16/02/23 Les paranthropes fabriquaient des outils

Les paranthropes forment un genre éteint d’Hominines ayant vécu en Afrique il y a entre 2,6 et 0,6 million d’années avant notre ère. Il regroupe les deux espèces largement répandues, P. boisei et P. robustus, parfois qualifiées d’« australopithèques robustes ».

Leur nom venu du grec signifie « pas tout à fait hommes ». Les paranthropes étaient autrefois appelés australopithèques robustes. Ils étaient des bipèdes occasionnels et certains fabriquaient des outils. Tous les fossiles de paranthropes ont été retrouvés en Afrique.

Les paranthropes avaient un crane épais avec une face prognathe, un bourrelet sus-orbitaire continu, une crête sagittale et des dents permettant de manger des aliments coriaces. Ils devaient mesurer entre 1,1 et 1,3 m environ. Les paranthropes ont dû cohabiter avec des Homo habilis et des Homo erectus sans nécessairement avoir de relations sociales ou sexuelles.

Sur un site de fouilles du sud-ouest du Kenya, des archéologues ont découvert des outils caractéristiques en pierre qui pourraient avoir été fabriqués il y a trois millions d’années et de fait être les plus anciens de ce type à avoir jamais été mis au jour.

Plus surprenant encore, les outils dont il est question ont été découverts près de fossiles de paranthropes (Paranthropus), des homininés qui ne sont pas des ancêtres des humains d’aujourd’hui.

Ces découvertes renforcent les théories selon lesquelles des homininés extérieurs au genre Homo ont utilisé des outils en pierre. Elles repoussent également de plusieurs milliers d’années la date de l’apparition de la technique oldowayenne, une méthode de fabrication d’outils est-africaine qui remonte au début du Paléolithique.

Pour en savoir plus lire

SCIENCE
9 Feb 2023
Vol 379, Issue 6632

Expanded geographic distribution and dietary strategies of the earliest Oldowan hominins and Paranthropus

Oldowan tools, consisting of stones with one to a few flakes removed, are the oldest widespread and temporally persistent hominin tools. The oldest of these were previously known from around 2.6 million years ago in Ethiopia, and by 2 million years ago, they were found to be quite widespread. Plummer et al. report on an older fossil site from around 3 to 2.6 million years ago in Kenya, where Oldowan tools were not only present, but were also being used to process a variety of foods, including hippopotamus. Thus, it appears that these tools were widespread much earlier than previous estimates and were widely used for food processing. Which hominins were using these tools remains uncertain, but Paranthropus fossils occur at the site. —SNV

Abstract

The oldest Oldowan tool sites, from around 2.6 million years ago, have previously been confined to Ethiopia’s Afar Triangle. We describe sites at Nyayanga, Kenya, dated to 3.032 to 2.581 million years ago and expand this distribution by over 1300 kilometers. Furthermore, we found two hippopotamid butchery sites associated with mosaic vegetation and a C4 grazer–dominated fauna. Tool flaking proficiency was comparable with that of younger Oldowan assemblages, but pounding activities were more common. Tool use-wear and bone damage indicate plant and animal tissue processing. Paranthropus sp. teeth, the first from southwestern Kenya, possessed carbon isotopic values indicative of a diet rich in C4 foods. We argue that the earliest Oldowan was more widespread than previously known, used to process diverse foods including megafauna, and associated with Paranthropus from its onset.

16/02/2023 Des trous noirs qui ne viennent pas de nulle part

Selon Wikipedia, un trou noir supermassif (SuperMassive Black Hole SMBH) est un trou noir dont la masse est de l’ordre d’un million de masses solaires sinon plus. Il constitue l’un des quatre types de trous noirs avec les trous noirs primordiaux, les trous noirs stellaires et les trous noirs intermédiaires.

Un trou noir n’est pas un trou mais un objet céleste si dense (si lourd pour sa taille) que l’intensité de son champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper.  Il est donc invisible pour nous, du fait de l’insuffisance de nos moyens d’obervation. Mais ce n’est pas comme on le pense parfois, une porte ouverte sur un autre univers. Dire que sa masse est d’un million de masses solaires ne veut pas dire qu’un audacieux astronome ait pris le risque de le peser. Ceci veut seulement dire qu’il exerce sur le milieu circumgalactique CGM (https://ui.adsabs.hhttps://ui.adsabs.harvard.edu/abs) qui l’environne, fait de gaz, poussières et objets divers,une force d’attraction égale à celle d’1 million de soleil.

La plupart du temps, ces astres demeurent au cœur de leur galaxie, il arrive qu’en de très rares occasions, pour des raisons encore mal connues, ils en soient éjectés et se retrouvent errant dans le milieu circumgalactique, structure qui entoure la galaxie. Ce type d’événement nécessite une grande quantité d’énergie et de même, en libère énormément. Jusqu’à aujourd’hui, aucun phénomène de ce type n’avait été observé. On voit couramment : des trous noirs stellaires errants, mais jamais de trous noirs supermassifs

C’est pourquoi des chercheurs ont été très étonnés lorsqu’ils ont découvert une étrange ligne droite dans des relevés du télescope spatial Hubble, alors qu’ils cherchaient des images de la galaxie naine RCP 28 proche de nous. Ils ont fini par identifier le responsable inattendu : un trou noir supermassif errant, provoquant la formation d’étoiles sur son passage.sur son passage ! Ils décrivent leurs résultats dans une étude acceptée dans Astrophysical Journal Letters et prépubliée sur ArXiv.

Tout a commencé par des observations via le télescope Hubble de la galaxie naine RCP 28 en septembre 2022. Les chercheurs y ont vu par hasard une « ligne mince et linéaire qui s’étend sur 62 kpc (1 kiloparsec = 3261,56 années-lumière, donc 62 kpc équivaut à environ 200 000 années-lumière) du noyau d’une galaxie compacte »,. Sans analogue connu, elle correspond en fait à des étoiles tout récemment formées, et alignées ! L’équipe a tout d’abord supposé une origine galactique. Ou plutôt, d’un trou noir supermassif au centre de sa galaxie.

De tels phénomènes se produisent régulièrement, et proviennent du disque d’accrétion du trou noir géant. La matière attirée par l’astre tournoie à grande vitesse autour de lui, au point où elle s’ionise et passe sous forme de plasma. Des conditions de température et de pression extrêmes règnent au sein du disque, et parfois des interactions d’origine magnétohydrodynamique provoquent l’émission à grande vitesse de matière ionisée. Ces jets sont capables de provoquer la naissance d’étoiles !

Référence

A candidate runaway supermassive black hole identified by shocks and star formation in its wake

The interaction of a runaway supermassive black hole (SMBH) with the circumgalactic medium (CGM) can lead to the formation of a wake of shocked gas and young stars behind it. Here we report the serendipitous discovery of an extremely narrow linear feature in HST/ACS images that may be an example of such a wake. The feature extends 62 kpc from the nucleus of a compact star-forming galaxy at z=0.964. Keck LRIS spectra show that the [OIII]/Hβ ratio varies from ~1 to ~10 along the feature, indicating a mixture of star formation and fast shocks. The feature terminates in a bright [OIII] knot with a luminosity of 1.9×1041 ergs/s. The stellar continuum colors vary along the feature, and are well-fit by a simple model that has a monotonically increasing age with distance from the tip. The line ratios, colors, and the overall morphology are consistent with an ejected SMBH moving through the CGM at high speed while triggering star formation. The best-fit time since ejection is ~39 Myr and the implied velocity is v~1600 km/s. The feature is not perfectly straight in the HST images, and we show that the amplitude of the observed spatial variations is consistent with the runaway SMBH interpretation. Opposite the primary wake is a fainter and shorter feature, marginally detected in [OIII] and the rest-frame far-ultraviolet. This feature may be shocked gas behind a binary SMBH that was ejected at the same time as the SMBH that produced the primary wake.

https://arxiv.org/abs/2302.04888



Tout a commencé par des observations via le télescope Hubble de la galaxie naine RCP 28 en septembre 2022. Les chercheurs y ont vu par hasard une « ligne mince et linéaire qui s’étend sur 62 kpc (1 kiloparsec = 3261,56 années-lumière, donc 62 kpc équivaut à environ 200 000 années-lumière) du noyau d’une galaxie compacte »,. Sans analogue connu, elle correspond en fait à des étoiles tout récemment formées, et alignées ! L’équipe a tout d’abord supposé une origine galactique. Ou plutôt, d’un trou noir supermassif au centre de sa galaxie.

De tels phénomènes se produisent régulièrement, et proviennent du disque d’accrétion du trou noir géant. La matière attirée par l’astre tournoie à grande vitesse autour de lui, au point où elle s’ionise et passe sous forme de plasma. Des conditions de température et de pression extrêmes règnent au sein du disque, et parfois des interactions d’origine magnétohydrodynamique provoquent l’émission à grande vitesse de matière ionisée. Et ces jets sont capables de provoquer la naissance d’étoiles !

15/02/2023 Un univers miroir

Ce nom désigne une théorie alternative à celle selon laquelle notre univers serait un univers en expansion, aboutissant éventuellement à un multivers. Elle a été proposée en 2018 par le physicien Neil Turok, ancien directeur du Perimeter Institute for Theoretical Physics à Waterlow, Canada et aujourd’hui directeur de recherche à l’Université d’Edimbourg ainsi que par Latham Boyle du Perimeter Institute.

Selon eux, la physique fondamentale a aujourd’hui atteint un tournant décisif. Les observations scientifiques les plus puissantes faites à ce jour décrivent la structure de l’univers avec une clarté jamais atteinte. Ceci à grande échelle, soit la totalité de l’univers visible, comme jusqu’au niveau le plus petit, celui des particules élémentaires et de leurs constituants. Entre les deux de nouvelles technologies permettent de franchir la frontière du quantique pour accéder aux lois les plus fondamentales de la nature. Il semble que l’on se trouve à la veille de révolutions qui pourraient changer radicalement nos conceptions du monde.

L’une de ces révolutions serait d’admettre l’hypothèse d’un univers miroir évoluant en arrière dans le temps à partir du Big Bang initial. Cette évolution ne signifierait pas inflation. Il s’agirait d’une évolution lente, comme la nôtre. Mais elle se ferait en sens inverse. Pour eux cette hypothèse pourrait expliquer non seulement celle de l’expansion mais d’autres mystères encore incompris, ceux de la matière noire et de l’énergie noire notamment.

Cet « anti-univers », tel que le nomment les scientifiques à l’origine de ce concept, serait l’exact opposé du nôtre : il serait donc constitué de particules de charges opposées et le temps s’y écoulerait à l’envers à partir du Big Bang.

L’hypothèse classique de l’inflation, ou expansion de l’univers, leur paraît artificielle. Elle oblige à admettre l’existence dans l’univers primordial d’une énergie initiale si puissante qu’elle ait pu déclencher l’explosion avec tous les phénomènes évolutionnaires ayant suivi. Mais aussi d’une énergie si chaotique qu’elle ait produit, au lieu d’un univers uniforme, un univers comprenant toute la diversité constatable aujourd’hui, depuis les galaxies jusqu’aux zones apparemment vides séparant ces dernières. Ainsi, pour rester compatible avec tous les phénomènes régulièrement constatés, l’hypothèse de l’inflation doit être constamment ajustée.

Les grandes théories de la physique sont différentes. Ainsi celles de l’électromagnétisme de Maxwell ou de la gravité d’Einstein qui à partir d’un petit nombre d’équations proposent une grande quantité de prédictions vérifiables.

Suivant la théorie dite CPT symmetry (Symétrie Charge, Particule, Temps (Wikipedia https://en.wikipedia.org/wiki/CPT_symmetry), tout système physique est fait de particules qui se déplacent en avant dans le temps en obéissant aux mêmes lois qu’un système physique identique fait d’antiparticules qui se déplacent en arrière dans le temps.

Ainsi un univers miroir du nôtre  qui se déplacerait en avant dans son temps à lui paraîtrait se déplacer en arrière dans notre temps. Mais nous n’aurions pas de moyens à ce jour pour nous en apercevoir

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Pour en savoir plus,

voir https://trustmyscience.com/univers-miroir-pourrait-exister-oppose-du-notre/

Cet « anti-univers », tel que le nomment les scientifiques à l’origine de ce concept, serait l’exact opposé du nôtre : il serait donc constitué de particules de charges opposées et le temps s’y écoulerait à l’envers à partir du Big Bang. Cette théorie, présentée très sérieusement par une équipe internationale de physiciens théoriciens, pourrait par ailleurs expliquer pourquoi la matière noire, qui constitue 27% de notre univers, nous est invisible.

La théorie repose sur un ensemble de trois symétries fondamentales de la nature : la charge (l’inversion de la charge d’une particule dans une interaction donnée correspond à une charge égale et opposée) ; la parité (l’image miroir d’une interaction de particules donne le même résultat) ; et le temps (une interaction exécutée en arrière dans le temps a le même aspect). La plupart des interactions physiques obéissent à ces symétries ; il y a parfois des violations, mais les physiciens n’ont jamais observé de phénomène qui transgressait les trois symétries en même temps.

Toutes trois sont ainsi regroupées sous un concept de symétrie fondamentale, nommé « symétrie CPT ». Elle s’applique à toutes les interactions, donc aux forces et aux champs qu’exercent les particules de matière les unes sur les autres. Des scientifiques ont toutefois émis l’hypothèse que cette symétrie pourrait s’appliquer bien au-delà des interactions fondamentales et donc, sur l’Univers dans son ensemble, vu ici en tant que contenant. Ce qui impliquerait l’existence d’un autre univers qui lui serait parfaitement symétrique.

Si la symétrie CPT s’applique ainsi à l’ensemble de l’Univers, il devrait y avoir autant de neutrinos droits que de neutrinos gauches et leur abondance pourrait donc expliquer la matière noire. « Nous calculons son abondance en détail et montrons que, pour correspondre à la densité de matière noire observée, [la masse du neutrino droit] doit être de 4,8×108 GeV », précisent les chercheurs.

À partir de là, ils prédisent que les trois saveurs de neutrinos gauches connues devraient être des particules de Majorana (qui sont leurs propres antiparticules, au contraire des particules de Dirac telles que l’électron). Pour qu’une particule soit sa propre antiparticule, elle doit être électriquement neutre et posséder des moments dipolaires nuls, mais les physiciens ne savent pas si les neutrinos affichent ou non de telles propriétés. Ils pensent cependant que selon leur théorie l’un des neutrinos devrait être sans masse.

À ce jour, les physiciens n’ont déterminé qu’une masse maximale pour chacune des saveurs, mais on ne connaît pas leur masse exacte. Peut-être que l’une d’elles est effectivement de masse nulle, soutenant au passage l’idée d’un univers à symétrie CPT (cf. ci-dessous).

Nous ne pourrons probablement jamais visiter ou même mesurer quoi que ce soit dans cet anti-univers qui puisse confirmer l’hypothèse. Mais les expériences à venir, menées au sein de notre propre univers, permettront peut-être un jour de lever le doute.

Pourtant, plusieurs implications importantes découlent de cette théorie. Elle apporterait ainsi une explication crédible à certaines grandes questions cosmologiques qui ne sont toujours pas résolues avec certitude.

On suppose par exemple que l’univers observable a connu une phase d’expansion très rapide en un temps extrêmement bref (entre 10-36 et 10-33 secondes) après le Big Bang — un modèle cosmologique qui offre une solution à la fois au problème de l’horizon (le fait que l’Univers soit homogène et isotrope à très grande échelle bien que certaines régions soient très éloignées) et au problème de la platitude (le fait que la courbure de l’Univers ne soit pas détectable). Comme le rappelle Live Science, plusieurs preuves corroborent cette inflation cosmique, mais l’image théorique de cet événement reste à éclaircir. La théorie de l’anti-univers mérite donc d’être étudiée.

Aujourd’hui il est admis que l’inflation cosmique a tellement bouleversé l’espace-temps qu’elle a engendré des quantités d’ondes gravitationnelles. Plusieurs expériences visent actuellement à repérer ces ondes primordiales.

Si ces recherches restaient vaines, cela pourrait renforcer l’hypothèse de l’existence d’un univers miroir : un univers respectant la symétrie CPT pourrait en effet se dilater naturellement et se remplir de particules, sans avoir besoin d’une longue inflation cosmique.

Une explication possible à l’existence de matière noire

Par ailleurs, dans cet anti-univers, la matière noire serait principalement composée d’un nouveau type de neutrinos, des particules subatomiques à très haute énergie et à faible densité qui sont électriquement neutres. En effet, il existe trois types (trois saveurs) connus de neutrinos : le neutrino-électron (νe), le neutrino-muon (νμ) et le neutrino-tau (ντ), qui ont tous un sens de rotation (spin) dit « gauche » — les neutrinos dits « droits » ne sont pas observés, ils ne sont pas produits et n’interagissent pas.

Or, toutes les autres particules connues ont des variations gauche et droite. Il pourrait donc exister quelque part des neutrinos droits, que nous ne sommes pas capables de détecter

Un univers respectant la symétrie CPT impliquerait l’existence d’au moins un type de neutrino droit ; il serait invisible, mais influencerait le reste de l’Univers par la force gravitationnelle. Et c’est exactement ce qui caractérise aujourd’hui la matière noire : des particules indétectables, qui n’interagissent que par la gravité.

L’instabilité de l’univers visible

Lorsque par une nuit claire on jette un coup d’oeil sur le ciel peuplé d’un nombre – c’est le cas de le dire – astronomique d’étoiles, il arrive de se demander pourquoi certaines de ces étoiles ne se rencontrent pas, en provoquant la destruction des systèmes planétaires orbitant autour d’elles. Or ce phénomène se produit couramment, à l’échelle de l’univers

Il suffit d’une étoile pour déséquilibrer et détruire un système solaire tel que le notre. Une recherche menée par des scientifiques, et publiée dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, suggère qu’un « survol stellaire » – un événement qui se produit de manière très courante dans l’espace – pourrait mener à la catastrophe pour nos planètes.

En effet, les survols stellaires contribuent à façonner les systèmes planétaires. Lorsque les étoiles volent trop près d’un de ces systèmes, leur masse et leur attraction gravitationnelle peuvent avoir une influence et, par exemple, modifier les orbites des planètes. Ainsi, quand une planète se déplace, c’est toute la stabilité du système solaire qui est remise en cause. Ce changement est donc capable d’entraîner une collision entre toutes les planètes.

Garret Brown et Hanno Rein, deux chercheurs de l’Université de Toronto, ont étudié cette possibilité, en simulant environ 3000 survols stellaires différents. 26 se sont terminés avec des planètes qui se sont écrasées les unes contre les autres, ou avec l’éjection totale du système solaire d’Uranus, Neptune ou Mercure.

Selon la taille de l’étoile, et même si celle-ci est moins massive que le Soleil, l’orbite de Neptune peut être alors modifiée de 0,1 %, ce qui pourrait contribuer à détruire tout le système solaire. « Ces changements critiques pourraient multiplier par 10 la probabilité d’instabilité au cours de la durée de vie du système solaire. De plus, nous avons estimé qu’un survol stellaire critique comme celui-ci pourrait se produire une fois tous les 100 milliards d’années, dans la région où se trouve actuellement le système solaire », explique Garret Brown à Universe Today.

D’après les calculs des chercheurs, cette étoile destructrice devrait aussi se situer à moins de 23 milliards de kilomètres du Soleil. Actuellement, notre étoile voisine la plus proche, Proxima Centauri, se situe à 40 milliards de kilomètres, soit 4,22 années lumière.

En outre, une autre condition doit être remplie : si le périhélie de Mercure et Jupiter (le point de l’orbite le plus proche du Soleil) se produit au même moment, alors deux conséquences ont été calculées par les astrophysiciens. Soit Mercure sera « aspirée », ce qui l’éjectera du système solaire ; soit Mercure pourra entrer en collision avec Vénus, la Terre ou le Soleil.

Ces phénomènes ne se produiront pas de manière brutale et instantanée, mais provoqueront des changements et perturbations qui déstabiliseraient peu à peu le fonctionnement du système. Selon les chercheurs, ceux-ci se manifesteraient sur des millions d’années. Il ne s’agit donc pas d’un problème imminent auquel l’humanité actuelle devra faire face.

On lit dans Espace-Sciences.org

Les planètes sont des astres en perpétuel mouvement. Les grecs anciens les ont nommées ainsi. Planetes  : astre errant. Celles-ci se déplacent par rapport aux étoiles qui nous apparaissent immobiles. Ainsi, notre planète Terre tourne autour de notre étoile Soleil. Comme les huit autres planètes du système solaire : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton.

Dans notre galaxie appelée la Voie Lactée, 200 milliards d’étoiles dont le Soleil. Si nous voulions représenter la Voie Lactée sur une carte, il faudrait étaler notre carte sur tout le territoire de la France et y poser une pièce d’un centime d’euro pour dessiner le système solaire à l’échelle. Le soleil aurait la taille d’un point et les planètes dont la planète Terre une microscopique particule en mouvement autour de ce point.

Or l’Univers est constitué d’autres galaxies qui sont composées chacune de milliards d’étoiles. Soit des milliards d’autres galaxies en mouvement sur elles-mêmes et entre elles.

Référence

On the long-term stability of the Solar System in the presence of weak perturbations from stellar flybys
Garett Brown1, and Hanno Reinda

Draft version: 30 June 2022

ABSTRACT

The architecture and evolution of planetary systems are shaped in part by stellar flybys. Within this context, we look at stellar encounters which are too weak to immediately destabilize a planetary system but are nevertheless strong enough to measurably perturb the system’s dynamical state. We estimate the strength of such perturbations on secularly evolving systems using a simple analytic model and confirm those estimates with direct N-body simulations. We then run long-term integrations and show that even small perturbations from stellar flybys can influence the stability of planetary systems over their lifetime. We find that small perturbations to the outer planets’ orbits are transferred between planets, increasing the likelihood that the inner planetary system will destabilize. Specifically, our results for the Solar System show that relative perturbations to Neptune’s semi-major axis of order 0.1% are strong enough to increase the probability of destabilizing the Solar System within 5 Gyrs by one order of magnitude.

13/02/2023 Des « objets volants non identifiés » (UFO) abattus au dessus des Etats-Unis 

Les autorités américaines en charge du Contrôle de l’espace aérien ont été alertées le 5 février 2023 de la présence dans l’espace aérien d’un objet volant octagonal dépourvu d’ailes et autres moyens de sustentation et de propulsion. C’était le 3e de cette sorte à ce jour.

Le président Joe Biden donna l’ordre de l’abattre vu qu’il ne répondait à aucun message d’identification. Ce qui fut fait par un chasseur F-16 à 2h42 pm. heure locale à 20.000 pieds au dessus des Grands Lacs. Deux autres engins de cette nature avaient été découverts et abattus au dessus de l’Alaska et du Canada les vendredi et samedi précédents.

Auparavant le 4 février un ballon sphérique porteur de nombreux instruments d’observation avait été abattu au dessus de la Caroline du Sud. La Chine avait fini par reconnaître qu’il s’agissait d’un instrument de surveillance météorologique inhabité lui appartenant, ayant échappé à son contrôle.

Les deux UFO abattus au dessus de l’Alaska et le Canada avaient été décrits comme cylindriques et suivant les vents dominants sans moyen apparent de propulsion. Des recherches ont été organisées pour étudier les épaves. Mais à ce jour, vu le vent, la neige et le froid régnant sur cette zone, elles n’ont rien donné.

La Russie et la Chine affirment n’être pour rien dans ces opérations. Elles disent de plus ne pas en avoir besoin, compte tenu des services bien plus efficaces fournis par leurs réseaux d’informatique spatiale.

13/02/2023 Nouvelle découverte de nids et d’oeufs de titanosaures

Une nouvelle nursery abritant des nids et des œufs de titanosaures vient d’être découverte en Inde. Les nids étaient faits de débris de végétaux et de la terre comme ceux des crocodiles actuels. Ceci montre que les titanosaures vivaient là en colonies. Leurs œufs mesuraient de 30 à 50 cm de diamètre. ____________________________________

Wikipedia : Le Titanosaure (Titanosaurus)  est un genre de dinosaure sauropode dont l’espèce Titanosaurus blanfordi a vécu en Inde durant le Crétacé supérieur il y a environ 70 millions d’années.

wikipedia.org/wiki/Titanosaurus#:~:text=Titanosaurus%20(l%C3%A9zard%20titanesque)%20est%20un,environ%2070%20millions%20d’ann%C3%A9es.

Les Titanosaures possédaient de petites têtes, même en comparaison avec les autres sauropodes. Leurs têtes étaient également larges, similaires à celles des Camarasaurus et des Brachiosaurus mais de forme plus allongée. Leurs naseaux étaient larges (‘macronaria‘) et ils possédaient tous des crêtes formées par ces os nasaux. Leurs dents étaient en forme de cuillère, ou de pinceaux, mais étaient très petites.

Leurs cous étaient relativement courts, pour des sauropodes, et leurs queues se comportaient comme un fouet, mais celles-ci n’était pas aussi longues que celles des diplodocidaes. Alors que leurs ceintures pelviennes étaient plus fines que celle des autres sauropodes, leurs ceintures pectorales étaient plus larges, leur donnant une posture « grand-gabarit » unique, ce qui se remarque sur leurs traces de pas fossiles. Leurs membres antérieurs étaient également trapus, mais leurs membres postérieurs étaient plus longs. Leurs vertèbres étaient solides et non-creuses, ce qui peut être un rappel de leurs ancêtres saurischiens plus primitifs. Leurs colonnes vertébrales étaient plus flexibles, ils étaient par conséquent plus agiles que leurs cousins et plus aptes à se cabrer

New Late Cretaceous titanosaur sauropod dinosaur egg clutches from lower Narmada valley, India: Palaeobiology

https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0278242

 January 18, 2023

  • Abstract

The Upper Cretaceous (Maastrichtian) Lameta Formation is well-known for its osteological and oological remains of sauropods from the eastern and western parts of the Narmada Valley, central India. The newly documented ninety-two titanosaur clutches from Dhar District (Madhya Pradesh State, central India) add further to this extensive data. Previously parataxonomy of these titanosaur clutches was carried out with a few brief reports on palaeobiological and taphonomic aspects. The quantitative data collected from the new clutches (this study) opens avenues to additionally understand more about titanosaur palaeobiology and to qualitatively understand preservation and taphonomical aspects of their egg clutches. Herein, we document 256 eggs and three clutch patterns (viz. circular, combination, linear) that are assignable to six oospecies. The high oospecies diversity points to a possible high diversity in titanosaur taxa in the Indian sub-continent though it is not reflected in titanosaurid body fossils. All the macro- and micro-structures helped in understanding egg deformation and preservation from a taphonomic point of view. Additionally, a pathologic egg documented from the study area helped in understanding the reproductive biology of titanosaurs, such as the possibility of segmented oviduct and sequential laying of eggs by titanosaurs. In addition, we made an attempt to infer aspects such as egg burial, absence of parental care, colonial nesting behavior. All the egg clutches were observed within sandy limestone and calcareous sandstone lithologies that occur in scattered outcrops with rocks showing floating siliciclastic grains in a micritic groundmass. Further, the presence of ferruginous sandstone in the Jamniapura and Padlya regions (Dhar District, central India) is indicative of a possible alluvial/fluvial setting. The presence of grainy intraclastic fabric, alveolar-septal fabrics, brecciation and shrinkage cracks observed in the clutch-bearing rocks are indicative of a low energy-low gradient palustrine depositional condition in a fluvial/alluvial setting. Finally, we envisage that a few egg clutches of this area were laid close to lake/pond margins while most were laid away from the lake/pond margins, and thus, were hatched.

12/02/2023 Le Japon souhaite devenir membre à part entière de l’Otan

La candidature de l’Ukraine à l’Otan est considérée a Moscou comme une menace justifiant des opérations militaires spéciales préventives. Mais qu’en sera-t-il de la coopération renforcée entre le Japon et l’Otan que le Premier monstre du Japon Fumio Kishida et le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg ont décidé d’approfondir lors de leur rencontre à Tokyo du 31/01/2023 ?

Certes cette coopération n’affiche pas d’objectifs militaires proprement dits. Elle approfondira des valeurs communes en termes de libertés, démocratie, droits de l’homme, légalité, ainsi que dans le domaine des intérêts stratégiques. Mais comment les faire respecter sans une coopération militaire approfondie ?

Le Japon d’aujourd’hui n’est décidemment plus le même que celui qui avait mené l’attaque de Pearl Harbour le 7 décembre 1941 https://fr.wikipedia.org/wiki/Attaque_de_Pearl_Harbor

Pour en savoir plus sur le Japon et l’Otan, voir

Joint Statement
Issued on the occasion of the meeting between H.E. Mr Jens Stoltenberg, NATO Secretary General and H.E. Mr Kishida Fumio, Prime Minister of Japan 31 Jan. 2023 –

https://www.nato.int/cps/en/natohq/opinions_211294.htm

11/02/2023 Combien de temps la République française pourra-t-elle enseigner ses valeurs à l’école ?

Ces valeurs sont connues. Mais il n’est pas inutile de les appeler ici. Elles s’appellent laîcité ou neutralité religieuse face à des croyances qui affirment que tout vient de Dieu et doit y retourner. Elles s’appellent égalité entre les sexes face à des religions qui veulent enfermer les femmes dans la soumission aux hommes aussi bien dans les domaines professionnels que privés. Elles s’appellent neutralité vestimentaire face à des consignes qui veulent imposer le voile et l’abaya aux filles et la tenue musulmane aux garçons, ceci d’ailleurs tant aux élèves qu’aux enseignants.

Dans beaucoup d’établissements, ceci se traduit souvent aussi par l’interdiction faite aux filles de fréquenter la piscine et la salle de sport.

Plus gravement, des émissions de télévisions privées de plus en plus utilisées comme support à l’enseignement, à l’école comme que dans les activités sociales annexesdonnent la parole en toute illégalité à des imams salafistes virulents, tels un certain Nader Halimi, cité par Le Point (26 Janvier 2023, p.54), qui se présentent comme des soldats d’Allah.

On peut craindre que ces mêmes réseaux sociaux ne servent bientôt de tribune à des combattants djihadistes francophones chassés du Moyen Orient et décidés à reconstruire en France, notamment dans les banlieues dites sensibles, un Etat Islamique à la française qui, une fois établi auprès des jeunes, ne pourra plus être éradiqué.

11/02/2023 Quand l’Australie était une mer

Une mer peu profonde mais d’une vaste étendue recouvrait, iI y a entre 150 et 100 millions d’années-bp, une grande partie de ce qu’est aujourd’hui  le continent australien. Dans cette mer, dite  Eromanga Sea, vivaient en grand nombre un plésiosaure nommés Elasmosaurus . Celui-ci avait un très long cou ; mais après sa mort sa  tête était souvent arrachée de celui-ci et était difficile à identifier au sein des couches d’ossements trouvés sur les sites fossilifères.

Récemment cependant le paléontologue australien travaillant pour le Queensland Museum, le Dr Espen Knutsen  , eut la chance de trouver un squelette entier. Sa tête bien que très abîmée, permis de mieux se représenter l’évolution de ce groupe et par répercussion celle des autres espèces identifiées dans cette zone.

D’autres restes de plésiosaures et d’ichthysaures unt été retrouvés dans cette zone et envoyés pour étude au Museum of Tropical Queensland à Townsville

Images reconstituées

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09/02/2023 Aux Etats-Unis, le concept de « race » ne devrait plus être utilisé dans le domaine médical

Ce qui semble évident en Europe vient seulement d’être affirmé aux Etats-Unis par l’organisation des professionnels de santé regroupés au sein de l’AMA, American Medical Association.

Dans une réunion générale spéciale regroupant la quasi totalité de ses représentants, l’AMA a pris acte de ce qui est devenu, notamment en Europe, une évidence. Le concept de race est une construction sociale et non biologique. Il ne doit plus être utilisé dans le domaine juridique pour définir un délit ou le type de répression que celui-ci devrait mériter.

Autrement dit et pour parler plus clairement le fait d’être noir (black voire nigger) ne doit plus être considéré en termes de délit comme justifiant une sévérité spéciale, non plus qu’une indulgence particulière. Au contraire, le fait de considérer la race comme une catégorie résultant d’une constructrice sociale et non comme découlant d’une réalité biologique doit avoir, selon l’AMA, d’importants résultats favorables.

Remarquons cependant que l’on retrouve à propos de la race en biologie les mêmes débats que ceux intéressant l’espèce en biologie animale ? Une espèce est un groupe d’individus interféconds présentant des caractères communs (phénotype). C’est l’unité de base de la classification biologique. Cela ne veut pas dire que les mâles et les femelles au sein d’une espèce donnée ont nécessairement des comportements identiques

Références

AMA wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_m%C3%A9dicale_am%C3%A9ricaine

AMA https://www.ama-assn.org/
New AMA policies recognize race as a social, not biological, construct