10/01/2026Un nouveau partage du monde

Donald Trump a célébré la nouvelle année en marquant son territoire et en ouvrant la porte à un nouveau partage du monde entre Washington, Moscou et Pékin. L’Europe, tétanisée, prend acte par son silence approbateur de la mort du droit international.

Donald Trump et les hauts responsables de son administration ont salué l’opération « Détermination absolue » – le raid sur Caracas et la capture et l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro, le 3 janvier 2026 – comme un succès militaire exceptionnel. On peut tout aussi aisément affirmer qu’il s’agit d’une violation flagrante et éhontée du droit international, qui marque une nouvelle érosion de ce qui reste de l’ordre international.

Mais la tentation pour la Maison Blanche est désormais de crier victoire et de passer rapidement à d’autres cibles, alors que le monde est encore sous le choc de l’audace dont a fait preuve le président américain en kidnappant un dirigeant étranger en exercice. Les populations et les dirigeants de Cuba (depuis longtemps une obsession pour le secrétaire d’État de Trump Marco Rubio), de Colombie (le plus grand fournisseur de cocaïne des États-Unis) et du Mexique (la principale voie d’entrée du fentanyl aux États-Unis) ont des raisons de s’inquiéter sérieusement pour leur avenir dans un monde trumpien.

Il en va de même pour les Groenlandais, en particulier à la lumière des commentaires de Trump ce week-end selon lesquels les États-Unis « ont besoin du Groenland du point de vue de leur sécurité nationale ». Sans parler du tweet alarmant de Katie Miller, influente membre du mouvement MAGA et épouse de Stephen Miller, l’influent chef de cabinet adjoint de Trump, montrant une carte du Groenland aux couleurs du drapeau américain.

Et ce n’est pas la réaction timide de la plupart des responsables européens qui freinera le président américain dans son élan. Celle-ci est extrêmement déconcertante, car elle révèle que les plus ardents défenseurs du droit international semblent avoir renoncé à prétendre qu’il a encore de l’importance.

La cheffe de la politique étrangère de l’Union européenne (UE), Kaja Kallas a été la première à réagir, avec un message qui commençait par souligner le manque de légitimité de Maduro en tant que président et se terminait par l’expression de sa préoccupation pour les citoyens européens au Venezuela. Elle a du bout des lèvres réussi à ajouter que « les principes du droit international et de la charte des Nations unies doivent être respectés ». Cette dernière partie apparaissait comme une réflexion après coup, ce qui était probablement le cas.

La déclaration commune ultérieure de 26 États membres de l’UE (soit tous les États membres sauf la Hongrie) était tout aussi équivoque et ne condamnait pas explicitement la violation du droit international par Washington.

Le premier ministre britannique Keir Starmer a pour sa part axé sa déclaration sur le fait que « le Royaume-Uni soutient depuis longtemps une transition au Venezuela », qu’il « considère Maduro comme un président illégitime » et qu’il « ne versera pas de larmes sur la fin de son régime ». Avant de conclure en exprimant son souhait d’une « transition sûre et pacifique vers un gouvernement légitime qui reflète la volonté du peuple vénézuélien », l’ancien avocat spécialisé dans les droits humains a brièvement réitéré son « soutien au droit international ».

Le chancelier allemand Friedrich Merz remporte toutefois la palme. Tout en faisant des commentaires similaires sur le défaut de légitimité de Maduro et l’importance d’une transition au Venezuela, il a finalement souligné que l’évaluation juridique de l’opération américaine était complexe et que l’Allemagne « prendrait son temps » pour le faire.

Le point de vue de Moscou et Pékin

Alors que l’Amérique latine était partagée entre enthousiasme et inquiétude, les condamnations les plus virulentes sont venues de Moscou et de Pékin.

Le président russe Vladimir Poutine avait manifesté son soutien à Maduro dès le début du mois de décembre. Dans une déclaration publiée le 3 janvier, le ministère russe des affaires étrangères se contentait initialement d’apporter son soutien aux efforts visant à résoudre la crise « par le dialogue ». Dans des communiqués de presse ultérieurs, la Russie a adopté une position plus ferme, exigeant que Washington « libère le président légitimement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse ».

La Chine a également exprimé son inquiétude quant à l’opération américaine, la qualifiant de « violation flagrante du droit international ». Un porte-parole du ministère des affaires étrangères a exhorté Washington à « garantir la sécurité personnelle du président Nicolas Maduro et de son épouse, à les libérer immédiatement, à cesser de renverser le gouvernement du Venezuela et à résoudre les problèmes par le dialogue et la négociation ».

La position de Moscou, en particulier, est bien sûr profondément hypocrite. Certes condamner l’opération américaine comme étant une « violation inacceptable de la souveraineté d’un État indépendant » est peut-être justifié. Mais cela n’est guère crédible au vu de la guerre que Moscou mène depuis dix ans contre l’Ukraine, qui s’est traduite par l’occupation illégale et l’annexion de près de 20 % du territoire ukrainien.

La Chine, quant à elle, peut désormais avoir le beurre et l’argent du beurre à Taïwan, qui, contrairement au Venezuela, n’est pas largement reconnu comme un État souverain et indépendant. Le changement de régime apparaissant de nouveau à l’ordre du jour international comme une entreprise politique légitime, il ne reste plus grand-chose, du point de vue de Pékin, qui pourrait s’opposer à la réunification, si nécessaire par la force.

Les actions de Trump contre le Venezuela n’ont peut-être pas accéléré les plans chinois de réunification par la force, mais elles n’ont guère contribué à les dissuader. Cet épisode va probablement encourager la Chine à montrer plus d’assurance en mer de Chine méridionale.

Le partage du monde

Tout cela laisse présager un nouveau glissement progressif des intérêts des grandes puissances américaine, chinoise et russe, qui souhaitent disposer de sphères d’influence dans lesquelles elles peuvent agir à leur guise. Car si la Chine et la Russie ne peuvent pas faire grand-chose pour leur allié Maduro, désormais destitué, c’est aussi parce qu’il n’existe aucun moyen simple de délimiter où commence une sphère d’influence et où finit une autre.

La perspective d’un partage du monde entre Washington, Moscou et Pékin explique aussi l’absence d’indignation européenne face à l’opération menée par Trump contre le Venezuela. Elle témoigne de sa prise de conscience que l’ère de l’ordre international libre et démocratique est bel et bien révolue. L’Europe n’est pas en position d’adopter une posture qui lui ferait risquer d’être abandonnée par Trump et assignée à la sphère d’influence de Poutine.

Au contraire, les dirigeants européens feront tout leur possible pour passer sous silence leurs divergences avec les États-Unis et tenteront de tirer parti d’une remarque presque anodine faite par Trump à la fin de sa conférence de presse samedi 3 janvier, selon laquelle il n’est « pas fan » de Poutine.

Ce qui importe désormais pour l’Europe, ce ne sont plus les subtilités des règles internationales. Il s’agit dorénavant de garder les États-Unis et leur président imprévisible de son côté, dans l’espoir de pouvoir défendre l’Ukraine et de dissuader la Russie de commettre de nouvelles agressions.

Ces efforts pour accommoder le président américain ne fonctionneront que dans une certaine mesure. La décision de Trump de réaffirmer son ambition d’annexer le Groenland, dont il convoite les vastes ressources minérales essentielles, s’inscrit dans sa vision d’une domination absolue dans l’hémisphère occidental.

Cette renaissance de la doctrine Monroe vieille de deux siècles (rebaptisée par Trump « doctrine Donroe ») a été exposée dans la nouvelle stratégie de sécurité nationale américaine en décembre 2025. Elle ne s’arrête clairement pas au changement de régime au Venezuela.

La stratégie vise à « rétablir les conditions d’une stabilité stratégique sur le continent eurasien » ou à « atténuer le risque de conflit entre la Russie et les États européens ». Mais déstabiliser davantage l’alliance transatlantique en menaçant l’intégrité territoriale du Danemark au sujet du Groenland et en abandonnant peut-être l’Europe et l’Ukraine aux desseins impériaux du Kremlin risque d’avoir l’effet inverse.

De même, si l’incursion au Venezuela encourage les revendications territoriales chinoises en mer de Chine méridionale et éventuellement une action contre Taïwan, elle ne permettra guère d’atteindre l’objectif américain, énoncé dans la stratégie de sécurité nationale, qui consiste à prévenir une confrontation militaire avec son rival géopolitique le plus important.

À l’instar des autres tentatives de changement de régime menées par les États-Unis depuis la fin de la guerre froide, l’action américaine au Venezuela risque d’être une initiative qui isolera le pays et se retournera contre lui. Elle marque le retour de la loi de la jungle, pour laquelle les États-Unis, et une grande partie du reste du monde, finiront par payer un lourd tribut.

09/01/2026. Un amas de galaxies jamais observé à ce jour

Depuis qu’ils l’ont découvert, les astronomes s’étonnent de ce qu’ils observent de cet amas de galaxies qui évoluent dans l’Univers lointain. Et ils viennent juste d’y faire une découverte déconcertante de plus. Une découverte qui pourrait remettre en question leurs modèles cosmologiques.

Dans la Voie lactée, il s’allume environ une étoile nouvelle chaque année ! Alors, imaginez la surprise des astronomes lorsqu’ils ont découvert, il y a quelques temps déjà – ils en ont parlé dans un article publié par la revue Nature -, un amas de galaxies qui donnait naissance tous les ans à des milliers d’étoiles. Un amas de galaxies évoluant, qui plus est, à quelque 12 milliards d’années-lumière de la Terre. Soit dans un Univers qui n’avait pas plus de 1,4 milliard

En 2018, les chercheurs ont baptisé cet amas SPT2349-56. Ils estimaient alors qu’il se composait de 14 jeunes galaxies regroupées dans une région à peine trois fois plus grande que notre Voie lactée. Comme une concentration extrêmement dense de galaxies chaudes se dirigeant les unes vers les autres dans un élan dit de « méga-fusion » susceptible de donner naissance, en bout de processus, à une immense galaxie.

Aujourd’hui, une équipe de l’université de Colombie-Britannique (Canada) annonce avoir fait, au sujet de cet amas de galaxies, une nouvelle découverte inattendue. Tellement inattendue que les astronomes n’en ont, pendant plusieurs mois, pas cru leurs yeux. Ils semblent pourtant bel et bien avoir découvert, au cœur de SPT2349-56, un gaz brûlant et omniprésent qui pourrait bouleverser les modèles actuels de formation de tels amas.

Précisons que les chercheurs estiment désormais que le noyau de SPT2349-56 s’étend sur environ 500 000 années-lumière de diamètre. C’est environ 5 fois plus que celui de la Voie lactée. Et de l’ordre de la taille du halo qui entoure notre Galaxie. L’amas contient par ailleurs plus de 30 galaxies actives et il forme des étoiles plus de 5 000 fois plus vite que la Voie lactée.

Reference

  • Published: 25 April 2018
  • A massive core for a cluster of galaxies at a redshift of 4.3T. B.
  • Miller, and others

Nature volume 556, pages 469–472 (2018)Cite this article

Abstract

Massive galaxy clusters have been found that date to times as early as three billion years after the Big Bang, containing stars that formed at even earlier epochs1,2,3. The high-redshift progenitors of these galaxy clusters—termed ‘protoclusters’—can be identified in cosmological simulations that have the highest overdensities (greater-than-average densities) of dark matter4,5,6. Protoclusters are expected to contain extremely massive galaxies that can be observed as luminous starbursts7. However, recent detections of possible protoclusters hosting such starbursts8,9,10,11 do not support the kind of rapid cluster-core formation expected from simulations12: the structures observed contain only a handful of starbursting galaxies spread throughout a broad region, with poor evidence for eventual collapse into a protocluster. Here we report observations of carbon monoxide and ionized carbon emission from the source SPT2349-56. We find that this source consists of at least 14 gas-rich galaxies, all lying at redshifts of 4.31. We demonstrate that each of these galaxies is forming stars between 50 and 1,000 times more quickly than our own Milky Way, and that all are located within a projected region that is only around 130 kiloparsecs in diameter. This galaxy surface density is more than ten times the average blank-field value (integrated over all redshifts), and more than 1,000 times the average field volume density. The velocity dispersion (approximately 410 kilometres per second) of these galaxies and the enormous gas and star-formation densities suggest that this system represents the core of a cluster of galaxies that was already at an advanced stage of formation when the Universe was only 1.4 billion years old. A comparison with other known protoclusters at high redshifts shows that SPT2349-56 could be building one of the most massive structures in the Universe today.

08/01/2125 La mission Dragon fly de la Nasa

La mission Dragonfly de la Nasa, qui survolera les sables de Titan, une lune de Saturne, est retardée d’un an, avec un lancement désormais prévu pour 2028.

C’est le défi le plus fou et le plus lointain de la Nasa : poser un robot sur Titan, l’une des lunes satellites de Saturne. Pour donner une idée du challenge, Saturne est dix fois plus loin que Mars où Perseverance et Ingenuity ont atterri il y a bientôt quatre ans, et où l’homme espère poser un pied en 2030. Malheureusement, le défi est si compliqué que l’agence spatiale américaine a décidé de repousser cette mission à 2028.

Baptisée Dragonfly, cette mission dite « nucléaire » ne décollera pas en 2027, et dans le meilleur des cas, la Nasa fixe désormais à juillet 2028 le lancement de la fusée vers Titan, située à 1,2 million de kilomètres de Saturne. Ce qui signifie que l’appareil  devrait y atterrir sept ans plus tard, en 2035 ! Space.com cite « l’incertitude budgétaire » comme raison de ce report, et c’est ce qu’a confirmé Lori Glaze, la directrice de la division des sciences planétaires.

Un problème financier

Au sortir de la réunion du 28 novembre dernier, elle a indiqué que la confirmation formelle de Dragonfly et l’établissement officiel des coûts et du calendrier de la mission par le Conseil de gestion du programme de l’agence (APMC) de la Nasa avaient été reportés en raison de l’incertitude sur le montant des fonds disponibles pour le projet. Cette commission examinera à nouveau le projet au printemps 2024 après la proposition de budget de la NASA pour 2025.

Il n’en demeure pas moins que le développement de Dragonfly se poursuit, et il s’agit de finaliser la conception de ce drone rotatif à propulsion nucléaire de la taille d’une voitur. et exploité par le Johns Hopkins Applied Physics Laboratory (APL) à Laurel, dans le Maryland, ce drone embarquera des caméras, des capteurs et des échantillonneurs pour partager un maximum d’informations sur le sol de Titan. Des tests en cours en soufflerie et dans le désert

Plusieurs composants de Dragonfly, tels que ses systèmes de contrôle et de navigation, ont déjà subi des essais dans les déserts de Californie, spécifiquement choisis pour leur similitude avec les dunes de sable de Titan. De plus, des évaluations ont déjà eu lieu dans les souffleries du Langley Research Center de la NASA. Un modèle grandeur nature a également subi des tests dans la vaste chambre Titan de l’APL de Johns Hopkins, reproduisant les conditions glaciales et les pressions atmosphériques présentes dans l’environnement

08/01/2026 Sanctions américaines contre la Russie et pétroliers fantômes

La Russie, soumises aux sanctions américaines s’efforcent actuellement d’y échapper. Dans ce but, elles exporte son pétrole vers des pays amalliés, notamment la Chine. Elle utilise pour cela une centaine de pétrolies fournis par cespays et non enregistrés. On parle d’une « flotte fantôme. Les EtatsUnisn sont oblgésde réagir . D’ou l’incident récent avec le pétrolioer Les Etats-Unis s’efforcent d’intercepter un pétrolier battant pavillon russe et dont l’activité est liée au Venezuela après une traque de plus de deux semaines dans l’Atlantique, ont déclaré mercredi deux responsables

Ce pétrolier sous sanctions américaines, appelé initialement Bella-1 et désormais enregistré sous le nom de Marinera, avait dans un premier temps échappé au blocus maritime imposé par les Etats-Unis au Venezuela et son équipage avait refusé de laisser les garde-côtes américains monter à son bord.

L’opération en cours est conduite par l’US Coast Guard et l’armée américaine, ont dit les deux responsables ayant requis l’anonymat.

Des bâtiments de la marine militaire russe, dont un sous-marin, naviguaient dans les parages au moment de l’intervention, ont-ils ajouté.

Cité par les médias d’Etat russes, le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que le pétrolier se trouvait dans les eaux internationales et respectait le droit maritime international. Il a réclamé que soit respectée sa liberté de navigati

Annexe

Les sanctions contre la Russie, imposées principalement par l’Union européenne et d’autres pays, visent à répondre à l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine et à exercer une pression économique sur le pays.

Contexte des Sanctions

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, l’Union européenne a adopté des sanctions massives et sans précédent. Ces mesures s’ajoutent aux sanctions déjà en place depuis 2014, suite à l’annexion de la Crimée par la Russie. Les sanctions comprennent des restrictions économiques, des sanctions individuelles, des mesures diplomatiques et des restrictions en matière de visas. 

Types de Sanctions

  1. Sanctions Économiques: Celles-ci incluent des restrictions sur les échanges commerciaux, l’interdiction d’exporter certaines marchandises vers la Russie, et des limitations sur les importations de produits russes, notamment le pétrole.  1
  2. Sanctions Individuelles: Plus de 2 700 personnes et entités ont été sanctionnées, y compris des responsables politiques, des oligarques et des entreprises liées à l’agression militaire.  1
  3. Sanctions Diplomatiques: Ces mesures visent à isoler la Russie sur la scène internationale et à limiter ses interactions diplomatiques.  1
  4. Source 1

Impact des Sanctions

Les sanctions ont eu un impact significatif sur l’économie russe, entraînant une récession et des difficultés économiques. Cependant, la Russie a également mis en place des contre-sanctions, y compris un embargo alimentaire, et a tenté de diversifier ses partenariats économiques. En 2023, la croissance économique de la Russie a été maintenue à environ 4 %, mais des défis structurels persistent, notamment une pénurie de main-d’œuvre et des difficultés d’investissement. 

Wikipedia

07/01/2026 Avancés vers la fusion nucléaire

La fusion nuclaire représente l’avenir du nucléaire en tant que source dénergie. Elle remplacera l’actuellef fission d’un atome d’Uranium par la fusion de deus atomes de cecelui-ci. Mais le procédé est générateur de chaleur, analogue à celle rêgnant à la surface du soleil. Il est donc nécessaire de le refroidir.

La fission nucléaire se produit lorsqu’un noyau lourd, comme l’uranium-235 ou le plutonium-239, absorbe un neutron et devient instable. Ce noyau se scinde alors en deux noyaux plus légers, accompagnée de la libération de plusieurs neutrons et d’une énergie considérable, environ 200 MeV par fission. Ce phénomène peut entraîner une réaction en chaîne, où les neutrons libérés provoquent d’autres fissions, générant encore plus d’énergie.  A l’opposé, se trouve la fusion. Deux arotomes légers, comme ceux du deutérium et du tritium, se combinent pour former un noyau pllourd, généralement de l’hélium. Ce processus libère une quantité d’énergibien plus importante, bien plus que  celle de la fission nucléaire La fusion est la source d’énergie des étoiles Elle permet  aux noyaux de surmonter leur répulsion électrostatique. 

Avantages de la fusion nucléaire

Abondance des ressources: Les matières premières nécessaires à la fusion, comme le lithium, sont largement disponibles et pourraient théoriquement soutenila production d’énergie pendant des millions d’années.

Énergie propre: Les produits de la fusion, principalement de l’hélium, ne sont pas radioactifs, contrairement aux déchets de la fission nucléaire. Cela en fait une source d’énergie potentiellement plus propre et durable. 

Avancés vers la fusion

  1. Des avancées significatives ont été réalisées dans la recherche sur la fusion nucléaire. Par exemple, des équipes françaises ont récemment établi un nouveau record en maintenant un plasma de fusion à des températures de plusieurs dizaines de millions de degrés pendant plus de 22 minutes, ce qui est crucial pour le projet ITER, qui vise à démontrer la faisabilité de la fusion comme source d’énergie. Plus récemment, un petit miracle s’est produit dans le sud de la France. Dans un réacteur expérimental, un changement de matériau a tout changé. On est passé du carbone au tungstène, ce métal méconnu, et les résultats sont prometteurs.

En Provence, se trouve un réacteur un peu particulier nommé WEST, acronyme pour Tungsten (W) Environment in Steady-state Tokamak. C’est le successeur du vieux Tore Supra. Les opérateurss ont fait un pari osé : remplacer tout l’intérieur du réacteur qui était en tuiles de graphite (du carbone), par du tungstène.

Les résultats, annoncés récemment, paraissent très intéressants. Le WEST a réussi à maintenir un plasma à la température de 50 millions de degrés Celsius. Et ce pendant six minutes entières. Ceci lui a permis d’ atteindre des densités et des énergies supérieures à tout ce qu’on avait vu avant avec du carbone. Il s’agit d’unvrai bond en avantPar ailleurs en avril 2024, l’Institut coréen de l’énergie de fusion annonçait que son réacteur KSTAR KSTAR FR : Solutions d’énergie solaire avait maintenu un plasma à 100 millions de degrés. Leur secret ? Un « divertor » – une sorte d’échappement pour tokamak – également en tungstène. .

Pourquoi pas du Carbone ?Rappelons que le Carbone a une masse atomique est relativement élevée par rapport au tungstène. En pratique, ceci veut dire qu’il peut parfois retenir le combustible de fusion dans ses parois Le réacteur .WEST n’est pas une installation isolée, mais fait partie d’un effort international plus large pour maîtriser l’énergie de fusion. Aux côtés d’installations comme JT-60SA au Japon, EAST en Chine, KSTAR en Corée du Sud, et l’ancien Joint European Torus (JET) au Royaume-Uni, le CEA fait avancer les recherches vers la mise en place de réacteurs capables de produire de l’énergie de fusion sur une échelle industrielle.

WEST joue un rôle particulièrement essentiel dans la préparation de ITER, le projet phare de fusion nucléaire qui doit prendre place en France à Cadarache. ITER vise à démontrer la faisabilité de la fusion à grande échelle et pourrait devenir une source d’énergie révolutionnaire dans les prochaines décennies.
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Malgré ces progrès, la fusion nucléaire à grande échelle reste confrontée à des obstacles techniques, économiques et infrastructurels importants. Les besoins en matière d’infrastructures, la complexité des technologies à développer, ainsi que les coûts élevés de construction et d’entretien des réacteurs font que la fusion ne sera probablement pas une solution immédiate à la crise énergétique mondiale. Cependant, des projets comme ITER et WEST, qui bénéficient d’une expertise accrue en matière de confinement magnétique et de gestion du plasma, constituent des étapes cruciales dans la direction de l’énergie de fusion durable.

06/01/2026. Les européens ne doivent pas laisser Donald Trump s’emparer du Groenland


En janvier 2025, Jean-Noël Barrot déclarait que la France était « prête à réfléchir » à l’envoi de troupes européennes au Groenland, « si nos intérêts de sécurité sont en jeu ». Objectif : montrer à Donald Trump que l’Europe est capable de se mobiliser pour l’intégrité de son territoire, et le contraindre à adopter une autre voie que celle de la force.

Reste à savoir dans quel cadre un tel déploiement pourrait intervenir. Ou dit autrement, si celui-ci impliquerait seulement les pays capables de dépêcher des forces sur place, et si le Royaume-Uni (désormais hors de l’Union européenne) pourrait y prendre part, au nom de la solidarité avec ses voisins et en dépit de sa relation privilégiée avec Washington.

Autre option, mise cette fois sur la table par le spécialiste Bruno Tertrais, de la Fondation pour la recherche stratégique : couper aux Gafam l’accès au marché numérique européen, pesant pour 400 millions de consommateurs. « Nous autres Européens ne pourrions ni ne voudrions nous passer de la plupart des fournisseurs américains. Mais les réseaux sociaux (entre autres entreprises) pourraient bien en subir les conséquences. Nous dépendons des États-Unis, et ils dépendent de nous. À ce jeu-là, on peut être deux », juge-t-il sur son compte X, avant de préciser qu’une telle issue nécessiterait du « courage » de la part de l’UE. Ce qui n’est pas vraiment la qualité première qui caractérise l’institution.

Quoi qu’il en soit, les habitants du Groenland, eux, sont attachés à leur appartenance au Danemark. Seuls 6 % d’entre eux souhaitaient passer sous contrôle des États-Unis, d’après une enquête de janvier 2025. Mais dans cette affaire, il n’est pas sûr que leur voix soit beaucoup entendue.

L’Eurotpe doit faire preuve de vigilance face aux menaces annexionnistes de Donald Trump. Les dirigeants européens doivent être conscients des implications géopolitiques et diplomatiques de l’annexion du Groenland, qui pourrait avoir des répercussions sur la sécurité et la coopération trans aatlantique. L’Eurotpe doit également être prête à intervenir si Trmp cherchait ent à s’emparer du Groenland, en respectant le droit international et en évitant toute agression territoriale. 

L’Europe a-t-elle les moyens d’empêcher Donald Trump d’annexer le Groenland comme il menace de le faire ?

La plus grande île au monde, habitée par 57 000 personnes, regorge de ressources en hydrocarbures et en minerais (or, graphite, cuivre, nickel, fer, zinc…). Très peu de gisements sont aujourd’hui exploités, en raison de l’immense calotte glaciaire qui la traverse et des lois environnementales. Mais Donald Trump ambitionne de passer outre, flairant le potentiel très rentable des forages. « Drill, baby, drill ! », martelait-il lors de sa campagne présidentielle. Un slogan que l’on pourrait traduire par « Fore, bébé, fore ! ». Le réchauffement climatique accentue la fonte des glaces et ouvre de nouveaux accès aux ressources naturelles.

Donald Trump sait qu’une course contre la montre est engagée, notamment parce que la Russie et la Chine ont le même objectif que lui. En face, l’Europe semble bien démunie. Pourtant, si le Groenland ne fait pas formellement partie de l’Union européenne, il appartient à un pays qui en est membre. De nombreux observateurs relèvent une exceptionnelle unité des pays européens ces dernières semaines, qui affichent leur solidarité au Danemark face à l’expansionnisme belliqueux de Donald Trump. « Il y a eu une unanimité, ce qui n’est pas toujours le cas au sein de l’Union Européenne, sur la question du soutien au Groenland et au Danemark », confirme le chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique Alexandre Taithe sur France Culture.

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Au sein de l’UE, certains pays se montrent même très déterminés à empêcher l’annexion du Groenland. Ainsi Emmanuel Macron s’est-il rendu sur place en juin 2025, avant un déplacement du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot deux mois plus tard. « L’Allemagne a aussi renforcé ses liens avec le Groenland en envoyant un de ses plus gros navires militaires pendant l’été », observe Alexandre Taithe. Un volontarisme destiné à contrecarrer le procès en inertie régulièrement instruit contre les dirigeants européens, accusés de se montrer trop faibles face aux États-Unis.

Pourtant, de nombreuses voix continuent de critiquer l’attitude de l’Union européenne sur le dossier groenlandais. L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a estimé sur franceinfo que « Donald Trump ne peut pas prendre les Européens au sérieux tant qu’ils ne décident pas d’agir ensemble », leur reprochant notamment de ne pas avoir signé de « pacte de souveraineté » en commun. Le député européen Raphaël Glucksmann exige lui aussi de la « fermeté » et une « solidarité » des chefs d’État et de gouvernement de l’UE, jugeant que « les courbettes devant Trump pour essayer de le calmer ne fonctionnent pas ».

Peu d’actes mis sur la table

Même Nathalie Loiseau, pourtant membre du camp présidentiel, n’hésite pas à critiquer l’attitude d’Emmanuel Macron et de ses homologues européens. « Cette fois-ci, les dirigeants européens vont-ils enfin dire à Trump ce qu’ils pensent de sa diplomatie du bon plaisir ? Où vont-ils encore tenter de ménager son ego, au risque de nous humilier une fois de plus ? La politique de l’apaisement qu’ils pratiquent est un échec », attaque-t-elle, inquiète que le scénario vénézuélien ne se reproduise au Groenland.

En réalité, l’Union européenne apparaît démunie face aux menaces d’invasion d’un État souverain. « Le Groenland est un territoire autonome du Royaume du Danemark, seuls les Groenlandais et les Danois peuvent décider d’un changement de ce statut », a bien affirmé la haute représentante de l’UE, Kaja Kallas. Mais au-delà des postures et des protestations, peu d’actes sont mis sur la table.

Impuissants, les Européens ? Faux, répond le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Invité sur TF1 ce 5 janvier, Pascal Confavreux a exprimé sa « solidarité » avec le Groenland, expliquant qu’il ne pouvait y avoir « de modification des frontières par la force ». Surtout, il a lié cette menace au « réarmement militaire » qui a lieu partout en Europe. « On s’y prépare, a-t-il poursuivi. Le projet de loi de finances prévoit d’augmenter le budget militaire ». Plus de moyens pour l’armée… et c’est tout ?

Vers l’envoi de militaires européens au Groenland ?

Depuis le Parlement européen, Raphaël Glucksmann propose la mise en place d’une « base militaire européenne pérenne au Groenland ». Cela enverrait, selon lui, « un signal de fermeté face à Trump et permettrait de tuer l’argument américain sur notre incapacité à assurer la sécurité du Groenland ». Une proposition loin d’être isolée, puisque le gouvernement l’avait formulée il y a un an.

En janvier 2025, Jean-Noël Barrot déclarait que la France était « prête à réfléchir » à l’envoi de troupes européennes au Groenland, « si nos intérêts de sécurité sont en jeu ». Objectif : montrer à Donald Trump que l’Europe est capable de se mobiliser pour l’intégrité de son territoire, et le contraindre à adopter une autre voie que celle de la force.

Reste à savoir dans quel cadre un tel déploiement pourrait intervenir. Ou, dit autrement, si celui-ci impliquerait seulement les pays capables de dépêcher des forces sur place, et si le Royaume-Uni (désormais hors de l’Union européenne) pourrait y prendre part, au nom de la solidarité avec ses voisins et en dépit de sa relation privilégiée avec Washington.

Autre option, mise cette fois sur la table par le spécialiste Bruno Tertrais, de la Fondation pour la recherche stratégique : couper aux Gafam l’accès au marché numérique européen, pesant pour 400 millions de consommateurs. « Nous autres Européens ne pourrions ni ne voudrions nous passer de la plupart des fournisseurs américains. Mais les réseaux sociaux (entre autres entreprises) pourraient bien en subir les conséquences. Nous dépendons des États-Unis, et ils dépendent de nous. À ce jeu-là, on peut être deux », juge-t-il sur son compte X, avant de préciser qu’une telle issue nécessiterait du « courage » de la part de l’UE. Ce qui n’est pas vraiment la qualité première qui caractérise l’institution.

Quoi qu’il en soit, les habitants du Groenland, eux, sont attachés à leur appartenance au Danemark. Seuls 6 % d’entre eux souhaitaient passer sous contrôle des États-Unis, d’après une enquête de janvier 2025. Mais dans cette affaire, pas sûr que leur voix soit beaucoup entenduele les moyens d’empêcher Donald Trump d’annexer le Groenland comme il menace de le faire ?

06/01/2026 Incertitude concernant le programme franco allemand SCAF

Le système de combat aérien du futur (SCAF) (Future Combat Air SystemFCAS) est un projet européen concernant d’un ensemble de systèmes d’armes aériens interconnectés impliquant la France, l’Allemagne, l’Espagne ainsi que la Belgique, en tant que membre observateur.

Le projet prévoit le développement d’un SCAF pour chaque pays participant, qui connectera les capacités militaires nationales actuelles (Dassault Rafale pour la France, Eurofighter Typhoon pour l’Allemagne et l’Espagne, dronesavions de surveillance, de ravitaillement en vol, systèmes de commandement) .

En particulier, les SCAF possèdent un sous-ensemble développé en commun, le système d’armes de nouvelle génération (SAGN, en anglais Next Generation Weapon System ou NGWS), qui lui-même comprend un avion de combat de nouvelle génération (avion de chasse de sixième génération) accompagné de drones. L’ensemble sera interconnecté au sein d’un cloud (informatique) spécifique.

Cependant aujourd’hui la décision de s’engager dans ce projet ne suscit$te pas l’enthousiasme des gouvernements concernés La France et l’Allemagne ont reporté leur décision sur le SCAF, faute d’avoir trouvé une solution au conflit qui oppose Dassault à Airbus.

Aussi le dossier est en train de devenir encombrant au plan politique. Les Etats respectifs avaient fixé un délai. Mais il s’est écoulé sans avancée notable. En août, le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron avaient donné jusqu’à fin décembre à leurs ministres de la Défense pour résoudre le différend qui oppose les deux pays sur le système de combat aérien du futur (SCAF).

Du fait d’un agenda franco-allemand « très chargé en matière de politique étrangère et de sécurité », aucune décision définitive « n’a encore été prise », a déclaré mercredi un porte-parole du gouvernement allemand, sans évoquer de nouvelle date.

Voir aussi SUPER RAFALE – Et si la France avait déjà son chasseur de 6e génération ?

05/O1/2O26 La mission DART

Une mission réussie en septembre 2022, dans la nuit du 26 au 27, lorsque la sonde DART s’est écrasée sur Dimorphos. DART avait bien dévié ce dernier, sauf que l’impact a provoqué un événement imprévu, notamment une déformation importante du satellite et une perturbation de l’équilibre entre celui-ci et Didymos.Un Un article, publié dans la revue scientifique Planetary Science Journal, détaille les observations post-impact de cette mission et leurs implications pour les futures recherches sur les astéroïdes.

Derek Richardson, professeur d’astronomie à l’Université du Maryland et responsable du groupe de recherche sur DART, indique que Dimorphos a subi une déformation importante, dont un large cratère et une modification permanente de sa forme. Ce qui a probablement changé son interaction avec son astéroïde parent. Initialement, elle avait la forme d’un hamburger, mais après l’impact, elle est devenue plus allongée comme un ballon de rugby. Par ailleurs, sa trajectoire évolutive  avait été perturbée et, selon les chercheurs, elle risquerait de se tordre de façon chaotique dans sa tentative de retrouver l’équilibre gravitationnel avec Didymos. Ils ajoutent que les durées de stabilisation de la rotation et de dispersion des débris restent incertaines.

Bien que DART n’ait pas touché Didymos, celui-ci et son satellite naturel sont liés par la gravité. Selon les scientifiques en charge du projet, les débris dispersés par l’impact ont perturbé l’équilibre entre l’astéroïde et sa lune, raccourcissant l’orbite de Dimorphos autour de Didymos. La forme de ce dernier est cependant restée inchangée. Ce qui, d’après eux, semble indiquer qu’il est suffisamment solide et rigide pour maintenir sa forme, même après avoir perdu de la masse pour former sa lune. «
À l’origine, Dimorphos était probablement en équilibre et orienté vers Didymos, comme la Lune l’est toujours par rapport à la Terre « Maintenant, son orientation est perturbée, ce qui signifie qu’il peut osciller et pourrait même effectuer des rotations chaotiques et imprévisibles* », explique le professeur Richardson. La préoccupation principale est de savoir si Dimorphos est suffisamment stable pour supporter une sonde et des instruments de recherche.

(https://www.neozone.org/aerospatiale/sonde-spatiale-lucy-transportera-messages-pour-quiconque-retrouvera/)

04/01/2026 Les compagnies pétrolières américaines au pouvoir au Vénézula

Donald Trump a déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter ses réserves de brut, lors de sa conférence de presse à Mar-a-Lago (Floride), samedi 4 janvier, après la capture du président Nicolas Maduro. « Nos compagnies pétrolières, les plus importantes au monde, vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars, réparer les infrastructures gravement endommagées (…) et commencer à générer des revenus pour le pays », a affirmé Donald Trump.

« L’embargo sur tout le pétrole vénézuélien reste pleinement en vigueur », a-t-il aussi souligné. Washington impose des sanctions économiques au Venezuela depuis 2017, dont un embargo pétrolier instauré en janvier 2019 durant le premier mandat de Donald Trump visant à asphyxier économiquement le pays qui dépend de ses exportations de pétrole
t en 2025, Donald Trump a mis fin aux licences pétrolières qui permettaient à des multinationales du pétrole et du gaz d’opérer au Venezuela malgré les sanctions. Seul l’américain Chevron a bénéficié d’une exception, mais il n’a plus le droit de verser de l’argent au pouvoir. En partenariat avec l’entreprise publique PDVSA et ses affiliés, il exploite quatre champs de pétrole dans le pays.

Une production modeste, mais de grandes réserves

Source Agence internationale de l’énergie

Le sol du Venezuela renfermait en 2023 environ 303 milliards de barils, soit environ 17% des réserves mondiales. Mais avec un peu moins d’un million de barils par jour selon l’Opep, le Venezuela est loin de figurer parmi les principaux producteurs de pétrole. Des années de mauvaise gestion et de corruption ont fait chuter ce chiffre après un pic à plus de trois millions au début des années 2000.

A cause de l’embargo américain, Caracas est contraint de commercialiser ce pétrole sur le marché noir avec des fortes remises, en direction principalement de l’Asie. Washington a en outre imposé un « blocus total » aux « pétroliers sous sanctions »  venant du Venezuela. Le pétrole vénézuélien est de qualité moindre et finit transformé en diesel ou en sous-produits comme l’asphalte, et non en essence. Les Etats-Unis disposent sur le pourtour du golfe du Mexique de raffineries spécifiquement conçues il y a plusieurs décennies pour le traiter.

Donald Trump a déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter ses réserves de brut, lors de sa conférence de presse à Mar-a-Lago (Floride), samedi 4 janvier, après la capture du président Maduro. « Nos compagnies pétrolières, les plus importantes au monde, vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars, réparer les infrastructures gravement endommagées (…) et commencer à générer des revenus pour le pays », a affirmé le président des Etats-Unis.

« L’embargo sur tout le pétrole vénézuélien reste pleinement en vigueur », a-t-il aussi souligné. Washington impose des sanctions économiques au Venezuela depuis 2017, dont un embargo pétrolier instauré en janvier 2019 durant le premier mandat de Donald Trump visant à asphyxier économiquement le pays qui dépend de ses exportations de pétrole. Au début de son second mandat en 2025, Donald Trump a mis fin aux licences pétrolières qui permettaient à des multinationales du pétrole et du gaz d’opérer au Venezuela malgré les sanctions. Seul l’américain Chevron a bénéficié d’une exception, mais il n’a plus le droit de verser de l’argent au pouvoir. En partenariat avec l’entreprise publique PDVSA et ses affiliés, il exploite quatre champs de pétrole dans le pays.

A cause de l’embargo américain, Caracas est contraint de commercialiser ce pétrole sur le marché noir avec des fortes remises, en direction principalement de l’Asie. Washington a en outre imposé un « blocus total » aux « pétroliers sous sanctions » allant et venant du Venezuela. Le pétrole vénézuélien est de qualité moindre et finit transformé en diesel ou en sous-produits comme l’asphalte, et non en essence. Les Etats-Unis disposent sur le pourtour du golfe du Mexique de raffineries spécifiquement conçues il y a plusieurs décennies pour le traiter.