03/09/2022 De combien les centrales nucléaires françaises augmentent-elles le réchauffement climatique ?

Au moment où le gouvernement francais envisage de mettre en service dans les prochaines années au moins cinq nouvelles centrales nucléaires, les partisans des centrales à énergies renouvelables (Hydraulique. Eolienne. Solaire. Biomasse, Géothermique) font valoir que celles-ci sont seules capables de produire de l’électricité sans contribuer sensiblement au réchauffement climatique. Ils reprochent aux pouvoirs publics français de céder aux pression du « lobby nucléaire » en ne fermant pas le plus tôt possible, soit dans les 15 à 25 ans les centrales nucléaires en service, pour les remplacer par du renouvelable.

Pour savoir de quoi l’on parle, il est intéressant de se reporter aux évaluations concernant les rejets en mer d’eau chaude provenant du refroidissement des centrales nucléaires en fonctionnement

Voir https://dcsmm.milieumarinfrance.fr/content/download/5185/file/MMN_PI_12_Modification_regime_thermique.pdf .pdf oir

On lit par exemple dans ce document (résumé)

La sous-région marine Manche-mer du Nord compte 5 centrales thermiques de production d’électricité situées sur le littoral, dont 4 nucléaires et une au charbon . Chaque centrale comprend plusieurs unités de production indépendantes.

Les rejets thermiques des centrales sont effectués selon deux modes : • rejets au large (Flamanville, Paluel et Penly) • rejets à la côte ou vers un port (Gravelines et Le Havre respectivement).

Les rejets thermiques sont constitués d’eau de mer, pompée pour refroidir les condenseurs des turbines à vapeur de chaque unité de production. Les débits de rejet de chaque unité de production varient pour le nucléaire entre 45 m3 ·s-1 (unités existantes) et environ 60 m3 ·s-1 (nouveaux réacteurs EPR). Après échauffement dans le condenseur, l’eau est acheminée vers un « puits de rejet », puis transite dans une galerie souterraine jusqu’à un ouvrage de rejet coiffé d’un diffuseur, débouchant sur le fond marin, à plusieurs centaines de mètres de la côte dans les zones de fort courant. Ce dispositif permet une bonne dilution de l’échauffement produit par chaque unité de production .

Pour les CNPE (centrale nucléaire de production d’électricité) une réglementation spécifique est déclinée dans des décisions administratives relatives aux prises d’eau et rejets. Ces décisions sont élaborées sur la base d’études d’impact détaillées faisant l’objet d’une consultation du public. L’objet de cette réglementation et des surveillances associées est de garantir l’absence d’échauffement préjudiciable au milieu récepteur, dès le voisinage immédiat du rejet.

Les contrôles portent d’une part sur l’étude du panache thermique (mesures in situ des températures et modèles de simulation numérique) et d’autre part sur un programme de surveillance écologique et halieutique annuel.

Les valeurs limites imposées sont assez homogènes, ainsi pour les sites nucléaires :
• l’écart de température entre l’eau prélevée et l’eau réchauffée ne doit pas dépasser 15 °C (12 °C pour Gravelines) ;
• de novembre à mai, la température de l’eau de mer à la sortie immédiate du rejet en mer doit être inférieure à 30 °C (35 °C de juin à octobre) ;
• la température de l’eau de mer à proximité des rejets à un point fixé dans les décisions administratives doit toujours être inférieure à 30 °C. De plus, des situations spécifiques temporaires telles que l’indisponibilité d’une pompe du circuit de refroidissement ou le nettoyage de la station de pompage ont été intégrées dans les arrêtés.

Les situations visées peuvent conduire à un échauffement temporaire plus important avec une puissance thermique plus faible (car le débit est alors plus faible). Le respect de cette réglementation fait l’objet de contrôles réguliers par EDF.

Le respect des températures réglementées dans le milieu récepteur a été démontré pour chaque site par des campagnes de mesures réalisées avant puis après la mise en service des unités de production (thermographes immergés, et thermographies aériennes). Ces mesures ont en outre permis d’étalonner dans les années 1980 et 1990 des modèles hydrodynamiques de rejet permettant de réaliser des simulations de la tache thermique, y compris dans le champ lointain du rejet, en tenant compte des conditions de marée et environnementales.

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