Nous avons rassemblé ici quelques informations concernant cette affaire qui vient d’éclater. Nous y reviendrons
Quelques sources
Les Français, en particulier les enfants, sont massivement contaminés par ce cancérogène présent dans les engrais phosphatés, à travers la consommation de céréales, de pain ou de pâtes. Santé publique France fait le lien avec l’explosion des cancers du pancréas.
20minutes https://www.20minutes.fr/sante/4157143-20250605-alimentation-cereales-petit-dej-pommes-terre-medecins-alerten
Alimentation : Céréales du petit dej’, pommes de terre… Les médecins alertent sur les « taux astronomiques » de cadmium
Le Dauphiné libéré https://www.ledauphine.com/sante/2025/06/05/une-bombe-sanitaire-qu-est-ce-que-le-cadmium-metal-cancerigene-present-dans-des-aliments
« Une bombe sanitaire » : qu’est-ce que le cadmium, métal cancérigène présent dans nos aliments de tous les jours ?
- Santé« Une bombe sanitaire »: le cadmium, présent dans de nombreux aliments, inquiète les médecins
Les faits
La Conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé-médecins libéraux (URPS-ML) a adressé, lundi 2 juin un courrier au
Premier ministre et à plusieurs ministres, pour leur faire part de leur grande inquiétude concernant le cadmium.
Ce métal lourd est toxique et sa concentration dans les sols a augmenté du fait du développement industriel et de part sa présence dans les engrais phosphatés utilisés en agriculture.
L’Etat doit agir.» Dans une lettre adressée au gouvernement lundi 2 juin, les unions régionales de professionnels de santé-médecins libéraux (URPS) veulent mettre les pouvoirs publics devant leurs responsabilités. Depuis des années, les études scientifiques se succèdent, pointant les dangers de l’exposition de la population à un métal appelé le cadmium, principalement via l’alimentation et les engrais. Entre atteintes rénales, effets sur la reproduction ou encore risques cancérogènes, les méfaits potentiels sont nombreux. «L’Etat ne peut plus ignorer ce problème», peut-on lire dans ce courrier, consulté par Libération.
Afin de limiter les risques, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) recommandait dès 2019 de réduire la concentration autorisé en cadmium à 20 milligrammes par kilogramme maximum dans les engrais, contre 60 milligrammes actuellement. Une proposition qui n’a jamais abouti du côté des pouvoirs publics, regrettent les médecins, qui attendent aujourd’hui que des mesures soient prises :
«Plusieurs pays européens ont déjà adopté cette valeur.»
«Une explosion de la contamination des jeunes enfants existe bel et bien, en rapport avec leur alimentation – en particulier les céréales, pains et dérivés et les pommes de terre et apparentés, qui sont des aliments de la vie courante», alertent encore les professionnels de santé. Origines du cadmium, risques pour la santé, aliments concernés…
Libération fait le point.
https://www.liberation.fr/societe/sante/il-faut-sensibiliser-lensemble-de-la-population-les-dangers-du-cadmium-metal-contre-lequel-les-medecins-tirent-la-sonnette-dalarme-
Qu’est ce que le cadmium et qui y est exposé ?
Le cadmium est un métal naturellement retrouvé dans les sols. Sa présence peut être accentuée par des procédés de métallurgie, l’incinération des déchets ou encore l’utilisation d’engrais.
L’ensemble de la population y est exposée, principalement par l’alimentation et le tabac. Puisqu’il est présent dans les sols, ce métal pénètre dans les végétaux par leurs racines et finit donc sur certaines denrées. Les aliments qui en contiennent le plus sont les abats, comme le foie et les rognons, les algues, crustacés et mollusques et, à un plus faible degré, le chocolat.
Dans l’Hexagone, la majorité de l’apport en cadmium est provoquée par l’ingestion de céréales tels que le riz et le blé, de pains, de biscuits et de pommes de terre, produits très consommés par les Français. Les fumeurs et leur entourage y sont également particulièrement exposés, via l’inhalation de la fumée des cigarettes.
Avant toute chose, les professionnels de santé attendent du gouvernement qu’il abaisse la limite de concentration autorisée en cadmium dans les engrais. Si cette mesure passait, la stabilisation de la contamination prendrait ensuite plusieurs dizaines d’années, estime l’Anses. - Face à ce délai, les unions régionales de professionnels de santé-médecins libéraux appellent au développement de formations pour l’ensemble des médecins libéraux sur le sujet, mais aussi à la création de fiches d’information pour informer les patients. «Il faut sensibiliser l’ensemble de la population»,
- Autres pistes mentionnées : l’adaptation des menus dans les cantines, la facilitation de l’accès au dosage du cadmium, mais aussi le soutien à l’agriculture biologique, dont les niveaux de contamination sont 48 % inférieurs à l’agriculture traditionnelle d’après l’étude Baranski parue en 2014. A leur échelle, les consommateurs peuvent adapter leur comportement alimentaire. Les URPS recommandent ainsi de réduire la consommation de certains aliments riches en cadmium, sans pour autant totalement les supprimer.P
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