31/03/2025 Les obélisques, un nouveau genre de viroide

Une équipe de recherche de l’université de Stanford à San Francisco vient de découvrir un nouveau genre de viroïde dans le système digestif humain. Il s’agit de petites boucles d’ARN qu’ils ont appelées « obélisques ». On en trouve dans la bouche et l’intestin de l’Homme. Elles pourraient affecter l’activité génétique du microbiome.

Les scientifiques américains ont publié cette découverte dans bioRXi. Voir références et abstract ci-dessous.

Ces viroïdes ont été trouvés dans des bactéries qui vivent dans la bouche et les intestins de l’Homme, dont une bactérie buccale commune et bien connue appelée Streptococcus sanguinis.

Les viroïdes sont de petites molécules circulaires d’acide ribonucléique (ARN) qui sont différentes des virus conventionnels. Contrairement aux virus, les viroïdes ne codent pas pour des protéines et ne possèdent pas de capside protéique. Ils consistent en une courte molécule d’ARN circulaire, généralement composée de quelques centaines de nucléotides.

Les viroïdes sont connus pour causer des maladies chez les plantes. Ils agissent en interférant avec les mécanismes cellulaires normaux de la plante hôte, entraînant souvent des symptômes tels que la déformation des feuilles, la nécrose, la réduction de la croissance, et d’autres anomalies. Les viroïdes se propagent généralement d’une plante à une autre par des mécanismes qui ne sont pas entièrement compris, mais ils peuvent être transmis mécaniquement  par contact avec des outils agricoles contaminés.

Le terme « viroïde » a été proposé pour la première fois en 1971 par le chercheur néerlandais Theo O. Diener (1921-2023). Depuis lors, plusieurs types de viroïdes ont été identifiés, chacun associé à des maladies spécifiques chez les plantes. Les viroïdes représentent un exemple unique de parasites subviraux, car ils peuvent causer des maladies sans la présence d’un virus associé.

Selon les auteurs de cette étude, les viroïdes « obélisques « constituent une classe d’ARN différents ayant colonisé de nombreux organismes hôtes dont la bactérie Streptococcus sanguinis qui fait partie du microbiome humain. Ces particules doivent leur nom « obélisques » en raison de la structure particulièrement symétrique de l’ARN qui lui donne l’apparence d’une tige.

En analysant avec l’aide d’un logiciel particulier les catalogues existants des gènes actifs des microbes vivant chez l’Homme, les chercheurs ont pu découvrir environ 30 000 séquences d’ARN formant des cercles. Chacune de ces boucles est composée d’environ 1000 nucléotides, les éléments constitutifs de la molécule d’ARN. D’après eux il est fort peu probable que ces particules soient de véritables virus, car outre l’absence d’une enveloppe de protéine autour de la molécule d’ARN, elles ne possèdent pas suffisamment de nucléotides.

On pourrait admettre qu’il s’agit d’une forme primitive de virus, apparue sur la Terre alors que celle-ci ne connaissait pas d’autres formes de vie.

Référence

https://doi.org/10.1101/2024.01.20.576352

Abstract

We describe the “Obelisks,” a previously unrecoss of viroid-like elements that we first identified in human gut metatranscriptomic data. “Obelisks” share several properties: (i) apparently circular RNA ∼1kb genome assemblies, (ii) predicted rod-like secondary structures encompassing the entire genome, and (iii) open reading frames coding for a novel protein superfamily, which we call the “Oblins”. We find that Obelisks form their own distinct phylogenetic group with no detectable sequence or structural similarity to known biological agents. Further, Obelisks are prevalent in tested human microbiome metatranscriptomes with representatives detected in ∼7% of analysed stool metatranscriptomes (29/440) and in ∼50% of analysed oral metatranscriptomes (17/32). Obelisk compositions appear to differ between the anatomic sites and are capable of persisting in individuals, with continued presence over >300 days observed in one case. Large scale searches identified 29,959 Obelisks (clustered at 90% nucleotide identity), with examples from all seven continents and in diverse ecological niches. From this search, a subset of Obelisks are identified to code for Obelisk-specific variants of the hammerhead type-III self-cleaving ribozyme. Lastly, we identified one case of a bacterial species (Streptococcus sanguinis) in which a subset of defined laboratory strains harboured a specific Obelisk RNA population. As such, Obelisks comprise a class of diverse RNAs that have colonised, and gone unnoticed in, human, and global microbiomes.





























Une
équipe de recherche de l’université de Stanford à San Francisco
vient de découvrir un nouveau genre de viroïde dans le système
digestif humain. Il s’agit de petites boucles d’ARN qu’ils ont
appelées « obélisques ». On en trouve dans la bouche et
l’intestin de l’Homme. Elles pourraient affecter l’activité
génétique du microbiome.

Les
scientifiques américains ont publié cette découverte dans
bioRXiv,
Voir références et abstract ci-dessous.

Ces
viroïdes ont été trouvés dans des bactéries qui vivent dans la
bouche et les intestins de l’Homme, dont une bactérie buccale
commune et bien connue appelée
Streptococcus
sanguinis
.
Les
viroïdes sont de petites molécules circulaires d’acide
ribonucléique
(ARN) qui sont différentes des virus
conventionnels. Contrairement aux virus, les viroïdes ne codent pas
pour des protéines et ne possèdent pas de capside protéique. Ils
consistent en une courte molécule d’ARN circulaire, généralement
composée de quelques centaines de nucléotides.


Les viroïdes sont connus
pour causer des maladies chez les plantes. Ils agissent en
interférant avec les mécanismes cellulaires normaux de la plante
hôte, entraînant souvent des symptômes tels que la déformation
des feuilles, la nécrose, la réduction de la croissance, et
d’autres anomalies. Les viroïdes se propagent généralement d’une
plante à une autre par des mécanismes qui ne sont pas entièrement
compris, mais ils peuvent être transmis mécaniquement  par
contact avec des outils agricoles contaminés.

Le terme « viroïde » a
été proposé pour la première fois en 1971 par le chercheur
néerlandais Theo O. Diener (1921-2023). Depuis lors, plusieurs types
de viroïdes ont été identifiés, chacun associé à des maladies
spécifiques chez les plantes. Les viroïdes représentent un exemple
unique de parasites subviraux, car ils peuvent causer des maladies
sans la présence d’un virus associé.


Selon les auteurs de cette
étude, les viroïdes « obélisques « constituent une classe
d’ARN différents ayant colonisé de nombreux organismes hôtes
dont la bactérie
Streptococcus
sanguinis
qui
fait partie du microbiome humain. Ces particules doivent leur nom
« obélisques » en raison de la structure particulièrement
symétrique de l’ARN qui lui donne l’apparence d’une tige.


En analysant avec l’aide
d’un logiciel particulier les catalogues existants des gènes
actifs des microbes vivant chez l’Homme, les chercheurs ont pu
découvrir environ 30 000 séquences d’ARN formant des
cercles. Chacune de ces boucles est composée d’environ
1000 nucléotides, les éléments constitutifs de la molécule
d’ARN. D’après eux il est fort peu probable que ces particules
soient de véritables virus, car outre l’absence d’une enveloppe
de protéine autour de la molécule d’ARN, elles ne possèdent pas
suffisamment de nucléotides.On pourrait admettre qu’il
s’agit d’une forme primitive de virus, apparue sur la Terre alors que
celle-ci ne connaissait pas d’autres formes de vie.Référence
Grâc


Viroid-like
colonists of human microbiome



doi:
https://doi.org/10.1101/2024.01.20.576352




  • Abstract



    We
    describe the “Obelisks,” a previously unrecoss of viroid-like
    elements that we first identified in human gut metatranscriptomic
    data. “Obelisks” share several properties: (i) apparently
    circular RNA ∼1kb genome assemblies, (ii) predicted rod-like
    secondary structures encompassing the entire genome, and (iii) open
    reading frames coding for a novel protein superfamily, which we call
    the “Oblins”. We find that Obelisks form their own distinct
    phylogenetic group with no detectable sequence or structural
    similarity to known biological agents. Further, Obelisks are
    prevalent in tested human microbiome metatranscriptomes with
    representatives detected in ∼7% of analysed stool
    metatranscriptomes (29/440) and in ∼50% of analysed oral
    metatranscriptomes (17/32). Obelisk compositions appear to differ
    between the anatomic sites and are capable of persisting in
    individuals, with continued presence over >300 days observed in
    one case. Large scale searches identified 29,959 Obelisks (clustered
    at 90% nucleotide identity), with examples from all seven continents
    and in diverse ecological niches. From this search, a subset of
    Obelisks are identified to code for Obelisk-specific variants of the
    hammerhead type-III self-cleaving ribozyme. Lastly, we identified
    one case of a bacterial species (
    Streptococcus
    sanguinis
    )
    in which a subset of defined laboratory strains harboured a specific
    Obelisk RNA population. As such, Obelisks comprise a class of
    diverse RNAs that have colonised, and gone unnoticed in, human, and
    global microbiomes.



30/03/2025 Le programme spatial chinois

C’est le journaliste spécialisé Andrew Jones qui, dans une photo postée sur X, l’a communiqué auprès d’un public non-sinophone : la Chine prévoit, en parallèle de sondes envoyées vers Pluton, Neptune et Triton (une lune de Neptune), l’établissement d’une base lunaire robotisée, à l’horizon 2038, un peu moins de quinze ans.

Lors d’une présentation aux médias, le secteur spatial chinois a dévoilé, dans un tableau très sobre, leurs ambitions d’expéditions planétaires pour les prochaines décennies. Et le moins que l’on en puisse dire, c’est que Washington, dans son objectif de leader de l’exploration planétaire, devrait s’inquiéter.

À première vue, l’ambition est presque modeste lorsque l’on la compare aux objectifs que l’on s’est donnés côté américain, en particulier si l’on s’appuie sur les déclarations des deux maîtres actuels du pays, Donald Trump et Elon Musk. Le premier espère qu’un Américain touchera le sol avant la toute fin de son mandat, soit 2029, et le second a parié sur 2028 pour que le drapeau étoilé flotte à la surface de la planète rouge.

29/03/2025 La Nasa verra-t-elle son budget spatial de recherche scientifique réduit de 50% par Trump dès 2026

Comme prévu le budget de recherche scientifique de la Nasa devrait être réduit de 50% dès l’année prochaine. Ces économies présentées comme indispensables à l’équilibre non seulement du budget de la Nasa mais du budget fédéral consacré à la recherche scientifique correspondraient en fait à une exigence d’Elon Musk voulant faire de ces recherches un monopole pour SpaceX

SpaceX, officiellement Space Exploration Technologies Corporation, est une entreprise américaine spécialisée dans le domaine de l’astronautique et du vol spatial. Elle appartient à Elon Musk

Référence

White House may seek to slash NASA’s science budget by 50 percent
https://arstechnica.com/space/2025/03/white-house-may-seek-to-slash-nasas-science-budget-by-50-percent/

« It would be nothing short of an extinction-level event for space science. »
Eric Berger – 7 mars 2025 14:54 |0

This is a montage of New Horizons images of Jupiter and its volcanic moon Io, taken during the spacecraft’s Jupiter flyby in early 2007. The Io image shows a major eruption in progress on Io’s night side, at the northern volcano Tvashtar. Incandescent lava glows red beneath a 330km-high volcanic plume. Credit: NASA

Although the Trump administration will not publicly release its budget request for at least a few more weeks, senior agency officials are starting to be briefed on the president’s priorities.

Eric Berger – 7 mars 2025 14:54


29/03/2025/ Financement libyen : sept ans de prison et 300 000 euros d’amende requis contre Nicolas Sarkozy

Le parquet financier a requis jeudi sept ans de prison, 300 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité contre l’ancien président Nicolas Sarkozy, dans le cadre du procès des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

Quel est l’Etat européen dont l’ancien président  tel aujourd’hui Nicolas Sarkozy en France, se voit menacé de plusieurs années de prison ferme, d’amendes d’un montant considérable et d’années d’inéligibilité, le tout pour avoir bénéficié de l’appui politique et financière d’un dictateur avéré dont les crimes étaient connus du monde entier?

Il n’y en a évidemment aucun. Rappelons que le procureur avait donné le ton en prévenant que « seule une peine d’emprisonnement et d’amende ferme » à l’encontre de l’inculpé serait « en mesure de protéger la société ».

Certes poursuite ne signifie pas condamnation. Mais qui s’en souci, le mal est fait, en France comme dans le monde. La République française passera désormais comme aussi corrompue que les pires dictatures maffieuses de l’histoire

Nicolas Sarkozy, quel que soir le jugement final, aura beau se prétendre injustement poursuivi, nul n’en croira rien.

29/03/2025 Différences entre le cerveau humain et celui des singes

Quelle est la différence entre notre cerveau et celui des singes ? Beaucoup d’hypothèses et d’études ont déjà été menées. Pour la première fois, une étude de l’Université d’Oxford s’intéresse à l’organisation cérébrale plutôt qu’à la taille des structures.

Publiée dans la revue The Journal of Neuroscience, cette étude distingue pour la première fois, les connexions internes du cerveau humain comparées à celui des primates.

Aujourd’hui, grâce au développement de l’imagerie médicale, étudier l’organisation interne du cerveau est beaucoup plus aisée. Les chercheurs ont utilisé, pour leur étude, des données d’IRM accessibles publiquement.

Ils ont essentiellement analysé la connexion, via la matière blanche, des différentes parties du cerveau entre elles.

Dans un article de The Conversation, les auteurs expliquent : « L’ensemble des connexions de chaque région cérébrale est si spécifique que chaque région possède une empreinte digitale de connectivité unique. Dans notre étude, nous avons comparé ces empreintes de connectivité dans le cerveau de l’humain, du chimpanzé et du macaque. »

La principale différence qu’ils ont notée se situe dans les fibres de substance blanche qui relient la zone temporale du cerveau (situé au niveau de nos tempes) et la zone frontale (situé à l’avant de la tête). Ces fibres portent le nom de faisceau arqué. D’habitude, on l’associe au traitement du langage chez l’être humain. Les chercheurs ont constaté qu’il était beaucoup plus développé chez les humains.

Pour aller plus loin, les scientifiques expliquent : « Les zones cérébrales connectées par le faisceau arqué sont également impliquées dans d’autres fonctions cognitives, telles que l’intégration des informations sensorielles et le traitement de comportements sociaux complexes. Notre étude a été la première à mettre en évidence l’implication du faisceau arqué dans ces fonctions. »

Par ailleurs, ils ont aussi découvert qu’une autre zone de jonction possédait des connexions très étendues : celle entre le lobe temporal et le lobe pariétal. Cette zone traite les informations que l’on reçoit sur les autres personnes « comme la compréhension de ses croyances et intentions, pierre angulaire des interactions sociales humaines ». Elle a des connexions très étendues avec le reste du cerveau et, notamment, avec la partie analysant les « informations visuelles complexes, telles que les expressions faciales et les signaux comportementaux ».

« Cela suggère que notre cerveau est programmé pour gérer des processus sociaux plus complexes que celui de nos parents primates », expliquent les auteurs. « Notre cerveau est programmé pour être social ».

Références

https://www.jneurosci.org/content/early/2025/02/23/JNEUROSCI.2017-24.2025

Research Articles, Behavioral/Cognitive

Connectivity profile and function of uniquely human cortical areas

Katherine L. Bryant, and others

Journal of Neuroscience 17 March 2025

https://doi.org/10.1523/JNEUROSCI.2017-24.2025

    Abstract

    Determining the brain specializations unique to humans requires directly comparative anatomical information from other primates, especially our closest relatives. Human (Homo sapiens) (m/f), chimpanzee (Pan troglodytes) (f), and rhesus macaque (Macaca mulatta) (m/f) white matter atlases were used to create connectivity blueprints, i.e., descriptions of the cortical grey matter in terms of the connectivity with homologous white matter tracts. This allowed a quantitative comparative of cortical organization across the species. We identified human-unique connectivity profiles concentrated in temporal and parietal cortices, and hominid-unique organization in prefrontal cortex. Functional decoding revealed human-unique hotspots correlated with language processing and social cognition. Overall, our results counter models that assign primacy to prefrontal cortex for human uniqueness.

    Significance statement

    Understanding what makes the human brain unique requires direct comparisons with other primates, particularly our closest relatives. Using connectivity blueprints, we compared to cortical organization of the human to that of the macaque and, for the first time, the chimpanzee. This approach revealed human-specific connectivity patterns in the temporal and parietal lobes, regions linked to language and social cognition. These findings challenge traditional views that prioritize the prefrontal cortex in defining human cognitive uniqueness, emphasizing instead the importance of temporal and parietal cortical evolution in shaping our species’ abilities.



    28/03/2025 Les vipères de la mort




    Dans l’histoire des espèces vivantes présentes sur la Terre, il est classique de distinguer entre carnivores et herbivores. Les premières se sont trouvées dotées selon le cycle darwinien dit mutation sélection d’armes naturelles diverses leur permettant de tuer les secondes, soit pour s’en nourrir directement, soit pour envahir leurs habitats. afin de mieux s’y reproduire.

    C’est ainsi que sont apparus au cours de l’histoire un grand nombre d’espèces de serpents venimeux. Ceux-ci, à la différence de leurs grands frères les constricteurs, qui tuent leurs victimes par étouffement en s’enroulant autour d’elles, utilisent un venin injecté après morsure par des dents spécialisées dites crochets à venin

    Chez les serpents, le venin est un liquide toxique  de couleur jaune, produit dans une glande attachée à chaque crochet. La Composition du Venin de Serpent est la suivante : un mélange complexe de protéines, de peptides et d’autres molécules organiques et non organiques. Ces molécules ont évolué pour nuire, immobiliser ou tuer. Le venin sert en premier lieu à faciliter la digestion de la proie.

    Chacune des espèces de Serpent Venimeux produit un venin particulier. Bien que ces venins soient composés d’un mélange complexe molécules, ils ont toujours été classés en trois types principaux :

    Cytotoxique : détruit les cellules du corps ?. Les cytotoxines entraînent la mort de la plupart ou de la totalité des cellules d’un tissu ou d’un organe, avec une affection appelée nécrose.

    Neurotoxique : substance chimique toxique pour le système nerveux. Les neurotoxines agissent en perturbant les signaux chimiques appelés neurotransmetteurs, qui transmettent les informations entre les neurones. Les neurotoxines provoquent une paralysie musculaire qui peut également entraîner des difficultés respiratoires, et la mort.

    Hémotoxique : poison sanguin qui a des effets cytotoxiques, et qui perturbe également les processus normaux de coagulation sanguine en détruisant les globules rouges. Le hémotoxines peuvent causer de graves hémorragies  L’accumulation de globules rouges morts dans l’organisme peut également perturber le bon fonctionnement des reins.

    Injection de Venin

    A l’image des vipères aspic, la plupart des serpents venimeux injectent du venin dans leurs proies avec leurs Crochets. Les crochets sont très efficaces pour délivrer le venin en perçant les tissus et en permettant au venin de s’écouler dans la plaie. Certains serpents sont également capables de cracher ou d’éjecter du venin comme mécanisme de défense, à l’image du Cobra. Les systèmes d’injection de venin contiennent ainsi quatre composants principaux :

    Les Glandes à Venin : ces glandes spécialisées se trouvent dans la tête du serpent, et servent de sites de production et de stockage du venin.

    Les Muscles : les muscles de la tête du serpent situés près des glandes à venin, aident à en extraire le venin.

    Les Canaux : les canaux (ou « conduits ») servent de voie de passage pour le transport du venin des glandes vers les crochets.

    Les Crochets : ces structures osseuses sont des dents modifiées avec des canaux, permettant l’injection de venin quand le serpent va mordre sa proie.

    La vipère de la mort

    Or en Australie, un serpent mortel répondant au nom de « vipère de la mort » (Acanthophis antarcticus) a une particularité unique : la présence d’un troisième crochet fonctionnel, capable d’injecter du venin neurotoxique.

    Cette mutation n’avait jamais observée auparavant chez cette espèce, et pose des questions sur son impact en termes de dangerosité

    Une mutation inédite et un potentiel venimeux accru

    Ce croc supplémentaire, situé sur le côté gauche de la gueule du serpent et accolé à un autre crochet, fonctionne parfaitement et sécrète autant de venin que les autres. Il en résulte une morsure d’un potentiel toxique bien supérieur à la normale. « Je pensais qu’il finirait par tomber avec le temps, mais un an plus tard, il est toujours là ! », a ajouté Billy Collett, le responsable du parc.

    Cette découverte pourrait redéfinir les critères de dangerosité chez cette espèce déjà redoutable.

    Les vipères de la mort sont réputées pour leur rapidité d’attaque et la puissance de leur venin, capable d’entraîner une paralysie, voire la mort en l’absence de traitement. « Cet individu pourrait bien être la vipère de la mort la plus dangereuse au monde », a déclaré Billy Collett dans une interview vidéo.

    En effet, ces serpents présents en Australie et une partie de l’hémisphère sud, ont une morsure redoutablement efficace. Ils possèdent en effet l’un des réflexes d’attaque les plus rapides du règne animal, capables de frapper et d’injecter du venin en moins de 0,15 seconde. Ce venin, constitué de puissantes neurotoxines, provoque une paralysie progressive pouvant entraîner la mort en l’absence de soins.

    A ce stade de la découverte, il serait intéressant de savoir si la vipère porteuse de ce dispositif l’a acquis à la suite d’une mutation accidentelle non reproductible ou dans le cadre d’une mutation-sélection qui lui permettra d’en doter ses descendants

    27/03/2025. Améliorer la supraconductivité




    Qu’est-ce que la supraconductivité ? À l’état supraconducteur, un matériau refroidi à très basse température acquiert la capacité de conduire parfaitement un courant électrique, sans résistance, et donc sans perte d’énergie. Il est donc essentiel d’améliorer cette propriété

    Voir https://www.cea.fr/comprendre/Pages/matiere-univers/essentiel-sur-supraconductivite-et-applications.aspx

    Une équipe de chercheurs américains a découvert que certains matériaux ne suivent pas la théorie traditionnelle de la conductivité. Cette découverte pourrait permettre de développer des matériaux supraconducteurs fonctionnant à température ambiante. Une révolution pour le stockage et le transport de l’nergie.

    Rappelons qu’en 1956 le physicien russe Lev Landau avait développé l’hypothèse dite du « Liquide de Fermi ». Celle-ci suggère que malgré leur répulsion naturelle, les électrons contenus dans les métaux se déplacent en groupes appelés « quasiparticules ». Ces quasiparticules transportent les charges électriques tout en interagissant très faiblement entre elles, ce qui permet à l’électricité de circuler facilement dans le métal.

    Or d’après les chercheurs américains sus-visés, certains matériaux appelés les « métaux étranges », ne respecteraient pas ce paradigme;

    Pour étudier cette anomalie, les scientifiques ont utilisé une technique connue sous le nom de « mesure du bruit de coupure ». Le bruit de coupure mesure les fluctuations aléatoires du courant électrique en étudiant la nature de porteurs de charges (dans ce cas, les électrons). « C’est comme quand un petit nombre de grosses gouttes de pluie frappent un toit. Elles ne frappent pas toutes le toit en même temps, mais leur arrivée est distribuée. Dans ce cas, le bruit de coupure est élevé« , a expliqué l’équipe.

    Cependant, dans le métal étrange YbRh2Si2, l’équipe a pu constater que le bruit de coupure était presque nul. Cela indique un flux continu et sans caractéristiques, plutôt qu’un mouvement de charges individuelles.

    « C’est comme si les électrons perdaient leur identité et se fondaient dans une soupe quantique » ,

    Cette expérience révèle donc une absence de quasiparticules.

    Dans les métaux classiques, la résistance quadruple quand la température double. Mais dans les « métaux étranges », la résistance augmente de façon linéaire à basse température, ce qui est inhabituel.

    Cela suggère que les électrons dans ces matériaux ne se déplacent pas comme des particules indépendantes transportant des charges, mais qu’ils interagissent d’une manière plus complexe, se fondant dans un état collectif. Ce comportement remet en question les théories traditionnelles qui expliquent comment l’électricité circule dans les métaux.

    Une avancée pour le développement de supraconducteurs

    Selon les chercheurs « Comprendre le départ du comportement du liquide de Fermi pourrait révéler les mécanismes cachés des supraconducteurs à haute température (…)« ,

    Les supraconducteurs sont des matériaux capables de conduire l’électricité sans résistance lorsqu’ils sont soumis à de très basses températures. L’électricité peut donc y circuler sans perte d’énergie. Ces propriétés uniques sont utiles pour de nombreuses applications notamment dans le stockage de l’énergie.

    Lorsqu’ils ne sont pas dans leur état de supraconducteurs, ces matériaux se comportent comme des « métaux étranges ». En étudiant comment les matériaux se comportent lorsqu’ils ne sont pas supraconducteurs, les chercheurs pourraient mieux comprendre pourquoi certains matériaux deviennent supraconducteurs à des températures très basses. Cela pourrait conduire à des avancées permettant de rendre les supraconducteurs plus pratiques et accessibles, notamment à température ambiante.


    26/03/2025 L’oxygène terrestre primitif pourrait-il avoir été produit grâce à des séismes?

    Le quartz, représentant de 10 à 15 % (en masse) de la lithosphère est le minéral le plus commun de la croûte terrestre.

    Il y a des milliards d’années, il en était à peu près de même. Or à ces époques, de violents séismes agitaient en permanence la surface de la Terre. On estime aujourd’hui que le quartz écrasé, réagissant avec de l’eau, aurait créé les conditions favorables pour le développement généralisé de bactéries photosynthétiques responsables de l’apparition de l’essentiel de l’oxygène aujourd’hui présent dans l’atmosphère terrestre.

    Les bactéries photosynthétiques sont des organismes procaryotes qui utilisent la lumière comme source initiale d’énergie. On les distingue des bactéries chimiotrophes qui sont des organismes procaryotes utilisant l’énergie de l’oxydation de composés chimiques comme source initiale d’énergie chimique.

    Aujourd’hui l’oxygène représente environ un cinquième de l’atmosphère terrestre. L’essentiel en est produit par des plantes et des bactéries. Ce n’était pas le cas aux origines. Il y en avait très peu dans l’atmosphère , jusqu’à ce que produise l’Evènemennnt de la Grande Oxidation, Great Oxidation Event , provoqué entre 2,4 et 2,3 milliards d’années bp. par l’explosion du nombre des bactéries qui libéraient de l’oxygène grâce à la photosynthèse.

    Cependant la présence générale d’enzymes antioxydantes chez la plupart des espèces fait supposer l’existence d’un ancêtre commun qui existait avant la grande oxydation et qui fut exposé à de petites quantités d’oxygène. Il y a des milliards d’années les contacts entre le quartz écrasé et l’eau avaient créé les conditions nécessaires à la multiplication à grande échelle de bactéries photosynthétiques responsable de l’essentiel de la présence d’oxygène dans l’atmosphère terrestre.

    Référence

    PNAS, doi.org/j3kw

    A mineral-based origin of Earth’s initial hydrogen peroxide and molecular oxygen

    Hongping He and others

    March 20, 2023

    Significance

    Molecular oxygen (O2) is essential for respiration on today’s Earth, while toxic to emerging anaerobic microbes or prebiotic chemistry in the Archean. Early life acquired a defensive ability against reactive oxygen species (ROS) in developing Archean oxic microenvironments. Detailed knowledge of coeval abiotic ROS sources is important for understanding the evolution of early life and planetary habitability. Mineral surfaces are known to produce ROS via splitting water. We experimentally find that ROS production at mineral–water interfaces derives oxygen from minerals as well. This reaction may be initiated by mechanical forces in various geodynamic processes, which deform minerals to produce surface radicals for releasing oxygen by interaction with water. Such rocky oxidants created opportunities for life and drove its early evolution.

    Abstract

    Terrestrial reactive oxygen species (ROS) may have played a central role in the formation of oxic environments and evolution of early life. The abiotic origin of ROS on the Archean Earth has been heavily studied, and ROS are conventionally thought to have originated from H2O/CO2 dissociation. Here, we report experiments that lead to a mineral-based source of oxygen, rather than water alone. The mechanism involves ROS generation at abraded mineral–water interfaces in various geodynamic processes (e.g., water currents and earthquakes) which are active where free electrons are created via open-shell electrons and point defects, high pressure, water/ice interactions, and combinations of these processes. The experiments reported here show that quartz or silicate minerals may produce reactive oxygen-containing sites (≡SiO•, ≡SiOO•) that initially emerge in cleaving Si–O bonds in silicates and generate ROS during contact with water. Experimental isotope-labeling experiments show that the hydroxylation of the peroxy radical (≡SiOO•) is the predominant pathway for H2O2 generation. This heterogeneous ROS production chemistry allows the transfer of oxygen atoms between water and rocks and alters their isotopic compositions. This process may be pervasive in the natural environment, and mineral-based production of H2O2 and accompanying O2 could occur on Earth and potentially on other terrestrial planets, providing initial oxidants and free oxygen, and be a component in the evolution of life and planetary habitability.

    25/03/2025 Les étoiles hyper-véloces et la composition du centre de la Voie Lactée ?

    Au centre de notre galaxie, la Voie Lactée, se trouve un trou noir super-massif ceinturé par des centaines d’étoiles proches les unes des autres. Au delà encore on rencontre un disque d’étoiles et au delà encore un amas d’étoiles encore plus dense du type dit NSC ou nuclear star cluster (NSC) ou compact stellar nucleus parfois qualifié de young stellar nucleus. Il s’agit d’un amas d’étoiles de haute densité et de forte luminosité que l’on trouve au centre de masse de la plupart des galaxies. On qualifie ces étoiles du terme d’étoiles hyper-véloces .

    Il s’agit d’astres qui se déplacent à des vitesses de 500 à plus de 1000 km/s dans la Voie lactée, soit suffisamment vite pour échapper à son attraction ; elles peuvent donc s’en échapper et foncer dans l’espace intergalactique.

    Jusqu’à présent cependant les astronomes avaient eu peu d’occasions pour en observer de semblables car les épais nuages de poussières célestes qui les entourent, ainsi que leur faible luminosité, n’aident pas à préciser les éléments qu’elles contiennent et la façon dont elles se sont formées.

    Aujourd’hui cependant l’astronome Japonais Kohei Hattori et une équipe de l’Observatoire National du Japon à Tokyo ont réussi à se donner une image plus précise d’une étoile hyper-véloce. Ils exploraient les milliards de données reçues du télescope spatial Gaia récemment mis en orbite quand ils observèrent une étoile s’éloignant du centre galactique à une vitesse estimée de 500 km/seconde.

    Quand elles se déplacent à ces vitesses de telles étoiles sont qualifiées d’étoiles hypervéloces. Elles obtiennent ce résultat en orbitant autour d’un trou noir supermassif (voir l’article dont nous publions ci-dessous les références et l’abstract).

    Les astronomes n’avaient pas pu jusqu’à présent identifier les éléments composant les centres de notre galaxie. En utilisant les données provenant des Télescopes Magellan au Chili https://en.wikipedia.org/wiki/Magellan_Telescopes, ils découvrirent que la composition de l’un de ces centres galactiques n’était pas différente de celles composant le NSC de notre galaxie.

    Pour la suite, grâce à l’apparition de ces étoiles hypervéloces, ils devraient pouvoir analyser ces centres galactiques sans avoir à diriger directement sur eux les télescopes, ce qui est toujours très difficile à faire.

    Cependant, dans une expérimentions indépendante faisant appel à l’infrarouge, des astronomes suédois de l’université de Lund identifièrent les 19 principaux éléments composant le centre de notre galaxie, notamment la fluorite, le sodium et l’aluminium qui n’avaient pas été précédemment détectés La fluorite est une espèce minérale composée de fluorure de calcium, de formule idéale CaF₂ mais comportant des traces de Y, Ce, Si, Al, Fe, Mg, Eu, Sm, O, Cl et composés organiques. https://arxiv.org/html/2502.17756v1

    Référence

    Astrophysics > Astrophysics of Galaxies

    [Submitted on 27 Feb 2025]

    Discovery of WINERED-HVS1: A metal-rich hyper-velocity star candidate ejected from the Galactic center

    Kohei Hattori, Daisuke Taniguchi, Takuji Tsujimoto, Noriyuki Matsunaga, Hiroaki Sameshima, Scarlet S. Elgueta, Shogo Otsubo

    We report the discovery of a metal-rich red giant star, WINERED-HVS1, which is a candidate for a hyper-velocity star (HVS). Its past trajectory suggests that this star may have been ejected by the Galactic supermassive black hole (SMBH; Sgr A*) about 14 Myr ago, with a modest ejection velocity of at least 500 km/s. Since WINERED-HVS1 is gravitationally bound to the Milky Way and is not necessarily young, it is not an unambiguous HVS candidate from a kinematic perspective, unlike the previously confirmed A-type main-sequence HVS known as S5-HVS1. Therefore, the chemical characterization of this star is essential for understanding its origin. Through a spectroscopic follow-up observation with Magellan/WINERED, we determined its metallicity [Fe/H]=−0.136+0.040−0.038, as well as the abundances for Na, Mg, Si, S, K, Ca, Ti, Cr, Ni, and Sr. The high metallicity value suggests that this star was ejected from the Galactic center and is unlikely to be a halo star with a radial orbit. The abundance pattern of this star — including the pattern of [α/Fe], [Mg/Fe], [Si/Mg], and [Ca/Mg] — is consistent with that of the nuclear star cluster surrounding the SMBH, further supporting our view. This discovery opens a new window to look through the Galactic center environment without the hindrance of dust extinction, by using the HVSs moving in the halo region where dust extinction is minimal.

    Comments:32 pages (main text 19 pages), 11 figures, 7 tables. Submitted to ApJ. Comments welcome
    Subjects:Astrophysics of Galaxies (astro-ph.GA); Solar and Stellar Astrophysics (astro-ph.SR)
    Cite as:arXiv:2502.20266 [astro-ph.GA]
     (or arXiv:2502.20266v1 [astro-ph.GA] for this version)
     https://doi.org/10.48550/arXiv.2502.20266

    24/03/2024 Existe-t-il un lien entre Ozempick dite aussi semaglutide et certaines pertes de vision ?

    Ozempick est un analogue du GLP-1, qui est l’une des hormones de la satiété. C’est un médicament initialement développé comme antidiabétique et commercialisé sous la dénomination d’Ozempick ou semaglutide, Provoque-il des troubles de la vision chez ses utilisateurs ?

    Cette question ne devrait intéresser que des revues médicales. Cependant, beaucoup de médecins, dans certains pays tout au moins, le prescrivent comme un analogue du GLP-1. L’un et l’autre peuvent avoir des effets positifs dans le traitement des conséquences de la maladie d’Alzheimer et des états dépressifs.

    Cependant il est apparu que l’un et l’autre peuvent aussi avoir des effets négatifs dans le traitement d’un rare cas de perte de vision due à une neuropathie nommée non-arteritic anterior ischemic ou NAJON. Celle-ci apparaît quand un flux sanguin insuffisant affecte les réseaux de neurones connectant l’aire visuelle du cerveau avec l’arrière des yeux, entraînant des pertes de vision immédiates et le plus souvent irréversible, parfois limitées à un seul œil.

    En 2024, des chercheurs de l’Université d’Harvard analysèrent des données provenant de 700 patients atteints d’un diabète de type 2 et évalués par un neuro-ophtalmologue. Ils constatèrent que parmi eux, ceux ayant reçu un traitement au semaglutide ou Ozempick étaient 7,6 fois plus susceptibles de développer la NAJON que les autres.

    Des analyses ultérieures voulues plus fiables montrèrent les mêmes résultats. Il en fut de même chez des patients traités pour obésité. Ceux recevant du semaglutide étaient 3 fois plus enclins à développer la NAJON que les autres.

    On ne comprend pas encore clairement pourquoi certains malades développent de la NAJON après usage de semaglutide.. Ceci est une préoccupation dans la mesure où il apparaît aujourd’hui que des centaines de milliers de personnes sont en situation de risque dans le monde entier, particulièrement en Afrique sub-saharienne..

    Pour en savoir plus, voir

    https://wikimedi.ca/wiki/Neuropathie_optique_isch%C3%A9mique_ant%C3%A9rieure_non_art%C3%A9ritique