Autant que l’on sache cette question est de plus en plus posée en Russie même. Le montant des dépenses de campagne ne cesse de s’accroître, alors que l’armée russe piétine sur presque tous les fronts. Ce sont les consommateurs russes qui en souffrent les premiers. Mais tous les investissements d’avenir sont également au régime sec, notamment dans les nouvelles technologie et le spatial, là où la Chine a décidé de faire jeu égal avec Moscou.
On objectera que la présente guerre permet de tester les armements russes de la nouvelle génération , tel le missile intelligent hypersonique kinjal. Mais utiliser une telle arme destinée à détruire un porte-avion, pour attaquer un dépôt militaire parait pitoyable. Quant aux chars d’assaut chacun a pu voir aux actualité des dizaines d’unités immobilisées sur le bord des routes ou versées dans des fossés faute d’une maintenance adéquate. Mettre la main sur les vastes ressources énergétiques de l’Ukraine alors que la Russie peine à vendre son pétrole et son gaz n’a pas plus de sens.
De plus en plus d’experts en géopolitique affirment que Poutine n’arrêtera son offensive en Ukraine que lorsqu’il aura imposé à cette dernière de rentrer définitivement dans la Fédération de Russie. Il ne lui suffira pas que l’Ukraine refuse de participer à l’Otan. Dans ce cas, Poutine ne se comporterait pas de façon rationnelle. L’Ukraine n’est plus ce qu’elle était du temps de Staline. Il serait temps qu’il s’en rende compte
Elle durera en tous cas aussi longtemps que dureront les croyances religieuses en Russie et en Ukraine.
L’Ukraine est divisée entre deux églises orthodoxes, l’Eglise Orthodoxe d’Ukraine, qui s’était séparée en 1990 de l’Eglise orthodoxe Russe, et l’Eglise Orthodoxe Ukrainienne, Patriarcat de Moscou. Mais en 2018-2019 le Patriarcat Œcuménique de Constantinople, le primus inter pares du monde orthodoxe, avait reconnu l ‘autocéphalie (indépendance) de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine. Cette reconnaissance avait résulté de la volonté du gouvernement de Kiev après l’invasion de la Crimée et du Donbass par Moscou.
Or l’Eglise orthodoxe d’Ukraine, conjointement avec l’Eglise Grecque Catholique d’Ukraine., ont plusieurs fois fait connaître leur volonté de voir l’Ukraine adhérer à l’Union européenne et à l’Otan.
Au contraire, Vladimir Poutine n’a cessé d’affirmer dès le début de la guerre qu’il avait déclenché lui-même, sa volonté de faire triompher l’unité religieuse profonde entre la Russie et l’Ukraine. On lira à ce sujet son long article de 2021 https://www.rusemb.org.uk/article/708. Selon ses proches, il fait souvent remarquer que son patron, St Vladimir, était à la fois prince de Novgorod et grand prince de Kiev. Ceci peut-il expliquer la relative réserve avec laquelle il fait bombarder la capitale religieuse.
Quoiqu’il en soit, pour le moment, les différentes religions russes et ukrainiennes profitent des événements. Elles se font concurrence pour mettre à l’abri les milliards de dollars des oligarques et apporter des secours aux victimes des bombardements et aux réfugiés
Nous avions ici même relayé les annonces faire il a quatre ans par Vladimir Poutine, selon lesquelles la Russie disposait désormais de nouvelles armes présentées comme invincibles. Un minimum de recherches dans les publications scientifiques de l’époque nous avait convaincu qu’il ne s’agissait pas de paroles en l’air.
Nous nous étions alors étonné de constater que ces annonces n’avaient provoqué aucune réaction de la part des gouvernements impliqués. Ils avaient continué à s’équiper de matériels virtuellement dépassés, techniquement comme en pratique. Une explication à cet aveuglement tenait sans doute au fait que les industries de l’armement dans les pays considérés ne voulaient pas voir remettre en cause les programmes industriels dont ils étaient bénéficiaires.
On en arrivait à des incohérences comme celles consistant à prévoit de mettre en chantier des porte-avions coûtant plusieurs milliards de dollar alors qu’un « missile intelligent » indétectable de quelques milliers de dollars pouvait le rendre incapable de manœuvrer.
Aujourd’hui, l’on découvre que la Russie utilise dans son offensive contre l’Ukraine une partie de sa nouvelle génération de missiles, qualifiés d' »invincibles », d' »hypersoniques », à portée illimitée ou invisibles des radars, quatre ans après avoir été dévoilés par Vladimir Poutine.
– Les missiles hypersoniques Avangard capables de changer de cap et d’altitude à très haute vitesse, les rendant « pratiquement invincibles » selon Vladimir Poutine. Testés avec succès en décembre 2018, leur vitesse a alors atteint Mach 27, soit 27 fois la vitesse du son. Ils ont réussi à toucher une cible située à environ 6000 km, selon le ministère russe de la Défense.
– Utilisés pour la première fois vendredi par l’armée russe, les missiles hypersoniques Kinjal (« poignard » en russe) ont permis selon Moscou la destruction d’un entrepôt souterrain d’armements dans l’ouest de l’Ukraine.
Ce type de missiles, très manoeuvrable, est censé défier les systèmes de défense anti-aérienne. Ils ont atteint, lors des essais, toutes leurs cibles à une distance pouvant atteindre 1.000 à 2.000 km. Ils équipent les avions de guerre MiG-31. Leur emploi en Ukraine est une première mondiale pour un armement hypersonique, selon des experts.
-Le missile lourd balistique intercontinental de cinquième génération Sarmat est censé lui aussi échapper aux défenses antimissiles. D’un poids dépassant 200 tonnes, il est plus performant que son prédécesseur – le missile Voïevoda d’une portée de 11.000 km – et « n’a pratiquement pas de limites en matière de portée », selon M. Poutine, qui l’a jugé à même de « viser des cibles en traversant le pôle Nord comme le pôle Sud ».
– Les caractéristiques techniques des systèmes laser de combat Peresvet (du nom d’un moine guerrier du XIVe siècle) sont secrètes. Ils sont prêts au combat depuis décembre 2019, selon le ministère de la Défense.
Le Poséidon, drone sous-marin élaboré pour la dissuasion nucléaire russe, sera capable de se déplacer à plus d’un kilomètre de profondeur, à une vitesse de 60 à 70 noeuds, tout en restant invisible pour les systèmes de détection, selon une source au sein du complexe militaro-industriel russe, citée par l’agence officielle TASS.
Des tests du système Poséidon ont eu lieu au printemps 2020 pour équiper à terme le sous-marin nucléaire Belgorod, navire qui a été mis à l’eau en 2019 mais dont la mise en service a été repoussée, selon l’agence Tass, au moins jusqu’à l’été 2022.
– Là aussi d’une « portée illimitée », toujours selon Vladimir Poutine, et capables de surmonter quasiment tous les systèmes d’interception, les missiles de croisière Bourevestnik à propulsion nucléaire sont en cours de développement par l’armée russe. Leurs caractéristiques techniques sont secrètes.
Il paraît indéniable que Vladimir Poutine ne cherche pas seulement à éliminer toute opposition en Ukraine. Il a entrepris de rétablir en Russie même une véritable dictature non seulement économique mais aussi politique et culturelle.
Les voix de tous ceux qui dans les dernières années avaient cru possible de constituer l’amorce d’une opposition au régime sont désormais obligées de se taire, sauf à faire l’objet de poursuites non seulement politiques, mais de plus en plus policières et judiciaires. L’exemple le plus récent est celui de la jeune activiste russe Marina Ovsiannikova qui avait brandit un panneau Non à la guerre lors d’une émission de télévision et qui est désormais accusée de trahison.
Mais s’opposer à Poutine ne doit pas signifier en Occident, Union européenne ou Etats-Unis, renoncer à toute critique de ce que l’on appelle l’ordre occidental . Celui-ci est caractérisé par la domination de classes sociales minoritaires qui se sont approprié depuis des années toutes les responsabilités politiques économiques ou scientifiques. De même les grands médias financés par ces classes décrivent le monde en termes les plus favorables aux intérêts de celles-ci.
Dénoncer Poutine et sa dictature ne doit pas servir d’excuse pour renoncer à tenter de promouvoir des changements en profondeur dans l’ordre dominant. En France, sur ces sujets, les premiers débats précédant les élections présidentielles d’avril 2022 en France ne sont guère éclairants.
Le site Médiapart vient de publier un article au titre quelque peu énigmatique, intitulé «L’ Impasse des nationalisations. Le retour des communs ».
En résumant beaucoup, nous dirons que les auteurs de l’article défendent l’idée que dans toutes les sociétés existent des biens et valeurs qui ne peuvent pas faire l’objet d’une appropriation, qu’elle soit privée ou collective. Ainsi (l’exemple est de nous), l’accès de tous à un langage symbolique commun constitue une valeur sans laquelle l’idée même de vie sociale perdrait tout sens car une telle vie repose sur les échanges langagiers entre les individus. Le langage est donc un bien commun que nuls, individus ou groupes sociaux ne doivent pouvoir s’approprier afin d’en faire l’objet d’un profit non partagé. Le libre accès à l’air et à l’eau sont aussi dans ce cas.
Les sociétés primitives, autant que l’on sache, avaient défini un bien plus grand nombre de biens communs non susceptibles d’appropriations spéculatives que les sociétés modernes. Avec le triomphe du capitalisme libéral à partir du 18 siècle en Europe, le nombre des biens communs a considérablement diminué. Tout a paru pouvoir donner lieu à appropriation et à commerce.
Cependant, le socialisme européen avait proposé un retour en arrière . A nouveau il avait paru nécessaire de combattre l’appropriation privé de certains biens et services, autrement dit nécessaire de « nationaliser », selon l’expression commune, les plus importants d’entre eux. Ceci se fit en France après la seconde guerre mondiale.
Ces nationalisations sont vite apparues comme des impasses, selon l’expression de l’article, en ce sens que dès les origines, ce furent des classes dirigeantes peu différentes de celles pratiquant la propriété des biens de production qui prirent le contrôle des nouveaux outils.
Aujourd’hui, l’on peut faire la même constatation en ce qui concerne les sociétés informatisées. Ce seront toujours semble-il les entreprises dominantes dites des big Five ou big Seven qui contrôleront l’informatisation des sociétés occidentales. Il en sera de même en Russie ou en Chine.
Ajoutons qu’avec la militarisation croissante des sociétés modernes, de plus en plus d’éléments encore considérés aujourd’hui comme des communs redeviendront des secrets militaires.
Références
Au-delà de la propriété , Pierre Dardot (La Découverte, 2018),
Benjamin Coriat, dans un ouvrage collectif sur Le Retour des communs (Les liens qui libèrent, 2015)
La guerre en Ukraine se répercute jusque dans l’espace. L’Agence spatiale européenne (ESA) a mis un terme jeudi 17 mars à sa coopération avec la Russie, en réponse à l’invasion de l’Ukraine. Cette décision entraîne notamment la suspension de la mission russo-européenne ExoMars.
L’ESA qui regroupe 25 pays dont la France a « reconnu l’impossibilité de poursuivre la coopération en cours avec (l’agence spatiale russe) Roscosmos pour un lancement de la mission ExoMars en 2022 », selon un communiqué de son conseil exécutif.
L’agence spatiale russe Roscosmos avait pris les devants dès le 26 février : à l’annonce des sanctions européennes, elle avait riposté par une suspension des activités de son lanceur Soyouz depuis le port spatial européen de Kourou, en Guyane française, et rappelé la petite centaine d’ingénieurs et techniciens qui y était installés. Le chef de l’Agence spatiale russe, Dmitri Rogozine, a dit jeudi regretter la suspension de la mission ExoMars. Il l’a qualifiée d' »événement très amer pour tous les enthousiastes spatiaux » et « très regrettable ».
Si les lancements de nombreuses missions de l’ESA reposaient jusqu’ici sur l’utilisation du lanceur russe Soyouz depuis Kourou en Guyane française, d’autres l’étaient depuis le site de Baïkonour, au Kazakhstan. C’est de là qu’une fusée russe Proton devait emporter en septembre prochain le rover de l’ESA, dit Rosalind Franklin, avant que l’atterrisseur Kazatchok, lui aussi russe, le dépose sur le sol martien.
La mission, initialement prévue en 2020 et reportée à cause de la pandémie due au Covid, est aujourd’hui gravement compromise, d’autant plus que la fenêtre de tir vers Mars ne s’ouvre que tous les deux ans. Le programme russo-européen a coûté 2 milliards d’euros et avait été initié par les Européens voilà 20 ans. Le conseil de l’ESA a en conséquence autorisé son directeur général, Josef Aschbacher, « à engager une étude industrielle accélérée pour mieux cerner les options possibles pour faire avancer la mission du rover ExoMars ». Josef Aschbacher a constaté lors d’un point de presse qu’un « lancement cette année est exclu » et impossible « au moins avant 2026 ». Il a mentionné qu’une « coopération avec la Nasa est aussi une option » pour exécuter la mission. La Nasa était le premier partenaire des Européens sur ce programme mais l’agence spatiale américaine avait mis un terme à sa collaboration avec l’ESA en 2012, prétendument faute de budget, mais en fait pour se réserver le monopole de l’exploration de Mars.
Ces événements appellent trois constatations. En engageant une guerre contre l’Ukraine, Vladimir Poutine avait-il conscience qu’il condamnait pour une durée indéterminée les très nombreuses recherches scientifiques associant les universités et les industriels russes avec leurs homologues occidentaux. La connaissance scientifique en général prendra ainsi plusieurs années de retard. Pour ce qui concerne les Etats européens, prendront-ils conscience de leur côté qu’il est des domaines stratégiques de recherche qui doivent être financés par les budgets européens, plutôt que confiés à des partenariats peu fiables avec d’autres puissances scientifiques. Dans le cas précis de l’exploration planétaire, celle de la Lune et Mars en premier lieu, l’Europe devrait faire comme le fait aujourd’hui la Chine, prendre seule en charge les programmes correspondants.
Indiquons enfin que dans le cas précis de la mission Exomars, les investissements nécessaires mener celle-ci à terme sont infimes au regard d’autres dépenses prises en charge partiellement par les budgets publics tels que l’aménagement de sites touristiques.
Précisons tout de suite que si ce paradoxe était résolu, le problème le plus intrigant de la physique moderne serait également résolu. Ce problème résulte de l »incompatibilité mille fois constatée expérimentalement entre la cosmologie classique, dite aussi physique einsténienne et la cosmologie quantique. Pour la première un objet se situe nécessairement dans un espace-temps à 4 dimensions. Qu’il soit observé ou non ne change rien à l’affaire. Pour la seconde il n’est pas possible de définir un objet quantique en le situant dans l’espace ou le temps. On parle d’indétermination et de superposition. C’est seulement quand le corps est « observé » que son statut se précise, et ceci seulement pour l’observateur.
En astrophysique, le paradoxe de l’information est un paradoxe mis en évidence par Stephen Hawking en 1976, paradoxe qui oppose les lois de la mécanique quantique à celles de la relativité générale. En effet, la relativité générale implique qu’une information pourrait fondamentalement disparaître dans un trou noir, à la suite de l’évaporation de celui-ci. Cette perte d’information implique une non-réversibilité et une évolution linéaire des états quantiques, en contradiction fondamentale avec les postulats de la mécanique quantique. C’est en cosmologie, et plus précisément dans la cosmologie des trous noirs, que ce paradoxe a des résultats particulièrement intrigants
Les trous noirs sont des phénomènes encore mal compris. En effet, il n’est pas possible de déterminer a posteriori ce qui est entré dans le trou noir, C’est notamment le cas de l’information. Cependant, vue d’un observateur éloigné, l’information n’est jamais complètement disparue.
En astrophysique, le paradoxe de l’information est un paradoxe mis en évidence par Stephen Hawking en 1976, paradoxe qui oppose les lois de la mécanique quantique à celles de la relativité générale. En effet, la relativité générale implique qu’une information pourrait fondamentalement disparaître dans un trou noir, à la suite de l’évaporation de celui-ci. Cette perte d’information implique une non-réversibilité et une évolution non unitaire des états quantiques, en contradiction fondamentale avec les postulats de la mécanique quantique. Ainsi la théorie générale de la relativité d’Einstein affirme que les informations sur ce qui entre dans un trou noir n’ont jamais complètement disparu.
It has been shown that the quantum state of the graviton field outside a black hole horizon carries information about the internal state of the hole. We explain how this allows unitary evaporation: the final radiation state is a complex superposition which depends linearly on the initial black hole state. Under time reversal, the radiation state evolves back to the original black hole quantum state. Formulations of the information paradox on a fixed semiclassical geometry describe only a small subset of the evaporation Hilbert space, and do not exclude overall unitarity.
Aujourd’hui la mise au point de vaccins, que ce soit contre des affections virales ou microbiennes, exige du temps et de l’argent. Bien évidemment ces besoins sont exagérés par les grands de l’industrie pharmaceutique (big pharma) pour qui l’apparition d’une nouvelle épidémie, due à un agent non encore identifié, est une bénédiction. Depuis l’apparition de lépidémie, plusieurs vaccins out été mis au point, avec des résultats variables,que nous ne citerons pas ici.
Aujourd’hui l’on apprend avec intérêt l’annonce que vient de faire une petite biotech française, Linkinvax. Selon elle, elle aurait mis au point un vaccin contre le SarsCov19 qui répond à l’appel de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’OMS souhaite encourager la mise au point de solutions de long terme, moins sensibles aux mutations du virus, permettant d’acquérir une immunité durable et planétaire. Le vaccin de Linkinvax sera stockable dans un réfrigérateur et même sous forme lyophilisée (glacée).
LinKinVax utilise une technique éprouvée, qu’elle teste déjà en phase clinique sur l’homme dans le cadre d’un vaccin contre le VIH. « Elle consiste à arrimer un anticorps monoclonal humain aux cellules dendritiques , selon André-Jacques Auberton-Hervé, le président et cofondateur de la biotech. Le but « est d’amener directement à notre système immunitaire l’information sur les points faibles du virus et de faciliter le travail du système de détection ».
Les cellules dendritiques font partie des cellules du système immunitaire et sont impliquées dans le déclenchement des réponses immunitaires. Elles sont capables de reconnaître les pathogènes et d’induire des réponses immunitaires en activant les lymphocytes T spécifiques de pathogènes.
On ajoutera que LinKinVax choisit non seulement de cibler l’instable protéine Spike par laquelle le virus entre dans la cellule, mais table aussi, grâce à la bio-informatique, « sur d’autres régions communes à l’ensemble des coronavirus et qui ont le bénéfice de muter très peu ». D’où l’espoir d’un vaccin « universel, pan-coronavirus ». Les techniques de bio-informatique utilisées n’ont pas été précisées.
La protéine spike, dite aussi péplomère ou spicule, protéine S, protéine de pointe ou, par anglicisme, protéine spike, est une glycoprotéine prenant la forme d’un champignon émergeant de l’enveloppe virale de certains virus.
Ce sont les provocations ourdies par l’Otan qui ont conduit à la guerre en Ukraine !
En dissimulant les causes du déclenchement de la confrontation militaire en cours et l’implication des principaux dirigeants occidentaux dans l’échafaudage des actes et des décisions qui ont conduit à la guerre, les médias du monde « libre » affichent leur duplicité et leur complicité. Un aveuglement délibéré des consciences qui risque de coûter très cher !
Ces derniers jours, de nouvelles preuves, mises en évidence par la partie russe, attestent que l’Otan et le régime de Kiev s’apprêtaient à déclencher des combats meurtriers dans le Donbass. C’est pour empêcher cette agression que l’armée russe est passée à l’action le 24 février dernier. Ce que les états occidentaux ont aussitôt condamné comme une invasion de l’Ukraine que rien ne justifiait, la Russie, de son côté, le qualifie sans emphase de déploiement d’une opération militaire spéciale.
Le souci principal des médias occidentaux, c’est d’empêcher à tout prix la diffusion des révélations et des faits mis en avant par la Russie pour expliquer pourquoi elle a dû intervenir militairement. Ces révélations pourraient en effet conduire certains à comprendre que la Russie avait peut-être des raisons valables pour procéder de la sorte. Cela pourrait aussi les conduire à s’interroger sur l’implication éventuelle de leur propre gouvernement, et sur ses responsabilités à lui, (tout particulièrement celles de notre propre gouvernement et de Macron, qui pourraient coûter fort cher, et c’est nous qui paierons l’addition / note du traducteur – voir la vidéo proposée en lien ci-dessous-)
Il ne faut pas non plus oublier que Moscou s’est appliquée longuement, avec beaucoup de persévérance, à engager le dialogue, à entamer et à pousuivre les discussions nécessaires avec Washington et ses partenaires de l’Otan, pour leur faire comprendre les préoccupations de la Russie en matière de sécurité. Aucune de ces demandes n’a jamais été prise en compte. La Russie a été ignorée, traitée comme n’étant pas digne d’intérêt et ne comptant pour rien. Ses préoccupations énoncées de longue date sur les garanties nécessaires qu’elle tenait à obtenir en matière de sécurité n’ont pas été prises au sérieux. Elles ont été écartées comme autant de lubies fantasmées et importunes.
Les dernières informations que la Russie a dévoilées ces derniers jours, à l’appui de ce qu’elle dénonce, démontrent l’existence d’une menace gravissime, multidimensionnelle, pour sa sécurité nationale. Ces menaces sont si graves qu’il est impossible de les ignorer, ce qui rend plus condamnable encore leur leur dissimulation par les médias occidentaux).
Moscou a fait savoir que ses services spécialisés dans l’analyse des problèmes de sécurité s’affairent à tirer au clair tous les éléments de ce dossier, et que de plus amples informations, d’autres détails seront révélés prochainement. D’ores et déjà, trois menaces graves, ourdies par les Etats-Unis et les marionnettes de l’Otan en place à Kiev, ont été clairement identifiées. Ces dangers étaient beaucoup plus graves et plus rapprochés qu’on ne l’avait estimé jusqu’ici. Ils étaient déjà porteurs et annonciateurs du conflit militaire russo-ukrainien en cours.
Premier point : De nouvelles informations [1] démontrent que le régime ukrainien s’apprêtait à déclencher une offensive militaire de grande ampleur contre les républiques auto-proclamées de Lougansk et de Donetsk. Les forces militaires qui devaient conduire l’attaque étaient celles de la garde nationale, truffées de brigades néo-nazies, à l’instar du bataillon Azov de sinistre réputation. Ces brigades ont été armées et entraînées par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, la Pologne et par d’autres pays membres de l’Otan. Depuis plus de huit ans déjà, depuis le coup d’état organisé en 2014 avec le soutien de la CIA, le régime de Kiev mène en sourdine, en s’efforçant de rester sous les écrans radars, une guerre cruelle aux populations russophones des républiques de Lougansk et de Donetsk. Quatorze mille personnes ont péri à ce jour, et plus d’un million ont dû fuir leur maison et ont été déplacées. L’intensification des opérations de guerre était programmée pour ce mois-ci. C’est ce qui a conduit Moscou à reconnaître l’indépendance des républiques du Donbass le 21 février dernier, et à se porter à leur secours trois jours plus tard, prévenant ainsi l’assaut militaire qui allait être donné et vraissemblablement coordonné par les puissances regroupées sous la houlette de l’Otan. La Russie a clairement indiqué que ses objectifs étaient la dénazification de l’Ukraine et la démilitarisation du régime de Kiev. Cela requiert nécessairement le prolongement de l’action militaire engagée jusqu’à la prise du contrôle de la capitale et la disparition de toute velléité agressive à l’égard de la Russie.
Deuxième point : L’Ukraine menaçait de se doter rapidement de l’arme nucléaire. Il ne s’agissait pas d’un danger fantasmagorique. [2] C’était *une menace prise trrès au sérieux par les services de sécurité de la Russie. Moscou dit avoir la preuve que les Etats-Unis et les autres puissances de l’Otan étaient pleinement informés des plans de Kiev de se doter de la bombe atomique et de l’ajouter à sa panoplie guerrière. Quand Vladimir Zelenski, le président ukrainien, choisit de déclarer, à la conférence sur la sécurité du 19 février à Munich, [3] que son pays pourrait abroger le memorandum de Budapest, signé en 1994, interdisant à son pays l’accès à l’arme nucléaire dont disposait autrefois l’ancienne république soviétique, ce n’étaient pas des paroles en l’air, ce n’étaient pas de simples bravades de fanfaron !
Troisième point : On sait maintenant que les Etats-Unis ont financé l’implantantion et le fonctionnement de laboratoires travaillant à la conception d’armes biologiques sur plusieurs douzaines de sites répartis sur tout le territoire ukrainien. Cela préoccupe fortement la Russie depuis de longues années qui remontent à l’indépendance accordée à l’Ukraine en 1991. Elément nouveau : Les autorités compétentes de la Russie ont annoncé cette semaine qu’elles détiennent des documents, [4] récupérés dans ces laboratoires, qui prouvent qu’ils étaient engagés dans la production d’armes biologiques, d’agents pathogènes et de bactéries tueuses. Il semble qu’ordre aît été donné à tous ces laboratoires, le 24 février dernier, de détruire rapidement tous les échantillons concernés. Ces recherches sont une violation caractérisée des traités internationaux sur l’interdiction des armes biologiques et constituent une menace inacceptable tournée contre la Russie. Il est avéré que le Pentagone participe au financement de ces laboratoires. Cette semaine, Victoria Nuland, qui est la responsable du Département d’Etat US pour les affaires ukrainiennes, a confirmé devant le congrès que ces laboratoires étaient effectivement engagés dans la fabrication de matériaux hyper dangereux, en exprimant ses craintes que les forces russes puissent s’en saisir. Pourquoi Victoria Nuland redoute-t-elle autant que la Russie mette la main dessus si ces substances ne sont ni interdites ni d’une dangerosité extrême ?
Tout compte fait, les trois chapitres passés en revue ci-dessus, qui sont autant de motifs de préoccupation et de griefs légitimes pour Moscou, démontrent dès l’abord, de façon éclatante, pourquoi la Russie a dû engager il y a trois semaines l’opération spéciale qui est en cours sur le territoire ukrainien. Depuis le coup d’état orchestré par la CIA en 2014 pour chasser le président élu Victor Yanoukovitch, l’Ukraine est en proie à la guerre civile. Elle est instrumentalisée par Washington pour déstabiliser la Russie qui s’étend de l’autre côté de sa frontière orientale. Tout cela s’articule parfaitement avec les visées impérialistes de Washington et le plan conçu de longue date par les Etats-Unis, énoncé et explicité par Zbigniew Brzezinski et consorts : poursuivre les menées hostiles contre la Russie, perpétuer la guerre froide et la fracture geopolitique des relations mondiales pour rester les maîtres du monde.
Une chose qui en dit long : le silence quasi-absolu des médias occidentaux sur tout ce qui a été évoqué plus haut. Il faut mettre au crédit de Tucker Carlson, de Fox News, [5] d’être pratiquement le seul, dans tous les grands médias, à mettre en évidence la duplicité affichée par l’administration Biden et ses accolytes au service de leurs plans de guerre.
Si on y regarde bien, l’exception relevée plus haut et quelques autres mises à part, tous les enjeux vitaux et tous les ressorts du conflit en cours en Ukraine ont été complètement occultés et oubliés délibérément par les médias occidentaux. La moindre mention des préoccupations de la Russie pour sa sécurité y est rejetée et tournée en ridicule, dénoncée comme « la propagande du Kremlin ». La censure des organes de presse russes par les pays occidentaux ne facilite en rien l’éveil de l’intérêt du public pour le dessous des cartes et pour trouver les clés d’une bonne compréhension des évènements, et de ce qui est en jeu (trois fois rien : la paix du monde, la perspective d’un hiver nucléaire planétaire, pourquoi s’en préoccuper ? / note du traducteur). La posture hypocrite des occidentaux qui prétendent veiller à la diffusion d’une information libre et non faussée est tout simplement stupéfiante.
L’ignorance et la tartuferie promues et encouragées par les médias prétendument indépendants ouvrent un boulevard à la politique hostile et agressive des forces de l’Otan. Des armes et des crédits pour l’armement, financés par le contribuable européen, affluent en Ukraine au prétexte de « défendre la démocratie contre l’agression russe ». Il y a des raisons objectives au déclenchement du conflit qui a éclaté dans ce pays, et les gouvernements des pays occidentaux regroupés dans l’Otan ont bien des responsabilités et beaucoup de choses à se reprocher à propos de ces tragiques évènements. Le silence orchestré par les médias occidentaux sur les causes de la guerre, ainsi que l’implication criminelle de ces gouvernements dans les développements en cours, c’est de la complicité caractérisée dans la mise en place du dispositif et dans la réalisation des conditions qui mènent directement à la guerre.
Le gouvernement de la Russie a réitéré cette semaine sa volonté de parvenir à un règlement négocié du conflit ukrainien, et de mettre sa diplomatie au service de cet objectif. Il exige l’élimination de la menace systémique que l’Otan fait peser sur l’existence même de la Russie. Il exige la cessation des agressions conduites par le régime ukrainien avec la complicité de l’Otan. Il exige la reconnaissance des droits historiques de la Russie sur la Crimée. L’engagement d’un dialogue sincère et rationnel peut permettre de trouver des solutions au conflit en cours et de rétablir la paix. Mais cela ne restera-t-il pas une gageure, aussi longtemps que les gouvernements et les médias occidentaux continueront de refuser toute autre solution que la leur, fût-elle la plus pertinente et la plus sérieuse, la plus valide ?
Cet article a été publié par le site « Strategic Culture Foundation » le 11 mars 2022
Le Livre blanc français de la Défense de 2008 notait que la période à venir pourrait être marquée par une levée du tabou nucléaire. Peu d’experts y croyaient, tant l’emploi d’une telle arme pourrait être destructeur.
Aujourd’hui, peu de temps avant son départ, le chef d’état-major français François Lecointre avertissait en 2020 sur la nécessité, pour l’armée française, de se préparer à l’éventualité d’un conflit interétatique de haute intensité, ce terme désignant une guerre nucléaire.
Cependant, du moins en Europe, personne n’envisageait sérieusement que le conflit entre la Russie et l’Ukraine puisse donner lieu de la part de la Russie à l’emploi d’armes nucléaire, même sous des formes miniaturisées.
Certes, des têtes nucléaires dites de faible intensité sont actuellement expérimentées sur des missiles balistiques à courte portée. Mais une seule de ces têtes pourrait détruire le centre de Paris et du fait des retombées, rendre invivable toute la région parisienne.
Moscou prendrait-il le risque d’utiliser de telles armes dans le cadre de la guerre en Ukraine ? La Russie pourrait en être la première victime. Certes l’armée russe a mis au point diverses protections, pour les véhicules comme pour les personnels. Mais rien ne garantit que ces protections puissent être efficaces dans un conflit d’une certaine ampleur.
La doctrine nucléaire russe a été mise à jour en juin 2020. Elle exclut officiellement l’emploi d’armes nucléaires dans une visée offensive. Les armes nucléaires sont uniquement faites pour dissuader, être des armes défensives.
Le premier cas serait celui d’une attaque de missiles balistiques, le second le cas d’une attaque nucléaire ou d’armes de destruction massive. S’ajoute à ces deux premiers points le cas d’une attaque sur des sites nucléaires russes. Enfin, le quatrième point, qui inquiète certains experts au regard de la situation actuelle, est le cas d’une attaque « conventionnelle » « qui mettrait en péril l’existence même de l’État »
Il paraît très improbable dans ces conditions que Vladimir Poutine et ses conseillers militaires décident pour le moment d’avoir recours à l’arme nucléaire. Le risque n’est pas nul cependant qu’en se préparant à ce recours, une erreur ou un accident se produise au sein des unités en charge de l’arme atomique. En ce cas, il sera trop tard pour réagir.