16/09/2022. Le Pakistan, bombe à retardement

Particulièrement vulnérable aux conséquences du réchauffement climatique, le Pakistan, peuplé de 220 millions d’habitants, fait face depuis mi-juillet à une mousson particulièrement violente.

Pour les Etats occidentaux confrontés depuis des mois au sein de leurs populations musulmanes à un terrorisme islamique qui prend ses meilleurs appuis au Pakistan, les difficultés climatiques actuelles de ce pays seront plutôt une bonne nouvelle.

Faut-il rappeler que Imran Khan, nommé Premier ministre en 2018, avait fondé le parti islamique PTI (Pakistan Tehreek-e-Insaf ou Mouvement du Pakistan pour la Justice). Celui-ci avait mis en place, non seulement au Pakistan, mais aussi en Inde, un réseau de corruption pratiquant aussi le soutien au terrorisme islamique qui avait plongé le pays dans une crise permanente.

Il n’est pas parvenu non plus à neutraliser les deux principales dynasties politiques du pays, les Sharif et les Bhutto, pourtant impliquées dans de nombreuses affaires de détournement de fonds, de blanchiment d’argent et de détention de sociétés offshore.

Khan n’a pas non plus la cote à l’étranger. Le soutien qu’il apporte aux talibans en Afghanistan (depuis le retrait américain en 2021) a été mal reçu. Son image se détériore encore davantage depuis le début de la guerre en Ukraine en février 2022 : alors que les condamnations occidentales se multiplient contre les Russes, Khan s’est rendu à Moscou où il a rencontré Vladimir Poutine le jour même de l’invasion. Il a annoncé la neutralité du Pakistan.

Ses contacts avec la Chine, avec laquelle il collabore en vue d’une campagne de dédollarisation des échanges bilatéraux, ne passent pas non plus inaperçus, surtout auprès des Américains.

Ce n’est pourtant pas à cette impopularité nationale ou internationale qu’il convient d’attribuer la chute de son gouvernement en 2022, mais à des erreurs politiques dont la principale a été de défier la puissante armée pakistanaise, notamment sur la question de la nomination du futur commandant en chef de l’ISI (Inter Service Intelligence).

Alors que les condamnations occidentales se multiplient contre les Russes, Khan se rend à Moscou où il rencontre Vladimir Poutine le jour même de l’invasion et annonce la neutralité du Pakistan.

Ses contacts étroits avec la Chine, avec laquelle il collabore en vue d’une campagne de dédollarisation des échanges bilatéraux, ne passent pas non plus inaperçus, surtout auprès des Américains.

Tout laisse penser que dans les mois et années à venir, une crise humanitaire de grande ampleur attend le Pakistan. La destruction massive des récoltes annonce déjà une insécurité alimentaire accrue. Outre la faim, la population risque également d’être confrontée à la propagation de maladies liées à la contamination des eaux. Dans ces conditions, des pertes humaines additionnelles sont à prévoir

On sait que le Pakistan dispose de l’arme nucléaire balistique intercontinentale

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