécheresses deviendront régulières sur une Terre dominée par l’homme.

Il s’agit d’un avertissement donnée aujourd’hui par la totalité des climatologues. Plutôt que chercher à se rassurer face au renouvellement et l’aggravation des épisodes de grandes sécheresses, les gouvernements et les décideurs économiques devraient dès maintenant réorganiser les politiques publiques et les comportements privés pour tenir compte de cette évolution.

Toutes les activités seront concernées. L’agriculture en premier lieu, et très vite les modes d’habitat et de transport. Les sociétés les plus pauvres seront touchées les premières mais nulle n’y échappera.

Dans de nombreuses aires géographiques, les sécheresses deviendront permanentes comme c’est le cas aujourd’hui dans les grands déserts, le Sahara, le désert arabique ou les déserts australiens. Les habitats et les économies humaines y deviendront de plus en plus fragiles. Elles seront sources de conflits voire de guerres quasi permanentes. Si rien n’est fait aujourd’hui, aucune organisation internationale ne pourra réguler ces tendances.

Beaucoup prévoit qu’à la fin du siècle, la population mondiale retombera à quelques 5 milliards d’humains

31/10/22 Moscou annonce la fin des opérations de mobilisation

Le ministre de la défense russe  Sergei Shoigu vient d’annoncer à Vladimir Poutine le 28 octobre l’arrêt des opérations de mobilisation partielle et de distribution d’équipement commencées le 21 septembre. Des instructions à cette fin ont été envoyées aux chefs des régions miliaires et aux commandants de la flotte du Nord.

Les immeubles et les emplacements qui avaient été réquisitionnés seront rendus à leurs propriétaires. Les bureaux de recrutement de l’armée reprendront leurs activité habituelles, a précisé le ministre. Ne seront plus recrutés que des volontaires contractuels. Il est trop tôt pour dire si cela signifiera la fin des « opérations militaires spéciales »

Ces décisions seront les bienvenues au regard de la fièvre belliqueuse qui s’était emparé du Kremlin ces derniers jours . L’on saura sans doute très vite si elles découlent d’une décision propre de Vladimir Poutine ou si elles lui ont été imposées par le refus de la société civile russe de s’engager dans une guerre qui lui aurait coûte des milliers de morts.

Espérons en tous cas qu’Emmanuel Macron saluera le geste de Vladimir Poutine, dans son prochain entretien téléphonique ave lui.