06/06/2023 Le Lunar Gateway

Aller sur Mars à partir de la Lune. Le Lunar Gateway

La NASA a enfin dévoilé quelques un de ses axes de travail en vue de la future conquête de Mars d’ici quelques décennies.

Il s’agit de son programme de colonisation interplanétaire, baptisée Moon to Mars Objectives. Celui-ci a récemment été présenté au public sous la forme d’un document à vocation collaborative intitulé NASA is finally showing us how two astronauts will live on Mars …but only for 30 days et présenté par Interesting Engeneering

https://interestingengineering.com/science/nasa-two-astronauts-mars

Le document contient une liste de 50 objectifs préliminaires qui concernent tous le développement d’un infrastructure lunaire sur la Lune, mais aussi sur Mars. Ils sont répartis en quatre catégories qui abordent toutes un aspect différent de la colonisation interplanétaire. La première parle de transport et d’habitation tandis que la seconde discute d’infrastructure. Les deux dernières présentent les objectifs de la NASA en termes scientifiques et opérationnels.

Avec cette approche, nous trouverons des failles potentielles de notre architecture ainsi que des zones où nos objectifs s’alignent avec ceux de l’industrie, ce qui pourra donner lieu à de nouvelles collaborations avec des partenaires industriels et internationaux”, précise-t-elle.

Parmi tous les points abordés, il y en a un en particulier qui surprendra. Deux astronautes pourraient parfaitement vivre dans un grand rover pressurisé qui serait acheminé sur Mars depuis la Terre. Il servirait alors de véhicule d’exploration, mais aussi d’habitat. L’objectif n’est pas forcément d’en faire une base sur le long terme; la NASA cherche plutôt à donner un peu de temps aux astronautes pour s’acclimater à leur nouvel environnement. Et au lieu de sacrifier du temps précieux à s’habituer de façon passive, autant le faire dans un véhicule spécialement équipé.

À terme, les futures missions martiennes pourront compter sur le Lunar Gateway. Il s’agit d’un immense projet d’infrastructure en orbite de la Lune qui servira de relais pour les missions interplanétaires. Mais celui-ci est encore très loin de se concrétiser. Si loin, en fait, que les premières missions martiennes pourraient bien arriver avant lui.

Sans ce support logistique, il sera très compliqué d’envoyer des humains sur Mars pendant une durée prolongée. Pour une mission précoce de ce type, la Nasa propose donc un séjour de 30 jours. Une fois que le Gateway sera en place, la NASA pourra alors attaquer le développement d’une infrastructure martienne telle que décrite dans le document.

Il suffit de lire celui ci pour se rendre compte du chemin qui reste à parcourir. La technologie avance, mais nous sommes encore incontestablement à plusieurs décennies de la véritable colonie martienne grande échelle. À l’heure actuelle, tous ces plans relèvent encore davantage de l’expérience de pensée que de la véritable planification. Quoi qu’il en soit, il sera intéressant d’entendre ce que les partenaires de la NASA penseront de ce projet de mission, mais aussi du reste de cette longue feuille de route.

La feuille de route est disponible ici.

05/06/2023 Sabotage présumé de la frégate Amiral Ronarc’h en construction à Lorient. Une nouvelle menace pour l’industrie de défense française ?

NB Cet article est repris de Air et Cosmos avec quelques modifications mineures

https://air-cosmos.com/article/sabotage-presume-de-la-fregate-amiral-ronarc-h-en-construction-une-nouvelle-menace-pour-l-industrie-de-defense-francaise-65092

En septembre 2022, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, avait mis en garde contre un « risque de sabotage contre les chaînes de production des industriels français de l’armement ».

Le 25 mai 2023 la frégate de défense et d’intervention (FDI) Amiral Ronarc’h, qui est en cours de construction à Lorient, a été la cible d’un acte de malveillance proche d’un sabotage déterminé. Selon « Le Télégramme », de nombreux câbles auraient été intentionnellement sectionnés sur le navire, évoquant un scénario de sabotage similaire à celui survenu plus tôt ce même mois sur la frégate de type 26 HMS Glasgow de BAE Systems, actuellement en construction au chantier naval de Scotstoun, en Écosse. Ces incidents ont provoqué l’ouverture d’enquêtes internes de la part de Naval Group et BAE Systems, qui ont suspendu temporairement les travaux pour assurer le respect des normes de qualité.

Par ailleurs en suite à la découverte de ces actes, Naval Group a rapidement déposé une plainte, ce qui a entraîné l’ouverture d’une enquête par le parquet de Rennes pour « destruction de bien de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ». L’affaire a été confiée à la Gendarmerie maritime. L’entreprise a également renforcé la surveillance de son site de Lorient. Malgré la gravité de l’incident, elle reste discrète sur les détails de ces actes de malveillance, tout comme le procureur de Rennes, qui a préféré ne pas donner plus de précisions en raison de la sensibilité du contexte.

La frégate Amiral Ronarc’h représente une avancée majeure pour la Marine nationale, avec son architecture numérique innovante permettant de s’adapter continuellement aux évolutions technologiques et opérationnelles. Elle est équipée d’un sonar de coque, d’un radar Sea Fire 500 à quatre antennes planes fixes entièrement numérique et d’un mât unique rassemblant l’intégralité des capteurs aériens.

De plus, elle sera dotée de deux lanceurs de 8 missiles Aster 30, d’une tourelle de 76 mm, de canons de 20 mm télé-opérés, de torpilles MU-90 et de missiles anti-surface Exocet.

Avec un déplacement de 4500 tonnes et une longueur de 122 mètres, elle promet d’être un élément puissant de la flotte française. La Marine nationale devrait recevoir trois unités de ce type à l’horizon 2030, les deux dernières devant être livrées avant 2035

On rappelle que la construction de la première des trois FDI commandées à la France par la Grèce a commencé en octobre 2022 à Lorient.

Ces incidents soulèvent des questions inquiétantes sur la sécurité de la défense française et la nécessité de mesures de protection renforcées pour garantir la sûreté des opérations de construction et de livraison. L’impact de ce sabotage présumé sur le calendrier de construction et de livraison de ces navires reste à déterminer.

05/06/2O23/ Geoffrey Hinton dénonce les dangers de l’IA. De qui se moque-t-il ?

Après avoir consacré sa vie professionnelle à contribuer à mettre au point des agents et langages d’Intelligence artificielle toujours plus performants, Geoffrey Hinton prend sa retraite. Dans un entretien référencé ci-dessous que vient de publier le New York Times, il exprime ses regrets et ses craintes pour l’avenir.

Cet universitaire avait rejoint Google après l’acquisition par ce dernier d’une entreprise, créée par lui et deux de ses étudiants, OpenAI . Hinton avait mis au point un réseau neuronal qui, après avoir analysé des milliers de photos, apprenait à identifier des objets courants tels que des chiens, des chats et des fleurs. C’est ce travail qui avait conduit à la création de ChatGPT et de Google Bard.

En le lisant, on ne peut que s’interroger sur le sérieux de cette mise en garde

Selon l’interview du NYT, Hinton était satisfait de la gestion de la technologie par Google jusqu’à ce que Microsoft lance son propre langage intelligent, dit Bing, dérivé d’OpenAI, remettant en cause le cœur de métier de Google et déclenchant une « alerte rouge » au sein de ce dernier. Hinton pensait qu’il pourrait être impossible d’arrêter une concurrence aussi féroce, qui aboutirait à un monde contenant tellement d’images et de textes truqués que plus personne ne serait en mesure de dire « ce qui est vrai. »

Le directeur scientifique de Google, Jeff Dean, s’est efforcé d’atténuer le choc avec la déclaration suivante : « Nous restons attachés à une approche responsable de l’IA. Nous apprenons continuellement à comprendre les risques émergents tout en innovant avec audace. »

En fait, Geoffrey Hinton vieillissant craint de ne plus pouvoir garder son rôle de référence dans le domaine de l’IA. Plutôt que reconnaître qu’il est temps pour lui de prendre du recul.

04/06/2023 Nous recevons le courrier ci-dessous. Bonne idée à suivre

What is solutions journalism?

We define solutions journalism as a practice that investigates and explains, in a critical and clear-eyed way, how people try to solve widely shared problems. While journalists usually define news as whats gone wrong, solutions journalism tries to expand this notion by emphasising that what works is also newsworthy. By adding rigorous, evidence-based coverage of solutions, journalists can tell the whole story.

The 9 selected projects are:

Sja 2ndgroup Awarded MediaAwarded media

Solutions Journalism Accelerator 2023Funding

Stern and Zeitenspiegel

A Law to improve Life and the Environment in the Global South

In January, the German Supply Chain Act came into force to better protect human rights and the environment in the global economy. For the first time, companies must prove that they are making efforts to protect local people and nature, who often work under undignified conditions. Stern, together with Zeitenspiegel will research four supply chains, at the end of which are products that all consumers in Germany know: in Brazil, Congo, Bangladesh and Côte dIvoire.

Due diligence is one of the most important and, journalistically speaking, interesting subjects these days, both in the countries of the Global south as well as in Germany. We are looking forward to highlight the consequences of a new German law concerning due diligence in a series of articles for digital and the print magazine to raise awareness.-Marc Goergen, Coordinator Foreign Desk

Slate.FR

Le chemin des écolières -Solutions to reduce the educational gap in the Global South

Slate.fr will produce a series of twelve articles and podcasts that aim to provide an unprecedented overview of the solutions that exist to reduce the educational gap between girls and boys in the South. Poverty, gender violence, early marriages, menstruation, early pregnancies,…
Slate.fr will focus on individual issues which are representative of the systemic obstacles to girls’ education in the Southern countries.

Since the decrease in gender inequality depends first and foremost on quality education for girls, we believe it is essential to highlight the efforts that are being made in this area. We are very pleased with the support of the European Journalism Centre which allows us to realise this ambitious project-Alexandre Bert, Chief of Staff

Der Freitag

Blue New Deal – Saving humanity by saving the ocean

Der Freitag will produce a series about the role of the ocean. It will highlight that the ocean is one of the driving forces in the planet’s climate system but at the same time a blind spot in the public debate on climate issues. We have better maps of the surface of Mars and the moon than of the bottom of the ocean. Even at climate conferences, ocean-based solutions for emissions reductions, clean energy or renaturation play a minor role in relation to their vast potential impact. This series aims to change that.

The ocean is all around us, yet it is left out of the planetary consciousness of humanity. We are grateful to get given the opportunity to give the sea the attention it deserves. We will show solutions from all over the world, that both preserve the ocean and use its potential to stop global warming.-Svenja Beller, co-editor

Context News

The Future of Crops

Contexts series will take a look, crop by crop, at innovations that could help protect farmers, nations food security and the global supply of some of the worlds most important crops, including rice, maize, wheat, bananas and mangoes. Through written and video explainers, Context News will review whats working, whats not, and the solutions that could lead to a more secure future for crops in the face of growing pressures including climate change, conflicts, pests and diseases, weakening supply chains, a struggling humanitarian aid system, and excessive commodity speculation.

We’re thrilled to receive this grant from the EJC which will enable our global climate correspondents to report from countries across Africa, Asia, Latin America and the Middle East on solutions for boosting food security in a more uncertain era and achieving zero hunger, such as better food processing and storage, the increasingly stretched international food aid system, and the role of high-tech and renewable energy in shoring up food supplies.-Natasha Parker, Director, Thomson Reuters Foundation

Positive News

Developing mental wealth

Positive News will uncover community-led projects that are creating cost-effective ways to improve peoples well-being in developing countries, where government support for mental health is minimal. The year-long series will look at the varied and unique ways that communities are providing mental health services and responding to the systemic problems that threaten their well-being; from conflict to gender equality and climate change.

Mental health problems are the single largest cause of disability worldwide and research has identified close links between mental health and almost every key issue across international development – yet it remains one of the most neglected challenges. We’re grateful and excited to have the opportunity to apply our experience in solutions journalism to this topic in depth, in order to reveal socially valuable insights into how mental health provision is evolving in the developing world.-Sean Wood, CEO, Positive News

brand eins

Future lab India

Business magazine brand eins will publish a long read series focusing on India, with a rapidly growing middle class and an energy demand that is expected to double in the next 15 years. The Future Lab India project will report on the challenges and solutions of the nations recent epochal transformation, and why they are critical to people not only in India, but around the globe. The series aims to show how Indias society and economy are already working to solve many of the burning issues of our time, such as climate change adaptation, urbanization, water conservation, and sustainable food supply.

We look forward to taking an in-depth look at India and its transformation through this collaboration. By working closely with our experienced reporters and their network of respected Indian colleagues, we will be able to explore this country of superlatives in a way that foreign reporting rarely can. The profound changes the country is undergoing are leaving clear traces – we want to follow these traces, get to know people and initiatives with possible solutions, and understand how this also affects us. A solutions-oriented approach to reporting has been one of our indisputable core values since the inception of our magazine, and we are pleased to be able to give this attitude further reach with this cooperation.-Gabriele Fischer, Founder and Editor-in-Chief

SciDev.net

African Changemakers

SciDev.Nets project will explore how talented Africans are producing solutions to the problems faced by their communities, taking change into their own hands. African Changemakers  a year-long series of podcast episodes in both English and French – will tell the unreported stories of individuals who have been inspired to transform their communities by tackling societal challenges such as gender inequality, poor health, or under-nourishment in innovative ways.    

SciDev.Net’s goal is to improve people’s lives by raising public awareness about the value of research, and by creating linkages between researchers and policymakers. We are therefore excited to have this opportunity to sensitize and inspire new European audiences about the potential of innovative Africans to identify their own solutions to societal problems. In addition to this, we are hoping to contribute to a shift in public attitudes to development, and to encourage development policymakers to support the work of grassroots African innovators when designing interventions.-Ben Deighton, Managing Editor

Agence France-Presse & The Conversation France

Anthropocene: Voices of the Global South 

We have entered a new geological period, The Anthropocene, or era of humans. This new era is defined by the overwhelming impact of our species on the planet and underscores the urgent need to transition to an equitably sustainable future. But visions of what an inclusive and good Anthropocene might look like have been dominated by societies more responsible for climate change and environmental degradation. Voices from the Global South are under-represented. This series composed of 20 AFP podcasts and 10 texts written by academics published by The Conversation will provide a space for those voices to be amplified.

Together with The Conversation we will look at solutions offered by the South to foster an ecological transition as well as solutions offered by the North and their impacts for the developing world. We are delighted to have the opportunity to work on this in-depth series and help change the perspective by focusing on responses to the crisis and by giving voice to under-represented actors in the current debate-Juliette Hollier-Larousse, deputy news director, video and audio & Michaëla Cancela-Kieffer, editor of audio

Working with AFP, The Conversation is excited to bring academics from the Global South and offer them a platform for their voices to be heard on the instrumental subject of a sustainable future. This will be an opportunity to evaluate how the Global South and the Global North cooperate on different initiatives for the ecological transition and to measure their impact.-Fabrice Rousselot, Editor & Jennifer Gallé, Environment and Energy editor, The Conversation France

BBC Future Planet

Climate Guardians

BBC Future Planet will produce Climate Guardians, a year-long project delving into climate solutions pioneered by women and indigenous communities in the Global South. Climate Guardians will use an intersectional reporting lens to investigate the ways effective climate solutions can address linked problems of gender inequality, food insecurity, health and poverty. These stories will be told by reporters and video journalists based in up to 12 countries in the Global South, bringing compelling local stories to Future Planet’s global audience.

Climate Guardians will be an excellent opportunity to hear underreported stories from communities on the frontlines of climate change. I’m particularly looking forward to hearing from women and indigenous leaders throughout the series, working with local reporters who have a deep knowledge of the communities, challenges and solutions in question.-Martha Henriques, editor of BBC Future Planet

The first ten grantees of the Solutions Journalism Accelerator programmeJul 13 2022


Interested in finding out what the grantees of the first selection are writing about? Read more about it here.

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03/06/2023 Des puces robotiques pouvant être avalées

La commande des robots médicaux doit être le moins souvent que possible laissée à la bonne volonté des patients eux-mêmes. Ceux-ci sont souvent incapables de le faire, pour de nombreuses raisons. Même lorsqu’ils désirent et peuvent s’en charger, les causes d’erreurs sont nombreuses.

Aussi, depuis quelques temps, les expériences se multiplient pour assurer cette commande indépendamment du patient. A cette fin, des composants (puces) assurant les commandes nécessaires de l’intérieur du corps du patient sur le mode hydraulique ont été réalisées. On les nommes microfluidic computers .

Mais jusqu’à présent elles étaient faites de matière non digestible, comme le silicone, et tendaient à être rejetées.

L’article décrit une méthode pour mettre en place une porte logique NON constituée d’éthylcellulose, matière bien acceptée utilisée pour réaliser les enveloppes de comprimés pharmaceutiques avalables. A partir de cela des fonctions plus complexes pourront être commandées.

Référence

Design and manufacture of edible microfluidic logic gates
https://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/2304/2304.02371.pdf

Zhang, B. Kwak, and D. Floreano, “Design and manufacture of edible microfluidic logic gates,” in 2023 IEEE/RAS International Conference on Soft Robotics (RoboSoft), 2023.

Abstract

Edible robotics is an emerging research field with potential use in environmental, food, and medical scenarios. In this context, the design of edible control circuits could increase the behavioral complexity of edible robots and reduce their dependence on inedible components. Here we describe a method to design and manufacture edible control circuits based on microfluidic logic gates. We focus on the choice of materials and fabrication procedure to produce edible logic gates based on recently available soft microfluidic logic. We validate the proposed design with the production of a functional NOT gate and suggest further research avenues for scaling up the method to more complex circuits.

02/06/2023 L’enfer des prisons

Le jeudi 1er juin 2023 à 22h10 RMC a publié sous le titre L’enfer des prisons le premier d’une série de films documentaires consacrés aux établissements pénitentiaires américains
https://programmetv.ouest-france.fr/documentaire/societe/l-enfer-des-prisons-m96226480/s01-gangs-en-prison-c128356661/

Le film portait sur la prison d’Etat de Pelican Bay, en Californie. Celle-ci fait partie des établissements pénitentiaires de très haute sécurité. Depuis près de vingt ans, les membres des gangs les plus violents y sont enfermés. Mais progressivement, la forteresse s’est transformée en une sorte de quartier général du crime. En effet, bien qu’incarcérés, la plupart des détenus continuent à veiller sur leurs trafics depuis leurs cellules, et les gangs rivaux s’y affrontent quotidiennement.

Parmi eux se trouvent des chefs de gangs tels que la Nustra Familia, la mafia mexicaine du Nord, elle du Sud, la Fraternité aryenne, les Black Guerillas ou encore les Nazi Low Riders. Bien évidemment les détenus les plus faibles sont les victimes des plus violents. Constamment passés à tabac  souvent blessés plus ou moins gravement par des armes improvisées, ils servent d’esclave aux caids.

Sur les mafias mexicaines, voir https://alma-de-chiapas.com/gangs-et-cartels-du-mexique/

Un récent rapport de l’organisation bénévole américaine Prison Policy Initiative https://www.prisonpolicy.org/ pose les questions suivantes :

https://www.prisonpolicy.org/reports/pie2023.html/

 » Est-il vrai que la majorité des incarcérés américains soient légalement innocents ? Ces incarcérations massives sont-elles le résultat de la lutte contre les stupéfiants ou de la volonté de profit des propriétaires privés d’établissements pénitentiaires ? La pandémie de Covid 19 a-t-elle changé le regard sur ceux qui ne respectent pas la loi ? Il est plus difficile de répondre à ces questions que l’on croit. Les différents services publics et agences gouvernementales en charge de la politique pénale rassemmblent beaucoup de données sur ces questions, mais peu d’entre elles répondent aux interrogations du public.

De plus, ce qui complique les choses, est que les Etats-Unis ne disposent pas d’un système pénal unique. Il existe des milliers de systèmes relevant de la fédération, des états, des collectivités locales et des institutions tribales. Ils détiennent plus de deux millions de personnes dans 1.566 prisons d’états, 98 prisons fédérales, 3.116 prisons locales, 1.233 établissements pour mineurs, 181 lieux pour le contrôle de l’immigration, et 80 prisons indiennes- sans mentionner les prisons militaires et les hôpitaux psychiatriques.

Ce rapport vise à proposer des éléments de réforme. »

01/06/2023 Découverte de la plus puissante explosion spatiale jamais enregistrée

Des astronomes expliquent aujourd’hui après plusieurs mois d’analyse des données recueillies par le Zwicky Transient Facility en Californie qu’un phénomène explosif dix fois plus lumineux qu’une supernova et ayant duré trois ans avait été observé en 2020. Une hypothèse pour expliquer ce phénomène exceptionnel fut qu’un énorme nuage de gaz interplanétaire avait été avalé par un trou noir. 

Le phénomène fut nommé AT2021lwx. Cependant il n’était pas apparu comme particulièrement remarquable faute de données précises relatives à sa distance et à sa luminosité. Ce ne fut qu’en 2022 que le Dr Wiseman de l’université de Southampton put estimer sa distance, soit 8 billions (ou 8 milliards) d’années-lumière. Rien n’avait été observé de cette nature avec cette luminosité.

Quant au nuage de gaz il devait être des milliers de fois plus grand que notre soleil, et avalé par un trou noir supermassif au centre de la galaxie.

Toute les galaxies sont supposées avoir des trous noirs supermassifs en leur centre. Les explosions qui s’y produisent sont décrites comme « sculptant » ces centres. Dans ces conditions, on attend beaucoup des observations qui seront faites par les nouveaux télescopes, notamment le James Ward Space Telescope.

Références

Multiwavelength observations of the extraordinary accretion event AT2021lwx 

P WisemanY WangS HönigN Castro-SeguraP ClarkC FrohmaierM D FultonG LeloudasM MiddletonT E Müller-Bravo .

Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, Volume 522, Issue 3, July 2023, Pages 3992–4002, https://doi.org/10.1093/mnras/stad1000

11 April 2023

  •  ABSTRACT

We present observations from X-ray to mid-infrared wavelengths of the most energetic non-quasar transient ever observed, AT2021lwx. Our data show a single optical brightening by a factor >100 to a luminosity of 7 × 1045 erg s−1 and a total radiated energy of 1.5 × 1053 erg, both greater than any known optical transient. The decline is smooth and exponential and the ultraviolet–optical spectral energy distribution resembles a blackbody with a temperature of 1.2 × 104 K. Tentative X-ray detections indicate a secondary mode of emission, while a delayed mid-infrared flare points to the presence of dust surrounding the transient. The spectra are similar to recently discovered optical flares in known active galactic nuclei but lack some characteristic features. The lack of emission for the previous 7 yr is inconsistent with the short-term, stochastic variability observed in quasars, while the extreme luminosity and long time-scale of the transient disfavour the disruption of a single solar-mass star. The luminosity could be generated by the disruption of a much more massive star, but the likelihood of such an event occurring is small. A plausible scenario is the accretion of a giant molecular cloud by a dormant black hole of 108–109 solar masses. AT2021lwx thus represents an extreme extension of the known scenarios of black hole accretion.

01/08/2023 Un petit désaccord sur la vitesse d’expansion de l’univers.

Récemment, une supernova éloignée a été utilisée comme cela se fait couramment avec d’autres supernovas pour mesurer l’expansion de l’univers. Pour cela il a été fait appel au phénomène dit de lentille gravitationnelle.

Une lentille gravitationnelle, ou mirage gravitationnel, est produite par la présence d’un corps céleste très massif et relativement proche (tel, par exemple, un amas de galaxies) se situant entre un observateur et une source lumineuse lointaine. La lentille gravitationnelle, imprimant un fort effet de gravitation autour d’elle, a comme résultat de dévier les rayons lumineux qui passent près d’elle, déformant ainsi en les grossissant les images que reçoit un observateur placé sur la ligne de visée. 

En cas d’alignement imparfait de la source observée et du corps céleste jouant le rôle de lentille gravitationnelle par rapport à l’observateur, les rayons lumineux en provenant peuvent prendre des chemins différents. Il en résulte plusieurs images se superposant avec un petit décalage.

Des astronomes de l’Université du Minnesota ont utilisé cet effet pour recalculer la constante de Hubble, qui mesure la vitesse d’expansion de l’univers. Ils ont utilisé pour cela les images provenant de la supernova dite Refsdal, obtenues en deux fois, en 2014 et en 2015, déformée par un objet céleste intermédiaire. Ils ont obtenu un résultat de 67km/sec/mpc (megaparsec)

Mais il existe une autre méthode pour calculer la vitesse d’expansion de l’univers. Elle consiste à utiliser les observations du Fonds Diffus Cosmologique (CMB) ayant conservé les sources lumineuses provenant du Big Bang et les ayant extrapolées dans le temps. On obtient la constante dite de Hubble et la vitesse d’expansion de 73km/sec/mpc.

Compte-tenu de ces résultats différents, de nouvelles observations seront sans doute entreprises. Mais en cas de désaccord persistant, ne faudra-t-il pas repenser entièrement le modèle d’univers envisagé actuellement. Certains s’en réjouiraient.

Reférence

Constraints on the Hubble constant from Supernova Refsdal’s reappearance

SCIENCE 11 May 2023

science doi.org/J9mr

DOI: 10.1126/science.abh1322

Abstract

The gravitationally lensed Supernova Refsdal appeared in multiple images, produced through gravitational lensing by a massive foreground galaxy cluster. After the supernova appeared in 2014, lens models of the galaxy cluster predicted an additional image of the supernova would appear in 2015, which was subsequently observed. We use the time delays between the images to perform a blinded measurement of the expansion rate of the Universe, quantified by the Hubble constant (H0). Using eight cluster lens models, we infer H0=64.8+4.4−4.3 km s−1 Mpc−1�0=64.8−4.3+4.4 km s−1 Mpc−1, where Mpc is the megaparsec. Using the two models most consistent with the observations, we find H0=66.6+4.

DOI: 10.1126/science.abh13221−3.3 km s−1 Mpc−1�0=66.6−3.3+4.1 km s−1 Mpc−1. The observations are best reproduced by models that assign dark-matter halos to individual galaxies and the overall cluster.s, we infer H0=64.8+4.4−4.3 km s−1 Mpc−1�0=64.8−4.3+4.4 km s−1 Mpc−1, where Mpc is the megaparsec.

31/05/2023 A la découverte de la matière noire

Une nouvelle particule pourrait permettre de redéfinir les constantes fondamentales de l’Univers

Repris de

https://www.techno-science.net/actualite/nouvelle-particule-pourrait-redefinir-constantes-fondamentales-univers-N23273.html

Ainsi, des mesures récentes de haute précision en spectroscopie de l’atome d’hydrogène conduisent à un rayon du proton substantiellement différent de celui obtenu par spectroscopie de l’hydrogène muonique où l’électron est remplacé par un muon.

Dans un travail récent, une équipe internationale impliquant des chercheurs du Laboratoire d’Annecy-le-Vieux de physique théorique (LAPTh, CNRS / Université Savoie Mont-Blanc) et du Laboratoire Kastler Brossel (LKB, CNRS / Collège de France / ENS – PSL / Sorbonne Université) a proposé un réexamen des procédures habituelles par lesquelles les valeurs des constantes fondamentales sont extraites des jeux de données expérimentales.

Le modèle standard (MS) de la physique des particules décrit avec précision les interactions fondamentales et le comportement des particules élémentaires. Malgré la découverte du boson de Higgs, le MS reste incomplet, notamment parce qu’il n’explique pas la matière noire, les oscillations de neutrinos et l’absence d’antimatière dans l’univers.

Mais il y a plus grave . Le MS laisse un certain nombre de constantes fondamentales non déterminées, comme par exemple la constante de structure fine, ou le rapport entre la masse de l’électron et celle du proton, qui sont déduites d’une comparaison entre résultats expérimentaux et prédictions théoriques du MS.

La multiplication de telles expériences, pour peu qu’elles sondent des processus indépendants les uns des autres, permet de tester la solidité du MS et de chercher des indices d’une nouvelle physique qui irait au-delà de ce dernier.

Références

Self-consistent extraction of spectroscopic bounds on light new physics,

C. Delaunay et al., Physical Review Letters, Publié le 24 mars 2023.
Doi:10.1103/PhysRevLett.130.121801

ABSTRACT

Fundamental physical constants are determined from a collection of precision measurements of elementary particles, atoms, and molecules. This is usually done under the assumption of the standard model (SM) of particle physics. Allowing for light new physics (NP) beyond the SM modifies the extraction of fundamental physical constants. Consequently, setting NP bounds using these data, and at the same time assuming the Committee on Data of the International Science Council recommended values for the fundamental physical constants, is not reliable. As we show in this Letter, both SM and NP parameters can be simultaneously determined in a consistent way from a global fit. For light vectors with QED-like couplings, such as the dark photon, we provide a prescription that recovers the degeneracy with the photon in the massless limit and requires calculations only at leading order in the small new physics couplings. At present, the data show tensions partially related to the proton charge radius determination. We show that these can be alleviated by including contributions from a light scalar with flavor nonuniversal

30/05/2023 L’hydrogène vert, ce bel (encore) inconnu

Le terme d’Hindenburg disaster désigne l’incendie qui détruisit complètement le 6 mai 1937 à Manchester Township (Etats-Unis) le ballon dirigeable allemand LZ 129 Hindenburg . Celui-ci était le plus grand et le plus lourd des dirigeables transatlantiques, construit par la Zeppelin Company (Luftschiffbau Zeppelin GmbH) et visant à concurrencer les paquebots sur la traversée de l’Atlantique Nord. Il prit feu en s’amarrant sur son mât d’accostage. L’accident fut responsable de 35 morts (13 passagers et 22 hommes d’équipage) sur les 97 personnes à bord. Il attira l’attention du monde entier sur le caractère explosif de l’hydrogène (dihydrogène) et la nécessité de le remplacer par d’autres gaz, notamment l’hélium, dans les « plus légers que l’air ».

Aujourd’hui l’hydrogène n’a rien perdu de sa dangerosité. Mais ses avantages sont tels que certains lui prédisent de devenir le carburant de demain. Trois grandes méthodes sont prévues pour le produire.

La plus connue est l’électrolyse de l’eau. Elle reste la plus efficace à l’échelle industrielle. La plupart des électrolyseurs sont de type alcalin, utilisant la potasse ou la soude comme électrolyte conducteur. L’électrolyse par membrane échangeuse de proton (PEM) offre une alternative. Elle utilise une membrane polymère qui joue à la fois le rôle de séparateur de gaz et d’électrolyte (voir https://www.hydrogene.discoverthegreentech.com/production-hydrogene/electrolyse/electrolyse-pem/

Selon un rapport de l’ONG International Council on Clean Transportation de 2020, l’électrolyse de l’eau devrait devenir un partenaire idéal des énergies renouvelables, intermittentes par définition. On envisage aussi l’électrolyse de la vapeur d’eau à haute température 700-800°. Un démonstrateur a été récemment installé à Rotterdam par la sociéte Sunfire en collaboration avec le CEA et Engie

Vient ensuite l’extraction de l’hydrogène naturel, qui correspondrait en importance, selon ses promoteurs, à l’extraction du pétrole. La société Natural Hydrogen Energy exploite un premier puits dans le Nebraska. Elle reste discrète à ce sujet, mais selon elle l’enjeu serait aussi important que ceux de l’énergie pétrolière au 20e siècle. En France, plusieurs sites ont été identifiés, notamment dans la région Nouvelle Aquitaine. L’hydrogène naturel s’y trouve souvent associé avec de l’hélium naturel.

Les cellules photoélectrochimiques constitueront une troisième source de production d’hydrogène décarboné. Elles utiliseront de l’énergie solaire recueillie en abondance par des panneaux photovoltaiques afin d’alimenter des photoélectrodes procédant à l’électrolyse de l’eau.

Une quatrième filière qui ne manquera pas de combustible consistera à chauffer des déchets divers ou de la biomasse à 100° dans une atmosphère appauvrie en oxygène. On parle de pyrogazéification. On obtient ainsi du méthane et de l’hydrogène. A Strasbourg le procédé alimente ainsi en hydrogène des bus urbains. Le sous produit est appelé le biochar et permet d’enrichir des sols en carbone.

Dans le même temps un réseau de distribution de l’hydrogène commence à se structurer au plan national entre les zones de consommation et les zones de production. Il pourra utiliser dans un premier temps des canalisations de gaz naturel reconverti.