Le Plan quantique français (rappel)


Le Plan Quantique est un projet national interministériel français initié par Édouard Philippe et programmé par le Rapport Forteza[1] qui fédère les politiques, les scientifiques et les investisseurs. Son but est de trouver une place pour la France dans ce que la doctrine désigne sous le nom de « troisième révolution quantique » [2],[3].

Le 9 janvier 2020, la députée Paula Forteza a soumis au Gouvernement français un rapport commandé par le Premier ministre Édouard Philippe concernant la technologie quantique en mars 2019[4].

Le rapport conduit à l’annonce, le 21 janvier 2021, par le président Emmanuel Macron, d’un plan de financement de 1,8 milliard d’euros, dont 1 milliard de l’État[5].

Conclusions et recommandations du rapport Forteza

Le rapport est divisé en plusieurs parties. Il définit d’abord les ambitions de la France de manière quantitative, puis des macro-recommandations et enfin une série de plusieurs recommandations.

Le plan quantique est piloté par le CNRS, le CEA et Inria, il doit s’articuler autour de quatre grands axes :

Enjeux pour la France

L’invention de ces machines rendra possible calculs et modèles de plusieurs ordres de grandeur plus complexes qu’avec les super-calculateurs d’aujourd’hui. Ces ordinateurs ne sont pas attendus avant 2030.

Ces machines devraient être disponibles dès 2023. Elles apporteront une rupture technologique dans la chimie, la logistique et l’intelligence artificielle. Dotées de 50 à 100 qubits et malgré l’absence de correction d’erreur fiable, elles pourront réaliser certaines tâches au-delà des capacités des ordinateurs classiques. « Leurs futurs utilisateurs se lancent dans l’apprentissage de la programmation quantique », prévient Stéphane Tanguy.

  • Devenir l’un des leaders mondiaux en matière de logiciels métiers.
  • Jouir d’une large autonomie industrielle sur les technologies habilitantes.
  • Jouir d’une large autonomie industrielle sur les capteurs à base d’impuretés dans le diamant (Centres Azote Lacune ou NV Centers).
  • Maintenir une indépendance stratégique sur les technologies de cryptographie quantique.
Retards

Si, en janvier 2020, le gouvernement a annoncé pour cet énorme programme quantique la dotation d’un budget de 1,3 milliard d’euros [7], et malgré la volonté du Président de la République Emmanuel Macron de faire l’annonce lui-même le 4 novembre 2020[8], le dévoilement des mesures a été reporté à une date ultérieure à cause du reconfinement[9]. Face à ce retard,[pertinence contestée] la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a annoncé le lancement d’un réseau de communication quantique financé à hauteur d’un million d’euros ainsi qu’un programme régional de calcul quantique sur trois ans, doté d’une enveloppe de 1,5 million d’euros[10]. Le programme prévu sur trois ans est appelé Pack Quantique d’Île-de-France [11].

Plateforme de calcul quantique hybride

Le projet[Lequel ?][12][réf. incomplète] est de coupler des machines quantiques à un supercalculateur classique du Centre de Bruyères le Châtel à Arpajon[13]. Pour Cédric O, une telle plateforme doit « permettre à nos chercheurs et spécialistes d’accéder aux ordinateurs quantiques » et « renforcer notre écosystème de start-up quantiques ». Elle est lancée le 4 janvier 2022 grâce à un budget de 70 millions d’euros[réf. incomplète][14],[15] dans le cadre du Plan Quantique, par les ministres des Armées, de la Recherche et du numérique[réf. incomplète][16],[17]. Dans les mois suivants, un appel d’offres doit avoir lieu pour l’achat de deux à trois ordinateurs quantiques qui y seront intégrés.

Notes et références

11/06/2025 La course à l’ordinateur quantique en France

Nous lisons dans le Figaro du 10 juin 2O25

Cofondée par la physicienne Maud Vinet, la start-up française Qa passé un partenariat avec STMicroelectronics pour construire des processeurs quantiques à l’échelle. Elle lance mardi un émulateur déployé dans OVHcloud.

La start-up française Quobly est partie un peu plus tard que d’autres acteurs dans la course à l’ordinateur quantique. Mais pour refaire son retard, elle compte bien sur un choix technologique – et partant industriel – très différenciant : celui de s’appuyer sur le silicium, le matériau au cœur de l’industrie des semi-conducteurs. « La rupture technologique principale repose sur la transformation d’une puce en un processeur quantique », résume Maud Vinet, sa cofondatrice, au Figaro.

Fruit de quinze ans de recherches et de collaboration entre le CNRS et le CEA-Leti, cette technologie a été éprouvée en laboratoire. « En 2016, nous avons trouvé comment transformer un transistor, unité de base du calcul classique, en un bit quantique, unité de base du calcul quantique. Maintenant, il faut le faire à l’échelle industrielle », sourit l’énergique dirigeante, docteur en physique quantique, qui a travaillé un temps chez IBM puis Global Foundries.

Voir aussi

Cinq start-up françaises dans la course au quantique

a Suivre

10/06/2025 L Europe doit-elle se préparer à une guerre de grande intensité avec la Russie ?

La question doit dorénavant être posée au niveau des gouvernements européens comme de l’Union européenne. Il serait même bon de consulter les citoyens par référendum.

Quand on voit les plans de remise en état de l’armée russe épuisée par 3 ans d’opérations militaires spéciales en Ukraine, on ne peut que se demander si Vladimir Poutine ne prépare pas, après la récupération du Donbass et l’anéantissement de la République de Kiev, une opération de même nature dans les Etats Baltes,au profit des populations russophones de ces Etats.

Les Etats-Unis avaient annoncé qu’ils verraient dans une telle opération une déclaration de guerre contre l’Otan et de ce fait une guerre contre l’Amérique elle-même.

Mais Donald Trump est si empêtré en ce moment dans diverses affaires que Poutine aurait bien des raisons de poursuivre sa propre guerre contre les Etats-européens, à commencer par la riche Allemagne.

Le chancelier allemand conscient du risque a décidé de reconstruire l’armée allemande épuisée par son partenariat avec l’Otan, mais il lui faudra bien 3 ans pour cela.

Quant à Emmanuel Macron, malgré ses rodomontades militaristes, on ne le voit pas tenter de s’opposer seul à une déferlante de l’armée russe, sauf à nucléariser Moscou

09/06/2025 La révolution du quantum computing

Suite de notre article de ce nom daté du 08/06/2025

La société moderne est profondément modifiée par les technologies du quantique . Cependant l’on y entend peu parler de ce l’on nomme en anglais le quantum computing

Ce terme désigne la réalisation de calculateurs quantiques utilisant directement les ressources de la physique quantique. On peur citer la téléportation quantique reposant sur le phénomène de l’intrication . des exemples de téléportation au plan industriel ou militaire ont déjà été présentés par des laboratoires. .

Des calculateurs quantiques pourraient résoudre à moindre frais, dans cette optique, des problèmes résultant de la dualité onde-particule. On citera aussi le quantum sensing ou senseur quantique. Celui-ci repose sur une technologie quantique qui détecte les changements en terme de mouvements, charge électrique et magnétique en collectant les données nécessaire au niveau de l’atome.

Ceci se traduit par le fait qu’un calculateur traditionnel épuise son temps et ses ressources pour répondre à des problèmes qu’un calculateur quantique résout en un instant. Ainsi un bit quantique peut encoder plusieurs milliers d’informations, tandis que son homologue le qubit traditionnel n’a que le choix entre zéro et un.

Aujourd’hui, les chercheurs et les industriels semblent avoir compris l’intérêt de mettre au point des calculateurs quantiques de plus en plus puissants. L’on parle de 1000 qubits au lieu des 50 maximum disponibles actuellement. S’agirait-il d’exemples de ce que l’on nomme atteindre la suprématie quantique?

Dans 20 ans les conditions pourraient être réunies permettant d’y atteindre. On les nomme les DiVincenzo Criteria parce qu’elles ont été proposées par le chercheur allemand David DiVincenzo.

Elles sont et doivent permettre d’implémenter des quantum algorithms tels que le Grover’s search algorithm ou la Shor factorization.

Les cinq premières conditions concernent le calcul quantique lui-même. Les deux autres recherchent la quantum communication, telle que celles utilisées dans la quantum key distribution.

On peut montrer que les critères DiVincenzo peuvent être satisfaits par un ordinateur classique mais dans des conditions qui ne sont pas comparables, tant en vitesse qu’en coûts. Ainsi un nombre inférieur à 1023 peut être codé par 10 qubits alors qu’il faut 1024 bits traditionnels pour obtenir le même résultat.

Il en résulte que les capacités des ordncateurs quantiques leur permettront rapidement d’aborder des questions hors de portée de l’informatique traditionnelle. Cela paraîtra insignifiant, mais il faut savoir que répondre à ces questions permettra à la science d’aborder des problèmes jusqu’ici jugés hors de portée de l’esprit humain.

Ainsi, ainsi un problème tel que la téléportation quantique, reposant sur l’intrication quantique, devra permettre à des particules envoyées de la Terre d’interagir sans délais avec des particules situées sur d’autres planètes

Par contre les calculateurs quantiques sont « falsike », c’est à dire qu’ ils multiplient les erreurs. Un qubit peut être perturbé par le moindre changement dans son environnement, le rendant incompréhensible.

Ce problème pourra être résolu par différentes mesures de protection qu’il faudrait implémenter sans attendre…y compris dans le contexte de l’actuelle guerre en Ukraine

O8/06/2025 La révolution du quantum computing

La société moderne est profondément modifiée par les technologies du quantique . Cependant l’on y entend peu parler de ce l’on nomme en anglais le quantum computing

Ce terme désigne la réalisation de calculateurs quantiques utilisant directement les ressources de la physique quantique. On peur citer la téléportation quantique reposant sur le phénomène de l’intrication . des exemples de téléportation au plan industriel ou militaire ont déjà été présentés par des laboratoires. .

IDes calculateurs quantiques pourraient résoudre à moindre frais, dans cette optique, des problèmes résultant de la dualité onde-particule. On citera aussi le quantum sensing ou senseur quantique. Celui-ci repose sur une technologie quantique qui détecte les changements en terme de mouvements, charge électrique et magnétique en collectant les données nécessaire au niveau de l’atome.

Ceci se traduit par le fait qu’un calculateur traditionnel épuise son temps et ses ressources pour répondre à des problèmes qu’un calculateur quantique résout en un instant. Ainsi un bit quantique peut encoder un plusieurs milliers d’informations, tandis que son homologue le qubit traditionnel n’a que le choix entre zéro et un.

( à suivre)

08/06/2025 La station polaire Tara

Destinée à remplacer la goélette Tara dans  létude de la dérive transpolaire de la banquise arctique, la station polaire du même nom a été mise à l’eau à Cherbourg .

La base scientifique polaire dérivante Tara Polar Station embarquera, sur de multiples dérives successives, des scientifiques du monde entier jusqu’en 2045. Climatologues, biologistes, physiciens, glaciologues, océanographes, artistes, médecins, journalistes, et marins vont se succéder pour mener des études approfondies de la calotte polaire arctique.

Celle-ci sous l’effet du réchauffement climatique se modifiera complétement, jusqu’à fondre en été dans certaines régions. Il en résultera de nombreux changements dans le mode de vie des espères sous-marines et de surface y vivant actuellement.

La station mesure 26m de long pour un poids de 230 tonnes à vide. Elle dispose d’une coque arrondie et aplatie pour échapper à la pression des glaces et rester en surface. Sa coque est en aluminium d’une épaisseur de 20mm. La coque a été isolée pour maintenir à l’intérieur une température de 20 degrés contre – 20 à – -40 à l’extérieur.

Elle dispose, outre 5 laboratoires, 12 cabines et une salle médicale, d’un cylindre creux fermé par une trappe plongeant sous la banquise et permettant d’y mener des expériences. Des ballons sonde observeront atmosphère et la surface de la banquise proche. A terme, des drones sous-mains d’observation pourront être utilisés. Il est par ailleurs prévu que le brise glace allemand Polarstern assurera les déplacements de la station.

La première dérive transpolaire de la station, dérive nommée Polaris 1, est prévue pour août 2026 et devrait durer 2 ans. Elle sera centrée sur l’étude des écosystèmes arctiques, afin d’anticiper les changements à venir.

Rappelons que 5 états se revendiquent une compétence territoriale sur l’arctique et verront d’un mauvais oeil l’ingérence de la France, fut-elle scientifique. Il s’agit de la Russie, les États-Unis (par l’Alaska), le Canada, la Norvège et le Danemark (par le Groenland).

06/05/2025 Comment s’est éteint le dernier des singes géants.

Celui-ci mesurait en moyenne 3 mètres de haut et pesait jusqu’à 300 kilos. Il a vécu plus de 2 millions d’années. Proche des orangutans, il vivait en Chine du sud-est. L’espèce a été nommée Giganpithecus Blacki ou Giganto en raccourci. En radiographiant certains de ses ossements et des dents fossilisés, les chercheurs découvrirent qu’il avait survécu pendant quelques deux millions d’années et qu’il était herbivore.

Rappelons que les plus vieux fossiles du genre Homo remontent à 2,8 millions d’années, avec Homo habilis. De nouvelles datations situent les plus anciens Homo sapiens il y a environ 300 000 ans. Mais l’histoire évolutive de l’homme est encore loin d’être totalement établie.

A l’époque où vivait ce singe, l’environnement était une mosaïque de prairies et de forêts offrant des conditions idéales pour la vie de ce primate. Il n’y pas non plus de preuves d’une compétition acharnée avec les autres especes, y compris avec les premiers hominiens. La cause de sa disparition reste encore une énigme. pour Anne Marie Bacon, du CNRS, il faudra élargir les recherchesr dans toute la péninsule indo-chinoise

Référence

The demise of the giant ape Gigantopithecus blacki

Nature volume 625, pages 535–539 (2024)

  • Abstract

The largest ever primate and one of the largest of the southeast Asian megafauna, Gigantopithecus blacki1, persisted in China from about 2.0 million years until the late middle Pleistocene when it became extinct2,3,4. Its demise is enigmatic considering that it was one of the few Asian great apes to go extinct in the last 2.6 million years, whereas others, including orangutan, survived until the present5. The cause of the disappearance of G. blacki remains unresolved but could shed light on primate resilience and the fate of megafauna in this region6. Here we applied three multidisciplinary analyses—timing, past environments and behaviour—to 22 caves in southern China. We used 157 radiometric ages from six dating techniques to establish a timeline for the demise of G. blacki. We show that from 2.3 million years ago the environment was a mosaic of forests and grasses, providing ideal conditions for thriving G. blacki populations. However, just before and during the extinction window between 295,000 and 215,000  years ago there was enhanced environmental variability from increased seasonality, which caused changes in plant communities and an increase in open forest environments. Although its close relative Pongo weidenreichi managed to adapt its dietary preferences and behaviour to this variability, G. blacki showed signs of chronic stress and dwindling populations. Ultimately its struggle to adapt led to the extinction of the greatest primate to ever inhabit the Earth.

07/06/2025 Elon Musk prototype du posthumain

Les théoriciens du posthumanisme sont convaincus du fait qu’avec les progrès exponentiels des sciences du numérique, certains humains d’aujourd’hui qui auront compris et maîtrisé le phénomène seraient en train de passer du statut d’humain à celui de superhumain puis de posthumain.

Le posthumain se sera affranchi de l’essentiel des contraintes qui paralysent actuellement l’humain . Il pourra ainsi s’établir sur la planète Mars et en faire un espace analogue à celui de la Terre malgré le fait que Mars soit aujourd’hui dépourvue d’eau et des biomolécules nécessaires à la vie telle que les Terriens la connaissent.

Mais pour atteindre ce niveau supérieur de connaissances les humains d’aujourd’hui devront accepter certains sacrifices. Ils devront ainsi absorber quotidiennement certaines drogues qui « libèreront la créativité »  de leurs cerveaux, telles que de la kétamine, des champignons et de l’ecstasy, accepter de se faire implanter dans le cerveau des puces cognitives permettant de mettre en relation certaines de leurs aires cérébrales encore isolées. Ils devront aussi accepter de vivre étroitement avec certains de leurs jeunes enfants lesquels auront conservé avant de devenir des adultes des ouvertures sur le posthumanisme.

N’est-ce pas tout ce que Musk tente aujourd’hui de faire?

06/06/2025 L’affaire du cadmium. S’agit-il d’une bombe sanitaire ?

Nous avons rassemblé ici quelques informations concernant cette affaire qui vient d’éclater. Nous y reviendrons

Quelques sources

Le Monde https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/06/05/la-france-malade-du-cadmium-une-bombe-sanitaire-alertent-les-medecins-liberaux_6610597_3244.html

Les Français, en particulier les enfants, sont massivement contaminés par ce cancérogène présent dans les engrais phosphatés, à travers la consommation de céréales, de pain ou de pâtes. Santé publique France fait le lien avec l’explosion des cancers du pancréas.

20minutes https://www.20minutes.fr/sante/4157143-20250605-alimentation-cereales-petit-dej-pommes-terre-medecins-alerten
Alimentation : Céréales du petit dej’, pommes de terre… Les médecins alertent sur les « taux astronomiques » de cadmium

Le Dauphiné libéré https://www.ledauphine.com/sante/2025/06/05/une-bombe-sanitaire-qu-est-ce-que-le-cadmium-metal-cancerigene-present-dans-des-aliments

« Une bombe sanitaire » : qu’est-ce que le cadmium, métal cancérigène présent dans nos aliments de tous les jours ?

RMC https://rmc.bfmtv.com/actualites/societe/sante/une-bombe-sanitaire-le-cadmium-present-dans-de-nombreux-aliments-inquiete-les-medecins_AV-20506060398.html

  • Santé« Une bombe sanitaire »: le cadmium, présent dans de nombreux aliments, inquiète les médecins

    Les faits

    La Conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé-médecins libéraux (URPS-ML) a adressé, lundi 2 juin un courrier au
    Premier ministre et à plusieurs ministres, pour leur faire part de leur grande inquiétude concernant le cadmium.
    Ce métal lourd est toxique et sa concentration dans les sols a augmenté du fait du développement industriel et de part sa présence dans les engrais phosphatés utilisés en agriculture.


    L’Etat doit agir.» Dans une lettre adressée au gouvernement lundi 2 juin, les unions régionales de professionnels de santé-médecins libéraux (URPS) veulent mettre les pouvoirs publics devant leurs responsabilités. Depuis des années, les études scientifiques se succèdent, pointant les dangers de l’exposition de la population à un métal appelé le cadmium, principalement via l’alimentation et les engrais. Entre atteintes rénales, effets sur la reproduction ou encore risques cancérogènes, les méfaits potentiels sont nombreux. «L’Etat ne peut plus ignorer ce problème», peut-on lire dans ce courrier, consulté par Libération.

    Afin de limiter les risques, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) recommandait dès 2019 de réduire la concentration autorisé en cadmium à 20 milligrammes par kilogramme maximum dans les engrais, contre 60 milligrammes actuellement. Une proposition qui n’a jamais abouti du côté des pouvoirs publics, regrettent les médecins, qui attendent aujourd’hui que des mesures soient prises :
    «Plusieurs pays européens ont déjà adopté cette valeur.»
    «Une explosion de la contamination des jeunes enfants existe bel et bien, en rapport avec leur alimentation – en particulier les céréales, pains et dérivés et les pommes de terre et apparentés, qui sont des aliments de la vie courante», alertent encore les professionnels de santé. Origines du cadmium, risques pour la santé, aliments concernés…

    Libération fait le point.
    https://www.liberation.fr/societe/sante/il-faut-sensibiliser-lensemble-de-la-population-les-dangers-du-cadmium-metal-contre-lequel-les-medecins-tirent-la-sonnette-dalarme-

    Qu’est ce que le cadmium et qui y est exposé ?
    Le cadmium est un métal naturellement retrouvé dans les sols. Sa présence peut être accentuée par des procédés de métallurgie, l’incinération des déchets ou encore l’utilisation d’engrais.

    L’ensemble de la population y est exposée, principalement par l’alimentation et le tabac. Puisqu’il est présent dans les sols, ce métal pénètre dans les végétaux par leurs racines et finit donc sur certaines denrées. Les aliments qui en contiennent le plus sont les abats, comme le foie et les rognons, les algues, crustacés et mollusques et, à un plus faible degré, le chocolat.

    Dans l’Hexagone, la majorité de l’apport en cadmium est provoquée par l’ingestion de céréales tels que le riz et le blé, de pains, de biscuits et de pommes de terre, produits très consommés par les Français. Les fumeurs et leur entourage y sont également particulièrement exposés, via l’inhalation de la fumée des cigarettes.

    Avant toute chose, les professionnels de santé attendent du gouvernement qu’il abaisse la limite de concentration autorisée en cadmium dans les engrais. Si cette mesure passait, la stabilisation de la contamination prendrait ensuite plusieurs dizaines d’années, estime l’Anses.
  • Face à ce délai, les unions régionales de professionnels de santé-médecins libéraux appellent au développement de formations pour l’ensemble des médecins libéraux sur le sujet, mais aussi à la création de fiches d’information pour informer les patients. «Il faut sensibiliser l’ensemble de la population»,
  • Autres pistes mentionnées : l’adaptation des menus dans les cantines, la facilitation de l’accès au dosage du cadmium, mais aussi le soutien à l’agriculture biologique, dont les niveaux de contamination sont 48 % inférieurs à l’agriculture traditionnelle d’après l’étude Baranski parue en 2014. A leur échelle, les consommateurs peuvent adapter leur comportement alimentaire. Les URPS recommandent ainsi de réduire la consommation de certains aliments riches en cadmium, sans pour autant totalement les supprimer.P


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06/06/2025 Programme international DESI

Le modèle fondamental de l’univers que s’est donné la cosmologie actuelle laisse sans réponses deux questions dont l’on mesure chaque jour l’importance. Il s’agit de la matière dont est fait l’univers et de l’énergie qu’il utilise pour assurer son expansion.

La matière ordinaire ne représente qu’environ 5 % de sa masse et de son énergie totales. 27 % sont de la matière dite noire qui ne peut être observée que par ses effets gravitationnels. Quant à l’énergie responsable de son expansion accélérée, 68 % n’en sont pas observables directement, d’où ce nom d’énergie sombre.

C’est pour tenter d’apporter des réponses plus précises à ces questions que le projet international DESI a été conçu. DESI signifie en sanscrit Qui est aux origines . Il rappelle que le projet associe un certain nombre de pays asiatiques. En mesurant avec précision l’évolution de l’expansion de l’univers au cours de ces derniers milliards d’années, l’objectif scientifique de DESI est de tester les différents modèles possibles d’énergie sombre.

Afin d’atteindre cet objectif, DESI mesurera la position et la vitesse de récession d’environ 40 millions de galaxies. Ces galaxies auront été présélectionnées en étudiant les images profondes de la zone d’étude du relevé DESI, prises lors des campagnes d’observations photométriques avant le démarrage de DESI.

Le programme utilise des spectrographes spécialisés dits DESI. Le Dark Energy Spectroscopic Instrument (DESI) est un instrument scientifique permettant de réaliser des relevés astronomiques spectrographiques de galaxies lointaines. Les principaux composants sont un plan focal contenant 5 000 robots positionneurs de fibres optiques et un banc de spectrographes alimentés par des fibres optiques. DESI a pour but de sonder le déroulement de l’expansion de l’Univers et de mieux connaître la physique de l’énergie noire.

Plusieurs grands projets au sol et dans l’espace d’observation de l’Univers à grande échelle ont été développés ces dernières années et vont commencer à accumuler des observations dans les mois et années à venir. Parmi ces grands projets internationaux figurent la mission spatiale Euclid de l’Agence Spatiale Européenne qui sera lancée entre fin 2022 et mi-2023, le Large Synoptic Survey Telescope (LSST – Vera C. Rubin Observatory) qui deviendra pleinement opérationnel en 2022, et le projet Dark Energy Spectroscopic Instrument (DESI), mené par le département de l’énergie (DOE) aux Etats-Unis.

Les laboratoires français de l’Institut de Physique de l’Univers (IPhU) contribuent activement à ces trois projets majeurs de la cosmologie observationnelle de la décennie.

Grâce à un soutien initial d’AMIDEX sur un appel d’offres dans la catégorie ‘Transfert’, puis un soutien du LABEX OCEVU et maintenant de l’IPhU, l’Observatoire de Haute Provence (OHP), le Centre de Physique des Particules de Marseille (CPPM) et le Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (LAM), en partenariat avec la société Winlight System basée en région à Pertuis, ont contribué au développement des 10 spectrographes de l’instrument DESI.

DESI https://fr.wikipedia.org/wiki/Dark_Energy_Spectroscopic_Instrument