11/06/2022 Les méduses et les accidents de la route

Les méduses vont-elles apprendre aux humains à régénérer des membres blessés

Plus les accidents de la route augmentent, plus il apparaît difficile aux chirurgiens de régénérer des membres ou parties du corps blessés. Certes il ne serait pas question de refaire un membre tout entier. Mais de nombreux accidents se traduisent par des dégradations plus ou moins importantes du muscle ou de la peau, très invalidantes et aujourd’hui impossibles à réparer.

En étudiant des méduses (jellyfish) des chercheurs américains de Caltech ont découvert comment ces cnidaires peuvent remplacer un membre perdu par accident. i signifie littéralement « qui pique », embranchement dans lequel on retrouve aussi les anémones de mer, l

Organisé comme un parapluie, le corps d’une méduse se compose d’une ombrelle, qui laisse pendre, en son centre, le manubrium terminé par la bouche. L’ombrelle est bordée par des filaments, appelés tentacules.

Il existe une grande diversité de méduses, près d’un millier d’espèces qui vont de quelques millimètres (75 % des méduses sont invisibles à l’œil nu) à deux mètres de diamètre.

Les formes sont aussi très variées : ronde, carrée, plate, en dôme, massive ou aérienne… Leur pourtour peut être lisse ou lobé, leurs tentacules absents (comme chez les rhizostomes) ou très nombreux (jusqu’à 800 chez Cyanea).

Dans de rares cas, les méduses réussissent à faire repousser une tentacule perdue par accident. Dans ces cas, elles utilisent l’hormone dite insuline et un acide aminé, la leucine. Il s’agit de molécules associées à leur métabolisme.

Le métabolisme est l’ensemble des réactions chimiques qui se déroulent à l’intérieur de chaque cellule d’un être vivant et lui permettant notamment de se maintenir en vie, de se reproduire, de se développer et de répondre aux stimuli de son environnement.

Les chercheurs ont découvert que ces molécules, simples sucres et acides aminées, pouvaient faciliter la réparation d’orteils abîmés chez des souris. Il s’agit de mammifères dont la complexité dans ces domaine approche celle de l’homme.

Caltech ne va pas tarder à poursuivre ces expériences avec des patients humains volontaires.

Référence

https://magazine.caltech.edu/post/the-wonders-of-jellyfish

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