25/04/2023 Mayotte confrontée aux immigrés venant des Comores

En l’espace d’une décennie, les habitants des Comores  ont remarqué une hausse des températures et la levée du brouillard en raison de la disparition des arbres, coupés pour être transformés en bois d’oeuvre et en bois de chauffage.

La région s’est asséchée à mesure que les sécheresses se prolongeaient et que la situation se dégradaient. Des pluies plus courtes mais plus irrégulières, frappant des pentes de plus en plus dénudées et escarpées, lavaient les cultures et la terre arable fertile en direction de la vallée, vers les rivières et l’océan Indien.

Aussi en raison des conditions météorologiques de plus en plus imprévisibles et de l’érosion continue des terres agricoles, très peu d’agriculteurs peuvent maintenant gagner leur vie en produisant  des bananes. Beaucoup cherchent à gagner le département français voisin de Mayotte, où ils espèrent bénéficier de conditions de vie plus favorables.

Beaucoup périssent régulièrement dans des naufrages en tentant chaque année de rallier clandestinement Mayotte, notamment à bord de petites embarcations de pêche à moteur appelées kwassa kwassa.

N’ayant pas fait les formalités nécessaires, la plupart y sont considérés comme des migrants clandestins et ne reçoivent aucun aide. A contraire la France envisage aujourd’hui de les expulser. Le gouvernement s’apprête à déclencher l’opération controversée « Wuambushu », visant des expulsions massives d’étrangers en situation irrégulière et la destruction de bidonvilles.

Le président comorien, Azali Assoumani, qui assure depuis février la présidence de l’Union africaine, avait dit espérer «que l’opération sera annulée», en reconnaissant «n’avoir pas les moyens de (la) stopper par la force». Les Comores se sont engagées dans un accord signé en 2019 à «coopérer» avec Paris sur les questions d’immigration en échange d’une aide au développement de 150 millions d’euros.

Les Comores ont déclaré la semaine dernière ne pas avoir l’intention d’«accueillir des expulsés issus de l’opération Wuanbushu». Moroni a multiplié les appels à Paris pour annuler l’opération, disant ne pas avoir les moyens d’accueillir un afflux de migrants.

Il est facile de prévoir que dans l’immédiat, rien ne se passera. Les migrations continueront et ne seront pas repoussées par la force.

Il est facile cependant d’imaginer que ces évènements donnent une image de ce qui se passera dans les décennies prochaines avec le réchauffement climatique qui contribuera à désertifier l’Afrique Des dizaines de millions d’Africains, cette fois ci armés monteront vers l’Europe. Y seront-ils reçus avec des fleurs?

24/04/2023 Décarbonner au niveau mondial

Se servir de l’océan comme d’une éponge à CO2, pour retirer ce gaz à effet de serre de l’atmosphère. Une équipe de scientifiques de l’université de Californie (Ucla) travaille depuis deux ans sur ce projet ambitieux, nommé SeaChange, pour lutter contre le réchauffement climatique 

Leur objectif est « d’utiliser l’océan comme une grosse éponge », explique Gaurav Sant, directeur de l’Institut de gestion du carbone (ICM) de l’Ucla dont l’étude a été publiée dans la revue ACS Sustainable Chemistry & Engineering. On en trouve ci-dessous les références et l’abstract

Les mers recouvrent l’essentiel de la Terre et sont notre meilleur allié climatique, car l’océan agit comme un tampon : il absorbe plus d’un quart de toutes les émissions de dioxyde de carbone (CO2) et 90 % de la chaleur qu’elles ont émises ces dernières décennies.

Mais ce principal puits de carbone de la Planète est en danger : l’océan s’acidifie et l’élévation des températures diminue sa capacité d’absorption. L’équipe de l’Ucla souhaite l’augmenter, grâce à un procédé électrochimique qui retire le CO2 contenu dans l’eau de mer.  « Si on arrive à éliminer le dioxyde de carbone présent dans les océans, on renouvelle essentiellement leur capacité à capter du dioxyde de carbone supplémentaire de l’atmosphère », selon Gauray Sant

Les ingénieurs ont donc développé une mini-usine flottante sur un bateau d’environ trente mètres de long, qui pompe l’eau de mer et la soumet à une charge électrique. L’électrolyse déclenche une série de réactions chimiques qui finissent par neutraliser le CO2 initialement contenu dans l’eau. Il se retrouve piégé dans une fine poudre blanche qui contient du carbonate de calcium, un élément que l’on retrouve dans la craie, le calcaire ou les coquillages, et du bicarbonate de magnésium.

Ces minéraux naturels peuvent être relâchés dans l’océan, ce qui permet de « stocker le CO2 de manière très durable (…) pendant des dizaines de milliers d’années », selon l’ingénieur. Et l’eau pompée retourne à la mer, prête à réabsorber le gaz à effet de serre de l’air.

L’inventeur est persuadé que le processus n’aura pas d’impact sur l’environnement marin, ce qui reste à confirmer. Outre le retrait du CO2 de l’atmosphère, le procédé produit également de l’hydrogène, un gaz essentiel à la transition énergétique qui pourrait propulser les camions, trains ou avions propres de demain.

Garder le réchauffement sous contrôle nécessite d’extraire entre 450 milliards et 1,1 billion de tonnes de CO2 de l’atmosphère d’ici à 2100, selon le premier rapport mondial dédié au sujet, sorti en janvier. Cela implique que le secteur du CDR « croisse à un rythme d’environ 30 % par an sur les 30 prochaines années, un peu comme l’ont fait le solaire et l’éolien », insiste l’un de ses auteurs, Gregory Nemet, professeur à l’université du Wisconsin-Madison.

La technologie de l’Ucla « entre dans la catégorie des solutions prometteuses qui pourraient être suffisamment importantes pour avoir une incidence sur le climat », estime-t-il.

En séquestrant le CO2 directement dans l’océan sous forme minérale, elle se distingue nettement d’une autre technique en vogue : la capture directe du CO2 dans l’air (DAC). Celle-ci nécessite de trouver un site pour stocker le gaz dans le sol, un processus très complexe et onéreux.

Le projet doit maintenant être commercialisé par une start-up, Equatic, chargée de démontrer sa faisabilité à l’échelle industrielle et de vendre des crédits carbone aux entreprises souhaitant compenser leurs émissions.

En plus de la barge de Los Angeles, un bateau similaire est actuellement testé à Singapour. Le retour d’expérience des deux sites doit permettre de concevoir des usines beaucoup plus grandes, capables « de séquestrer des milliers de tonnes de CO2 par an »,

Référence

https://pubs.acs.org/doi/full/10.1021/acssuschemeng.0c08561

Saline Water-Based Mineralization Pathway for Gigatonne-Scale CO2 Management

Publication Date: January 12, 2021
Abstract

This perspective proposes a potential pathway to diminish atmospheric CO2 accumulations which is distinct from traditional carbon capture and geological sequestration strategies and from existing negative emissions technologies (NETs). Unlike conventional sorbent- or solvent-based CO2 capture processes where substantial energy expenditures are associated with demixing and desorbing CO2, the single-step carbon sequestration and storage (sCS2) approach relies on electrolytic carbonate mineral precipitation using renewable energy within a simple and scalable process design. Although numerous approaches have implied electrolysis for carbon management, the sCS2 approach is unique in the following ways: (1) CO2 mineralization for promoting solid carbonate formation: The thermodynamic and kinetic barriers to carbonate precipitation are overcome by direct and in situ electrochemical forcing to stabilize dissolved inorganic carbon and divalent cations [Ca,Mg] to form carbonate minerals. (2) Flow-through membraneless electrolysis: A flowing electrolyte (seawater) is dissociated while in motion. The process utilizes cost-effective mesh electrodes while also decreasing the number of components and assembly steps and reducing the risk of device failure. (3) Integrated electrolytic reactor–rotary drum filter: An electroactive thin-film mesh cathode (eTFC) is suggested to be integrated within a rotary drum filter configuration, allowing for the filtration of dilute and polydispersed mineral precipitates at a low energy cost. These attributes render sCS2 as an approach worthy of more detailed evaluation, development, and scaling for global-scale carbon management.

24/04/2023 La nouvelle Chine

Le statut économique mondial de la Chine est dorénavant bien affirmé. C’est notamment le cas dans le domaine des technologies numériques où la Chine a pris le contrôle depuis 5 ans de la plupart des start-up américaines ou européennes proposant des solutions innovantes.

Dans le cas particulier de la conquête de l’espace, la Chine, qui a l’ambition d’établir une présence permanente sur la Lune, a officiellement annoncé qu’elle enverra un équipage de trois « taïkonautes » autour de la Lune en 2029 et que deux d’entre eux y débarqueront. 

Par ailleurs les gouvernements constituant le BRICS, une sorte d’ONU des Etats dits non engagés proposée par la Russie, ont tendance à se concerter plus volontiers avec la Chine qu’avec cette dernière.

Cependant, au fur et à mesure que son autorité s’accroît, la Chine a tendance à s’opposer aux Etats-Unis, qui depuis la fin de la guerre froide, se veulent les patrons de l’Occident. Elle prend ainsi la place de la Russie.

Les Européens pour leur part espéraient trouver en la Chine un adversaire plus raisonnable. Ils se trompaient.

Avec la déclaration de l’ambassadeur chinois Lu Shaye sur LCI, Pékin est allé beaucoup plus loin, en contestant la légitimité de l’existence même des 14 Etats, outre la Russie, nés de l’implosion de l’ex Union Soviétique. Pour l’ambassadeur, ces pays « n’ont pas de statut effectif dans le droit international (…)leur permettant de concrétiser leur statut de pays souverains ». Autrement dit, les 3 pays Baltes, l’Arménie, la Georgie, la Moldavie, l’Ukraine, les pays d’Asie Centrale, tous peuvent voir leur existence mise en question. Or tous ces pays sont reconnus par l’Onu.

Au fil des heures, les réactions outragées se sont donc multipliées. Les trois pays Baltes, Lituanie, Lettonie, Estonie ont convoqué les chargés d’affaires chinois la première heure. La France se dit consternée, l’Union européenne parle de « remarques inacceptables ».

Cette prise de position de Lu Shaye est en effet en contradiction complète avec la posture habituelle de la Chine, sourcilleuse concernant le respect de la souveraineté des Etats. De plus, dans la pratique, Pékin a signé de multiples accords avec ces pays de l’ex URSS, notamment en Asie Centrale.

La nouvelle posture de Pékin va réjouir Washington. Les Etats-Unis, y compris leurs forces militaires considérables, apparaîtront à l’Occident comme une protection indispensable contre l’alliance renouvelée de la Russie et de la Chine. Elle réjouira aussi le Japon qui peinait à trouver sa place.

https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/la-polemique-suscitee-par-lambassadeur-de-chine-a-paris-setend-a-leurope-1937475

Note au 24/04/2023

Lundi 24 avril au matin, Pékin a semblé prendre ses distances avec son ambassadeur. « La Chine respecte le statut des Etats souverains des républiques après la dissolution de l’Union soviétique », a déclaré Mao Ning, porte-parole du ministère des affaires étrangères. « Nous sommes prêts à continuer à travailler avec la communauté internationale pour apporter notre propre contribution à la promotion d’un règlement politique de la crise ukrainienne », a-t-elle ajouté, en reprochant à « certains médias » d’avoir « mal interprété » les propos de M. Lu et  « provoqué la discorde entre la Chine et les pays concernés ».

23/04/2023. Un peu plus de lumière sur les trous noirs

Un trou noir est un objet cosmique extrêmement dense, comme si tout le poids de la Terre se retrouvait dans le volume d’une noisette. La densité est si élevée que la matière ne peut s’en échapper, ni même la lumière. En principe, il est donc impossible d’obtenir directement une image de trou noir. On le détecte par les effets gravitationnels qu’il exerce sur son voisinage.

C’est ce que l’on voit sur la toute première image d’un trou noir, qui a été publiée en avril 2019. L’objet en question est le trou noir supermassif qui se trouve au centre de la galaxie M87, à 50 millions d’années-lumière de la Terre. Elle a été réalisée dans le cadre du projet international EHT et dévoilée mercredi 10 avril 2019. L’EHT ou Event Horizon Telescope regroupe une dizaine de radiotélescopes et de télescopes optiques répartis autour de la Terre. En combinant ces instruments, comme s’ils étaient les fragments d’un miroir géant, les astronomes parviennent à disposer d’un télescope virtuel de la taille de la Terre.

Les mêmes équipes ont obtenu en mai 2022, la première image du trou noir central de notre galaxie, la Voie lactée  : Sagittarius A*. Chacun peut dorénavant l’étudier.

Que montrent ces images ? Le cosmologue français Jean-Pierre Luminet, qui avait réalisé les premières simulations numériques de trous noirs dès 1978, indique que les deux images « se ressemblent » alors que les ordres de grandeur ne sont pas du tout les mêmes : la masse du trou noir au centre de la galaxie M87 est 1 500 fois supérieure à celle du trou noir situé au centre de la Voie lactée. « On trouve les mêmes choses à deux échelles différentes. C’est la confirmation éclatante de l’un des aspects de la théorie des trous noirs : une forme d’unicité des trous noirs. »

C’est ce que l’on voit sur la toute première image d’un trou noir, qui a été publiée en avril 2019. L’objet en question est le trou noir supermassif qui se trouve au centre de la galaxie M87, à 50 millions d’années-lumière de la Terre. Elle a été réalisée dans le cadre du projet international EHT et dévoilée mercredi 10 avril 2019. 

L’EHT ou Event Horizon Telescope regroupe une dizaine de radiotélescopes et de télescopes optiques répartis autour de la Terre. En combinant ces instruments, comme s’ils étaient les fragments d’un miroir géant, les astronomes parviennent à disposer d’un télescope virtuel de la taille de la Terre.

Les mêmes équipes ont obtenue en mai 2022, la première image du trou noir central de notre galaxie, la Voie lactée  : Sagittarius A*. Chacun peut dorénavant l’étudier.


Détecter les trous noirs n’est pas facile. Ils sont habituellement repérés par leurs émissions de rayons X. Cela signifie qu’ils doivent être en orbite avec au moins une étoile et que dans cette relation ait lieu un échange de matière entre les deux objets, c’est-à-dire lorsque le trou noir commence à absorber l’étoile. « Cette phase dure peut-être 10 000 ans. Un clin d’œil à l’échelle cosmique », commente Jean-Pierre Luminet. L’ensemble de ces conditions pose de nombreux freins à la détection des trous noirs. Mais ils ont été levés, notamment, grâce au projet européen Gaïa.

Lancé en 2013, ce projet utilisant le satellite du même nom effectue un relevé des étoiles de la Voie Lactée . Il s’agit de les répertorier, de noter leur position, leur déplacement, leur âge. L’objectif : réaliser une cartographie en trois dimensions de notre galaxie. Après avoir observé quelque deux milliards d’étoiles, les équipes de Gaïa ont publié, en mai 2022, une carte avec une précision jamais atteinte. (voir https://www.lexpress.fr/sciences-sante/sciences/gaia-livre-une-nouvelle-carte-de-notre-galaxie-d-une-precision-inegalee_2175147.html

L’analyse de ces données a permis de détecter des trous noirs qui étaient jusqu’alors passés inaperçus, a annoncé l’Agence spatiale européenne (ESA). Le 30 mars dernier, l’attention des scientifiques a été attirée par la très faible oscillation de certaines étoiles. Il s’est avéré, en y regardant de plus près, qu’elle était causée par la présence de deux trous noirs dans leur voisinage.

Ces deux trous noirs, appelés BH1 et BH2, sont les plus proches de nous à notre connaissance. BH1 se trouve à 1 560 années-lumière de la Terre nous en direction de la constellation Ophiuchus, et BH2 à 3 800 années-lumière de nous, dans la constellation du Centaure. A l’échelle de l’Univers, c’est comme s’ils se trouvaient « dans notre jardin », souligne l’ESA.

Ces trous noirs ne sont pas des mangeurs d’étoiles. Ils tombent dans la catégorie des trous noirs dormants, c’est-à-dire qu’ils interagissent très peu avec leur environnement. Les chercheurs s’attendent à ce que des objets du même type soient découverts en grand nombre dans notre galaxie, d’autant que la mission Gaïa doit se poursuivre jusqu’en 2025

Voir aussi

https://www.francetvinfo.fr/sciences/espace/l-article-a-lire-pour-comprendre-les-trous-noirs_835713.html 02/2015

https://www.francetvinfo.fr/sciences/espace/espace-on-vous-explique-comment-la-science-y-voit-plus-clair-sur-les-trous-noirs_5778122.html 4/2023

https://www.francetvinfo.fr/sciences/astronomie/video-une-etape-importante-la-physicienne-marie-anne-bizouard-revient-sur-la-decouverte-d-un-nouveau-type-de-trou-noir_4093591.html 2020

https://www.cnrs.fr/fr/de-nouvelles-populations-de-trous-noirs-revelees-par-les-ondes-gravitationnelles 2020

https://lejournal.cnrs.fr/articles/les-trous-noirs-nouveaux-sont-arrives 09/2020

https://lejournal.cnrs.fr/billets/une-baie-vitree-sur-lunivers 2016

Complément au 25/04/2023

En utilisant le télescope James Webb, des chercheurs de l’Université du Texas annoncent avoir observé le plus ancien des trous noirs identifiés à ce jour. Il serait vieux de 570 millions d’années après le Big Bang et appartiendrait à la catégorie des trous noirs intermédiaires.
arXiv,doi.org/j4hx

22/04/2022 De grands pas en avant dans le domaine de la biologie synthétique

La synthèse des gènes ayant pour résultat de créer de nouveaux génomes et donc de nouveaux types d’êtres vivants se fait spontanément dans la nature à l’occasion de la reproduction. Elle produit le plus souvent des descendants semblables aux parents ou plus précisément semblables à la mère. Mais parfois des incidents surviennent. Il en résulte des êtres inviables ou incapables de se reproduire.

Aujourd’hui, la synthèse des gènes peut se faire artificiellement. Il en résultera à l’avenir de profonds bouleversements, même dans l’espèce humaine.

En 1953, James Watson et Francis Crick publiaient leur article sur la structure de l’ADN, la double hélice qui sert de support aux gènes. Ces recherches ont marqué l’histoire de la biologie, et bien au-delà, l’histoire des êtres vivants.

Elles peuvent servir à expliquer la variété des formes de vie sur Terre et leur évolution, mais elles donnent aussi les moyens d’intervenir intentionnellement dans le code de programmation du vivant., autrement dit à créer de nouvelles formes de vie  que ce soit au niveau cellulaire où à celui des organismes supérieurs, y compris les humains

Soixante-dix ans plus tard, les applications de cette découverte ont complètement changé la société.

(à suivre)

Pour plus de détails, voir

https://theconversation.com/dossier-les-1-001-destins-de-la-double-helice-dadn-204293

https://www.senat.fr/rap/r11-378-1/r11-378-1.html

21/04/2023 Guerre en Ukraine. Zelinsky va manquer d’effectifs

La Russie peut-elle perdre la guerre qu’elle mène depuis un an contre les forces ukrainiennes ? Beaucoup d’observateurs jugent cela impossible car cette défaite provoquerait la chute de Vladimir Poutine face à une opposition de la droite nationaliste qui lui reproche sa faiblesse vis-à-vis de ce l’on nomme désormais l’Occident.

Cependant chacun peut constater que l’armée russe ne progresse que lentement dans l’offensive destinée à remettre au pouvoir à Kiev un gouvernement soumis à Moscou. Faute de vouloir utiliser des armes nucléaires de faible puissance dites tactiques, sera-t-elle obligée de négocier ?

En fait, il apparaît que ce qui fait et fera la force de la Russie sera la supériorité des effectifs mobilisables dont elle dispose et auxquels s’adressent également des groupes paramilitaires tels que Wagner.

L’ambassadeur de Russie à Londres aurait dit que le ratio de pertes respectives dans la guerre d’endurance actuelle était de 1 russe à 7 ukrainiens. Ce chiffre est certainement discutable mais il reste globalement vraisemblable compte tenu du fait que les effectifs ukrainiens engagés le long d’un front de 950 km seraient de 35.000 contre 160.000 russes.

Les médias occidentaux montrent des militaires russes mal équipés constamment en révolte contre leur encadrement, alors que le moral des ukrainiens resterait élevé. Mais ceux-ci sont de plus en plus à court de munitions et de vivres, sans mentionner un minimum de repos. La tactique russe consistant à bombarder abondamment avant toute attaque les zones où ils se retranchent n’améliore pas leurs capacités de résistance.

Ajoutons que le système de défense aérienne ukrainien est dans un état critique. De plus les Russes ont considérablement renforcé la ligne de front depuis 6 mois par des champs de mines, des tranchées et des bollards en béton pour y freiner la progression des chars.

20/04/2023 L’information peut ne pas disparaitre dans un trou noir

Selon les lois de la mécanique quantique l’information contenue dans un espace clos ne peut pas être détruite. Mais les Trous noirs dont l’existence aujourd’hui n’est plus mise en doute, semblent contredire ce postulat. C’est ce que l’on nomme le paradoxe de l’information dans les Trous Noirs

Le paradoxe a pris naissance dans les années 1970, lorsque Stephen Hawking avait calculé que les Trous Noirs émettaient lentement des rayonnements de particules jusqu’à finalement disparaitre, ainsi que l’information qu’ils contenaient. Ces rayonnements avaient été nommés Hawking Radiations.

Mais les lois de la mécanique quantique enseignent que si l’on connait l’état d’un système à un moment donné, il est possible de calculer l’état de ce système, tel qu’il était dans le passé ou tel qu’il sera dans le futur. Si l’information dans un trou noir était aléatoire, ceci ne serait pas possible.

Aujourd’hui le Prof. Xavier Calmette de l’Université du Sussex affirme qu’il a refait ces calculs en prenant en compte la gravité quantique. Lui et son équipe montrent qu’en utilisant les corrections impliquées par la mécanique quantique, le paradoxe de l’information dans un trou noir disparait.

Ils ont calculé que le champ gravitationnel d’un trou noir devrait évoluer si lentement, alors que celui-ci disparaissait, que le spectre d’énergie de la radiation de Hawking pourrait conserver longtemps l’information qu’il contenait Donc l’information proprement dite ne disparaissait pas dans le trou noir

Référence

Quantum gravitational corrections to particle creation by black holes

https://doi.org/10.1016/j.physletb.2023.137820

Abstract

We calculate quantum gravitational corrections to the amplitude for the emission of a Hawking particle by a black hole. We show explicitly how the amplitudes depend on quantum corrections to the exterior metric (quantum hair). This reveals the mechanism by which information escapes the black hole. The quantum state of the black hole is reflected in the quantum state of the exterior metric, which in turn influences the emission of Hawking quanta.

19/04/2023 CIA : 70 ans de coups d’État

Nous reprenons ici le titre d’un article publié récemment par le site Les Crises
3 septembre 2021
https://www.les-crises.fr/cia-70-ans-de-coups-d-etat-d-assassinats/
 L’article est long mais nous conseillons de le lire en entier. Il est traduit en français par des lecteurs de Les Crises

Les cibles des balles de Washington ont été les dirigeants qui ont tenté d’affirmer la souveraineté économique de leur nation, écrit Jeremy Kuzmarov dans cette critique d’un nouveau livre de Vijay Prashad.

Critique du livre de Vijay Prashad,
Washington Bullets : A History of the CIA, Coups, and Assassinations (Les balles de Washington : une histoire des coups d’Etat et des assassinats de la CIA,°
avec une préface d’Evo Morales (New York : Monthly Review Press, 2020).

Source : Consortium News, Jeremy Kusmarov

19/04/2023 Composition du centre de la Terre

La composition précise du centre de la Terre est encore mal connue des scientifiques. Ceci rend difficile de prédire la position et la force des séismes qui périodiquement dévastent les pays les plus exposés. De ce fait les constructions dites antisismiques, qui représentent un coût non négligeable, sont encore trop rares, que ce soit dans l’immobilier public ou chez les particuliers.

Si l’on estime le rayon moyen de la Terre à 6341 km, il est possible de calculer la masse de la Terre, soit 5.972 puissance 24 kgs. Avec ces éléments, on peut estimer le volume de la Terre et sa densité moyenne. L’océan pour sa part possède une densité de 1000. Les minerais ont une densité un peu plus élevée soit par exemple 2600 à 2700 pour le granite. Mais seuls les métaux ont une densité suffisante pour atteindre ce total. Ainsi le fer 7874 .

Il a été jugé sur la base de ces données que le Terre devrait avoir un cœur formé d’un alliage de Nickel et de Fer d’une densité moyenne de 5514. Ceci a été confirmé par le fait que les tremblements de terre les sévères ont été détectés à des milliers de km de leur source, mais jamais sur un point radialement opposé du globe. Tout se passe comme si le cœur de nickel et de fer offrait un véritable mur infranchissable aux ondes de choc.

Un article de Nature dont on trouvera ci-dessous les références et un court extrait confirme ces évaluations

Up-to-fivefold reverberating waves through the Earth’s center and distinctly anisotropic innermost inner core

https://www.nature.com/articles/s41467-023-36074-2.epdf

However, to probe the centermost ball of the IC, seismic stations and earthquakes must be positioned at near antipodal distances, which is challenging in practice due to the confinement of large subduction-zone earthquakes in the quasi-equatorial belt and the limited seismic deployments in the oceans and remote areas.

17/04/2023 Un signal radio répétitif provient d’une exoplanète semblable à la Terre

Source
https://www.tameteo.com/actualites/science/un-signal-radio-repetitif-provient-d-une-exoplanete-semblable-a-la-terre-alerte-exoplanete-vie.html

Le magazine Nature a publié une étude (Voir ci-dessous) dans laquelle des astronomes ont détecté un signal radio provenant d’une exoplanète. L’exoplanète se trouverait à environ 12 années-lumière de nous, une distance relativement faible en termes astronomiques.

Il est intéressant de noter que cette exoplanète, appelée YZ Ceti b, est à peu près de la taille de la Terre. L’exoplanète est en orbite autour d’une étoile naine rouge en rotation lente. La planète tourne autour de son étoile en seulement 2 jours.

Les données montrent que le signal est dû à la proximité de la planète avec son étoile. L’indice est que la planète possède un champ magnétique, ce qui est extrêmement important pour la recherche de vie en dehors de la Terre.

La découverte de l’étoile YZ Ceti b
Grâce au très grand réseau de télescopes Karl G. Jansky au Nouveau-Mexique, l’astrophysicien Sebastian Pineda, de l’université du Colorado à Boulder, a capté de puissants signaux d’ondes radio en provenance du système YZ Ceti.

Ils ont d’abord observé un pic d’ondes radio, puis ont reçu périodiquement d’autres pics. Les signaux sont associés à un système composé d’une étoile naine rouge et de sa planète de la taille de la Terre.

Le système d’étoiles naines rouges et la planète semblable à la Terre se trouvent à environ 12 années-lumière de la Terre et la planète tourne autour de son étoile en seulement 2 jours.

La planète est trop proche de son étoile pour abriter la vie, mais elle pourrait nous en apprendre davantage sur la recherche d’une propriété essentielle à la recherche de la vie : les champs magnétiques.

La fonction des champs magnétiques

Les champs magnétiques sont générés par un phénomène complexe qui commence au centre des planètes. La Terre elle-même possède un champ magnétique généré par des particules chargées dans le noyau liquide. Le champ magnétique terrestre joue un rôle important dans la protection contre les vents solaires.

L’atmosphère terrestre et la vie sur Terre sont possibles grâce au champ magnétique qui entoure la planète. Sans ce champ magnétique, la Terre ne serait pas protégée contre les objets spatiaux et même contre l’interaction du Soleil.

Comment le signal des rayons se forme-t-il dans le système YZ Ceti ?

Pour qu’un signal radio puisse être observé sur Terre, il doit être suffisamment puissant pour que nos télescopes le captent. C’est pourquoi il est si difficile d’observer les champs magnétiques des planètes de la taille de la Terre, ils sont trop faibles.

Dans le cas du système YZ Ceti, les chercheurs ont remarqué que sa proximité avec l’étoile provoque un curieux phénomène.

Le plasma qui s’échappe de l’étoile interagit avec le champ magnétique de la planète, le plasma retourne dans l’étoile et interagit avec le champ magnétique de l’étoile.

Ce phénomène entraîne la formation d’une aurore dans l’interaction des deux. Les auteurs de l’article pensent que nous observons la formation de ces aurores.

Une planète habitable près de chez nous ?

Selon l’article, d’autres études et observations sont encore nécessaires pour confirmer si la planète possède des champs magnétiques. De plus, si l’existence d’aurores sur la planète est confirmée, cela indique qu’elle possède une atmosphère.

Cette étude est pertinente car elle montre une nouvelle façon de rechercher des planètes avec des champs magnétiques autour des étoiles : il suffit de regarder les aurores.

Coherent radio bursts from known M-dwarf planet-host YZ Ceti

Nature Astronomy (2023

Abstract

Observing magnetic star–planet interactions (SPIs) offers promise for determining the magnetic fields of exoplanets. Models of sub-Alfvénic SPIs predict that terrestrial planets in close-in orbits around M dwarfs can induce detectable stellar radio emission, manifesting as bursts of strongly polarized coherent radiation observable at specific planet orbital positions. Here we present 2–4 GHz detections of coherent radio bursts on the slowly rotating M dwarf YZ Ceti, which hosts a compact system of terrestrial planets, the innermost of which orbits with a two-day period. Two coherent bursts occu
Published: 03 April 2023
r at similar orbital phases of YZ Ceti b, suggestive of an enhanced probability of bursts near that orbital phase. We model the system’s magnetospheric environment in the context of sub-Alfvénic SPIs and determine that YZ Ceti b can plausibly power the observed flux densities of the radio detections. However, we cannot rule out stellar magnetic activity without a well-characterized rate of non-planet-induced coherent radio bursts on slow rotators. YZ Ceti is therefore a candidate radio SPI system, with unique promise as a target for long-term monitoring.