Les essais américains de guerre biologique au Kazahkstan.

L’apparition soudaine du virus Cov 19 dans la région de Wuhan, en Chine, reste encore inexpliquée. S’agissait-il d’une mutation naturelle survenant dans un virus jusqu’ici inoffensif ou d’une fuite provenant d’un laboratoire chinois spécialisé dans la mise au point d’armes biologiques sur financement du Pentagone.

Cette dernière hypothèse est aujourd’hui la plus probable compte tenu d’un événement venant de se produire au Kazahkstan. Le ministre Kazahk de la santé vient de publier un communiqué démentant les information selon lesquelles des individus refusant de préciser leur identité auraient découvert un laboratoire spécialisé dans la guerre biologique situé près de la ville kazahk d’Almaty. Des personnels revêtus d’équipement complets de protection y travaillaient pour faire face à une fuite d’agents hautement pathogènes. Selon le ministre, cette fuite ne serait pas possible compte tenu du fait que ce laboratoire serait totalement protégé.

Cet événement est à rapprocher du fait que depuis la fin des années 1990 Moscou avait plusieurs fois signalé que des partenariats en matière de guerre biologique entre laboratoires américains et laboratoires des anciennes républiques soviétiques représentaient un danger pour la Russie. Ces accords visaient en principe à limiter les recherche en matière de guerre biologique, mais selon Moscou, ils avaient un objectif contraire. Il s’agissait pour le Pentagone de se construire un potentiel en matière d’armes biologiques visant des adversaires principalement asiatiques.

En 2018, le Major General Igor Kirillov, commandant des unités de défense russe en matière radiologique, chimique et biologique avait remarqué que les laboratoires du Pentagone en ce domaine se trouvaient près des frontières de la Russie et de la Chine.

Le partenariat américano-kazakh remonte à 2003. Il s’est agi d’étudier des agents responsables notamment de l’anthrax, de la tularémie, de la peste, de la grippe aviaire ou de la brucellose. Le Pentagone avait retenu d’intéressant éléments de ces recherche destinées à préparer de futures guerres biologiques.

Mais pourquoi conduire de telles recherches au Kazakhstan et non aux Etats-Unis. La raison est simple et le Pentagone ne s’en est pas cache pas. Il s’agit d’expérimenter sur des individus issus de populations asiatiques. A tort ou à raison, le Pentagone estime que leur génome est différent de celui des occidentaux. Si l’on utilisait contre eux des armes biologiques, il faudrait que ces armes soient exactement adaptées à ces génomes

Pour le même raison, le Pentagone avait choisi de conduire des recherches sur le Covid en Chine, à Wuhan, en expérimentant sur des sujets chinois. Depuis, le Covid 19 issu de ces recherches s’est révélé hautement adaptatifs. Les anglo-saxons n’y échappent pas. Au contraire.

Pour en savoir plus, voir https://www.indianpunchline.com/kazakhstan-turns-into-graveyard-for-us-diplomacy/

La tribu américano-indienne des Shoshone, la plus nucléarisée de la planète

Les coûts humains de la mise au point des premières bombes atomiques américaines, destinées à répondre à celles d’Hiroshima et de Nagasaki, sont rarement évoqués. Ils furent cependant, et demeurent encore, considérables.

Les territoires dits de Shoshon s’étendent de la Death Valley dans le désert de Mojave jusqu’à Yellowstone Park dans le Wyoming. En 1951 le Pentagone y entrepris les premiers essais de la future bombe atomique américaine. Ceci fut fait sans considération de la vie des lndiens des Shoshon qui vivaient là depuis des siècles. Aujourd’hui certains des descendants de ces Indiens ont décidé de prendre la parole.

Ils rappellent que pendant 40 ans, 928 essais nucléaires furent conduits là, dont une centaine dans l’atmosphère avant d’être souterrains. Les retombés atomiques de ces essais ont été estimés à 620 kilotonnes, à comparer aux 20 kilotonnes des deux bombes japonaises. Des milliers d’Indiens ont été tués, des milliers d’autres ont développé des cancers et troubles divers. Washington a toujours refusé de faire l’inventaire de ces dégâts humains et à plus forte raison de les indemniser.

Des accidents se produisirent tel que celui dit de Mighty Oak en avril 1986 qui détruisirent des millions de dollars d’équipement et que les autorités présentèrent comme des retombées des recherches soviétiques.

Le Royaume-Uni a mené également 24 essais sur ce site tandis que la France en conduisit 210 en Algérie puis dans le Pacifique.

La police aux États-Unis

Les service de police aux Etats-unis (American law enforcement agencies) ne disposent pas d’un statut protecteur comparable à celui de leurs homologues en France, qu’il s’agisse de la police nationale ou des diverses polices départementales ou municipales. 

Ceci est particulièrement ressenti dans un pays, les Etats-Unis, où la répression des émeutes provoquées par le mouvement BLM (Blacks Lives Matter ) ou la lutte contre le Covid impose à la police d’intervenir dans des domaines ne relevant pas de ses compétences traditionnelles.

C’est ainsi que les traitements et salaires des policiers se trouvent de plus en plus souvent réduits au prétexte d’économies budgétaires imposées par les conseils municipaux (city councils).

Il en résulte que la police trouvent de moins en moins de candidats qualifiés pour compenser les manques d’effectifs. Par ailleurs, des campagnes sur le thème « defund the police » (diminuer pour économies les ressources budgétaires allouées aux services de police) ont de plus en plus de succès. Il en résulte que ces services recrutent des individus aux passés douteux, qui normalement n’auraient rien à faire dans la police.

Comme il fallait s’y attendre également, les nouvelles organisations terroristes se référant à l’islamisme ont compris récemment qu’elles pouvaient faire entrer dans les services de police des candidats décidés à organiser ou faciliter des attentats de toutes natures.

Il sera bien temps alors de décider d’augmenter de quelques dollars les traitements des policiers.

Joe Biden ne pourra pas déstabiliser l’Ethiopie.

L’Ethiopie est un pays jusqu’ici relativement indépendant de l’influence économique et militaire américaine. Sa situation géographique à la Corne de l’Afrique lui avait jusqu’ici permis de protéger de celle-ci les Etats voisins, dont l’Erythrée et le Kenya, sans mentionner d’autres Etats plus petits et mal connus en Europe tel le Soudan et la Somalie.

Pour Washington, cette indépendance était devenue intolérable. Il risquait de perdre le contrôle de la Mer Rouge qui relie l’Océan Indien et le canal de Suez. Aussi depuis plusieurs années déjà, la CIA américaine avait financé et équipé militairement le TPLF, Tigray Peoples Liberation Front, lequel conduit une rébellion armée contre les présidents de l’Ethiopie et de l’Erythrée (voir CounterPunch  Ethiopia Conflict by US Design). Ces derniers ne sont pas nécessairement alliés, mais ils ont des intérêts communs dans une participation au grand projet chinois dit BRI ou Belt and Road Initiative.

La BRI est un programme économique en principe sans implications militaires, mais pour Washington la BRI marque une entrée de la Chine dans les Etats de la corne de l’Afrique jusqu’ici soumis depuis le départ de la France à leur influence exclusive. Ils s’y opposeront par tous les moyens possibles. La participation de l’Ethiopie à ce programme serait pour eux une défaite importante, notamment face à la Chine.

De son côté la diplomatie chinoise vise à étendre le nombre des Etats membres de la BRI. L’appui politique chinois affaiblira nécessairement l’influence de ce proxy américain qu’est le TPLF.

Pour le moment, la seule arme de Joe Biden contre le premier ministre éthiopien Aby Ahmed est de lui refuser l’entrée dans un marché commun régional piloté par Washington dit U.S. African Growth and Opportunity Act (AGOA).

La Russie menace-t-elle militairement l’Ukraine ?

On pourrait le penser, en constatant l’importance des moyens militaires russes déployés aujourd’hui à la frontière russo-ukrainienne. Cependant, jamais à lui seul, Vladimir Poutine n’envisagerait une quelconque action militaire contre l’Ukraine.

La raison en paraît évidente. Certes en septembre 2020, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a approuvé la nouvelle stratégie de sécurité nationale de l’Ukraine, qui prévoit le développement du Partenariat spécifique OTAN-Ukraine en vue d’une adhésion du pays à l’Organisation. Mais attaquer l’Ukraine serait pour Moscou s’en prendre directement à l’Otan, c’est-à-dire de facto aux Etats-Unis, ce qui serait impensable.

A l’inverse, il n’est pas exclu que Volodymyr Zelenski décide de son propre chef d’engager une action militaire contre la Russie, ne fut-ce que pour se donner de l’importance au sein de l’Alliance atlantique. Il est normal que Poutine se tienne prêt dans ce cas à répondre à une telle offensive.

On apprend que le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a confirmé la tenue, le 30 décembre, d’un entretien téléphonique entre les présidents russe et américain, à quelques jours des négociations entre les deux pays prévues le 10 janvier à Genèv. Dmitri Peskov a annoncé la tenue le 30 décembre d’un entretien par téléphone entre Vladimir Poutine et Joe Biden, confirmant les propos d’une porte-parole de la Maison Blanche chargée des questions de sécurité. Selon Washington, le président américain présentera à son homologue russe «une voie diplomatique» sur les tensions en Ukraine.

L’entretien entre les présidents russe et américain survient à quelques jours des négociations entre les deux pays prévues le 10 janvier à Genève afin notamment d’apaiser les tensions autour de l’Ukraine.  La Russie, qui affirme de son côté vouloir assurer sa sécurité face à des «provocations» de Kiev et des Occidentaux, a présenté le 17 décembre deux projets de traités, l’un destiné aux Etats-Unis et l’autre à l’OTAN, résumant ses demandes pour une désescalade.

Dans ces textes, la Russie propose en particulier un engagement de l’OTAN à ne pas s’étendre davantage à l’est, aux frontières de la Fédération russe. Washington s’est dit «prêt à discuter» de ce dossier, soulignant  comprendre «certaines choses que les Russes savent inacceptables». D’autres dossiers seront également abordés à l’instar des traités sur le contrôle des armements nucléaires.

Annalena Baerbock

Première rencontre ce jeudi entre le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, et Annalena Baerbock, la nouvelle ministre allemande des Affaires étrangères

A peine entrée en fonction, la ministre issue du parti « Les Verts » a choisi Paris pour son premier déplacement officiel, une tradition :

« Paris, comme premier déplacement, c’est plus qu’une tradition. C’est une préoccupation importante pour moi personnellement, car l’Allemagne n’a pas d’amis plus proches que la France. Non seulement en terme de relation et d’amitié franco-allemande, mais aussi parce que l’Europe est le pivot de la politique étrangère allemande », a déclaré Annalena Baerbock.

L’Allemagne n’a pas d’amis plus proches que la France.

Annalena Baerbock 

Ministre allemande des Affaires étrangères

Un moyen-porteur russe.

La Russie n’entend pas laisser à Airbus et Boeing le monopole du marché des moyens-porteurs indispensables pour les vols intérieurs. Aujourd’hui le gouvernement a officiellement présenté le prototype d’un appareil nommé Irkut MC-21.

Celui-ci vient de recevoir son « type certificate » l’autorisant à être produit en série. Diverses « sanctions » américaines avaient retardé sa fabrication, frappant notamment l’entreprise AeroComposite. Conçu à la fin des années 2000, l’avion vise à remplacer le TU-154 soviétique. Il fait largement appel à des matériaux composites plus résistants et plus légers que les alliages traditionnels.

On remarquera que ni Airbus ni Boeing n’ont produit des appareils de cette classe depuis des années. L’avion est présenté comme ne pouvant avoir le moindre rôle militaire.

Progressivement les moteurs américains Pratt and Whitney devraient être remplacés par des moteurs russes, ainsi que la plupart des instrumentations électroniques. Le ministre russe de l’industrie Denis Manturof voit dans le PD-14 un appareil capable de concurrencer avec succès ses concurrents Airbus et et Boeing sur un certain nombre de marchés mondiaux.

Les vœux de bonne année d’Emmanuel Macron aux Européens

Ceux-ci  ont été adressés aux Français lors d’une longue intervention au soir du 31 décembre. Du fait que la France présidera jusqu’à juillet 2022 le Conseil de l’Union européenne, ces voeux s’adressaient aussi à tous les citoyens européens.

Les voeux d’Emmanuel Macron ont été longuement étudiés et commentés par les observateurs politiques. Le contenu des proposition faites a généralement été approuvé, tant dans la forme que dans le fond.

Pour notre part, nous avons regretté que le discours ne propose aux européens aucun grand programme scientifique et technique. Ainsi, même si l’Europe pas le potentiel lui permettant de rivaliser avec les Etats-Unis et aujourd’hui la Chine assistée de la Russie dans le domaine de la conquête spatiale, elle pourrait faire plus qu’y consacrer les ressources constamment diminuées pour raison d’économies de l’Agence européenne ESA.

Au rythme actuel il est facile de prévoir qu’aucune implantation européenne durable ne se fera sur la Lune et a fortiori sur Mars dans les prochaines décennies.

On fera valoir que celle-ci n’aurait aucune influence pour diminuer la violence rendant peu vivables de plus en plus de banlieues des villes européennes (violence à laquelle Emmanuel Macron n’a d’ailleurs pas fait allusion dans son intervention). Mais ce serait sans doute une erreur. Aux Etats Unis le programme spatial est le seul domaine qui donne encore un peu d’unité à un pays aujourd’hui déchiré par les luttes internes.

L’échappement vaccinal

L’on désigne par ce terme la capacité qu’ont certains virus ou microbes de devenir insensibles aux vaccins jusqu’à présent efficaces à leur égard.

Il s’agit de la pire des hypothèses en période d ‘épidémie. Une personne vaccinée ayant jusqu’à présent constaté qu’elle échappait à la contamination se découvre contaminée et même, souvent, contaminante. Depuis que circulent des variants du SARS-CoV-2, une question cruciale se pose : les vaccins utilisés contre les souches « historiques » seront-ils aussi efficaces pour nous en protéger ?

Des études publiées dans la revue Cell suggèrent que certains variants du SARS-CoV-2 actuellement en circulation pourraient avoir la capacité d’échapper à l’immunité acquise, que ce soit lors d’une première infection par la souche « historique » du suite à la vaccination.

Si ces travaux indiquent que la vigilance est de mise, il est toutefois beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions quant aux conséquences cliniques éventuelles, notamment quant aux types de vaccins à préférer.

Par contre, rien n’indique que le SARS-CoV-2 ne va pas continuer à muter, produisant des variants susceptibles d’échapper à tous les vaccins actuels. Dans ce cas s’engagerait une course de vitesse entre les virologues du monde entier cherchant à mettre au point des vaccins efficaces et le SARS-CoV-2 produisant des variants de plus en plus nombreux et diversifiés.

Accroissement rapide du nombre des migrants entrant en Europe

L’Italie a accueilli 440 migrants le 31 décembre 2021, débarqués par le navire Sea Watch affrété l’ONG allemande de même nom. Ceci porte le nombre d’accueils à plus de 67.000 sur l’ensemble de l’année écoulée, alors qu’il était de 34.154 personnes en 2020.

Selon l’ONG, le bateau est arrivé en milieu d’après-midi. «Nous avons des nouveau-nés qui souffrent des intempéries et risquent la déshydratation, des jeunes mères qui souffrent de brûlures dues au carburant et des jeunes hommes qui souffrent des intempéries et ont une toux attrapée à bord des bateaux instables sur lesquels ils voyageaient», a déclaré un médecin à bord du Sea Watch.

Le navire patrouille régulièrement au large de la Libye depuis novembre 2017 et vient au secours des embarcations de fortune des migrants qui tentent de traverser la mer Méditerranée. La même semaine, le ministère italien de l’Intérieur a autorisé un autre navire, le Geo Barents — affrété par Médecins sans frontières (MSF) —, à débarquer 558 migrants au port sicilien d’Augusta, également en Sicile.

Le nombre des migrants entrés en Italie ne cesse d’augmenter. Il en est de même de ceux ayant franchi légalement (et non clandestinement) les frontières des autres pays européens.

En tout, 67 040 migrants ont débarqué en Italie en 2021, selon le ministère italien de l’Intérieur, contre 34 154 en 2020, le record établi restant celui de 2016 avec 181 436 arrivées. D’après les chiffres publiés par le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU le 26 décembre 2021, 114 500 migrants auraient débarqué en Europe, principalement en Italie, en Espagne, en Grèce, à Chypre et à Malte. Ce chiffre est supérieur également à celui de l’année précédente, où 95 031 arrivées avaient été enregistrés.

Faut-il s’en inquiéter? Ces chiffres ne devraient pas inquiéter. L’Europe est assez prospère pour accueillir un nombre de migrants bien supérieur. Il apparaît cependant que les organisations de type terroriste financés par les internationales islamiques du type de Daesh ont compris depuis longtemps l’intérêt de ce processus migratoire. De plus en plus d’individus ayant participé à des attentats en Europe sont entrés par la voie des migrations. Ils sont impossibles à détecter préventivement faute de moyens suffisants de police aux frontières.