04/12/22 Nouvelles mises en garde de l’Organisation Météorologique Mondiale

L’Organisation Météorologique Mondiale WMO a consacré son rapport annuel du 11 Octobre 2022 à la question des impacts sur les besoins mondiaux en énergie des événements climatiques extrêmes tels que connus dans le monde ces derniers mois . Selon les rapporteurs, chaque pays, y compris les plus petits, doit préparer son secteur énergétique à la répétition et à l’aggravation de tels événements.

Ceci concernera la préparation de réserves énergétiques suffisantes, le renforcement des capacités et de la résilience des infrastructures, la régulation de la demande globalement et secteur par secteur. Les plus fragilisés seront ceux dont l’altitude moyenne se situe au niveau de la mer. C’est la cas de beaucoup de zones industrielles, y compris à New-York ou en Europe du Nord. D’ores et déjà il conviendrait de prévoir de nouvelles implantations.

Il faudra aussi que les réseaux se préparent à des périodes de black out ou ruptures d’alimentation de plus en plus fréquentes et longues. Le stockage et la redistribution périodiques de l’électricité s’imposeront. Mais les réseaux ne seront pas les seuls concernés. On cite en priorité le secteur hospitalier et celui de l’éducation nationale.

On peut craindre cependant que les mises en garde de la WMO n’aient que peu d’effets tant sur les gouvernements que sur les opinions. Qui se souvient encore des recommandations du rapport de Paris sur le climat daté de 2016.

Référence

High-level Launch of the 2022 State of Climate Services: Energy Report

11 October 2022

Energy is at the very heart of our response to 2030 Agenda for Sustainable Development and the Paris Agreement on climate change. Given that the energy sector contributes around three-quarters of global greenhouse gas emissions, switching to clean forms of energy generation, such as solar, wind and hydro – and improving energy efficiency – is vital if we are to survive and thrive in the 21st century.

The 2022 State of Climate Services Report, prepared by WMO and 25 partner organizations and initiatives, highlights progress made in climate services for energy globally and identifies where and how governments can invest in effective climate services to strengthen countries’ resilience to multiple weather, water, and climate-related hazards.

Bringing together both implementing and funding organizations, the launch event will present the report’s findings and lessons learned to help countries, funding agencies and development partners assess which are the steps needed to address gaps in the energy climate services value chain to achieve greater resilience, improve adaptation/mitigation and development outcomes. The event will also highlight examples of how climate services contribute to improved socio-economic outcomes, showcasing real-world climate services examples.

03/12/22 Du dioxyde de soufre dans l’atmosphère de l’Exoplanète WASP 39b.

Le Télescope Spatial James Ward JWST poursuit l’exploration des exoplanètes proches du Système solaire dans lesquelles pourraient se trouver des formes de de vie proches de la vie terrestre. Aujourd’hui l’attention est portée une nouvelle fois sur l’atmosphère de l’Exoplanète WASP 39b.

L’article de Nature dont nous publions ci-dessous l’abstract et les références présente les arguments en faveur de cette thèse.

Après avoir été la première exoplanète sur laquelle du CO2 a été détecté il y a quelques mois, WASP 39b est aujourd’hui la première dans laquelle on observe la présence de sodium, de potassium, de vapeur d’eau, de monoxyde de carbone, tous éléments compatibles avec la vie terrestre. De même on y constate l’absence de méthane et d’hydrogène  incompatibles avec cette dernière.

Par ailleurs l’atmosphère de la planète comporte des nuages fragmentés favorables à un ensoleillement intermittent et non une couverture uniforme défavorable à la vie.

C’est surtout c’est la présence de dioxyde de soufre (SO2) qui a intéressé les scientifiques, comme le précise à Sciences et Avenir Florian Debras CV – Florian DEBRAS, chargé de recherche au CNRS à l’IRAP (Toulouse), qui n’a pas participé à ces études : 

« A l’équilibre thermochimique, on ne s’attend pas à des quantités détectables de SO2 : l’oxygène va faire des molécules avec d’autres espèces (H2O, CO…). Si on détecte autant de SO2 – ce n’est qu’une détection à 2,7 sigma donc en réalité ce n’est pas non plus extrême -, cela veut dire que la photochimie, qui dissocie les molécules d’eau, entre en jeu. Et c’est probablement la première confirmation de cela pour une planète qui n’est pas ultra-chaude. On s’y attendait un peu, mais on ne l’avait jamais vu ! »

Référence

[Submitted on 18 Nov 2022]

Direct Evidence of Photochemistry in an Exoplanet Atmosphere

Photochemistry is a fundamental process of planetary atmospheres that is integral to habitability, atmospheric composition and stability, and aerosol formation. However, no unambiguous photochemical products have been detected in exoplanet atmospheres to date. Here we show that photochemically produced sulphur dioxide (SO2) is present in the atmosphere of the hot, giant exoplanet WASP-39b, as constrained by data from the JWST Transiting Exoplanet Early Release Science Program and informed by a suite of photochemical models. We find that SO2is produced by successive oxidation of sulphur radicals freed when hydrogen sulphide (H2S) is destroyed. The SO2distribution computed by the photochemical models robustly explains the 4.05 μm spectral feature seen in JWST transmission spectra [Rustamkulov et al.(submitted), Alderson et al.(submitted)] and leads to observable features at ultraviolet and thermal infrared wavelengths not available from the current observations. The sensitivity of the SO2feature to the enrichment of heavy elements in the atmosphere (« metallicity ») suggests that it can be used as a powerful tracer of atmospheric properties, with our results implying a metallicity of 10×solar for WASP-39b. Through providing improved constraints on bulk metallicity and sulphur abundance, the detection of SO2opens a new avenue for the investigation of giant-planet formation. Our work demonstrates that sulphur photochemistry may be readily observable for exoplanets with super-solar metallicity and equilibrium temperatures 750 K. The confirmation of photochemistry through the agreement between theoretical predictions and observational data is pivotal for further atmospheric characterisation studies.

https://arxiv.org/abs/2211.10490

Sur WASP-39b
https://fr.wikipedia.org/wiki/WASP-39_b

WASP-39 b, ou Bocaprins, est une planète extrasolaire de type Jupiter chaud découverte en février 2012 par le projet WASP, remarquable pour contenir une quantité substantielle d’eau dans son atmosphère. WASP-39 b se trouve dans la constellation de la Vierge, à environ 700 années-lumière de la Terre.

02/12/2022.. Avec le changement climatique, les méga-sécheresses deviendront la norme

Ce terme (megadroughts) désigne des périodes de plusieurs années où pratiquement aucune goutte de pluie ne tombe. Habituelles en Afrique saharienne, ces sécheresses risquent d’affecter avec le changement climatique des régions entières de l’hémisphère nord, en Russie, aux Etats-Unis ou en Europe continentale. La France pourrait en souffrir sur des périodes de plus en plus longues.

Même si le réchauffement séculaire des températures soit considéré par les climatologues comme un phénomène normal, nul ne nie qu’il ne soit précipité et aggravé par les activités humaines actuelles. Bien plus, beaucoup de spécialistes commencent à craindre qu’il ne devienne permanent.

Des chercheurs dirigés par Benjamin Cook de l’Université de Columbia à New-York ont étudié les traces laissées depuis 2.000 ans par les périodes de longue sécheresse. A chaque fois, ils ont constaté que tout redevenait normal avec le retour de la pluie. Mais selon leurs modélisations, ceci risque de ne plus se produire à l’avenir, y compris en Antarctique.

De plus les régions déjà sensibles aux méga-sécheresses pourraient ne jamais redevenir humides, du fait de la remontée des températures. Ils estiment que l’air plus chaud assèche la végétation naturelle de surface  Il en résulte que de moins en moins d’eau n’est disponible dans le sol.

Il y a pire. La persistance des causes de réchauffement risque de créer des zones durables de méga-sécheresses, dans lesquelles les pluies pourrait disparaître définitivement. Ceci serait le cas aux Etats-Unis du N.W. , en Australie Centrale, en Asie du Sud-est, en Méditerranée et en Amérique du Sud occidentale. L’Asie du Sud-est et la Chine du nord n’y échapperaient pas.

Autrement dit, selon les chercheurs,, il ne serait plus jamais possible de retrouver dans les 2.000 prochaines années des conditions semblables aux 2.000 années écoulées.

Certains astrophysiciens pensent que de telles catastrophes provoquées par les civilisations de l’époque ont pu faire de la planète Mars il y a quatre milliards d’années le désert qu’elle est devenue.

Référence

https://doi.org/10.1016/S0262-4079(22)01846-2


01/12/22 Maladie d’Alzheimer. Un espoir.

  1. La maladie d’Alzheimer. De quoi s’agit-il ?

Le ministère français solidarité-sante.gouv donne les précisions suivantes (extraits)

https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-neurodegeneratives/article/la-maladie-d-alzheimer#:~:text=La%20maladie%20d’Alzheimer%20est,activit%C3%A9s%20de%20la%20vie%20quotidienne.

Nous y lisons :

La maladie d’Alzheimer est une maladie neuro- dégénérative (c’est-à-dire une atteinte cérébrale progressive conduisant à la mort neuronale) caractérisée par une perte progressive de la mémoire et de certaines fonctions intellectuelles (cognitives) conduisant à des répercussions dans les activités de la vie quotidienne.

Les symptômes évoluent dans le temps. Cette évolution est variable d’un individu à l’autre.

Les troubles de la mémoire forment le symptôme le plus fréquent. Ils doivent être associés à un autre trouble des fonctions cognitives pour que le diagnostic de maladie d’Alzheimer puisse être évoqué. Il peut s’agir :

  • de troubles du langage (aphasie) ;
  • de difficultés à effectuer certains gestes (apraxie) ;
  • de la perte de la reconnaissance des objets ou des personnes (agnosie) ;
  • ou encore de la perte des fonctions exécutives, c’est-à-dire de la capacité à adapter son comportement à un contexte donné.

Les causes précises de la maladie ne sont pas identifiées, mais les travaux de recherche en cours sur le sujet permettent de mieux en connaître les mécanismes biologiques.


Sur le plan physiopathologique, la maladie d’Alzheimer est caractérisée par l’association de 2 lésions neuropathologiques cérébrales : les dépôts extracellulaires de protéine beta-amyloïde et les dépôts intracellulaires de protéine tau. Ces lésions vont progresser au fil du temps de la région hippocampique vers l’ensemble du cortex cérébral expliquant la progression des troubles avec l’apparition d’une aphasie, d’une apraxie, de troubles visuo-spatiaux et de troubles des fonctions exécutives.
__________________________


Actuellement, il n’existe pas de traitement médicamenteux permettant de guérir de la maladie d’Alzheimer. Les traitements actuels (inhibiteurs de l’Acétylcholine estérase) ont une efficacité très faible, inconstante et limitée dans le temps. Ils comportent un risque d’effets indésirables graves, augmentant avec la durée du traitement. Ils n’enrayent pas la progression de la maladie.

2) Un espoir de traitement

Locanemab. Un médicament de ce nom proposé par EISAI paraît offrir un nouvel espoir de traitement (sans traduction en français ici faute de temps)

Ce texte n’engage pas notre responsabilité

https://theconversation.com/new-alzheimers-drug-slows-cognitive-decline-and-may-be-available-as-early-as-next-year-191627

Lecanemab is the first drug to help improve the symptoms of Alzheimer’s by slowing the disease. These are very promising results, although the only data we have at the moment is from the drugmaker’s press release.

Lecanemab is an antibody that finds and removes a protein called amyloid that builds up and forms clumps in the brains of people with Alzheimer’s disease. By targeting amyloid, lecanemab is striking at the heart of the disease itself, rather than just treating symptoms by boosting brain chemicals in the cells that are still working (as is the case with drugs currently prescribed for Alzheimer’s).

Previous antibody drugs to remove amyloid have not worked, or have generated mixed results. As there are lots of other abnormal proteins in Alzheimer’s disease, the failure of the amyloid antibody trials led to a debate about whether amyloid really is an important problem in Alzheimer’s disease.

This debate is now over. Regardless of whether other biological processes are important in the development of Alzheimer’s, the data from the phase 3 lecanemab trial tells us that amyloid is a central problem in the disease. This will help focus future investment in clinical trials and laboratory research.

Eisai, the maker of lecanemab, has already filed for “accelerated approval” with the US Food and Drug Administration. If all goes to plan, the drug could be licensed as early as January 2023. But there are important questions still to be answered, even if the final published data is exactly as it is in the press release.

Hurdles still to overcome

There is a small risk of significant side-effects with lecanemab, including brain swelling and bleeding. Most people are unaware when this happens to them, but around 3% suffer small bleeds in the brain.

We do not yet know the severity of these bleeds. It may well be that doctors will be able to predict who is likely to develop them, but it will take a few years of giving the drug in clinical practice to better understand the side-effects and how best to manage them.

People who are prescribed the drug will need regular MRI scans to check for brain swelling or bleeding. These are enormous new healthcare costs, and we have no idea yet how much the drug itself will cost.

Another hurdle is identifying people with early-stage Alzheimer’s who might benefit from this drug. This means doctors need to ensure people are referred to memory clinics as early as possible. Many of these people with mild memory symptoms won’t have Alzheimer’s disease. (Who hasn’t had a mild memory lapse?)

To identify patients who actually have Alzheimer’s disease, doctors will need to use new blood tests. And, with recent advances, doctors are on the cusp of being able to do this.

The way the drug is currently given (intravenously via a cannula twice a month) could also be off-putting for many patients. However, Eisai is developing a formulation so that lecanemab can be injected into the fat layer under the skin – like an insulin injection – which may encourage more people to use the drug.

Cost v benefit

So is the benefit worth the risk and cost? Lecanemab slowed the rate of cognitive decline in people with mild cognitive impairment and early-stage Alzheimer’s disease by 27% over 18 months. This effect is similar to that seen with current drugs (cholinesterase inhibitors and memantine), but these drugs don’t affect the underlying causes of the disease.

If the effects of lecanemab remain stable for longer than 18 months, a patient with mild cognitive impairment who is destined to have six years of independent life, without treatment, could gain around 19 extra months of independent life. But will patients and regulators view this reward as worth the potential risk of side-effects?

We should have answers to these questions fairly soon. But, in the meantime, we can celebrate the fact that we finally have proof that amyloid is a causal factor in the most common form of dementia. And after many years of slow progress, that’s something to be excited about, as it shows that dementia researchers have been on the right track all along.

30/11/22 Enfants russes et occidentaux sont-ils condamnés à se haïr à mort ?

  • Ami, dit l’enfant grec, dit l’enfant aux yeux bleus,
    Je veux de la poudre et des balles.
  • V. Hugo. L’enfant. Les orientales 8-10 juillet 1828

Aujourd’hui, comme le montrent les séries documentaires russes diffusées sur Ruenet, l’internet russe, tout est fait par les autorités pour que dès l’Ecole primaire, les enfants, filles comme garçons, apprennent à haïr leurs voisins européens. Faudra-t-il les tuer, plutôt que jouer avec eux ? demandent naïvement certains d’entre eux à leurs institutrices ? Certainement, répondent les plus déterminées d’entre elles, en montrant aux enfants des photos de jeunes soldats russes tués lors de récents engagements avec l’armée ukrainienne.

Il va de soi que pour les autorités russes, les forces ukrainiennes ne doivent pas être distinguées de celles des Etats européens membres ou non de l’Otan. Il s’agit d’ennemis contre lesquelles il faudra apprendre à se battre durablement, le cas échéant pendant des générations. Il faut donc que les enfants le sachent et grandissent dans la haine de cet ennemi héréditaire. Il faut qu’ils soient prêts, un peu plus âgés, à s’engager et mourir si nécessairement.

Cette notion de haine n’est pas excessive, avec toutes les déformations pathologiques qu’elle entraîne. Ceux qui le peuvent accéderont aux numéros de la Semaine de Suzette des années 14/18. Ils y verront comment les fillettes françaises sont encouragées à haïr les petites filles allemandes.

Le même phénomène n’apparait pas dans la BD allemande du 19e siècle .
Voir cependant Max et Moritz de Wilhelm Busch 

Pour plus de détails voir https://www.goethe.de/ins/fr/fr/kul/dos/cad.html

29/11/2022 Protéger la Terre des « évènements de Miyake »

Des flux de particules chargées électriquement provenant d’éruptions ou d’explosions solaires atteignent régulièrement la Terre. Les plus mineures provoquent des aurores polaires, perturbent les télécommunications ou causent des dommages aux satellites. Episodiquement cependant des tempêtes solaires atypiques, connues dans la science sous le nom d’événements de Miyake, dont l’origine est encore incertaine, peuvent atteindre la Terre avec des conséquences bien plus graves.

Jusqu’à présent, il existe peu d’enregistrements d’incidents de grande amleur générés par de tels évènements après la révolution industrielle. Le plus connu, l’événement de Carrington de 1859, a paralysé la population mondiale de l’époque. Il a provoqué une surtension des réseaux télégraphiques jusqu’à leur destruction. On peut imaginer un effet bien plus catastrophique sur la société actuelle.

Récemment, un groupe d’experts de l’université du Queensland  a découvert que l’histoire des « superfluidités » était archivée dans les cernes des arbres. Une mystérieuse tempête cosmique frapperait la Terre tous les mille ans environ., cela a été compris grâce aux fortes concentrations de carbone 14 radioactif contenues dans les anneaux. On a parlé aussi de « superfluidité ».

« Organiser l’infrastructure électrique pour qu’elle soit plus résiliente, en créant des réseaux locaux et régionaux qui peuvent agir indépendamment en cas de besoin », est l’un des points soulevés par le Dr Ethan Siegel, astrophysicien théorique. En outre, les transformateurs doivent être protégés, en utilisant des condensateurs en série ou neutre, selon John Kappenman, ingénieur électricien. Enfin, le renforcement et l’amélioration du système d’alerte précoce à l’aide de modèles d’intelligence artificielle seraient optimaux pour prévoir ces événements, a rappelé le Dr Holly Gilbert, directeur de l’Observatoire de haute altitude aux Etats-Unis.

Rien de tout cela ce ne devrait être impossible.

27/11/22/ Futures contributions du Télescope Spatial James Ward à la recherche de la vie dans l’univers (biosignatures)

Une première image significative reçue à cet égard fut celle d’un mince panache de vapeur d’eau émis dans l’atmosphère d’une exoplanète dite WASP 96b. Preuve était donnée que les astronomes pouvaient observer les planètes voisines à la recherche d’eau et par conséquent à la recherche de vies proches de la vie telle que nous la connaissons sur Terre, pour qui l’eau est indispensable.

Désormais les astronomes ont été nombreux à s’inscrire pour bénéficier d’un temps d’observation dans le programme déjà très chargé du TSJW. Ils vont étudier les atmosphères provenant des planètes les plus prometteuses à cet égard. Ces images seront analysées par spectroscopie.

Il faut rappeler que de premiers efforts en ce sens furent récompensés lorsqu’en 2002, David Charbonneau, de l’université de Californie, détecta en utilisant le télescope spatial Hubble des traces de sodium dans l’atmosphère de la planète géante gazeuse OSIRIS passant devant son étoile.

Par la suite, avec la spectroscopie rendue plus facilement accessible, les astronomes identifièrent de nombreuses autres molécules favorables à la vie dans les atmosphères de ces planètes . Il ne s’agissait pas de vie elle-même, inobservable à ces distances, mais d’indices laissant fortement supposer que la vie n’était pas étrangère à ces planètes.

Concernant le James Ward, les recherches porteront sur des planètes rocheuses comme la Terre. Elles sont bien plus favorables à l’existence d’une atmosphère que les géantes gazeuses. Elle également bien moins chaudes. L’eau qu’elles pourront comporter ne devra pas être plus chaude que l’eau terrestre. Dans l’immédiat, leur nombre ne pourrait pas dépasser la douzaine.

Dans un premier temps, les chercheurs analyseront les atmosphères des planètes du groupe géant dit TRAPPIST-1 . Si ces atmosphères comportaient de l’oxygène ou du méthane, alternativement produits par une vie animale ou une vie végétale, les pronostics de vie seraient bons. Resterait à y aller voir…

27/11/22 Un hélicoptère de l’US Air Force réussit un vol sans pilote de plus de 100 miles

Après les drones tueurs de l’Ukraine que nous avions présentés précédemment, l’attention se porte sur l’exploit d’un hélicoptère lourd Black Hawk de l’US Air Force qui a effectué sans pilotage, même sans pilote à terre, un vol d’essai de 135 miles dans une vallée accidentée. Il a même un moment rebroussé chemin pour embarquer un mannequin simulant un homme blessé. Il portait une tonne de cargaison dans un filet ventral.

Le système avait été réalisé par l’industriel Sikorsky INNOVATION dans le cadre d’un programme dit ALIAS de la DARPA destiné à tester la technologie MATRIX utilisée en l’absence de pilote.

Il paraît cependant risqué d’autoriser en temps de paix l’emploi de telles ressources. On imagine sans peine les morts et blessés qu’elles pourraient faire à terre si quelque incident survenait pendant le déroulé du programme. Ce sont des objections de cette nature qui gênent la commercialisation des voitures civiles entièrement auto-pilotées.

26/11/22 L’Ukraine va développer ses capacités de robots tueurs

On donne ce nom, entre autres candidats, aux drones capables de sélectionner leurs objectifs seuls à partir d’un certain nombre de critères définis à l’avance. Les drones plus couramment utilisés sont pilotés à distance par des radio-opérateurs humains qui interviennent notamment pour leur donner l ‘ordre de tuer. Mais ces ordres sont systématiquement brouillés par leurs adversaires

Jaroslav Honchar lieutenant colonel dans l’armée ukrainienne et spécialiste des drones, fondateur en 2014 de l’association Aerial Intelligence comptant aujourd’hui 1000 membres, a entrepris de faire développer des programmes permettant à ces drones d’identifier leurs objectifs et ceci fait, de prendre eux-mêmes les décisions nécessaires à leur destruction.

La première de leurs applications sera un programme permettant d’identifier et de neutraliser les blindés russes aux formes aisément reconnaissables.  L’ONU s’était saisie de la question mais les discussions se sont enlisées.

24/11/22 Fiche de lecture… Laura Mersini-Houghton…Before the Big Bang. The origins of our Univers in the Multivers

Dans un livre au titre ambitieux, la cosmomogiste d’origine albanaise Laura Mersini-Houghton souhaite apporter une réponse à une question que pratiquement chacun se pose : D’où vient notre univers ? Le simple fait d’employer le terme de notre univers au lieu de parler simplement de l’univers comporte un début de réponse à la question.

.Il y aurait plusieurs univers formant un multivers. Ceci dit le concept de multivers est déjà répandu chez un certain nombre de ses confrères. A son apparition, il a tout autant intéressé que scandalisé. Il a donné lieu à de nombreux débats. En quoi l’auteur pense -t-elle renouveler la question ?

Nous devons pour notre part admettre que la réponse qu’elle lui donne est aussi complexe que la question. L’univers à ses débuts peut être selon elle assimilé à une fonction d’onde quantique. Le monde quantique, se caractérise par son indétermination. Pour en sortir, il doit être « observé » au niveau d’une particule subatomique. L’auteur assimile à une telle observation celle de la radiation qu’aurait laissé l’Univers à sa naissance, la Cosmic Microwave Background CMB. Elle comporte des traces laissées par les univers quantiques primitifs. Tous ces univers interagissaient et ont laissé dans le CMB un grand vide de 900 millions d’années lumière.

Il ne semble pas que ces univers aient partagé des copies des formes de vie existant dans le nôtre. Chacune est dans son univers et y reste.