29/08/2022 Fiche de lecture. En savoir davantage sur les différents types de missiles balistiques et missiles de croisière

Un nombre croissant de pays considèrent désormais les missiles balistiques et les missiles de croisière comme des armes indispensables, au coût abordable par rapport à ceux des porte-avions et bases militaires terrestres. Ils peuvent être équipés d’armes de destrution massives, nucléires ou bactériologiques.

Mais, sans aller jusque la, équipés seulement de tètes conventionnelles, ils peuvent être utilisés comme engins de bombardement sophistiqués, notamment contre les installations et bases militaires ennemies comme aussi dans les combats urbains. La Russie en fait actuellement un large usage dans la guerre qu’elle mène en Ukraine.

Ils sont de ce fait devenus indispensables non seulement aux grandes puissance, mais aussi à tous les pays voulant prendre le contrôle d’une région d’importance stratégique, ainsi la Corée du Nord et l’Iran, sans mentionner Israël.

Ces missiles bénéficient tous les jours d’améliorations destinées à les rendre plus fiables et plus efficaces. Sur ce plan, il est de moins facile de distinguer entre missiles balistiques intercontinentaux et missiles de croisière. Ainsi les ballistic missile-launched hypersonic glide vehicles (HGVs) peuvent être lancés par des fusées de grande taille, et adopter des trajectoires de rentrée qui se modifient d’elles-mêmes et sont incontrôlables.

On trouvera ci-dessous les références d’un document très facile à lire et abondamment illustré publié par le Defence Intelligence Ballistic Missiles Analysis Committee
https://media.defense.gov/2021/Jan/11/2002563190/-1/-1/1/2020%20BALLISTIC%20AND%20CRUISE%20MISSILE%20THREAT_FINAL_2OCT_REDUCEDFILE.PDF

On remarquera qu’aucun document concernant la France ne s’y trouve.

Voir aussi

https://www.capihttps://www.capital.fr/economie-phttps://www.capital.fr/economie-politique/le-missile-hypersonique-chinois-df-17-nouveau-cauchemar-des-officiers-americains-1392038

https://www.capitahttps://www.capital.fr/entreprises-marches/defense-cette-technologie-que-les-americains-veulent-developper-face-a-la-menace-des-missiles-hypersoniques-chinois-et-russes-1444729l

28/08/2022 Volodomir Zelensky de plus en plus personnellement en difficulté ?

Dans l’actuel conflit entre la Russie et l’Ukraine, il semble que le soutien de la communauté internationale à Kiev ne cesse de reculer. Ainsi la proposition que l’ONU condamne l »opération militaire spéciale » de la Russie en Ukraine ne vient d’être approuvée que par 56 Etats-membres sur 193, alors qu’en mars 2022, 141 membres avaient voté pour une condamnation.

Dans le même temps, la popularité de Volodomir Zelensky semble en voie de s’effondrer.. Son addiction à la drogue est de plus en plus commentée. Selon un propos évidemment contestable du président Turc Recep Erdogan qui avait rencontré récemment Zelinsky à Lvov, ce dernier lui avait paru particulièrement flottant, se plaignant d’être mal informé. Ceci ne l’avait pas empêche de multiplier les purges dans son appareil militaire, le fragilisant alors que ce dernier n’en avait pas besoin.

On notera, dans le sens de ce qui précède, que le quotidien allemand Handelsblat vient d’écrire que la cohésion interne du gouvernement ukrainien est en danger. Volodomir Zelenski encore célébré à l’étranger comme un seigneur de la guerre (war hero) est de moins en moins capable de s’imposer à son état-major composé d’anciens collègues de son entreprise de télévision. Les bruits concernant un coup d’état contre lui sont de plus en plus persistants

La prochaine arrivée de l’hiver montrera ce qu’il en est. En attendant Joe Biden prend soin d’élargir le plus possible le nombre de ses interlocuteurs à Kiev .

Voir au 25 août 2022 Handelsblatt
Selenskis Entzauberung: Verschwieg er seinem Volk die Wahrheit?https://www.handelsblatt.com/politik/ukraine-krieg-selenskis-entzauberung-verschwieg-er-seinem-volk-die-wahrheit/28619264.html

29/08/2022 Qu’est-ce que l’inflation ?

L’inflation se définit généralement comme un excès de la demande globale de biens et services que l’offre de ces mêmes biens et services est insuffisante pour satisfaire. Dans ce cas apparaît une compétition entre les demandeurs pour accéder aux biens et services disponibles. Dans une économie de marché, cette situation se traduit par une hausse des prix. Les demandeurs disposant des revenus les plus élevé acceptent de payer un prix supérieur pour acquérir les biens et services disponibles.

En principe ; la hausse des prix de marché incite un nombre plus grand de producteurs à produire davantage pour satisfaire la demande. S’ils le font, l’inflation s’arrête d’elle-même, mais les demandeurs disposant des revenus les plus faibles ne peuvent plus acquérir aux nouveaux prix les biens et services dont ils auraient besoin, faute des revenus suffisants.

Les gouvernements sous la pression des organisations représentant ces demandeurs sont alors tentés de taxer les prix. Mais ceux-ci ne pouvant plus s’élever découragent les producteurs de produire davantage dans des conditions qu’ils jugent trop peu rémunératrices. On voit s’organiser des « marchés noir » ; plaies de la France durant la seconde guerre mondiale et la libération.

Ajoutons qu’un certain nombre de facteurs favorisent les tensions inflationnistes. Il s’agit des conflits militaires dans les zones de production, comme c’est le cas aujourd’hui en Ukraine. Ces conflits entraînent également souvent des mouvements migratoires qui peuvent pénaliser les productions dans les pays d’accueil. Il s’agit également des variations climatiques qui se traduisent dans un certain nombre de domaines par des sécheresses ou des inondations réduisabt l’offre. Il s’agit aussi à terme, notamment en Afrique, d’une hausse excessive de la natalité.

Sur la longue période, l’excès de la demande sur l’offre a toujours représenté une puissante incitation à la recherche de progrès scientifiques et techniques rétablissant un équilibre entre les demandes et les offres. Autrement dit une légère inflation paraît préférable à une déflation excessive. Encore faut-il que les gouvernements soient suffisamment populaires pour faire accepter les contraintes de cette légère inflation.

27/08/2022. Protéger la Lune d’une exploitation sauvage

La Lune sera vraisemblablement l’objet de missions provenant des puissances spatiales actuelles (USA, Russie, Chine) ou futures visant à l’exploiter pour ses ressources propres, y conduire de nouvelles expériences scientifiques ou en faire une base pour des missions plus lointaines, vers Mars ou ses satellites notamment.

Il est à craindre que ces nouvelles missions se déroulent non dans une saine ambiance de coopération mais dans un climat de compétition. Or la Lune est un environnement non seulement fragile mais dangereux. Le principal de ces dangers, encore peu connu, est l’épaisse couche de poussière de régolithe qui au moindre mouvement des engins, se soulève et vient obstruer les orifices vitaux, y compris ceux des humains car elle est irrespirable.

On peut à ce jour signaler la création d une organisation à but non lucratif, For All Moon-kind https://www.forallmoonkind.org/ qui est composée d’experts de l’espace et de vétérans de la NASA. Elle s’est donné pour mission de soutenir la création de zones de protection autour des sites jugés indispendables pour la suite de l’exploration scientifique de la Lune et plus généralemnt de l’espace , comme première version des zones de sécurité.

Bien qu’initialement motivées par cette exaspérante poussière lunaire, les zones de sécurité pourraient constituer un point de départ pour le développement d’un système fonctionnel de gestion des ressources et du territoire dans l’espace. Une telle action permettrait de protéger les sites historiques importants. Elle pourrait également avoir l’avantage de présenter la gestion des ressources comme un outil de conservation, plutôt que d’exploitation.–

26/08/2022 Echec en vue pour le programme européen SCAF, Système de combat aérien du futur

Le SCAF était conçu, dans l’esprit des gouvernements français, allemand et espagnol, comme un ensemble de systèmes d’armes aériens connectés entre eux. Il existera un SCAF pour chaque pays détenteur. 

Voici ce que nous en disions le 18 Juin 2019.

Le SCAF servira de révélateur à une volonté européenne de s’affranchir de la domination américaine https://blogs.mediapart.fr/jean-paul-baquiast/blog/180619/sur-le-scaf-et-une-defense-europeenne

Pour plus de détails voir SCAF https://omnirole-rafale.com/des-annees-80-a-nos-jours/scaf/#:~:text=Le%20Syst%C3%A8me%20de%20Combat%20A%C3%A9rien,SCAF%20pour%20chaque%20pays%20d%C3%A9tenteur.&text=Future%20Combat%20Air%20System%2C%20FCAS.

Aujourd’hui, la révélation est clair. Jamais le Pentagone n’acceptera que des pays européens puissent s ‘équiper de systèmes d’armes et matériels militaires qui ne soient pas américains

Effectivement, le projet SCAF est en train d’échouer.

* Allemagne

Voir Zone militaire Opex 360 2 juillet 2022 Système de combat aérien du futur : Berlin parle de remettre en question la coopération avec Paris
http://www.opex360.com/2022/07/02/systeme-de-combat-aerien-du-futur-berlin-parle-de-remettre-en-question-la-cooperation-avec-paris/

** Espagne

Selon El Pais, l’armée espagnole met un coup de pression sur son gouvernement pour équiper l’armée de l’air et la marine de F-35 (américains). Cette décision remet en question la participation de l’Espagne dans le programme européen Scaf.

https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/defense/avions-de-combat-les-militaires-espagnols-reaffirment-preferer-le-f-35-americain_AN-202208250484.html

https://https://elpais.com/espana/2022-08-22/el-ejercito-apuesta-por-el-caza-f-35-estadounidense-para-un-contrato-de-mas-10000-millones.htmlelpais.com/espana/2022-08-22/el-ejercito-apuesta-por-el-caza-f-35-estadounidense-para-un-contrato-de-mas-10000-millones.html

Los retrasos del programa NGWS / FCAS (Sistema de Armas de Nueva Generación o Futuro Sistema Aéreo de Combate, por sus siglas en inglés), en el que España está embarcada junto con Francia y Alemania, e incluso la incertidumbre sobre su viabilidad, obligan a buscar una alternativa para la sustitución de los cazas F-18 españoles, prevista para la segunda mitad de esta década, según mandos militares. Los responsables del Ejército del Aire no albergan dudas sobre sus preferencias: el F-35, un avión de quinta generación fabricado por Lockheed Martin, es su favorito.

***France

Entre les industriels partenaires du Scaf, la discorde se durcit. Dassault annonce que si un accord n’est pas trouvé, il lancera son « plan B » en fin d’année. Airbus répond qu’il réfléchit lui aussi à « d’autres options ».

Le Scaf (Système de combat aérien du futur) est toujours au point mort. Hier, lors de l’annonce des résultats de Dassault Aviation, Eric Trappier, directeur général, a fait part de son impatience.

« On se laisse jusqu’à la fin de l’année pour lancer un plan B« , a-t-il déclaré.

Depuis le salon aéronautique de Farnborough, en Angleterre, Guillaume Faury, directeur général d’Airbus, a répondu.

«  »Il y a le plan A, le SCAF. Il y a également d’autres options, nous y réfléchissons, mais nous travaillons au plan A », a déclaré le dirigeant à Reuters. « Nous voulons que cela se réalise. Je ne veux pas discuter du plan B. Cela compromettrait les chances de parvenir au plan A. »

Une solution pour l’automne?

En bref, le rêve de créer l’avion franco-germano-espagnol est au point mort. L’ambition de présenter un démonstrateur avant 2030 s’envole et déjà, Dassault estime que la livraison des premiers appareils ne pourra se faire qu’entre 2040 et 2050.

Le litige entre les deux industriels repose sur le pilotage du projet. Dassault a été choisi comme maître d’oeuvre pour l’avion de combat principal ou futur avion de combat de nouvelle génération (NGF), avec Airbus en principal sous-traitant.

« La relation maître d’oeuvre/partenaire principal doit encore être clarifiée », a expliqué Dassault Aviation. « [Nous souhaitons] obtenir une déclaration claire d’acceptation de [notre] rôle de maître d’oeuvre par Airbus Defence and Space pour le NGF (en symétrie avec Eurodrone) », a déclaré Eric Trappier.

Le Scaf verra-t-il le jour? Guillaume Faury estime qu’un accord avec Dassault est « chaque jour plus proche » et pourrait même être trouvé « cette année ». De son côté, une source proche de Dassault a confié à BFM Business que la situation pourrait évoluer d’ici l’automne.

En attendant, la concurrence profite de la discorde. Lors du salon aéronautique de Farnborough, BAE Systems a annoncé le calendrier du programme de Future Combat Air System (FCAS) avec au centre le Tempest, l’avion que prépare le Royaume Uni avec l’Italie et la Suède. Un démonstrateur sera présenté d’ici à 5 ans pour lancer la version finale dès 2035

Faut-rappeler que le F-35 est le produit d’un projet américain lancé il y a15 ans et qui a coûté plus 5.000 milliards de dollars. Il n’a pas encore été mis à l’épreuve de conditions de combat réel.

26/08/2022 TESS découvre une exoplanète-océan

Une exoplanéte-océan est une planète située au dehors du système solaire dans laquelle l’observation au télescope ne fait pas apparaitre de terre émergée visible. On parle de planète océanique ou de planète bleue. Leur existence est encore peu explicable

Source https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/transits-planetaires-tess-17119/

La mission Tess (Transiting Exoplanet Survey Satellite) est une mission de la Nasa qui a pour objectif de découvrir des exoplanètes par la méthode du transit planétaire. Elle s’inscrit dans la continuité de la mission Kepler, lancée en 2009, mais elle prépare aussi le terrain pour le télescope spatial James-Webb, le successeur d’Hubble, dont le lancement a eu lieu le 25 décembre 2021.. Avec Tess, les astronomes s’attendent à découvrir un certain nombre de planètes dont les atmosphères contiendraient de potentiels indices sur la présence de la vie. Des candidates qui pourraient faire l’objet d’observations plus fines par de futurs observatoires spatiaux.

Durant au moins deux ans, Tess se concentrera sur un panel d’étoiles situées à moins de 300 années-lumière de la Terre et qui sont 30 à 100 fois plus lumineuses que les cibles de Kepler. Des étoiles de type F5 à M5, d’une magnitude apparente supérieure à la magnitude 12, soit plus de 200.000 étoiles, en particulier les 1.000 naines rouges les plus proches, dans une zone 400 fois plus grande que celle couverte par la mission Kepler. Tess devrait découvrir des milliers d’exoplanètes en transit et parmi elles, environ 70 de la taille de la Terre ou plus grandes (une vingtaine pourrait être des superterres situées dans la zone habitable autour d’une étoile).

Tess fournira essentiellement des candidats au titre d’exoplanètes (notamment des géantes gazeuses) avec leurs rayons. Ce seront des télescopes au sol, et surtout le télescope spatial James-Webb, qui permettront d’analyser la lumière provenant de ces exoplanètes afin de tenter d’y découvrir une atmosphère et surtout, en tirer des renseignements sur sa composition et in fine, peut-être, des biosignatures.

Ces mêmes télescopes, toujours par analyse spectroscopique, permettront de déterminer les masses de ces exoplanètes et aussi leurs densités, en combinant celles-ci avec les rayons fournis par Tess. Nous pourrons alors savoir si elles sont rocheuses ou pas.

On se souvient de l’événement qu’a représenté la première photo d’un système exoplanétaire en 2008. Il s’agissait de l’imagerie des exoplanètes en mouvement autour de l’étoile HR 8799 prise par les astronomes québécois René Doyon, David Lafrenière et Christian Marois. Aujourd’hui, c’est Charles Cadieux, un doctorant de l’Université de Montréal, membre de l’Institut de recherche sur les exoplanètes (iREx) qui fait parler de lui avec l’équipe internationale qu’il a dirigée et qui publie aujourd’hui un article dans la revue Astronomical Journal.

Il y est question d’une découverte remarquable comme on peut s’en rendre compte en lisant l’article en accès libre sur arXiv  (voir ci-dessous) Les astronomes font aujourd’hui état de la découverte à seulement 100 années-lumière de la Terre de ce qui semble bien être une planète océan.

L’astre prétendant à ce titre s’appelle TOI-1452 b et, comme son nom le laisse deviner (Tess Object of Interest TOI), il a été initialement observé par le satellite Tess de la Nasa en utilisant la méthode de transit. Cette méthode fournit un rayon et une période orbitale pour une exoplanète. On peut la compléter en déterminant une masse à l’aide de la méthode des vitesses radiales. Masses et rayons donnant une densité, on peut alors avancer qu’une exoplanète est ou n’est pas une planète océan si en plus elle se trouve à une distance de son étoile hôte rendant en théorie possible l’existence d’eau liquide — cela ne va pas de soi car il faut aussi prendre en compte l’existence d’une atmosphère et d’un possible effet de serre.

TOI-1452 b se trouve dans la constellation du Dragon mais avant de conclure qu’il s’agissait peut-être d’une planète océan, il a fallu vérifier déjà qu’elle existait en orbite autour d’une des petites étoiles d’un système binaire observé par Tess, avec une taille environ 70 % plus grande que la Terre et une période orbitale autour d’une naine rouge de seulement onze jours.

Charles Cadieux et ses collègues ont tout d’abord confirmé l’occurrence de transit avec la caméra Pesto (pour Planètes Extra-Solaires en Transit et Occultations) conçue par David Lafrenière et son étudiant de doctorat François-René Lachapelle, tout deux de l’Université de Montréal. Elle est installée sur le télescope de l’Observatoire du Mont-Mégantic, situé en Estrie.

Restait à déterminer la masse et c’est ce qui a été rendu possible avec le spectropolarimètre infrarouge (SPIRou), un instrument développé en partenariat notamment par l’Université de Montréal et des chercheurs de l’Institut de Recherches en Astrophysique et Planétologie de Toulouse. Ce spectrographe, installé à Hawaii sur le télescope Canada-France-Hawaii, permet des mesures de vitesse radiale dans l’infrarouge par effet Doppler sur les étoiles de faible masse avec une précision suffisante pour détecter des planètes de la taille de la Terre dans la zone habitabilité.

Référence

TOI-1452 b: SPIRou and TESS reveal a super-Earth in a temperate orbit transiting an M4 dwarf

Exploring the properties of exoplanets near or inside the radius valley provides insights on the transition from the rocky super-Earths to the larger, hydrogen-rich atmosphere mini-Neptunes. Here, we report the discovery of TOI-1452 b, a transiting super-Earth (Rp=1.67±0.07 R⊕) in an 11.1–day temperate orbit (Teq=326±7 K) around the primary member (H=10.0, Teff=3185±50 K) of a nearby visual binary M dwarf. The transits were first detected by TESS, then successfully isolated between the two 3.2′′ companions with ground-based photometry from OMM and MuSCAT3. The planetary nature of TOI-1452 b was established through high-precision velocimetry with the near-infrared SPIRou spectropolarimeter as part of the ongoing SPIRou Legacy Survey. The measured planetary mass (4.8±1.3 M⊕) and inferred bulk density (5.6+1.8−1.6 g/cm3) is suggestive of a rocky core surrounded by a volatile-rich envelope. More quantitatively, the mass and radius of TOI-1452 b, combined with the stellar abundance of refractory elements (Fe, Mg and Si) measured by SPIRou, is consistent with a core mass fraction of 18±6 % and a water mass fraction of 22+21−13%. The water world candidate TOI-1452 b is a prime target for future atmospheric characterization with JWST, featuring a Transmission Spectroscopy Metric similar to other well-known temperate small planets such as LHS 1140 b and K2-18 b. The system is located near Webb’s northern Continuous Viewing Zone, implying that is can be followed at almost any moment of the year.

Comments:Published in The Astronomical Journal
Subjects:Earth and Planetary Astrophysics (astro-ph.EP); Solar and Stellar Astrophysics (astro-ph.SR)
Cite as:arXiv:2208.06333 [astro-ph.EP]
 (or arXiv:2208.06333v1 [astro-ph.EP] for this version)
 https://doi.org/10.48550/arXiv.2208.06333
Journal reference:AJ, 164, 96 (2022)
Related DOI:https://doi.org/10.3847/1538-3881/ac7cea

25/08/2022 La population mondiale devrait diminuer de 50% d’ici la fin du siècle.

Jusqu’à présent la quasi-totalité des démographes prévoient que, sauf catastrophe majeure, guerres ou pandémies, la population mondiale devrait spontanément atteindre 10 milliards d’humain en 3000. Rappelons que la population mondiale est le nombre d’êtres humains  vivant sur Terre à un instant donné. Aujourd’hui, l’ONU l’estime à 7,94 milliards à la mi-2022 et prévoit qu’elle atteindra 8 milliards le 15 novembre 2022.

Cette augmentation de la population tend cependant à ralentir avec une baisse mondiale plus ou moins importante de l’indice de fécondité. Le taux annuel de la croissance démographique de la population mondiale est tombé de 2,1 % au début des années 1960 à moins de 1 % en 2020. Il est plus important en Inde et même en Chine, le gouvernement ayant récemment renoncé pour différentes raisons à une croissance zéro.

Cette croissance démographique posera de plus de problèmes aux économies. Elle risque de dépasser les possibilités des agricultures mondiales. Il en sera de même des logements et de la production de biens manufacturés. Si elle se conjugue comme probable au réchauffement climatique, accompagné de désertification, des continents entiers, l’Afrique sub-saharienne en premier lieu, ne pourront plus faire face. Des migrations massives en résulteront, exploitées par le terrorisme islamique. Elles seront de plus en plus mal accueillies dans les pays plus riches.

Ceci dit, cette projection ne fait pas l’unanimité. Selon une étude parut le 22 août, James Pomeroy, économiste chez HSBC, défend la thèse qu’à la fin du siècle la Terre ne sera pas occupée par 10 milliards, mais par 4 milliards de personnes , soit un chiffre divisé par deux en 80 ans. Les causes seraient liées à une baisse de la natalité et une mortalité en hausse due au vieillissement de la population.

D’après James Pomeroy, la population mondiale diminuera de moitié à cause de la chute du taux de fécondité. Ceci tiendra notamment à la meilleure intégration des femmes sur le marché du travail, à la hausse de l’immobilier ou encore à un meilleur accès aux soins et aux pratiques contraceptives.

Toujours selon l’étude de l’économiste, certains pays continueront de connaître une hausse de leur population. Mais pour lui, « à Hong Kong, à Singapour, en Corée du Sud et à Taïwan, l’actuel taux de fécondité permet de prédire une division par deux de leur population d’ici à la fin du siècle. La Chine n’est pas loin de les rejoindre. Pour l’Europe,, la population aura diminué de moitié avant 2070, le continent risquant de perdre 400 millions d’habitants d’ici à 2100 ».

Enfin, James Pomeroy annonce que le taux de mortalité va fortement augmenter. Actuellement et dans les prochaines années, la population mondiale serait de plus en plus vieillissante.  Le moment viendra vite où la mortalité l’emportera sur la natalité.

La prédiction d’une perte de moitié de la population mondiale représente selon l’économiste, un espoir face au dérèglement climatique.

25/08/2022 Le Japon, 3e économie mondiale et Empire des sectes

Le jeune Tetsuya Yamagami, l’assassin présumé de l’ancien Premier ministre du Japon, Shinzo Abe , s’est exprimé sur les motivations de son geste. Il s’agirait d’une vengeance à l’encontre de la secte Moon, dont sa mère faisait partie et qu’il tient pour responsable de la ruine de sa famille, à cause de dons très importants que lui avait fait celle-ci.

L’Église de l’Unification ou Association de l’Esprit Saint pour l’Unification du christianisme mondial est une organisation religieuse fondée en Corée du Sud en 1954 par Sun Myung Moon. L’Église est également connue sous le nom de secte Moon. Wikipédia

L’Église de l’Unification est principalement connue pour son influence politique sur les gouvernements de la Corée du Sud, du Japon et d’autres grands pays asiatiques Elle repose sur des interprétations nouvelles de la Bible. Elle revendiquait en 2012 près de 3 millions de fidèles dans le monde. Au Japon, elle compte plusieurs dizaines de milliers de fidèles, pour lesquels la secte organise des mariages de masse. 

En France, pays qui s’honore d’être institutionnellement laïc et de pratiquer la séparation des églises et l’Etat, une telle aventure ne serait pas en principe possible. Jamais on y verrait aujourd’hui un président de la République assassiné pour une question religieuse, comme ce fut le cas lors des Guerres de Religions du 15e siècle.

Par contre, aux Etats-Unis et dans une moindre mesure en Russie, on pourrait cependant se demander si l’on ne trouverait pas des motivations mystiques dans des politiques telles que la « conquête « de l’espace.

24/08/2022 L’euro atteint son plus bas niveau en 20 ans face au dollar

Le dollar profite de la détermination affichée par plusieurs membres de la Réserve fédérale américaine de poursuivre le resserrement de la politique monétaire aux Etats-Unis quand l’Europe paye le prix de la crise énergétique qui menace le continent. A tel point que l’euro perdait 0,96%, ce lundi vers 17H30, à 0,9941 dollar, taux leun plus bas depuis 2002

L’Europe paye, à nouveau, le prix de la crise énergétique qui menace le continent, entraînant avec elle une récession. Les prix du gaz continuent d’atteindre des sommets. Le cours du gaz européen (contrat à terme du TTF néerlandais) a bondi de plus de 20% ce lundi pour s’élever à 295 euros le mégawatt/heure (MWh), s’approchant des records historiques atteints dans les premiers jours de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. (voir graphique, évolution sur une semaine).

En outre, l’Europe se prépare à une nouvelle fermeture du gazoduc Nord Stream 1 plus tard dans le mois Le géant gazier russe Gazprom a averti que les livraisons de gaz seraient interrompues pour « maintenance » du 31 août au 2 septembre, au risque de raviver la peur d’une pénurie en Europe, où la Russie est accusée de chantage énergétique.

La semaine pourrait être douloureuse pour l’euro. Pour l’instant, en 2022, la devise s’était ressaisie après avoir frôlé le seuil de la parité, mais « de mauvais indicateurs PMI -Purchases Management Indesmardi pourraient suffire à ancrer l’euro sous un dollar », prévient, Kit Juckes, analyste chez Société Générale.

Car de l’autre côté de l’Atlantique, malgré un léger affaiblissement de l’inflation américaine en juillet, la Réserve fédérale américaine (Fed) assure qu’elle va continuer de resserrer sa politique monétaire. Si certains cambistes avaient parié que la Fed allait ralentir le rythme de ses hausses pour éviter que l’économie ne tombe en récession, plusieurs responsables de l’institut monétaire se sont efforcés de les convaincre que la montée des taux allait se poursuivre.

Références

Cours au 24/08/2022
1 Euro égal 1,00 Dollar américain

Journées précédentes

22/08/2022lundi0,99457 USD
28/07/2022jeudi1,01959 USD
27/07/2022mercredi1,02014 USD
26/07/2022mardi1,01186 USD

24 août, 17:02 UTC 

24/08/2022. La Chine va-t-elle rester l’atelier du monde ?

C’est le terme qu’employait Cairn-info le 9 juin 2005 https://doi.org/10.3917/kart.bouis.2003.01.0235 .

On lit dans cet article  «  En raison de la large disponibilité de main-d’œuvre à bon marché, la Chine est en train de devenir l’atelier du monde. En effet, dans le bref laps de temps qui s’est écoulé depuis son accession à l’OMC, elle est devenue le point de passage obligé des exportations asiatiques vers les pays de la Triade (Japon, États-Unis, Union européenne). Non seulement les étapes d’assemblage se font de plus en plus en Chine, comme en témoigne l’augmentation considérable des flux d’investissement direct étranger et d’exportations asiatiques vers la Chine, mais également une certaine remontée en qualification des filières a eu lieu, qui se traduit par un gain de parts de marché chinoises sur les pays voisins et même sur les pays d’Europe.
Ainsi, les exportations chinoises vers les États-Unis ont littéralement explosé en 2002 tandis que celles des NPI (Nouveaux pays industrialisés) ont stagné.

Certes, les exportations de ces derniers vers la Chine ont beaucoup augmenté pendant la même période mais au total, la progression des exportations chinoises a été beaucoup plus forte que celle des NPI. Naturellement, une telle montée en régime des exportations chinoises n’a pu se produire sans une profonde modification du système productif. En effet, nous assistons à une réduction drastique de la part de l’industrie lourde au profit des biens de consommation courante…

______________

Le 22 /8/2022, six mois après l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe, on lit dans le WSWS https://www.wsws.org/fr/articles/2022/08/24/alle-a24.html,

Après le déploiement de la frégate Bayern l’année dernière, la Luftwaffe (armée de l’air) allemande étend désormais ses opérations à l’Indo-Pacifique.

Ces derniers jours, six des Eurofighters de l’escadre aérienne tactique 74 de Neuburg an der Donau, quatre A400M de l’escadre de transport aérien 62 de Wunstorf et trois A330 de l’unité de ravitaillement en vol multirôle basée à Eindhoven ont été déployés «pour la première fois depuis l’Allemagne vers l’Indo-Pacifique», selon la Bundeswehr (forces armées).

L’escadron allemand est arrivé dimanche en Australie et participera à des exercices militaires de grande envergure dans la région au cours des prochains jours. Ceux-ci ont un caractère résolument offensif et font partie des préparatifs de guerre des États-Unis et de leurs alliés dans la région contre la Chine.

Sur le site officiel de la Bundeswehr, on peut lire: «Au cours de l’exercice de combat aérien Pitch Black, les Eurofighters s’exerceront à des frappes aériennes et à la défense avec des partenaires internationaux en formations plus importantes.» Les Eurofighters seraient «déployés dans des rôles air-air et air-surface au cours de cet exercice». L’exercice multinational de combat naval Kakadu, a-t-il précisé, vise à protéger «les navires depuis les airs». Au total, les manœuvres ont impliqué «environ 250 aviateurs et aviatrices», a-t-il précisé.

Selon les forces armées australiennes, il s’agit des plus grandes manœuvres de ce type. Pitch Black à lui seul impliquerait «jusqu’à 2.500 soldats et jusqu’à 100 avions du monde entier». Un reportage souligne que «l’Allemagne, le Japon et la République de Corée y participent pleinement pour la première fois.» L’exercice Kakadu serait également «le plus important à ce jour», avec 19 navires, 34 aéronefs et plus de 3.000 soldats de 25 pays, précise le reportage.

Selon le ministère allemand de la Défense, l’exercice sera suivi de «courtes visites» de l’escadron de la Luftwaffe auprès des «partenaires d’Asie de l’Est qui partagent des valeurs communes»: Japon, Corée du Sud et Singapour. Tous ces pays jouent un rôle clé dans l’alliance anti-chinoise dirigée par les États-Unis dans la région. Et apparemment, les prochains déploiements sont déjà prévus. «La présence renforcée de la Bundeswehr se poursuivra dans les années à venir», écrit le ministère.