03/11/22 La France doit participer aux projets d’avions décarbonés

En 2022 l’aviation commerciale mondiale représente environ  de 2 à 2,5 % des émissions globales de CO2 . C’est trop au regard des objectifs de décarbonisation français et mondiaux.

L’aviation civile s’est engagée à réduire ses émissions de CO2 de 50 % entre 2005 et 2050. L’Atag (Air transport action group https://www.atag.org/), qui représente tous les secteurs de l’industrie du transport aérien, envisage même un objectif de zéro émission nette en 2050.

Mais pour obtenir ces résultats, il faut voler avec un moteur utilisant de l’hydrogène, dont la combustion ne produit que de l’eau et dont le poids est 15 fois plus léger que le kérosène. De plus, l’avion devra abandonner la forme des longs courriers actuels insuffisamment aérodynamiques

D’ores et déjà, une start-up nommé Destinus entend relever le défi. Dans le but de réaliser un avion fusée à hydrogène , capable de voler à Mach 5, Destinus a franchi les premières étapes. « Pour concevoir un tel appareil, il faut trouver un design quasi impossible afin de combiner une stabilité en vol à faible vitesse et un optimum hypersonique, le tout en intégrant un combustible hydrogène quinze fois plus léger que le kérozène », explique le fondateur de Destinus. Il dispose déjà d’un prototype.

Il s’agit d’un drone (sans pilote à bord) cargo (sans passagers) hypersonique, propulsé à l’hydrogène. Cet appareil, baptisé Hyperplane, sera capable d’atteindre Mach 15 (plus de 18.000 km/h). Après un décollage avec un moteur d’avion à hydrogène liquide, il enclenchera son moteur-fusée, lui aussi propulsé à l’hydrogène, pour atteindre la mésosphère, la couche de l’atmosphère située entre 50 et 90 km d’altitude, ce qui lui permettra de livrer du fret de la France à l’Australie en moins de deux heures.

 « Ce projet correspond à toutes les grands défis actuels de l’aviation, la préservation de l’environnement, avec zéro émission de CO2 en vol ; la vitesse ; et l’autonomie, le drone étant 100% autonome. », assure le fondateur de Destinus, un entrepreneur russe, installé en Europe depuis 2021 après dix ans aux Etats-Unis,

Fondé en mars 2021 en Suisse, installé à Munich, Madrid et Toulouse, Destinus n’a pas perdu de temps. Dès septembre, la start-up fait décoller son premier prototype dans la banlieue de Munich: Jungfrau, un engin de la taille d’une voiture. En février 2022, Destinus boucle une première levée de fonds de 29 millions de dollars auprès d’investisseurs nord-américains, européens, asiatiques et sud-américains (Conny & Co, Quiet Capital, One Way Ventures, Liquid2 Ventures, Cathexis Ventures, ACE & Company). La valorisation atteignait déjà 100 millions de dollars, onze mois seulement après la création de la société. Les effectifs ont également décollé: le groupe est passé de 0 à 70 salariés en un an. Il vise une centaine d’employés fin 2022, et 200 en 2023.

Si la France veut conserver sa réputation en matière d’aviation, acquise depuis Blériot et Guynemer, il lui faudra absolument relever le défi de l’avion décarboné. .

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