18/12/2025 La robotique en France . Rémi Cadene

Source Julien Bergou

Rémi Cadene est ambitieux. Très ambitieux. Et il veut aller vite. Très vite. Après trois années chez Tesla, où il a travaillé d’abord sur le système de conduite Autopilot, puis sur le robot Optimus, et un passage chez Hugging Face (où il a fondé l’équipe LeRobot), il a annoncé la semaine dernière Uma, une start-up de robotique basée à Paris. Le nom est l’acronyme de Universal Mechanical Assistant (assistant mécanique universel).

Il en est le CEO, épaulé par trois autres cofondateurs de renom : Pierre Sermanet (Chief Scientist), membre fondateur de l’équipe robotique de Google Brain, qui revient en France pour l’occasion, Simon Alibert (CTO), cofondateur de l’équipe LeRobot chez Hugging Face, et Rob Knight (Chief Robot Officer), un spécialiste britannique de la robotique, et notamment de la dextérité, depuis plus de 25 ans.

Ensemble, ils veulent créer des robots légers, polyvalents, pouvant être produits à grande échelle pour un coût raisonnable, et capables de côtoyer des humains en toute sécurité (“safe by design”). Et ils travaillent non seulement sur le “cerveau” du robot côté logiciel, mais veulent aussi développer leur propre hardware, et comptent même à terme le produire en Europe. La commercialisation de leur premier robot est prévue dès l’année prochaine.

600 m2 de locaux à Paris, 15 employés

Si Uma a été annoncée discrètement le 1er décembre, le projet était mûri depuis plusieurs années. “On prépare ça depuis très longtemps, cela fait 3 ans que j’y réfléchis, mais j’attendais le bon moment,” confie Rémi Cadene. La start-up dispose déjà d’un espace de 600 m2 à Paris, juste à côté de Bpifrance, plus 600 m2 partagés avec ZML, une autre start-up d’IA. Cet espace commun (baptisé “néon noir”) servira à organiser des “hardware meetups” pour créer des liens avec l’écosystème.

Uma compte une quinzaine de collaborateurs à date, avec d’autres recrutements à venir. “Nous sommes pragmatiques, nous allons croître progressivement afin de conserver une culture la plus efficace et sympathique possible, qui correspond à nos valeurs humanistes, d’où le nom Uma d’ailleurs.” Il veut une équipe multidisciplinaire, internationale et diverse (et avant tout talentueuse, bien entendu). Pressé par L’Usine Digitale sur la taille qu’il souhaite atteindre, Rémi Cadene répond “qu’on peut à terme imaginer 200 personnes.”

Des fonds déjà levés

Uma ne manque pas d’argent non plus. Elle a déjà réalisé une levée de fonds qui semble significative, bien qu’elle n’en communique pas le montant. “Nous limitons les gens qui rentrent au capital car nous souhaitons avoir une diversité d’acteurs, confie même Rémi Cadene. Les fonds de capital-risque ont été triés sur le volet après des mois de discussion.”

On y trouve notamment l’américain Greycroft, l’indien Unity Growth, les européens Commit (Red River West) et Drysdale, le sud-coréen Millennium New Horizons, ou encore Relentless, Factorial, Kima Ventures et ALM Ventures. Rémi Cadene cite aussi comme investisseurs individuels Xavier Niel (Iliad), Olivier Pomel (Datadog), Guillaume Lample (Mistral AI), Ioannis Martinos (Signal Group), Clément Delangue et Thomas Wolf (Hugging Face), ou Yann LeCun parmi de nombreux autres. “Nous avons été très bons sur cette levée et nous ne voulons pas montrer toutes nos cartes,” admet Rémi Cadene.

Un robot logistique commercialisé dès 2026

Le premier robot d’Uma, prévu pour 2026 donc, s’adressera au marché de la logistique. “C’est le domaine d’application prioritaire aujourd’hui,” opine Rémi Cadene. Il s’agira d’un robot mobile (sur roues) doté de deux bras et de mains capables de saisir des objets avec précision. Second marché visé : l’industrie manufacturière. La start-up a déjà des prototypes fonctionnels en interne et des clients intéressés, mais n’est pas tout à fait prête pour les présenter au public. “Nous ferons des annonces dans quelques semaines,” glisse le dirigeant.

La dextérité du robot, proche de la main humaine, sera déterminante pour assurer son succès. “C’est la compétence première, de pouvoir manipuler correctement n’importe quel type d’objet avec la même flexibilité que la main humaine. Les autres robots butent sur les 20% de cas les plus difficiles, mais nous sommes aussi bon et aussi rapide qu’un être humain,” avance Rémi Cadene. Uma utilise un modèle d’IA conçu en interne, qui peut tourner si nécessaire en embarqué, sur “un module Nvidia Jetson récent”. Mais il imagine déjà des flottes de robots connectés entre eux et pilotés par le cloud, mentionnant au passage être en contact avec Eviden et Sesterce.

Ces deux marchés conséquents lui fourniront “une diversité de tâches qui nous permettra de devenir encore plus général et d’automatiser des tâches encore plus complexes,” souligne Rémi Cadene. Il est essentiel pour lui d’être rapidement sur le terrain, pour se confronter à la réalité et faire évoluer le produit dans le bon sens. Mais son intérêt pour l’industrie tient aussi au fait qu’il veut maîtriser sa chaîne d’approvisionnement. Ainsi, si la start-up travaille avec “des partenaires asiatiques” pour la fabrication de ses robots, elle ambitionne à terme de les produire directement en Europe. “Nous devons contrôler notre supply chain pour servir au mieux notre propre marché.” A ce titre, Uma est en discussions notamment avec l’allemand Schaeffler et le suisse Maxon.

La robotique, pilier du renouveau industriel européen ?

Mais Rémi Cadene voit plus loin : il veut intégrer verticalement toute la chaîne d’approvisionnement, pièce par pièce. Autrement dit, répliquer la méthode Tesla. Et il compte sur ses propres robots pour le faire. “Aujourd’hui le meilleur rapport qualité/prix pour les moteurs [de robots] c’est en Chine, notamment car il faut assembler les bobines à la main, et cela demande une main d’oeuvre à la fois qualifiée et peu coûteuse. Mais avec notre technologie cela pourrait être automatisé.” Cette automatisation de tâches complexes requérant une grande finesse d’exécution est la clé de voute de la stratégie d’Uma.

Rémi Cadene y voit un vecteur de réindustrialisation et, in fine, de souveraineté pour l’Europe. “Nous sommes convaincus que l’Europe est le meilleur marché pour cette technologie, car nous avons un savoir-faire historique qui n’est pas encore perdu, même si la délocalisation a fait beaucoup de mal au tissu industriel. On peut le redynamiser pour retrouver une industrie beaucoup plus locale et maîtrisée. Il y a aussi la question du vieillissement de la population, qui crée un besoin réel et urgent pour plus d’automatisation. Et enfin, il y a beaucoup de talents en Europe, ce qui facilite le recrutement, même si nous comptons embaucher des gens du monde entier, y compris de la Silicon Valley.”

Il cherche aussi à tirer parti des synergies entre secteurs industriels, un autre enseignement de Tesla. “En Europe nous avons plein de constructeurs automobiles qui passent à l’électrique et qui cherchent des débouchés annexes pour ces technologies car l’électrique dans l’auto atteint des paliers.” Qu’il s’agisse des moteurs, batteries ou autres, il considère que de nombreux fournisseurs européens pourront être mobilisés (et bénéficieront donc de ce marché).

Un robot humanoïde développé en parallèle

Rémi Cadene n’est pas inquiet des progrès des américains ou des chinois, qui enchaînent les démonstrations et se concentrent sur des robots complètement humanoïdes (et donc bipèdes). “On n’est pas sur du software et donc sur un marché ‘winner takes all’ où un ChatGPT peut conquérir le monde en un mois. Il y a de la place pour de nombreux acteurs. Et puis c’est un marché qui pèsera 250 milliards de dollars d’ici 2035 et 5000 milliards d’ici 2050 d’après les analystes, donc il est tellement vaste qu’il prendra du temps à se développer.”

Il tempère également leur avance : “Unitree produit déjà en masse mais c’est surtout pour de l’entertainment ou de la recherche, même chose pour d’autres acteurs chinois comme Ubitech. L’iPhone a mis 12 ans à atteindre une masse suffisamment importante, et il en ira de même pour cette technologie.”

A noter qu’Uma s’intéresse aussi à la robotique humanoïde et développe quelque chose en parallèle de son robot sur roues, mais ne le considère pas comme une priorité. “Nous avons une équipe de spécialistes de la marche, dont une personne qui a travaillé chez Tesla sur Optimus, mais pour nous cela reste de la recherche, il y a encore beaucoup de choses à faire. L’intérêt est réel, mais il est à plus long terme, tandis que notre robot sur roues pourra répondre dans les prochains mois aux besoins concrets et pressants des logisticiens et industriels.”

démonstrations et se concentrent sur des robots complètement humanoïdes (et donc bipèdes). “On n’est pas sur du software et donc sur un marché ‘winner takes all’ où un ChatGPT peut conquérir le monde en un mois. Il y a de la place pour de nombreux acteurs. Et puis c’est un marché qui pèsera 250 milliards de dollars d’ici 2035 et 5000 milliards d’ici 2050 d’après les analystes, donc il est tellement vaste qu’il prendra du temps à se développer.”

Il tempère également leur avance : “Unitree produit déjà en masse mais c’est surtout pour de l’entertainment ou de la recherche, même chose pour d’autres acteurs chinois comme Ubitech. L’iPhone a mis 12 ans à atteindre une masse suffisamment importante, et il en ira de même pour cette technologie.”

A noter qu’Uma s’intéresse aussi à la robotique humanoïde et développe quelque chose en parallèle de son robot sur roues, mais ne le considère pas comme une priorité. “Nous avons une équipe de spécialistes de la marche, dont une personne qui a travaillé chez Tesla sur Optimus, mais pour nous cela reste de la recherche, il y a encore beaucoup de choses à faire. L’intérêt est réel, mais il est à plus long terme, tandis que notre robot sur roues pourra répondre dans les prochains mois aux besoins concrets et pressants des logisticiens et industriels.”

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Julien Bergou

17/12/2025 (2) L’homme survivra-il à la disparition des espèces qu’il a lui-même provoquée?

La sixième extinction massive a déjà commencé

Les espèces disparaissent à un rythme alarmant selon une nouvelle étude. L’auteur Elizabeth Kolbert estime que cela soulève des questions quant à notre propre survie.

Les lions sont classés comme espèce vulnérable à l’échelle mondiale. La disparition de leur habitat naturel, le déclin du gibier et les conflits directs avec l’Homme sont autant de raisons qui les mettent en danger critique dans certaines régions où ils vivent.

Au cours des dernières 500 millions d’années, la vie sur Terre a presque totalement disparu à cinq reprises, à cause de changements climatiques : une intense période glaciaire, le réveil de volcans et la météorite qui s’est écrasée dans le Golfe du Mexique il y a 65 millions d’années, éliminant des espèces entières comme celle des dinosaures. Ces événements sont communément appelés les cinq extinctions massives ; or tout semble indiquer que nous sommes aux portes de la sixième du nom.

À la différence que, cette fois, nous sommes seuls responsables de ce qui se produit. D’après une étude publiée en juin 2013 dans Science Advances, le taux d’extinction des espèces pourrait être 100 fois plus élevé que lors des précédentes extinctions massives – et encore, ne sont pris en compte que les animaux dont nous avons une bonne connaissance. Les océans et les forêts de notre planète cachent un nombre indéterminé d’espèces, qui disparaîtront pour la plupart avant même que nous n’en ayons entendu parler.

Le livre de la journaliste Elizabeth Kolbert, La Sixième Extinction, a remporté le Prix Pulitzer de cette année dans la catégorie non-fiction. Nous avons évoqué avec elle ces nouveaux constats et leur impact potentiel sur l’avenir de la vie sur Terre. Peut-on encore éviter ces disparitions massives ? Les hommes sont-ils condamnés à devenir les victimes de leur propre négligence en matière environnementale ?

La nouvelle étude estime à 75% le taux d’espèces animales vouées à disparaître durant les siècles à venir, ce qui semble extrêmement alarmant.

D’ores et déjà, certaines familles d’animaux ont fait l’objet d’observations approfondies dans cette étude. Limitée aux vertébrés – comme les mammifères, les oiseaux, les reptiles et les amphibiens – elle s’intéresse à ce qu’il se passe vraiment aujourd’hui.

Selon des données très sérieuses, les taux d’extinction, déjà très élevés dans [les années] 1 500, ne font qu’empirer.

Il s’agit de chiffres significatifs. Les enfants nés au cours des 20 dernières années ont grandi avec ces données et ne les considèrent pas comme particulièrement inhabituelles. 

ueillies à outrance et victimes de la disparition de leur milieu naturel, 99 % des Cypripedioideae asiatiques (comme la Paphiopedilum appletonianum ci-dessus) sont menacées d’extinction.

Les gens s’interrogent : sommes-nous vraiment au beau milieu d’une sixième extinction massive ? 

Pour être honnête, je crois qu’il s’agit là d’un de ces débats où nous ne nous prenons pas le problème dans le bon sens. Lorsque nous aurons la réponse à cette question, il est possible que les trois quarts des espèces présentes sur Terre aient déjà disparu. Croyez-moi, nous n’avons pas envie d’attendre ce jour.

Mais nous vivons indéniablement dans une époque où les taux d’extinctions sont très, très élevés, de l’ordre de ceux constatés lors d’extinctions massives. Toutefois, une telle extinction pourrait prendre des milliers d’années.

Existe-t-il des habitats naturels ou des espèces animales particulièrement vulnérables aux changements en cours ?

Les populations des îles sont très vulnérables aux extinctions, et ce pour plusieurs raisons. Elles ont toujours plus ou moins vécu de manière retirée ; or l’Homme lève actuellement toutes les barrières qui maintenaient ces espèces iliennes isolées jusqu’à présent. Ainsi, en Nouvelle-Zélande, il n’y avait pas de mammifères terrestres ; les espèces ayant évolué en l’absence de tels prédateurs s’avèrent donc incroyablement vulnérables aujourd’hui. Vous seriez stupéfiés par le nombre d’espèces d’oiseaux qui ont déjà disparu là-bas. Sans oublier celles qui subsistent encore, maintenant en grand danger.

Les régions longtemps isolées sont donc plus fragiles. De la même manière, les espèces disposant d’un habitat naturel très restreint, qui n’existent qu’à un seul endroit du monde, ont tendance à être extrêmement vulnérables aux changements en cours. Si leur habitat devait être détruit, elles n’auraient nulle part où aller et seraient vouées à disparaître.

Qu’est-ce qui prouve indiscutablement l’implication de l’Homme dans cette histoire – le fait que nous soyons a priori responsables de la sixième extinction ?

Je ne vois pas ce qui pourrait venir contredire le fait que nous sommes responsables des taux d’extinction élevés constatés. Très peu, voire aucune des extinctions d’espèces des 100 dernières années n’auraient eu lieu sans l’implication de l’Homme. Je n’ai jamais entendu personne dire : « Les taux d’extinctions ? Oh, rien de plus naturel, cela se serait produit avec ou sans les humains ! » Il n’y a pas vraiment de place pour le débat ici.

Si nous sommes en train d’appuyer sur la gâchette, avec quoi avons-nous donc chargé l’arme ?

Des milliers et des milliers d’articles scientifiques se sont penchés sur cette question. Ces munitions ne sont autres que la chasse, l’introduction d’espèces invasives, les évolutions climatiques. Nous touchons à nos standards géologiques. Nous modifions le fonctionnement de tous les océans. Nous changeons la surface de la planète. Nous détruisons des forêts entières et basons notre agriculture sur de la monoculture, néfaste pour de nombreuses espèces. Nous pêchons à outrance. Et la liste est encore longue.

Est-il encore possible de ralentir ce désastre qui cause la perte des espèces ?

Nous avons autant d’occasions de changer la planète dans le bon sens que d’occasions de la détruire ; pour chaque cas évoqué précédemment, on peur fournir une bibliothèque entière de rapports expliquant ce que nous pouvons faire pour améliorer les choses.

Prenons juste pour exemple les zones mortes découvertes dans les océans. Nous pourrions changer notre utilisation des fertilisants de bien des manières, au lieu de répandre du nitrogène dans les champs du Midwest américain, fertilisant qui se retrouve ensuite dans le fleuve Mississippi, qui l’amène jusque dans le Golfe du Mexique, où il est ensuite responsable de la formation de ces zones mortes.

En fait, la question que chacun devrait se poser est plutôt la suivante : les 7,3 milliards – qui passeront bientôt le seuil de 8, puis de 9 milliards – de gens peuplant cette planète auront-ils assez de place et de ressources pour cohabiter avec toutes les autres espèces ? N’allons-nous pas droit dans le mur en consommant quantités de ressources dont de nombreuses autres créatures ont aussi besoin ?

Combien de temps a-t-il fallu à la planète pour se remettre des cinq extinctions massives ?

Pour revenir aux niveaux de biodiversité d’avant cettcrise, il faut compter plusieurs millions d’années.

Il n’est donc pas impossible qu’à partir de maintenant, les êtres humains ne connaissent qu’un monde essayant de se remettre d’une crise d’extinction majeure, voire un monde plongé dans une de ces crises.

En effet, en sachant que les espèces vertébrées (et nous en faisons partie) ont une durée de vie moyenne d’un million d’années et que l’Homme a vécu 200 000 ans, soit 1/5 de ce million d’années, si vous précipitez une nouvelle extinction massive, vous ne pouvez pas vous attendre à ce que ces espèces actuelles soient encore représentées sur Terre lorsque la planète se sera rétablie. Et je n’évoque même pas la possibilité que les humains soient victimes de leur propre crise d’extinction massive.

Voilà une question intéressante : l’Homme pâtira-t-il de l’extinction massive qu’il provoque ?

Je n’irais pas jusqu’à avancer que l’on ne peut survivre à la disparition de très nombreuses espèces. Nous avons déjà prouvé que nous en étions capables. L’Homme a en effet une forte capacité d’adaptation. Mais au bout du compte, je pense que nous n’avons pas envie de connaître la réponse à cette question.

Deux grandes interrogations sont nées. La première : simplement parce que nous avons survécu à la disparition de X espèces, sommes-nous capables de garder cette trajectoire ? Ou bien mettons-nous finalement en péril lesu’à présent gardé l’Homme en vie ? Une bien grande question, au sérieux indiscutable.

Une autre question se pose : même si nous arrivons à survivre, est-ce vraiment le monde dans lequel nous voulons vivre ? Est-ce le monde que nous voulons léguer à nos enfants ? La portée de cette question est différente, mais toutes deux sont très sérieuses. Je dirais même qu’il n’y aurait pas de sujet plus sérieux.La sixième extinction massive a déjà commencé

17/12/2025 LUCA, notre ancêtre à tous

La vie serait appaeue sur la Terre, selon les paléogénéticienns , il y a environ 4 milliards d’années BP, soit quelqus 600 millions d’années après la formation de notre planète.

Mais voilà qu’une nouvelle étude, publiée le 15 décembre 2025 par , Darren Orf vient bousculer nos certitudes. Une équipe internationale de chercheurs a repoussé cette origine de plusieurs centaines de millions d’années en arrière.

Selon ces nouvelles données, cet organisme vivait probablement sur Terre il y a 4,2 milliards d’années. Cela signifie que la vie a émergé à peine 400 millions d’années après la naissance de la Terre. C’est incroyablement tôt, surtout quand on imagine les conditions de l’époque.

Alors, comment est-on arrivé à cette conclusion ? Les scientifiques ont dû procéder à l’envers, L’étude, publiée dans la revue Nature Ecology & Evolution, détaille comment ils ont procédé. Ils ont compté les mutations survenues depuis le moment où ces espèces partageaient un ancêtre commun dit LUCA.

En utilisant une équation génétique complexe basée sur le temps de séparation entre les espèces, ils ont déduit que LUCA devait vivre déjà sur Terre bien plus tôt que prévu. Cece le situe au milieu de l’Hadéen Hadéen — Wikipédia Il s’agissait d’une période invivable selon nos critères

L’ascendance commune de toute vie cellulaire est prouvée par plusieurs facteurs clés :

Edmund Moody, de l’Université de Bristol et auteur principal de l’étude, admet d’ailleurs la complexité de la tâche : « L’histoire évolutive des gènes est compliquée par leur échange entre les lignées. Nous devons utiliser des modèles évolutifs complexes pour réconcilier l’histoire des gènes avec la généalogie des espèces. »

LUCA : Un système immunitaire primitif et un écosystème déjà actif

Les chercheuuurs ont voulu savoir à quoi ressemblait la vie pour LUCA il y a 4,2 milliards d’années. Les analyses physiologiques suggèrent que, bien que LUCA fût un simple procaryote, il possédait probablement déjà un système immunitaire précoce. Ceci lui permettait se battre contre des virus primordiaux. Ceci prouve que la guerre entre la vie et les virus est donc aussi vieille que la vie elle-même

Tim Lenton, de l’Université d’ Exeter et co-auteur de l’étude, apporte un éclairage intéressant sur son environnement : « Il est clair que LUCA exploitait et modifiait son environnement, mais il est peu probable qu’il ait vécu seul cette aventure . Ses déchets devaient servir de nourriture à d’autres microbes, comme les méthanogènes . Cela aurait aidé à créer un « écosystème de recyclage ». On n’était donc pas face à un être solitaire solitaire perdu dans l’immensité hostile, mais probablement au début d’une communauté microscopique interdépendante.

Il faut remettre tout cela en perspective. On parle souvent de l’explosion cambrienne, survenue il y a environ 530 millions d’années, comme du moment où la vie complexe a vraiment démarré. Mais la véritable chronologie du vivant est infiniment plus longue. Si LUCA était là il y a 4,2 milliards d’années, l’histoire de la vie s’étend sur une durée presque inconcevable.

Cependant, même si LUCA est notre plus vieil ancêtre commun connu, cela ne signifie pas qu’il est la toute première étincelle de vie. Les scientifiques reconnaissent t qu’ils ne comprennent toujours pas comment la vie a évolué depuis ses origines absolues jusqu’aux premières communautés dont LUCA faisait partie.

D’autres études seront nécessaires pour plonger plus profondément dans cette histoire primordiale et découvrir exactement comment vous, moi, et n’importe quel être vivant, sommes arrivés où ils en sont

16/12/ 2025 Une guerre russe contre l’Europe

Pour quelles raisons la Russie serait contraine d’entrer en guerre contre l’Europe (selon Lavrov) ?

« La Russie n’a pas d’intention d’entrer en guerre contre l’Europe », a répété Sergueï Lavrovlei 10 décembre.. Mais celui-ci accuse les nations européennes de tenir un discours belliciste à l’encontre de la Russie. Il fixe deux « lignes rouges », dont le franchissement pourrait précipiter le déclenchement d’un conflit entre les Européens et Moscou :

 Comme le président Vladimir Poutine a insisté, nous n’avons pas l’intention d’entrer en guerre avec l’Europe. Nous n’en avons aucune envie. Mais nous répondrons à toute action hostile, notamment le déploiement d’une armée européenne en Ukraine et l’expropriation de territoires russes », a prévenu le ministre.

Dans le cas hypothétique où des militaires de l’Otan seraient déployés en Ukraine, Sergueï Lavrov a prévenu que son pays était « déjà préparé aux réponses adaptées » : « La diplomatie russe comprend parfaitement les enjeux. Nous travaillons pour accompagner les efforts du président Vladimir Poutine à assurer la sécurité russe au niveau de ses frontières ouest ».

Dans le même temps, Sergueï Lavrov a applaudi les initiatives de l’administration Trump en faveur de la paix en Ukraine, alors que Washington tente de convaincre Kiev d’accepter un plan de paix que de nombreux commentateurs jugent désavantageux pour l’Ukraine.

Récemment, le président russe Vladimir Poutine a jugé « ridicule » les accusations, portées par de nombreux responsables politiques et services de renseignement occidentaux, quant à un projet d’attaque russe contre un pays européen dans les années à venir.

Entre autres exemples, une note des services secrets danois, rendue publique en février dernier, alertait sur la possibilité d’une « guerre à grande échelle » en Europe d’ici cinq ans. Poutine a prévenu, fin novembre, que si l’Europe « souhaite et commence » un conflit armé, les Russes étaient « prêts dès maintenant ».

16/12/2025 Guerre de la Russie avec la France?

Pour quelles raisons la Russie serait contrainte d’entrer en guerre contre l’Europe (selon Lavrov)

« La Russie n’a pas d’intention d’entrer en guerre contre l’Europe », a répété Sergueï Lavrov le 10 décembre.. Mais celui-ci accuse les nations européennes de tenir un discours belliciste à l’encontre de la Russie. Il fixe deux « lignes rouges », dont le franchissement pourrait précipiter le déclenchement d’un conflit entre les Européens et Moscou :

 Comme le président Vladimir Poutine a insisté, nous n’avons pas l’intention d’entrer en guerre avec l’Europe. Nous n’en avons aucune envie. Mais nous répondrons à toute action hostile, notamment le déploiement d’une armée européenne en Ukraine et l’expropriation de territoires russes », a prévenu le ministre.

Dans le cas hypothétique où des militaires de l’Otan seraient déployés en Ukraine, Sergueï Lavrov a prévenu que son pays était « déjà préparé aux réponses adaptées » : « La diplomatie russe comprend parfaitement les enjeux. Nous travaillons pour accompagner les efforts du président Vladimir Poutine à assurer la sécurité russe au niveau de ses frontières ouest ».

Dans le même temps, Sergueï Lavrov a applaudi les initiatives de l’administration Trump en faveur de la paix en Ukraine, alors que Washington tente de convaincre Kiev d’accepter un plan de paix que de nombreux commentateurs jugent désavantageux pour l’Ukraine.

Récemment, le président russe Vladimir Poutine a jugé « ridicule » les accusations, portées par de nombreux responsables politiques et services de renseignement occidentaux, quant à un projet d’attaque russe contre un pays européen dans les années à venir.

Entre autres exemples, une note des services secrets danois, rendue publique en février dernier, alertait sur la possibilité d’une « guerre à grande échelle » en Europe d’ici cinq ans. Poutine a prévenu, fin novembre, que si l’Europe « souhaite et commence » un conflit armé, les Russes étaient « prêts dès maintenant ».

Mais seule la France avec son armement nucléaire représente une menace pour la Russie. Lavrov envisage-t-il un conflit nucléaire avec la France ?

15/12/2025 Première simulation d’un trou noir cosmique

Les trous noirs, ces objets cosmiques dont même la lumière ne peut s’échapper, restent par définition invisibles à nos yeux. Comment alors comprendre leur comportement ? Une équipe d’astrophysiciens a fait un pas de géant en créant les simulations les plus détaillées à ce jour de la matière tombant dans un trou noir.

Publiée dans The Astrophysical Journal, cette étude utilise des supercalculateurs de dernière génération pour modéliser l’accrétion avec une physique complète, incluant la relativité générale et le rayonnement. C’est ainsi que, pour la première fois, les comportements observés dans l’Univers sont reproduits avec fidélité, offrant une fenêtre sur des phénomènes autrefois hors de portée.

Premières simulations de l’accrétion des trous noirs incluant la relativité générale et le rayonnement, reproduisant des comportements observés dans l’Univers. Crédit: Stock

Cette réussite a nécessité l’accès à des machines exaflopiques comme Frontier et Aurora. Ces ordinateurs, occupant des salles entières, peuvent effectuer des quintillions d’opérations par seconde. De plus, les chercheurs ont développé des algorithmes innovants qui résolvent directement les équations sans recourir à des approximations simplificatrices, ce qui marque une avancée technique significative.

Alors que les modèles antérieurs traitaient souvent le rayonnement comme un fluide, ce qui ne correspondait pas à sa réalité, la nouvelle approche le considère tel qu’il est. Cette précision est fondamentale près de l’horizon des trous noirs où l’espace-temps est déformé et les interactions sont fortes, permettant une représentation plus exacte des processus physiques.

Coupe transversale d’un trou noir en accrétion montrant la densité du gaz, avec un disque thermique stable malgré la turbulence. Crédit: Zhang et al. (2025)
Ces simulations se concentrent sur les trous noirs de masse stellaire, environ dix fois plus massifs que le Soleil. Elles révèlent la formation de disques turbulents, de vents puissants et de jets. De fait, les résultats s’alignent parfaitement avec les données spectrales des observations, offrant une validation solide pour interpréter ces objets lointains avec plus de confiance.

Par la suite, l’équipe prévoit d’étendre ce modèle aux trous noirs supermassifs, qui influencent l’évolution des galaxies. Adapter les calculs à différentes températures et densités ouvrira de nouvelles perspectives.

Ce succès est le fruit d’années de travail en mathématiques appliquées et en codage, impliquant des collaborateurs de plusieurs institutions. Un membre de l’équipe indique que l’étape suivante est de tirer pleinement parti des découvertes scientifiques émergentes, ce qui pourrait transformer notre compréhension des systèmes d’accrétion.

Comportement du gaz et des champs magnétiques autour d’un trou noir en rotation rapide, avec un jet guidé par des champs spirales. Crédit: Zhang et al. (2025)

Les disques d’accrétion: ce qui rend les trous noirs « lumineux »

Les disques d’accrétion sont des structures de matière qui tournent autour des trous noirs, formées lorsque du gaz et de la poussière sont attirés par leur gravité intense. Ce processus génère d’énormes quantités d’énergie sous forme de rayonnement, ce qui rend les trous noirs visibles indirectement depuis la Terre. Sans ces disques, ces objets resteraient complètement noirs et indétectables.

La formation de ces disques dépend de la vitesse à laquelle la matière tombe et des interactions magnétiques. Près du trou noir, les forces gravitationnelles créent une friction qui chauffe la matière à des températures extrêmes, émettant des rayons X et d’autres formes de lumière. Cela permet aux astronomes d’étudier les propriétés des trous noirs, comme leur masse ou leur rotation, grâce à des télescopes spécialisés.

Comprendre les disques d’accrétion est central pour expliquer comment les trous noirs influencent leur environnement. Ils peuvent lancer des jets de particules à haute énergie et des vents qui affectent la formation d’étoiles proches. Les simulations récentes aident à prédire ces phénomènes, reliant les observations à la théorie physique pour

14/12/2025 Que veut l’Iran ?

Le monde s’intéresse peu à l’Iran depuis la fin de la guerre des Douze Jours, mais la menace que ce pays représente s’est considérablement accrue. Pendant que les médias focalisaient sur d’autres crises, l’Iran a accéléré sa production de missiles balistiques à une vitesse fulgurante. Le régime iranien a annoncé fièrement la fabrication de vastes quantités de missiles, l’expansion de ses chaînes d’assemblage et se vante ouvertement de l’importance de son arsenal. L’Iran ne cherche pas à dissimuler ces avancées ; il les affiche avec fierté. Malgré une sécheresse dévastatrice, le régime semble enhardi, renforcé et déterminé.

« La puissance balistique iranienne actuelle surpasse largement celle de la guerre des Douze Jours », a récemment déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Le ministre de la Défense, le général de brigade Aziz Nasirzadeh, a confirmé : « la production de défense iranienne s’est améliorée en quantité comme en qualité par rapport à la période qui précédait la guerre des Douze Jours imposée par Israël en juin », a-t-il déclaré. Il a insisté sur le rythme sans précédent de production de nouveaux missiles. Le gouvernement semble croire qu’il a le vent en poupe et parait impatient de le montrer.

Certains politiciens et analystes dédaignent ces déclarations et les expliquent par une volonté d’intimidation, ou par le désir de prévenir une attaque ou encore par le désir de l’Iran de maintenir son influence régionale. En réalité, la production de missiles iranienne ne peut avoir qu’un seul but : mener une nouvelle guerre, directement ou par l’intermédiaire de ses alliés. Le régime possède un lourd passif en matière de tirs de missiles : bases militaires américaines, diverses cibles en Irak, villes d’Israël et aussi contre le Qatar. L’Iran a également fourni des missiles balistiques à des groupes armés tels que les Houthis au Yémen et a livré à la Russie des technologies de missiles et de drones destinées à être utilisées contre l’Ukraine. Les alliés de l’Iran ont lancé des missiles sur des aéroports civils, des navires commerciaux, des villes et des infrastructures dans toute la région. Quiconque interprète cette escalade comme une mesure « défensive » s’aveugle devant des décennies d’agressivité.

L’Iran n’est pas peu fier d’affirmer que bien des villes américaines, nombre de capitales européennes et diverses cibles à travers le Moyen-Orient sont à portée de ses tirs. Les responsables iraniens dissimulent moins que jamais leur volonté d’anéantir Israël. Le développement de missiles apparaît aujourd’hui comme la pierre angulaire d’une stratégie militaire destinée à compenser d’importantes lacunes conventionnelles. Et si l’Iran équipait l’un de ces missiles d’une ogive nucléaire ? Le créneau qui permettrait de limiter les capacités iraniennes s’amenuise rapidement. Les Etats-Unis auraient dû laisser Israël continuer d’agir militairement après le démantèlement de trois centrales nucléaires iraniennes par l’administration Trump. Benjamin Netanyahu, sait ce qu’il fait.

L’Occident aurait intérêt élaborer une option militaire crédible : faire savoir à l’Iran que son expansion balistique, ses menaces et sa prolifération ne demeureront pas sans riposte directe et ferme. Cela impliquerait de savoir très précisément quelles usines développent, assemblent, testent et distribuent ces missiles balistiques et de transformer cette information en objectif stratégique.

La deuxième étape passe par des sanctions globales et implacables. Toute personne physique ou morale, banque étrangère ou entité gouvernementale impliquée dans le soutien au programme de missiles balistiques iranien pourrait être pénalisée sans délai. Les fournisseurs de matières premières, les réseaux de transport, les sociétés écrans et les institutions financières qui aident l’Iran à contourner l’embargo devraient également être visés. Pour être dissuasives, ces sanctions doivent inclure le gel des avoirs à l’étranger, l’interdiction d’accès aux systèmes bancaires internationaux et l’imposition de restrictions commerciales totales à toute entreprise ou tout pays soutenant le programme de missiles iranien.

L’idéal serait d’empêcher ou de restreindre drastiquement les ventes de pétrole iranien afin de paralyser la capacité de l’Iran à maintenir une production rapide de missiles. Cela implique d’exercer une forte pression diplomatique sur les principaux acheteurs de l’Iran pour qu’ils cessent leurs importations. Chaque baril de pétrole iranien vendu finance directement les composants de missiles, les livraisons d’armes à des groupes armés, les flottes de drones et les opérations de déstabilisation dans toute la région.

Les missiles iraniens ne sont pas confinés à l’Iran. Ils sont distribués à des organisations militantes opérant loin du territoire iranien, étendant ainsi la portée de Téhéran. Si l’Occident souhaite réellement endiguer l’expansion balistique iranienne, le démantèlement de ces réseaux doit faire partie intégrante de sa stratégie. Chaque cargaison interceptée retarde les ambitions de Téhéran et affaiblit sa capacité à semer la menace.

L’arsenal de missiles iranien était déjà conséquent avant la guerre des Douze Jours, mais il est aujourd’hui bien plus important, plus sophistiqué et se développe à un rythme sans précédent. La confiance et l’agressivité du régime vont de pair avec sa capacité de production. Il est crucial d’agir avant que ces missiles ne redessinent le paysage géopolitique d’une manière irréversible. Le seul moyen de stopper cette expansion est de conjuguer une option militaire crédible à un régime de sanctions sévères qui stoppe les revenus pétroliers du régime et cible chaque maillon de son réseau de prolifération. Interdire à l’Iran de devenir plus fort, plus dangereux et plus audacieux est vital. Les enjeux sont mondiaux et concernent toutes les nations qui se réclament d’un monde libre et sûr.

Source

Majid Rafizadeh, docteur en sciences politiques et analyste diplômé de Harvard, est membre du comité de rédaction de la Harvard International Review. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la politique étrangère américaine. Vous pouvez le contacter à l’adresse suivante : dr.rafizadeh@post.harvard.edu

Pourquoie de la vie sur la Terre ?

Encore aujourd’hui il n’est pas possible de préciser  pour quelles raisons et comment la vie est apparue sur Terre il y a quelques 4milliards d’années. Cela tient au fait que aujour’hui encore il n’existe pas de définition scientifique de la vie.

cependant la génétique moléculaire a montré que tousles organismes vivants descendent d’un ancêtre commun dit LUCA, Last unniversal common ancestor.qui fut nommé LUCA.

Comme l’âge de a Terre est d’environ 5,5 milliars d’années, ceci signibi lisignifie que les composants chimiques de la vie se sont spontanément assembés durant  les 500 premiers millions  d’années de la Terre. Cette question était déja débattue par les généticiens qui cherchaient à comprend comment les premierses ADN ca caractéistiques de la vie ont pu résulter de l’agragationtoion des ADN primitifs

mifs.

Wikipedia

L’acide désoxyribonucléique, ou ADN, est une macromolécule biologique présente dans presque toutes[a] les cellules ainsi que chez de nombreux virus. L’ADN contient toute l’information génétique, appelée génome, permettant le développement, le fonctionnement et la reproduction des êtres vivants. C’est un acide nucléique, au même titre que l’acide ribonucléique (ARN). Les acides nucléiques sont, avec les peptides et les glucides, l’une des trois grandes familles de biopolymères essentiels à toutes les formes de vie connues.

Les molécules d’ADN des cellules vivantes sont formées de deux brins antiparallèles enroulés l’un autour de l’autre pour former une double hélice. On dit que l’ADN est bicaténaire, ou double brin. Chacun de ces brins est un polymère appelé polynucléotide. Chaque monomère qui le constitue est un nucléotide, lequel est formé d’une base nucléique, ou base azotée — adénine (A), cytosine (C), guanine (G) ou thymine (T) — liée à un ose — ici, le désoxyribose — lui-même lié à un groupe phosphate. Les nucléotides polymérisés sont unis les uns aux autres par des liaisons covalentes entre le désoxyribose d’un nucléotide et le groupe phosphate du nucléotide suivant, formant ainsi une chaîne où alternent oses et phosphates, avec des bases nucléiques liées chacune à un ose. L’ordre dans lequel se succèdent les nucléotides le long d’un brin d’ADN constitue la séquence de ce brin. C’est cette séquence qui porte l’information génétique. Celle-ci est structurée en gènes, qui sont exprimés à travers la transcription en ARN. Ces ARN peuvent être non codants — ARN de transfert et ARN ribosomique notamment — ou bien codants : il s’agit dans ce cas d’ARN messagers, qui sont traduits en protéines par des ribosomes. La succession des bases nucléiques sur l’ADN détermine la succession des acides aminés qui constituent les protéines issues de ces gènes. La correspondance entre bases nucléiques et acides aminés est le code génétique. L’ensemble des gènes d’un organisme constitue son génome.

Voir Michal Brahic Unexpecter origins New Scientist 6 december 2025

(à suivre)

12/12/2025 Nouvelle frappe ukrainienne en Russie

Une nouvelle étape du conflit russo‑ukrainien a émergé ce week‑end avec l’annonce du renseignement militaire ukrainien (HUR) d’une opération visant l’oléoduc Koltsevoy, dans le district de Ramenski, à environ cinquante kilomètres de Moscou. Ce raid s’ajoute à une série d’attaques entre les deux pays et illustre l’intensification des affrontements. La destruction de l’oléoduc, qui approvisionnait l’armée russe en carburants, représente un coup dur pour les chaînes d’approvisionnement militaires russes, selon Kyrylo Budanov, chef du HUR, cité par Euronews.

Un coup porté à la logistique russe ?

Vendredi soir, trois tronçons de l’oléoduc Koltsevoy, long de 400 km et vital pour le transport de carburant, ont été détruits. Cet oléoduc alimente l’armée russe en essence, en gazole (avec une capacité de 2 800 000 tonnes par an) et en kérosène, issus des raffineries de Riazan, Nijni Novgorod et Moscou. Selon le HUR, les conséquences de cette opération sont encore plus lourdes que celles des sanctions imposées à la Russie. Le communiqué, publié sur Telegram, a rapidement mis en lumière cet acte de guerre asymétrique.

Cet evènement illustre le thèses selon laquelle l’Ukraine serait un proxy du Pentagone dans sa guerre discrète avec la Russie

12/12/2025 Les neurones du plaisir sexuel

La moelle épinière module l’excitation, captant les informations sensorielles ; le cerveau déclenche l’envie, lorsqu’il y a contact physique ; un festival d’hormones se synchronisent dans le cerveau, contractant les muscles et libérant le plaisir… Ainsi se dessinent les chemins neuronaux du désir, sous la forme de trois phénomènes neuronaux, selon quatre expériences menées coup sur coup et publiées dans de grandes revues scientifiques. Et elles ne sont pas les seules. Citons par exemple cette étude de 2023, menée à l’Institut chinois de recherche sur le cerveau, qui révèle les ressorts neuronaux de la satiété sexuelle. Ou cette grande revue publiée l’été dernier par le neuroscientifique James Pfaus, à l’université Charles de Prague, qui dresse le bilan de l’impressionnante bouffée d’opioïdes libérée dans le système nerveux lors de l’orgasme (endorphines, enképhalines, dynorphines et de nombreux autres peptides…).

Mystérieuse alchimie

Oui, un vent d’excitation souffle sur les neurosciences. Un désir de comprendre… le désir. De dévoiler la sexualité dans son ensemble, dans toute sa mystérieuse alchimie, depuis l’attirance jusqu’à l’apaisement, en passant par la progressive montée de l’excitation, sans oublier les moments où l’envie s’en va. En l’espace de quelques mois, ces études remarquables par leur sophistication technique sont venues émoustiller un domaine de recherche qui était, il faut bien le dire, un peu assoupi.

L’exploration de la sexualité humaine avait pourtant bien commencé : dès les années 1950, le zoologiste Alfred Kinsey bousculait une Amérique puritaine en décortiquant la vie sexuelle de milliers d’hommes et de femmes sur la base d’entretiens minutieux. En 1966, les sexologues William Masters et Virginia Johnson allaient même jusqu’à étudier des êtres humains pendant l’acte sexuel. Dans les années qui suivent, on mesure l’érection, la lubrification vaginale…

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