18/06/2022 Découverte d’un nouveau type de FRB.

Une équipe internationale d’astronomes a repéré le deuxième exemple d’un Fast radio burst (FRB) ou sursauts radio rapides, très actif et répétitif. Ceci renforce encore les interrogations sur la nature de ces phénomènes, que les scientifiques ne parviennent pas pleinement à expliquer.

Celui-ci est seulement le deuxième exemple connu à ce jour de tels sursauts radios rapides actifs en permanence. Découvert en 2019 par le radiotélescope sphérique chinois FAST,  le plus grand radiotélescope à antenne unique du monde, le sursaut baptisé FRB 190520 soulève aujourd’hui une série de questions résumées par un article publié le 8 juin 2022 dans la revue Nature.dont on trouvera ci-dessous les références et l’abstract.

Pourquoi émet-il des salves d’ondes radio fréquentes et continues, alors que plus de 95% de la centaine de FRB connus à ce jour ne se répètent pas ? Et à quoi est due cette différence ?

En fait, depuis la première détection des FRB en 2007, la liste des interrogations au sujet de ces émissions d’ondes radio très intenses et très brèves ne cesse de s’allonger. En premier lieu, à correspondent-elles ? Si on les attribue à des explosions cosmiques, quelles sont la nature et les origines de celles-ci. Toutefois, les astronomes s’accordent sur un point : les FRB viennent de galaxies très lointaines.

Il ne fait pas non plus de doute qu’un FRB est la marque d’un phénomène extrême. Il peut émettre en quelques millisecondes l’équivalent de l’énergie émise par le Soleil en un siècle.  Deux hypothèses sont aujourd’hui avancées pour expliquer ces sursauts : des cataclysmes, comme des collisions entre des objets très denses et très massifs (la fusion entre deux trous noirs, deux étoiles à neutrons, ou un trou noir et une étoile à neutrons), ou des objets qui ont une émission radio périodique intense, tels que des étoiles à neutrons très massives avec de forts champs magnétiques

Grâce à une étude plus précise à l’aide du Karl G. Jansky Very Large Array (VLA) de la National Science Foundation, et à des observations directes avec le télescope optique Subaru à Hawaï, les chercheurs ont pu établir que FRB 190520 était situé à la périphérie d’une galaxie naine située à près de 3 milliards d’années-lumière de la Terre.

Les observations du VLA ont également révélé que cet objet émettait constamment des ondes radio plus faibles entre les rafales. « Pendant des décennies, les astronomes ont pensé qu’il y avait deux types de sources radio observables dans l’Univers : les trous noirs supermassifs en accrétion (La matière de l’étoile, aspirée par le trou noir, forme un disque d’accrétion de gaz tourbillonnant autour de ce dernier.  et l’activité résultat de la formation d’étoiles. Aujourd’hui, nous affirmons qu’il n’est plus possible d’être si catégorique », rapporte Casey Law, astrophysicien à Caltech et co-auteur de l’article.  Une étude plus complète s’impose.

https://www.sciencesetavenir.fr/espace/univers/un-etrange-sursaut-radio-rapide-repetitif-souleve-encore-plus-de-questions-sur-la-nature-de-ces-objets_164249

  • Référence
  • A repeating fast radio burst associated with a persistent radio source

https://www.nature.com/articles/s41586-022-04755-5

 (2022) Published: 08 June 2022

  • Abstract

The dispersive sweep of fast radio bursts (FRBs) has been used to probe the ionized baryon content of the intergalactic medium1, which is assumed to dominate the total extragalactic dispersion. Although the host-galaxy contributions to the dispersion measure appear to be small for most FRBs2, in at least one case there is evidence for an extreme magneto-ionic local environment3,4 and a compact persistent radio source5. Here we report the detection and localization of the repeating FRB 20190520B, which is co-located with a compact, persistent radio source and associated with a dwarf host galaxy of high specific-star-formation rate at a redshift of 0.241 ± 0.001. The estimated host-galaxy dispersion measure of approximately 903+72−111903−111+72 parsecs per cubic centimetre, which is nearly an order of magnitude higher than the average of FRB host galaxies2,6, far exceeds the dispersion-measure contribution of the intergalactic medium. Caution is thus warranted in inferring redshifts for FRBs without accurate host-galaxy identifications.

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