05/03/2025 Enfin un traitement paraissant efficace contre le sida (VIH)

La nouvelle que les virologues et les amoureux attendait depuis un demi-siècle semble pouvoir être confirmée. Un traitement d’une efficacité de I00% est le résultat annoncé d’un essai clinique testant une nouvelle protection contre le sida en Afrique. Il s’agit de l’emploi du lénacapavir, un traitement déjà utilisé chez des patients souffrant d’infections persistantes.

Sur les 2134 femmes ayant reçu une injection de cette molécule, aucune n’a été infectée par le virus du sida.

Ce traitement cible la capside du virus, un « bouclier » qui protège son matériel génétique.

Ce traitement préventif né nécessiterait que deux injections par an, au lieu d’un comprimé quotidien jusqu’à présent. La revue Science a qualifié ces résultats de découverte de l’année.

Référence

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2772743224004112

Traitement antirétroviral contenant lénacapavir : retour des premiers cas en vie réelle

https://doi.org/10.1016/j.mmifmc.2024.04.378

Introduction

Le lénacapavir (LEN) est un inhibiteur spécifique de capside du VIH, disponible par voies orale et sous-cutanée récemment mis sur le marché. En association à d’autres antirétroviraux (ARV), LEN est indiqué pour le traitement des adultes infectés par VIH-1 (PVVIH) multirésistants pour lesquels il est autrement impossible d’établir un schéma de traitement antirétroviral (TAR) suppressif. Cette étude vise à décrire le profil et l’évolution clinique, thérapeutique et virologique des PVVIH ayant bénéficié de LEN en vie réelle.

05/03/2025 La planète et ses empires

Quand les premiers explorateurs européens débarquaient sur une terre jusqu’alors inconnue d’eux, la prudence voulait qu’ils enquiérassent de la nature de l’autorité qui y exerçait le pouvoir, afin de se faire connaitre et accepter par elle.

Si d’éventuels explorateurs interplanétaires débarquaient sur la Terre et y posaient la même question, la réponse ne serait pas simple. Il faudrait leur expliquer qne plusieurs empires s e disputent le pouvoir sur la Planète

Nous appellerons ici empire un pouvoir géopolitique qui dispose de plusieurs avantages indispensables:

– des forces armées capables d’intervenir à tous moments sur terre, dans la mer et dans l’espace.

– des armements susceptibles de s’imposer à ceux de l’adversaire dans tout conflit d’une certaine intensité. On pourra distinguer à cet égard, au sommet de la liste, le nucléaire stratégique et le nucléaire tactique, encore que la différence entre les deux soit de moins en moins évidente.

– des personnels militaires humains disposant de toutes les capacités nécessaires en cas de guerre, depuis le commandement en chef, l’encadrement à tous niveaux et la « chair à canon »,vieille expression dont l’actuel conflit en Ukraine a rappelé la pertinence.

Il faut y ajouter aujourd’hui les technologies terrestres et spatiales nécessaires aux formes les plus modernes de ce que l’on nomme la cyberguerre.

Les Empires mondiaux

Les empires se disputant le pouvoir sur la planète et disposant des moyens énumérés ci-dessous sont aujourd’hui l’Empire américain et l’Empire russe.

A terme, il faudra y ajouter un empire chinois qui voudra sans doute devenir de plus en plus indépendant de la Russie.

Et la France dira-t-on? et l’Union européenne?

La France dispose de certains des armements et du potentiel humain indispensables à la puissance impériale. Mais elle ne semble pas pour le moment vouloir les mettre au service d’un empire franco-européen incompatible avec l’existence de l’empire américain.

04/03/2025. Guerre en Ukraine. Un point de vue de Moscou.

Nous republions ici à la demande de certains lecteurs un article en français qui nuance un peu le discours très unilatéral des médias francophones concernant la guerre en Ukraine.

Pendant des années, Zelenski a été salué comme un héros. Mais de qui fait-il le jeu ? Voici l’histoire de l’Ukraine et de Zelensky que vous n’entendrez pas dans les médias : 

Trump avait raison. Zelensky n’a jamais eu les cartes en main. Il n’est pas un dirigeant courageux qui donne les ordres. C’est un homme désespéré, qui s’accroche au pouvoir dans un régime en voie d’effondrement, soutenu par l’argent, les armes et la propagande occidentale. Et comme l’Ukraine en train de perdre la guerre des relations publiques comme d’ailleurs elle perd la vraie guerre, il panique.

L’Ukraine n’a pas été un acteur indépendant dans cette guerre. Les véritables détenteurs du pouvoir se trouvent à Washington, Bruxelles et Londres, où ils jouent leurs jeux géopolitiques. Cette guerre a été conçue pour affaiblir la Russie. Pour comprendre cela, il faut comprendre l’histoire qu’on ne vous racontera jamais.

L’Ukraine et la Russieᄎ sont liées depuis plus de 1 000 ans. Kiev, la capitale de l’Ukraine, autrefois le cœur de la Rus’ de Kiev, le premier grand État slave, a jeté les bases de la Russie elle-même. Le nom même de l’Ukraine signifie « pays frontalier », c’est-à-dire la région frontalière de la Russie.

Pendant des siècles, l’Ukraine a fait partie intégrante de l’Empire russe. Elle n’était pas une nation « opprimée ». Même à l’époque soviétique, l’Ukraine n’était pas occupée : elle était au cœur de l’URSS. Le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev était ukrainien.

Lorsque l’URSS s’est effondrée, l’Ukraine est devenue indépendante et Washington est intervenu – non pas pour aider l’Ukraine, mais pour l’utiliser comme arme contre la Russie. Les États-Unis et l’Otan ont menti à Gorbatchev en promettant qu’ils ne s’étendraient pas « d’un pouce vers l’est ». En fait l’OTAN avait déjà pénétré en Pologne et dans les États baltes.

L’Occident a investi des milliards en Ukraine, finançant des groupes politiques pro-OTAN, des ONG et des médias pour fabriquer un État antirusse. En 2004, la CIA a soutenu la « Révolution orange », annulant une élection qui avait favorisé un candidat pro-russe. 

Le véritable coup d’État a eu lieu en 2014. Le président ukrainien démocratiquement élu, Viktor Ianoukovitch, a rejeté un accord commercial avec l’UE qui aurait détruit l’économie ukrainienne. Washington a jugé cela inacceptable. Ils l’ont donc destitué par une révolution dite de couleur fabriquée de toutes pièces. 

La soi-disant « révolution de Maïdan » n’était pas un mouvement populaire. C’était un coup d’État soutenu par la CIA et orchestré par des responsables américains comme Victoria Nuland .

Les émeutiers violents qui ont pris le contrôle de Kiev n’étaient pas des manifestants pacifiques. Ils étaient menés par des groupes néonazis comme le Bataillon Azov, des groupes qui célèbrent ouvertement les collaborateurs nazis et portent des insignes SS. Ces mêmes groupes reçoivent désormais des armes occidentales.

Le régime post-coup d’État a ensuite interdit la langue russe, attaquant directement des millions d’Ukrainiens russophones à l’est. C’est à ce moment-là que le Donbass et la Crimée ont dit stop. La Crimée a organisé un référendum : plus de 90 % des habitants ont voté pour le retour à la Russie. Le Donbass a également voté pour l’indépendance.  Les habitants du Donbass ont rejeté Kiev, mais Kiev ne les a pas laissés partir.

Au lieu de cela, Kiev a lancé une guerre brutale contre son propre peuple, bombardant des civils pendant huit ans. Où était l’indignation occidentale ? Nulle part ! (Sauf au début avec un reportage de CNN sur les atrocités !)

Et Volodomir Zelensky ? Qui est-il ? De qui a-t-il fait le jen ?

 Est-ce un leader spontané venu de nulle part ou a-t-il été installé ? Covert Action a rapporté qu’en 2020, Zelenskyy avait secrètement rencontré le chef du MI6 britannique, Richard Moore. Pourquoi un président rencontrerait-il le principal espion du Royaume-Uni plutôt que son Premier ministre ?

Zelensky est-il un agent britannique ? Selon certaines informations, il est personnellement protégé par les services de sécurité britanniques et non par les ukrainiens. Lors de sa visite au Vatican, il a évité le pape et rencontré un évêque britannique. Devinez qui d’autre était présent ? Richard Moore du MI6 ! Quelle coïncidence.

Avant de se lancer en politique, Zelensky était comédien et acteur, jouant littéralement le rôle du président dans une émission de télévision. Puis, avec l’aide des équipes de relations publiques occidentales, la fiction est devenue réalité. Sa campagne a été financée par l’oligarque Ihor Kolomoisky, propriétaire de la plus grande compagnie pétrolière et de la plus grande banque d’Ukraine.

Une fois au pouvoir, la priorité de Zelensky n’était pas de lutter contre la corruption, mais de s’assurer que BlackRock et les banques occidentales prendraient le contrôle de l’économie ukrainienne. Entre-temps, il a transféré des millions de dollars vers des comptes offshore et a acquis un manoir de 34 millions de dollars à Miami ainsi qu’un appartement de 3,8 millions de dollars à Londres.

Avant 2022, l’OTAN avait armé l’Ukraine jusqu’aux dents et Kiev avait amassé des forces près du Donbass. La Russie avait le choix : laisser le Donbass faire seul face au nettoyage ethnique, ou que l’OTAN transforme l’Ukraine en base militaire

Les médias ont dénoncé « une invasion non provoquée ». Mais l’expansion de l’OTAN, le coup d’État de 2014, les huit années de guerre dans le Donbass ? Cette guerre a été provoquée à chaque étape. L’Ukraine a été érigée en pion.

L’Ukraine perdant, Zelensky est abandonné. Trump lui a dit : « Tu n’as pas les cartes en main. » Et il a raison. Cette guerre a été orchestrée. L’Ukraine abesoin d’une intervention occidentale pour gagner et cela signifierait une troisième guerre mondiale. Il est temps que le monde prenne conscience de cette réalité/

La guerre en Ukraine a été délibérément provoquée par l’Occident. Zelensky n’est qu’une marionnette de plus, son temps est compté. Et Trump ? Il le sait. Il veut la paix, pas une nouvelle guerre sans fin.

La question est : voyez-vous la vérité maintenant ? Réveillez-vous.

04/03/2025. Un nouvel exemple de l’étrange action à distance du monde quantique

«  Spooky action at a distance ». Ce furent par ces mots qu’Einstein s’était refusé initialement à admettre l’une des principales affirmations de la physique quantique dite « intrication quantique »

En mécanique quantique, l’intrication quantique, ou enchevêtrement quantique, est un phénomène dans lequel deux particules (ou groupes de particules) forment un système lié et présentent des états quantiques dépendant l’un de l’autre quelle que soit la distance qui les sépare.

Récemment des physiciens chinois de l’université Xiamen ont étudié deux exemples de cette étrange intrication, exemples dits contextualité et non-localité. La contextualité signifie que le résultat de la mesure d’un objet quantique dépend des autres mesures de cet objet réalisées au même moment. La non localité signifie que mesurer les propriété d’un objet quantique tel qu’une particule quantique peut immédiatement révéler quelque chose concernant une autre particule associée, fussent-elles séparées par une moitié du monde.

Les chercheurs Sheng et ses collègues montrent aujourd’hui que ces deux propriétés peuvent être converties l’une en l’autre. Ils ont utilisées à cette fin des paires de photon intriquées

(NB. Le photon est une particule lumineuse)

Ils placèrent deux photons dans un état quantique qui avait des propriétés rotationnelles intriquées. Auraient-ils fait partie d’un rayon de lumière, celui-ci aurait été rendu sinueux sous une forme hélicoïdale . Or plus sinueux étaient les photons, plus intriqué était leur état quantique.

En fait les chercheurs avaient obtenu des photons dont les états quantiques avaient plus de six dimensions et qui se comportaient comme s’ils existaient dans un monde quantique à six dimensions. Parce que les photons étaient intriqués, les chercheurs savaient que ces particules démontreraient ainsi expérimentalement la propriété de la non-localité sans qu’il soit besoin de la mesurer.

Pour rapprocher ceci de la contextualité, les chercheurs utilisèrent un outil mathématique qui avait été développé par Adam Cabello de l’Université de Séville afin de passer de la non localité à la contextualité. (voir Physical Review Letters,doi.org/n4kn)

Référence

New Scientist, 8 feb 2025, p 27

03/03/2025. Le retour des supersoniques commerciaux

Le retrait définitif du Concorde en 2003 avait laissé penser que les vols commerciaux supersoniques ne reprendraient pas de si tôt. Pour un petit gain sur le temps de parcours transocéanique, ils imposaient tant de contraintes aux compagnies comme aux aéroports qu’ils semblaient définitivement réservés aux chasseurs et bombardiers militaires.

C’était évidemment se tromper. Aujourd’hui la compagnie américaine BOOM Supersonic vient d’annoncer qu’un de ses appareils expérimentaux, le XB-1, avait dépassé la vitesse du son le 28 janvier 2025. « Ce supersonique rassemble toutes les technologies qui nous permettront bientôt de construire un supersonique pour plusieurs centaines de passagers » vient d’annoncer un des responsables de BOOM Supersonic.

C’est au Mojave Air and Space Port en Californie que le chef-pilote Tristan « Gepetto »Brandenbourg a réussi un vol supersonique de Mach 1,1 à bord du XB-1. Ce prototype entièrement blanc et très affiné a franchi 3 fois la vitesse du son avant de rentrer au garage.

S’appuyant sur l’expérience acquise , BOOM envisage dès cette année de produire un transporteur supersonique volant à Mach 1,7 et emportant jusqu’à 80 passagers  Pendant ce temps la NASA fait des essais pour minimiser le bang découlant du passage du mur du son

Voir

https://www.numerama.com/sciences/1892882-lavion-xb-1-de-boom-supersonic-depasse-le-mur-du-son-video.html

03/03/2025 Préparer un futur accord entre l’ Occident et la Russie

Rappelons que les Accords d’Helsinki, nom couramment donné à l’ Acte final de la Conférence d’Helsinki (ou conférence sur la sécurité et la coopération en Europe -CSCE) ont été signés le 1er août 1975 entre 33 pays européens, les États-Unis et le Canada.

Ils consacrent l’inviolabilité des frontières européennes, rejettent tout recours à la force et toute ingérence dans les affaires intérieures. Ils visent à établir une paix durable entre les pays signataires. Les États participants sont les « deux grands », l’Union soviétique et les États-Unis, ainsi que le Canada et tous les États européens à l’exception de l’Albanie et d’Andorre.

Un demi siècle après, less présidents russe Vladimir Poutine, ukrainien Petro Porochenko, français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont signé un ensemble de mesures visant à mettre en œuvre le protocole de Minsk du 5 septembre 2014, pour tenter de mettre fin au conflit dans l’est de l’Ukraine.

Les quatre dirigeants réaffirment, dans une déclaration commune, « leur plein respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine ».

« Ils sont fermement convaincus qu’il n’existe pas d’alternative à une solution exclusivement pacifique. Ils sont pleinement déterminés à prendre toutes les mesures individuelles ou communes possibles à cette fin. »

« Dans ce contexte, les dirigeants endossent le paquet de mesures pour la mise en œuvre des accords de Minsk adopté et signé le 12 février 2015 par tous les signataires qui ont également signé le protocole de Minsk du 5 septembre 2014 et le mémorandum du 19 septembre 2014. »

Il est prématuré d’imaginer aujourd’hui les contours précis d’un nouvel ordre européen à négocier avec la Russie, forcément tributaire des conditions qui présideront à la fin du conflit en Ukraine. Mais il n’est pas interdit de commencer dès maintenant à réfléchir entre Européens à ce que devraient être les éléments constitutifs d’une future sécurité européenne. Celle-ci ne pourra pas se borner à reprendre le fil des acquis d’Helsinki ; les bouleversements stratégiques introduits par ce conflit dans tous les domaines d’activité obligent à une réflexion élargie dans des champs d’action multiples.

La sécurité stricto sensu devra rester prioritaire avec le souci de recréer un cadre de référence pour l’ensemble de la zone européenne. Les garanties de sécurité réclamées par les autorités ukrainiennes devront être soigneusement pesées. De nouveaux accords en matière de transparence des activités militaires devront être négociés et complétés par des traités dans le domaine du contrôle des armements.

Il conviendra également de prendre en compte les récentes attaques intervenues contre les gazoducs en mer Baltique pour établir des règles et des actions propres à protéger les infrastructures critiques pour l’économie des nations européennes. De même, la solution des actuels conflits gelés (Transnistrie, Abkhazie, Ossétie du Sud, Haut Karabagh) devra être un préalable.

Enfin, des discussions sur les doctrines de dissuasion nucléaire seront nécessaires pour tirer les leçons de la guerre d’Ukraine. Ces initiatives, conduites avec l’ensemble des partenaires transatlantiques, ne pourront rétablir rapidement la confiance, mais elles constitueront des jalons sur la voie d’une stabilité à reconstruire patiemment.

Nous ajouterons pour notre part le définition d’accords concernant les nouveaux développements des sciences et technologies ainsi que les précautions à prendre dans des domaines nouveaux comme l’homme augmenté, la robotique intelligente ou l’installation d’implantations permanentes sur la Lune, Mars et ses satellites.

Dans ces conditions , la Chine devra nécessairement associée à ces négociations.

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Préparer un futur accord entre l' »Occident » et la Russie

Rappelons que Les Accords d’Helsinki, nom couramment donné à l’ Acte final de la Conférence d’Helsinki (ou conférence sur la sécurité et la coopération en Europe -CSCE) ont été signés le 1er août 1975 entre 33 pays européens, les États-Unis et le Canada.

Ils consacrent l’inviolabilité des frontières européennes, rejettent tout recours à la force et toute ingérence dans les affaires intérieures. Ils visent à établir une paix durable entre les pays signataires. Les États participants sont les « deux grands », l’Union soviétique et les États-Unis, ainsi que le Canada et tous les États européens à l’exception de l’Albanie et d’Andorre.

Un demi siècle après, less présidents russe Vladimir Poutine, ukrainien Petro Porochenko, français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont signé jeudi un ensemble de mesures visant à mettre en œuvre le protocole de Minsk du 5 septembre 2014, pour tenter de mettre fin au conflit dans l’est de l’Ukraine.

Les quatre dirigeants réaffirment, dans une déclaration commune, « leur plein respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine ».

« Ils sont fermement convaincus qu’il n’existe pas d’alternative à une solution exclusivement pacifique. Ils sont pleinement déterminés à prendre toutes les mesures individuelles ou communes possibles à cette fin. »

« Dans ce contexte, les dirigeants endossent le paquet de mesures pour la mise en œuvre des accords de Minsk adopté et signé le 12 février 2015 par tous les signataires qui ont également signé le protocole de Minsk du 5 septembre 2014 et le mémorandum du 19 septembre 2014. »

Il est prématuré d’imaginer aujourd’hui les contours précis d’un nouvel ordre européen à négocier avec la Russie, forcément tributaire des conditions qui présideront à la fin du conflit en Ukraine. Mais il n’est pas interdit de commencer dès maintenant à réfléchir entre Européens à ce que devraient être les éléments constitutifs d’une future sécurité européenne. Celle ci ne pourra se borner à reprendre le fil des acquis d’Helsinki ; les bouleversements stratégiques introduits par ce conflit dans tous les domaines d’activité obligent à une réflexion élargie à des champs d’action multiples.

La sécurité stricto sensu devra rester prioritaire avec le souci de recréer un cadre de référence pour l’ensemble de la zone européenne. Les garanties de sécurité réclamées par les autorités ukrainiennes devront être soigneusement pesées. De nouveaux accords en matière de transparence des activités militaires devront être négociés et complétés par des traités dans le domaine du contrôle des armements.

Il conviendra également de prendre en compte les récentes attaques intervenues contre les gazoducs en mer Baltique pour établir des règles et des actions propres à protéger les infrastructures critiques pour l’économie des nations européennes. De même, la solution des actuels conflits gelés (Transnistrie, Abkhazie, Ossétie du Sud, Haut Karabagh) devra être un préalable.

Enfin, des discussions sur les doctrines de dissuasion nucléaire seront nécessaires pour tirer les leçons de la guerre d’Ukraine. Ces initiatives, conduites avec l’ensemble des partenaires transatlantiques, ne pourront rétablir rapidement la confiance, mais elles constitueront des jalons sur la voie d’une stabilité à reconstruire patiemment.

Nous ajouteronns pour notre part le déginition d’accords concernant les nouveaux développements des scinces et technologie ainsi que etles précautions à prendre dans des domaines nouveaux comme l’homme augmenté dans le domaine de la robottque intelligentece, ou l’instalation d’implantations permanentes sur la Lunen Mard et ses sattlité

La chine devra nécessairment associée çces négociation On sait el’au

02/05/2025 Göbekli Tepe, le temple mental des derniers chasseurs-cueilleurs







Göbekli Tepe était connu depuis les années 1960 quand Klaus Schmidt, un archéologue allemand de l’Institut archéologique allemand, décida d’en entreprendre la fouille qu’il dirigea jusqu’à son décès en 2014.

Entre le XIIe et le VIIe millénaire avant notre ère, le Proche-Orient fut le théâtre de bouleversements qui changèrent à jamais les modes de subsistance des communautés humaines. De chasseurs-collecteurs itinérants, les Hommes devinrent progressivement des sédentaires pratiquant l’agriculture puis l’élevage. De nombreux scientifiques ont cherché à expliquer les raisons de ce profond changement, qui aurait permis une hausse sensible de la production de nourriture.

Le préhistorien français Jacques Cauvin, en 1994, a apporté un nouvel éclairage sur l’émergence du monde néolithique. Dans son livre Naissance des divinités, naissance de l’agriculture, il a proposé que ce soit d’abord une révolution des symboles, du monde mental des hommes de cette époque qui ait enclenché un nouveau rapport au monde qui les entourait. Le changement des modes de production ne serait que la conséquence de cette révolution initiale.

Jacques Cauvin appuyait sa démonstration sur deux figures majeures : la déesse-mère et le taureau. Si les découvertes faites depuis 1995 en Turquie, à Göbekli Tepe, ont partiellement remis en cause ce modèle, elles ont surtout révélé la richesse et la complexité des représentations symboliques au tout début de la diffusion du néolithique. Un monde totalement insoupçonné, peuplé de représentations animales saisissantes de réalisme, s’y dévoile peu à peu sous le regard des archéologues.

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Entre le XIIe et le VIIe millénaire avant notre ère, le Proche-Orient fut le théâtre de bouleversements qui changèrent à jamais les modes de subsistance des communautés humaines. De chasseurs-collecteurs itinérants, les Hommes devinrent progressivement des sédentaires pratiquant l’agriculture puis l’élevage. De nombreux scientifiques ont cherché à expliquer les raisons de ce profond changement, qui aurait permis une hausse sensible de la production de nourriture.

Le préhistorien français Jacques Cauvin, en 1994, a apporté un nouvel éclairage sur l’émergence du monde néolithique. Dans son livre Naissance des divinités, naissance de l’agriculture, il a proposé que ce soit d’abord une révolution des symboles du monde mental des hommes de cette époque qui ait enclenché un nouveau rapport au monde qui les entourait. Le changement des modes de production ne serait que la conséquence de cette révolution initiale.

Jacques Cauvin appuyait sa démonstration sur deux figures majeures : la déesse-mère et le taureau. Si les découvertes faites depuis 1995 en Turquie, à Göbekli Tepe, ont partiellement remis en cause ce modèle, elles ont surtout révélé la richesse et la complexité des représentations symboliques au tout début de la diffusion du néolithique. Un monde totalement insoupçonné, peuplé de représentations animales saisissantes de réalisme, s’y dévoile peu à peu sous le regard des archéologues.

Trois niveaux principaux y furent découverts à Göbekli Tepe. Le plus récent témoigne de l’usage agricole du site à la période médiévale. Les niveaux II et III sont beaucoup plus anciens, puisqu’ils datent des IXe et Xe millénaires av. J.-C.

À cette haute époque, Göbekli Tepe n’était cependant pas un lieu d’habitation , mais un site dédié à des activités cultuelles ou cérémonielles, révélées notamment par la découverte de piliers monolithiques en forme de T. Au niveau II, de petits bâtiments rectangulaires succèdent aux vastes enceintes circulaires ou ovales qui caractérisent le niveau III et qui ont fait la célébrité du site.

Une prospection géomagnétique montre qu’au moins vingt enceintes de ce type avaient été édifiées, mais seules sept furent repérées en fouille et quatre surtout entièrement dégagées. Elles mesurent entre 10 et 30 m de diamètre, et furent découvertes au centre d’une large dépression naturelle sur la pente sud du monticule.

Elles sont composées de plusieurs murs et banquettes concentriques en pierre, rythmés par des piliers en T. Au centre de chaque cercle se dressait une paire de piliers. Ces derniers sont toujours plus grands que les autres et d’une qualité supérieure. La pierre qui les compose est très soigneusement préparée. Ils sont toujours pourvus d’un décor. Les plus hauts atteignent 5,5 m pour un poids de près de 15 tonnes, mais dans l’une des carrières avoisinantes un pilier inachevé mesurait 7 m et pesait certainement presque 50 tonnes. Tailler, transporter et mettre en place de tels colosses devaient nécessiter des dizaines, voire peut-être des centaines d’individus.

Les décors qui ornent les piliers ont été réalisés à la fois en bas et en haut-relief, parfois associés sur un même monolithe. Les espèces représentées sont variées : des grues, des vautours, des scorpions, des araignées, des aurochs, des gazelles, des renards ou encore des sangliers… Ces derniers sont particulièrement nombreux sur les piliers de l’enceinte C, alors que les serpents – les animaux les plus communs à Göbekli Tepe – en sont absents. Plusieurs quadrupèdes, des prédateurs prêts à l’attaque ou des sangliers, ont été sculptés en haut-relief sur les monolithes. Ils ont été réalisés au moment même où le pilier était taillé, ce qui démontre une nouvelle fois l’extraordinaire savoir-faire des sculpteurs

Sur plusieurs piliers en T, on remarque des bras et des mains, sans aucun doute humains. Certains semblent porter une sorte de vêtement repérable grâce à une ceinture, parfois garnie d’une peau d’animal. On peut en effet reconnaître la queue touffue et les pattes arrière d’un renard. Ces piliers constituent donc des représentations humaines très stylisées, la tête étant matérialisée par la partie horizontale du mégalithe.

Aucune indication de sexe n’est donnée, mais parcomparaison avec d’autres découvertes, Klaus Schmidt propose d’y voir essentiellement des hommes. En tout cas, il n’existe aucune représentation féminine dans les enceintes. Les sculpteurs de Göbekli Tepe sont parvenus à rendre de manière très naturaliste les animaux. Aussi, le caractère épuré de ces figures humaines, sans visage, est-il nécessairement un choix délibéré de leur part, ce que confirmerait la découverte de sculptures anthropomorphes beaucoup plus réalistes ailleurs sur le site. Pour Klaus Schmidt, les piliers en T pourraient représenter des ancêtres mythiques ou des créatures d’un autre monde.

Le bestiaire de Göbekli Tepe est très riche. Comme sur le site du niveau III, aucun reste d’une espèce domestique n’a été retrouvé – les hommes de Göbekli Tepe sont encore des chasseurs-cueilleurs –, on a pensé à des images liées à des rituels de chasse. Mais les restes archéo-zoologiques n’étayent pas cette hypothèse : les espèces sculptées ne sont pas les espèces chassées. Les animaux étant surtout des mâles, on a supposé qu’ils pourraient être, du fait de leur férocité et/ou de leur agressivité, les « gardiens » des êtres représentés par les piliers en T.

Cependant, la présence de gazelles ou de moutons sauvages semble peu compatible avec cette idée, aussi mise à mal par le fait que les animaux sont souvent associés entre eux et que cette combinaison de plusieurs espèces était certainement signifiante (clan du renard, clan du serpent…) pour ceux qui y auraient pratiqué les rites initiatiques des membres de leur groupe. 

Une des pistes les plus stimulantes pour expliquer la fonction des enceintes est celle d’un lieu lié à des pratiques chamaniques. Parfois aidé de produits hallucinogènes, le chamane parvenait à l’état de transe grâce à des danses. Il se transformait alors en animal et pouvait entrer en contact avec des êtres venus d’autres mondes que le leur.

Göbekli Tepe est aujourd’hui connu mondialement comme le premier temple, pour reprendre le titre de l’ouvrage de Klaus Schmidt paru en allemand en 2006 et traduit depuis dans de nombreuses langues. Les découvertes faites sur le site depuis 1995 montrent cependant sans ambiguïté la richesse et la diversité du monde spirituel des derniers chasseurs-cueilleurs.

Merci à National Geographic dont nous nous sommes très largement inspirés

https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2019/08/gobekli-tepe-le-premier-temple-de-lhistoire


03/03/2025 La vie est apparue très rapidement sur la Terre

Les hypothèses classiques concernant ce phénomène décrivent un processus apparu tardivement après la formation de la Terre, le temps que celle-ci se refroidisse suffisamment et acquiert suffisamment d’eau pour que les premières molécules complexes indispensables à la vie puisse s’unir et se reproduire.

Cependant, il s’agit d’un processus complexe, dont jusqu’à présent aucun équivalent n’a été retrouvé, ni sur la Terre ni sur d’autres planètes. Concernant la Terre, on peut comprendre que les premiers organismes vivants une fois formé ait éliminé tous leurs compétiteurs. Concernant les planètes voisines, en l’espèce plus précisément Mars et ses satellites, il n’est pas impossible que de premiers organismes vivants s’y soient formé lorsque l’eau était abondante, mais aient disparu avec la désertification, sauf à survivre dans des fentes rocheuses où les explorateurs humains en charge des premières missions martiennes espéreront en trouver.

Cependant si l’on pouvait démontrer aujourd’hui que la vie est apparue sur la Terre, puis s’y est répandue et complexifiée beaucoup plus rapidement que l’on ne le pense actuellement et surtout à la suite d’une série de processus obligés et non résultant de hasards heureux, les conséquences de cette affirmation seraient considérables.

Il en résulterait que la vie ne serait pas un phénomène spécifique à la Terre. On la retrouverait sous des formes diverses dans les millions d’amas de galaxies formant l’univers visible.

Or aujourd’hui deux séries d’évidence suggèrent que la vie est apparue sur la Terre complètement formée et qu’elle s’y est répandue sans difficultés. D’une part toutes les molécules de la cellule vivante, dites biomolécules, peuvent se former à partir de la chimie du carbone ou chimie organique.

Celle-ci se définit simplement par l’étude des composés à base de carbone autres que les oxydes de carbone, les cyanures, les carbonates et les carbures autres que les hydrocarbures. Il n’est donc pas besoin de faire appel à des composants venus de l’espace pour expliquer sa présence

Par ailleurs ces molécules se combinent facilement pour former des « protocellules » très proches des cellules vivantes. On devrait pouvoir en identifier partout dans l’univers, et plus spécifiquement dans l’espace extraterrestre

01/03/2025 Découverte de la plus grande structure existant dans l’univers.

Celle-ci s’étend sur 14 milliards d’années lumière et contient 70 superamas de galaxies. Elle est aussi 100.000 fois plus massive que la Voie Lactée. Les scientifiques du Max Plank Institute à Munich l’on nommé Quipu du nom inca désignant une unité de mesure à base de nœuds sur une corde.

Mais pourquoi parler de structure et non simplement d’un amas de galaxies ? C’est parce que sur de grandes distances les galaxies se regroupent en amas (cluster). Un amas de galaxies, ou amas galactique, est l’association de plus d’une centaine de galaxies liées entre elles par la gravitation. En dessous de 100, on parle plutôt de groupe de galaxies, même si la frontière entre groupe et amas n’est pas clairement définie.

Ces amas se caractérisent par leur forme spécifique (sphérique, symétrique ou quelconque), ainsi que par la répartition et le nombre de leurs galaxies (jusqu’à plusieurs milliers). Ils se sont formés il y a 10 milliards d’années et plus. Les amas peuvent eux-mêmes s’associer en groupes plus grands pour former des superamas.

Les amas de galaxies sont des structures stables, c’est-à-dire que ses constituants ne peuvent s’échapper du puits de potentiel gravitationnel de l’amas. Ces structures sont parmi les plus grandes et les plus massives de l’Univers visible actuel

Notre galaxie, la Voie lactée, appartient à un groupe de galaxies, comprenant une trentaine de galaxies, appelé Groupe local, lui-même inclus dans le superamas de la Vierge. (wikipedia)

Pour découvrit Quipu, les astronomes ont analysé des données provenant du satellite à rayons X allemand ROSAT. Précédemment il avait été objecté que de telles structures violaient le principe cosmologie selon lequel l’univers sur de grandes distances est homogène dans toutes les directions.

Une question non résolue se pose par contre au regard de l’hypothèse de l’univers en expansion . Les superamas se déforment-ils dans un univers en expansion ? Et si oui, comment ?

Référence

Astrophysics > Cosmology and Nongalactic Astrophysics

[Submitted on 31 Jan 2025]

Unveiling the largest structures in the nearby Universe: Discovery of the Quipu superstructure

Hans Boehringer, Gayoung Chon, Joachim Truemper, Renee C. Kraan-Korteweg, Norbert Schartel

For a precise determination of cosmological parameters we need to understand the effects of the local large-scale structure of the Universe on the measurements. They include modifications of the cosmic microwave background, distortions of sky images by large-scale gravitational lensing, and the influence of large-scale streaming motions on measurements of the Hubble constant. The streaming motions, for example, originate from mass concentrations with distances up to 250 Mpc. In this paper we provide the first all-sky assessment of the largest structures at distances between 130 and 250 Mpc and discuss their observational consequences, using X-ray galaxy clusters to map the matter density distribution. Among the five most prominent superstructures found, the largest has a length longer than 400 Mpc with an estimated mass of about 2 10e17 Msun. This entity, which we named Quipu, is the largest cosmic structure discovered to date. These superstructures contain about 45% of the galaxy clusters, 30% of the galaxies, 25% of the matter, and occupy a volume fraction of 13%, thus constituting a major part of the Universe. The galaxy density is enhanced in the environment of superstructures out to larger distances from the nearest member clusters compared to the outskirts of clusters in the field. We find superstructures with similar properties in simulations based on Lambda-CDM cosmology models. We show that the superstructures should produce a modification on the cosmic microwave background through the integrated Sachs-Wolf effect. Searching for this effect in the Planck data we found a signal of the expected strength, however, with low significance. Characterising these superstructures is also important for astrophysical research, for example the study of the environmental dependence of galaxy evolution as well as for precision tests of cosmological models.

https://arxiv.org/abs/2501.19236